Hey !
Merci à Les-Fictions-De-Niils, Taranis K, Traff-D-Lamy, Lyra, Yoshuun, CrazyOP,Falluah,SalemHawkings, Lena18et un byk pour leurs reviews ! Merci à tous ceux qui ont mit cette histoire en fav ou follow !
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RAR :
byk – Et bien merci ! Contente que ça te plaise, et merci pour ta review !
Lyra – Yeeeeeeeeey ! C'était amusant à écrire ! Merci pour ta review ^^
CrazyOP – Merci pour ta review ! Law est en effet de retour, et j'espère que ce chapitre sera à la hauteur :)
Lena18 – Hey ~ En effet, tu as une répercussion désastreuse sur mon mental. Ne t'arrête pas ~
Humhum… Blague à part, petite chanceuse d'avoir finit tes partiels, je suis en plein dedans et pour encore deux semaines… j'en peux plus. Profite bien ^^ Que la Thuglife soit avec toi.
Le placard à balais ? Oui, c'était plus ou moins exactement ça. C'est presque dommage que je n'ai pas écrit cette scène du POV de Law. Mais ça aurait un peu cassé l'ambiance, déjà pas très sérieuse.
Alors, on en vient à la partie « MAIS POURQUOI TU N'AS PAS DE COMPTE DIANTRE ?! ». J'aurais adoré t'écrire tout un pavé pour te répondre avec force de détails les schéma de pensés de ces deux imbéciles, le pourquoi du comment, mais là je risque juste de spoil ou d'écrire une rar plus longue que le chapitre qui suit.
Quoi que ce n'est peut-être pas plus mal que tu n'en es pas : j'ai tendance à faire fuir mes lecteurs. Ils aiment peut-être ce que j'écris, mais je suis insupportable en PM. Humhum…
Mais quand même, je suis certaine qu'on pourrait avoir des discussions trèèèèès intéressante sur du développement de perso, ou de scénar.
Bref. J'étais CERTAINE, mais alors CERTAINE que tu allais me laisser ce genre de reviews. Bon, il va être difficile de te répondre sans te spoil, mais je vais quand même essayer d'être claire :
Je ne laisse jamais rien sans réponse ou « inachevé ». Si vous avez l'impression qu'il manque quelque chose, ou si Cara le sous-entends, c'est qu'il y aura une suite à la situation, même si ce n'est pas directement après.
C'est le cas ici.
Déjà, Cara est sous le coup de la surprise, une bonne décharge d'adrénaline et y'a Shachi au milieu. Ensuite, si elle ne pense pas un seul instant à Law durant toute la partie II et jusqu'à ce chapitre, ça à aussi un sens qui sera expliqué le moment venu. Du même que la raison pour laquelle ell ne lui en a pas mit une. Pas un seul instant, je n'ai décrit les pensées de Cara envers Law après son départ. Pareil, il y aura l'explication au moment voulu.
J'aurais pu le mettre, mais ça ne m'a pas semblait être le bon moment et Cara n'avait pas la tête à ça de toutes façons. De même pour le POV de Law sur la situation.
Pour toutes les questions que tu enchaînes, je ne peux malheureusement pas répondre, parce qu'elles seront avancées dans l'histoire et qu'elles y trouveront une réponse à ce moment-là. C'est très plaisant à lire, parce que d'une, en effet, on sent que tu es assidu et ça fait très plaisir et d'un autre côté, ben j'y arrive dans le récit, et ça me donne l'impression de ne pas trop me planter.
Mais ne t'en fait pas, je répondrais à toute ces questions à un moment donné. Juste, tout ça est très lourd et entre les perso et les situations, les choses se font plutôt lentement et s'étendent. J'essaie de garder une logique et c'est parfois difficile selon comment l'histoire tourne.
Ah, une relation fraternelle plutôt qu'amoureuse. C'est justement ce que je répondais à une autre personne : Cara et Law ont respectivement 17 et 27 à ce stade de l'histoire. Alors, autant la différence d'âge n'est pas un problème pour moi (et pour eux) et bien sûr, j'y reviendrais dans l'histoire… autant Cara est jeune. Trop jeune. Définitivement trop jeune pour un homme de 27 ans. Une ado, certes avec un peu plus de maturité et un environnement qui la sort un peu de ce cadre de « lycéenne », mais quand même. De la romance, il y en aura, mais pas tout de suite.
C'est une histoire qui s'étire dans le temps. De la romance et une vrai relation amoureuse entre ces deux-là, il y aura. Mais je compte bien développer ça comme il se doit.
Arg… j'espère que j'ai été clair, que ce n'est pas trop chéper comme pavé (ciel, ce pavé, c'est plus fort que moi…), que tout ce charabias abstrait est un tant soit pu compréhension…
Je ne sais pas comment te remercier pour tes reviews… c'est vraiment un plaisir de les recevoir, entre compliments (kya~) et tes réflexions, c'est parfait ;)
Merci ! Vraiment, merci !
