Hey !
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Merci à Swam,Naminaya Uchiwa,Arya39, Yeil, Traffy-D-Lamy, Taranis, Lena 18, Seerafina, et aux deux Guest pour leurs reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !
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RAR :
Taranis – Eh eh eh… ça serait trop simple enfin ! « Trop d'indices », ou alors c'était juste du tease complètement gratuit et juste là pour vous faire réagir en lisant, au choix :) (Je m'amuse, si vous saviez ~).
Yep, un traumatisme comme le sien ne s'oublie pas comme ça, mais je suis contente que ça semble réaliste : ce n'est pas vraiment le sujet le plus facile à traiter.
Un chapitre par semaine, c'est pas mal je trouve, d'autant que je suis loin d'écrire aussi vite ! Bonne lecture et merci pour ta review !
Lena18 – Salut ! J'adore les pavés, ça m'aide à noter ce qui vous à plus ou non, ce qui va ou ne va pas, c'est du bonheur pour progresser. Je suis vraiment contente que le redressement du perso de Cara te convainc, en effet ce n'était pas facile du tout. Tellement que j'ai du le réécrire d'ailleurs… Merci pour ton retour si positif, ça fait très plaisir !
Le « school-life » ne m'intéresse pas vraiment en réalité, mais je voulais des lycéens et non des universitaires parce que je trouve que c'est un passage de la vie plus intéressant à traiter d'un point de vu évolution de personnage (si tant est que j'y arrive). Mais tu noteras que pour le moment, on a à peine vu le lycée. Après, désolée mais même si la première partie de la fic se centrait vraiment sur Law, pour moi, au moins Ace et Sabo sont tout aussi important que Cara, donc je ne vais pas les lâcher de suite, ils auront leur développement (qui arrive justement…).
Ah Brook ! « Odieusement cool », qu'est-ce que tu m'as fait rire ! Magnifique expression, je prends note si ça ne te dérange pas. Oh et pour Law… hum… non, je ne dirai rien:)
Bonne lecture, en espérant que la suite te plaira tout autant, et merci pour ta review !
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Bonne lecture !
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Chapitre 28
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- Ace, continue de ronger tes doigts comme ça, et tu ne vas pas tarder à attaquer l'os…
- J'peux pas m'en empêcher, murmure-t-il avec empressement. Ça fait combien d'temps qu'il est rentré ?
- Une minute de plus que la dernière fois que tu me l'as demandé. Relax…
Mais il se redresse et fait trois fois le tour de lui-même comme un chien en cage. Je me moque, mais au fond, je suis aussi stressée que lui. On a mis des mois, de vrais mois qui nous ont semblés durer une éternité pour enfin, enfin ! réussir à convaincre Sabo de pousser la porte du Bartigo.
Après de longues négociations… c'est finalement Luffy qui a réussi à le faire céder.
En quelques mots. Rayleigh, Ace et moi, on était au bord du kidnapping pour l'y envoyer directement par la poste. Et lorsque Luffy s'en est mêlé… il ne lui aura fallu que quelques phrases…
Sabo, victime de brother complex depuis la naissance de son petit frère. D'ailleurs, Ace en est également victime…
Monkey D. Luffy, déplace des montagnes depuis quatorze ans.
Bref, après avoir réussi à convaincre Sabo… cette espèce de perfectionniste maladif a décidé d'écrire quelque chose à présenter précisément lors de l'entretien et il a encore travailler à l'excès pour un énième roman. Que j'ai passé plusieurs nuits blanches à corriger. Pour lui renvoyer. Qu'il le réécrive. Qu'il me le renvoie. Qui-
Bref il a mis des plombes avant d'accepter de prendre rendez-vous. Et accessoirement parce que s'il avait encore repoussé l'échéance, Koala, qu'on a fini par mettre dans la confidence de désespoir de cause, lui aurait cassé ses deux-cent-trente-six os.
Et puis, en ce 2 mai au matin mémorable, il s'est levé, il a pris son manuscrit sous le bras et d'un pas décidé, il a rejoint le Quartier Sud-Ouest jusqu'à une impasse où se trouve l'entrée de…
De… du… Du NewKamaLand, boite de nuit Queer.
Ok, je l'avoue : meilleure planque du monde pour un magazine Révolutionnaire engagé.
