le juste vivra par sa loyauté
Chapitre 18 : Le prix de l'arrogance (IV)
On a franchi la barre des 30 reviews ! Merci, merci ! *confettis* *feux d'artifices *
Continuez de les envoyer et je les engloutirai tous avec délice ! Héhé. D'ailleurs, on touche une moyenne de 150 lecteurs pour les derniers chapitres donc merci à tous de suivre les aventures d'Eva. Et, je suis surprise, il y a une grande communauté de lecteurs venant des U.S. Don't hesitate to shoot me a review even in English, I would be delighted to read them!
Finalement, un grand MERCI à KorriganTanNoz, Baccarat V et Ewi qui me font sourire pendant mes cours en distanciel quand je reçois la notification d'un nouveau review.
Précédemment :
« Tu veux que je prenne une photo ? Comme ça tu pourras l'admirer aussi longtemps que tu le souhaites.
– Je n'admire personne, gronda Sirius en lançant un regard d'avertissement à Remus qui continua de le fixer d'un air amusé.
– Ton petit jeu marche peut-être avec James mais je te connais trop bien pour me faire avoir Sirius, » lui répondit Remus en lui tapant amicalement le bras.
Avec un grognement ronchon, Sirius se dégagea son bras.
« En parlant de James. Je crois bien qu'il arrive, » annonça Remus en regardant par-dessus l'épaule de Sirius.
Sirius se retourna et, en effet, James arrivait à grands pas vers eux. Il avait retiré son cache-œil de son front et le tenait dans sa main tendue. De l'autre, il s'ébouriffait les cheveux avec agitation. Il suffisait d'un coup d'œil pour comprendre qu'il était énervé et que la cause de son énervement devait être Miss Lily Evans.
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« Qu'est-ce que t'as encore foutu Patmol ? fut la première chose que James leur grommela une fois qu'il fut arrivé à leur hauteur.
– Rien de spécial, s'exaspéra Sirius alors que, à quelques pas de lui, Lucy et Saoirse, ses camarades de Gryffondor, haussaient le ton en réponse au ton blagueur d'Amos Diggory et d'Akash Banerjee.
– Tout ce que tu devais faire c'était te réconcilier avec Eva. Pas déclencher une nouvelle guerre, le sermonna James d'un air ennuyé.
– Comme si t'étais le mieux placé pour donner des leçons, » s'offusqua Sirius qui n'appréciait guère le ton qu'employait James.
Peut-être que Lily Evans avait dépassé les bornes encore une fois mais ce n'était pas le problème de Sirius. Et même le regard mécontent que lui lançait James ne lui ferait pas changer d'avis. Sirius se contenta donc de répondre à son meilleur ami par un regard indifférent, levant son menton.
Avec un soupir agacé, James détourna les yeux et se mit à frotter son cuir chevelu encore plus agressivement.
« Désolé, souffla finalement James, ses épaules s'affaissant. Evans m'a pris la tête.
– Je vois ça, constata Sirius en observant son meilleur ami avec des sourcils arqués.
– Je croyais qu'on s'était mis d'accord pour que tu l'ignores, » fit remarquer Remus.
Sirius émit un bruit moqueur tandis que James posait ses yeux sur le plafond étoilé, sa main enfouie dans ses cheveux tout aussi crispée que sa mâchoire.
En arrière-plan, Charlotte Tronsky, la blonde que Sirius savait être la meilleure amie d'Eva mais qu'il n'avait jamais eu l'occasion de connaître, venait de s'inclure dans la dispute entre Gryffondors et Poufsouffles pour ordonner sèchement à Lucy et Saoirse de se calmer.
Cette interruption de la préfète ne parut plaire à personne à l'exception d'Amos Diggory qui haussait des sourcils surpris alors que la petite blonde se plantait devant lui pour faire face aux regards hautains des deux Gryffondors de 6ème année.
« Ça ne fait pas depuis la 1ère année que Cornedrue essaie de le faire ? plaisanta Sirius d'une voix traînante. De toute façon, ça me semble être Evans la fautive cette fois-ci. Comme si elle avait besoin de ramener sa poire alors qu'elle était occupée plus loin. »
Le commentaire dédaigneux de Sirius fit grimacer Remus. Ce dernier tenta de défendre la préfète :
« Il faut avouer que James et Eva n'ont rien fait pour se faire discrets.
– La Grande Salle n'appartient pas à Evans à ce que je sache. Elle n'a qu'à se mêler de ses affaires, » rétorqua sèchement Sirius qui avait de plus en plus de mal à supporter les discussions entourant la préfète rousse.
Il l'appréciait la Lily Evans. Ses répliques cinglantes pouvaient être hilarantes par moment mais, ces derniers temps, elle était devenue complètement hystérique. Ça en devenait invivable dans la Salle Commune. Même Lucy lui avait avoué qu'elle préférait laisser Mary et Saoirse s'occuper du cas Lily Evans.
