Maître des âmes
Chapitre 20 :
Ouvrir la voie
Alexander ouvrit largement la grande double porte marquant l'entrée de sa salle d'entraînement. Il y pénétra, souriant à cet endroit qu'il aimait. Les loups et les vampires entrèrent derrière lui, stupéfiés par la pièce aussi grande que la Grande Salle de Poudlard. Ils observèrent le vaste espace donnant largement sur la forêt, les mannequins d'exercices et les cibles sagement rangés et alignés contre le mur, les armes d'entraînement qui y étaient suspendues…
- Qu'est-ce que c'est cet endroit ? demanda Seth.
- Ma salle d'entraînement personnelle, sourit-il.
- Ce n'est pas possible, fit Jasper. Elle est beaucoup trop grande. Bien plus grande que cette maison.
- En effet, rit-il doucement. Les merveilles de la magie. C'est une magie très répandue chez les sorciers. Elle sert à maîtriser l'espace, à agrandir ou rétrécir le volume d'une pièce ou d'un contenant quelconque. C'est très pratique.
- À quoi tu t'entraînes ici ? demanda Jacob.
- J'y exerce ma magie en premier lieu, bien à l'abri des regards indiscrets et toutes sortes de choses. Cette pièce est renforcée et protégée pour ça. Vous pourriez frapper les murs autant que vous voudriez vous ne pourriez jamais les abîmer. Mais trêve de plaisanterie, je vais vous montrer. Attaquez moi, ordonna-t-il. Comme vous voulez et tous en même temps si ça vous fait envie.
- Ne dit pas de bêtise, fit Sam pensant toujours qu'il blaguait.
- Je ne rigole pas, trancha-t-il bien plus fermement. Bientôt, les sorciers vont venir ici et si j'espère que ce ne sera pas le cas, ils pourraient créer de gros problèmes. Vous ne devez pas les approcher. Pour eux, vous n'êtes pas dangereux. Alors laissez moi vous montrer à quoi vous risquez d'avoir à faire. Allez-y, dit-il en sortant sa baguette.
Il y eut un moment d'immobilité, tous s'entre regardant avec hésitation. Et finalement, Emmet bondit sans prévenir, se disant qu'il pourrait s'arrêter à temps s'il ne se passait rien. Le voyant, instinctivement, Jacob voulut bondir aussi pour protéger son âme sœur, se transformant. Les loups suivirent pour en faire autant et les vampires réagirent de même pour protéger leur frère, seul Edward et Bella restant à l'écart. Alexander bougea immédiatement. Une première barrière activée d'un simple tout petit geste de baguette renvoya Emmet loin à l'autre bout de la pièce, puis en sort en vague immobilisa la meute et un dernier propulsa les vampires au sol. Dans la foulée, il immobilisa tout les vampires et d'un seul coup, tous se retrouvaient paralysés et stupéfaits.
- Essayez donc de bouger, proposa-t-il.
Se réveillant, tous se débattirent sans aucun succès malgré toute leur force. Alexander se tourna vers les loups, envoyant d'autres sorts qui les forcèrent à reprendre forme humaine, les choquant complètement alors qu'ils restaient paralysés, s'effondrant au sol. Puis il leva sa baguette, une puissante flamme s'allumant au dessus d'elle. Il nargua les vampires avec elle, leur faisant comprendre qu'il ne lui faudrait pas grand-chose pour les tuer.
- Vous maîtriser tous en même temps ne me pose aucun problème et si je voulais vous tuer, cela ne serait pas plus difficile, fit-il remarquer. Les enfants sorciers apprennent à se défendre de vampires, de métamorphes ou d'autres à partir de onze ans. Pour peu qu'un sorcier réagisse et ne panique pas, n'importe lequel d'entre nous peut facilement se défendre contre vous.
D'un large geste, il annula tout ses sorts, leur permettant de bouger à nouveau.
- Vous savez que les communautés magiques, les peuples magiques comme les vôtres obéissent à la loi du Secret imposée par les sorciers. Ce n'est pas la seule loi qui est imposée. Les autres communautés magiques plient face aux sorciers et ce n'est pas volontaire. Ils plient parce qu'ils n'ont pas le choix. S'ils refusent de coopérer, bien souvent, les sorciers les exterminent. Cela s'est déjà vu par le passé. Les Volturi par exemple ne m'ont rien fait parce qu'ils savent que les sorciers les auraient détruis en retour et qu'ils n'y pourraient rien. Pensez vous réellement que les Volturi accepteraient de coopérer avec des sorciers, des humains, s'ils n'étaient pas contraint ? Les sorciers sont beaucoup plus puissants que vous ne le pensez. En réalité, ce sont eux qui dirigent tout ce qui est magique en ce monde. Les sorciers, ce n'est pas quelques uns par ci par là comme vous le croyez. Les sorciers, ce sont des gouvernements tout entiers égaux à ceux des non magiques, qui traitent en égal avec les non magiques. Nous avons nos lois, notre économie, notre politique, nos écoles, nos sports, nos magasins, nos banques, nos forces de sécurités… C'est un monde tout entier avec ses chefs d'états, sa police, ses prisons, ses tribunaux. C'est un monde construit, fort et surtout : impitoyable.
- Comment tu as fait ça ? demanda Emmet.
- Les sorciers ne sont pas les humains ordinaires et ils savent parfaitement comment se défendre de chaque peuple magique, répondit-il. Vous vivez en dehors du monde magique alors vous ne pouvez pas vous en rendre compte mais les sorciers font la loi sur ce qui est magique. Les autres êtres magiques, vous, vampires, métamorphes ou autres, répondent à nos lois qu'ils le veuillent ou non. Les gouvernements magiques ne leur laissent pas le choix. Et pour certains sorciers, les êtres magiques comme vous sont des sous-peuples. Ce n'est pas mon cas soyons clairs mais c'est la réalité. Bien des sorciers se croient totalement supérieurs. Pour Tom et ceux qui pensent comme lui par exemple, vous ne seriez rien de plus que des animaux et des serviteurs. D'où le « rappelle tes chiens de gardes ». Malheureusement, les sorciers ont le pouvoir de faire peser leur domination en plus d'être beaucoup plus nombreux et organisés. Le peuple sorcier n'est pas aussi nombreux que les non maj mais on le dénombre quand même en dizaines de millions. Dans certains pays, des communautés comme les vôtres ne ressentent que peu la suprématie sorcière mais elle est là.
- Pourquoi ça ? demanda Carlisle.
- Les gouvernement sorciers n'ont pas les mêmes lois d'un pays à l'autre, comme les non maj, expliqua-t-il. Alors la vie des communautés magiques dépend de la doctrine du pays. Aux États-Unis, les peuples magiques sont respectés, traités en égaux des sorciers et on respecte leur mode de vie et leurs croyances, leurs lois dans une certaine mesure. Ce n'est pas le cas partout. Dans certains pays, les autres peuples sont parqués, surveillés, marqués, réduit en esclavage, privés de nombreux droits…, dit-il en les choquant une fois encore. Il y a de nombreux pays où il ne ferait pas bon vivre pour vous. Les discriminations sont parfois extrêmes dans le monde magique et les sorciers ne sont pas les seuls à en faire, les autres peuples aussi. Il n'y a qu'à vous regarder, dit-il sombrement. J'ai toujours détesté ça. Tous sont égaux et seul le cœur compte à mes yeux. Au Royaume Unis, c'était le cas. Les êtres magiques hors sorciers étaient persécutés à divers niveaux. C'est le cas dans bien des endroits. J'ai choisi de venir ici parce que l'Amérique du Nord est très en avance pour ça. La loi garantie l'égalité et le respect. Il y a encore du travail avec les mentalités des uns et des autres mais au moins, la loi va dans le bon sens. C'est la région du monde la plus avancée pour ça et c'est pour ça que je l'ai choisi.
Il marqua une pause, avançant vers Jacob toujours au sol comme les autres. Il lui tendit une main pour l'aider à se relever, s'excusant dans un murmure pour cette démonstration qu'il savait désagréable pour eux.
- Ce n'est pas grave, sourit son loup. Comment tu as fait ça ?
- Il existe bien des sortilèges pour arriver à ça et n'importe quel sorcier sait que la première chose à faire si on se retrouve à affronter un métamorphe c'est de le forcer à reprendre forme humaine, expliqua-t-il.
- Le point faible c'est la baguette non ? demanda Carlisle.
- En théorie, oui, répondit-il sérieusement alors qu'ils se relevaient tous. Les sorciers ont besoin de leur baguette pour faire de la magie. Mais il existe aussi une forme de magie dîtes « sans baguette ». C'est bien plus rare, plus limité, plus fatiguant mais certains savent faire. Et ceux qui risquent de venir sauront faire au moins pour une partie. Tom sait le faire, les aurors aussi. Pour le commun des sorciers c'est vrai : privez les de leur baguette et ils ne peuvent plus faire grand-chose mais ce n'est pas une vérité absolue. Et il y a des pouvoirs qui ne requiert aucune baguette.
- Alors on attaque avant qu'ils ne sortent leur baguette, fit Emmet.
- Là encore, ça marcherait pour le commun des sorciers mais pas pour ceux formés au combat et à la défense. Ceux là portent bien souvent des protections quand ils font quelque chose où ils ont un risque d'attaque ou de combat, voir constamment par simple précaution. Je me protège constamment pas simple précaution. Beaucoup de sorciers de vieilles familles ou même autres portent des barrières de défenses constamment juste par précaution même s'il ne se passe rien de spécial dans leur vie. C'est aussi automatique que de mettre ses vêtements le matin pour beaucoup d'entre nous. Les protections vous arrêteront sans faute et leur donneront tout le temps de réagir comme ils veulent. Vous n'êtes pas de taille face à des sorciers, ils vous tueraient sans hésiter ou ils pourraient faire pire encore.
- Pire comme quoi ? demanda Leah.
- Prendre le contrôle de vos esprits, vous retourner contre vos amis, se servir de vous pour faire du chantage, torture pour avoir des informations, fit-il sombrement. C'est interdit par la loi bien entendu pour des raisons évidentes mais ceux qui se présenteront en sont capables. Tom le ferait sans aucun scrupule. Les sorciers aussi puissants que lui sont rares mais ils ont le pouvoir de s'imposer par la force à tout les autres et c'est pour ça qu'ils font si peur. En général, les sorciers très puissants comme lui sont des figures très importantes chez les sorciers. Qu'elles soient positives ou négatives mais ce sont souvent des chefs qui ne demandent pas vraiment leur avis aux autres que ce soit frontalement ou de manière plus manipulatrice. Si Tom a gagné sa guerre c'est aussi grâce à sa puissance et si personne ne veut l'affronter c'est parce qu'il est très fort en plus d'être doué et intelligent. Il est difficile de rivaliser avec ce genre de sorcier. Si des sorciers viennent ici, vous devez vous tenir à l'écart, quoi qu'il se passe. Vous n'êtes certainement pas prêt pour ça.
Il les balaya du regard pour s'apercevoir qu'ils n'étaient pas complètement convaincus et cela l'inquiétait. D'un geste, il les invita à le suivre et ils retournèrent en silence vers le salon, s'y réinstallant. Jacob vint coller de près son imprégné qui reprit la parole :
- Si des sorciers viennent, ne faîtes rien et ne vous approchez pas. S'ils viennent vous interroger sur moi, dîtes que vous ne me connaissez pas.
- Comment on saura qui est sorcier ou pas ? demanda Bella.
- Des étrangers se verront vite à Forks et certains risquent d'être plutôt originaux, répondit-il. Ensuite, je doute que d'autres ne viennent poser des questions sur moi, dit-il en les faisant approuver. Restez en dehors de ça. Vous êtes relativement en sécurité si vous ne vous impliquez pas. Quand à moi, je suis tout à fait en mesure de gérer ça et si jamais j'ai vraiment besoin d'aide, les aurors viendront sur le champs. Ne vous mettez pas en danger pour ça. Je savais que ça arriverait et je me suis préparé pour ça. Et si vous voyez quoi que ce soit de bizarre, dîtes le moi immédiatement. À priori, ceux qui viendront ont intérêt à respecter la loi surtout que ce pays ne laissera pas passer mais ils sont aussi capables de beaucoup dans cette affaire. Je vous préviendrai s'ils viennent ici. Restez à l'écart.
- Les sorciers sont vraiment si organisés que ça ? demanda Carlisle. Je n'ai jamais rien entendu là dessus.
- C'est méconnu pour les peuples magiques soit parce qu'ils vivent en dehors du monde magique soit parce que leurs dirigeant gardent un peu ça pour eux. Les Volturi, par exemple, le gardent pour eux de peur que certains vampires se fassent des amis de sorciers et échappent à leur contrôle. C'est aussi pour ça qu'ils n'ont pas apprécié que l'on soit amis. Mais oui, les sorciers sont très organisés. Prenez le monde non magique et réduisez juste le volume de population et c'est ressemblant. Nous avons des organisations très construites et les sorciers ne dépendent pas des lois non magiques. Si un sorcier commet un crime, il est jugé par les tribunaux magiques.
- Je parie qu'il y en a qui en profitent, grommela Jared.
- Ne juge pas sans connaître, sermonna doucement Alexander. En réalité non, c'est tout l'inverse. Les têtes de gouvernement magiques et non magiques sont en relation et entretiennent des liens diplomatiques complexes. Bien sûr, l'avantage de la magie fait peur à bien des non maj qui craignent de se faire berner, utiliser, manipuler, exploiter… Et de l'autre côté, les sorciers ont autant peur des non maj parce qu'ils sont beaucoup plus nombreux et qu'au plus le monde évolue, au plus leurs armes sont dangereuses pour nous. Nous avons l'avantage de la magie mais si on exclut les sorciers puissants ou formés au combat, le reste est une population on ne peut plus classique qui pourrait être menacée dangereusement si les deux mondes venaient à entrer en guerre. Alors le respect des lois qui empêchent les sorciers d'user de magie sur les non maj, de leur porter préjudice, est crucial. Chaque débordement même mineur est sujet à des tensions diplomatiques importantes bien souvent. Alors les autorités sorcières ne rigolent pas avec ça lorsqu'elles sont sérieuses.
- C'est comme chez nous ? Amende ? Prison ? demanda Paul.
- La justice sorcière est en générale, beaucoup plus sévère que la non magique pour la simple et bonne raison que nous avons la magie pour nous assurer que quelqu'un dit la vérité ou pas. L'utilisation de ces magies est sujet à conditions mais nous avons les moyens d'être sûr ou une personne a le moyen de prouver avec certitude qu'elle n'a rien fait. Alors on est beaucoup plus sévère. Le sursis n'existe pas chez les sorciers. Tu es condamné à la prison, tu y vas point final et c'est appliqué sur le champs. Nous avons aussi des amendes et elles sont souvent très lourdes. Les sanctions en générales sont bien plus lourdes. Et croyez moi, vous n'auriez pas envie de mettre un pied dans une prison sorcière. Les prisons non magiques sont des centre de vacances en comparaison.
- À quoi ça ressemble ? demanda Jasper.
- La seule prison que je connaisse réellement est britannique, Azkaban, mais je sais qu'elles se ressemblent toutes. C'est un fort moyenâgeux perdu en pleine mer, avec de très petites cellules ou plutôt des cachots vides, humides, glaciaux, sans sanitaires. Il n'y a pas de droit de l'homme dans le monde magique. Chaque pays fait comme il veut et en matière d'incarcération, on considère qu'un criminel n'a droit à rien. Enfermé là bas, vous êtes quasi dans le noir, sans droit de sortie, rarement de visite, sans aucun confort, sans vêtements de rechange, très peu de nourriture et d'eau de qualité douteuse. Il n'y a quasiment aucun accès aux soins, aux informations… Vous n'avez rien, droit à rien et il n'est pas rare que l'on meurt dans les prisons sorcières sans que cela ne pose problème, dit-il en les choquant. La torture y est courante et normale, certaines sont gardées par des créatures que vous ne voudriez croiser pour rien au monde. C'est extrêmement dissuasif et c'est pourquoi il y a un taux de criminalité assez bas chez nous. Chaque sorcier sait ce qu'il risque et il sait à quel point la justice est sévère et intransigeante.
- Est-ce que c'est toujours vraiment justifié ? demanda Esmée. Je veux dire, sont-ils vraiment coupables de manière certaine ?
- Comme partout, cela dépend de la droiture du pays et de sa justice. Ici, oui, c'est juste et on ne met personne en prison sans être certain ou pour une durée injustifiée. Mais certains pays se fichent de la droiture. Le Royaume Unis par exemple était totalement corrompus pour ça quand j'y étais. Beaucoup ont été envoyé à Azkaban sans raison. Mon parrain, Sirius, y a passé treize ans alors qu'il n'avait rien fait et s'il en est sorti, ce n'est pas par justice, c'est parce qu'il s'est échappé. Le seul et unique à y être parvenu d'ailleurs. Azkaban par exemple, fait tellement peur au Royaume Unis que beaucoup font tout pour ne pas se faire remarquer et y être envoyé. Bien des partisans de Tom y ont fait un séjour avant qu'il ne les fasse évader. Il y a ces prisons très dures et il y a aussi le fait que la peine de mort à court chez les sorciers et qu'elle est pratiquée couramment. Croyez moi, dans le monde magique, personne n'a envie de se faire arrêter. Mais il y en a quand même toujours qui le font et ceux qui viendront probablement sont susceptibles de le faire et ensuite de se cacher derrière une protection diplomatique ou internationale. Ce pays est droit, ce n'est pas le cas de bien d'autres.
- Tu as l'air de bien t'y connaître, remarqua Carlisle.
- J'ai bien été obligé d'apprendre comment ça fonctionne dans ma situation. Quoi qu'il en soit, ne vous en mêlez pas, vraiment et si des gens bizarres vous approchent, dîtes le moi.
- J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi ils voudraient t'avoir à ce point, fit Jacob.
- Parce qu'ils sont tordus, soupira-t-il. Tu n'imagines pas les mentalités et fonctionnement parfois bizarres et déraisonnables qu'il peut y avoir dans le monde magique. C'est loin de ce que vous connaissez.
Il y eut un moment de silence avant que le sorcier ne soupire :
- Pour l'instant, on devrait être tranquille encore un peu. Vous devriez rentrer, leur dit-il. Ne serait-ce que pour prévenir ton père que tout s'est bien passé, dit-il à Jacob. Vous méritez bien une pause après ça. Le problème de Victoria est réglé et si nous risquons de voir revenir les Volturi, ce n'est clairement pas pour tout de suite. Rentrez chez vous, reprenez vos esprits, reposez vous et surtout, ne cherchez pas à vous impliquer là dedans.
- Tu es sûr que tu ne veux pas qu'on reste ? demanda Jacob.
- Certain. Je vais avoir à faire. Rentrez chez vous. Nous nous reverrons plus tard et nous en reparlerons.
Tous se regardèrent, encore secoués et un peu perdus. Alexander les incita pourtant à s'en aller même s'il fallut pousser un peu Jacob et la meute qui rechignaient à le laisser. Il offrit un baiser à son loup pour le rassurer, lui promettant de le tenir au courant puis il le laissa à la porte d'entrée avec les autres. Il regarda les Quileute se transformer pour partir par la forêt alors que dans son dos, il entendait la cheminée de son entrée s'activer. Il se retourna pour voir arriver un petit cortège qu'il connaissait bien désormais. En tête se trouvait Madoria Zelfer, la capitaine nationale des aurors des États-Unis, Gélias Icard, l'auror d'élite qui était aussi son principal contact chez les aurors et Barthélémie Bellanger, le Président du MACUSA. Il les salua respectueusement et ils en firent de même, prenant de ses nouvelles alors qu'il les conduisait au salon. Il les installa et servit quelques boissons avant de prendre place dans le fauteuil du maître des lieux.
Ils commencèrent par refaire un point sur les évènements du jour, passant rapidement sur l'attaque des nouveaux nés qui n'avaient pas grand-chose à faire dans leurs affaires. Mais cela les amena à parler des Volturi :
- Cela ne m'étonne guère, remarqua la capitaine. D'après nos informations, le Seigneur des Ténèbres cherche à les rallier de grès ou de force. Ils n'en n'ont aucune envie et cherchent à gagner du temps pour ne pas avoir à donner de réponse jusqu'ici. Seulement, ils savent aussi que si le Seigneur des Ténèbres les attaque, parce qu'il le fera en cas de refus, ils n'ont aucune chance.
- Tom a évoqué la possibilité de leur envoyer Fenrir et donc, sa meute, devant ce qu'il a entendu aujourd'hui, remarqua Alexander, je ne suis qu'à moitié sûr qu'il plaisantait.
- Cela ne serait pas si surprenant, nota Gélias, venant d'un tel homme. S'il est définitivement convaincu que les Volturi ne plieront pas et, pire, qu'ils cherchent à se débarrasser de lui, le Seigneur des Ténèbres réglera le problème et nous savons tous que les Volturi ne pourront lutter. Ils sont le clan vampire le plus puissant mais ce n'est rien face aux mangemorts. Ils ne pourront certainement pas rallier leur peuple pour se battre contre de tels sorciers. Il n'y aurait que leur clan et ce serait perdu d'avance pour eux. Si Riddle se sert de ce qu'il a entendu aujourd'hui sur le sujet, soit il les exterminera, soit il jouera avec eux, soit il les fera plier de force.
- Les Volturi pourraient aussi décider de s'allier à d'autres dans d'autres camps mais ce n'est pas leur genre, posa Madoria.
- Nous observerons cela, acquiesça Barthélémie. Pour ce qui est de cet épisode, nous nous contenterons de faire savoir aux Volturi que nous n'apprécions guère qu'ils tentent de recruter l'un des nôtres et leur ordonnerons de ne plus vous approcher. Ce ne sont pas tellement eux le problème.
- Les Européens, approuva Madoria. Il y avait si peu de chance pour qu'ils pensent aux notes d'alertes de mise en danger du secret magique et si peu de chance que vous vous y retrouviez, ragea-t-elle.
- Cela devait arriver à un moment ou un autre, relativisa Alexander. Je savais qu'ils me retrouveraient et j'étais conscient de cette faille. Les rapports des lois relatives à la Confédération sont les seules choses que nous ne pouvions pas intercepter. Dumbledore est très ancré à la Confédération et il en connaît tout les rouages. Je ne serais pas surpris que cette idée de vérifier ces notes vienne de lui. Le bon côté est qu'ils ont ma localisation mais pas les conditions dans lesquelles je suis parti ni ce qu'il s'est passé pour moi depuis. D'après Tom, ils vont d'abord tenter la manière douce, tâter le terrain, récolter des informations… voir ce qu'il se passe, ce qui a pu se passer, si je suis protégé ou pas…
- Nous veillerons à ce qu'ils respectent la loi et nous interviendrons à la moindre incartade, posa la capitaine. Notre pays n'est pas le champs de bataille qu'était le Royaume Unis ces dernières décennies.
- Une chose qui devrait les perturber, s'amusa Alexander en les faisant sourire. J'imagine qu'ils ne vont plus perdre de temps et que je les verrai arriver rapidement.
- Nous vous enverrons des messages instantanés lorsqu'ils passeront la frontière, assura la capitaine. Avez-vous une idée du qui ?
- Si ce n'est pas Dumbledore lui même, des membres de l'Ordre ou ceux qui se disaient être mes amis, pour jouer sur la corde sensible. Après tout, ils ignorent tous que je sais tout à leur propos désormais. Je pourrais peut-être leur faire croire que j'ai eu peur et que je me suis enfuis, que j'ai subis des pressions… Je verrai suivant la manière dont-ils m'aborderont. Je garderai la vérité pour plus tard. Au moins ils en sauront, au mieux cela sera. Ensuite, on verra ce qu'ils tenteront. Ils vont s'intéresser à tout ce que j'ai pu faire mais les seules choses qu'ils trouveront seront sur Forks et ma vie non-maj ici. Il est probable qu'ils s'intéressent aux Quileute et aux Cullen. Ainsi qu'au Shérif. C'est surtout pour lui que je m'inquiète. Qui sait ce qu'ils pourraient lui faire et la légilimencie, très couramment pratiquée par Dumbledore, n'est pas détectée par les enchantements de lois. Comme beaucoup d'autres choses qu'il serait susceptible de faire. Étant donné la situation, j'aimerai avoir l'autorisation de le protéger, sans qu'il ne puisse en être conscient. Charlie Swan est comme un père pour moi magique ou pas.
- Vous aurez une dérogation pour le protéger, assura le Président. La situation le permet à condition qu'il ne soit pas intégré dans le secret magique.
- Oui, approuva-t-il. Je poserai sur lui une protection anti magie reliée au bureau des aurors pour signaler toute tentative d'usage de la magie sur lui. Et comme ça, même la légilimencie sera prise en compte. Et je laisserai le bureau se charger d'éventuelles atteintes comme il se doit, dit-il à la capitaine qui approuva. J'étendrai, si c'est acceptable pour vous, à d'éventuels accidents ordinaires déclenchés par une magie intentionnelle visant le shérif.
- C'est acceptable, approuva Madoria. Nous sommes même encore loin de la limite. Vous pourrez aussi renforcer les protections de votre maison chez monsieur Swan.
- Cela prend en compte le jardin et ses véhicules n'est-ce pas ? voulut-il confirmer.
- Oui.
- Je protégerai le tout sans qu'il ne sache rien et s'il se passe quelque chose cela apparaîtra comme la scène ordinaire la plus logique à ses yeux.
- Très bien, acquiesça la capitaine. C'est tout à fait légal et acceptable. Il faut aussi prendre en compte le clan Cullen et la tribu Quileute. Ils comprendront vite que vous êtes en rapport avec eux et ils pourraient se servir d'eux.
- Je les protégerai aussi, assura-t-il gravement.
- C'est hors loi seigneur Potter, rappela doucement Gélias l'air désolé. Les Quileute sont indépendants des sorciers et vous savez ce qu'il en est avec les Cullen dépendant des Volturi et de leurs lois. Nous ne pouvons passer outre.
- Sauf exception, sourit-il énigmatiquement. Ils se trouvent que j'ai des relations puissantes avec les deux qui justifieraient que je les protège sans que cela ne pose aucun problème légal.
- Lesquelles ? demanda Barthélémie très intéressé.
- Carlisle Cullen, qui est le chef du clan Cullen, m'a sauvé la vie. J'ai une dette de vie envers lui. Je vais lui en parler, lui expliquer et lui conseiller de me demander, s'il accepte, de faire entrer son clan dans ma famille par une adoption de cœur, un lien de protégé. Ils le sont déjà pour moi mais si je veux officialiser ce genre de chose, il faut un lien puissant pour le permettre et une dette de vie le permettrait. Ainsi, j'aurais la priorité sur les Volturi parce qu'ils seront sous ma protection légitime.
- En effet, cela est possible si le chef de clan fait une telle demande en échange d'une dette de vie, confirma la capitaine. Ce serait parfaitement acceptable pour moi. Président ?
- Cela l'est pour moi aussi. Et pour les Quileute ?
- J'aimerais que vous gardiez cette information pour vous, commença-t-il pour obtenir immédiatement l'approbation générale. Il se trouve que l'actuel Alpha de la meute de métamorphes Quileute, et donc, le chef de tribu du point de vue du MACUSA, est mon âme sœur, dit-il en les stupéfiant. Nous l'avons découvert lorsqu'il a muté et qu'il est entré en possession de son héritage magique.
- L'imprégnation ? supposa Madoria.
- Pour lui oui et c'est ce qui a terminé de me faire comprendre et d'éveiller le lien de mon côté. Nous étions déjà très proches avant cela alors c'est une suite logique, plus rapide qu'à l'ordinaire, dit-il en les amusant, mais la suite logique. Et donc, cela fait des Quileute ma tribu d'adoption, membre de sang ou d'adoption, magie éveillée ou pas. Ils sont tous des miens et donc, je peux les protéger de plein droit.
- En effet, approuva la capitaine. Toute mes félicitations seigneur Potter, sourit-elle.
- Merci, répondit-il alors que les autres lui faisaient aussi leurs félicitations. Nous sommes donc d'accord sur le fait que je suis dans mon plein droit en leur parlant et en les protégeant ? voulut-il confirmer. En usant de magie devant eux ?
- Oui, approuva le Président. Il faut cependant limiter les choses avec les Quileute non magiques qui ne sont pas directement impliqués. Parce qu'ils font partie d'une tribu magique, leur cas est spécifique mais il faut limiter ce qu'ils peuvent entendre et voir sans que cela ne vous empêche d'agir et de les protéger. Pour ce qui est de la meute et du Conseil Tribal, il n'y a pas de limite particulière avec votre lien. Quand au clan Cullen, il n'y aura plus de limite non plus une fois qu'il sera officiellement sous votre protection magique. Pas avant.
- Très bien. Nous sommes d'accord dans ce cas. Maintenant, il nous faut évoquer le pire des cas. Je doute qu'ils se laissent simplement renvoyer avec « non, débrouillez vous sans moi » et je redoute ce qu'ils pourraient faire ici, à Forks.
- Nos informations indiquent que ce ne sont plus seulement les britanniques et l'Ordre du Phénix qui vous cherchent mais plusieurs groupes européens, voir pays européens qui se préparent à affronter Voldemort, posa la capitaine. Nous pouvons y ajouter les Volturi. Il y en a sûrement d'autres.
- Il faudra aussi compter sur les chasseurs de primes qui se présenteront certainement lorsque votre localisation sera connue, ajouta Gélias. Il y a de nombreux contrats de capture sur votre tête.
- Pas de contrat d'assassinat ? demanda-t-il sérieusement.
- Pas encore, soupira-t-il gravement.
- Cela pourrait arriver lorsque ma position réelle sera connue, remarqua Alexander. Mais la faire connaître sera peut-être aussi le moyen de leur faire comprendre que je ne compte pas combattre Tom et reprendre part à la guerre.
- Pour ce qui est des chasseurs, nous resterons à l'affût et nous interviendrons à la moindre chose, posa Madoria. Si vous constatez quoi que ce soit d'étrange, une personne étrange, prévenez nous et même si nous ne faisons qu'un simple contrôle pour vérifier, nous le ferons.
- Je vous remercie. Pour l'instant, nous pouvons juste attendre de voir comment ils vont venir et comment ils vont réagir. Nous sommes déjà prêt de toute façon. J'espère juste qu'ils n'iront pas trop loin.
- Je me charge de prévenir ceux qui doivent l'être côté politique, assura le Président.
- Et je vais mettre les aurors en alerte, compléta la capitaine. Avec ceci, il n'est pas exclu que cela cause des problèmes sur notre territoire.
- Veuillez m'excuser pour…, commença Alexander.
- Ne vous excusez pas mon seigneur, intervint Madoria ferme. Ce n'est pas vous qui faîtes des erreurs et commettez des crimes. Vous aviez le droit de venir ici et nous sommes ravis de vous accueillir comme l'un des nôtres. Alors ne vous excusez pas pour ce qu'ils font ou feront.
- Je suis bien d'accord, renchérit le Président. Vous n'avez pas d'excuse à faire à personne seigneur Potter.
Il leur sourit avec reconnaissance et ils poursuivirent leur discussion sur la situation et ce qu'il fallait encore envisager. Il en fut ainsi jusqu'en fin de journée avant que le Président et les deux auror ne s'en aillent, le priant d'appeler si nécessaire. Une fois seul, Alexander entreprit de se détendre un peu, de reprendre ses esprits, d'analyser et surtout, calmer sa peur pour ceux qui lui étaient chers ici et, il le savait, qui étaient en danger par sa faute maintenant. Il rejoignit son jardin d'hiver pour s'asseoir en silence et méditer un peu, faire le tri dans ses pensées et réfléchir.
Une chose en particulier l'avait interpellé au milieu de tout ceci. Il s'était attendu depuis longtemps à tout ce qu'il s'était passé sauf à une chose : que Tom désire qu'il reste en vie aussi longtemps que possible. C'était la chose la plus étrange et la plus inattendue qui soit. Que Tom tolère qu'il vive avec leur pacte de non agression était déjà des plus improbable et incroyable. Il avait douté de pouvoir l'obtenir. Et depuis, il doutait largement que cela aurait duré éternellement. Un jour ou l'autre, Tom ou bien lui même, aurait peut-être voulu rompre le pacte pour une raison ou une autre. Compte tenu de leurs buts et moralités opposées, il était plus que probable qu'ils en reviennent un jour à s'affronter. Il avait eu conscience de ça et il avait été en paix avec cela parce qu'alors, il aurait choisi sa vie.
Mais voilà que Tom débarquait et lui disait qu'il voulait qu'il vive aussi longtemps que possible, que l'accord perdure. Et avait senti qu'il était parfaitement sérieux et cela l'intriguait. Pour que Tom change d'avis aussi radicalement sur ce point l'élément déclencheur devait être important et il devait découvrir ce dont-il s'agissait. Cela devait être une chose dont Tom avait besoin ou qu'il devait préserver et cela avait avoir avec lui. Était-ce une chose qu'il possédait ? Était-ce parce qu'il aurait besoin de lui pour autre chose plus tard ? Est-ce que cela avait un rapport avec cette fichue Prophétie qui les liait ? Avec leur lien dont-il ne savait toujours pas grand-chose ? La seule piste qu'il pouvait creuser était celle du lien. Il avait étudié la piste qu'on lui avait donné autrefois : celle disant que ce qu'il s'était passé ce soir d'Halloween avait créé un lien entre eux. Cela paraissait plausible mais ça ne disait pas ce que c'était et pourquoi c'était apparu. Pourquoi Tom voudrait garder cette connexion avec lui ? Surtout depuis qu'il était parvenu à l'empêcher d'entrer dans son esprit avec certitude depuis la mort de Sirius. Cela pouvait tout juste lui permettre de le localiser, certainement, de sentir ses émotions les plus fortes lorsqu'ils étaient proches et lui fendre le crâne de douleur en l'approchant.
Cela n'avait encore aucun sens pour lui. Il n'avait pas assez d'informations. Mais pour l'instant, son problème principal était de gérer ce qui allait arriver certainement très rapidement. Maintenant qu'ils l'avaient trouvé, ils ne perdraient plus de temps. Il devait protéger les siens sans perdre une seconde et se tenir près à la suite. Il s'attela donc à cela. Il repartit, prenant sa voiture pour rentrer chez Charlie. Il dîna normalement avec lui ce soir là puis, lorsqu'il fut certain qu'il dormait, il se leva, gagnant sa chambre sans un bruit. Bella était de sortie cette nuit, comme presque toutes les nuits. Il s'assura que Charlie resterait bien endormi avant de faire apparaître une médaille au blason Potter. Une médaille qu'il avait enchanté comme il l'avait dit pour protéger Charlie et prévenir les auror au cas où. Il l'attacha ensuite autour du coup de son père de cœur avant de l'ensorceler pour qu'elle se fonde en lui, indétectable si on ne savait pas qu'elle était là. Et même si on savait, lui seul pourrait la retirer. Cela fait, il s'attela à protéger la maison, le jardin et les voitures aussi puissamment qu'il le pouvait.
Charlie en sécurité, il continua avec les Cullen, demandant à Carlisle s'ils pouvaient se voir rapidement. Sans surprise, son ami approuva et Alexander lui annonça qu'il arrivait pour passer le prendre. Il quitta la maison, prit sa voiture dans le noir de la nuit et se dirigea vers la villa des Cullen, l'obscurité l'apaisant un peu. Lorsqu'il arriva, Carlisle sortait déjà et il lui ouvrit. Le vampire monta et Alexander donna un sourire au reste du clan, moins son couple favoris, qui observait par la fenêtre. Carlisle installé, il repartit, un silence paisible s'installant. Le sorcier roula jusqu'à un recoin reculé dans les bois.
- Une promenade ça te dit ? proposa le jeune homme.
Le médecin approuva et ils sortirent marcher dans le calme.
- Je ne peux pas tout expliquer aujourd'hui, commença finalement Alexander.
- Et je ne te demande pas de le faire, répondit-il doucement. Ce que tu as déjà dit suffit.
- L'histoire est loin d'être complète si tu savais. Je vous dirai tout un jour. Pour l'instant je dois parer à ce qui va arriver et qui pourrait être là dés demain. Je vous l'ai dit : légalement, ceux qui en ont après moi n'ont pas le droit de vous faire quoi que ce soit. Mais je les connais et je sais que certains seront près à tout, sans parler des choses qu'ils peuvent faire sans être détectés. J'ai amené ces problèmes et j'en suis désolé, c'est à moi de m'en charger.
- Alex…
- Pas de discussion Carlisle. Vous avez géré vos problèmes et je suis resté à l'écart quand vous me l'avez demandé. À mon tour.
- À ce que j'ai compris, tu n'avais pas le choix, s'amusa le patriarche.
- C'est vrai mais tu apprendras Carlisle, que lorsqu'il le faut, je sais passer outre les règles. Cette fois, c'est à moi de m'en charger. Je sais ce qu'il risque de venir et ce qu'il pourrait se passer. Je peux vous en préserver efficacement. Je ne dis pas que ça parera à tout mais ça aidera déjà beaucoup et ça me permettra de faire beaucoup plus. Comme tu le sais, la loi m'empêche de faire véritablement de la magie devant vous, de vous en faire profiter, de vous protéger, de vous aider, ou simplement de vous parler de trop de choses. Si je veux pouvoir prévenir ce qui va arriver, il faut lever ce verrou.
- Tu sais comment faire ?
- Il y a un moyen très simple mais cela doit venir de toi.
- Que puis-je faire ?
- Tu m'as sauvé la vie, remarqua Alexander. Dans le monde magique, chez les sorciers, sauvez la vie de quelqu'un, ce n'est pas rien. Je veux dire, encore plus que ce que cela représente en temps ordinaire. Lorsque cela se produit, le sorcier dont on sauve la vie, moi en l'occurrence, a une dette envers celui qui l'a sauvé, toi.
- Tu sais je ne te…
- Demanderai rien ? termina-t-il. Je sais que tu n'as jamais rien attendu en retour pour cela Carlisle, mais tu vas devoir me demander. En magie, cette dette de vie est bien réelle, incontournable. Si tu l'invoquais pour me réclamer quelque chose, je serai obligé de te le donner ou de mourir en refusant.
- Jamais je ne ferai une telle chose, répondit-il l'air horrifié.
- Tu vas le faire, répondit-il. Parce que c'est là que ce trouve notre brèche. À moins de faire partie de la même famille, d'avoir un lien étroit avec ton clan, je ne pourrais rien faire. Nous pouvons créer ce lien grâce à cette dette. Tu vas me demander de prendre ton clan sous ma protection magique. C'est un peu comme une adoption de cœur qui créera un lien magique entre nos familles et qui me laissera alors le champs libre pour tout dire, tout montrer et vous protéger.
- Et tu ne peux pas le faire directement ?
- Non. Ce n'est pas une chose que l'on peut faire si facilement. Habituellement, cela se fait lorsqu'on se marie avec un membre de la famille, qu'on est amis de très très longue date, dans des cas très particuliers… Ce n'est pas une chose que je peux faire parce que j'en ai envie, pour que ça ait valeur légale. Mais je pourrais le faire si tu le réclames au nom de ma dette de vie.
- Qu'est-ce que ça fera au juste ?
- Cela créera un lien magique entre moi et ton clan. Vous serez sous ma protection vis à vis des sorciers. Ce qui veut dire que je serai responsable de vous pour les sorciers. Sur le plan légal, vous serez considérés comme de ma famille. Mais ça ne changera rien. Vous n'aurez pas d'obligations et rien à faire. Cela m'ouvrira la voie pour faire plus. Parmi les sorciers vous serez considérés comme de ma famille. Ce fait n'implique rien de spécial pour vous, c'est à moi que ça ouvre la voie. Je ne peux pas garantir que ce sera sans problème pour vous mais de toute façon, ils sauront vite que vous êtes mes amis et cela reviendra au même. Sauf que sans le lien, je ne pourrai pas faire autant. Bien sûr c'est réversible si vous voulez vous en débarrasser quand les choses reviendront à la normale. Je veux que tu y penses, que tu en parles à ta famille et il me faut une réponse au matin au plus tard. Il ne faut pas traîner.
Carlisle observa un instant le jeune homme près de lui. Alexander était vraiment un grand ami pour lui maintenant malgré leur immense différence d'âge. Il se sentait protecteur pour lui mais pas véritablement paternel. Il y avait quelque chose d'inexplicable en lui qui signifiait clairement qu'il n'était pas un enfant recherchant un père en lui. Cela, seul Charlie l'avait. Sûrement parce que Charlie était le seul à ne pas avoir cette image d'Alexander qu'il avait présentement sous les yeux. Charlie avait simplement le jeune homme ordinaire. Présentement, lui même avait un adulte rodé, responsable, presque guerrier. Il avait un charisme palpable, prenait les choses en main comme un chef, calme et réfléchi. Cet Alexander n'avait plus rien à voir avec celui qu'il était encore quelques jours plus tôt. Pourtant, il lui inspirait une immense confiance et il sentait sa force et sa détermination, impressionné de découvrir cette part de son jeune ami. Ils se promenèrent un peu en silence avant de retourner à la voiture, Alexander ramenant le médecin chez lui, celui-ci assurant qu'il allait en parler avec le clan et lui donner une réponse rapide.
Cela fait, Alexander rentra chez Charlie, allant dormir pour le peu de nuit qu'il restait. Il se leva tôt et prit normalement son petit déjeuner avec le shérif, savourant ce moment qui l'apaisa plus que toute autre chose. Lorsque l'homme s'en alla pour le travail, il partit vers sa maison en forêt, peu surpris de voir la meute le rejoindre très vite, Jacob venant le serrer dans ses bras. Ils s'installèrent ensemble, les loups expliquant qu'ils avaient parlé de la bataille avec le Conseil mais aussi de ce qu'il s'était passé ensuite et de tout ce qu'il s'était dit. Ils avaient l'air encore un peu perdu, ne sachant pas trop comment gérer ça. Lorsqu'il reçut un message de Carlisle lui demandant s'ils pouvaient se voir, Alexander invita le clan à venir les rejoindre, voulant de toute manière leur parler. Il ne fallut pas longtemps pour que tout le monde soit là, une certaine tension s'installant.
- Carlisle ? appela doucement Alex. Avez-vous pris une décision ?
- Oui, approuva-t-il. Nous allons le faire si tu penses que c'est le mieux.
- Merci, sourit-il soulagé en sachant qu'il avait besoin que ce soit volontaire au moins de la part du chef de clan.
- Qui nous dit que ça ne va pas nous causer plus de problèmes ? demanda Edward toujours méfiant avec lui.
- Il va falloir me faire confiance pour ça. Parce que vous êtes proches de moi, vous êtes concernés, répondit-il. Il n'y a pas d'autre manière de faire pour.
- De quoi parlez vous ? demanda Jacob.
Alexander expliqua alors ce qu'il avait demandé à Carlisle, la dette de vie, le lien et ce que cela permettrait.
- Je veux pouvoir faire en sorte de vous protéger, termina-t-il. Parce que je suis le compagnon de Jacob, la loi magique considère que lui, la meute et la tribu sont pour ainsi dire ma belle famille et me permet beaucoup plus. Le lien créé avec le clan à travers la dette de vie sera lui aussi de ce type. Je ne serai plus obligé de limiter les choses et je crains que cela soit nécessaire. Ce lien est parfaitement réversible Edward alors si ça ne vous convient pas, nous pourrons l'annuler plus tard. Je vous demande juste de me faire confiance pour ça le temps de cette histoire.
- Nous te faisons confiance, assura Carlisle appuyé par toute sa famille si ce n'était le télépathe.
Alexander insista alors pour le faire immédiatement et il emmena Carlisle dans son bureau pour être seul avec lui. Il lui donna la formulation et bientôt, le chef du clan Cullen lui réclamait leur adoption par sa famille au nom de sa dette de vie envers lui. Alexander l'établit dans une magie qui crépitait dans toute la pièce et toute la famille sentit le lien s'établir entre eux, un instant perturbé alors que le sorcier et le médecin revenaient au salon.
- Les sensations vont vite s'apaiser, assura Alexander en les voyant le regarder. Le lien est établi. Nous avons désormais le champs libre.
- Et pour Charlie ? demanda Bella inquiète pour son père.
- Je m'en suis déjà occupé. Compte tenu de la situation, j'ai obtenu le droit de le protéger. Je n'ai toujours, comme vous, pas le droit de lui révéler le secret magique, de faire de la magie devant lui, de lui en parler… Il ne peut pas intégrer ce monde. Mais avec les circonstances, mon lien affectif avec lui, le fait que je vie avec lui… J'ai pu avoir une sorte de dérogation. Cette nuit, j'ai posé des protections sur lui. Si n'importe qui essaye d'utiliser la magie sur lui, directement ou pas, si un être magique tente quel que chose, il sera protégé et la magie déformera les choses pour que ce qu'il pourrait voir de magique se déforme en quelque chose de non magique. Cela et les aurors seront prévenus sur le champs qu'il y a eu atteinte sur un non-maj et interviendront. La maison, le jardin et sa voiture sont aussi protégés car considérés comme faisant partie de ma résidence principale que je suis en droit de défendre légalement. Charlie est en sécurité.
Bella eut l'air soulagé et si Alexander savait que ce n'était pas sûr à cent pourcent, si quelqu'un tentait d'attaquer Charlie en dépassant les lois et ses protections, il serait assurément en droit de répliquer lui même de toute sa force, d'intervenir.
- Charlie étant un non-maj et avec ces protections, il sera impossible de s'attaquer à lui sans enfreindre très gravement la loi et se faire remarquer, expliqua-t-il. Ce qui serait presque suicidaire pour l'attaquant. Mais c'est différent pour vous parce que vous faîtes légalement parti du monde magique. Il serait plus facile de vous atteindre. Heureusement, avec nos liens, je peux désormais agir au grand jour sans limite avec vous. Il est probable que ces gens arrivent dés aujourd'hui alors nous devons nous mettre au point tout de suite.
Il les regarda, les trouvant attentif quoi qu'un peu bousculer. Mais il n'avait pas le temps d'entrer dans tout les détails et de les laisser digérer.
- Ils savent où je suis mais ils ignorent toujours ce qu'il m'est arrivé, continua-t-il. Pour eux, j'ai purement et simplement disparu sans laisser de trace et sans explications. En dehors des autorités américaines, seul Tom sait le pourquoi du comment. Donc, ils vont commencer par venir voir ce qui a pu se passer, si je n'ai pas été kidnappé ou un truc du genre. Ils vont d'abord chercher des infos. Ils ne vont probablement pas venir vers moi directement et ils vont certainement essayer de se cacher de moi dans un premier temps. Vous serez probablement les premiers à leur parler.
- Pourquoi viendraient-ils vers nous s'ils ignorent tout ? demanda Jasper. Je veux dire, vers nous plus que vers un autre habitant de Forks pour l'interroger ?
- Premièrement, parce qu'ils sauront qu'il y a une tribu métamorphe et un clan vampirique ici, répondit-il. Cette information est publique pour les sorciers pour qu'ils puissent s'adapter à la situation magique des lieux où ils vont. Vous êtes les seuls choses appartenant pour ainsi dire au monde magique dans le coin et donc, il serait plausible d'imaginer que je puisse être en contact avec vous. Rien que pour vérifier ils creuseront. Ensuite, ils vont interroger les gens et c'est une petite ville. Il n'y a pas eu grand monde de nouveau et de potentiellement bizarre ici au moment où, pour eux, j'ai disparu. Les non-maj leur parleront sans même s'en rendre compte. Il existe des magies tout à fait légale pour les inciter fortement à parler et à répondre. Ils voudront certainement être discrets donc ils utiliseront aussi des magies pour passer inaperçu, pour que les gens ne fassent pas attention à eux. Là encore c'est légal puisque les sorciers se servent énormément de ça pour se cacher. Les gens ne réaliseront pas qu'il y a des étrangers en ville et qu'ils leur disent ce qu'ils veulent savoir. Mais ces magies ne fonctionne que sur ceux qui ne savent pas pour le monde magique. Cela ne marchera donc pas sur vous et les anciens de la tribu.
- Ils vont vite remarquer Alexander White et son apparition à Forks au moment de ta disparition, comprit Jasper.
- Exact et ils vont explorer la piste. Tout le monde sait comme je suis arrivé à Forks avec l'accident et mon amnésie. Ils le découvriront vite et feront le lien. On sait aussi que je suis ami avec la tribu et avec vous alors ils le sauront aussi et ils viendront vers vous. Ils vont explorer l'hôpital pour savoir ce qui a pu m'arriver à l'époque, avoir mon dossier médical. Ils fouilleront au bureau du shérif et ils auront ce qu'ils veulent.
- Si facilement ? demanda Bella.
- Oui. La magie le permet, approuva-t-il. C'est aussi pour ça, en prévision de ce qui pouvait arriver, que j'ai soigneusement gardé mes secrets. Mais ils auront des infos quand même : d'abord mon accident, mes blessures, mon amnésie, la prise en charge de Charlie pour m'aider, le fait que tu es mon médecin Carlisle. C'est dans mon dossier alors ils sauront aussi que j'ai retrouvé la mémoire depuis comme ils sauront que j'ai eu l'asile du pays.
- Même si c'est l'asile du monde magique ? demanda Sam.
- Oui parce que pour ne pas avoir de problème avec les autorités non-maj, les sorciers transposent ce genre de chose dans la société non magique. C'est pour ça que j'ai pu dire à Charlie, quand je me suis souvenu, que j'avais l'asile politique dans le pays et il a pu clôturer mon dossier et le faire passer sous silence pour les autres non-maj.
- Charlie sait que tu as l'asile ici ? s'étonna Bella.
- Je lui ai dit dés que j'ai retrouvé la mémoire. Il ne sait rien en rapport avec la magie mais je lui ai dis la vérité, toujours, assura-t-il. Il l'a gardé pour lui par égard pour moi. Il était le seul à savoir jusqu'à vous depuis hier. Bref, lorsqu'ils sauront que j'ai l'asile, eux comprendront qu'il s'agit d'asile magique dans mon cas, ils comprendront donc qu'il y a au moins une partie volontaire de ma venue ici et que les autorités magiques du pays sont au courant. Il est impossible d'avoir ce genre de chose sans donner sa véritable identité et une solide justification.
- Ils vont avoir beaucoup d'informations sans même t'approcher, constata Jasper.
- Oui. Et ils vont aller aussi loin que possible. Ils fouilleront au lycée, partout et ils viendront certainement vous voir. Mais avec vous, cela sera bien plus difficile d'avoir des informations parce qu'ils ne pourront pas vous forcer sans passer dans l'illégalité. Les sorts légaux ne fonctionneront pas et comme je l'ai déjà dit, il y a des lois pour réguler ce genre de chose. Influer sur la volonté ainsi n'est pas une chose prise à la légère chez nous. Mais il y a des magies qui peuvent vous tirer des informations contre votre grès, sans même que vous ne vous en aperceviez, et sans être détecté. C'est illégal mais ça ne les arrêtera pas. Une magie en particulier est fort probable venant d'eux : la legilimencie. Pour faire court, elle permet d'entendre vos pensées et, pour un utilisateur habile, de fouiller vos esprits sans même que vous ne le sentiez, dit-il en les choquant. C'est une magie très complexe et difficile à maîtriser, peu peuvent réellement fouiller vos esprits, entendre les pensées est plus accessible mais encore très rare. Mais je sais qu'au moins un d'eux peut fouiller vos esprits comme il veut.
- Comment ce serait possible sans qu'on s'en aperçoivent ? demanda Edward l'air de ne pas le croire.
Alexander soupira lourdement, agacé et il employa les grands moyens. Il n'avait pas de temps à perdre avec l'imbécilité d'Edward. Aussi, il le fixa dans les yeux et usa de la legilimencie sans bouger d'un cil et sans rien dire. Il avait appris en même temps qu'il avait perfectionné son occlumencie, au cas où. Pour l'occasion, il veilla à le faire sentir au télépathe et ce fut un jeu d'enfant pour lui d'entrer dans sa tête et de voir ce qu'il voulait. Le percevant, Edward bondit brusquement du canapé en faisant sursauter tout le monde, l'air paniqué en reculant le plus loin possible de lui. Alexander stoppa, le regardant le fixer intensément dans la confusion générale.
- Comment tu as fait ça ? demanda Edward perturbé.
- Je l'ai dit : legilimencie, répondit-il gravement. Tu peux remettre en doute tout ce que tu veux Edward mais la magie est beaucoup plus puissante que vous ne l'imaginez. Des pouvoirs comme le tien ou celui d'Aro sont de bonnes blagues pour les sorciers qui maîtrisent pleinement la legilimencie. C'est extrêmement rare mais il y en aura au moins un de cet acabit qui viendra, peut-être d'autres qui la maîtrise dans une moindre mesure. Et comme tu viens de le constater, je suis entré dans ta tête sans aucun problème et sans que tu puisses t'y opposer.
- Tu es entré dans sa tête ? fit Emmet éberlué.
- Pour lui montrer oui, approuva-t-il. Et je lui ai fait sentir pour qu'il s'en rende compte mais c'est faisable sans que vous ne puissiez le sentir.
- Je croyais que c'était illégal, fit Edward. Et tu l'as fait, remarqua-t-il accusateur. Tu l'avais déjà fais sur nous ? demanda-t-il avec dégoût.
- Jamais de la vie, trancha-t-il durement. En réalité, tu es le tout premier sur qui je l'utilise et je n'ai pas réellement regardé ton esprit par respect, gronda-t-il. Je l'ai fait parce que tu commences à sérieusement m'agacer et que je n'ai pas le temps pour toute tes remises en question. Que tu le crois ou non, c'est aussi pour vous protéger, toi inclus que j'explique tout ça alors il faut que tu me crois et que tu fasses ce que je dise pour ton bien. La legilimancie est illégale mais indétectable. Pour ma part, je trouve cette pratique absolument abjecte. Pour moi, l'esprit, c'est ce qu'il y a de plus privé et sacré. Jamais au grand jamais je ne me permettrais de lire l'esprit de qui que ce soit. Il faudrait vraiment un cas extrême pour que j'utilise la legilimancie. Mais certains le font comme ils respirent. Tom en est un bon exemple et ceux qui viendront pourront le faire. Je suis sûr d'au moins un qui le fera sans vergogne et qui pourra voir tout ce qu'il veut. J'ai appris la legilimancie parce que ça va de paire avec une autre discipline magique que j'ai apprise.
- Est-ce qu'il y a un moyen de s'en protéger ? demanda Leah.
- C'est là que je voulais en venir, reprit-il alors que Edward revenait s'asseoir près de Bella. Il est très difficile de se protéger d'un legilimens accomplis. Cependant, une chose est nécessaire à la pratique de la légilimancie : le contact visuel direct. Donc, si des gens bizarres viennent vous parler, faîte en sorte de ne pas les regarder dans les yeux, jamais, pas une fraction de seconde. Sans ça, ils ne peuvent pas entrer.
- Et tu ne peux pas nous montrer des photos de ceux que tu connais qui pourraient ? questionna Rosalie.
- Je peux mais il est possible qu'ils modifient leur apparence avec la magie pour être encore plus discrets. Mais je peux vous montrer un visage, dit-il en sortant sa baguette.
D'un geste, il fit apparaître une image en trois dimension du visage de Dumbledore au centre du salon.
- C'est qui ? Merlin l'enchanteur ? s'amusa Paul devant la ressemblance avec l'image moldu du personnage.
- Cet homme, reprit Alex avec sérieux, s'appelle Albus Dumbledore. Il est pour ainsi dire l'équivalent de Tom dans l'autre camps, dit-il en faisant revenir la gravité dans la pièce. Il est le chef de l'autre camp et il a été mon mentor avant que je ne parte, que je ne me rende compte qu'il se servait de moi. C'est un sorcier extrêmement puissant et savant. Il a environ 125 ans, dit-il en les ahurissant. Pour le monde magique Européen, c'est un grand homme, un héros qui a traversé des guerres magiques, remporté des guerres magiques, vaincu le Seigneur des Ténèbres qui a précédé Tom. Il siégeait en très haute place au gouvernement magique britannique, siège toujours comme dirigeant de ce qui est l'équivalent de l'ONU sorcier. C'est quelqu'un de très puissant dans tout les sens du terme. La plus part des gens croient en lui férocement, presque aveuglément, persuadés qu'il est un bienfaiteur qui ne ferait pas de mal à une mouche au contraire. Il est le plus grand ennemi de Tom. Il se fait passer pour un héros, une personne gentille, protectrice et digne de la plus grande confiance. Mais c'est un manipulateur hors paire et retord qui n'hésite pas à se servir des gens pour ce qu'il appelle « le plus grand bien » sa cause chérie, fit-il avec une grimace.
Il y eut un moment de silence, tous captant sans mal que leur ami détestait cet homme.
- Mais c'est quelqu'un d'abjecte. Je lui dois la vie que j'ai eu et c'est à cause de lui que j'en suis là. Il a été le premier à entendre la Prophétie qui fut faîtes sur moi et Tom et il y croit dur comme fer. Je n'avais pas un an à l'époque mais dés lors, je n'étais pour lui plus qu'un pions, une arme à utiliser contre Tom. Si c'est Tom qui a tué mes parents, c'est lui qui a ouvert grand la voie pour qu'il puisse y arriver.
- Pourquoi ? demanda Esmée.
- Parce qu'il croit en la Prophétie. Il pense que j'ai ce fameux pouvoir pour vaincre Tom et c'est pour ça qu'il a fait en sorte qu'il puisse venir jusqu'à moi le soir où mes parents sont morts. Mes parents se savaient en danger, traqués, ils s'étaient puissamment cachés et protégés. Mais ils ont aussi fait l'erreur de faire confiance à Dumbledore. Il était un mentor et un chef de confiance bienveillant pour eux. Il a créé la brèche pour que Tom arrive à moi et il était sûr qu'il se passerait quelque chose, que j'avais quelque chose qui le détruirait. Et pour lui, si le but était atteint, mes parents étaient sacrifiables, j'étais sacrifiable. Les gens ne sont que des pions qu'il manipule pour arriver à son but. Il adore passer pour un héros, être adulé comme tel. Seulement, il s'est avéré incapable de vaincre Tom. Il est très puissant et érudit mais Tom aussi et lui vieillit. Il peut lui tenir tête mais n'est jamais parvenu à le vaincre. Il avait donc besoin d'une arme pour y arriver et de nouveau être un héros pour tous. Je suis cette arme et il fera tout pour me récupérer. Tout. Beaucoup de gens sont mort parce qu'il les a utilisé. Et lui, il utilise la legilimancie tout le temps, avec tout le monde pour tout savoir. Il le fait même s'il n'en n'a pas besoin dans la plus banale des discussions et il est capable de fouiller vos esprits de fond en comble sans que vous n'y puissiez rien. Il est extrêmement dangereux. Si vous le voyez, le mieux serait de faire en sorte de ne pas entrer en contact avec lui et de ne surtout jamais le regarder dans les yeux.