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Bonne lecture !
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Chapitre 33
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Je gravis les trois marches du perron de la maison de Smoker et Hina, et appuie sur la sonnette. Décidément, le Quartier Sud est coupé du monde… petite banlieue aux maisons toutes identiques et leur pelouse rase, le chant des piafs et les enfants qui jouent dehors.
Écœurant.
Je suis bien plus à l'aise dans mon quartier presque rural et décrépi. Plus adéquat avec mes envies de tranquillité. Enfin… la plupart du temps.
La porte d'entrée est déverrouillée, et Hina m'ouvre la porte. Clope au coin des lèvres, café dans une main et l'air particulièrement ennuyée.
- Cara, dit-elle dans un soupire. Heureuse que tu es là, peut-être que ta présence arrivera à les séparer…
Oh… je sens que ça doit être quelque chose. Je rentre et me déchausse, mais déjà les éclats de voix me parviennent de la salle à manger. Des hurlements seraient plus exactement.
Hina se contente de tirer sur sa cigarette, et je tente une percée jusque ce qui semble être devenu un ring de boxe. J'espère juste qu'ils n'en sont pas encore venus aux mains, la vue du sang à l'heure du thé n'est pas vraiment ce que je préfère.
Je passe la tête dans l'angle du mur, un peu inquiète. Une sensation étrange m'étreint la poitrine en constatant que Law est bien là. C'est complètement idiot puisque j'entendais sa voix depuis l'autre bout de la maison, mais le voir ici me provoque un sourire que je n'arrive pas à réprimer. Entre autres parce que je n'en ai pas envie.
- Petit con prétentieux ! grogne Smoker en déchiquetant sa propre cigarette entre ses dents.
- La ferme le vieux ! répond Law en tapant du poing sur la table. À cause de vos conneries, vous avez raté l'occasion d'arrêter leur production de drogues pour plus d'un mois ! Cesear aurait mis des semaines à se remettre d'une telle attaque !
- Attaque qui aurait pu te coûter ta tête, espèce de débile ! contra Smoker. Estime-toi plutôt heureux d'être encore en vie !
- Et toi estime-toi heureux que je ne t'ai toujours pas mis mon poing dans la gueule !
Oh… Law devient vulgaire, ça ne va pas tarder à dégénérer cette histoire. Je m'avance et dis sur le ton le plus bas possible pour les obliger à baisser le leur :
- Un partout, balle au centre, j'arbitre avant de lever mon sac pour le mettre en évidence. Ça vous dit de reprendre ça après une tasse de thé ? J'ai des biscuits à l'orange.
On aura au moins réussit à éviter une confrontation directe dans la minute. Smoker envoie le débat voler d'un geste de la main. Law s'immobilise sur sa chaise, et finit par s'adosser à son siège, à l'instar de son adversaire.
Ils boudent, c'est mignon.
Hina arrive à ce moment, un plateau entre les mains.
- Restez pas planter là comme des cons, dit-elle en se dirigeant vers le salon pour poser le thé sur la table basse. Venez, et bougez-vous, j'avoue avoir envie de goûter ces fameux biscuits.
Habituée, je m'installe dans un fauteuil à l'assise en demi-lune où je peux croiser les jambes en m'emparant de la tasse que la maîtresse de maison me tend. J'en inspire les effluves avec délice. Verveine.
Hina assoit presque de force son mari sur le canapé à ma droite. Elle-même s'installe à ses côtés et bien vite, elle se calfeutre l'air de rien sous son bras posé sur le dossier, sa propre tasse fumante au bord des lèvres.
Law est donc consigné au fauteuil en face du mien. Je réprime un sourire en constatant que ses grandes jambes sont mal à l'aise sur quelque chose d'aussi bas. Il les croise en « 4 ».
Je le détaille une seconde, profitant d'un énième regard torve qu'il échange avec Smoker. Ces deux-là ne peuvent pas se voir en peinture, c'est incroyable la haine réciproque qui s'émane de chacun d'eux…
Il n'a pas beaucoup changé. Il a les cheveux légèrement plus longs. Ses pointes désordonnées sont devenues des mèches désordonnées. Rien de trop pour un médecin.
Ses traits sont aussi fins que dans mes souvenirs, et je me rends soudain compte que jamais, ils ne s'étaient estompés dans ma mémoire. Comme quoi, retirer une balle de l'épaule de quelqu'un est une expérience assez spéciale pour que je me souvienne parfaitement de la tête du gars en question. Et de son épaule.
Son regard est plus sûr, plus ferme. Il est en terrain connu, et je sens parfaitement la différence dans son attitude. Il n'était comme ça chez Koala et moi que les deux dernières semaines.
Seuls ses cernes n'ont pas du tout changé. Noirs et creusés.