Visiblement, James aussi en avait marre de parler des sautes d'humeur de la rousse car il coupa Remus qui ouvrait sa bouche pour la défendre encore une fois :
« Et du coup, c'est quoi le problème ? » s'enquit James en observant d'un œil curieux Charlotte Tronsky échanger des piques avec Lucy et Saoirse.
C'était assez comique. La meilleure amie d'Eva était une petite blonde et pourtant c'était elle qui partait à l'attaque tandis que les deux colosses derrière elle restaient muets. Amos Diggory la regardait faire avec un air amusé tandis qu'Akash Banerjee paraissait agacé. Finalement, l'indien immense mais fin tourna les talons et partit voir Eva qui s'était assise un peu plus loin sur une chaise, triturant entre ses doigts la plume de sa boucle d'oreille.
« Je me suis rétamé par terre, lui répondit Sirius, faisant automatiquement sourire James qui lui décocha un regard moqueur.
– Carrément ? s'esclaffa James. J'aurais bien aimé voir ça.
– Tu pourras sans doute demander aux filles d'emprunter leur magazine. Ça ne m'étonnerait pas que quelqu'un ait pris une photo. J'ai vu Rita Skeeter trainer dans les parages, » les informa Remus qui fit semblant de ne pas remarquer le regard d'avertissement que lui lançait Sirius.
Inconscient de ce qu'il se tramait entre ses deux amis, James fit une grimace à l'entente du nom de la Serdaigle qu'ils avaient surpris plus d'une fois à les prendre en filature, armée d'un appareil photo et d'un bloc note. Ils n'avaient pas pris longtemps avant de comprendre que la Serdaigle utilisait ses photos volées pour abreuver le magazine « Poud'news » dont les filles semblaient raffoler.
Une fois, Peter avait réussi à dérober le magazine que Carina Winnifred de 7ème année avait gardé jalousement. À leur grande consternation, ils avaient compris que ce journal n'était guère qu'un tabloïd rempli de commérages et de photos du « Top 20 de Poudlard ».
Au début du mois d'octobre, Sirius avait perdu un pari et James lui avait donné comme gage de prendre la pose pour Rita Skeeter sans que celle-ci ne s'en rende compte. S'en était suivi un violent fou rire lorsque Sirius avait fait le mannequin dans la bibliothèque.
Lily Evans qui était assise sur la table où Sirius avait décidé de s'installer avait été éberluée de le voir adopter un comportement si aguicheur, ne se rendant pas compte que Rita Skeeter avait faufilé son nez et son appareil entre les livres de l'étagère derrière elle.
« Tu me dragues ? lui avait demandé Lily, abasourdie.
– Pourquoi ? Ça marche ? » lui avait rétorqué Sirius en lui offrant son sourire en coin qu'il savait être dévastateur pour les filles.
Le rire de James s'était coincé dans sa gorge lorsqu'il avait vu Lily Evans rougir lentement mais sûrement face au charisme éblouissant de Sirius.
Si ça avait été une autre personne que son meilleur ami, James n'aurait pas hésité à sortir de sa cachette pour faire dégager celui qui avait réussi à agiter l'habituelle imperturbable Lily Evans, assez pour qu'elle cache son visage rouge cramoisi derrière un livre. Mais Remus et Peter l'avaient attrapé avant qu'il ne puisse sortir à grands pas de leur cachette derrière les armoires de la bibliothèque et James avait dû prendre sur lui pour contrôler sa jalousie qui lui donnait des envies de meurtre.
« Cette fille est une vraie plaie, soupira James en secouant sa tête d'un air éberlué. Déjà tout à l'heure j'ai réussi à coincer Eva avant que Skeeter n'aille l'interviewer. Enfin, je crois que c'était ça qu'elle voulait faire vu qu'elle tenait son petit bloc-notes.
– Ce n'était pas Marlène qui disait que Skeeter voulait devenir journaliste ? » fit remarquer Remus en jetant un regard entendu à Sirius.
Mais Sirius ne remarqua rien. Au grand amusement de Remus, Sirius avait les yeux rivés sur Eva Brown et Akash Banerjee qui discutaient un peu plus loin et la familiarité entre les deux Poufsouffles ne paraissait pas lui plaire à en juger par son expression.
Avec Sirius, tout était fait avec subtilité. Aux yeux des inexpérimentés, il affichait simplement un air apathique mais Remus était devenu un pro pour déceler les petits détails révélateurs : le minuscule plissement de ses yeux et la commissure de ses lèvres tirée vers le bas.
« Peut-être, répondit James qui haussa les épaules avec désinvolture, ne paraissant pas se soucier des aspirations professionnelles de la Serdaigle. Enfin bref, je reviens. »
Et cette fois-ci, Sirius porta son attention sur son meilleur ami car James se dirigeait d'un air décidé vers la fille qu'il était occupé à dévisager.
« Tu pourrais être plus subtil, » lui fit remarquer Remus en lui tapotant amicalement l'épaule avant de suivre James.
Sirius fit une grimace avant de lui emboîter le pas.
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« On ne devrait pas aller chercher Pomfrey pour ton poignet ? »
Ça faisait deux bonnes minutes qu'Akash essayait de la persuader d'aller jusqu'à l'infirmerie.
