Bonjour à tous, l'histoire d'Harry Potter ne m'appartient pas, créer par JK Rowling, plusieurs personnages viennent de mon imagination. Je suis désolée pour les fautes d'orthographes.

Chapitre 67 : Le dernier combat

Les arbres autour d'elle ont repris leur couleur verte et les feuilles se balancent au rythme de la douce brise. Le Lac noir est calme, provoquant une vue magnifique sur les montagnes d'Écosse qui se trouve derrière elle. Pour Ténébris, ce paysage est le plus beau au monde. Chaque saison, elle redécouvre une nouvelle facette de ce lieu magique, mais elle doit reconnaître que l'été est sa saison préférée pour admirer ce site hors du temps. Elle aurait vraiment pu prendre beaucoup plus de plaisir à regarder la vue en sachant que dans quelques jours, l'été pointerait le bout de son nez, mais elle est beaucoup trop inquiète.

Car avant que le premier jour de l'été soit annoncé, la grande bataille sera déjà arrivée. Ténébris ignore qui sera encore là, si Poudlard sera toujours debout ou bien comme à son époque, il ne restera que des ruines. Elle avait vraiment cru que voir ce paysage la rassurerait et atténuerait ses craintes, mais ce n'est pas le cas. L'épée de Gryffondor n'est toujours pas sortie du Choixpeau ! Malgré tous les efforts des Rouges et Ors, l'épée n'est toujours pas dans la main d'un d'entre eux. Ténébris sait que Sirius est allé se confronter contre le Saule Cogneur pour que James vienne le sauver, le Choixpeau dans la main pour essayer de récupérer l'épée, mais rien.

Harry les a prévenus que seul un acte de bravoure, désintéressé pour sauver ou protégé pourrait libérer l'épée, mais toute cette mise en scène n'a fait qu'envoyer Sirius à l'infirmerie pendant trois jours sans avoir récupéré l'épée. Après cela, Ténébris a entendu dire qu'ils étaient prêts à faire bien pire, elle ignore quoi et ne le saura jamais, car Lily les en a empêchés. Apparemment, la rousse était tellement en colère qu'elle a fait trembler les murs de leur salle commune et que les deux garçons ont fait profil bas. Cela l'a fait sourire de voir à quel point tout le monde s'aplatissait face à Lily Evans. Ténébris est rassuré de savoir que la Gryffondor veille à ce que les garçons ne se tuent pas dans leur mission, mais le temps continue d'avancer et ses inquiétudes grimpent en flèche.

Pas que uniquement elle d'ailleurs, Ténébris voit très bien les épaules contractées de Regulus et Severus, le regard tendu des Rouges et la mine sombre d'Harry qui s'accentue au fur et un mesure que le temps passe. Chacun patiente comme il peut en attendant le jour J. Les Gryffondors font tout pour remplir leurs missions, Severus et Regulus passent leurs journées à espionner les apprentis Mangemorts et Harry s'entraîne comme un malade dans la salle sur demande, quand cette dernière n'est pas utilisée. Ténébris avait pris «exemple» sur son fiancé, mais après avoir détruit pour la 472ème fois un mannequin, lu des dizaines de livres, avoir fait des exercices physiques et de souplesse, elle s'est rendue à l'évidence qu'elle ne savait plus quoi faire. À l'inverse d'Harry qui aurait pu passer tout son temps à en faire plus s'il n'y avait pas cours. C'est pour cela qu'elle se trouve assise au bord du lac à regarder le paysage, pensant que cela la calmerait.

Grosse erreur. En revanche, elle s'est rendu compte à quel point l'attente pouvait être pire que le combat.

Quand tu mets ta vie en jeu, tu ne sais pas ce qu'il peut arriver. Tu dois agir, souvent bien avant de prendre le temps de réfléchir. Ce qui t'empêche de penser à ce qui se passera si tu te déconcentres ou que tu loupes un sort. Mais quand tu n'as rien à faire, à par attendre la guerre, c'est là que tu rumines, réfléchis trop, imagines les pires situations possibles sans rien pouvoir faire. C'est quelque chose qu'Harry et elle ne connaissaient pas. Ils ont toujours agi ou fait quelque chose qui les empêchait d'attendre en faisant des réunions, lisant des rapports, prenant part aux combats, en chassant les Horcruxes…

Ils n'ont jamais pris de pause.

Ténébris souffle, sachant que ce n'est pas en ruminant ses souvenirs que le temps passera plus vite. Elle se lève, mais avant de partir, elle regarde encore une dernière fois ce paysage de paix, ignorant quand elle pourra l'admirer ainsi. Elle se dirige vers le château en ne se répétant qu'une seule phrase : «Tout se terminera demain».

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Quand Harry se réveille le jour de la bataille, il pourrait croire que c'est un jour banal, sans aucune importance. Pourtant, il sait que c'est faux quand il voit ses compagnons de chambre. Severus est aussi impassible que d'habitude, mais quand leurs regards se croisent, leur tension est palpable. Au contraire de Macnair et Rosier qui arborent de grands sourires et sautent presque même de joie en sortant du lit, loin des principes de Sang Purs. Quand ils descendent dans la salle commune, cette même tension est aussi palpable chez les autres étudiants. D'après ce qu'ils savent, aucun d'entre eux ne sait encore que Voldemort veut qu'ils combattent. Mais l'air est si lourd qu'inconsciemment, ils savent que quelque chose va arriver qui n'a aucun lien avec les examens.

Cette oppression est toute aussi présente dans la grande salle puisque les étudiants majeurs qui ont rallié les Maraudeurs et Lily sont parfaitement au courant de ce qui va se dérouler. Harry n'arrive pas à manger, tout comme Ténébris et ses amis, une boule remplace leur estomac les empêchant d'avaler quoi que ce soit. Malgré tout, le survivant est heureux de voir qu'ils ont tous le visage reposé, loin des cernes qu'il pensait voir.

