Hey !
Que vous dire à part « merci » pour avoir passer le cap des 200 reviews ? Vous êtes vraiment, vraiment cool. Poster m'aura vraiment beaucoup apporté, autant de stress que de joie. Alors, MERCI !
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Merci à Taranis K, Seerafina, Swam,Arya39, Carmin,CrazyOP,Lena18 et aux deux Guest pour leurs reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !
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RAR :
CrazyOP – Merci pour tous ces compliments ! Je me suis bien amusée à retranscrire tous ces barges à cet univers, contente que ça te plaise ^^
J'aime bien mélanger les genres, alors si ça plaît, tant mieux ! Et oui, l'histoire n'est pas censé aller en se simplifiant… En réalité, je suis contente que tu trouve Cara plus mature. J'avais peur de ne pas rendre la chose lisible, même si le personnage est clair dans ma tête.
De même pour l'humour, contente que tu apprécies. J'avoue que je m'amuse beaucoup avec ces trois-là. Et Bonney semble en effet avoir son petit succès.
Merci pour ta review ! Encore plus puise que c'était ta première !
Carmin – Je me fais un devoir de toujours répondre à toutes les reviews ! C'est quand même la moindre des choses !
Merci pour ta validation !;) Si ça marche pour vous, ça marche pour moi qui n'est pas assez de recul pour savoir si je réussit mon cou ou pas.
Nan nan ! x) Je n'avais absolument pas l'intention de les mettre ensembles alors qu'elle est aussi jeune ! En l'état actuel de l'histoire, et surtout de Cara, ainsi que de Law, ça n'aurait de toutes façons pas été possible. Nope, ça viendra avec la narration et l'avancement de l'histoire ~
Merci beaucoup pour ta review !
Lena18 – Pour sa défense, ce n'était pas pour elle mais pour Sabo. Et pour ma défense je déteste les hawaïennes !
Mes voisins ont du ce dire que j'avais explosé le dernier câble qui me restait, mais ton commentaire était vraiment parfait. Mais qu'est-ce que tu m'as fait rire ! (Avant de me faire pleurer parce qu'en effet, la France est actuellement une quiche sans fromage…).
J'avoue, Bonney était un peu mon défouloir. J'avais très envie d'un perso un peu comme ça, et elle s'est imposé à moi. Du coup je me suis lâchée. Et adieu la cohérence pour le coup, c'est vraiment amusant d'écrire une scène avec elle dans les parages. Contente qu'elle plaise ^^
Merci pour tous ces compliments ! Ma tension et mon cœur sont toujours en PLS dans un coin, j'ai du assommer mon ego à grands coups de lattes pour ne pas qu'il déborde et tu as été le rayon de soleil de ma journée épuisante. Mais merci !
Je suis tout bonnement incapable d'écrire que du léger. Faut toujours que je me complique la vie à m'en faire des nœuds de neurones, mais j'essaie de compenser en effet. Pour vos yeux et ma santé mentale.
Cara est un personnage sur lequel j'ai sué sang et eau. D'autant que l'on n'a pas vraiment des caractères compatible, ce qui, à la première personne, est loin d'être une partie de plaisir. Et l'une de mes plus grande peur est de ne pas arriver à écrire correctement cette évolution, sa maturité. Parce que autant c'est clairs dans ma tête, je vois qui elle était et comment elle avance vers qui elle sera, mais en réalité, je ne sais pas du tout si j'arrive à le faire passer. J'apprécie que tu apprécies, crois-moi. Maintenant fait que je fasse aussi bien pour tout ce qu'il reste à écrire… (Ou j'ai fichu mes anti-migraineux moi?).
Merci infiniment pour ta remarque sur la scène de Rayleigh. C'est une scène que je n'ai pas enrobé plus que ça pour ne pas tomber dans le pathos, mais qui a été très importante pour moi pour le personnage de Cara. Merci beaucoup.
Merci pour ta review !
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Bonne lecture !
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Chapitre 31
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Mi-juin. Et la plus belle saison des pluies que nous ayons eu depuis des années. Il n'est pas tombé la moindre goutte pendant plus de deux semaines. Pas l'ombre d'un nuage fugace dans ce ciel bleu magnifique. Juste une légère brise qui apporte un embrun délicat et vivifiant.
… Sauf aujourd'hui.