- Il faut vraiment que tu dormes plus, je soupire en secouant la tête. On dirait que tu n'as pas vu un oreiller depuis des semaines.
Il hausse un sourcil et je dois me faire violence pour ne pas trahir le sentiment qui prend naissance au niveau de ma gorge. Ce tic familier m'avait manqué.
- Pourquoi à chaque fois que tu ouvres la bouche, c'est pour casser l'ambiance ? soupire Law avec un air mi-désespéré mi-amusé.
Je m'avance peut-être, mais j'ai presque l'impression de déceler en lui le même sentiment que le mien : celui fortifiant et un peu grisant de retrouvaille.
Mais depuis quand je fais dans le sentimentalisme moi ? Ah oui, depuis qu'il m'a tiré du mauvais pas dans lequel j'étais tombé. Mais ce n'est pas le moment de penser à ça, parce qu'un autre sentiment risquerait de prendre le dessus comme il l'a déjà fait tant de fois dans mes cauchemars. Et ça, ça va devoir attendre. Je ne veux pas faire de scènes chez Smoker et Hina.
Je remonte mes lunettes et esquisse un sourire roublard. Il me cherche ? Il risque de me trouver.
- Casser l'ambiance ? je repère en clignant des yeux comme une biche effarouchée. Tu veux dire… l'ambiance ring de boxe ? Tu m'excuses, je n'aime pas avoir les postillons de mes interlocuteurs dans mon thé.
- Tu n'es donc jamais à cours de sarcasmes ?
- Mais toi en revanche, tu manques de répartie pour abandonner si vite la partie, je me désole en secouant la tête de la manière la plus insupportable possible.
Cette fois, c'est un vrai sourire qui s'épanouit sur ses lèvres. Ironique, moqueur, acide et terriblement flippant pour qui n'y reconnaîtrait pas un signe réel d'amusement.
- J'ai failli dire que tu m'avais manqué, mais j'ai changé d'avis, dit-il simplement.
- Mais de même, je réponds sur le même ton. De même.
On échange un regard complice. Depuis quand sommes-nous complices ? Et pourquoi est-ce qu'il a fallu que je le perde de vue pendant des mois pour que je m'en rende compte ? Quelle idiote je fais.
Hina slurp sa tasse avec exagération, brisant l'échange.
- Que quelqu'un m'apporte du pop-corn, dit-elle de sa voix la plus blasée. C'est soirée free-fight on dirait.
J'ai un rire, puis je m'adosse tranquillement. Elle n'est pas loin de la vérité. Mais je vais devoir la repousser cette soirée-là, et au regard en coin que Law me lance… attentif. Je secoue la tête. Plus pour lui que pour que Hina, et je reprends.
- Avant que tu ne dises quoi que ce soit, je commence, il y a une question qui me brûle les lèvres. Je n'en ai pas dormi de la nuit.
Son regard se ferme, son sourire s'efface, il est sérieux. Il est prêt à recevoir toutes mes questions et je suis prête à entendre toutes les réponses qu'il pourrait m'offrir. J'imite rapidement sa position.
- Je ne voudrais pas… créer de conflit ou de problème, je poursuis en calant mon attitude sur la sienne, crispée. Mais, je dois te poser la question…
L'air autour de nous s'électrise, plus personne ne respire… la tension est palpable.
Je prends une courte inspiration puis me lance :
- Est-ce qu'ils te laissent sérieusement pratiquer la médecine avec « D.E.A.T.H. » tatoué sur les phalanges ? je ricane.
Hina pouffe dans sa tasse et Smoker détourne les yeux, réprimant un éclat de rire.
Law s'est effondré sur lui-même, sa tension complètement crevée comme un ballon. Il secoue la tête mais enchaîne avec le sourire.
- J'étais jeune et con. J'ai eu ma phase rebelle, explique-t-il jetant un regard aux tatouages en question en passant.
- « Étais » ? relève Smoker, mais tout le monde l'ignore.
- Et tous les autres tatouages ? je continue sur un ton moqueur. Celui de ton dos n'est même pas un peu passé.
Il hausse les épaules.
- J'avais seize ans, se justifie-t-il. J'ai pris goût à la chose.
J'ai la sensation qu'il y a bien plus derrière ça, mais il n'ajoute rien. Trop personnel visiblement. Très bien.
- C'est vraiment la première question qui te vient à mon sujet ?
Il demande ça d'un ton beaucoup trop sérieux à mon goût. Je déteste toute cette tension. C'est moi qui meurs à petit feu de stress, mais la vérité c'est que c'est eux qui me stressent.
Je soupire :
- Law, je te l'ai déjà dit cent fois. Je me fiche pas mal de qui tu es et de ce que tu fais. Interne en cardiologie, mafieux, cible pour tir au pigeon… Honnêtement ? Ça ne fait aucune différence. Et par pitié, arrête de me faire ce regard !