« Je te dis que je vais bien, Akash. Mon poignet peut attendre jusqu'à demain matin. »
Et ça faisait deux bonnes minutes qu'Eva essayait de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas envie de s'aventurer dans les couloirs du château pour rejoindre l'infirmerie du 2ème étage.
« Si t'allais vraiment bien tu serais sur la piste de danse pour me prouver que tu es en pleine forme. »
La douleur n'était pas dérangeante. Elle n'apparaissait que lorsqu'Eva effectuait un mouvement trop rapide. Ça ne valait pas le coup de s'aventurer dans le château en pleine nuit alors que la majorité des élèves étaient dans la Grande Salle où la musique retentissait. Personne n'entendrait un quelconque bruit venant de l'extérieur ici et c'était précisément ça qui inquiétait Eva.
Prends garde à ne pas t'aventurer dans des recoins sombres, l'avait prévenu Evan Rosier avant de disparaître.
Et traverser les couloirs sombres du château était exactement ce qu'Eva ne devait pas faire si elle ne voulait pas se faire courser encore une fois. Cette fois-ci, ils l'attraperaient peut-être et ni Dumbledore ni McGonagall ne se douteraient de rien, occupés qu'ils étaient à couver du regard leurs élèves qui semaient la zizanie dans la Grande Salle.
Eva se doutait qu'Akash accepterait de l'accompagner même s'il ferait exprès de se plaindre tout du long. Or, elle ne voulait pas l'embarquer dans ses problèmes. Elle avait déjà essayé l'année précédente et ça avait mal tourné pour elle ainsi que pour une autre personne.
Justement, cette autre personne n'était pas loin. En retrait derrière Lucy Emerson et Saoirse Stewart, elle observait d'un air gêné ses amies monter dans les aiguës.
« Voilà le résultat quand tu fais l'arrogante. »
Eva n'avait jamais oublié cette phrase que Mulciber lui avait dite platement après qu'il l'ait poussée dans une salle abandonnée. Elle avait manqué de trébucher sur le corps immobile gisant sur le sol.
La première chose qu'elle avait vu était des jambes secouées par des spasmes. Puis, des bras crispés sur une poitrine qui bougeait faiblement. Et, finalement, une bouche entrouverte et des yeux qui fixaient le vide.
Si elle n'avait pas vu la poitrine bouger, Eva aurait cru que Mulciber venait de la mettre face à un cadavre. Le cadavre de Mary McDonald.
« Je n'ai pas envie de danser pour l'instant, Akash, » s'exaspéra Eva.
– Dans ce cas, on va à l'infirmerie, » lui rétorqua-t-il immédiatement.
Les deux Poufsouffles se jaugèrent du regard. Il n'y avait pas de tension électrique dans l'air contrairement à plus tôt lorsqu'Eva faisait face à Sirius. Son cœur ne frôlait pas non plus la crise cardiaque et son ventre ne se nouait pas. Non, avec Akash c'était tout à fait platonique. Ils adoptaient leur attitude habituelle : avec Eva qui devenait lentement agacée et Akash qui la narguait avec son petit sourire moqueur.
« Comment ça l'infirmerie ? »
Et James qui montrait le bout de son nez maintenant. Décidément, cette soirée était sans fin.
Comme s'ils ne faisaient qu'un, Eva et Akash se tournèrent en même temps vers le Gryffondor de 6ème année qui haussait ses sourcils dans la direction d'Eva. Derrière lui se trouvait l'air doucement amusé de Remus et le visage stoïque de Sirius.
Rien que de savoir Sirius si proche suffit à ramener un rougissement sur les joues d'Eva qui se dépêcha de se concentrer sur James.
Cependant, ses yeux capricieux ne purent se contenter d'un bref coup d'œil à Sirius, non, ils décidèrent que de lui lancer un deuxième regard furtif était vital et c'est à cause de cela qu'Eva remarqua que Sirius avait les yeux vrillés sur elle.
Elle se concentra de toutes ses forces sur James qui s'arrêtait tout juste devant elle, tentant d'ignorer la chaleur qui attaquait violemment son corps.
« Alors ? Pourquoi vous parlez d'infirmerie ? répéta encore une fois James, jetant même un regard à Akash dans l'espoir que quelqu'un daigne lui répondre.
– Elle s'est foulée le poignet, » lui divulgua Akash avec un haussement d'épaules.
Eva n'avait jamais compris pourquoi mais Akash ne supportait pas James. D'où sa brève réponse.
« Comment ça se fait ? » la questionna James en la fixant avec des sourcils froncés.
Il n'était pas au courant ?
« Black ne te l'a pas dit ? demanda Akash en jetant un regard au Gryffondor en question, répétant sans le savoir ce qu'Eva venait de penser.
– Dit quoi ? demanda James en lançant un regard confus à son meilleur ami par-dessus son épaule.
– Sirius a emporté Eva dans sa chute, » l'informa Remus.
