Hey !
Merci à Swam, Nesple, , Arya39, Traffy-D-Lamy, Lena18, Lyra et un Guest pour leur reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !
RAR :
Guest – Moi ? Sadique ? Ça se serait ! Non…. Mais j'apprécie l'effet que cela semble avoir (niack kof kof…). Merci pour ta review !;)
Lyra – Lawwwww ! Et bien c'est un homme occupé ! L'histoire suit son cours (j'avoue j'aime bien cette phrase). Merci pour ta review ! ;)
Lena18 – Je me sens honorée de deux reviews si rapprochées ! Mais par contre, je ne suis pas sûre que ma tension va s'en remettre… Tu es beaucoup trop gentille avec moi !
Le rythme normal, c'est un chapitre par semaine, mais j'ai du faire une longue pause pour réécrire une partie, et quand j'arriverai au bout e mes chapitres d'avance, ben ce sera quand j'aurais finit le chapitre… Je pensais pas que ça passerait si vite, même si j'ai encore de la marge.
J'avoue mettre beaucoup amusée à retranscrire toute cette bande de tarés dans un univers plus réaliste ! C'était plus un plaisir qu'un challenge, d'où sûrement quelques ratés par-ci par-là.
Pour Rayleigh, je ne l'ai sûrement pas assez insisté dessus, mais il n'était pas tout à fait seul, Shakky et Makino l'ont beaucoup aidé. Mais dans le fond, l'idée était qu'il les avait « élevé » comme ses fils.
Pour Cara, ou je manque de subtilité, ou tu as comprit ma démarche, parce que tu anticipes même certains passages des prochains chapitres. En effet, on ne se remet pas de ce genre de chose dans un simple sursaut.
Merci aussi pour l'idée de relecture ! Et merci pour ta review ! Tu sais jouer avec mon coeur, y'a pas à dire T.T
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Bonne lecture !
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Chapitre 24
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Décembre
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Swallow Cara
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Une heure du matin.
Je cligne des yeux. Une fois. Deux fois. Mais le chiffre refuse obstinément de changer. Tout comme mes yeux refusent de se fermer pour de bon.
Ça va faire trois heures que je regarde les minutes, que dis-je, les secondes, sans arriver à dormir.
Une heure et une minute.
Bon, je me retourne, sinon je vais devenir folle.
Mais de l'autre côté, je vois le visage faiblement éclairé par la lumière rouge du radio-réveil de Koala qui dors profondément. La chanceuse. Je ferme les yeux. Je me retourne à nouveau. J'ouvre les yeux.
Une heure et seize minutes.
Cette nuit encore, risque d'être très longue.
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Il faudrait que je me relève.
Il faudrait que je fasse entendre ma propre voix à nouveau dans ma propre vie.
Ces longs moments d'absence où je me sens hors du temps et de la réalité qui m'entoure, comme si j'étais spectatrice de mon propre rôle, et que je cabotinais mon jeu une scène sur deux.
A quel moment j'ai cessé d'être une personne pour devenir un personnage ?
A quel moment j'ai perdu ma liberté pour me contenter de suivre mon script ?
Qui est-ce que ça intéresse, un scenario préconçu ? Les personnages clichés ?
Il faudrait que je me réveille de ce long rêve éveillé qui n'a plus aucun sens.
Non. Pas « il faudrait ».
Il faut.
Il faut que mon rêve prenne définitivement fin.
Il ne faut pas que je me rendorme.
D'autant que désormais, Ace et Luffy ont besoin d'une attention redoublée.
Et si je ne sors pas du rêve de ma vie, je risque de ne jamais vivre ni la mienne, ni la leur.
Koala, Ace, Sabo…
Il y a bien longtemps, lorsque j'ai réalisé que ces trois-là allaient être ceux qui compteraient pour moi, je me suis jurée de toujours être là pour eux. De faire partie de leur vie autant qu'ils feraient partie de la mienne.