Beaucoup, beaucoup trop sérieux. Et aussi illisible qu'une porte de prison. Il y avait longtemps tiens…
- Miséricorde… Law…
Qu'est-ce que je peux dire pour qu'il se détende ? Comment lui expliquer que quoi qu'il me dise, rien ne changera l'image que j'ai de lui ?
Mais la seule question dont la réponse me fait réellement peur c'est :
- Que veux-tu donc me dire de si horrible que tu as peur que je change d'attitude avec toi ?
Ses cernes deviennent encore plus sombres si possible.
- Cara, c'est-
Il s'interrompt en jetant un bref regard à nos hôtes et reprend sa respiration. Il me lance un regard rempli de non-dits. D'accord, une autre entrevue seul à seul sera appréciable, je comprends. De toute façon, je ne lui en aurais pas laissé le choix. Moi aussi j'aurais deux mots à lui dire seul à seul.
- C'est un peu plus complexe que ça en a l'air.
- Je m'en doute.
Il passe une main dans ses cheveux et reprend après un instant de réflexion.
- Que connais-tu de la famille Don Quichotte ?
Je prends une seconde pour ordonner tous les souvenirs qui me viennent à l'évocation de ce nom.
- Et bien… s'il l'on ne compte pas les yakuza… et je ne les compte pas parce que honnêtement, Barbe Blanche ne pose de problèmes qu'à ceux qui en créaient et Shanks fait plus dans le complément de police qu'autre chose… je ricane avant de me souvenir de la présence de Smoker et Hina ainsi que leur rang et de rapidement déchanter. Que je ne connais que de réputation. Bien sûr.
Smoker plisse les yeux.
- Bien sûr… répète-t-il lentement en me scannant d'un regard perçant et je détourne rapidement les yeux.
- De ce que je sais, ils sont la plus grande famille mafieuse de l'île. Ils ont main mise sur les plus gros marchés. Drogue, prostitution… Et ils s'illustrent en originalité avec un… trafic d'organe.
Le petit plus qui les rendait spéciaux et… incroyablement riche. Ici plus que sur n'importe quel continent, le besoin de greffons dépasse de très loin le nombre de donneurs. Le marché noir du rein au kilo est incroyablement élevé.
- Ils tiennent tous le Quartier Nord et Nord-Est. Et tous les hôpitaux, cliniques, pharmacies, les laboratoires et la banque du sang. La totale, histoire d'être tranquille.
Et raison pour laquelle je fais soigner mon cœur défaillant dans le Quartier Super Neutre Est.
- Le Boss est un connard du nom de Dofflamingo, je continue en pensant aux quelques photos de lui que j'ai pu apercevoir (en toute impunité) dans les dossiers de Garp. Si mes souvenirs sont bons, il descend de l'une des familles de politiciens qui a créé le gouvernement actuel de l'île. Et c'est pour ça qu'il a encore moins de difficultés que les membres du conseil le laisse faire ses petites affaires sans risque que la Brigade Anti-Mafia ne soit efficace contre lui… sans vouloir vous vexer.
Hina se contente de se resservir du thé.
- Aucun problème. En échange, on ne te demandera pas d'où tu tiens certaines de ces informations.
Je toussote et continue.
- Je ne sais pas grand-chose d'autre de vraiment intéressant… Dofflamingo fait fonctionner son business comme une « famille »… Il a quatre lieutenants qui dirigent ses différentes filières… Chacun d'eux à un sous-lieutenant…
- Félicitations, intervint Smoker. Tu es la première personne externe à la famille à en avoir rencontré deux en tête à tête et à être toujours en relativement bonne santé.
Ah. Voilà qui est intéressant…
- Peter Pets était le sous-lieutenant de la branche prostitution, précisa Hina.
Hum.
- Voilà ce qui explique son langage varié et fleuri… je marmonne, la faisant brièvement grimacer.
- Et voici le sous-lieutenant de la branche de transplantation d'organe, poursuivit Smoker en désignant Law.
Ah.
Je tourne mon regard vers lui. D'un air sombre, il lève la main, comme pour répondre présent.
Ah, il semblerait que j'ai sous-estimé son sens de l'ironie.
À mon tour je lève la main.
- Salut.
- Tu peux le prendre sérieusement, s'il te plaît ? s'énerve-t-il rapidement.
- Mais je le prends sérieusement, je soupire, cachant comme je peux mon pouls qui s'est soudain accéléré en intégrant l'information. C'est vous qui êtes au bord de l'implosion. Du calme, je ne vais pas partir en courant ou faire un malaise alors… zen.
Silence.
Rien à faire, ils sont tous hyper-tendus, les muscles bandés, la mâchoire crispée. Et on dirait qu'ils vont m'annoncer que j'ai une maladie grave ou que Law va mourir.
… Et ils n'ont pas l'air de vouloir se détendre.
Bien.
Aux grands maux… les grands mots.
