Hey !

Merci à Taranis K, Seerafina, Swam,Arya39,BlackBerry,Flavie Octavia, Carmin et aux deux Guest pour leurs reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !

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RAR :

BlackBerry – Dans la détresse, oui un peu ^^ C'est d'un stressant de poster ! Même après plus d'un an, c'est toujours le même stress à chaque chapitre. Mes amis ne me supporte plus le vendredi…

En effet, cette histoire commence à être très longue : plus de quatre cent pages de brouillons, et je n'en vois pas la fin.

Contente que tu apprécies l'humour ! C'était ma bête noir avant de commencer cette fanfic. Ca m'a bien débloqué…

Merci pour ta review toute gentille ! Et pour avoir laisser ta première sur cette histoire ! Et pour avoir continué ! Merci ! J'espère que la suite te plaira tout autant

Guest (byk) – Merci pour ta review, pour essayer d'apprécier la fic même sans Law, pour avoir finalement lu le chapitre (?), non je n'abandonne pas, pour ton enthousiasme, pour bien aimer les perso, pour lire.

Guest – Je crois que je vois ce que tu veux dire… Ces intrigues sont secondaires parce que si je les prenais chacune indépendamment pour en faire des histoire à part entière, le background de chacune semblerait bien vide… Mais je prend note quand même.

Je ne prends jamais rien mal, je suis loin d'être aussi doué que je le voudrais, alors toute remarque qui me fera progresser est la bienvenue. Merci pour ta review.

Carmin – Hey ~ Merci d'avoir pris la peine de cliquer et encore plus d'avoir continué ! Merci pour tous ces compliments qui réchauffent mon cœur par ce mois d'avril glacial (sans déconner j'ai du mal à taper sur mon clavier là…).

Concernant les différents POV, je ne suis pas habituée à la première personne, alors c'était un peu mon défi d'arriver à changer un peu de style selon les différent POV, et c'était voulu que Ace soit plus hasardeux, c'est le moins littéraire des quatre. Mais je prend en note, voir si ce n'est pas moi qui me suis juste planté dans ma tentative. Changer de style à la première personne, j'ai eu un peu de mal sur cette fic.

Je n'ai rien mis dans le récit à proprement parlé (tout simplement parce que ce n'est pas encore d'actualité), mais si il y a deux pairring qui n'ont aucun secret, c'est bien Sabo et Koala, ainsi que Law et Cara.

Leur relation a aussi pour but d'évoluer : de parfaits inconnus, à une relation plus amicale, voire fraternel de ce que tu en as ressenti (ce qui n'était pas du tout mon intention, oups…), à une relation amoureuse. C'est une fiction dans la catégorie « Romance », donc si, désolée mais… romance.

La différence d'âge est loin d'être quelque chose qui me fait peur. Cela peut engendrer des différents et plusieurs problèmes que je compte bien traiter dans cette histoire ! Et surtout, cette relation amoureuse, elle ne va pas se faire de suite, en deux chapitres et puis hop ça c'est fait ! Cette histoire s'étale sur un lapes de temps de plusieurs années, la première étant déjà passé. Donc pas de panique, oui, relation amoureuse, mais PAS dans l'immédiat entre une gamine de seize ans et una adulte de 26... !

Pour Ace, je ne dirai rien si couple il y a, et encore moins avec qui ^^ (Et la par contre ne vas pas imaginer Sabo ou Luffy, eux pour le coup ont vraiment une relation fraternel et l'inceste n'est pas leur truc).

Un très grand merci pour ta review et ton enthousiasme ! J'espère que la suite te plaira tout autant !

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Bonne lecture !

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Chapitre 30

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Lorsque je franchis la porte de l'appartement, je constate que le ciel qui s'était couvert en fin d'après-midi laisse maintenant se déverser les nuages qui l'avaient recouvert d'une couverture cotonneuse : il pleut.

Je remonte mes lunettes, un brin dépitée. Il faisait si beau cet après-midi…

Il est tard. Encore plus tard que prévu. Koala m'a envoyé deux messages et je lui réponds que je pars à l'instant.

Mais j'ai à peine déplié un parapluie que son propriétaire me rejoint.

- Cara, je peux te raccompagner un bout de chemin ?

Surprise, j'acquiesce et Rayleigh me sourit brièvement. Galamment, il prend le parapluie pour le tenir et nous protéger. On marche un temps en silence. C'est bien la première fois que je ne suis pas totalement à l'aise en compagnie du père adoptif de mes amis.

Autant briser la glace le plus rapidement possible.

- Vous vouliez me parler ?

Il soupire.

- Cara, tu es amie avec mes fils depuis si longtemps. Tu les connais aussi bien que moi et j'ai la prétention de te connaître aussi très bien pour t'avoir vu grandir avec eux.

… En effet. Mais je ne suis pas sûre de voir où il veut en venir.