Ah… si à l'époque, on m'avait dit qu'un jour je trahirais cette promesse que j'ai gravée au plus profond de mon cœur, je ne l'aurais jamais cru.
Et pourtant.
Mais maintenant, cette gravure me brûle dans ma poitrine. Et rien ne pourra plus l'apaiser.
Parce que je ne veux pas l'apaiser. Parce que cette brûlure, elle me tient réveillée.
Alors petit à petit, je la laisse s'enflammer et m'embraser.
Il faut que je me réveille.
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- Joyeux Noël !
L'explosion de pétards surprises qu'Ace a déniché Roger sait où, se déverse sur nous dans une véritable averse de confettis. Luffy qui rit à gorge déployée a dû en avaler un ou deux tandis que Sabo ébouriffe ses cheveux pour s'en débarrasser. Rayleigh en a plein sa tignasse blanche mais ne fait pas un geste pour les faire tomber.
Il se contente de contempler sa petite famille avec un regard paternel. À sa droite, Shakky fume tranquillement son éternelle cigarette qui accompagne à la perfection son sourire énigmatique. Je me demande quel âge elle peut vraiment avoir… De l'autre côté du terrible Roi Sombre qui est encore plus coloré que le sapin de noël, se tient Makino, leur propriétaire qui pouffe aux frasques de ses petits protégés avec un œil bienveillant.
Je me contente d'être là.
Koala est retournée chez son père et sa famille adoptive pour les fêtes et ma famille reste inexistante. J'ai bien reçu des messages préenregistrés, mais j'estime, avec tout mon mépris, que ça ne compte pas.
Ma famille, elle est là. Et je n'ai même pas ma place ici. Pas vraiment. Je suis un peu comme la pièce du puzzle qu'il est toujours difficile de caser quelque part.
Rayleigh m'a invité pour les fêtes, mais je suis presque sûre qu'il l'a fait plus par pitié qu'autre chose. Sinon, j'aurais fêté Noël seule à l'appart'. Mais face à eux, il est évident que je suis de trop.
Encore une fois, j'ai beau être plus proche de Sabo et Ace que de n'importe qui, incluant Koala, une fois que Luffy est là, leur monde ne tourne plus qu'autour de lui.
Oui, j'en suis morte de jalousie… mais en même temps, je ne résiste pas non plus au benjamin de la fratrie de tarés qu'ils forment. Même si les voir ainsi est douloureux. D'autant que ça fait des mois qu'ils ne m'ont pas regardé comme ils regardent Lu' à cet instant.
Et puis, je ne suis que Cara.
Juste Cara.
Je ne suis personne.
Fille d'inconnus, aucune capacité exceptionnelle, barmaid et cardiaque en prime.
Alors qu'eux… ils sont chacun si… grands, si exceptionnels… Je n'ai rien à leur comparer. J'ai pris la foudre et j'ai été torturée par un pervers. Tu parles d'une vie. D'autant que le dernier point, je préférerais que jamais, au grand jamais, ils ne soient au courant.
Je leur cache une bombe et j'en ai planqué le détonateur dans les mains de la Chance en personne, pour que jamais, il ne soit déclenché.
Avec le recul, je me rends compte à quel point j'ai dû leur paraître distante. Je n'ai pas vraiment été moi pendant quelques mois…
Mais j'ai passé si longtemps à tenter d'oublier, alors qu'il fallait que je l'assimile. Maintenant… maintenant que j'ai les idées claires, je me sens encore plus hors de propos qu'avant. Je n'ai plus l'impression d'être une spectatrice de ma vie, maintenant je suis la spectatrice de leur vie à eux.
Qui sait, peut-être que ça pourrait me convenir ?
Et puis, je les aime tellement. Être dans leur horizon me suffit à être heureuse. Sûr, j'aimerais plus, mais je ne crois pas que cela me soit à nouveau permis.