Remus sentait que Sirius ne voulait pas en parler. Pourtant, informer James n'était pas si grave que ça puisque cette chute n'avait rien d'un secret. En effet, vu le nombre de personnes qui les avaient vu tous les deux entremêlés par terre, ce serait étonnant que toutes les filles qui s'intéressaient à Sirius – et Remus n'était pas assez naïf pour croire qu'elle n'était qu'une faible minorité – ne se passent pas le mot d'ici demain matin.
Remus avait quand même sa petite idée sur la cause de ce soudain mutisme de Sirius mais il préférait le garder pour lui.
« Ah ouais ? s'étonna James, jetant un regard à Sirius qui haussa les épaules avec désinvolture en guise de réponse. Et comment ça se fait que tu ne veuilles pas aller à l'infirmerie ? »
Comment faisait-il pour toujours poser les questions les plus dérangeantes ? Ou les questions les plus justes ? Eva ne le savait pas. Toutefois, elle prit sur elle pour répondre de la manière la plus normale possible.
« C'est tellement loin. J'ai pas envie de grimper tous ses escaliers, mentit-elle en jouant avec sa boucle d'oreille.
– Dans ce cas, on a qu'à demander à quelqu'un de te réparer ton poignet, » répondit simplement James.
Ne laissant pas le temps à Eva de réfléchir à sa proposition, James se tourna et entoura sa bouche de sa main pour héler Mary McDonald qui sursauta lorsqu'elle remarqua qu'elle était au centre de leur attention. Timidement, la Gryffondor contourna ses amies qui échangeaient maintenant plus posément avec Amos Diggory – Charlotte en avait eu assez et était venue voir Eva pour lui dire qu'elle serait à leur table d'origine si elle la cherchait – pour se diriger vers leur groupe.
Non, non, non, s'affola Eva en voyant la blonde se rapprocher. Pourquoi elle ?! Je ne veux pas la voir ! N'importe qui mais pas elle !
Personne ne se douta de la tournure terrifiée de l'humeur d'Eva. Sirius se décala, s'adossant à la gauche d'Eva sur le rebord de la table. Remus et James, eux, se retournèrent pour saluer leur camarade de Maison qui gardait les yeux baissés, hochant tout de même la tête pour montrer qu'elle était d'accord de faire ce que lui demandait James.
Le cœur trébuchant, Eva laissa la jeune fille prendre délicatement son poignet entre ses mains. Les mains de Mary McDonald étaient fraîches, leur température reposante sur sa peau en feu.
Mary sortit sa baguette et commença à murmurer divers sortilèges tout en tapotant le bout de sa baguette sur le poignet d'Eva. Pendant ce temps, James expliquait à Eva qui le fixait –
Elle ne pouvait pas regarder Mary McDonald, la culpabilité la rongeait
– que Mary était devenue l'apprentie de Pomfrey depuis le début de l'année après que McGonagall ait fait part à l'infirmière de l'envie de Mary de se spécialiser dans cette branche.
« Est-ce que tu as encore mal ? » lui souffla doucement Mary une fois qu'elle eut terminé alors que les garçons autour d'elles discutaient tranquillement entre eux.
Mary McDonald était accroupie devant la chaise d'Eva, les yeux levés vers la Poufsouffle qui ne put se forcer qu'à poser ses yeux sur la joue de la 6ème année, pas plus haut. Eva ne pouvait pas la regarder dans les yeux.
Son cœur trébuchait alors qu'Eva revoyait les yeux vides de Mary McDonald qui ne bougeait plus.
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Est-ce qu'elle est morte ? Est-ce que c'est vraiment de ma faute si elle a dû subir ça ?
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Eva avait la peur irrationnelle que si elle la regardait, les yeux de la Gryffondor seraient vides comme en mai dernier.
« Ça va, merci, lui répondit Eva, ne remarquant pas que son comportement étrange attirait l'attention de Sirius qui l'observait toujours du coin de l'œil tout en écoutant distraitement la conversation que James avait entamé avec un Akash Banerjee récalcitrant.
– Heureuse que tu ailles mieux, lui souffla en retour Mary qui ne pouvait s'empêcher de se sentir intimidée par la Poufsouffle de l'année au-dessus d'elle qui s'échappait à son regard.
– Déjà terminé ? les interrompit James en remarquant que Mary se relevait. Vu ta rapidité, on ferait mieux de te demander de nous soigner les prochaines fois, plaisanta James en direction de sa camarade qui rosit de plaisir devant son sourire charmeur.
– Oh ce n'était pas si incroyable que ça, il y a beaucoup de choses que je ne suis pas capable de soigner, réfuta Mary en jouant avec une mèche blonde cendrée, le compliment l'ayant fait baisser la tête avec gêne.
– Ne te sous-estime pas Mary, ce n'est pas tout le monde qui pourrait faire ça, » la rassura Remus avec un sourire plus doux que celui de James qui était toujours trop pétillant pour le cœur des jeunes filles timides.
Mary McDonald haussa les épaules en triturant toujours sa mèche de cheveux.