- Cara. Après l'intervention de Garp ce soir… est-ce que tu veux me parler de quelque chose ?

Mon cœur fond dans ma poitrine et propulse un poison glaçant dans mes veines. Je détourne les yeux. Nous y voilà. Évidement. On parle de Rayleigh. Je n'ai pas pu berner grand monde, mais certainement pas le Roi Sombre.

- Rayleigh, je…

Qu'est-ce que je peux lui dire au juste ? Je sais au moins que je ne vais pas lui mentir.

- Je vous assure que je ne sais rien sur la personne qui cible les D.

La plus simple vérité. Rayleigh ne me répond pas immédiatement.

- Est-ce que tu comptes un jour te confier ?

- … Le plus tard possible…

Ma voix n'est qu'un souffle. J'ai honte. J'ai peur. Un maelstrom d'émotions qui m'enserre la gorge et m'étouffe.

J'ai l'atroce sensation que les liens de Peter Pets ne se sont pas encore totalement déliés et qu'ils se resserrent sur ma conscience dès que le sujet est de près ou de loin abordé.

Merde. Je suis bonne pour sept autres mois de thérapie.

Soudain, Rayleigh s'arrête devant moi et lorsque je lève les yeux, il me surplombe totalement, immobile.

Qu'est-ce que-

Alors, il se penche vers moi et avec une douceur extrême, embrasse mon front.

Il me sourit et son regard est illuminé d'un éclat que je lui connais par cœur. Il passe une main dans mes boucles noires puis me donne le parapluie.

- Un jour Cara. Un jour. En attendant, prends soin de toi.

Et de son pas tranquille, il s'éloigne dans la direction inverse, me laissant seule sous la pluie, en proie à mes démons.

Fébrile, j'effleure la trace brûlante de son baiser.

Elle me fait mal. Atrocement mal.

Les larmes me viennent et mes forces m'abandonnent.

Le parapluie tombe à mes pieds et je lève le nez pour offrir mes joues à l'averse dans l'espoir que mes larmes s'y perdent.

Mais la pluie n'efface rien.

Alors je ferme les yeux, me contentant d'endurer la souffrance qui me ronge.

Paternel.

À l'instant, Rayleigh a agi avec moi comme je l'ai toujours vu agir avec ses fils. Comme un père.

Je pensais que la souffrance, c'était de n'avoir aucune sensation à associer à ce mot, mais je me trompais.

La véritable souffrance, c'est de parfaitement savoir et de soudain se rendre compte de tout ce dont on a été privé.

Ce ne sont pas mes parents qui m'ont tiré des griffes de Peter Pets mais un inconnu.

Ce n'est pas dans les bras de mon père dans lesquels je me suis réfugiée en revenant à moi, mais dans ceux d'un homme qui me connaissait à peine.

Ce n'est pas dans les bras de ma mère que j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en ressassant des nuits durant mes cauchemars, mais dans ceux de Koala.

Miséricorde, ce que je peux être égoïste.

Mes amis sont menacés par un tueur, mais je ne cesse de me recentrer sur ma petite personne.

À être jalouse de ceux que j'aime le plus à en crever.

Y'a des jours, j'aimerais être plus mature. Arriver à avoir le recul… à aimer sans envier.

Mais pas ce soir.

Ce soir, lorsque je suis rentrée à l'appartement, Koala était déjà couchée et je l'ai rejointe en me calfeutrant dans son étreinte.

- Tout va bien ? me demande-t-elle d'une voix endormie.

- Tout va bien. Koala ?

- Hum… ?

- Merci.

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- C'qui tombe…

- Ça n'a pas l'air de s'arranger.

- Tant qu'il n'y a pas d'orage, argumente Koala en s'étirant de tout son long.

J'acquiesce avec force et l'imite en faisant jouer ma nuque douloureuse.

- On fait une pause ?

- Ouais. Je nous refais du thé ?

- Vanille s'il te plait.

Abandonnant notre table où s'entasse nos révisions, je me tourne vers la cuisine pour faire bouillir de l'eau et jette un coup d'œil à la fenêtre. Il ne s'est pas arrêté de pleuvoir depuis hier soir, un véritable déluge.

Koala passe derrière moi et pose son menton sur mon épaule en admirant le paysage elle aussi.

- Ça va aller ?

- Ce n'est que de la flotte.

- Hum…

Ah, je connais ce ton-là.

- Pourquoi tant de suspicion dans ta voix ?

- Pour rien. Je te trouve bien plus sûre de toi ces derniers temps.

Hum. Parce que garder le contrôle demande une attention soutenue.

- C'est notre dernière année avant le diplôme. Il faut que je m'y mette à fond.

- Ce n'est pas ce que je veux dire.

Elle retire son menton et surprise par son ton si sérieux, je me retourne pour lui faire face. Son expression est… étrange. C'est la première fois que je la vois ainsi, et je ne suis pas sûre de pourvoir correctement l'identifier.

