CHAPITRE 10 : HORS DU TROUPEAU
Comment cela pouvait-il être possible ? La brebis galeuse de la prison en chasse pour tuer Johnson. Cela n'avait aucun sens. Cal était complètement déconcerté. L'affaire prenait un tout autre tournant. Retenu par Reynolds, Tom gardait un sourire mauvais sur son visage alors qu'il essayait vainement d'atteindre l'expert en mensonge.
— Salut Hunter ! Ou devrais-je plutôt dire Dr. Cal Lightman, déclara Adkins, amusé.
— Comment le savais-tu ? exigea-t-il entre ses dents, à quelques centimètres de son visage.
— Tu crois être le seul à savoir jouer un rôle ?
— Tu fais parti du clan Marshall depuis le début. Tu m'as aidé pour ne pas que je puisse te soupçonner…
— Qui est le plus rusé de nous deux maintenant ? répliqua-t-il avec un immense sourire.
— Pas toi crétin, vu que tu vas retourner en tôle, rétorqua haineusement Reynolds en bousculant Adkins pour le faire entrer dans un fourgon du FBI.
Un peu plus tard, Adkins fut emmené au Lightman Group et enfermé dans le cube lumineux afin d'être interrogé par Cal. Avant que le duel ne débute avec le prisonnier, l'expert en mensonge exigea, hors du cube, un conciliabule avec son équipe pour clarifier la situation.
— Si je comprends bien, Adkins est de mèche avec Marshall depuis le début, résuma Torres.
— Je pense qu'en prison Adkins a dû voir en Marshall une protection pour laquelle il lui devait une totale soumission, expliqua Cal.
— Un genre de syndrome de Stockholm ? demanda Reynolds.
— Oui, en prison Adkins se fait appeler Girouette. Il n'avait aucune place dans les deux clans, expliqua Cal en appuyant ses propos avec des gestes de ses mains. Enfin… c'est ce qu'il essayait de faire croire. Bagwell voulait à tout prix prendre la place de chef du clan de Marshall et gérer les choses à sa manière. Je pense que Marshall le savait, mais qu'il avait besoin de lui. Theodore est une personne intelligente et il ne pouvait pas se passer de lui pour ses plans. Surtout en sachant qu'il était l'auteur de la communication avec les livres. Marshall comprenait que mettre Bagwell de côté était une très mauvaise idée, puisqu'il pouvait à tout moment divulguer son idée au directeur et l'empêcher ainsi de communiquer.
— Dans ce cas, pourquoi Bagwell ne l'a pas fait chanter plus tôt ? demanda Loker.
— Bagwell n'est pas stupide. Il savait que les membres du clan Marshall étaient encore bien trop loyaux envers lui. Il attendait juste un faux pas de sa part pour agir. Il a vu en moi une opportunité de faire écarter Marshall de son clan tout en restant dans l'ombre en m'aidant à le coincer lui et Adkins.
— Adkins savait pour Bagwell ? l'interrogea Ben.
— Marshall a dû le mettre sur ses gardes. Ce qui l'a rendu encore plus vigilant. Cela a fait accroître un peu plus son désir de prouver ce qu'il valait à son patron pour réclamer ce respect qu'il n'avait jamais eu.
— Ce que je ne comprends pas dans cette histoire… C'est pourquoi, ce n'est pas cette fois-ci Adams ou un autre membre du groupe de Marshall qui a agit à l'extérieur ?
— Adkins n'est qu'un pion. Ils se servent de lui comme d'un mouchoir de poche. Adams a s'en doute dû dire à Adkins que Marshall voulait que cela soit lui qui tue le juge. Dieu seul sait comment, Adams a dû apprendre que Marshall avait des problèmes et qu'il était retenu quelque part…
— En tout cas, même si on a Adkins, Adams court toujours dans la nature. Et pour prouver le meurtre de la fille du juge Johnson, il faut qu'on le retrouve.
— Vous croyez qu'Adkins sait où il se trouve ? demanda Ria à son patron.
— Je ne sais pas… Une chose est sûre, c'est qu'il nous cache quelque chose et que la partie n'est pas terminée… souffla Cal en déviant son regard sur Adkins en train de jubiler sur sa chaise.