Apparemment, la Gryffondor n'était vraiment pas friande des compliments. Eva n'était pas sûre qu'elle souhaitait le savoir. Elle préférait ne rien savoir sur la Gryffondor. Rien que de voir son visage rond lui donnait envie de fondre en larmes.
C'était mieux pour Eva de ne pas se rendre compte de tout ce que l'entourage de Mary McDonald aurait perdu si la bêtise d'Eva lui avait coûté la vie.
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« Arrête de croire que tu peux te dérober ou la prochaine fois ce sera un de tes amis Sang-de-Bourbe qui paiera. »
Puis Mulciber l'avait laissée seule avec le corps immobile de Mary McDonald et Eva avait réellement cru qu'elle allait s'effondrer par terre tellement elle avait du mal à respirer. Mais elle s'était contrôlée, seule une pensée l'empêchant de succomber à une crise de panique :
Je dois l'amener chez Pomfrey
C'était la moindre des choses puisqu'Eva n'avait pas pu se voiler la face. Mulciber le lui avait bien dit : il s'en était pris à la Gryffondor pour lui donner une leçon. Les semaines précédentes, Eva avait calqué ses pas sur ceux d'Akash, Amos ou Howard dans le vain espoir que leur présence refroidirait les Serpentards qui la chassaient. Ça avait marché, Eva n'avait eu qu'à subir des regards meurtriers mais à quel prix ?
Eva avait essayé de jeter un sortilège de lévitation en direction de Mary McDonald mais sa main tremblait tellement qu'elle n'était parvenu qu'à faire glisser le corps inerte de la Gryffondor que sur quelques mètres. Elle avait donc tourné l'élève de 5ème année sur son dos –
Que dirait James ? McDonald était une de ses camarades de classe.
– puis elle avait glissé ses bras sous les aisselles de cette dernière pour la traîner dans les couloirs.
Haletante d'effort, Eva s'était rendue compte pour la première fois de sa vie de la lourdeur d'un corps humain alors que la tête de la Gryffondor tombait dans le vide.
Elle ne savait pas si Mulciber avait fait exprès de s'en prendre à la Gryffondor à l'étage où se situait l'infirmerie mais elle n'avait pas trouvé la force d'enrager à cette idée. À la place, elle avait traîné le corps inerte de Mary McDonald jusqu'aux portes de l'infirmerie puis s'était enfuie comme une lâche, ne souhaitant pas voir la réaction de Pomfrey lorsqu'elle ouvrirait les portes de l'infirmerie et trébucherait sur un corps.
Le lendemain, quand Emmeline leur avait chuchoté au déjeuner que l'écho des cris de Mary McDonald avait hanté les couloirs proches de l'infirmerie, Eva avait dû se faire violence pour ne pas s'effondrer.
« C'est toi la prochaine, » lui avait chuchoté une voix masculine l'après-midi.
Oh, Eva le savait.
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« Je pense que Lily doit me chercher, marmonna Mary, semblant pressée de quitter ce regroupement de garçons qui l'encerclait. Elle voulait – AAAH ! »
Mary poussa un cri strident, sursautant violemment sous le coup de la surprise. Derrière elle, la chaise d'Eva venait de se cogner contre le rebord de la table. Le bruit soudain l'avait fait avoir un mouvement de recul.
Une main se posa sur son épaule. Eva leva des yeux ronds vers Sirius qui détaillait les traits de son visage d'un air perplexe :
« C'est juste Peter, » lui dit-il.
Et, en effet, Peter se remit maladroitement sur ses pieds, leur offrant un sourire penaud alors qu'il se dépêchait de remettre en place les chaises qu'il avait faites tombées dans son empressement pour les rejoindre.
« Tu vas bien ? » s'enquit Remus en baissant des yeux soucieux vers Mary dont les yeux papillonnaient toujours sous le coup de l'adrénaline.
La jeune fille serrait entre ses doigts le tissu recouvrant sa poitrine tandis que sa main qui agrippait sa baguette était devenue blanche telle était la pression qu'elle exerçait sur celle-ci.
« Oui, souffla en réponse la Gryffondor, puis, plus bas encore : Excusez-moi. »
Et Mary McDonald se faufila entre Remus et James qui la laissèrent partir avec un air perturbé.
« Eh bah, toutes les filles sont des froussardes ou quoi ? » plaisanta Akash d'un ton badin, comme s'il ne se rendait pas compte de la tension dans l'air.
Eva lui aurait bien giflé le bras pour le sermonner mais elle était trop occupée à tourner le dos à Sirius qui semblait ne pas comprendre sa réaction si démesurée pour des chaises échouées. Eva ne pouvait pas lui dire que le bruit soudain lui avait fait s'imaginer que Mulciber venait enfin la chercher. Elle ne pouvait pas non plus lui dire que c'était sans doute la même pensée qui avait fait tressaillir si violemment Mary McDonald.
« Il faut croire qu'Halloween rend tout le monde parano, commenta James d'un air hésitant, sa main jouant doucement avec ses cheveux.