Quelque chose entre… l'acceptation et l'interrogation. Je ne sais pas. Ce n'est pas exactement ça.

- Je te trouve… plus mature.

J'ai un coup au cœur.

J'avale difficilement ma salive.

… Puis je passe une main sur mon visage en riant un peu jaune.

- « Plus mature » ? Moi ? Tu es sûre de toi là ?

- Oui.

Trop franche. Trop spontanée. Je ferme les yeux et secoue la tête.

- C'est juste que…

Au point où j'en suis, inutile de mentir. Autant lui donner une vérité.

- Je pensais à l'année prochaine.

Je l'ai déstabilisée, un éclat de surprise illumine ses iris outremer. Mais à cet instant, l'eau boue et je me retourne une minute pour nous servir. Koala se saisit des tasses et les pose sur la table basse avant de s'asseoir sur le canapé où je la rejoins.

- Bon, c'est quoi le problème ?

Koala, tout en finesse.

Je soupire et entortille une mèche de cheveux.

- On ne va pas tarder à recevoir nos feuilles pour demander nos vœux pour l'année prochaine. Et je pense que l'on est presque tous décidé sur nos études.

Koala hoche la tête et fait un bref listing.

- Nojiko en école supérieur de botanique, Sabo et moi en faculté d'histoire, Ace hésite encore et toi en faculté de lettres.

J'acquiesce. Même si de l'avis de Sabo, Ace semble doucement se décider pour une formation de mécanique.

- La fac d'histoire se trouve dans le Quartier Sud, et celle de lettre dans le Quartier Nord-Est. Non seulement on ne pourra plus habiter ensemble, mais même pour se voir, ça va être plus compliqué.

Elle me dévisage une seconde, comme pour être sûre que je ne lui cache rien d'autre, puis soupire et secoue la tête en attrapant sa tasse de thé.

- C'est vrai que j'essayais de ne pas trop y penser, mais il va bien falloir que l'on règle le souci. Mais comme on n'est pas encore décidé… (je lui lance un regard interrogateur par-dessus mes lunettes) ouais nan t'as raison, c'est définitif, consent-elle avec un bref sourire auquel je réponds. Mais rien que l'idée que l'on rende l'appart me fait mal au cœur.

- À moi aussi, je l'appuie alors qu'elle pousse un soupir à fendre l'âme. Notre petit chez nous…

- Ça va me faire bizarre lorsqu'on ferra nos cartons.

J'ai une grimace à cette simple idée. Je n'ai vraiment pas envie de partir d'ici.

- Et puis l'autre jour, un des clients du bar m'a fait une réflexion. À la fac, je n'aurai plus le temps de travailler. Alors même avec une bourse d'étude, je vais galérer.

Ce n'est pas vraiment comme si je pouvais demander à mes parents de participer.

- Je n'ai pas envie, mais il va bien falloir que l'on y pense…

Et sérieusement en plus.

Parce qu'à un moment donné, si tout le monde est pris dans la formation qu'il désire, on va se retrouver loin les uns des autres. Et je n'ai pas, mais alors pas envie d'y penser. Vivre seule ? Sans Koala ? Je ne tiendrais pas la semaine.

… Miséricorde… c'est quoi cette ambiance pourrie dans ce silence lourd de sens et de non-dits ?

On échange un regard, sur la même longueur d'onde. On a un pauvre sourire.

Dans une tentative désespérée de détendre un peu l'ambiance, je lui lance une œillade complice.

- S'il y en a au moins deux pour qui je ne me fais pas de soucis l'année prochaine, c'est bien Sabo et toi.

Silence. Puis elle ouvre grand les yeux.

- Pourquoi ?

… Koala, tu es beaucoup trop innocente. J'ai un sourire en coin, moqueur.

- Et bien il me semble évident que tu vas changer de coloc, et que Sabo et toi allaient très bien vivre ensemble.

- Vivre ensemble ? répète-elle sans comprendre, et je lève les yeux au ciel.

- Évidement ! Tu ne comptais quand même pas vivre seule ? Encore moins alors que Sab' et toi allaient avoir besoin d'un appartement près de la fac d'histoire.

Elle cligne plusieurs fois des yeux… puis rougit jusqu'à la racine des cheveux.

Ouh… tiens-tiens… quelle réaction… aurais-je sous-estimée la conscience qu'elle a de ses sentiments pour notre petit blondinet ?

- Je ne me vois pas vivre avec un garçon… marmonne-t-elle en détournant les yeux.

- Est-ce que tu dis ça parce que tu es comme d'hab' en t-shirt et culotte ou parce que le garçon en question est Sabo ?

Et hop, embrassement spontané. Trop facile…

Elle me met un vif coup de poing dans le bras et je suis obligée de me mordre la lèvre pour ne laisser échapper aucune plainte de douleur. Elle n'a vraiment aucune conscience de sa force… j'ai mal.