Un fois prêt à l'affrontement, l'expert en mensonge entra dans la cage lumineuse pour un face à face avec son ancien co-détenu. Adkins commença doucement à rire à sa simple arrivée. Les deux mains enfouies dans les poches de son pantalon, Cal garda une certaine distance avec le détenu en le fixant sombrement ricaner dans son coin.
— Tu sais ce qui me fait rire ? jubila Adkins.
— Non, mais je sens que tu vas me le dire.
— Bien que tu prétendais être ce que tu n'es pas… Au fond de toi, tu sais que c'est ta vrai nature.
— Quoi donc ? Être un raciste, un meurtrier ou un psychopathe peut-être ? proposa ironiquement Cal.
— Faire le méchant.
— J'ai déjà joué ce rôle, et franchement il ne me va pas du tout.
— Putain… L'expert en détection de mensonge le plus pitoyable menteur du monde. On aura tout vu, s'exclama-t-il hilare.
— Où est Adams ?
— C'est vrai regarde toi, persiffla-t-il. Tu crois que c'est toi tout ça ? L'homme qui cherche la vérité pour le bien de l'humanité. Aider son prochain ? Laisse-moi rire.
— Où est Adams ?
— Tu travailles avec le FBI ! Le F-B-I ! Il n'y a pas plus pourri que cette branche de fumier.
— Je n'ai aucun contrat avec eux, je suis libre de mes mouvements.
— Tellement, que je te pari qu'il y'a un agent derrière cette vitre.
— Où est Adams ? réclama Cal sévèrement.
— Écoute, je te dis où il est… Seulement, si je fais le pari qu'il y a un agent ici-même ?
— Où est Adams ? réclama Cal plus fortement.
Ce changement de ton permit à Adkins de comprendre qu'un agent du FBI était effectivement présent sur les lieux.
— Ooh ! Il y en a un ici. Mon dieu, l'expert en mensonge tenu en laisse par ces charlatans du gouvernement, déclara-t-il en riant sans s'arrêter.
— Tu parles d'être tenu en laisse, mais Marshall fait la même chose avec toi.
— Tu mens, Marshall est un homme de parole, rétorqua-t-il avec véhémence. Un chef d'un grand pouvoir et d'une autorité suprême. Il aiderait n'importe lequel de ses frères dans le besoin.
De l'autre côté du cube, l'équipe du Lightman Group analysait, grâce aux caméras, avec soin les expressions et le langage verbal d'Adkins.
— Homme de parole, pouvoir, autorité… répéta Loker qui zooma sa caméra sur le visage d'Adkins.
— Il le met sur un piédestal, conclut Gillian en observant la scène de l'autre côté du cube en verre.
Au moment où Cal avait attaqué Adkins sur sa relation avec Marshall, l'expert en mensonge avait vu apparaitre une fine colère passer sur son visage. Un angle d'attaque qui pourrait s'avérer déstabilisant pour son adversaire. Dans l'arène, Cal se déplaça et s'exclama avec des gestes amplifiés de ses mains :
— Ses frères ? Parce que tu crois qu'il t'inclus dans sa petite famille ?
— Il m'a dit que j'étais l'un de ses plus proches serviteurs.
— Et bien, il doit être meilleur menteur que moi, parce qu'il t'a menti sur toute la ligne. Tu n'es strictement rien pour lui.
— Je ne te crois pas.
— Adams et Marshall t'utilisent depuis le début, répliqua-t-il en le pointant d'un doigt inquisiteur.
— C'est faux !
— La preuve, tu traînes avec eux, depuis quoi ? Plusieurs mois sans jamais avoir eu le tatouage du clan. Pour Marshall, t'es juste un pion sur son échiquier qu'il va s'empresser d'éjecter à la première occasion.
— TU MENS ! s'écria-t-il brusquement.
— Je mens ? Ok ça suffit, j'te laisse, s'exclama-t-il, d'un geste las de la main. On se débrouillera sans toi. Quitte à lécher le cul de ces bureaucrates que de t'écouter pérorer dans ton coin. Tu sais quoi, les fed' seront heureux de prendre ma place et de te trouver un joli foyer pour tes prochains jours à venir. À ta place, j'essayerais de profiter un maximum de l'endroit où tu te trouves parce que ça ne m'étonnerais pas qu'ils t'envoient dans la même prison que T-Bag et peut-être même dans la même cellule. J'espère que t'aimes passer la serpillère.