Juste aujourd'hui. Le seul et unique jour où l'on a à sortir. D'ailleurs, il faisait encore beau quand je suis sortie de chez moi… mais il s'était soudain mis à pleuvoir lorsque je suis arrivée chez Rayleigh pour rejoindre Ace qui m'accompagne. Et lorsque nous nous sommes mis en route, c'était un véritable déluge qui s'était abattu sur nous.
Le craquement sourd d'un orage imminent résonna au loin, et le long frisson qui me parcourut n'eut rien d'agréable.
Au moins, le spectacle de la Cité sous une pluie bienvenue contrebalançait un peu cette journée bien déprimante en perspective.
… C'est moi où je me transforme en poète du dimanche dès que je sors de mon appart' ? Et en plus, cette fois, c'est encore plus mauvais qu'avant.
Une voiture passe à côté… et avec ma chance, roule un peu fort dans une flaque qui m'éclabousse malgré mon saut de ballerine bourrée pour l'éviter. Tss…
Dire que pour l'occas' d'un si beau temps, j'ai mis un short et un débardeur qui font presque féminin. Ace s'est ouvertement foutu de ma gueule. Et encore plus maintenant du fait que j'ai super froid.
Mais je me suis permise de faire de même en constatant avec un certain amusement mêlé de désespoir qu'il avait mis son superbe chapeau orange pour l'occasion. Les gens se retournent sur notre passage pour observer cette œuvre d'art. Récupérée dans une benne à ordure, je lui rappelle au passage ; mais il se contente de me répliquer de m'occuper de mes lunettes (que j'ai rayé en me cassant la figure en skate).
En bref, heureusement pour nous que le ridicule ne tue pas. On n'a pas l'air fin tous les deux sous le parapluie qu'Ace a tendance à faire un peu trop pencher de mon côté et donc à me tremper encore un peu plus.
Sabo semblait d'ailleurs soulagé d'avoir une excellente excuse pour ne pas avoir à nous accompagner à l'Hôpital Ouest où nous avions rendez-vous pour des examens de routine.
Ace voit un médecin pour sa narcolepsie dont le traitement a besoin d'être rééquilibré, et je passe moi-même voir mon cardiologue.
- Quel temps pourri, j'ai hâte qu'on ait fini. Plus vit' on sortira de là, plus vit' j'irais mieux, se désole Ace s'étirant de tout son long. Ça t'dit qu'on aille au garage de Kidd après ?
- Tu proposes que l'on s'enferme dans un garage sombre à l'air saturé de gaz carbonique plutôt que de rester dans un établissement à l'hygiène irréprochable et aseptisé ? j'ironise. Intéressante conception du « gâchis ».
- J'aimerais just' changer quelques écrous, se justifie-t-il. Après j'te rejoins, j'emprunterai un skate à Kidd. Quelques acrobaties m'feraient pas de mal. J'ai besoin d'me dépenser et d'décompresser un peu.
Je ne réplique rien, me contentant d'une grimace compatissante.
Le nombre de D. tombant entre les mains meurtrières du tueur en série qui les prend pour cible atteint maintenant le pénible nombre de quinze. Du propre aveu de Garp, il ne savait même pas qu'il restait autant de D. sur l'île. Et il ne sait pas plus combien il en reste actuellement.
Ace passe son bras derrière la tête, dans ses mèches noires.
- Y'a longtemps qu'on s'est pas r'trouvé juste tous les deux, me fait-il remarquer.
- Hum, j'acquiesce.
Connaissant Ace, ce genre d'introduction signifie qu'il veut parler de quelque chose en particulier et qu'il n'est pas à l'aise… mais comme le silence qui suit s'éternise, je reprends :
- Crache le morceau, Ace.
- Je suis si transparent qu'ça ? demande-t-il en grimaçant.
- Non, je lui offre. Je te connais juste par cœur.
Il passe une main sur sa nuque, mal à l'aise et détourne les yeux. Ouh la… Pour agir ainsi, c'est que c'est vraiment important ou qu'il est vraiment mal à l'aise. Je jette un rapide coup d'œil à ma montre. On est pas mal en avance.
Alors je m'arrête sous le ponton de la bibliothèque devant laquelle nous passions, l'obligeant à faire de même et plante mon regard dans le sien.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Son regard est hésitant, le mien déterminé.