Et Ace et moi, comme deux poissons pilotes, on l'a accompagné. Par amitié, pour l'encourager dans une voie qui lui conviendra sans aucun doute, pour être là pour lui !
Et aussi pour l'empêcher de faire demi-tour en se dégonflant au milieu du trajet.
Et nous voilà, autour d'un banc de la rue d'en face. Oui autour, parce que ni Ace, ni moi arrivons à être assez calme pour nous asseoir tranquillement en attendant. J'ai bien essayé, mais je tapais tellement du pied que mon acolyte m'en a mis un dans le tibia sans ménager sa force.
… J'ai mal.
- Tu crois qu'ça s'passe comment ? grince Ace, tremblant.
- On parle de Sabo, je marmonne aussi stressée que lui. Je suis sûre qu'il est en train de tout déchirer.
… Enfin j'espère.
Il avait rendez-vous avec un certain Inazuma pour lui présenter son récit. Ou une certaine Inazuma. Maintenant je ne suis plus sûre de rien.
- Aaaaaaaaaaaaargh ! craque Ace, quarante-deux tours de banc plus tard. Ça va m'rendre fou !
Je ne réponds pas, la gorge beaucoup trop nouée. Dans le genre stressant, j'avoue que depuis Ace qui rase les murs après sa petite expédition sur le territoire de Barbe-Blanche on avait pas fait mieux. Mis à part peut-être un psychopathe qui fait une fixette sur les « D ». Ou Luffy qui trouve toujours le moyen de se mettre dans une panade improbables.
- Mais c'est pas possible, gémit Ace, il est en train de lire tout l'pavé ou quoi ? Il a parlé d'une demi-heure quand il a pris l'rendez-vous, ça fait au moins trois heure qu'il est rentré là…
C'est aussi l'impression que j'ai et je jette un coup d'œil à ma montre.
- En fait, je réalise soudain, ça fait déjà une heure dix…
On échange un regard.
- Qu'est-ce qu'on fait ? On rentre en force et on casse tout pour aller le secourir ?
- J'avoue que c'est tentant…
C'est qu'on commence à s'inquiéter pour de bon.
- Tu crois que c'est son nom de famille qui a posé problème ? il me demande soudain.
Je me tends. Oui, il a donné son nom en prenant le rendez-vous, mais ça n'a pas eu l'air de poser problème sur le coup. Le nom de « Silvers » est peu, voire pas du tout connu. Mais le Roi Sombre a régné sur la ville aux côtés de Gol D. Roger pendant trente ans et a approché ce qui allait devenir le mouvement révolutionnaire.
- Roger et Dragon étaient alliés, je lui rappelle. Il n'y a pas de raison que Sab' ait un problème avec son nom…
Normalement… Quant à son nom de famille de naissance « Outlook », il y avait bien longtemps qu'il a disparu. D'autant que les Révolutionnaires ont une tendance à l'ouverture d'esprit bien plus importante que certaines personnes au gouvernement qui interdisent toujours aux natifs de l'île d'entrer dans la Cité. Les origines et la famille n'ont aucune importance à leurs yeux, seul qui tu es compte… en tous cas c'est leur réputation.
- C'est quand même inquiétant…
- Ou alors c'est l'inverse ? propose Ace dans un élan de positivité. Ils ont tellement aimé qu'ils lui ont fait signer un contrat et maintenant ils lui font visiter les locaux… C'est quoi c'regard ?
- De l'espoir…
Ensemble on joint les mains et on lève les yeux au ciel.
- Papa, Maman, dit-il en psalmodiant d'une voix tremblante. S'il vous plait, faites-en sorte qu'il sorte de là en un seul morceau !
J'acquiesce frénétiquement à ses paroles- On sursaute lorsque son téléphone sonne et il se précipite pour décrocher : la sonnerie de Sab'.
- Allô ?
- Ace ? Cara ? Vous êtes toujours devant l'entrée ?
On échange un regard, inquiet : il murmure. Il parle beaucoup trop bas… comme s'il avait peur de se faire repérer.
- Oui, pourquoi ?
- Vous pourriez venir ? Vite ?
Ok, là, y'a quelque chose qui cloche.
- Bouge pas Sabo ! explose son frère en agrippant son téléphone à deux mains comme le dernier lien avec son cadet. On arrive !
Et on se précipite juste sur la porte du club, Ace faisant craquer ses doigts de manière menaçante et moi-même sur ses talons. Si quelqu'un a touché un cheveu de Sabo, il va avoir une discussion percutante avec Poing Ardant.
