Hello Hello !
J'espère que tout le monde va bien et que vous êtes prêt-e-s pour ce chapitre. Avec un peu d'avance sur le calendrier réel, on passe à Noël !
Comme d'habitude, merci aux fidèles lectrices pour vos reviews : Gwen et Kaname !
Bonne lecture !
Chapitre 10
Forks, 24 décembre 2019
POV Edward
Tout est presque prêt. Les cadeaux sont chargés dans le coffre de la voiture. Le dessert que nous amenons est sur la table de la cuisine, bien emballé pour le transport. Bella est en train de terminer de se préparer à l'étage et il n'y a plus que moi qui ne suis pas encore prêt. En effet, la neige a surpris tout le monde en fin d'après-midi. J'ai donc dû prendre un moment pour déneiger la voiture et l'allée, en plus des derniers cadeaux à emballer.
Je passe la porte de la chambre en retirant mes vêtements pour foncer sous la douche quand Bella sort de la salle de bain en sous-vêtements, coiffée et maquillée. Je lui vole un baiser avant de prendre sa place sous la douche pour une toilette rapide.
Je ne m'attarde pas sous l'eau chaude, préférant utiliser le temps restant à ma disposition pour me raser et tenter de discipliner mes cheveux. Je sors en boxer de la salle de bain, allant m'habiller dans la chambre avec les vêtements que j'avais préparés plus tôt sur le lit: un pantalon gris foncé, une ceinture noire et une chemise à manches longues, dans les mêmes tons vert sapin que la magnifique robe de Bella. Je ne pousse pas le vice jusqu'à sortir la veste de costume, mais je fais l'effort de sortir la cravate.
Si nous ne sommes pas particulièrement fans de mode dans la famille, à part Alice et Rosalie, pour Noël, tout le monde fait un effort et se met sur son trente-et-un.
Mes yeux se portent sur Bella pour détailler sa tenue. Elle est magnifique. Elle a ondulé ses cheveux, qu'elle a laissé lâcher sur ses épaules, simplement retenus par un serre-tête en satin vert foncé surmonté de perles. Son maquillage est léger, seules ses lèvres sont soulignées par un rouge lumineux, une véritable invitation à les couvrir de baisers et ruiner sa mise en beauté.
Sa robe, d'un vert sapin profond, ravira à coup sûr les goûts d'Alice en matière de mode: décolleté en V, mettant en valeur sa poitrine, le tissu s'évasant directement sous cette dernière pour ne pas marquer son ventre, ventre que Bella cherche constamment à cacher pour masquer ses complexes. La robe est pourvue d'épaulettes, offrant à Bella une plus grande prestance. Enfin, je souris en admirant la bordure du décolleté orné de perles blanches.
-Fais attention, y a un peu de bave, là, dit-elle en désignant mon menton, pris en flagrant délit de matage, alors qu'elle choisit un collier dans sa boîte à bijoux.
-C'est de ma faute si ma femme est sexy, dis-je en me levant et me plaçant derrière elle, décalant ses cheveux pour l'aider avec le fermoir du collier.
Elle lève les yeux au ciel et soupire. Je profite de sa nuque dégagée pour y poser mes lèvres et la serrer contre moi, l'enlaçant par la taille.
-Un jour, lui dis-je, tu te verras comme je te vois et tu réaliseras à quel point tu es belle.
Je la berce contre moi, mon menton sur son épaule, déposant de tendres baisers sur sa nuque. Je respire sa peau douce et ferme les yeux de contentement. Je caresse sa taille et mes mains dévient lentement sur ses hanches. Je caresse le tissu qui glisse sous mes doigts, aussi lisse et doux que sa peau. J'observe Bella du coin de l'œil à travers le reflet du miroir de sa boîte à bijoux. J'ai réussi à lui soutirer un sourire.
Je joue un peu plus avec sa robe, la faisant remonter progressivement sur ses cuisses, que je caresse du bout des doigts. Je suis interrompu dans mon petit jeu par une tape sur la main droite.
-Bas les pattes, Monsieur Cullen, me dit-elle d'une voix amusée.
Je continue mon manège jusqu'à tomber sur la bordure d'un bas. Moi qui m'attendais à de simples collants, je déglutis difficilement. Bella en profite pour reprendre le contrôle de la situation, retirant mes mains, faisant retomber sa robe au-dessus de ses genoux. Elle s'écarte habilement avant de faire mine de vérifier son rouge à lèvre dans le miroir du coffret à bijoux.
-Maintenant, tu n'as plus qu'à t'en prendre qu'à toi même, Edward, rit-elle alors que je n'ai toujours pas bougé d'un pouce. Si tu m'avais écoutée, tu serais resté ignorant jusqu'à ce soir, ajoute-t-elle en prenant son manteau dans notre penderie. Bon, allez, prends ton manteau, on va être en retard, ajoute-t-elle en quittant la chambre.
Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas resté en plan et cela ne m'avait pas manqué! Je reprends rapidement mes esprits, chasse de ma tête les images de ses jolis bas et réajuste tour à tour mon pantalon et ma cravate. J'attrape mon manteau et je dévale les escaliers. Bella m'attend prête à côté de la porte d'entrée, le gâteau à la main.
J'enfile rapidement mes chaussures et m'emmitoufle dans ma veste, puis d'une main j'ouvre la porte et de l'autre, je lui prends le gâteau des mains. Je referme derrière nous et j'escorte Bella jusqu'à la voiture, puisque Bella, la neige et les talons ne sont pas une équation qui se termine généralement bien. Une fois installée dans la voiture, je lui rends le gâteau le temps du trajet et je nous conduis jusqu'à chez mes parents.
En raison des conditions météorologiques et de l'état des routes, nous mettons plus de temps que prévu pour arriver à destination. A voir le peu de voitures présentes dans la cour, nous ne sommes pas les plus en retard.
Nous sommes accueillis chaleureusement par mes parents, heureux de nous revoir. Ma mère ne manque pas de relever la beauté de Bella lorsqu'elle retire son manteau, la faisant rougir. Décidément, le jour où elle acceptera un compliment n'est pas encore arrivé.
Nous nous installons au salon, alors que les autres arrivent petit à petit. Une fois tous réunis, nous débutons le repas par un apéritif, puis les plats s'enchaînent dans la joie et la bonne humeur.
Ma mère a souhaité adapter le menu pour qu'il convienne aux nouvelles habitudes alimentaires de Bella et tout le monde n'y a vu que du feu. Pour limiter l'inflammation chronique générée par le sopk, Bella a dû faire des changements dans son alimentation et opter pour une alimentation anti-inflammatoire. Cela ne demande pas de révolutionner complètement la façon de se nourrir, mais lorsque l'on est invité ou à l'extérieur, cela peut parfois devenir contraignant. Ma mère, ne souhaitant pas que Bella se sente exclue du repas, a tenu à tout adapter pour tout le monde. Nous nous sommes tous régalés de l'entrée au dessert, concocté par Bella.
Le repas touchant à sa fin, nous nous installons à nouveau au salon pour le café et la distribution des cadeaux.
Depuis des années, nous nous réunissons entre Cullen le vingt-quatre au soir et nous fêtons le lendemain midi chacun de notre côté dans l'autre branche de la famille, soit respectivement Hale, Swan et Whitlock. Demain, nous accueillerons donc Charlie seulement, car Renée et Phil ont dû annuler leur venue à cause de la neige qui paralyse le trafic aérien. Ils viendront nous rendre visite à une autre occasion.
Tous les cadeaux sont réunis au pied du sapin, que ma mère prend chaque année grand plaisir à décorer. Nous procédons comme chaque année avec la distribution dans un ordre précis.
Esmé et Carlisle ont pour habitude de nous offrir une escapade de quelques jours en famille. Cette fois-ci, cette dernière aura lieu pendant le long week-end de janvier dans un grand chalet à Aspen.
Alice et Jasper, enfin, surtout Alice, nous offrent un bon dans une boutique de tailleur pour moi et un soin en institut de beauté pour Bella.
De notre côté, Bella et moi offrons à tout le monde des livres sur les thématiques qui les animent: décoration d'intérieur pour ma mère, médecine pour mon père, mode pour ma sœur, Guerre de Sécession pour Jasper, voitures de collection pour Rosalie et sport pour Emmett.
Enfin, vient le tour de Rosalie et mon frère, qui offrent chaque année une bonne bouteille de vin à chaque couple. Au moment de sortir la bouteille de son écrin, Bella et moi sourions à la vue de l'étiquette personnalisée: voulez-vous être ma marraine et mon parrain?
Je repose la bouteille sur la table basse et me lève pour serrer mon frère dans mes bras et féliciter le futur papa. Bella m'imite, félicitant d'abord Rosalie.
C'est sous le regard ahuri des autres membres de la famille restés stoïques à la nouvelle que nous faisons face. Ayant rapidement compris le malaise, je brise la glace.
-C'est bon, vous pouvez respirer et vous réjouir, je commence en riant.
-Rose et Emmett sont passés à la maison il y a quelques jours pour nous l'annoncer avant, continue Bella. Pour que l'on ne soit pas surpris.
La sensation de lourdeur s'est instantanément envolée et tout le monde peut enfin accueillir et fêter la nouvelle comme il se doit.
Rosalie et Emmett avaient envisagé que la nouvelle ne soit pas instantanément accueillie dans une effusion de joie, en raison du fait que la famille connaît nos difficultés et qu'il aurait été malvenu de leur part de se réjouir sans nous blesser.
