Les ténèbres et la pétrification volèrent en éclat. Tout le monde était penché sur lui. Compressant son cœur sous leur main. Sa sœur au plus près de lui, les yeux inondés de chaudes larmes.

Elle avait bien grandit, il le remarqua au premier coup d'œil. Il lui avait tenu compagnie pendant toute sa maladie dans le monde d'avant. Sa convalescence, le fait qu'elle ne puisse pas manger, tout ça avait énormément impacté sa croissance. Elle n'avait presque pas changé durabt ses 6 années d'hôpital.

Mais là, dans cette âge de pierre, elle avait eu la santé, des activités, elle s'était épanouie en taille et respirait la vie. Ses grands yeux encadrés de sa belle chevelure blonde.

Il y avait la jeune femme comabattante... Kohaku, qui se tenait près d'elle, ainsi que Gen et même Taiju. Ils avaient tous l'air en forme, les yeux pétillants en le regardant.

Et il y avait Senku.

C'est avec surprise que Tsukasa découvrit un encore très jeune. Comme c'était partit, il s'attendait à ce qu'il revienne à la vie longtemps après avoir été mit dans son cercueil réfrigéré et le retrouver à un âge mûre. Il avait eu une confiance absolue dans le jeune hom… non, dans l'homme le plus intelligent de la terre. Il savait qu'il allait revenir des limbes, mais était impressionné de la rapidité avec laquelle Senku avait réalisé un tel miracle.

Tsukasa ne prit pas le temps de procéder totalement à son réveil, de combien de temps ? Un ? Deux ? Trois ans ? De sommeil, qu'il demanda.

– Alors ? Que fait-on ?

– On va envahir la lune !

La nouvelle mit un temps infini avant de percuter. Le flegme de Tsukasa éclata manquant de le faire s'étouffer avec sa propre salive.

Mais il avait une confiance absolue dans les plans de Senku.

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Le scientifique venait de mettre les artisans au travail pour monter une maquette du plan de route de la fusée.

Tsukasa, appuyé contre un arbre à l'orée de la forêt qui bordait le port le regarda sortir de leur établit le pas sensiblement guilleret. Le départ était pour très bientôt donc l'excitation du voyage se faisait sentir.

Il le rejoigna alors qu'il se rendait à son laboratoire.

– Senku, il faut qu'on parle.

– Pas maintenant, j'ai encore un milliard de choses à préparer et je ne peux pas laisser à Ryusui la charge de checker tous les équipements du Persée

Sans violence, le lycéen le plus fort du Japon s'interposa entre l'entrée du laboratoire et son scientifique.

– Je t'attendrais, mais ne traîne pas, on a une discussion sur Mario à finir.

– Oui, je sais je sais ! Répondit Senku, l'oriculaire dans l'oreille. Ne t'inquiète pas, je suis quelqu'un qui se souvient des choses importantes.

Tsukasa s'écarta du passage pour rejoindre un groupe réunit autour de ce qui semblait être la cuisine de François.

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La nuit était bien avancée, le feu du camp brûlait plus que de petites flammes, tout le monde avait bien mangé, discuté, ri. La mission d'exploration animait les esprits, resserant encore plus les liens entre chacuns. C'est pleins de belles pensées pour l'avenir qu'ils s'en était allé se coucher.

Seul Tsukasa était resté, regardant le flambloiement dansé paisiblement. Quand il entendit quelqu'un arrivé derrière lui, il savait que c'était Senku. C'était un homme de parole.

– Tu as mangé? François m'a donné une assiette pour toi. Il a l'air de savoir les besoins de tout le monde à l'avance.

– C'est vrai, il en a la capacité.

Senku s'assit sur le banc en face de Tsukasa, à coté de l'assiette faite pour lui. Elle était protégée par une natte nouée. Il y trouva un salade joliement garnie, un bout de pain et une fourchette roulée dans une serviette. François avait deviné qu'il travaillerait jusque tard et avait préparé un plat léger et frais.

Il la mangea en silence et Tsukasa respecta celui-ci. Le feu craquait doucement et les bruits de la nuit était parfois entrecoupé par ceux étouffés de Yuzuriya et Kaseki qui donnaient tout ce qu'iels avaient dans leur atelier. Des insectes bourdennaient, quelques grenouilles coassaient et des chauves souris faisaient entendre leurs cris écholocalisations pour la chasse. C'était une nuit tranquille.

Tsukasa fixait Senku, depuis son réveil ils ne s'étaient que peu vu en réalité. Il en profita pour mieux le redécouvrir.

Il observa que les traits de son visages s'étaient raffermit. Sa mâchoire était devenue plus saillante et ses yeux... plus vifs et brillants d'intelligence que jamais. Avait-il commencé à se raser ? Ses cheveux étaient toujours dressé dans une coiffure improbable. C'était à se demander si il ne tenait pas un peu du poireau.

Bien que toujours plus petit que lui, Senku avait encore un peu grandit. Son corps était toujours fin, mais il avait visiblement prit en muscles.

Les années déjà passées dans ce mode de pierre l'avait aiguisé.

Repu, le scientifique reposa son assiette.

– As-tu fini ton inspection? Lui lança-t-il.

– … Combien d'années?

– Un peu plus d'un an et demi.

– Je pensais te retrouver vieux.

– Nous le sommes déjà, 3700 ans.

Ils lâchèrent un rire de bon coeur.

– Senku, embrasse-moi.

– Du Tsukasa tout craché, tu fonces directement à l'essentiel.

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– Et Mario, tu te rends compte? Il mange des champignons et hallucine qu'il est plus fort! Avait dit Senku la voix légèrement tremblante.

– Em… brasse-m...

Senku s'était penché sur lui. Il sentait parmi le froid qui se dégageait le reste de souffle de Tsukasa sur ses lèvres qui s'estompait. Ce n'était pas les sentiments qui le guidaient, non, c'était de la pure logique.

Il voulait accomplir le dernier souhait d'un ami, lui donner la force de rester en vie jusqu'à son retour. Juste de la logique.

Les yeux bruns souligné de profondes cernes s'étaient clos. Le bout de ses longs cils commençaient à se recouvrir de givre.

Rien que de la logique.

Ses mèches étaient tombées sur le visage enfin paisible du plus puissant guerrier de ce monde. Senku se redressa en soupirant, se passant une main dans les cheveux, les sourcils froncés. Il fallait mieux ne pas le faire. Donner envie à Tsukasa de se battre pour rester envie et obtenir ce qu'il désirait.

Oui, c'était ce qu'il y avait de plus logique à faire.

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Il ne restait plus que des braises dans le feu. Senku s'était rapproché de Tsukasa, debout au-dessus de lui. Il s'était penché et ses mèches avait dégringolées, carressant la joue de l'homme le plus fort du Japon.

– Il me faut sauver tout le monde avant…

– Tu m'as sauvé, moi.

Seul Kohaku aurait pu avoir la vue assez perçante pour discerner que la silhouette réunissait Tsukasa et Senku.