- Oh bon sang…
Je lève le nez pour regarder par-dessus mes lunettes ce qui a soudain choqué Ace… et remarque que c'est moi qu'il fixe, les yeux grands ouverts, complètement hébété. Je n'ai pas le temps de poser la moindre question qu'il met un coup de coude à Sabo qui se retourne, me regarde… et se fige comme son frère. Bientôt, l'attention de toutes les personnes de la pièce repose sur moi.
- Quoi ? Qu'est-ce qui vous arrive tous ? je demande, mal à l'aise d'être le point de mire de tout le monde.
- Qu'est-ce qui nous arrive ? souffle Ace. Qu'est-ce qui t'arrive à toi ?!
Je me raidis, bien droite. Qu'est-ce que j'ai ? Qu'est-ce que je peux bien avoir fait qui les surprenne comme ça ? La culpabilité de leur avoir caché une bonne partie de mon été se lit sur mon visage ? Je me suis prise la foudre à nouveau ?
Je n'ai pas le temps de poser la question à voix haute qu'Ace est sur moi, me lève sans la moindre difficulté en m'attrapant par les avant-bras, puis m'enfouit dans une de ses étreintes débordantes d'amour mais qui vous laisse à moitié morte.
Cette fois, c'est moi qui reste hébétée. Qu'est-ce qui lui prend si soudainement ? Ace a toujours été très démonstratif et tactile, mais enfin… !
Par-dessus son épaule (miséricorde, j'arrive à voir par-dessus son épaule, je dois être à vingt bons centimètres du sol), je vois Sab' qui me regarde avec émotion, et un profond soulagement sur le visage… et toute sa stature en réalité.
- Cara, souffle Ace à mon oreille. On a cru que jamais, on te verrait sourire à nouveau…
De… quoi ?
Il ressert son étreinte une dernière fois, me cassant au passage toutes mes côtes et mes vertèbres, puis me repose au sol, se reculant en me tenant par les épaules comme s'il avait peur que je disparaisse. Un sourire, empli de soulagement, l'illumine et… je rêve ? Est-ce qu'il est sur le point de pleurer ?!
- Oh, Ace, on se calme ! je panique un peu en me dégageant de ses mains pour le secouer. Miséricorde, arrête ton cinéma !
Mais je crois que son état empire : ses yeux s'ouvrent encore plus grands et c'est la fin. Il éclate en sanglots, tombe à genoux et m'enlace les hanches pour déverser toutes les larmes de son corps.
Un brin désemparée, je me tourne vers Sab' dans un appel à l'aide. Mais celui-ci est plus ou moins dans le même état que son frère… un peu moins, il a su rester digne. Il se contente de me regarder avec une expression que j'espère ne plus jamais revoir sur son visage.
- « Miséricorde », murmure-t-il. Bon sang, Cara, ce que tu m'as manqué !
Eh- stop !
Trop tard, lui aussi s'avance vers moi et m'enlace (ça y est, mes os ne sont plus que de la poussière)
- Les gars… ! Oh, les gars !
Ils mettent un moment à revenir à eux. Ace et Sab' se redressent et échangent un regard que je connais bien.
- Non, n'y pensez même pahaaaaaaaaa !
Je n'ai même pas le temps d'agripper quoi que ce soit que déjà je suis jetée sans ménagement sur l'épaule d'Ace. Mes lunettes tombent, mais Sabo qui nous suit alors que son frère commence à sortir de la pièce, les rattrape.
- On va avoir une petite discussion tous les trois, me sourit-il un brin trop gentiment.
- Nooooooooooon !
Mais mes regards désespérés envers Rayleigh et Makino n'aboutissent à rien. Ils se contentent de me faire de petits signes d'adieux de la main et Shakky agite même un petit mouchoir blanc.
… Un sentiment de… déjà-vu, non ?
Au fond du fond, je tourne mes prières en direction de Luffy.
Mais c'est encore pire : il rit doucement et son regard est brillant.
Je reste… interdite une seconde.