D'un seul coup de pied, Ace défonce la porte d'entrée qui s'abat contre le mur sans revenir : il en a explosé le mécanisme de fermeture automatique. Je jette rapidement un coup d'œil à l'intérieur au couleur sombre, mais déjà, Ace s'y précipite, brûlant de rage -on ne touche pas à ses frères.
- SABO ! hurle-t-il en s'enfonçant dans le couloir sans s'arrêter.
- Oui ?
On se tourne en sursautant lorsque la voix surprise de notre gueule d'ange préféré qui répond juste à notre droite, à un croisement.
Sabo est là, collé au mur et surplombé de toute sa hauteur par un-
- TOUCHEZ PAS MON FRERE !
Ace !
Je n'ai même pas le temps de respirer qu'il s'est jeté sur la personne qui faisait face à Sabo et lui a abattu son coup de poing le plus puissant en pleine figure, l'envoyant littéralement voler le long du couloir et s'écraser plus loin dans un bruit de gorge éraillée.
Je grimace, compatissante pour lui. Parfois, j'oublie à quel point mes amis peuvent être forts.
- Ace ! couine Sabo en se jetant sur lui pour le retenir d'achever sa cible. Mais qu'est-ce que tu fous ?!
- Je vais l'réduire en cendre !
- Quoi ?! Non !
Pour le coup, le ton particulièrement énervé de son frère le calme direct. Sabo se tourne vers moi et me foudroie du regard.
- Tu n'aurais pas pu le retenir ?
… Je me contente d'hausser trèèèèèèès haut un sourcil et de lui jeter un regard dépité par-dessus mes lunettes.
Il claque la langue mais ne me répond pas, s'occupant plutôt d'Ace qui semble complètement perdu.
- Mais pourquoi t'as fait ça ? l'engueule-t-il avec une telle virulence que sa pauvre victime se ratatine sur elle-même.
- M-Mais… Sab', c'est…
- La ferme ! Espèce de crétin impulsif !
Mon pauvre Ace… je crois que pour la première fois depuis longtemps, il aimerait bien faire une crise de narcolepsie pour échapper à la fureur dévastatrice de son cadet.
Hum…
- Oh, allons Sab', j'interviens sur le ton de la conversation. Il a seulement cassé quelques dents à ce pauvre gars et la porte d'entrée est bonne pour la déchèterie…
Si Ace aime bien jouer avec le feu, ma spécialité est de jeter de l'essence dessus.
- DE QUOI ?! explose-t-il tandis qu'Ace, qui tentait vainement de profiter de mon intervention pour s'éloigner, se fige.
Il a à peine le temps de m'adresser un majeur rageur (auquel je réponds par un sourire innocent) que déjà son frère lui tombe dessus. Mais à peine une minute d'engueulade suffit à l'ainé… qui s'enflamme à nouveau et finit par répondre avec tout autant de véhémence.
Je n'écoute même plus ce qu'ils s'envoient dans la gueule. J'ai l'habitude depuis le temps, alors je les ignore et préfère les contourner pour m'approcher de la personne ayant servi de punching-ball à mon tendre et délicat meilleur ami.
Elle tente de se relever, tremblante et gémissante et je m'approche en m'accroupissant près de lui.
- Hey, vous m'entendez ?
Pas de réponse. Distincte en tout cas.
- Z'êtes vivant ? je demande plus fort en appuyant ce que je devine être une touffe de cheveux.
Un gémissement finit par me répondre et une main gantée se dégage de la masse de vêtements pour prendre appui sur le sol.
Lentement, La masse devient vaguement humaine, et du peu de lumière qui l'éclaire, je constate que la tignasse de cheveux que j'ai touchée est en réalité une immense coupe afro…. Violette.
- Vje… Vj'ai mal…
… « V » ? Ok.
- Je dois avoir une aspirine si vous voulez.
- Non, geint l'homme en se mettant à quatre pattes. Vj'ai mal à mon égo…
Ah, j'ai rien pour ça.
- Si je vous dis qu'il fait très beau aujourd'hui, est-ce que ça vous réconforte ?
Un reniflement résonne de manière presque ridicule alors que les cris des deux dragons qui se mangent l'aile derrière nous font trembler les murs.