Finalement, il s'appuie à la rambarde de l'escalier et repasse sa main sur sa nuque.
- Cara… Tu t'vois où dans dix ans ?
Ah… je vois ce qui le tourmente. La même chose que depuis deux ans, mais plus l'année avance, plus il est mal à l'aise.
- Honnêtement, Ace ? Je n'en ai pas la moindre foutue idée.
Il me lance un regard en biais, l'air de dire « te fous pas de ma gueule ». Je soupire et m'installe à côté de lui.
- Je suis sérieuse. Je veux faire des études de lettres, je voudrais travailler dans la littérature… mais quant à savoir ce qu'il en sera dans dix ans… personne ne le sait, et je crois que personne ne veut le savoir.
Il se renfrogne un peu.
- Sabo dit qu'il espère bien dev'nir professeur et que dans dix ans, il sera sûrement face à une classe d'adolescents d'notre âge.
Mouais, tout Sabo ça. Mais j'ai quand même un sourire.
- Il t'a parlé de Koala ?
- Koala ? Non.
Je ricane.
- Et tu crois vraiment qu'il est lucide pour t'avoir parlé de travail mais pas de l'amour de sa vie ? Tu crois vraiment que dans dix ans, ils ne seront pas mariés et avec une ribambelle d'enfants ?
Je lui jette un regard en biais, rieuse et après une seconde d'incertitude… il me répond de même.
- Touché.
- On a à peine dix-sept, dix-huit ans Ace. C'est tout juste si l'on sait ce que l'on va faire à manger ce soir. Tu crois que quiconque à la capacité de deviner ce qu'il en sera dans dix ans ? Spoiler : ce n'est pas le cas.
D'un saut, je m'assoie en équilibre sur la rambarde, juste assez haute pour me permettre de parler à Ace yeux dans les yeux.
- On a le temps, Ace. On a tellement de temps…
Il ne répond rien, laissant le vent jouer avec nos cheveux quelques minutes.
Je sais à quel point il a peur… Lui qui ne vit que pour l'instant présent, devoir entreprendre un futur sur le long terme doit être une torture. De plus, avec son héritage, il a une épée de Damoclès bien vénère au-dessus de la tête en permanence. Et si un jour, les Portgas décident de faire entendre leur voix dans cette histoire, il y a de forte chance pour qu'elle tourne mal.
- Je vais demander à Kidd de me prendre comme apprenti.
Il a à peine murmuré ça, mais sa voix est porteuse de tout le stress qu'une telle décision implique. Je passe une main sur son bras. Il est athlétique, même pour notre âge, et sous la pulpe de mes doigts, je sens tous ses muscles tendus.
- Tu veux être mécano ?
- Qu'est-ce que pourrais faire d'autre ?
Je lui balance un coup de poing, et même si je dois faire l'effet d'un battement d'aile de mouche, il grimace pour la forme.
- Réponds à la question, crétin de narcoleptique. Est-ce que c'est ce que tu veux faire ? Mécanicien ? Les mains dans le cambouis toute la journée jusqu'à ce que l'on ne distingue même plus tes tâches de rousseurs ? Vivre dans un garage entre deux vis et un moteur qui pétarade ?
Il a un sourire en coin et son regard s'illumine d'une lueur… que je ne lui ai encore jamais vu. J'ai un bref pincement au cœur, mais la sensation disparaît quand je comprends qu'il est… heureux. Simplement heureux à cette idée.
- Ouais…
Je le sens tellement… léger, en un simple mot. Oui, léger, libéré d'un poids. Et s'il est heureux, alors je suis heureuse également.
Je souris tellement que j'en ai mal aux joues, mais c'est si rare de le voir d'aussi bonne humeur ! Roger, si vous voyiez votre fils… C'est plus fort que moi, j'ai un rire.
Il me dévisage un instant, puis comprenant mon hilarité, il se joint à moi.
- Arrête de rire !
- Rêve ! Allez viens, môsieur le futur mécano. On va être en retard à nos rendez-vous.
Bras-dessus bras-dessous, on reprend notre chemin sous la pluie matinale. Quelques oiseaux se joignent à notre discussion.
Lorsque nous arrivons à notre hôpital, ils ouvrent à peine les portes des consultations. Sans surprise, nous sommes très peu nombreux.