Cal se jeta sur la porte sécurisée, composa le code et...
— Attends, l'appela Adkins.
L'expert en mensonge fit abstraction de sa requête et quitta précipitamment le cube. Tom se retrouva seul. Le silence appesantit le gagna ainsi que la peur de retrouver à nouveau cet enfer.
— Reviens ! ordonna sèchement Adkins.
Il n'obtint aucune réponse. Son pouls augmenta. Il s'énerva sur sa chaise et s'écria :
— REVIENS BORDEL !
Derrière la porte sécurisée, Cal savait pertinemment qu'Adkins allait changé d'avis. Il s'agissait d'une manœuvre pour le désarçonner. Une pesante attente qui eut pour effet de créer le trouble et l'effroi dans l'esprit fragile de l'homme piégé. Cal attendit quelques secondes de plus avant de nouveau entrer dans la cage illuminée.
— Oh ? Excuse-moi, tu m'avais appelé ? fit Cal, sur un ton faussement innocent.
— Dis-moi pourquoi tu penses que Marshall et Adams sont contre moi ? demanda Tom, entre ses dents.
— Nuance ! Tu le penses, rétorqua-t-il en le pointant du doigt. Sinon tu ne m'aurais pas fait revenir. En fait, tu as peur que cela soit la vérité, alors tu déguises ta connerie en suivant aveuglement leurs ordres. Parce que tu te dis que le rôle que tu as joué en prison, cela a toujours été toi. L'homme plein de confiance en lui, intelligent et inébranlable. Mais tu veux que je te dise la vérité ? Tu es la même personne aujourd'hui que le jour où tu as frappé ton boss. Tu es le même homme lâche qui n'affronte pas ses problèmes en face et qui préfère poignarder les gens dans leur dos plutôt que de se battre avec des mots. Et ça mon pote, Marshall et Adams l'avaient bien compris. Ils savaient qu'ils pourraient te manipuler comme une petite marionnette.
— Je suis un des messagers avec Warner, répliqua Adkins avec jubilation. Il ne m'aurait pas choisi, s'il n'avait pas eu confiance en moi.
— Marshall t'a choisi pour que tu te sentes important et apprécié, c'est tout. Pour lui tu n'es rien et tu veux savoir encore une chose ? T-Bag est bien plus proche de Marshall que toi tu ne le seras jamais.
— Ce n'est pas vrai, réfuta Adkins furieux. Marshall m'a dit que T-Bag souhaitait prendre sa place.
— Ooh et il le savait. Sauf que contrairement à toi, il s'en méfiait et il le respectait. Il savait qu'il était intelligent et qu'il ne fallait pas trop le titiller. Surtout sur le fait qu'il était le créateur des messages.
Adkins fut atterré par ces derniers mots. Une expression de grande surprise se lisait sur son visage. Tout lui parut si confus en un instant. Cal le remarqua et en profita pour répliquer :
— Et ouais, c'est ton pire ennemi qui te faisait envoyer les messages avec Warner, comme un caniche qu'on promène en laisse. Alors, je te le répète une bonne fois pour toute, tu n'es strictement rien pour eux. Maintenant c'est à toi de voir, soit tu arrêtes de faire l'imbécile et tu penses à toi. Soit tu les laisses te manipuler et te laisser dans la merde. Ce qui signifie te laisser porter le chapeau pour tous les autres meurtres.
— Quels autres meurtres ? s'exclama Tom déconcerté.
— Attends ? Marshall ne t'a rien dit ? l'interrogea Cal, d'un geste de la main.
Adkins resta muet. Cal le dévisagea et rit.
— Bon sang ! T'es le mec le plus naïf que je n'ai jamais vu de ma vie, et crois-moi que j'en côtoie des pas mal, railla Cal avant de reprendre une expression plus sérieuse. Marshall a tué plusieurs personnes de couleurs. Femmes, maris, enfants… Ses idéaux extrémistes l'ont conduit a créer son clan dans le but de faire subir du mal aux personnes qui le dégoûte.
— Je n'ai rien à voir avec ces meurtres, ragea le détenu. Moi, j'ai juste voulu lui rendre justice en allant tuer le juge qui l'a condamné pour faire le boulot de cette putain justice.
— Marshall a demandé à Adams de tuer la fille du juge Johnson ! UNE GAMINE DE 17 ANS A ÉTÉ POIGNARDÉE ET MUTILÉE ! cria l'expert en mensonge en le pointant d'un doigt inquisiteur.
La tension augmenta d'un cran de plus dans le cube. Tom se sentait pris au piège et cela dans tous les sens du terme. Cal essayait de faire réagir sa conscience pour lui faire avouer sa participation dans ces crimes.
— CE N'EST PAS DE MA FAUTE ! se défendit le suspect sur le même ton.
— MAIS TU CONTINUES À VOULOIR LE PROTÉGER ! hurla Cal enragé. PUTAIN TOM ! SOIT UN HOMME POUR UNE FOIS !
Adkins se cloisonna dans son silence. La peur l'avait submergé. Il déglutit et baissa sa tête pour fixer honteusement le sol. Cal l'observa faire et comprit qu'il était à deux doigts de craquer. D'une extrême rapidité, il se précipita sur lui. Il approcha son visage du sien et tenta de capter son regard terrifié.
— Dis moi où est Adams ? réclama Cal une nouvelle fois.
Tom dériva son regard à l'opposé de l'expert en mensonge. Contractant sa mâchoire, Cal se déplaça de l'autre côté et prit la tête de l'énergumène entre ses mains afin de retenir toute son attention.
— Si tu me le dis, peut-être que tu auras une chance de t'en sortir un minium.
— Si je te le dis, je veux qu'on ne me renvois pas en prison.
Son exigence fit reculer d'un pas l'expert en mensonge. Tom allait trop loin et Cal s'empressa de lui faire savoir.
— Tu sais que c'est impossible. Aucun juge sain d'esprit ne te laissera à l'air libre, sans que tu n'aies purgé de peine.
— Je veux être protégé.
— Je ne peux pas te le garantir, mais je peux t'envoyer dans une prison dans un autre État. Ce qui t'éloignera de Marshall et d'Adams. Tout ce que je veux… c'est Adams.
Adkins réfléchit. Il pesa le pour et le contre. Il savait intérieurement qu'il s'agissait surement de sa seule chance d'échapper à Marshall. Il lâcha un soupir et avoua :
— En sortant de prison, Adams m'a dit que je pourrais le rejoindre à la bibliothèque municipale où il travaille. C'est tout ce que je sais…
— Ok, c'est déjà ça…
L'expert en mensonge dû arrêter soudainement son interrogatoire lorsque Gillian lui signala un problème dans le micro. Cal jeta un regard perplexe à Tom avant de sortir du cube pour rejoindre son équipe dans le couloir de l'agence. Face à leur expression affligée, il leur demanda :
— Qu'est-ce qui se passe ?
— C'est Hunter… répondit Gillian, attristée.
— Et bien quoi Hunter ?
— Il a été retrouvé rétamé devant le Lightman Group. Il a été battu avec une batte de baseball.
— Quoi ? Il est où là ? demanda Cal, perturbé.
— On a appelé une ambulance, il est à l'hôpital. On a retrouvé ça près de lui.
Gillian donna une carte de visite à son ami.
— Qui a pu faire une telle chose… fit la réceptionniste Anna, atterrée.
— Adams… souffla Cal alors qu'il avait reconnu le sigle du clan Marshall sur la carte.
-o-O-o-
— Attendez, qui est Hunter ? demanda Dall, troublé. Je croyais que c'était le pseudonyme que votre patron employait pour sa mission ?
— Euh oui… C'est aussi l'un de nos collègues, Zachary Hunter, informa Ria.
— Pour quelle raison Adams aurait voulu faire du mal à cet employé ?
— C'était une menace. Un message pour nous dire de rester loin de l'affaire et puis Zach étant…
— Étant quoi Mlle Torres ?
— Gay. Dans l'esprit de Marshall, il avait sans doute voulu faire une pierre de coup…
— Comment Marshall savait que votre collègue pouvait être homosexuelle ?
-o-O-o-
— En sortant d'un interrogatoire avec Marshall, narra Loker, on a dû le déplacer dans les couloirs de l'agence. C'est là qu'il a vu Hunter embrasser son compagnon qui venait le chercher… J'ai vu sur son visage une grande colère et un dégout très prononcé. Croyez-moi que s'il n'avait pas eu ses chaînes, il lui aurait sauté dessus.
— Je vois et ensuite ?
-o-O-o-
Flash-Back…
Qu'avait-il fait ? Cette question ne cessait de le tourmenter depuis l'annonce de son employé retrouvé inconscient. Les deux patrons du Lightman Group s'étaient déplacés à l'hôpital pour s'assurer de l'état de leur employé. Dans un couloir immaculé, Cal se tenait face à une vitre pour regarder mélancoliquement Hunter allongé dans son lit. Le jeune homme était sous assistance respiratoire avec plusieurs ecchymoses violacées tatouant chaque partie de son corps tuméfié. Un peu plus tôt averti, son compagnon se tenait à ses cotés pour le soutenir quoiqu'il arrive.
— Cal…
L'expert en mensonge reconnut la voix peinée de son associée, mais n'osa pas la regarder. Il se sentait bien trop indigne pour rencontrer son regard rempli de compassion. À la place, il se contenta de regarder le compagnon d'Hunter prendre la main de celui-ci pour la porter à ses lèvres dans une infinie tristesse. C'était de sa faute si Hunter se trouvait cloué ici et il assumerait ses actes jusqu'au bout. Il était le seul responsable de ce drame.
— Ne te sens pas coupable, lui souffla Gillian.
— Il n'aurait pas dû subir ça.
— Tu n'aurais rien pu faire…
Gillian posa une main tendre sur son bras.
— Si j'avais fait craché le morceau à Adkins plus vite, si je…!
— Cal, le coupa-t-elle d'un regard appuyé. Si ça se trouve, ce n'est même pas Adams le coupable mais la bande de Marshall à l'extérieur.
— Je ne comprends pas… Il est caucasien et inconnu du groupe alors pourquoi le clan de Marshall s'est attaqué à lui ? demanda-t-il confus.
La psychologue pinça ses lèvres en signe d'ignorance et caressa son épaule pour le réconforter.
— Parce qu'il aime les hommes, répondit Loker, derrière ses deux patrons.
Cal et Gillian se retournèrent et tombèrent sur leurs employés qui étaient venus soutenir leur ami dans sa guérison.
— Comment le savaient-ils ? leur demanda Cal désabusé.
— Lors d'un déplacement dans l'agence, signala Torres, Marshall a pu voir Hunter embrasser George, son compagnon.
— Une seconde ! Que cela soit le gang de Marshall ou d'Adkins, comment ont-ils pu savoir pour Hunter ?
— Tu veux dire, comment il a pu communiquer l'info à l'extérieur alors que le FBI était avec lui ? répliqua Foster.
— Maître Cox… souffla Ria, comme si toutes les pièces du puzzle venait d'être réunies.
— Bien sûr… Ria a raison, s'exclama Gillian. Cal ! Maître Cox est le seul qui a pu faire passer le message sans éveiller de soupçon.
— Vous imaginez que si cela est vrai, Marshall fut assez intelligent pour créer un véritable réseau, dit Eli stupéfait.
— Lightman !
Cal se retourna à demi et vit Reynolds marcher au pas course dans le couloir hospitalisé pour rejoindre le groupe de visiteurs.
— Vous avez du nouveau ? demanda Cal.
— Nos équipes sont allées chez lui ainsi qu'à la bibliothèque municipale, aucune trace d'Adams, déclara Ben.
— Il faut retrouver Cox, il doit surement savoir où il se trouve, signala Gillian.
Cal opina du chef, puis l'équipe se mit à l'action.
À SUIVRE...
Vale18 : Merci beaucoup pour ton commentaire et pour la lecture de cette histoire ! 3 J'espère que la suite te plaira :P
OrthonMcGraw : Je sais du temps a passé, même beaucoup XD C'est une bouteille à la mer que je t'envoie, mais je réponds à ton commentaire car il m'a fait très plaisir. :D Peut-être qu'un jour tu liras la suite de cette histoire et quelle te plaira toujours autant. En tout cas, merci encore ! 3