- Non… il répète, un sanglot dans la voix. Non, mon honneur… est brisé à vjamais…
- Roh, vous en faites pas, je tente d'une voix enjouée en tapotant ce que je devine être une épaule. Vous savez, y'en a plein d'autres qui se sont pris un crochet du droit de la part de Poing Ardant…
- Mais vje… vje… (sa voix se brise dans un sanglot et-) Vje déconne !
Il se lève d'un bon avec la vitalité d'un jeune cabri. J'ai l'air particulièrement stupide, accroupie dans une tentative un peu foireuse de consoler un type…
… qui se foutait de ma gueule.
Ok chui vénère.
- Dites, je m'emporte. Vous vous foutez souvent de la gueule des gens comme ça ?
Il tourne juste assez la tête pour me jeter un regard en biais… un peu trop perçant pour son air de clown.
- Vtu as marché ? qu'il me demande d'une voix doucereuse.
- J'ai couru oui, je soupire, fataliste mais réaliste.
Et il éclate de rire. Mouais, encore tout un personnage quoi. Il finit par se tourner vers moi.
- Et vtu es ?
- Swallow Cara.
- Connait pas.
- Normal. Et vous êtes ?
- Imperio Ivankov.
- M'étonnes pas.
- Tvu me connais ?
- Qui ne vous connait pas ?
- C'est vmignon. En parlant de vmignon, c'est qui le beau gosse qui m'a démonté la vmâchoire ?
- Portgas D. Ace.
- Ah, le vfameux. Il a une vsacrée droite.
- N'est-ce pas ?
Il semble pensif, plissant ses yeux débordant de maquillage pour observer les deux frères toujours occupés à se bouffer le nez.
- Ils sont touvjours comme ça ?
- Environ une fois par mois. A la pleine lune. Vous voulez que je les arrête ?
- Oh non, laisse. Vle petit blond, Silvers Sabo. Il avait l'air vraiment stressé. Qu'il se dévfoule un peu.
J'acquiesce et croise tranquillement les bras. Partis comme ils sont partis, ils vont se taper dessus peu de temps mais bon, rien de bien grave hein. Et puis comme ça, Sabo n'aura jamais besoin de se faire opérer des dents de sagesse.
- Qu'est-ce qui se passe encore ? fait une voix dans notre dos.
Je me retourne un peu pour voir arriver un homme dans un long manteau, aux cheveux bicolores jaune paille et blanc de craie, avançant tranquillement malgré des lunettes de soleil et faisant tourner doucement un peu de vin au fond d'un verre. Il n'est pas fou non celui-là ? A porter un truc aussi épais par cette chaleur, il va nous faire un coup de chaud.
- Portgas a vsans vsaucun doute hérité du caractère de vson père, explique calmement Ivankov.
Oh, alors il a rencontré Roger en chair et en os ? Voilà qui va beaucoup intéresser Ace s'il se décide à un jour se calmer.
- Ah, en effet, fait l'homme en se mettant à notre hauteur en buvant une gorgée. Il y a un air de famille. Mais il a quand même plus pris de sa mère. Les tâches de rousseurs notamment.
Et Rouge avec ça ? Pourtant il n'y a pas beaucoup qui ont eu la chance de faire sa connaissance.
- Et tu es ?
- Swallow Cara.
- Connait pas.
- Normal. Vous êtes ?
- Chika Inazuma.
Ah, c'était donc un homme. De ce que j'en devine du moins.
- Ah, Portgas semble prendre le dessus.
- Hum, Silvers n'est pas en reste.
Bon, là ils vont vraiment se taper dessus.
- Je m'en occupe.
- Bon courage.
- Très vheureux d'avoir fait ta connaivssance.
Humph, bande de pleutres.
Je m'approche d'eux en trainant les pieds.
- Les gars ? On aimerait avoir une discussion d'adultes…
Pas de réactions. Bon. Aux grands maux les grands remèdes. Je prends une grande inspiration…
- KOALA SE BALADE NUE AU BRAS D'UN BEAU GOSSE GAY !
Arrêt net.
- Koala se balade nue au bras d'…
- … Un beau gosse gay ?
Sabo, Ace, vous êtes des cas vraiment désespérés.
Je soupire en levant les yeux au ciel, sans retenir mon sourire.
- Si vous vavez fini de vous vengueuler, nous pourrions peut-être nous vassoir tranquillement vautour d'une vtasse de thé ?