- J'AI DIS QUE J'ALLAIS BIEN ALORS ENCHAÎNEZ !
Ils sursautent tous.
Je me racle la gorge. Qu'est-ce que ça fait du bien.
- Tu disais ?
Law me foudroie du regard (laisse tomber mon pote, je suis immunisée). Mais quand même. Je ne cache pas mon petit sourire victorieux : clairement, ils sont quand même plus décontractés. C'est beau l'immaturité, un petit peu de stupidité ne pouvait pas faire de mal dans cette ambiance. Merveilleux.
Law passe une main dans ses cheveux, mais il n'est plus hésitant. Il humecte ses lèvres et reprend sur un ton moins tendu et plus narratif.
- Je suis rentré au service de Doflamingo à l'âge de douze ans. Tu te souviens de Flévance ? Que j'avais guérit du Saturnisme ? C'est lui qui m'a fourni le traitement, et en échange, je travaillais pour lui. Mon père était un médecin reconnu à Flevance, mais lorsque Doffy est venu pour lui, il était déjà mort. Il s'est rabattu sur moi comme lot de consolation.
Il dit ça d'une voix terne, dénuée d'émotion. Ma gorge se sert quand même…
- Il a vite compris que j'étais un petit génie, et parallèlement à la scolarité normale qu'il m'a fait suivre, j'ai eu droit à une avance considérable en ce qui concerne la médecine. L'idée étant que je puisse tenir un scalpel le plus tôt possible. Une main d'œuvre gratuite et dévouée.
Son regard est clair dans le mien. Mais je le sens plus prudent que ce qu'il veut bien montrer.
- J'ai réalisé ma première opération à l'âge de dix-sept ans. Une greffe de cœur. Et beaucoup d'autres s'en sont suivies.
Un haut le cœur me prend. Je n'arrive pas vraiment à imaginer, à concevoir ce qu'il me dit… ça va sûrement me prendre quelques temps, mais je… je peux entendre. Je peux écouter. Au moins ça, dans l'instant.
Law se redresse, brisant imperceptiblement la tension qui avait quand même réussit à s'installer et désigne nos hôtes.
- Quelques mois plus tard, je suis rentré en contact avec leur infiltré de l'époque, et j'ai à mon tour rejoint la brigade.
Son regard s'ouvre un peu et il m'offre un bref sourire.
- Le soir où tu m'as trouvé-
- Où tu t'es vautré devant chez moi, je le coupe mais cette fois il ne me le reproche pas.
Au contraire, il lève les yeux au ciel avec amusement. Changement appréciable.
- Ce soir-là, officiellement, j'étais à l'autre bout du monde pour un congrès de cardiologie. Et pour la brigade, j'étais venu falsifier certains documents et infiltrer un virus dans des serveurs importants de la branche prostitution.
- Ça a si mal tourné que ça ? je grimace.
- Pas du tout. L'idée était que je me fasse remarquer. J'avais un alibi parfait.
Il grimace à son tour, puis concède :
- Mais me faire tirer dessus ne faisait pas vraiment partie du plan.
Tu m'étonnes. Et pourtant, pendant une brève seconde, je remercie le mafieux armé qui a réussi à le toucher.
… Tout en priant pour ne plus jamais avoir ce genre de pensées.
- J'avais un téléphone jetable planqué dans la zone pour appeler ma complice au cas où les choses tourneraient mal. Mais je n'ai pas eu le temps d'y aller. Je me suis donc réfugié dans le premier immeuble qui passait, et me suis effondré sur une porte.
- Qui s'est avérée être ma porte.
Law hausse négligemment les épaules.
- Ça aurait pu être pire.
Je me retiens de lui jeter un coussin au visage.
Je prends une minute pour remettre toutes les nouvelles pièces du puzzle en place, même si ma tête tourne un peu. Une image plutôt distincte de Law m'apparaît. Mais… il reste encore quelques morceaux qui ne s'imbriquent nulle part.
- Et la radio ? L'émission ?
C'est Smoker qui se met soudain à ricaner et me répond.
- Ah, La Minute des Cœurs Brisés… Duval, l'homme qui gère l'émission, est un repris de justice au service de la Brigade. Il fait passer nos messages lorsque l'on ne peut pas se rencontrer ou se téléphoner.
… C'est…
- C'est… impossible, non ?
Ils me regardent comme si j'étais folle. Law lève très haut un sourcil.
- Je viens de t'expliquer que j'ai échappé à Flevance et au Saturnisme grâce à un médicament qui m'a été fourni par Don Quichotte en personne en échange de devenir un de ses lieutenant et que depuis je suis chirurgien à son compte… mais communiquer par messages plus ou moins codés grâce à une émission de radio te semble impossible ?
Ben…
- C'est-à-dire… l'idée que tu cherchais un message est en effet la première chose qui m'est venu à l'esprit mais… ça me semble improbable de déchiffrer un quelconque message dès la première écoute.