– Je ne suis pas sûr que ce soit aussi simple que ça, fit remarquer Remus avec toujours cet air soucieux sur le visage, tourné en direction de sa camarade qui ne s'était même pas arrêtée pour répondre à Saoirse Stewart qui lui demandait où est-ce qu'elle allait.
– Tant qu'elle a fait son boulot, je m'en fous, » déclara Akash avec un haussement d'épaules désinvolte.
La confession du Poufsouffle lui valut un mauvais regard de la part de Remus tandis que James paraissait perplexe face à cette nonchalance.
Sirius poussa une exclamation railleuse :
« Décidément Eva, tu choisis bien tes amis. »
Puis, ne se souciant guère de la réponse offusquée de l'indien, Sirius se saisit du bras d'Eva et la força à se lever de sa chaise. En réponse au regard interrogateur que lui lançait James, Sirius répondit par « elle me doit une danse ! » et tira derrière lui Eva qui poussa un glapissement de protestation.
« Qu'est-ce que tu fais ? Sirius ! » s'exclama Eva en fixant l'arrière du crâne du Gryffondor qui la tirait sans ménagement derrière lui sous les regards curieux de certains.
Amos les regarda partir avec un sourire amusé tandis qu'en face de lui Saoirse Stewart faisait remarquer à Lucy Emerson que Sirius Black ne savait jamais se faire discret, ne remarquant pas la crispation de son amie qui suivait le duo avec des yeux attentifs.
Sirius lui jeta un regard par-dessus son épaule, un sourire aux lèvres. Face à son charisme, la protestation d'Eva se perdit dans sa gorge.
« Tu me dois une danse, Eva ! »
Désarmée, Eva se laissa entraîner dans la masse d'élèves qui se déhanchaient sur la piste de danses. Certains faisaient les pitres entre amis pendant que des couples s'entremêlaient étroitement, dont Frank Londubat et Alice Fortescue. Alors que Sirius la tirait derrière elle, Eva croisa le regard surpris d'Alice Fortescue avant que les yeux de cette dernière ne s'écarquillent et qu'un sourire choqué lui étire les lèvres.
« Lui ?! » s'exclama Alice Fortescue du bout des lèvres.
Eva se rappela avec mortification des questions sur les fiançailles sorciers qu'elle avait posé à la Gryffondor la semaine précédente. Alice lui avait ensuite demandé si elle était intéressée par un Sang-Pur déjà fiancé et avait même proposé le nom de Royce Mulciber à la grande horreur d'Eva.
Ce retournement de situation était loin de plaire à Eva. Cependant, elle n'eut pas le temps de nier en bloc cette hypothèse. Des élèves apparurent entre Alice et elle et Eva perdit de vue la Gryffondor.
Finalement, Sirius cessa de les faire se faufiler entre la masse d'élèves et les arrêta dans un coin de la piste de danse moins peuplé.
Sirius se retourna vers elle avec un sourire en coin et tendit sa main, offrant la vue de la paume de sa main à Eva qui se sentait fiévreuse. Elle observa sa main puis son sourire qui devenait de plus en plus amusé plus les secondes passaient sans qu'elle ne prenne une décision.
Une mèche foncée s'était échappée de la coiffure savamment élaborée de Sirius.
Eva se fit la réflexion qu'elle n'était pas mieux qu'Emmeline face à Jeff à se sentir si fébrile à cause d'une pauvre mèche.
Puis, elle se posa la question de qui avait bien pu coiffer Sirius. Bien qu'il entretienne très bien ses cheveux – Eva avait vu tous les produits qu'il utilisait dans la salle de bain de la maison des Potter – elle le voyait mal faire autant d'effort pour une soirée customisée. Et, finalement, elle se demanda s'il était voyant puisque comment se faisait-il qu'il lui demandait de danser alors que Blue Suede Shoes d'Elvis Presley dont il avait copié la coiffure commençait tout juste ?
Eva posa finalement sa main dans celle de Sirius qui la tira vers lui avec un sourire ravageur et le reste fut un tourbillon d'émotions. Elle se sentait ultra consciente de chacun de ses mouvements mais en même temps elle n'en avait rien à faire qu'elle ait l'air idiote à se perdre dans des pas d'un rock endiablé aux côtés de Sirius.
Elle tapait du pied en rythme. Leurs mains étaient jointes – tantôt une, tantôt les deux – alors que Sirius la tirait vers lui ou la poussait plus loin. Parfois, il levait son bras pour la faire tournoyer et les ailes d'Eva brillaient sous la lumière orange des citrouilles alors que ses cheveux fouettaient les airs.
« Hé ! T'essayes de me rendre aveugle ou quoi ? » plaisanta Sirius entre deux éclats de rire en tirant Eva vers lui, leur proximité et les cheveux d'Eva l'ayant presque éborgné.
Eva éclata de rire mais ne lui répondit pas. Elle n'avait pas bu une goutte d'alcool mais elle ressentait les mêmes symptômes que si elle était en état d'ivresse.
Ils reprirent leur danse, s'avançant ou se reculant au fil des humeurs de Sirius qui les guidait. Parfois, Sirius lui lâchait la main pour faire le pitre, tapant du pied avec ferveur, son sourire fier s'élargissant en réponse au rire d'Eva.