- Ah ? s'emporte Ace en lâchant le col de son frère pour s'avancer en réarmant son poing. Et on peut savoir qui vous êtes ?
- Imperio Ivankov, vsecond commandant de la Révolution.
- Ouais nan ça je m'en doute, s'écrit Ace. Je redemande ce que tu faisais à mon frère ?!
- MAIS RIEN ! hurle Sabo qui a complètement perdu son calme. ÇA FAIT UNE HEURE QUE JE TE LE DIS !
- Les gars… je soupire, aussi amusée que désespérée.
- Si ça intéresse quelqu'un, j'ai fait du thé, intervient Inazuka sur le ton de la conversation.
… Mais Ace est trop occupé à menacer Ivankov, Sabo à lui arracher l'oreille à coups de dents et Ivankov lui-même semble amusé de tout ça. Il a un regard de mère poule surveillant ses petits poussins chahutant avec bienveillance.
Inazuka se tourne alors vers moi et ajoute simplement :
- Il y a des cookies.
Deux minutes plus tard, nous sommes tous installés au bar de la boite de nuit. L'ambiance ne doit pas être la même une fois la nuit tombée. Les projecteurs sont éteints et l'immense scène au fond semble un peu triste ainsi déserte. Pourtant, j'ai la vague impression d'être dans un film de gangsters et de négocier avec des revendeurs cheloux. Il y a comme une erreur de casting quelque part.
Il a été décidé que je sois assise entre Ace et Sabo pour éviter tout autre débordement. Les deux révolutionnaires nous font face de l'autre côté du comptoir. Ça me fait bizarre d'être du mauvais côté de la barrière.
- Pour en revenir à ce qui vs'est pavssé, dit Ivankov en sirotant son thé. Lorsque qu'Inazuma m'a dit qu'un vcertain « Silvers Sabo » avait pris rendez-vous pour présenter un de vses travaux pour le Bartigo, vj'ai insisté pour le rencontrer. Puis vje lui ai demandé vs'il était venu seul et vc'est là qu'il m'a confié que l'un de vses frères et une amie l'attendaient dehors. Vj'étais curieux et vje lui ai demandé de vous appeler pour vous faire entrer.
Il repose sa tasse et se penche un peu en avant pour détailler Ace qui se tend, mal à l'aise d'être ainsi dévisagé.
- Il n'y a pas à vdire, tu es le portrait vcraché de tes parents.
- Vous… vous les avez beaucoup connus ? demande-t-il, avare de récits à leur sujet de la part de personnes les ayant rencontrés dans l'intimité.
- Premièrement, vlaissez tomber les ronds de vjambes. Appelez-moi vjuste Ivan. Ou Le Trav'. Ou Maitre. Ou Guano.
- Ivan ira très bien, s'empresse de répondre Sabo qui est revenu lui-même entre temps.
- Ensuite, pour te vrépondre… Vje ne vles ai pas connus vassez à mon goût. Plusieurs fois, je les ai vcachés après un vcoup ou vj'ai planqué leur vmarchandise. C'était avant que Dragon ne vsonge sérieusement à vs'engager dans un mouvement Révolutionnaire bien sûr, et vje pense qu'à l'époque, Rouge vn'imaginait même pas qu'un vjour elle vporterait l'enfant de Roger.
Il croqua un biscuit.
- Mais il y a eu une vsoirée… ici-même. Le lendemain même vaprès que Rouge ait découvert qu'elle était tombée venceinte. Vje n'avais jamais vu Roger aussi… exalté. Il vétait tellement heureux qu'il ven a pleuré toute la vsoirée. Rouge était encore un peu sous le vchoc je crois. Mais heureuse vaussi. Elle vn'arrêtait pas de passer sa main sur son ventre valors qu'il était vencore plat.
Ivan semblait un peu nostalgique.
- C'est d'ailleurs ce vsoir-là qu'ils ont vdemandé au Roi Sombre d'être ton parrain. Et qu'ils se sont vdécidés sur un nom. Ann si tu étais vune fille, Ace si tu étais vun garçon. Ils ont mis vtoute la nuit mais ils vétaient vdéterminés à ne pas sortir d'ici sans un nom.
- Pourquoi tant d'empressement ? demanda Sabo et Ivan ferma les yeux une seconde.