Ok, je vais arrêter de la taquiner, ou je vais finir couverte de bleus.

Finalement, elle se tourne vers moi et me sourit faiblement. Comme pas vraiment rassurée mais réaliste.

- Il faut bien grandir un jour…

- Le plus tard possible, je souffle.

Je n'ai pas envie de quitter Koala. Je n'ai pas envie de m'éloigner de mes amis. Je n'ai pas envie de vivre pleinement dans la réalité d'une Cité rongée par la mafia, les magouilles politiques et l'influence des Clans.

Même si au fond, je rêve de pouvoir participer à la fin de cette époque de fous, participer au mouvement de Dragon et m'épanouir dans mes études, puis dans un travail pour lequel je serais heureuse de me lever tous les matins…

Je ne peux pas oublier que ce monde inclus des monstres comme Peter Pets, des flics risquant leur vie à chaque instant comme Garp, Smoker ou Hina…

… des hommes se faisant tirer dessus…

Ma gorge se serre et je ferme douloureusement les yeux.

Je sursaute lorsque je sens soudain l'étreinte chaude de Koala… et je me laisse aller contre elle.

… Le plus tard possible…

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- Une quatre fromages, une poivron, une hawaïenne, une champignon, une reine et une margherita s'il vous plait.

- On vous prépare ça tout de suite, mademoiselle. On en a pour une petite demi-heure si vous souhaitez repasser.

- Merci, je vais attendre.

Je m'installe à une table en terrasse de la meilleure pizzeria de la Cité, le Meshi, et je sors le dernier livre de mon auteur préféré pour me replonger dedans. Ça ne fait que dix minutes que mes yeux ont arrêté de parcourir ses lignes, mais j'ai l'impression d'avoir tout simplement arrêté de respirer.

C'est avec un plaisir non dissimulé que je me replonge dans les lettres si droites du récit survolté d'un duo d'aventuriers parcourant le monde et ses mystères. Il n'est sorti qu'hier, mais j'ai déjà avalé la moitié du pavé. Il ne va pas non plus faire long feu celui-là.

J'ai un bref sourire qui me sort du récit en songeant à Sabo, dont les publications mensuelles ont déjà eu leur premiers échos… plus que positifs.

Sabo est un excellent auteur, et le public le lui fait bien parvenir. Inazuma leur avait confié qu'il avait battu tous les records de courrier leur étant adressés pour un nouvel auteur. Et cette andouille trouvait encore le moyen de dire que ces lecteurs exagéraient. Et ce n'était même pas de la fausse modestie. Sabo était juste… désespérément Sabo.

Ace s'était fichu de lui, Rayleigh s'était contenté de sourire, et moi, j'étais officiellement son dernier regard sur une nouvelle avant qu'il ne la fasse parvenir au Bartigo. Alors je fermais ma grande gueule, et je me contentais d'apprécier.

Koala avait remporté une compétition nationale. Médaille d'Or, une année de plus. Bientôt elle pourrait faire les jeux olympiques… J'avoue avoir hâte qu'elle soit majeure.

Je crois que ma vie… va bien. Je crois même que je vais bien. Je suis bien retournée voir quelques fois le Dr Shandia Laki, mais elle a très vite fini par me dissuader de revenir.

« Bien sûr, si vous avez besoin de parler, je suis à votre disposition » avait-elle précisé. « Mais vous vous êtes si bien sortie de votre mélancolie, j'ai un peu peur que venir ici ne vous aide pas à tourner la page. »

Elle avait raison. Le parfum de son bureau, ses yeux noirs, le tic-tac d'une minuscule horloge… dès que je rentrais dans son bureau, les souvenirs de mes premiers rendez-vous ressurgissaient dans ma mémoire… et encore plus leur déclencheur. Venir était une mauvaise idée.

Plutôt que de tourner la page, il fallait que je me convainque de changer de livre.

Et pour ça, il faudrait peut-être que j'arrête de faire des rêves n'ayant ni queue ni tête au sujet de chat, de sang, de violon et de ce fichu porte-bonheur au cœur métallique. Mais bon, on ne contrôle pas ces rêves.

J'irai sans doute mieux lorsque j'aurai quitté le lycée et que je serai entrée dans une université… Miséricorde, j'ai hâte !

Je secoue la tête. Je me suis perdue dans mes pensées, j'ai complètement perdu le fil de ma lecture.

Cara, il faut que tu te reprennes. Tu pars trop loin. Tu as un super roman entre les mains te faisant voyager jusqu'à l'autre bout du monde, mais tu trouves quand même le moyen de rester cloîtrée dans ta petite Cité…

J'ai vraiment la capacité de concentration d'un- qu'est-ce qu'il se passe encore ?

Je soupire, fatiguée de toute cette agitation lorsqu'une voiture effectue un dérapage contrôlé juste devant la terrasse où je suis installée. Pas celle de la boulangerie à côté, ou la banque en face… noooon, juste devant moi.

Est-ce que l'on peut avoir la paix plus de deux jours dans cette ville sans qu'il ne s'y passe quelque chose d'incroyable ? J'aimerai juste lire tranquillement mon livre et finir l'après-midi dans une soirée pizza/film chez mes amis. Juste sans mafia ou-

Ou un pick-up vert pomme aux pneus fumant d'avoir laissé la moitié de leur caoutchouc sur le goudron. J'ai la flemme de me lever, je me contente de regarder vaguement par-dessus mon livre juste pour être sûre que je ne vais pas me prendre une déflagration de fusil-mitrailleur dans la figure.

Un bref coup d'œil au conducteur… j'ai du mal à le distinguer à travers la fumée.

Juste un éclat. Un dixième de seconde qui suffit à me décider, mon cœur remontant en un sursaut dans ma gorge, et mon pouls frôlant la crise de tachycardie.

Je me lève d'un bon et jette presque mon livre sur la table.

- Patron ! je lance en direction des deux pizzaïolos. J'ai le temps de faire un tour ?

- Vingt minutes mademoiselle, me répond l'apprenti.

Je le remercie et rapidement je m'approche de la voiture. L'odeur de pneus brûlés est abominable, et je plisse le nez. Une main sur le visage, je m'avance jusqu'à la porte du conducteur. La fumée est rentrée à l'intérieur par la fenêtre à peine ouverte, mais suffisamment pour que l'on n'y distingue absolument rien.

Je toque trois fois à la fenêtre.

Pour toute réponse, le trou noir et mortel du canon d'une arme se plaque contre la vitre, pile face à mon œil droit. Mouais…

Pas plus impressionnée que ça, je me contente de toussoter.

- Un coup de main peut-être ?

Il y a une seconde de flottement… puis l'arme disparaît dans la fumée. J'ai à peine le temps de légèrement me décaler, que la portière est défoncée d'un coup de pied rageur, chaussé d'une botte de cuire.

Le temps d'un battement de cœur, et je me retrouve avec l'embout glacé d'un pistolet contre la tempe, un bras en clef dans mon dos, maintenu avec fermeté. Un souffle à mon oreille, une voix claire.

- Tu permets ?

- Je commence à avoir l'habitude de venir en aide à tous les pourchassés de cette ville, je plaisante.

Le chien de l'arme est retiré. J'espère juste que ce n'est pas aussi irresponsable de ma part que ça en a l'air… bah, je ne suis plus à ça près.

- Tu tombes bien, je continue. Il fallait que je te parle d'un truc.

- Ça peut attendre une minute ? J'ai les flics au cul, et ils vont débarquer d'une seconde à l'autre.

Je réfléchis le plus rapidement possible, jetant un coup d'œil aux environs.

Nous sommes au dernier croisement avant une impasse, et il n'y a pas un chat. Ni le boulanger, ni les banquiers sont sortis voir ce qui avait pu s'ajouter au tas de mafieux bruyant qui rythment leurs journées.

Ce que l'on peut être blasé dans cette Cité, c'est pas croyable…

- Ils sont combien ?

- Le boss en personne. Il a pris la tête. Je ne sais pas s'il a déjà prévenu d'autres patrouilles, mais je n'ai pas encore entendu de sirènes.

Bon point ça.

- Tu pourrais me mettre un coup de poing ?

Un ange passe et j'ai un claquement de langue frustré.

- D'accord, je reformule. Fais ce que je te dis, j'ai une idée et pour cela j'ai besoin que tu me mettes un coup de poing. Le nez, pas l'œil s'il te plaît.

Bon, le message a été clair. L'arme disparaît dans un cliquetis métallique, et dans un murmure, je lui fais part de mon idée.

- Ça marche. Le nez tu disais ?

Je n'ai même pas le temps d'anticiper la douleur que mon visage explose en milles éclats de souffrance.

Putain ça fait mal !

Pas besoin de jouer par-dessus, j'ai le pif en sang !

Mes lunettes ont volé à mes pieds, et je m'effondre sur mes genoux, tenant de mes deux mains tremblantes mon nez, ou du moins ce qu'il en reste.

Putain de bordel de merde, j'ai tellement mal que je le sens même plus sous mes doigts tremblants. Enflure ! Ce n'était pas la peine de me casser le nez !

AÏE !

Perdue dans les vagues de souffrance qui irradient mon visage jusqu'à la pointe de mes cheveux, j'entends à peine une deuxième voiture s'arrêter en catastrophe jusqu'à côté de moi, et une portière s'ouvrir.

- Que s'est-il passé ? crie une voix bourrue au-dessus de moi.