« Baisse-toi ! Baisse-toi ! lui cria à un moment Eva pour se faire entendre malgré la musique qui tambourinait dans leurs oreilles.
– Quoi ?! cria Sirius, les yeux plissés alors qu'il essayait de comprendre ce qu'elle lui disait.
– Baisse-toi ! » lui ordonna-t-elle en lui faisant un signe de la main alors qu'ils continuaient toujours de trottiner en rythme.
Avec un air éberlué, Sirius le fit, sans se douter un seul instant que ce qui allait suivre allait lui faire oublier sa résolution.
Avec un sourire éblouissant, Eva tapa du pied puis arqua sa jambe en l'air et la passa en coup de vent au-dessus de la tête de Sirius. Deux fois qu'elle le fit et Sirius resta pantois alors qu'il pouvait encore sentir le tissu de la robe d'Eva frôler ses cheveux et voir dans son esprit l'intérieur de la cuisse d'Eva caché par un collant fin que son mouvement avait révélé.
Ne semblant pas se rendre compte de l'effet qu'elle lui avait fait, Eva se recula en secouant le bas de sa robe avec ses mains, riant tout du long. Puis, elle se dandina en rythme avec la musique, un sourire que Sirius ne pouvait s'empêcher de percevoir comme provocateur aux lèvres.
Toujours accroupi, Sirius se dit : Et merde.
Mais Sirius n'avait jamais été du genre à montrer ses émotions alors il attrapa la main d'Eva et la tira de nouveau vers lui pour la faire tourner, tourner, tourner et la robe d'Eva se souleva comme celles des autres adolescentes qui se déchaînaient autour d'eux avec des sourires radieux. Et quand la musique se termina pour laisser place à une musique plus récente, Eva et Sirius restèrent à se fixer en souriant bêtement, tous les deux à bout de souffle.
« Merci pour la danse, » la remercia Sirius.
Le coin de ses yeux était plissé alors qu'il lui offrait un sourire paresseux qui, bizarrement, fit picoter la lèvre d'Eva que le griffon avait « embrassée » il y a plus d'une demi-heure.
« Comment ça se fait que tu connaisses les danses moldus ? » lui demanda-t-elle, exaltée mais perplexe qu'un Sang-Pur comme Sirius ait pu la guider aussi naturellement.
Eva ne doutait pas que ceux qui avaient dansé le plus gracieusement sur la piste étaient les Nés-Moldus tandis que leurs amis les imitaient du mieux qu'ils pouvaient.
« Les cours d'étude des moldus ont leur utilité, lui répondit Sirius, le coin de sa lèvre se soulevant en un rictus amusé.
– Clairement, rit-elle.
– Et toi ? Quelle est ton excuse ?
– Je passe plus de temps que je ne devrais dans les pubs de Londres sans doute, lui révéla-t-elle.
– Ah bon ? Et je ne suis pas invi – »
Eva vit des doigts manucurés apparaître sur l'épaule de Sirius et, la seconde suivante, Sirius se tut en sentant quelqu'un lui taper l'épaule.
Les deux adolescents tournèrent des yeux surpris vers Marlène McKinnon qui se tenait derrière le dos de Sirius.
Eva ne s'y était pas attardée lorsqu'elle l'avait vu de loin mais la Serdaigle était magnifique – encore plus qu'en temps normal si c'était possible.
Tout comme Lucy Emerson, Marlène McKinnon semblait vouloir faire perdre toute confiance en elle qu'avait Eva avec sa robe bleue qui semblait translucide comme de l'eau au premier regard, mettant en valeur ses courbes sans rien montrer pour autant. De ses coudes jusqu'à ses doigts, des tatouages dorés ressemblant à des écailles étaient dessinés. Un esprit de l'eau peut-être ?
La chose la plus surprenante était de voir que ses cheveux blonds platines étaient détachés. Eva n'avait pas le souvenir d'avoir déjà vu Marlène McKinnon sans sa haute queue de cheval.
Avec ses cheveux épais qui frisotaient à cause de la chaleur et son front transpirant, Eva se sentit soudainement bien médiocre.
« Marlène ? s'étonna Sirius, l'air perturbé de voir la Serdaigle apparaître si soudainement.
– Je peux avoir la prochaine danse ? le coupa la préfète, son air stoïque ne permettant pas à Eva de comprendre ce qui se tramait dans l'esprit de la Serdaigle bien qu'elle en meure d'envie.
– Je ne suis pas sûr que ce soit ton type de musique, fit remarquer Sirius alors qu'un nouveau tube moldu « Stayin' Alive » jouait en arrière-plan.
– Je dois te parler, » insista Marlène devant l'air circonspect du Gryffondor.
Et Marlène fit glisser ses ongles de l'épaule de Sirius à moitié tourné vers elle jusqu'à son coude qu'elle agrippa. C'est à ce même moment-là qu'Eva se rendit compte qu'elle tenait toujours lâchement la main de Sirius.