- Parce qu'ils avaient peur de ne plus varriver à se voir avant le terme de Rouge. Le Clan Portgas n'allait pas tarder à se vrendre compte que leur ainée attendait vun enfant et il fallait qu'elle se vretire. Quant à Roger… il ne le vsavait pas encore à l'époque, mais vson état de santé commençait vdéjà doucement à vchanger.
Il se tut un instant, laissant à Ace qui avait la gorge nouée le temps d'assimiler le récit.
- Malheureusement, je ne pense pas pouvoir te vraconter beaucoup d'autres choses d'intéressant à leur vsujet. Le Roi Sombre a déjà dû tout vous vraconter et il leur était quand même vbeaucoup plus proche.
Il se tait derechef, buvant sa tasse de thé.
Ace a un reniflement discret et je passe une main dans son dos en soutient. Je me sens affreusement de trop, à être ainsi assise entre les deux frères. C'est de Sab' dont il aurait besoin, pas moi. Mais alors que je m'apprête à me lever pour changer de place, Ace m'envoie un regard embué et reconnaissant d'un côté, et Sab' un sourire paisible de l'autre. Ok je ne bouge pas.
Ace se remet bien vite et saisit sa tasse pour la lever en même temps qu'Ivankov.
- Merci de m'avoir raconté ça.
- Avec plaisir vjeune homme.
Ils trinquent et boivent une gorgée.
- Ray ne nous a jamais raconté cette soirée, fait Sabo un instant plus tard.
- C'est vune demande de ma part.
Tous les regards (surpris) se tournent vers Ivan qui se réinstalle sur sa chaise passant une main dans ses cheveux. Il se masse le menton, semblant réfléchir.
- Comment vous expliquez. Il s'est passé vbeaucoup de chose vcette nuit-là. Roger partait en guerre contre une autre vorganisation de faussaires, Rouge allait s'enfuir pour éviter de vsubir la colère de son clan, le Roi Sombre vtenait la chandelle… Mais il y avait également Dragon et Ruby avec nous.
Nous sursautons tous les trois.
- Ruby ? répète Ace qui ressemble à un poisson hors de son bocal.
- Et bien oui, vça allait vcertainement être vsa dernière soirée avec vsa grande sœur avant un moment pour elle aussi. Dragon et elle roucoulaient depuis des vannées déjà à l'époque. Puis la suite de l'histoire, vous la vconnaissez. La maladie de Roger, Dragon montant enfin la Révolution, vprêt à prendre la vsuite de son mentor… Rouge s'éteignant juste après t'avoir mis vau monde… C'est environ à vce moment-là que tout vs'est très vite venchainé.
Il désigne Ace du bout du cookie dans lequel il mordait.
- Tu avais à peine vquelques heures quand le Clan Portgas a vretrouvé votre trace. Ils ont poursuivi le Roi Sombre pendant des jours. Si Garp le Poing n'avait pas réussi à les varrêter, toute vcette histoire aurait pu encore plus mal tourner. C'est à peu près à vcette période que vj'ai perdu toute trace de ton parrain et toi. Dragon commençait và faire parler de lui et vj'étais pris de mon côté.
Cette fois, c'est à Sabo qu'il s'adresse.
- Vj'ignorais même qu'il t'avait recueilli. C'est Robin qui m'a vfait part de ton existence quand vous êtes entrés vau lycée.
Ah, le professeur Nico, toujours une oreille attentive et un œil partout. Révolutionnaire jusqu'au bout des ongles, universitaire de génie et archéologue reconnue… enfermée dans un lycée d'une île perdue. Lorsque le vent tournera et que le gouvernement l'ayant muselé tombera, elle fera une entrée fracassante dans ce nouveau monde.
- Mais pour en revenir vau pourquoi vj'ai demandé au Roi Sombre de ne pas vous parler de moi, c'est avant tout pour protéger Luffy.
Surprise (presque) générale.
- Qu'est-ce que Luffy vient faire dans cette histoire ?
- Vje suis son parrain bien vsûr.
…
- De quoi ?!
Première nouvelle ça ! Luffy a un parrain ! … Ou une marraine. Une parraine. Bref.
Sabo semble s'en remettre difficilement et Ace a de nouveau sauté hors de son bocal.
- Ben quoi ? Ne vfaites pas vcette tête, c'est presque vexant. Vje connais Dragon depuis plus de vingt ans vous savez, il n'y a rien de vsurprenant à ce que Ruby et lui m'aient demandé d'être vson parrain.
- Mais… pourquoi c'est la première fois que l'on en entend parler ?
Ivan se renfrogne.
- Parce qu'à l'époque où Luffy est né, entre le Clan Portgas qui vséquestrait Ruby et Dragon qui se vfaisait attaquer sur tous les vfronts, il ne valait mieux pas que mon nom vressorte quelque part. Vje suis quand même connu pour mes vactions et vj'ai fait quelques vannées de prison. Je ne voulais pas que Luffy le vsache tant que Dragon n'aura pas définitivement fait véjecter les quelques varbres creux qui ont pris vracine sur leurs fauteuils de dirigeant. Et puis, vje suis encore sous une certaine surveillance. Rencontrer Luffy vserait encore trop dangereux pour lui pour le moment. Vje ne veux pas que le gouvernement vienne vous chercher des problèmes.
Il est si sérieux en disant ça qu'il n'en respire presque plus.
- Compris, on n'en dira pas un mot, promet Sabo qui semble presque au garde à vous.
- Vmerci bien. J'aurais tout le temps de le vchouchouter quand Dragon reviendra en force mettre les deux pieds dans la vfourmilière.
Je ne sais pas pourquoi… je suis certaine que Luffy s'entendra à merveille avec lui. J'échange un regard avec ses frères qui ont l'air d'avoir eu la même pensée… et on sourit, amusés.
- Hum… Ivan, dit finalement Sabo d'une toute petite voix qu'il tente de garder le plus calme possible. Au sujet de mon livre…
- Hum ? Vet bien quoi ? Tu es vengagé pour sûr ! s'exclame-t-il. C'est le meilleur livre que vj'ai lu depuis un bon moment ! Tu vfais désormais partie de l'équipe mensuel, vfélicitation.
Sabo semble soudain s'effondrer sur lui-même de soulagement tandis qu'Ace et moi le félicitons à grands cris (et la vérité est que nous sommes plus ou moins aussi soulagé que lui).
- D'ailleurs, nous interrompt finalement Ivan une fois que nous nous sommes calmés, si vje puis me permettre… Vje n'ai pas beaucoup de doute quant à ton attirance pour notre mouvement mon p'tit Sabo à ce que vj'ai pu lire… Et vous deux ?
Ace secoue la tête.
- J'admire votre combat, avoue-t-il. Mais tout ça m'dépasse complètement. Le combat de Dragon m'impressionne, mais je pense pas y avoir ma place. Je suis le fils de Gol D. Roger, je préfère… n'appartenir à aucun groupe pour le moment.
Ivankov acquiesce.
- Vje comprends. Vet toi jeune fille ?
Comment dire…
- Si mon cœur devait suivre une voie, ce serait sans aucun doute la vôtre. Seulement, je n'en ai ni les capacités ni la possibilité pour le moment. Je ne suis la fille de personne et ma plus grande ambition est de devenir éditrice. Ruby, Nico Robin… elles ont leur place à vos côtés, mais j'ai peur que ce ne soit pas mon cas.
Ivan soutient mon regard un long moment et je m'efforce de ne pas détourner les yeux, gênée. Il finit par le faire, s'occupant de nous resservir une rasade de thé.
- Ce n'est pas non plus comme si vj'allais vous proposer de tout vlaisser tomber pour nous rejoindre. Vous êtes beaucoup trop vjeunes et vous avez encore beaucoup de chemin à vfaire avant de vous engager dans quelque chose vd'aussi gros que la Révolution. Mais soyez certain que si dans quelques années, vous le souhaitez toujours, vous pourrez vtaper sans crainte à la porte, nous vous vaccueillerons volontiers.
Rougissants, Sabo et moi acquiesçons. Ace rit doucement en croquant son énième cookie.
Lentement, la tension de toutes ces révélations se dissipe. Ace fait une crise de narcolepsie… Sabo pleure presque en signant son contrat avec le Bartigo… j'envoie un message à Koala pour lui annoncer la bonne nouvelle…
Il fait presque nuit lorsque nous ressortons, bras dessus-bras dessous avec le sourire aux lèvres et cette satisfaction bienfaitrice qu'aujourd'hui était une bonne journée.
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Ivan est de très loin un de mes perso favoris, j'étais très contente de l'inclure dans cette fiction !
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Merci d'avoir lu !