Smoker fronce les sourcils.
- Bien sûr que non. L'idée étant qu'aucun contact direct ne soit fait entre Duval et nous. L'émission est enregistrée. On la passe au ralenti après.
…
Heu…
Hina toussote et me lance un regard en biais.
- Est-ce que Law t'a déjà mentionné le fait un tantinet anodin qu'il était un véritable génie ?
…
- Disons que maintenant, ça me semble encore plus évident qu'avant.
Elle a un bref sourire en coin tandis que son mari lance un regard plein de hargne au génie en question qui le lui rend bien.
- C'est avec eux que tu discutais par messages interposés ? je demande pour les séparer.
- Non, avec l'autre infiltrée. Ces deux-là étaient occupés ailleurs.
Et bien, ça en fait des révélations. Mon puzzle est presque rempli. Pourtant… il y a encore quelques ombres au tableau.
Je songe soudain à quelque chose.
- Et ça a marché ?
Cette fois, c'est Smoker qui répond.
- La branche prostitution de Drafflamingo est mourante. C'était un réel succès. Où qu'ils aillent, quoi qu'il fasse, nos agents sont là et ne les loupent pas. Encore plus avec Pets derrière les verrous.
- Mais pour être honnête, reprend Hina. On pense qu'il a plus ou moins abandonné cette filière. Enfin, c'est toujours ça en moins à détruire. Nous avons fait un pas de géant sur cet échiquier grâce à ça.
Elle me fait un signe pour dire qu'elle ne rentrera pas dans les détails et grignote son biscuit en nous ignorant.
Law n'a rien ajouté… Pour ma part, j'ai bien envie de lui poser quelques questions et…
Et en même temps, les questions que j'aimerais lui poser sont bien plus privées et vu sa réticence un peu plus tôt, je ne me sens pas de chercher plus loin pour le moment.
…
Mais à quoi je pense ?
Je n'ai pas à lui demander quoi que ce soit !
… Bon d'accord, c'était quand même cool d'apprendre tout ça sur l'inconnu qui s'était invité chez moi.
Law est donc vraiment dans la mafia… et pas n'importe laquelle, celle de Dofflamingo. Et il est haut gradé.
De quoi provoquer quelques frissons de crainte à quelques personnes… mais c'est Law.
LAW !
Je ne suis pas sûre d'arriver à m'y résoudre.
Et puis, quelque part au fond de moi, le fait qu'il soit du bon côté de la loi, même si la loi en question est aussi pourrie que celle de la Cité, et bien c'est… rassurant.
Et puis même en sachant tout ça… je n'arrive pas à l'imaginer autrement que par ce que j'ai perçu de lui lorsque nous vivions ensemble. Toute cette histoire, si elle ne sonne pas faux un seul instant, me semble incroyablement lointaine. C'est comme si elle s'inscrivait naturellement dans un autre récit que je connais déjà presque par cœur.
Des mots. Juste des mots au sens encore flou.
Law. Juste Law.
Ce n'est pas ce que je voulais entendre de lui.
C'est-
Mon téléphone vibre soudain. Je fais signe que j'en ai pour une seconde. Je ne compte pas répondre, ce n'est pas vraiment le moment, mais au moins voir qui me-
Mon cœur fait une embarquée. Je décroche sans attendre.
- Par pitié, dis-moi que tout va bien.
- Si par la question « tout va bien », tu demandes « est-ce que quelqu'un est mort », alors non, répond la voix un tantinet blasée de Bonney.
Hum…
- « Non » tout ne va pas bien ou du coup « oui » quelqu'un est mort ?
- Mais quelle chieuse ! s'exaspère Bonney. Je n'aurais jamais dû t'appeler.
Mais… c'était juste que c'était… tellement facile. C'était vraiment plus fort que moi. Mais elle me tendait une de ces perches aussi…
- Réflexe, je m'excuse vaguement. Que se passe-t-il ?
Je l'entends descendre un escalier, elle parle plus bas.
- J'ai trouvé quelque chose qui pourrait être intéressant. Tu te souviens du 4x4 dont je t'avais parlé ?
- Yep.
- Et bien je commence à croire qu'il l'a repeint il n'y a pas longtemps, m'explique-t-elle la bouche pleine. J'avais repéré une écorchure suspecte sur un des lieux de crime. La police ne l'a pas enregistrée comme preuve puisqu'il s'agit d'un mur que les voitures se prennent régulièrement et qui est repeint toutes les semaines. Mais j'ai trouvé quelque chose qui pourrait y être relié.
Hum… Elle aime faire monter le suspense.
- Avec cette nouvelle donnée en tête, continue-t-elle, je suis retournée sur le lieu du meurtre suivant. La police a déjà tout ratissé au peigne fin, mais j'ai réussi à interroger la personne qui a découvert le corps. Il dit qu'il s'était penché pour ramasser un morceau de tissus taché de peinture lorsqu'il a remarqué le corps.