- J'avais presque oublié à quel point j'aime pas les hôpitaux, marmonne Ace avec un frisson. C'est trop… propre.
Je lève les yeux au ciel et on monte les escaliers jusqu'au premier arrêt : la cardiologie.
- Je t'accompagne, j'ai encore pas mal d'avance, dit Ace en me tenant la porte pour que je passe devant jusqu'aux secrétaires.
- Dis plutôt que tu n'as pas envie de rester seul dans cet horrible et terrible bâtiment, je ris tout bas et il détourne les yeux, rougissant timidement sous ses tâches de rousseurs.
- Gnagnagna… allez, avance la cardiaque.
Je m'approche des deux femmes en blouse qui lèvent rapidement le nez.
- Mademoiselle Swallow, me reconnait l'une d'elles avec un sourire sincère.
La plus ancienne. Elle travaille au même poste depuis bien avant mes sept ans et ma première hospitalisation.
- Bonjour. Vous ne deviez pas être en vacances ?
- Demain, dit-elle en tapant sur son clavier à une vitesse fulgurante et qui nous donne rapidement le tournis. Voilà, vous êtes enregistrée. Ah, il faut que je vous prévienne d'un petit problème.
- Un problème ?
- Rien de grave, dédramatise-t-elle avec un sourire. Le docteur Nako est tombé malade il y a quelques jours. Ses deux internes et lui sont cloués au lit. Ils devaient revenir aujourd'hui, mais ils viennent d'appeler pour prolonger leur arrêt maladie, c'est pour ça que je ne vous ai pas prévenu. Ce sont deux équipes de la clinique Yellow Day qui sont venues en renfort, deux internes tout à fait compétant. Ça ne vous dérange pas ?
Si.
Si ça me dérange à mort. Le docteur Nako connaît mon cœur sur le bout des doigts. Littéralement. Si quelque chose ne va pas, personne mieux que lui ne sera le déceler.
- Ce n'est qu'un contrôle, je souris. Aucun problème.
- Parfait ! Ne vous en faites pas. L'interne que vous allez voir et son équipe sont plus que compétents. Parmi les meilleurs.
Rien à foutre.
Le touché du Docteur Nako m'est familier, rassurant. Depuis le temps, j'ai su associer ses mains et leur odeur bien précise à une sensation de bien-être, de calme.
Mais les mains d'un parfait inconnu ? Je frissonne d'avance, dégoûtée. Les mains d'un homme. Sur moi. Il va vraiment falloir que je me fasse violence pour ne pas partir en courant…
- Merci, à tout à l'heure.
Nous nous éloignons jusqu'à la salle d'attente. Ace plisse les yeux.
- J'rêve où tu as failli repartir en claquant la porte ?
- Tu rêves, je marmonne et il a un rire.
- Mais qu'elle mégère tu fais ! On change tes habitudes et tu manques d'taper un scandale ? C'est la meilleure !
- Arrête de rire ! je murmure en rougissant de honte d'avoir été ainsi mise-à-nue.
- Rêve, réplique-t-il avec un clin d'œil.
Humph !
- Tu n'as pas rendez-vous toi ?
- Minute papillon ! J'ai encore tout l'temps de me moquer de toi.
Mais c'est qu'il rit haut et fort ce malotru ! Il cache comme il peut son rire lorsque nous sommes rejoints par un homme d'un certain âge qui s'assoit en nous ignorant royalement. Il finit par se calmer, quand la double porte menant aux salles d'examens s'ouvre.
- Mais qui s'est t'y qui v'là t'y pas ! Cara !
Je sursaute en reconnaissant une voix familière… à des kilomètres de l'endroit où j'ai l'habitude de l'entendre.
- Penguin ?! Shachi !
- Salut !
Je ne rêve même pas ! C'est bien eux qui s'avancent vers nous et… whoua…
- Mais… vous êtes vraiment infirmiers alors ?
Shachi éclate de rire ; un brin vexé, Pen' m'assomme avec le clipboard qu'il tient.
Pourtant, je n'exagère même pas. Les voir ainsi, en blouse blanche et posture professionnel… c'est à des années lumières des deux Don Juan que je connais. Même le timbre de leur voix me semble plus posé, plus grave.
- Je te signale que l'on peut dire la même chose de toi, réplique-t-il. Comme quoi, il y a bien une fille sous l'uniforme.