Ah misère… Les yeux humides, les mains pleines de sang sur mon visage, je dois me faire violence pour lever un peu la tête. Il voit bien que je m'en suis pris une, il ne peut pas faire preuve d'un peu de compassion et se mettre à ma hauteur ce con ?

Un bref coup d'œil et je réponds à ma question. Nope, celui-là, il n'est pas capable de la moindre compassion.

Mon cœur fait une embarquée lorsque je reconnais Bara Sakazuki, Surnommé Le Chien Rouge en personne.

… Le Boss, hein ?

Ce n'était pas un euphémisme. En dessus de moi se tient pas moins que le commissaire en chef de la brigade criminelle de la Cité.

Le commissaire en chef, bordel.

- Que s'est-il passé ? répète-t-il en haussant le ton, impatient.

Oh toi mon gars, ne m'échauffe pas…

- Ze voulais zuste voir z'il y avait des blezés… mais ze me zuis prit un coup…

Je parle comme je peux alors que je continue à tenir mon nez dans l'espoir qu'il arrête de déverser tout le sang de mon corps. D'une main tremblante de douleur, j'indique la direction d'une route que je sais être une longue impasse donnant sur un lotissement où n'importe qui pourrait trouver mille planques pour échapper à n'importe qui.

- Z'ai zuste vu quelqu'un allez par là…

Il jure haut et fort, et fait demi-tour en courant pour remonter dans sa voiture banalisée et mettre les gaz à fond dans un crissement de pneus. En deux secondes, il a disparu et je me retrouve seule dans la rue.

Une fois le silence revenu et que je suis sûre que le Clebs ne reviendra pas de suite, je jette un coup d'œil à ma montre tachée de sang. J'ai encore du temps avant que nos pizzas soient prêtes.

Les genoux encore flagellants, je me lève comme je peux en me tenant à la carrosserie verte pomme. Rah… j'ai mal jusque dans les chevilles…

Je récupère mes lunettes miraculeusement intactes, contourne le pick-up et en arrivant devant la portière passagère, je l'ouvre en éventant comme je peux les restes de fumée.

- Tu m'as pété le nez, espèce de frapadingue ! DEBILE ! je chuchote, furieuse.

- Tu me l'as demandé, se contente de dire mon vis-à-vis en haussant les épaules.

J'ai un sifflement de douleur pour éviter d'enchaîner toutes les insultes que je connais.

- Allez, sors de là, je finis par marmonner. Dépêche, avant que quelqu'un se décide à sortir voir s'il y a des morts.

Et en évitant les caméras de la banque, nous passons dans la ruelle en face, par la porte de derrière de la pizzeria… juste à côté des poubelles où un chat y fait sa toilette.

J'ai un bref rire et je souris.

- J'ai comme un sentiment de déjà-vu…

- Je vois ce que tu veux dire, répondit la Porto Pink Lady.

Elle passa une main dans ses cheveux irisés et épousseta son haut qui laisser voir son ventre plat et ferme. De même, elle me détailla d'un coup d'œil critique. Je songe un instant que je dois être bien ridicule… pleine de sang et de poussière, et sûrement deux yeux au beurre noir après le coup qu'elle m'avait mis.

- Je t'ai demandé de me mettre un coup de poing, je lui reproche avec colère. Pas de m'exploser le nez !

Elle hausse un sourcil (cette expression qu'elle a… me donne juste envie de la frapper !) et d'une main sèche, attrape mon menton pour examiner mon visage. Elle plisse les yeux, critique.

- En effet, je ne t'ai pas loupé. Mais comment dire… c'était de bon cœur. À charge de revanche, conclut-elle avec un sourire.

Oh miséricorde, je vais la tuer.

Si je ne tremblais pas encore un peu trop, je l'aurais frappée celle-là !

- Tu n'aurais pas un mouchoir ? je demande.

- Je te dois au moins ça j'imagine, consentit-elle en me tendant un paquet de mouchoirs qu'elle avait sorti de Roger sait où.

J'imagine que c'est le seul merci que je recevrais de sa part.

Je m'adosse au mur et essuie mon visage où le sang commence à sécher.

- Il n'est pas cassé, m'assure-t-elle en me voyant tâter mon nez endolori. Tu ne vas pas faire d'hypoglycémie, n'est-ce pas ?

- Très drôle, je suis hilare.

Nous échangeons un regard… et le détournons aussitôt pour cacher, inutilement, un bref sourire. D'accord, je l'admets… elle a une sacrée classe, droite et fière malgré quelques traces de poussières. À moins que cela ne contribue à son charme.

- J'ai le droit de savoir ton nom, ou je vais continuer à te surnommer Porto Pink Lady jusqu'à ce que j'en sois digne ?

Elle a un bref rire, juste une expiration.

- Bonney. Jewelry Bonney. Mais tu peux m'appeler comme tu veux.

Jewelry Bonney… Jamais entendu parler. Mais c'était un très joli nom, je suis un peu jalouse. Elle porte le nom d'un bijou et moi d'un piaf. La généalogie est une telle injustice.