Mais c'est sans aucun doute grâce à Severus et Ténébris, car en allant se coucher hier soir, Harry a la surprise de voir une bouteille de la potion de sommeil sans rêve sur son oreiller. Il se doute que Regulus, Remus, Lily, James, Sirius et Peter ont eu la même. Ténébris a l'habitude de ces combats et elle sait à quel point il peut être difficile de dormir avant un combat, elle a prévu le coup et a demandé l'aide de Severus pour les préparer à temps.

Harry sort de sa rêverie et sonde à nouveau la grande salle jusqu'à s'arrêter sur le Directeur qui le regarde également. Ses yeux bleus électriques rencontrent ses propres yeux modifiés par la magie et en cet instant très courts, Harry se sent mieux. Ils ont un avantage qu'ils n'avaient pas la fois dernière, ils peuvent compter sur Albus Dumbledore qui n'a aucune intention de se laisser tuer. Ce petit rappel lui permet de sourire furtivement au directeur avant de détourner la tête afin que personne ne se rende compte de cet échange.

Il glisse sa main vers la gauche et rencontre celle de sa petite amie qu'il prend. Ensemble, ils vont réussir, c'est la seule pensée qu'il garde dans sa tête, prêt à faire tout pour qu'elle se réalise.

Les cours commencent tranquillement, sans rien de notable. La grande inconnue, en dehors de l'apparition ou non de l'épée, est de connaître l'heure du début de la bataille. Malgré tous leurs efforts, Regulus et Severus n'ont pas réussi à le découvrir. Ils sont donc obligés d'assister au cours le plus naturellement possible, en attendant un signe du début de l'attaque.

Signes qu'ils ont pendant le repas du midi. Macnair et Rosier font passer un mot enchanté à tous les Serpentards, mais aussi aux rares étudiants Pro Voldemort des autres maisons avec une seule consigne.

Celle de les rejoindre aux cachots à 13 heures.

Rapidement, Ténébris ensorcelle le mot et l'envoie discrètement vers les lions. Dès qu'ils connaissent leur point de rendez-vous, elle projette son esprit vers son père pour caresser ses propres barrières d'occlumencies. Ils se sont mis d'accord sur ce signe pour le prévenir que cela va commencer. Assez rapidement, les élèves ayant reçu le mot quittent la pièce. Ténébris, Regulus, Harry et Severus sont les derniers à se lever et sans un regard en arrière, se dirigeant vers la sortie.

Mais au lieu d'aller vers les sous-sols, ils se séparent. Severus et Regulus descendent le grand escalier et se cachent dans un coin qui mène aux cachots pour attendre les Gryffondors. Ensemble et avec les autres étudiants, ils vont aller aux cachots pour assommer les Pro Voldemort. Pendant que Ténébris et Harry foncent vers le Saule Cogneur, tout en faisant apparaître leur cape et masque d'Anges du Destin, prêts à accueillir les Mangemorts. Sur le chemin, Ténébris projette sa magie et à une mauvaise surprise.

Voldemort est déjà dans l'enceinte du château et se dirige vers la chambre des Secrets. Comment a-t-il pu passer les barrières de protections, sans que personne ne le sache ? Elle n'a pas le temps de réfléchir et de se poser de question, malgré qu'elle s'accorde un petit sourire de victoire. Ténébris jubile d'avance en imaginant l'expression de Voldemort quand il va se rendre compte qu'il ne pourra pas demander de l'aide au Basilic. Elle a vraiment bien fait d'aller le voir avant et de lui interdire de sortir de la chambre. En propagent sa magie plus loin, elle sent la présence de beaucoup de Mangemorts près du Saule et perçoit même d'autres auras sombres traverser le passage secret.

Ensuite, elle sent des auras lumineuses envahirent le bureau de son père. Les aurors ont été prévenues de l'attaque imminente de Poudlard et un vrai raz de marée descend du bureau pour aller vers la cour ou les cachots. Et enfin, tous les élèves encore présents dans la grande salle viennent de la quitter pour se diriger vers la Salle sur Demande, guidés par les professeurs, sans doute mis au courant par son père de ce qui se passe.

Quand Ténébris met son masque sur le visage, un sourire se dessine en réalisant que ce qu'elle attendait est sur le point de se produire : la bataille de Poudlard commence.

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Severus sent une goutte de sueur couler le long de son dos quand il entend des pas venir de sa droite. Il regarde rapidement sur sa droite et voit les Maraudeurs, Lily, leurs amis et tous les gens qu'ils ont rassemblés descendre un à un les marches du grand escalier. Severus comprend vite que Lily et les Maraudeurs les cherchent, en les voyant jeter des coups d'œil en bas des escaliers, aux points où ils se sont arrêtés, bloquant les autres étudiants dans l'escalier.

- Regulus, il faut y aller, murmure Severus en sortant de l'alcôve.

Il s'avance sans une once de peur vers le groupe, sachant que Regulus est derrière lui. Tous les étudiants les remarquent immédiatement et la plupart lèvent leurs baguettes, prêts à utiliser la magie, mais avant de pouvoir prononcer un mot, James met son bras devant eux pour faire barrage, avant d'annoncer :

- Baissez vos baguettes.

- Mais Potter… commence un garçon de Poufsouffle.

- J'ai dit baisser, répète-t-il en s'avançant vers les deux Serpentards, sans sortir sa propre baguette.

Des murmures d'incompréhension se font entendre, mais James continue de s'avancer tranquillement. Alice tire le bras de Lily pour lui demander :

- Qu'est-ce qui se passe, Lily ? