Maître des âmes
Chapitre 21
Jeu d'image
Alexander laissa l'image de Dumbledore flotter encore un instant après son discours sur lui, la laissant ensuite disparaître.
- Donc, reprit-il, pas de regard direct pour éviter la legilimancie, réaffirma-t-il. C'est votre seul moyen.
- Il y en a d'autres ? demanda Embry curieux.
- Oui, approuva-t-il. Mais seuls ceux qui peuvent manipuler la magie consciemment peuvent se protéger de ça. L'opposé de la legilimancie, c'est ce qu'on appelle occlumancie. L'occlumancie, c'est l'art de protéger son esprit des intrusions.
- C'est comme ça que tu empêches Edward de lire tes pensées ? demanda Carlisle.
- Oui. J'ai appris l'occlumencie à un très haut niveau pour pouvoir me protéger de ce genre de chose. Principalement contre Dumbledore et Tom qui sont tout deux des legilimens et des occlumens très accomplis. L'occlumencie est une chose aussi rare que la legilimencie, très difficile à maîtriser ne serait-ce qu'un peu. Elle demande une gigantesque discipline mentale, un haut niveau magique et lorsqu'il y a affrontement, lors d'une tentative d'intrusion par legilimencie, ça demande d'avoir la puissance magique nécessaire pour alimenter ses protections. Cela peut-être épuisant et les combats d'occlumencie et de legilimancie sont infernaux avec des gens de ce niveau. Et c'est pire qu'un combat physique parce qu'une blessure mentale peut faire beaucoup plus de dégâts. L'occlumencie, c'est d'abord être capable de fermer son esprit à un intrus dans sa plus simple utilisation. Mais à son plus haut, c'est savoir forger les protections mentales très élaborées.
- Comme quoi ? demanda Emmet.
- Et bien, prenons que je laisse Edward entrer dans mon esprit, posa-t-il. Cela ne lui garantirait pas d'entendre mes pensées. Par précaution, je ne dirai pas comment je me protège mais pour prendre l'exemple qu'on trouve dans les apprentissages de la discipline, en entrant, il pourrait se retrouver projeté, son esprit j'entends, dans un labyrinthe mental que j'aurai pu construire. Pour atteindre vraiment mon esprit et mes pensées, il devrait être capable de sortir de ce labyrinthe ou de le détruire. En sachant que ce labyrinthe, je peux le piéger, le changer constamment. L'occlumancie peut-être encore plus dangereuse que la legilimancie. Pour reprendre Edward qui entrerait, un occlumens puissant pourrait piéger son esprit dans le siens, l'atteindre, le fouiller, le torturer et le tuer s'il le veut, s'il gagne le combat. Même si bien entendu, il faut que le legilimens, le télépathe ou autre avec ce genre de pouvoir, entre de lui même d'abord.
- C'est pour ça que tu as dit à Edward d'essayer de se contrôler au tout début, comprit Jasper.
- Oui. Parce que s'il rencontre un bon occlumens qui serait hostile envers lui, il est fichu. Tu entres dans les esprits sans même t'en rendre compte, dit-il en regardant le télépathe. Si l'envie en prenait à un occlumens de talent, comme Tom, comme Dumbledore, tu es fichu. Tu leur ouvrirais grand la porte pour te tuer, fit-il gravement. L'occlumencie permet de protéger son esprit. Là j'ai pris un labyrinthe parce que c'est parlant mais ça peut-être n'importe quoi et si on sait y faire, on peut empiler les protections de sorte que même en trouvant la sortie du labyrinthe, on pourrait tomber dans un autre, et dans un autre à l'infini. Les protections d'occlumencie n'ont pour limite que l'imagination de leur constructeur. Ce n'est pas un monde physique alors on peut bâtir n'importe quoi dans son esprit. Mais ça reste extrêmement rare et très difficile à acquérir. Je m'y suis forcé et je m'y entraîne presque tout les jours parce que je sais que j'ai des legilimens qui pourraient s'en prendre à moi et qui l'ont déjà fait.
- Tu as déjà eu à subir ce genre d'intrusion ? De combat ? questionna Alice.
- Oui. Dumbledore a sûrement lu mes pensées plus d'une fois mais je n'ai jamais pu le percevoir parce qu'avant de partir de là bas, je ne maîtrisais pas l'occlumencie. C'est Tom qui s'en est servi le plus visiblement sur moi. C'est ce qui a valu la mort à mon parrain, dit-il sombrement. Tom voulait m'attirer dans un piège et pour ça, il est entré dans mon esprit et il m'a manipulé. Il m'a montré une sorte de vision en faisant croire qu'il ne le faisait pas volontairement. C'était comme si j'avais une vision d'Alice. Il s'est mis en scène en me faisant croire qu'il avait capturé mon parrain et qu'il le torturait.
- Mais comment il a pu te le faire croire puisqu'il devait être là pour le contact visuel ? dit Sam.
- Il n'y avait pas de contact nécessaire dans ce cas. Il était en réalité bien loin de moi à cet instant. Cette fois là, ce n'était pas de la legilimancie, c'était une autre magie d'intrusion mentale très spécifique utilisable à distance. Vous n'aurez pas à affronter ça, il faut des conditions très précises pour utiliser ça et par ce que vous êtes vous ne remplissez pas les conditions. Bref, il est entré et il m'a montré ça. J'étais impulsif, naïf, je ne savais rien des magies de l'esprit et mon parrain, Sirius, était la seule famille qu'il me restait. Je me suis précipité sans réfléchir pour aller le secourir. Mais en réalité, Sirius allait très bien et était tranquillement chez lui. Tom m'a montré ce qu'il voulait me montrer, amené là où il voulait que j'aille et m'a fait faire ce qu'il voulait que je fasse.
- Comment tu t'en es sorti ? demanda Jacob un bras protecteur autour des épaules de son imprégné.
- Je me suis battu. Je suis tombé dans le piège, on s'est battu de manière physique d'abord, magique. Sirius l'a su et il est immédiatement venu pour me secourir. Il s'est fait tuer par une partisane de Tom qui était là, en me protégeant. J'étais dans un tel état à ce moment là, se rappela-t-il tristement. Le combat a continué et comme il n'arrivait pas à m'avoir, Tom s'est de nouveau introduit dans mon esprit et on s'est battu mentalement. Je n'y connaissais rien du tout en magie de l'esprit. Je savais que l'occlumencie existait et je commençais à l'apprendre mais j'étais un parfait débutant loin de l'expert que Tom est en la matière. Seulement, dans ce genre d'affrontement, une chose est plus nécessaire que toute autre : la volonté. Et la détermination c'est une de mes caractéristiques. Les batailles spirituelles, au bout du compte, ça se résume uniquement à la force de caractère et ce jour là, j'en ai eu plus que Tom. Je l'ai expulsé de mon esprit, on a fait match nul et il s'est enfuis. Après ça, je me suis juré que plus personne n'entrerai jamais dans mon esprit et j'ai appris sérieusement l'occlumencie, la legilimancie du même coup parce qu'il faut la maîtriser pour savoir comment combattre une attaque du genre. Et plus personne n'est jamais entré dans ma tête.
Il y eut un moment de silence lourd dans la pièce, tous assimilant l'histoire. Finalement, Alexander reprit :
- Pas de contact visuel, insista-t-il. C'est le plus dangereux. Il y a d'autres moyens de vous tirer des informations mais la legilimencie est le seul qui peut passer complètement inaperçu. De ce que je sais, seul Dumbledore pourrait l'utiliser sans sortir sa baguette, sans lancer visiblement de sortilège mais on ne sait jamais. D'autres capables de le faire ont pu le rejoindre ou ses un de ses partisans l'apprendre, savoir le faire sans que je ne l'ai su même si les chances sont très minces compte tenu de la puissance et de la maîtrise qu'il faut pour ça. Les sorciers capables de ça se comptent sur les doigts des deux mains dans le monde.
- Et tu l'as fais, remarqua Seth.
- Oui. Il y a moi mais je me refuse catégoriquement à user de la legilimencie de la sorte. Il y a Dumbledore et Tom. Je connais plus de bons occlumens mais pour la legilimancie, c'est vraiment restreint. Mais ça existe et vous devez le savoir parce que si vous tombez dessus vous n'y pourrez rien. Les autres manières de faire seraient beaucoup moins faciles et invisibles. S'ils viennent vous parlez, mentez. Parlez de moi comme si je n'étais qu'un non-maj ordinaire pour vous. Vous pouvez même prétendre ne pas me connaître. Ils sauront probablement que vous mentez mais ainsi…
- Nous laisserons moins de choses filtrer de manière inconsciente, comprit Jasper avec un sourire.
- Oui et ils pourront douter réellement que j'ai pu vous dire que je suis un sorcier, poursuivit-il. Cela rendra les choses plus incertaines pour eux, mon lien avec vous plus incertain, et ils seront plus prudents, moins entreprenant ouvertement. Plus de choses sont permises avec vous mais pour rester dans la loi, comme moi avant, ils devront grandement limiter ce qu'ils disent, l'usage de magie en votre présence, les interférences avec votre peuple… sinon, ils pourraient avoir les auror sur le dos. Si nous parvenons à faire en sorte de leur faire croire que je ne suis qu'un ami non magique pour vous, vous êtes beaucoup plus en sécurité.
Tous approuvèrent et il sourit, poursuivant :
- Ils récolteront un maximum d'informations, espionneront tout à Forks… Je serai prévenu quand ils entreront dans le pays et je vous le dirai. Dés que ce sera le cas, vivez simplement normalement comme s'il ne se passait rien et nous arrêterons de nous voir physiquement dans un premier temps pour leur faire croire que nous ne sommes pas si proches que ça. Personne ne vient dans cette maison. Ils ne pourront pas savoir que je l'ai et c'est un avantage pour nous.
- On ne te verras plus ? fit Jacob pincé.
- Dans un premier temps au moins, sourit-il avec réconfort. Il le faut. Ils ne patienteront pas longtemps avant d'agir de toute façon à mon avis. Ne parlez pas de ça ou de moi, ils pourraient écouter à distance avec la magie. Le truc bien c'est que les sorciers sont nullissimes avec la technologie, ricana-t-il. Alors les messages avec les portables ne posent pas de problème pour rester en contact. On fera avec ça. Une fois informé, et ce ne sera pas long, ils choisiront une manière de m'aborder, le feront et là, c'est moi qui gère. En fonction de ce qu'ils feront, on avisera. Je vous tiendrai au courant.
- Je n'aime pas ça, grommela Jacob.
- Je sais, répondit-il doucement. Mais c'est mon affaire Jake. Vous devez rester à l'écart au maximum. Je sais ce que je fais et vous êtes en terrain totalement inconnu cette fois. Dans le monde magique, vous n'êtes pas plus armé que n'importe qui dans le monde ordinaire, loin de là. Et avec l'histoire de Sirius, toi, vous devez comprendre que j'ai un point faible évident.
- Ceux auxquels tu tiens, répondit Carlisle.
- Oui. Je ne veux pas qu'ils se servent de vous contre moi. Ils connaissent cette face de moi, beaucoup d'entre eux se sont fait passer pour mes amis aussi pour que je les protège, dit-il en les écœurant par le procédé. Je suis comme ça. La vérité c'est que quasiment toute les fois où on a réussi à m'attirer dans un piège, un combat, un problème, une situation dangereuse… c'est parce que j'y suis allé pour protéger ou secourir ceux que j'aimais. Ils le savent, et ils s'en serviront s'ils découvrent notre lien. Vous devez rester à l'écart pour votre sécurité. Même si j'espérais qu'ils laisseraient tomber l'idée de me retrouver avec le temps, je savais parfaitement que ça arriverait. Je me suis préparé en conséquence et aujourd'hui, je suis près à gérer ça. Et il y a aussi les aurors que je peux faire débarquer en quelques secondes si vraiment j'ai besoin d'aide. Alors vous devez me laisser faire et me faire confiance. Je vous tiendrai au courant.
Il se tut, leur souriant l'air réconfortant et encourageant et si ce fut avec grand mal pour certains, ils assurèrent qu'ils suivraient ses consignes. D'après ce qu'il ressentait, Alexander savait qu'ils étaient sincères mais que la majorité, Jacob le premier, auraient peut-être bien du mal à tenir cet engagement. Il laissa pourtant cela de côté, se redressant en sentant que quelqu'un arrivait par sa cheminée. Il sortit sa baguette, lançant un sort pour guider l'invité qu'il identifia bien vite de ses fines perceptions.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Jacob.
- J'ai de la visite. Ce sort va le guider jusqu'à cette pièce.
- Comment est-il entré et comment tu le sais ? demanda Bella.
- C'est magique, sourit-il.
Un instant plus tard, on toquait à la porte du salon et Alexander l'ouvrit d'un geste, se levant, souriant alors que tous se tournaient pour regarder. Gélias entra avec son uniforme d'auror, imposant et noble.
- Bonjour auror Icard, salua Alex.
- Bonjour, rendit-il avec une légère inclinaison du buste respectueuse.
- Je vous en prie, venez vous asseoir avec nous.
L'auror s'exécuta et Alexander fit les présentations en bon et due forme, expliquant une fois de plus ce qu'était les aurors. Puis il expliqua à l'homme que le lien avec les Cullen était tissé et la manière dont-il leur avait demandé d'agir.
- C'est le mieux dans un premier temps, approuva-t-il. Et pour dire ce qui n'a pas été dit, remarqua-t-il en balayant loups et vampires du regard, si vous vous en mêlez, vous risquez plus de gêner et de causer des problèmes qu'autre chose, dit-il en les faisant grimacer. Le monde magique, ce n'est pas celui des non-maj et de vos communautés, surtout avec l'affaire de la guerre européenne qui entre en compte ici. Restez à l'écart, vous ne savez pas dans quoi vous mettriez les pieds. Si c'est nécessaires, nous viendront le protéger, dit-il en regardant Alexander, l'aider s'il en a besoin. Les britanniques ne sont pas les américains. Ils ont tendance à se faire passer pour des héros bienveillants exempt de tout reproche, avec les meilleures valeurs morales mais la vérité en est bien loin et les créatures magique comme vous sont des sous-êtres pour eux. Ils se feront passer pour des gens bien mais ils n'en sont pas. Restez à l'écart, c'est plus prudent.
- Si vous êtes venus, j'imagine qu'il y a du nouveau, remarqua Alexander.
- Oui. Ils sont entrés dans le pays, expliqua-t-il gravement. Pour le moment, ils sont encore au poste frontière et il y en a pour quelques heures de procédure. Mais ils ont dors et déjà déclaré qu'ils viendraient ici, pour des vacances officiellement. Légalement, on ne peut pas les en empêcher surtout que Dumbledore fait aussi peser le poids de la Confédération.
- Je le sais et pour l'instant, ils n'ont pas intérêt à enfreindre la loi. Ont-ils parlé de moi directement ?
- Non. Comme vous le savez, nous avons toujours nié votre présence dans le pays. Ils croient peut-être encore que vous nous avez trompé avec une fausse identité.
- Lorsqu'ils fouilleront dans les dossiers du shérif et verront que je suis bénéficiaire de l'asile politique, ils sauront que vous savez.
- Pas forcément. Au pire, nous leur dirons que vous nous avez trompé, au moins le temps de voir. S'ils pensent que vous n'avez pas notre soutient, c'est un avantage pour nous.
- Nous verrons bien ce qu'ils s'imagineront. Les informations qui leur seront accessibles sont uniquement non-maj et sans détails. Ils resteront dans un certain flou et je verrai comment aborder la chose suivant ce qu'ils feront. Qui est venu ?
L'auror fit apparaître un parchemin qu'il lui tendit, Alex se mettant à lire la liste avec attention.
- Ils viennent nombreux, ironisa-t-il. Dumbledore vient lui même, remarqua-t-il. Et il ramène tout ceux qui pourraient jouer sur la corde sensible avec moi. Lupin, Hagrid, Maugrey, Tonks, Shacklebolt, la clique Weasley, Granger, Delacour, McGonagall, Londubat et Lovegood. Plus Snape mais ça ce n'est pas surprenant du tout. Une bonne vingtaine de personnes, la branche forte et la plus fidèle de l'Ordre.
- Oui, approuva l'auror.
- L'Ordre ? releva Jasper.
- L'Ordre du Phénix, répondit Alexander. C'est une sorte de société secrète fondée par Albus Dumbledore dans les années 70. Elle rassemble ses partisans les plus fidèles et se veut être les chevaliers blancs de la lumière contre Tom. Ils étaient bien séparés du gouvernement britannique et officiellement le groupe était illégal mais Dumbledore s'en est servi à son profit et au final, l'Ordre et le gouvernement se sont alliés face à Tom. C'est avec eux que j'étais avant. Mes parents et mon parrain étaient membres de l'Ordre. Et c'est eux qui me cherchent le plus, eux qui vont venir en premier. Je vais vous montrer leurs visages pour que vous puissiez les repérer même s'il est probable qu'ils modifient leurs apparences.
Il commença par leur montrer les Weasley, Hermione, Luna, Neville, Fleur. Puis il passa à Kingsley, Tonks et Maugrey qui provoqua bien des remarques par son apparence étrange.
- Ces trois là, ce sont des aurors, expliqua Alexander. Ils ne sont pas à prendre à la légère, surtout Maugrey. Il peut paraître estropié et boitant mais c'est un auror d'élite qui n'aurait aucun mal avec vous. Tonks est une métamorphomage, un don de naissance qui lui permet de modifier son apparence à volonté sans baguette ni sort. Ensuite, Minerva McGonagall. Là encore, elle peut paraître être une vieille dame mais c'est une sorcière puissante et érudite. Remus Lupin, poursuivit-il. C'est un très bon sorcier mais c'est aussi quelqu'un de gentils et de bon malgré une grande naïveté et ce que je crois être une immense lâcheté, grimaça-t-il. Avec lui, surtout, regardez la lune.
- Pourquoi ? demanda Bella.
- C'est un loup garou, un vrai cette fois, dit-il avant d'expliquer la différence avec les métamorphes. Et cela veut dire que les nuit de pleine lune c'est une bête sauvage qui tuera sans discuter tout ceux qu'elle croise. Les loup garou transformé sont très rapides, forts et résistants, déchaînés. Les nuits de pleines lunes, évitez le. Rubeus Hagrid, montra-t-il ensuite en les surprenant. Là encore quelqu'un de très gentil et doux mais extrêmement naïf et fidèle à Dumbledore. C'est un demi géant. Il y aura Dumbledore qui est incontestablement le plus dangereux et il y aura cet homme, dit-il en changeant l'image, Severus Snape.
- N'est-ce pas un nom que l'autre sorcier a dit ? se rappela Esmée.
- Si. Snape est un mangemort, révéla-t-il en les stupéfiant. Pendant la guerre, il aurait retourné sa veste pour aller avec Dumbledore. Seulement, sa position est extrêmement floue pour moi. Je n'ai pas la moindre idée du camps auquel il appartient réellement. C'est un agent double. Il est un mangemort et un membre de l'Ordre. Dumbledore et Tom lui font confiance et les deux disent qu'il est leur espion chez l'autre. Où se place-t-il vraiment ? Je n'en sais rien et je crois qu'il est le seul à le savoir vraiment. Je ne l'aime pas et nous avons eu une relation désastreuse jusque là. Seulement, je dois reconnaître que c'est un très grand sorcier, très intelligent, retord. Il est froid, tranchant, déterminé. C'est un occlumens exceptionnel et si je ne peux pas confirmer, il est probable qu'il maîtrise la legilimancie aussi. Il est vraiment dangereux, d'autant plus qu'il est illisible. Personne ne sait jamais vraiment ce qu'il pense et ressent. C'est quelqu'un qui se maîtrise à la perfection et qui ne semble avoir aucun ami ou attache notable. J'aurais tendance à dire qu'il pourrait être aussi dangereux que Tom et Dumbledore mais j'avoue être dans le flou total sur ses intentions réelles. C'est lui qui a fait savoir à Tom que Dumbledore m'avait retrouvé. Pourquoi ? Impossible à dire. Si vous vous retrouvez face à lui, soyez très prudents et ne tentez pas le diable.
Ils en discutèrent encore un moment, les loups et les vampires attentifs. Alexander vit Gédias les détailler et les scruter avec soin, comme pour les évaluer. Edward eut tout le loisir de se rendre compte qu'il ne pouvait pas lire les pensées de l'auror qui fixa son regard sur lui après un moment à sentir sa télépathie essayer d'entrer.
- Si vous n'êtes pas capable de retenir votre télépathie, dit-il en attirant l'attention, restez à l'écart pour votre propre bien. Pour ma part, je ne peux que vous empêcher d'entrer comme n'importe quel auror de ce pays saura le faire. Mais d'autres seront plus puissants et plus cruels en matière d'occlumencie ou de legilimancie alors faîtes attention, d'autant plus que cela vous a été expliqué il me semble.
Il y eut un instant de silence, Edward détournant son regard de l'homme, tous comprenant que Alex n'avait pas exagéré. Finalement, sachant qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps, Alexander renvoya ses amis chez eux, les priant de reprendre leur quotidien ordinaire comme si de rien n'était, de faire comme ils avaient dit. Si ce fut avec mal, ils s'en allèrent, encore un peu perturbés par tout cela et le sorcier resta avec l'auror.
- Il n'y en aura que pour quelques heures au poste frontière puis ils viendront directement ici très probablement, posa Gédias.
- Je n'en doute pas, je les attends. Ce qui m'inquiètes un peu plus sont les autres qui pourraient débarquer légalement ou non. Le MACUSA le sait certainement mais j'ai acquis toutes les terres autour de Forks et de la Réserve Quileute.
- Oui, s'amusa-t-il. Cette région est pour ainsi dire votre territoire, rit-il.
- Et si Forks et la Réserve restent indépendants, il se trouvent qu'ils sont en plein milieu de mes terres alors… serait-il acceptable pour le MACUSA qu'un sort de détection d'êtres magiques couvrent aussi Forks et la Réserve ?
- Dans ces conditions oui, sourit-il. Ce n'est pas de votre faute s'il y a des non-maj en pleins centre de vos terres, ricana-t-il. La Réserve peut aussi être considérée comme votre maison de par votre lien avec la tribu, comme la maison Cullen. Pour ce qui est de Forks, tant qu'il ne s'agit que de détection de ce genre, il n'y a aucun problème mais ça ne peut aller plus loin. Vous connaissez bien les limites de toutes façon.
- Je voulais juste être certain, acquiesça-t-il. J'ai du travail dans ce cas.
- Bien sûr, approuva l'auror en se levant et en s'inclinant vers lui. Seigneur Potter, salua-t-il.
- Merci d'être venu Gédias, rendit-il.
L'auror s'en alla, reprenant sa cheminée pour quitter son domaine. Alexander gagna la salle en sous sol où s'ancraient les sorts du domaine de Raël, en ajoutant un autre s'étendant à toutes les terres qu'il possédait. Dans ce cas, parce que tout lui appartenait, personne ne pourrait le détecter et savoir qu'ils étaient surveillés. Avec cela, il saurait quand une présence magique entrait ou sortait de la bulle qui se formerait autour de la gigantesque propriété que formaient les terres qu'il avait acquises. Et s'il connaissait la personne, il pourrait l'identifier et la suivre. Sans aucun doute, cela serait utile. Il continua en posant deux autres dispositifs magiques dormant sur ses terres. Il ne les activerait que s'il y avait réellement de gros problèmes mais au moins, il serait prêt. Lorsqu'il eut terminé, la procédure longue à mettre en place, il était déjà midi. Aussi, il quitta son domaine, s'assurant qu'il était toujours bien protégé et il rentra chez Charlie, vérifiant une dernière fois que tout ici était également protégé autant qu'il pouvait le faire. Hedwige le rejoignit et il termina en vérifiant qu'elle aussi était protégée de tout, renforçant encore les charmes qui l'entouraient pour que personne ne puisse seulement la toucher sans son accord. Tout cela fait, il resta simplement là à s'occuper de la maison pour se divertir. Il n'y avait plus qu'à attendre.
Quelques heures plus tard, il percevait la première présence magique entrer sur ses terres. Elle apparut d'un seule coup en périphérie de Forks, dans la forêt, à un point de transplanage discret possible que le MACUSA pouvait indiquer pour les voyageurs magiques. Ce fut Dumbledore, puis, très rapidement, tout les autres annoncés par Gédias qui apparurent. Ils restèrent ensemble un moment avant de se disperser seul ou par petits groupes. Alexander les suivit à distance, continuant sa vie à Forks comme si de rien n'était. Il ferait mine de ne pas savoir qu'ils étaient là, de ne pas les remarquer jusqu'à ce qu'ils se dévoilent à lui. Il dîna avec Charlie et Bella ce soir là, la demoiselle avait l'air inquiète mais lui fit comme si tout était normal. Lorsqu'ils montèrent dans leurs chambres pour se coucher, Bella s'éclipsant généralement à cette heure pour rejoindre Edward, elle vint le voir dans sa chambre, fermant la porte derrière elle.
- Tu peux parler librement ici, fit Alexander, j'ai protégé la maison de l'espionnage.
- Ok, fit-elle en s'asseyant face à lui sur son lit.
- Tu n'as pas à t'inquiéter, je ne laisserai rien arriver à Charlie, toi, les Cullen, les Quileute ou qui que ce soit ici, assura-t-il.
- Je sais, sourit-elle. J'ai du mal à tout comprendre.
- Normal, je ne vous ai quasiment rien expliqué et vous n'êtes pas réellement de ce monde là. Je n'ai pas le temps mais quand je pourrai, j'expliquerai mieux, promit-il.
- Et moi qui avait l'impression que ce qu'il s'est déjà passé avec James, les nouveaux nés et les Volturi était le pire que je verrai jamais.
- Tu es loin du compte, s'amusa-t-il. Le monde magique peut faire bien pire et j'ai vu bien pire. Ce que tu as vécu avec les Cullen et les Quileute, c'est le quotidien pour moi. Faîtes juste ce que j'ai dit, je me charge du reste. Essaye de tenir Edward loin des gens bizarres pour lui éviter les problèmes. Ton don de protection de l'esprit te protège déjà de la majorité des magie de lecture mentale. Il faudrait quelqu'un de vraiment puissant pour passer ta barrière naturelle. Mais ton pouvoir n'est qu'à son prémisse. Entraîne toi et peut-être que tu pourras l'étendre à d'autres pour les protéger.
- Tu penses ?
- J'en suis sûr. Les dons innés de cette sorte ne sont toujours qu'un début. Ils peuvent être développés pour devenir plus puissants, se diversifier, augmenter leur porté… alors ne te repose pas sur ce que tu as déjà et entraîne toi. Si tu pouvais déjà juste l'étendre à Edward quand il est juste à côté de toi, ce serait pas mal.
- Je vais travailler là dessus, promis.
- Bien.
- Ils sont arrivés ? demanda-t-elle en se triturant les doigts.
- Oui, tous et ils cherchent déjà un peu partout en ville. Je surveille ne t'en fais pas et j'interviendrai s'il y a quelque chose.
- Tu n'auras pas besoin d'aide ?
- Comme je l'ai dit : je ne suis pas aussi inoffensif que vous vous plaisez tous à le croire, ricana-t-il. Ces nouveaux nés, j'aurais réellement pu m'en charger à moi seul en quelques secondes. Ce n'était pas un mensonge. Je peux me défendre vous ne devez pas vous en faire.
- Si tu le dis.
- Continue à faire comme si de rien n'était, pria-t-il. Tu vas chez les Cullen cette nuit encore non ?
- Oui.
- Alors vas-y et ne vous en faîtes pas pour moi.
Elle approuva et partit, regagnant sa chambre, attendant que Charlie passe lui dire bonne nuit avant de s'éclipser comme toujours. Le shérif en fit de même avec lui et il lui rendit, souriant en se jurant de protéger ce qu'il avait ici. Il ne dormit que d'un œil cette nuit là et passa beaucoup de temps à surveiller les allées et venues de l'Ordre. Comme il l'avait imaginé, ils avaient commencé par parler aux gens en ville avant que tout ne commence à fermer. Il les avait localisé dans les commerces, les restaurants, les lieux publics susceptibles de les renseigner sur la ville et ses habitants. Sans conteste, ils avaient obtenus ce qu'ils voulaient puisque, durant la nuit, il les localisa au lycée, à l'hôpital et au bureau du shérif. Ils devaient chercher ses dossiers.
Au petit matin, ils se réunirent en dehors de Forks pendant un bon moment, faisant certainement le point sur ce que chacun avait découvert. Partant de là, ils devaient avoir compris ce qu'il imaginait qu'ils comprendraient. Il se leva et fit comme d'habitude. Bella était revenue pour petit-déjeuner avec lui et son père comme toujours puis chacun partit à ses occupations. Charlie alla au travail, Bella chez les Cullen et lui resta à la maison. Bien entendu, il avait perçu que Maugrey était dans les parages avec Albus, surveillant déjà cette maison. Il fit comme s'il l'ignorait totalement, vivant normalement. Aussi, il finit par sortir, prenant sa voiture pour aller faire les courses. Il ne chercha pas à les voir, devinant sans mal qu'ils se cachaient de lui. Pourtant, aujourd'hui, avec ses fines perceptions magiques, il n'aurait pas eu besoin de sort de détection pour percevoir leur présence, les localiser précisément et les identifier. Il les sentaient comme il respirait.
Il alla faire les courses comme un simple non-maj. Il avait veillé à réprimer son aura magique pour qu'elle soit identique voir un peu plus faible qu'avant son départ du Royaume Unis. Cela donnerait l'impression qu'il était le même qu'avant et même qu'il ne s'était pas entraîné, qu'il n'avait presque pas utilisé la magie depuis. Aucune de ses anciennes connaissances ne ferait qu'imaginer qu'il puisse maîtriser son aura magique à ce point, la discipline rare, complexe, presque inconnue et maîtrisée seulement par de très grands sorciers. Il se laissa observer alors qu'il faisait tranquillement ses commissions. Il perçut Albus, Maugrey, puis les autres au fur et à mesure. Il vaqua à ses occupations ce jour là et s'il fut épié constamment, il sentit aussi que c'était le cas des Cullen et des Quileute, que certains étaient retournés au bureau du shérif et à l'hôpital, certainement pour interroger les gens.
Le lendemain, dimanche, Billy devait venir à la maison pour se faire un match de baseball avec Charlie comme ils le faisaient très régulièrement. Et comme à chaque fois, ce fut Jacob qui le conduisit. La surveillance autour de la maison du shérif s'était faîte constante et Alexander sut qu'il était observé lorsqu'il sortit pour les accueillir. Billy devait être au courant de ce qu'il se passait par son fils mais comme il l'avait demandé, l'un comme l'autre firent comme s'il ne se passait rien.
- Bonjour Billy, salua-t-il joyeusement alors qu'il venait de s'installer dans son fauteuil avec l'aide de son fils. Salut Jacob.
- Salut, rendit le loup.
- Bonjour Alexander, sourit son père alors que Charlie arrivait et les saluait à son tour joyeusement. J'ai ramené de la bière, fit-il pour son ami de longue date.
- Mais j'espère bien, fit le shérif en venant prendre les poignées de son fauteuil comme toujours. Nous on a les sandwich.
- On ? releva Billy. Je suis sûr que c'est Alex qui les a fait.
- Et ne dit pas que tu préfères pas, nargua Charlie en allant avec lui vers la maison.
- Si, répondit Billy. Alex cuisine mille fois mieux que toi vielle branche.
- Allons-y ou on n'aura plus rien à grignoter avec ses deux là, s'amusa Alexander en regardant Jacob.
Ils rentrèrent donc, se soustrayant à l'espionnage une fois la porte refermée. Ils rejoignirent la chambre du jeune homme et dés qu'ils furent bien seuls, Jacob vint enfermer son imprégné dans ses bras avec force, venant lui donner un baiser qui lui fut rendu avec joie. Ils restèrent ainsi serré l'un contre l'autre un moment, Alexander sentant sans mal la très grande inquiétude de son âme sœur.
- Je vais bien ne t'en fait pas Jake, rassura-t-il.
Ils s'installèrent finalement sur le lit, le loup refusant de lâcher son compagnon.
- Ils sont là ? demanda Jacob.
- Oui. Tous et ils observent la maison en ce moment mais ils ne peuvent rien percevoir à l'intérieur, je m'en suis assuré. Ils ont certainement déjà les infos qu'ils peuvent avoir. Maintenant, ils vont m'observer un peu et prendre contact ensuite. Tout ira bien ne t'en fait pas. Je sais ce que je fais.
- Hum, approuva-t-il avec une tension certaine.
Les deux âmes sœurs profitèrent du match pour passer du temps ensemble, ne se lâchant pas un instant. Alexander fit de son mieux pour rassurer son loup et l'aider à rester calme.
- Dit Alex ? Il n'y aurait pas un moyen de remettre un lien télépathique entre nous ? Comme tu l'as fait l'autre fois. Ne pas pouvoir te parler et te voir normalement va me faire exploser.
- Je peux grâce à notre lien mais si on veut que ça marche à distance et sur une longue période, ce sera définitif Jake. Ce ne sera pas comme le lien de meute, il faudra consciemment vouloir se parler pour que l'autre entende mais on ne pourra plus l'enlever. Et avec le lien de meute, ils nous entendront aussi.
- Moi ça ne me pose aucun problème au contraire. Et toi ?
- Aucun, sourit-il.
- Alors fait le, pria-t-il. Que je puisse être sûr que tu vas bien même si je ne suis pas là.
Alexander approuva et sortit sa baguette. Il posa une barrière de plus sur la pièce pour être certain que les espions ne percevraient rien de l'extérieur. Il alla ensuite poser son front sur celui de son loup, récitant l'incantation ancienne permettant à deux âmes sœurs d'ouvrir le lien télépathique entre elles. Il avait étudié la chose depuis qu'il savait pour leur lien, espérant qu'un jour, Jake accepterait de le faire. Sentant encore plus sa présence en lui, Jacob soupira de plaisir une fois la chose faîte. Il serra davantage son imprégné et ils testèrent la chose parfaitement fonctionnelle ensemble. Alexander fut heureux de voir que cela rassura un peu son loup qui se détendit légèrement.
- S'il y a quoi que ce soit, tu m'appelles, pria Jacob.
- Je sais que tu veux me protéger mais moi aussi je veux te protéger Jake. Toi et tout ceux qui comptent pour moi. Je sais ce que je fais et ce à quoi j'ai à faire. Tu auras peut-être l'occasion de voir l'ampleur que ça a de tes yeux et je t'expliquerai tout quand nous serons plus tranquilles mais jusque là, tu dois me faire confiance et ne pas venir sauf si je l'autorise. S'il te plaît.
- D'accord, approuva le Quileute malgré ses réticences. Mais tiens moi au courant.
- Je le ferai, assura-t-il.
Lorsque le match fut fini, ce fut une fois de plus comme si de rien n'était que Alexander raccompagna les deux Quileute à leur voiture avec Charlie, ne montrant plus un signe de proximité particulière avec eux. Dans les jours qui suivirent, il en fut ainsi. Sans montrer qu'il s'était rendu compte de quoi que ce soit, Alexander suivit les allées et venues de l'Ordre qui se faisait invisible. Jacob et la meute furent un peu plus calmes avec le lien télépathique leur permettant d'avoir des nouvelles de leur ami. Bella faisait le lien avec les Cullen et les portables complétaient. Alexander poursuivit sa petite vie normale et non-maj sous les yeux des intrus qui ne le lâchaient plus. Il allait voir ses amis à la Réserve, passer du temps avec les Cullen, se promener en forêt, passer du temps avec Charlie… Mais tout cela, il le fit sans jamais utiliser de magie visible, sa baguette ne sortant jamais. Les Quileute ne montrèrent pas signe de savoir qu'il était un sorcier, comme les Cullen, aucun n'utilisant ses aptitudes magiques en présence d'Alexander, comme s'ils lui cachaient encore. Ce fut une vie et un quotidien complètement non magique et simple qu'il exposa, patientant jusqu'à ce qu'ils se décident à lui faire connaître leur présence.
Cela finit par se produire quelques jours plus tard. Il était allé se promener en forêt, seul après avoir laissé sa voiture sur un parking. Il le faisait de temps en temps pour justement ouvrir des portes de contacts pour eux. Il le faisait pour éviter d'impliquer d'autres personnes et maîtriser un minimum les moments et les lieux où ils étaient susceptibles de l'aborder. Il ne s'était pas approché du domaine de Raël non plus et il profitait de ne pas avoir d'obligations visibles, les études non-maj bien terminées pour lui, pour prendre le temps de ces balades. Il allait profondément dans la forêt et il s'était douté qu'ils choisiraient l'un de ces moments pour lui parler loin des autres. Cette fois, il avait senti que l'Ordre le suivait pour finir par l'encercler à distance. Ce fut Dumbledore qui vint sans que les autres ne se montrent :
- Bonjour Harry, salua-t-il doucement en apparaissant dans son dos.
Alexander se retourna dans un violent sursaut même s'il n'était pas surpris, forçant une expression stupéfaite sur son visage en avisant l'ancien directeur de Poudlard se dressant là dans ses éternelles robes sorcières un peu excentriques.
- Professeur ? bredouilla-t-il.
- Je suis heureux de voir que tu vas bien, sourit celui-ci tel le vieux grand-père bienveillant qu'il avait toujours montré devant lui.
- Qu'est-ce que vous faîtes là ? demanda-t-il en se tendant d'une agitation anxieuse. Comment m'avez vous retrouvé ?
- Cela n'a pas été très difficile, mentit-il. Mais j'aimerai surtout savoir ce que toi tu fais ici ? Nous nous sommes tous terriblement inquiétés pour toi. Nous pensions que Tom t'avait capturé ou pire.
- Ça aurait pu et nous ne le savons tout les deux, remarqua-t-il avec douleur.
- Que s'est-il passé Harry ? demanda-t-il l'air concerné.
- Ce qu'il s'est passé ? s'énerva-t-il. Sirius est mort ! À cause de moi, fit-il en serrant les dents. Et ça aurait pu être bien pire ce jour là.
- Ce n'était pas de ta faute Harry. Tom…
- Voldemort ne peut pas excuser mes erreurs, coupa-t-il. Sirius est mort parce que j'ai été trop stupide et parce que j'ai cru que je pouvais vraiment faire quelque chose dans cette guerre. La vérité c'est que je ne peux rien y faire. Je ne suis pas différent de n'importe qui d'autre, je ne suis pas spécial.
- Tu as entendu la Prophétie et…
- La Prophétie ? ricana-t-il sombrement. Oui je l'ai entendu justement. Elle parle de moi et de Tom, oui. Elle dit que l'un de nous mourra de la main de l'autre mais elle ne garantit pas du tout que je serai celui qui survivra.
- Ton pouvoir…
- Le pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore ? releva-t-il avec sarcasme. Vous m'avez dit que vous pensiez que c'était ma capacité à aimer que lui n'avait pas. Je ne vois pas en quoi cela résout la question de qui survivra. Et même si cette capacité à aimer devait me donner un avantage, il n'existe plus désormais.
- Qu'est-ce que tu veux dire Harry ?
- J'étais peut-être capable d'aimer avant, fit-il avec un profond air sombre, ce n'est plus le cas. Sirius est mort et quelque chose s'est brisé en moi. Je n'aime plus personne monsieur, je ne suis même plus capable d'éprouver une véritable amitié pour personne. Et c'est mieux comme ça. J'aimais Sirius et le perdre a été la pire des choses que j'ai jamais vécu. Je ne veux plus jamais revivre ça, revivre cette douleur. Alors je n'aime plus personne. La Prophétie dit juste qu'il y a une petite chance que je tue Voldemort. Qui pourrait y croire ? ironisa-t-il. Voldemort est beaucoup plus puissant et érudit que moi.
- Tu l'as déjà vaincu plusieurs fois.
- Sur d'immenses coup de chances ! ragea-t-il. Je ne suis plus aussi stupide qu'avant. Il est beaucoup trop fort pour moi. Ce serait une illusion de se reposer sur moi pour le vaincre. Il est trop fort et lui il est capable de tuer, pas moi. Même si c'est un monstre, je ne pourrai pas le tuer, j'en suis incapable. J'ai compris maintenant. Je ne peux rien faire dans cette guerre, je ne peux protéger personne. Alors la seule chose que je pouvais faire, hormis me faire tuer par Tom, c'était partir et essayer de vivre un peu. Au moins, je n'attire plus d'ennuis aux autres comme ça.
- Tu ne peux pas échapper à ton destin Harry. Je sais que tu as souffert, fit-il avec une fausse compassion. Je sais que tu as peur et que tu t'en veux pour Sirius. Mais fuir ne servira à rien. Tom te cherche toujours et il finira par te retrouver. Tu n'es pas en sécurité ici.
- Je n'ai jamais été en sécurité nul part monsieur, grimaça-t-il. Je sais qu'il me retrouvera. En vérité, je pensais que ce serait lui que je reverrai en premier. Je sais qu'il me retrouvera et qu'il me tuera. Je ne me fais aucune illusion à ce sujet. Je l'ai accepté.
- Alors qu'est-ce que tu fais ici ?
- J'essaye de vivre un peu, répondit-il simplement. Le temps qui me sera permis. J'ai laissé le reste derrière moi. Et la mort tombera quand elle tombera. Je n'y peux rien de toute façon.
- Tu ne devrais pas être aussi désespéré Harry. Nous sommes là pour t'aider. Tu as des amis et une famille.
- J'en avais, je n'en n'ai plus maintenant. Je ne peux pas vaincre Voldemort ou même juste un mangemort, vous impliquer avec moi, vous ou n'importe qui d'autre, ne vous apportera que la mort et la souffrance, comme pour Sirius ou Cédric, ou mes parents. Je m'y refuse et rien ne me fera revenir là dessus.
- Je comprend que tu souffres beaucoup Harry, remarqua-t-il avec tristesse. Je sais que la mort de Sirius t'a fait beaucoup de mal. Mais tu ne dois pas perdre espoir, il y a toujours de la lumière quelque part pour peu qu'on décide de la voir.
- Il n'y a plus rien pour moi.
- C'est faux. Penses à ceci : tu peux rester ici et attendre la mort ou revenir et te battre pour vivre. Il y a toujours de l'espoir Harry et tu n'es pas seul.
- Je préfère l'être. Et entre un espoir fou dans une guerre cruelle et la mort, je choisis la mort. Parce que de cette façon, et même si ça devait s'arrêter aujourd'hui, j'aurai au moins eu un petit moment de paix et de liberté dans ma vie. Inutile de revenir me voir, je ne rentrerai pas monsieur. Et si cela vous déçoit vous ou n'importe qui d'autre, j'en suis navré. Il semble que je ne sache faire que ça de toute façon. Au revoir, fit-il en tournant les talons pour faire mine de s'en aller.
- Harry, arrêta Dumbledore. Il a pris Poudlard, il a pris le pays et il fait plus de morts chaque jour. Il menace de faire pire encore, dit-il avec inquiétude. Il fait planer la menace d'une guerre mondiale, d'un génocide des moldus. Tu peux changer ça, arrêter les souffrances des gens innocents. Beaucoup de monde crois en toi et je crois en toi. Tu peux y arriver. Tu y croyais autrefois.
- J'étais un imbécile.
- C'est faux. Tu as toujours été quelqu'un d'intelligent et bienveillant, de courageux. Beaucoup de choses mauvaises te sont arrivées et j'en suis désolé. Mais tu peux te relever et avancer. Ce n'est pas ton genre d'attendre la mort de cette façon. Tes parents et Sirius voudraient que tu te battes pour vivre. Tu ne fais que survivre ici aussi et tu mérites mieux. Mais tu ne pourras pas l'avoir tant que Tom fera régner sa terreur. Aussi injuste que cela soit, vos destins sont liés. Tu pourrais sauver tant de vies Harry et je sais que c'est ce que tu as toujours voulu même si tu ne sais plus comment le faire. Même si l'espoir est mince, il est là et c'est en croyant en lui qu'on le fait triompher. Je t'aiderai et tes amis t'aideront aussi. Tu n'es pas seul et au-delà de sauver les autres, tu pourrais te sauver toi même et vivre. Rentre avec moi je t'en prie. Je peux t'entraîner et t'apprendre comment faire pour le vaincre.
- Alors faîte le vous même.
- Si je le pouvais, je l'aurai déjà fait, déplora-t-il.
- Si vous ne pouvez pas, comment voulez vous que moi je puisse ?
- Parce que tu es quelqu'un de spécial Harry. Tu l'as toujours été. Tu es beaucoup plus puissant que tu ne le crois et ta capacité à aimer est ta plus grande force. Peut-être que tu as l'impression de ne plus pouvoir le faire depuis la perte de Sirius mais tu te trompes. C'est pour cela que tu ne dois pas t'éloigner de tes amis, de ceux en qui tu as confiance. Nous pouvons t'aider à guérir tes blessures et à retrouver l'espoir. Tu peux vaincre Tom, j'en suis persuadé et je ferai tout pour t'y aider, je t'apprendrai tout ce que je sais. Tu ne seras pas seul. Si tu restes ici, tu es certain de mourir mais si tu viens avec moi, tu peux espérer bien mieux que cela. Je sais qu'au fond de toi, tu ne veux pas rester sans rien faire. Ce n'est pas ce que tu es. Tu es un chevalier courageux et bienveillant. Je l'ai toujours vu. Si la prophétie te désigne, il y a une bonne raison. Elle dit qu'aucun de vous ne pourra vivre tant que l'autre survie. Toi, tu vies, Tom ne fait déjà plus que survivre depuis la mort de James et Lily. Tu es celui qui vaincra.
- Je n'en suis pas aussi sûr que vous monsieur. Je ne veux plus avoir à faire à Tom ni à tout ça. C'est du passé pour moi. Je ne peux rien faire pour vous aider, dit-il en repartant.
- Tu le peux Harry, si tu y crois. Des milliers de gens innocents, des enfants comptent sur toi. Vas-tu les abandonner ?
Il ne répondit pas et s'éloigna. Dumbledore ne chercha pas à l'arrêter et n'ajouta rien de plus. S'il continua à être surveillé, personne ne se montra pour le stopper. Il n'en fut pas surpris. Dumbledore allait d'abord essayer de le faire rentrer de lui même pour qu'il ne pose pas de question et le suive à nouveau bien gentiment. Il n'avait fait que jouer sur la corde sensible pendant cette rencontre, tentant que faire croire qu'il comprenait, qu'il ne lui reprochait rien, qu'il voulait le protéger, qu'il lui laisserai le choix… Il avait essayé en tout cas même si rien n'avait trouvé écho à ses oreilles. Maintenant, il était probable qu'il le laisse mariner un peu en pensant le faire se sentir responsable de ceux qui mourraient, de cette guerre, comme avant. Mais jamais ça ne fonctionnerai. Et il espérait aussi assurément récolter plus d'informations sur lui pour la suite. C'était pour cela que Alexander avait servi ce discours, comme s'il avait eu peur, n'y croyait plus et qu'il s'était enfui. Cela n'aiderait pas Dumbledore à en savoir plus.
Comme il l'avait imaginé, il ne vit plus personne ce jour là même s'il savait que l'Ordre le surveillait en se cachant et en se pensant discret. Il continuait donc de la même manière. Il ne changea pas ses habitudes et se demanda ce qu'ils feraient ensuite même s'il avait son idée. Une idée qui se confirma lorsqu'il vit Ron, Hermione et Ginny apparaître à sa promenade du lendemain. Une fois de plus, il fit mine d'être surpris avant de passer à une expression plus compréhensive.
- C'est Dumbledore qui vous a dit que j'étais ici ? demanda-t-il sombrement.
- Oui, fit Hermione. On a eu tellement peur pour toi Harry. Pourquoi tu n'es pas venu nous voir ?
- Pour vous mettre encore plus en danger vous et vos familles ? Non merci. Partez. C'est mieux comme ça.
- Tu débloques mec, on est ta famille et une famille, ça se sert les coudes, fit Ron.
Si Alexander se sentit bouillir de fureur à cette déclaration, il n'en montra rien.
- Nous ne sommes plus amis et plus rien d'autre, répondit-il froidement. Partez.
Ils grimacèrent ou sourirent avec une fausse compréhension sombre. Ce n'était pas étonnant. Il savait que tout l'Ordre présent autour de lui avait entendu sa conversation avec Dumbledore. Visiblement, il avait réussi à leur faire croire que c'était réellement la douleur de la perte de Sirius et le désespoir qui l'avaient poussé à partir. Mais il savait aussi, il sentait qu'aucun d'entre eux n'était sincère. Il sentait qu'ils essayaient de le manipuler. Il sentait leur dégoût et leur colère à son égard, leur impatience, leur agacement… L'impatience était bien présente et cela se justifiait de multiples raisons : la guerre qu'ils perdaient chaque jour davantage, leur empressement à en finir, leur manque de compréhension et de bienveillance véritables à son égard et le fait que leur durée de séjour légal sur le sol américain était comptée. Tout cela, il le savait et c'était pour cela qu'il se doutait qu'ils ne tergiverseraient pas longtemps. Ils avaient déjà perdu une semaine avec leurs recherches. Il n'en restait que deux.
- Tu peux dire ce que tu veux, répondit Ginny avec un doux sourire forcé. On sait que ce n'est pas vrai et que tu veux nous protéger en nous éloignant de toi.