- Cara, je propose en lui tendant une main.

- Bonney, offrit-elle en attrapant ma main pour la serrer avec assurance. Je t'en dois une, n'est-ce pas ?

Hum…

Je replace mes lunettes sur ma pauvre arrête endolorie, avec soudain plus d'assurance. Je jette un regard à ma montre.

- J'ai encore un peu de temps. J'ai deux-trois trucs à te dire.

Elle m'invite à parler d'un coup de menton. Je lève mon poignet et écarte mon bracelet pour mes cicatrices blanchâtres en évidence.

- L'homme qui m'a fait ça, était un membre de la mafia. Hors d'état de nuire.

Je la laisse examiner à nouveau mon poignet, avec un regard critique qui glacerait le sang d'un serpent. Je le recouvre et reprends.

- En revanche, ce n'est pas un mafieux que tu cherches, n'est-ce pas ?

Elle plisse les yeux, attendant la suite dans un silence rythmé par sa respiration restreinte.

- Tu m'as demandé mon nom. Tu es à la recherche du tueur en série qui s'en prend aux « D », n'est-ce pas ?

Elle reste parfaitement inflexible.

RAAAAAAAAAAAH !

- Mais arrêtez de rester de marbre comme ça ! je m'exaspère haut et fort en passant mes mains sur mes paupières. Réagissez ! Écarquillez les yeux, respirez plus fort, haussez un sourcil, je ne sais pas moi !

Elle se contente de me lancer un regard un peu blasé. Un regard qu'il me semble avoir déjà vu cent fois.

- Misère…

- Comment tu connais ce tueur ? demanda-t-elle soudain. Cette affaire n'est traitée qu'en haute sphère. Personne n'est au courant s'il n'est pas lié directement à l'affaire.

Je mime un geste de victoire.

- Ding ! Gagné.

Je croise les bras et me force à reprendre mon sérieux. Ce n'est pas le moment de me laisser embrigader dans ma dérision habituelle… même si c'est tentant.

- Écoute, je reprends avec sérieux. Je n'ai pas beaucoup d'amis. Mais deux d'entre eux s'appellent respectivement Portgas D. Ace et Monkey D. Luffy.

- Monkey D. ? répéta-t-elle. Comme Monkey D. Garp ?

Bingo. J'ai un bref sourire.

- Peu de gens connaissent le nom complet de Garp. Et encore moins aurait fait le rapprochement entre Garp… et cette affaire.

Elle plisse les yeux et a un bref sourire.

- Touchée. Oui, je connais Garp. Enfin, reprit-elle, pas personnellement. Mais je connais l'affaire, et ceux qui s'en occupent.

- Donc, j'ajoute sur le ton le plus sérieux possible pour la situation. De ton propre aveux… seuls ceux liés à l'affaire… en connaissent les détails… n'est-ce pas ?

Son expression perd toutes traces de légèreté. Ses muscles se tendent, sa mâchoire se crispe. Elle ferme les yeux un instant. Je reprends plus doucement.

- « Retrouver un homme sur la simple description des entailles qu'ils laissent sur le cœur de ses victimes »… n'est-ce pas ?

Elle hoche la tête et rouvre les yeux, dissimulant une vive douleur qui ne la trahit qu'un court instant.

- Tu as une bonne mémoire.

- Pas vraiment. Ça m'a… particulièrement marqué.

Elle hoche la tête derechef.

- J'imagine que tu connais l'affaire grâce à Garp. Que sais-tu exactement ?

Je soupire, me remémorant rapidement les détails.

- Pas grand-chose, j'avoue. Le strict minimum. Lorsque des victimes portant le nom du clan D. se sont retrouvées affiliées à un tueur en série déjà connu de leur service, Garp a mis ses petits-fils au courant. Et comme je passe la quasi-totalité de mon temps avec deux d'entre eux, j'ai également été incluse dans la confidence. On doit prendre un peu plus de précautions.

Elle acquiesce en passant une main sur ses tempes.

- Tu es une D. ? je demande, même si la réponse me semble évidente.

- Non. Je ne fais pas non plus partie d'un clan. Je suis liée à cette histoire depuis bien avant qu'il ne s'en prenne aux D.

Elle finit par imiter ma posture et s'adosse au mur dans son dos, mais la ruelle est si étroite que la distance qui nous sépare reste d'à peine un murmure.

- Ce mec, ça fait vingt ans qu'il tue.

Je grimace sous le vertige du nombre. Vingt ans… combien de personnes ont péri de ses mains ? Combien de familles en deuil ? Combien d'amis disparus ? Vingt ans…

- Il change de type de victimes tous les deux ans environ. En fonction de l'actualité en réalité. Ce salopard nargue la police en faisant ça.

- Comment ça ? je demande sans comprendre où elle veut en venir.