Le regard de Luffy… quand est-il devenu si mature ? Je n'y lis rien de sa légèreté habituelle. Un regard brillant de… compréhension. Il me sourit, lève la main et me fait un clin d'œil complice.
Sabo coupe notre échange en se positionnant devant moi. Alors que je m'apprêtais à l'interpeller, il lève la main et ébouriffe mes cheveux.
- Ce que tu as pu nous manquer… qu'est-ce qu'on deviendrait sans toi ?
Ses mots sont un coup à mon cœur, et je baisse les yeux pour ne plus voir les siens remplis de soulagement. La vraie question n'était donc pas ce que je deviendrais sans eux ?
Ah !
J'ai été bête. Comment aurais-je pu vivre en me contentant de les regarder ?
Au visage serein de mon meilleur ami, je me reprends : il n'y a jamais eu de « moi » sans « eux » comme il n'y aura jamais de « eux » sans « moi ».
Ace et Sabo se sont bien chargés de me le faire comprendre dans les deux heures qui ont suivies.
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Shandia Laki
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Patiente : Swallow Cara
Âge : 17 ans
État psychologique :
- Je pense que ceci devrait être notre dernière séance.
Ma jeune patiente me lance un regard surpris, mais je me contente d'un sourire.
- Je pense que l'on peut dire sans mal, et pour reprendre les termes de Hina, que « vous allez beaucoup mieux ».
- C'est vous la psy, se contente-t-elle de dire.
Mais le sourire qui accompagne sa remarque est un vrai sourire. Un sourire en coin un peu malicieux, accompagné d'un regard dont l'éclat me semble si vif derrière ses lunettes rondes. Et qui concrétise mon intuition.
- Alors, en tant que telle, permettez-moi d'être sincère avec vous.
Elle m'écoute, attentive.
- Venir à nos séances semble avoir été d'une grande aide, vous êtes d'accord ?
Elle hoche la tête avec vigueur.
- Mais je pense aussi que ces séances doivent rester des « aides ». Bien entendu, je ne vous chasse pas, et si vous souhaiter continuer à venir, je vous recevrais toujours et avec plaisir. Mais vous avez déjà tellement avancé, je pense que vous n'avez plus besoin de moi pour le moment. Et venir ne pourrait faire que remuer avec des choses qui n'ont pas à être mobilisés aussi régulièrement. Qu'en pensez-vous ?
Elle hésite. Mais elle semble accepter l'idée, même si elle semble soudain un peu nerveuse.
- J'ai… commence-t-elle hésitante avant de reprendre avec plus de force. J'ai aussi finit par prendre l'habitude de me réfugier chez Smoker et Hina assez régulièrement. Vous croyez que je ne dois plus y allez non plus ?
Je secoue la tête.
- Non, au contraire. Je pense qu'ils ont été d'une grande aide pour vous. Avec eux, vous avez une bonne dynamique et d'après ce que j'ai compris, ils vous font parfois plus de bien que moi lors de nos rencontres.
Elle semble un peu soulagée.
- Smoker et Hina font désormais partie de vos connaissances. Mais je suis votre médecin, ce n'est pas la même chose.
Je me tais, lui laissant un instant de silence pour se décider.
- Très bien, conclue-t-elle. Je comprends ce que vous voulez dire.
Je hoche la tête. Son regard déterminé finit de me convaincre que c'était la bonne décision.
Elle a parcourue presque la totalité du chemin. Mais le reste, elle doit le faire seule. De toutes façons, elle n'a plus besoin de moi.
Après tout, « elle va mieux ».
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Chapitre un peu plus court, mais plus lourd en terme de contenue, et il était difficile d'en faire plus sans que ça soit indigeste.
En espérant que ça soit quand même intéressant pour vous, que vous voyez où j'ai voulu en venir.
Plus qu'un chapitre pour cette Partie II et l'histoire reprend sa tournure « initiale ». On avance je vous dis…
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Merci d'avoir lu ! Toutes vos remarques sont les bienvenus ~