Hum.
- Je crois que je vois où tu veux en venir, je reprends lentement. Tu penses que ce morceau de tissus vient du… du… est-ce qu'il a un surnom ce gars ?
- Revois tes priorités, grogne Bonney. Son petit surnom dans la police, c'est « le Ténébreux ».
Original…
- Donc tu penses que ce tissu lui appartient ? C'est un peu tiré par les cheveux non ?
- Tu sais à quel point ce mec est méticuleux ? s'énerve-t-elle. Pourquoi crois-tu que ça fait vingt ans que toute l'île lui courre après sans arriver à le coincer ? La moindre poussière est une piste à suivre.
- Justement, je grimace. Pas une erreur en vingt ans et soudain un beau morceau de tissus bien taché ? Ça sonne plutôt suspect pour moi.
Elle soupire.
- Je sais. Mais ça reste quand même quelque chose à noter dans un coin de sa tête. Ça serait trop bête de ne pas en tenir compte et de finalement passer à côté de ce qui pourrait sauver la vie de quelqu'un.
Touchée.
- Crache le morceau.
- C'était du jean. Et les gouttes étaient de couleur bleu clair.
Tout ce qu'il y a de plus banal.
- Je prends note. Merci pour le message.
- Hum. Si par hasard, tu tombes sur des rapports de Garp qui pourraient se révéler constructifs, n'hésite pas. Mais pas par sms ou sur un répondeur.
Je lève les yeux au ciel.
- Tu m'as pris pour une débutante ? Je vais voir ce que je peux te trouver.
- Super.
Et elle raccroche. Merci Bonney pour cette intervention.
On disait quoi ?
- Qu'est-ce qui se passe encore ?
Law ! Ah oui, Law.
Heu… Une seconde…
- Miséricorde, encore un instant, je demande en grimaçant et en saisissant à nouveau mon téléphone. Allô, Ace ?
- Yo ! Ça va ?
- Ouais, juste, vous êtes toujours chez Shan-… enfin chez qui vous deviez passer la journée ?
- La journée et vu comme c'est partie, la nuit également. Pourquoi ?
Désolée Ace…
- Oh rien de grave, je viens de réaliser que j'ai perdu le papillon d'une de mes boucles d'oreille. Et sûrement chez vous en passant prendre le petit dej' hier. Tu crois que je peux allez farfouiller sous le canapé vite fait ? C'est un format un peu spécial et je n'ai pas envie d'aller en racheter si je peux éviter.
- Bien sûr ! Tu- eh ! Ben ! Garde-m'en une, j'arrive ! Pardon. Heu… oui ! Vas-y, tu as la clef de toute façon.
- Super, merci. Amusez-vous bien.
- Ouais, faudra que tu viennes la prochaine fois. J'y retourne, ils sont en train de- he ! Les gars c'est-
Et la communication est interrompue. Eh bien, ça a l'air de bien s'amuser. Je jette un regard à ma montre. Hum, je vais avoir une fenêtre de tir serrée si je veux farfouiller tranquillement dans l'ordinateur de Garp et de Rayleigh sans croiser Makino…
… Rah, j'hésite…
…
… Et merde.
Je me tourne vers Law, Smoker et Hina.
Autant le couple est parti dans ce qu'il semble être un débat animé murmuré, autant le premier me scanne du regard comme s'il essayait de voir à travers moi. Je passe une main dans mes cheveux et me frotte les yeux.
- Désolée mais… je vais devoir y allez. J'ai une… urgence.
J'ai tout, sauf envie de partir, mais je ne vais pas avoir le choix.
Je me sens minuscule sous les regards surpris de nos hôtes.
Je passe à côté de tant de choses… Je ne peux pas… juste partir comme ça. J'ai enfin Law sous les yeux, j'ai soudain la très nette sensation de le… connaître (sensation incroyablement étrange au passage), mais j'ai l'impression que partir comme je suis sur le point de le faire briserait quelque chose.
Ce tiraillement est la pire des tortures. Je me mors la lèvre, hésitante. Je me tourne vers Law.
On n'en a définitivement pas finit.
Je ne veux pas qu'il disparaisse à nouveau. J'ai le sentiment que ce ne serait pas bon. Le sentiment qu'il manquerait quelque chose.
Mais j'avais finalement réussit à me faire entrer dans le crâne que je ne le verrais plus jamais. Que j'avais vécu deux mois hors du temps et que plus jamais je le croiserais. Que jamais je ne saurais ce qu'il était et que je ne saurais jamais ce qu'il deviendrait. Je m'attendais même à un jour voir sa photo dans un journal, le signalant comme victime ou suspect de quelque chose de bien illégal.
Et pourtant. Il est là, devant moi.
Non, je ne veux pas qu'il disparaisse à nouveau. Tout mon charabia mental n'a maintenant plus lieu d'être. Il est là, à nouveau. S'il n'avait pas voulu que ça arrive, il aurait eu toutes les facilités du monde à m'éviter ce jour-là à la clinique.