- Dès qu'un scandale éclate dans les hautes sphères et surtout, qu'il est assez problématique pour ne pas faire la une des journaux, il enchaîne des victimes ayant un lien avec le scandale.

Elle ferme les yeux, semblant se remémorer de vieux démons.

- Il cible un détail particulier et choisit ses victimes sur ce détail. Un grain de beauté, un prénom atypique, une allergie… n'importe quoi. Même (elle a une hésitation qui dure un dixième de seconde) une couleur d'iris bien précise.

Lorsqu'elle rouvre les paupières, son regard améthyste est brûlant d'une rage contenue.

- Ma plus jeune sœur est morte des mains de ce salop. Elle a été kidnappée, séquestrée pendant des jours… puis il lui a arraché le cœur, a inscrit sa marque sur celui-ci et s'est servi d'elle dans une mise en scène où elle n'était plus qu'une poupée désarticulée avec qui l'on avait un peu trop joué.

J'ai un haut le cœur et par réflexe, je serre mon poing sur mes lèvres pincées. Écœurée et prise d'une soudaine compassion pour elle, je hoche la tête avec respect.

- Je suis désolée.

Elle ne répond pas tout de suite.

- Ça fait cinq ans que je le poursuis, dit-elle. Cinq ans sans la moindre putain de piste, cinq ans que j'examine les moindres détails sans parvenir à en tirer quoi que ce soit.

Elle met un coup de pied rageur dans une poubelle qui se renverse, faisant fuir un chat dans un miaulement indigné.

- Tout ce que j'ai gagné, c'est que le Clebs me poursuive en pensant que je suis une alliée de ce fils de pute, et que j'écume pour lui ses scènes de crime pour les brouiller. Mais quel con !

Une deuxième poubelle explose contre un mur et elle inspire à fond l'odeur de moisissure pour se calmer. Je me contente de la laisser se défouler, analysant tous les éléments que je viens de découvrir.

- Bonney ?

- Quoi ?

Je sors mon téléphone et l'ouvre.

- Je n'ai pas moins de trois D. dans mon entourage proche. Donc trois fois plus de chance que l'un d'entre eux soit pris pour cible, d'autant qu'une amie de Garp est déjà décédée. Que dirais-tu si un jour cela arrive, que tu sois la première personne que j'appelle pour prévenir ? Quelque chose comme… sept bonnes minutes avant que je ne prévienne la police ? Hein, sept minutes, c'est pas mal non ?

Elle se calme et me dévisage.

- Tu es sérieuse ?

- Ce n'est pas parce que j'ai la gueule explosée et que j'ai la dalle que je ne suis pas sérieuse.

Elle a un bref tic de l'œil et je m'insulte mentalement. Je lève la main en secouant la tête.

- Désolée. J'arrête. Oui je suis sérieuse. Comment te dire… Aucun D. que je connaisse ne porte vraiment le Clebs dans son cœur… et vu comme il a œuvré pour que les D. n'obtiennent pas reconnaissance, je ne suis pas tout à fait sûre qu'il cherche réellement à arrêter ce malade.

J'ai un sourire.

- Je crois que je préfère encore confier la vie de mes amis à une parfaite inconnue aux mœurs douteuses.

Elle ne me répond toujours pas. Alors mon sourire s'agrandit et j'ai un bref frisson d'excitation.

- Ne t'en fais pas, il semble que ce soit devenu une constante chez moi.

Elle tique derechef mais cette fois, saisit mon téléphone et y rentre un numéro. J'y jette un coup d'œil lorsqu'elle me le rend. Elle y a rentré son numéro sous le nom de « Bonney ». Parfait. Je lui envoie un sms. « Cara ». Elle ne doit pas avoir son téléphone sur elle mais hoche la tête.

- Je rêve, ou je viens de me faire une indic' ? dit-elle soudain.

- On dirait bien, je réponds d'un rire.

Elle reste pensive une seconde, puis reprend.

- La seule chose un tant soit peu importante que j'ai réussi à collecter sur le coupable, c'est qu'il possède un 4x4. Oui, je sais, il y a une proportion de personne ayant ce model assez important dans la cité et surtout aux alentours. Mais soit vigilante.

Je note l'information dans la mémoire.

Bonney me dévisage encore un moment. Je remonte mes lunettes, mal à l'aise.

- Un problème ?

Elle ne me répond pas tout de suite. Elle finit par secouer la tête.

- Ce n'est rien. Cara ?

- Oui ?

- Prends soin de toi.

Je souris.

- Prends soin de toi aussi, Bonney.

Ce soir-là, en revenant avec les pizzas (dont la moitié d'une avait non mystérieusement disparu et où il avait fallu que je plaide coupable), je me suis jurée qu'il faudrait que je parle à Rayleigh de quelques détails.

Mais en un mois, à aucun moment, je n'en ai trouvé le courage.

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Merci d'avoir lu !