Embarrassée, Eva retira vivement sa main. À son geste, Sirius lui jeta un regard du coin de l'œil avant de se concentrer de nouveau sur la Serdaigle qui ne le lâchait pas des yeux.
Finalement, Sirius haussa les épaules :
« Si tu veux. »
Puis, il s'adressa à Eva avec un sourire en coin :
« On se voit plus tard. Encore merci pour la danse. »
Eva força un sourire à ses lèvres en réponse, prenant soin de ne pas regarder la Serdaigle qu'elle sentait l'observer avec intensité. Pour la première fois, Eva avait l'impression que la préfète avait perdu sa contenance habituelle. Peut-être qu'elle se faisait des idées mais Marlène McKinnon lui semblait furieuse malgré son air stoïque.
Eva se faufila entre deux élèves faisant une compétition de qui pourrait sauter le plus haut et lorsqu'elle jeta un regard en arrière, elle vit Sirius et Marlène debout au milieu des corps se mouvant, penchés l'un vers l'autre de manière intime et semblant en pleine conversation agitée.
Eva arracha son regard de cette vue qui lui avait fait le même effet qu'une douche froide après un jogging particulièrement vigoureux.
« Je t'avais bien dit de ne pas toucher à des hommes déjà pris, » lui fit remarquer Lizzie Lestrange en lui jetant un sourire moqueur par-dessus son verre une fois qu'Eva se fut extirpée du noyau dur de la piste de danse.
À côté de Lizzie Lestrange se trouvait Ava Parkinson. C'était la 3ème Parkinson de 7ème année. Elle était à Serpentard tout comme Ronan Parkinson avec qui Emmeline était au bal de Slughorn qui se passait en ce moment même dans les cachots. Adrian Parkinson était le seul du trio de cousins à être à Serdaigle.
« Mignonnes tes ailes. Tu les as trouvées au rayon enfant ? » minauda Ava Parkinson.
Mais Eva n'était pas d'humeur à se faire ridiculiser par des Serpentardes qui avaient certainement décidé de se mettre à l'extérieur de la piste de danse pour observer leur consœur Sang-Pur accoster son fiancé – ou ex-fiancé. Mais quelle différence est-ce que cela faisait vu la proximité entre les deux adolescents ?
Un sourire hargneux vint déformer le visage d'Eva, la faisant devenir le parfait miroir de sa mère sans que la jeune fille ne s'en rende compte.
« Je crois que tu devrais revoir ta compagnie avant de te moquer des autres, Lizzie, cingla Eva. Je crois bien qu'Ava aurait besoin qu'on lui rappelle qui est déjà pris. »
Lizzie Lestrange en perdit son sourire. Les narines de la Serpentarde frémirent et elle parut prête à étrangler Eva qui osait la prendre de haut.
Mais Lizzie n'eut le temps de lui lancer une remarque cinglante que la Poufsouffle se tournait déjà vers la deuxième Serpentarde qui arborait un air choqué, ne s'attendant pas à ce quelqu'un – une Poufsouffle comme Eva Brown de surcroît – ose si ouvertement mentionner ses galipettes avec Evan Rosier.
« Quant à toi, Ava, commença Eva en appuyant agressivement sur le prénom de la Serpentarde, tu ferais mieux de revoir ton style. La dernière fois que ta coiffure était à la mode c'était quand Marie-Antoinette était encore vivante. Pas que tu puisses le savoir, noble Sang-Pur que tu es. »
Puis, sans se soucier des répercussions, Eva donna un coup d'épaule à Ava Parkinson pour qu'elle la laisse passer.
And we're stayin' alive, stayin' alive
Ah, ha, ha, ha, stayin' alive, stayin' alive
Ah, ha, ha, ha, stayin' alive
Les yeux brûlants, Eva Brown s'enfonça dans la noirceur de la Grande Salle et, même si elle sentit un courant d'air lui ouvrir une plaie infime sur la joue, elle se refusa à laisser échapper une seule larme.
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titre : Le prix de l'arrogance (IV)
nombre de mots : 6 440
Nous voilà donc arrivé(e)s à la conclusion de ce cher bal d'Halloween. J'espère qu'il a été divertissant à souhait ! Je me rappelle que j'étais fatiguée rien que de penser à tout ce que je devais encore écrire quand je faisais face à mon document Word en décembre. En tout cas, je suis très fière du résultat.
D'ailleurs, en écrivant ce chapitre, j'avais regardé de nombreuses vidéos de danse rock'n'roll pour me mettre dans l'ambiance dont Elvis Presley "Hound Dog" (October 28, 1956) on The Ed Sullivan Show sur Youtube et je m'étais faite la réflexion que Sirius Black pourrait très bien faire hurler les filles à chacun de ses rictus comme le faisait Presley en 1956, haha. Je trouve ça hilarant ces cris hystériques ! En passant, ici, nous sommes le 31 octobre 1976. Elvis Presley mourra donc d'ici quelques mois, en août 1977.
Prochain chapitre dimanche prochain si on atteint les 3 reviews ? Sinon, on a qu'à se dire à dans deux semaines :p