Mais une fois ce quiproquo passé, l'atmosphère est à nouveau légère et les esprits sont à la fête. Bella et moi avons beaucoup discuté de ce que cela impliquerait pour nous de devenir parrain et marraine.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, nous sommes arrivés à la conclusion que cela ne nous renverrait pas à notre propre échec de parentalité, ou tout du moins échec temporaire, comme j'aime à penser. Il nous est impossible de jalouser la famille sur ce sujet, et au contraire, nous confier le rôle de marraine et de parrain est une responsabilité dont il faut être digne. Vu sous cet angle, cela montre que les futurs parents nous croient capables d'assumer ce rôle malgré nos difficultés.
-Au fait, Rose, Emmett, je lance, la réponse est oui, dis-je avec fierté, tout en serrant la main de Bella entre mes doigts. On accepte d'être parrain et marraine.
-Mais ce bébé aura donc deux parrains et deux marraines, demande Alice, confuse.
Jasper étouffe discrètement un petit rire, puis embrasse les cheveux de ma sœur.
-Frangine, commence Emmett, je crois que tu n'as pas compris, rit-il. Ils sont deux! On attend des jumeaux, ajoute-t-il, heureux et hilare, en voyant Alice blêmir à la nouvelle.
-Oh mon dieu, je crois qu'il faut que je m'allonge, dit-elle pour toute réponse, se laissant glisser contre Jasper.
-La vraie question que tout le monde se pose, lance ce dernier, mort de rire de la réaction d'Alice, c'est comment Rosalie va réussir à s'occuper de jumeaux en ayant déjà un enfant à charge, termine-t-il en donnant une tape amicale dans l'épaule d'Emmett.
-C'est vrai qu'elle a de l'entraînement, je renchéris, faisant bouder mon frère.
-Emmett, tu ne plaides pas ta cause en réagissant comme ça, rit Rosalie, le faisant bouder encore plus, nous faisant tous éclater de rire.
Dans l'hilarité et à la demande générale, Bella et moi racontons la venue surréaliste des deux futurs parents pour nous annoncer la nouvelle. Tout y passe: leur malaise, la langue de bois et leur tête quand ils ont compris que cela ne serait pas un problème pour nous.
Dans l'effervescence de la nouvelle, Alice se voit déjà faire du shopping spécial maternité et bébé avec Rosalie. Ma mère a sorti les albums photo de nous petits et les paris sont ouverts sur le sexe des jumeaux.
Je suis profondément heureux pour mon grand frère, qui sous ses airs de grand dadais costaud, cache un être sensible et responsable. Avec Rosalie à ses côtés, il sera un bon père, j'en suis convaincu.
J'observe du coin de l'œil ma mère et Bella feuilletant l'album photo de ma petite enfance, chacune un doux sourire collé au visage. Je lève les yeux au ciel quand ma mère et mon père commencent à relater de vieilles anecdotes me concernant.
-Ça a toujours été un faux calme, continue Carlisle, un rire dans la voix. Il fallait toujours avoir un œil sur lui quand il était petit. Il n'y avait aucun doute que ces trois étaient frères et sœurs, de vraies petites terreurs des bacs à sable.
-Tu exagères, Carlisle, lui répond ma mère. Je suis sûre Bella que tu étais une enfant calme, ajoute-t-elle en s'adressant à ma femme. Je me réjouis de voir, quand ça arrivera, parce que je suis convaincue que ça arrivera, dit-elle en serrant Bella contre elle, dans une étreinte maternelle, à quoi ressembleront vos magnifiques enfants.
Je ne sais pas qui de Bella ou moi est le plus touché par les mots de ma mère. Je me rapproche d'elles et Esmé me fait un peu de place entre elle et Bella. J'embrasse la joue de ma mère et enroule mon bras autour de Bella.
Devant nous, Emmett caresse avec délicatesse le ventre très légèrement arrondi de Rosalie, alors que cette dernière tente de canaliser Alice concernant les bébés à venir. Jasper, lui, n'essaie même plus de retenir ma petite sœur, tant il sait que c'est mission impossible.
Je croise le regard heureux de mon père. Sa plus grande fierté, en dehors de sa carrière, a toujours été sa femme, ses enfants et sa famille. Je sais que même si avec sa casquette de médecin, il est inquiet pour Bella et moi en ce moment, il ne peut s'empêcher de rayonner à l'idée de devenir grand-père.
Je ne peux m'empêcher de sourire à l'idée de ce que seront les prochains Noël en famille. Si Emmett et Rosalie sont les premiers à agrandir la famille, je ne peux m'empêcher de penser et espérer qu'ils ne seront pas les seuls.
Alors, comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
A titre d'information, on arrive à la moitié de l'histoire. La fiction comptera 20 chapitres, avec peut-être en plus un épilogue. Je suis actuellement en train d'écrire le chapitre 18.
A la semaine prochaine pour la suite !
Solange