Touchée.
- C'est vous, qui venait de Yellow Day alors ?
- Yep, confirme Shachi avant de se tourner vers Ace. Jeune homme ? Tu es son petit-ami ?
- Plutôt mourir, assure Ace avec un grand sourire en tendant la main pour serrer celles des deux infirmiers.
- Pardon, je me reprends vite. Ace, je te présente les deux plus grands fidèles du Laboom Soul, Aoi Penguin et Minami Shachi. Pen', Shachi, voici mon meilleur ami à ses heures perdues, Portgas D. Ace. Ace ne faisait que m'accompagner.
Je suis encore un peu sous le choc, comme si tout ce qui se déroulait devant moi arrivait à une autre personne. Ace jette un coup d'œil à sa montre.
- D'ailleurs je vais également y allez. Je vous la confie.
- Compte sur nous.
Shachi me sourit, et Pen' s'avance vers le deuxième patient pour nous guider jusqu'en salle d'examen.
Je leur emboîte le pas après un bref salut à Ace. Miséricorde… il faut que je me reprenne, mais ces deux-là semblent dans leur élément, détendus et pourtant si droits. Alertes.
- Je croyais que c'était deux internes qui étaient venus en renfort ?
- C'est le cas, m'explique Pen'. Mais comme le docteur Nako, ses deux internes et quatre infirmières sont malades, on a suivi pour filer un coup de main. Oh, et Bepo également, même s'il n'est pas sur l'étage. Je te dis pas notre surprise en voyant ton dossier !
Je réalise soudain qu'en effet, ils ont lu mon dossier médical. Je ne peux m'empêcher de rougir en imaginant ce qu'ils ont dû y lire… puis je me fais violence pour me remettre sur le droit chemin. Quoi qu'ils aient lu, ça ne date pas au-delà de l'année précédente.
Du calme Cara… il ne sauront certainement jamais quelle enfant tu étais. Infernale et bruyante. Bref.
Devinant mon malaise, Shachi me sourit.
- Je sais que changer de médecin peut-être stressant. Surtout que d'après ton dossier, il te suit depuis dix ans. Mais ne t'en fait pas, je reste avec toi.
- Ça fait bizarre de vous voir si… professionnels, je leur confis.
Shachi sourit et me fait un clin d'œil et Pen' bombe le torse, fier de son badge indiquant « Infirmier Anesthésiste ».
- Ça fait bizarre de te voir en dehors du bar, me répond Shachi sur le même ton.
Pen' et son patient s'éclipsent les premiers dans une des salles d'examen, et nous rentrons dans une autre. L'infirmier fronce les sourcils en remarquant qu'il n'y a personne.
- Ah ? Il a dû sortir boire un coup. Installe-toi. Tu as les résultats de ta prise de sang sur toi ?
Je lui tends l'enveloppe, et pose mon sac, retirant mes chaussures pour grimper sur la table d'examen. Je connais le programme par cœur. Stéthoscope, Electro Cardio Gramme, examen du Pacemaker… rien de bien folichon, mais nécessaire.
Soudain, je réalise à quel point retrouver des visages familiers m'a considérablement détendu. J'en suis presque euphorique. Moi qui, un instant plus tôt, me demandait comment un parfait inconnu pouvait prendre en charge mon cas, la présence de ces deux-là, et celle de Shachi maintenant m'ont passablement détendus !
Il pourrait rentrer le Docteur Vega Punk en personne dans la pièce, que ça ne me poserait plus aucun problème.
Shachi finit par froncer les sourcils.
- Je reviens, je me demande ce qu'il fiche…
Qu'il ne se presse pas, je n'ai pas non plus hâte qu'il arrive. La pièce reste silencieuse un instant… puis l'infirmier rouvre la porte et passe la tête avec un sourire.
- Le voilà. Désolée, nos deux internes étaient en train de se mettre d'accord pour échanger de salle. Tu vas avoir l'autre interne. Oh, le voilà.
Il rentre en se pressant un peu, et il est suivit d'une personne qui le suit d'un pas assu-
… d'un pas… assuré…
Un regard d'acier.
Des cernes sombres.
Mon cœur rate un battement.
- Bonjour Mademoiselle Swallow. Je replace le Docteur Nako. Mon nom est Trafalgar Law.
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Merci d'avoir lu !