J'en ai pas dormi de la nuit. « Pourquoi ? » m'a-t-il rencontré hier ? Pourquoi ?
Mais d'un autre côté… mafieux haut gradé et interne en cardio d'une clinique réputée ? La pauvre lycéenne que je suis ne peut pas rivaliser.
Miséricorde. Je me sens soudain si petite au milieu de tout ça. Si ridicule.
Cara Swallow versus Don Quichotte Donflamingo.
J'en ai presque le tournis tant je suis si misérable en comparaison avec ceux avec qui Law doit travailler toute la journée.
Il a bien plus important à faire que de me parler. Pourquoi le ferait-il d'ailleurs ?
Même si je ne le laisserai plus se défiler avant que j'ai eu l'occasion de lui dire encore deux mots.
- Law, je…
…
Je n'arrive pas à formuler quelque chose de convenable. Je n'arrive pas à réfléchir à quelque chose de convenable.
Je suis tiraillée entre deux sentiments contraires.
- Cara.
Je cligne des yeux pour revenir à la réalité et ma vision s'ajuste pour lire un regard gris décidé.
- Viens, je te raccompagne. Tu as une urgence.
Mes dents serrent ma lèvre bien trop fort. Je n'arrive pas à me décider, je n'arrive pas à trouver quoi dire.
Réfléchis !
Je passe en revue cent phrases lorsque je salue Smoker et Hina, les remerciant pour leur hospitalité. J'en essaie cent autres en récupérant mon sac. Réfléchis !
Il se tient bien droit, mains dans les poches devant la porte d'entrée encore fermée. Il me suit du regard pendant que je remets mes chaussures.
Réfléchis… mes ultimes secondes de réflexions stériles.
Je me redresse et me tiens face à lui avec l'impression gênante que c'est un deuxième et définitif au revoir.
Mais non, c'est hors de question. « Pourquoi ? »
Résignée, je plonge mon regard dans le sien, espérant y lire… quoi que ce soit. Une invitation à finalement dire quelque chose.
Mais c'est son masque rigide et calculateur que je vois et le nœud dans ma poitrine se resserre. Je me plonge alors dans ses iris grises pour graver leur couleur dans ma mémoire et-
- Cara.
Je sursaute presque à sa voix caverneuse. Il a presque murmuré.
Et enfin, son masque se fend dans un sourire espiègle, peut-être un brin flippant mais tout ce qu'il y a de plus Law.
- Mais qu'est-ce que c'est que cette tête d'enterrement que tu tires ? se moque-t-il.
Humph ! Je me sens rougir et me racle la gorge pour me reprendre. Ressaisis-toi Cara ! Tout ce mélodrame ne te ressemble pas.
Mais j'ai beau me secouer intérieurement, ce fichu nœud refuse de se dissoudre.
- Law ?
- Oui ?
Je laisse un sourire ouvertement moqueur fleurir sur mon visage.
- Tu es sérieux là ?
Il hausse un sourcil sans comprendre alors je ricane.
- Des chaussettes avec des motifs de cœur ? Sérieusement, Law ?!
Il jette un coup d'œil surpris à ses chaussettes puis lève les yeux au ciel.
- Un cadeau de Pen'.
Mais je continue de rire.
- Mais bien-sûr… Dire que je n'ai pas osé… Law ?
- Hum ?
Je perds mon sourire.
- Il faut qu'on parle.
- Je sais.
- Et pas dans six mois.
- Je sais. On va avoir un emploi du temps chargé, mais je m'en occupe.
Je hoche la tête, sans me départir de mon sérieux. Pourtant, il a un bref sourire en coin un peu… triste, mais sincère.
- Ne t'en fais pas. La prochaine fois, je m'arrangerai pour ne pas donner de crise cardiaque.
J'ai un bref rire, puis lorsqu'il s'éteint… il se penche vers moi… pose ses mains sur ma mâchoire pour lever mon visage vers lui. Son souffle balaie quelques cheveux épars sur mon front, puis il y dépose un baiser.
Soudain, un flash me revient. Un bref instant… Ce soir-là… le même baiser.
Je ferme les yeux, appréciant l'instant. Plus que toutes les étreintes que Koala a pu me donner, plus que tous les sourires d'Ace ou mieux que la voix de Sabo… ce geste me réconforte.
Ce qu'il restait des cordages de Peter Pets dans mon esprit se délie et s'évapore. Je n'ai plus rien à craindre.
Lorsqu'il se redresse et que ses mains quittent mon visage, je n'ouvre que les paupières pour croiser son regard. D'un coup d'œil, je lui transmets toute ma reconnaissance.
- Merci.
Je serais bien incapable de dire lequel d'entre nous a fini par le prononcer.
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Merci d'avoir lu !