- Vous êtes mieux sans moi. Je veux plus jamais revoir Voldemort, un mangemort ou les combattre, dit-il. Je ne suis pas à la hauteur.
- Tu l'es, tu l'as déjà fait, posa Ronald. On t'a tous vu faire !
- C'était de la chance Ron et la chance, ça ne dure pas.
- Ce n'était pas de la chance. Harry, ce n'était pas de la chance, assura Hermione. Tu es fort.
- C'est faux. Je ne retournerai pas là bas, grimaça-t-il.
- Tu es un lâche, ne put s'empêcher de gronder Ronald.
- Ron ! s'exclama Hermione en lui donnant un violent coup de coude.
- Oui Ron, je suis un lâche, confirma-t-il froidement. Et les lâches s'enfuient. Si tu veux tellement que quelqu'un tue Voldemort, fait le toi même. Maintenant que vous le savez. Repartez et oubliez moi.
Une fois de plus, il les planta là et s'ils l'appelèrent, il n'en fit rien et personne d'autre ne se montra. Alexander prit le temps d'envoyer un message à ses amis Abeytu pour dire qu'il n'irait probablement plus les voir avant longtemps. Et sachant ce qu'il se passait, il savait que le secret sur lui était fini. Aussi, il leur révéla la vérité, son véritable nom, pourquoi il était là, pourquoi il avait menti… Il s'en excusait, les remerciait pour tout ce qu'ils lui avaient appris et leur promettait que s'ils ne voulaient plus le voir, ils n'auraient qu'un mot à dire et il ne s'approcherait plus d'eux. Le jour suivant, et toujours sous l'attention de sa troupe d'espions, le trio revint avec Minerva, Remus et Hagrid en plus. Il leur servit le même discours, disant qu'il ne voulait plus se battre, qu'il ne voulait plus retourner à la guerre, qu'il refusait d'affronter Tom, qu'il estimait ne plus avoir de lien avec eux et qu'il voulait qu'on le laisse tranquille. Eux continuèrent à avoir à peu près le même discours et il en fut également ainsi le jour suivant avec Neville et Luna à la place des trois aînés de la veille. Mais il n'en démordit pas.
Tout en même temps, Alexander gardait contact avec ses amis et surtout son âme sœur, leur assurant qu'il ne s'agissait que de parler pour l'instant, les rassurant un peu. Et s'il ne donna lui même pas d'information en plus sur lui, il put percevoir bien des choses. Certains, parmi ses visiteurs, étaient sincères en disant qu'ils avaient eu terriblement peur pour lui, qu'il leur manquait, qu'ils voulaient l'aider… Mais ils voulaient le faire revenir aussi quoi qu'avec bien moins de conviction. C'était étrange. Le temps leur manquait pourtant. La moitié de leur délai légal était presque là. Dumbledore revint donc à lui lors de sa randonnée quotidienne loin en forêt à l'écart du reste.
- C'est un bel endroit, remarqua-t-il pour attirer son attention en pensant qu'il n'avait pas été repéré.
- Monsieur, j'ai dit que…
- Je sais Harry. Mais tu ne sais pas tout. Certaines informations pourraient te faire changer d'avis. Je crois avoir découvert comment vaincre Tom mais j'ai besoin de ton aide pour ça.
S'il s'était demandé pourquoi les autres étaient largement hors de portée pour les écouter cette fois, ses sens et son instinct le confirmant, Alex comprit. Dumbledore voulait peut-être lui parler de choses que tous ne devaient pas entendre. Voulant savoir de quoi il s'agissait sans éveiller les soupçons, il choisit ses mots :
- Monsieur, je doute vraiment de pouvoir aider. Je reste un sorcier de bas niveau, je n'ai même pas fini mon instruction magique et je n'ai plus pratiqué depuis longtemps. Je suis inutile.
- Ne te dévalorise pas Harry, répondit-il avec un air triste. Ce n'est pas le nombre de sorts que tu connais ou ton savoir théorique qui compte. Tu l'as déjà prouvé maintes fois.
- Je ne veux pas combattre Tom monsieur.
- Tu n'auras peut-être pas à le faire directement, répondit-il en le surprenant. Il y a bien des façons de combattre.
- Que voulez-vous dire ?
- Marche avec moi veux-tu ?
Il approuva et le rejoignit, sur ses gardes, restant à une distance raisonnable sans pour autant se montrer vraiment méfiant. Ils marchèrent un moment entre les arbres :
- Je comprend que tu trouves de la paix ici, fit le vieil homme.
- Je me sens bien et calme ici, répondit-il.
- Je remarque que tu maîtrises l'occlumancie maintenant. Excuse moi, j'ai essayé parce que certains pensent que Voldemort aurait pu user de votre lien pour t'influencer.
- Plus personne n'est entré depuis ce jour là au Ministère, grimaça-t-il. Du moins pas que je sache. J'étais tellement furieux que ce lien ait permis à Voldemort de me piéger comme ça. Je ne voulais plus que personne n'entre jamais. Alors j'ai essayé avec ce que Snape m'avait appris et je n'ai plus eu de vision de Voldemort depuis mais très sincèrement, j'ignore comment j'y suis parvenu. Je ne contrôle pas vraiment ça. Je sais juste que je préférerai mourir plutôt que quelqu'un entre encore, grimaça-t-il.
Ainsi, il y avait une chance pour qu'il croit que c'était le traumatisme de ce qu'il s'était passé qui avait forgé des barrières autour de son esprit, des barrières spontanées et incontrôlables. C'était possible dans ce genre de cas avec des sorciers de sa puissance et il sentit que Dumbledore le croyait, intérieurement satisfait. Au moins ils savaient de quoi il était capable, au plus il serait avantagé s'ils décidaient d'user de la force contre lui.
- Je comprend. C'est une bonne chose. Tu n'as plus eu de vision ?
- Plus aucune et je ne sens même plus ses sentiments les plus forts. Plus rien, soupira-t-il l'air soulagé.
- C'est bien. J'ai découvert quelque chose, quelque chose de crucial pour vaincre Tom. Et il n'y a que toi qui pourrait nous aider à régler ça, sans approcher Tom.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il curieux.
Il sentit Dumbledore heureux d'avoir suscité son intérêt, espérant avoir trouvé un point d'entrée pour le convaincre mais il avait tord.
- Je me suis toujours demandé comment Tom avait pu survivre cette nuit là, après le sacrifice de Lily. Comment il avait pu survivre et revenir.
- Moi aussi.
- J'ai trouvé la réponse. J'ai enquêté là dessus, sur le passé et j'ai fini par découvrir son secret.
D'un geste de la main, il fit apparaître un objet que Alexander reconnut sans mal : le journal maudit de sa deuxième année.
- Tu te souviens certainement de ça, dit-il en lui tendant.
- Oui, répondit-il en refusant de le prendre par une grimace écœurée.
Cela fit sourire le vieil homme :
- Il est inoffensif désormais, remarqua-t-il. Tu l'as détruit lui et sa magie.
- Mais je n'aime pas le voir pour autant, lui et ce qu'il me rappelle de cette année là, murmura-t-il.
- C'est bien normal. Ce journal est une des clefs pour vaincre Voldemort et tu l'as détruit. Aurais-tu déjà entendu le mot horcruxe ? questionna-t-il.
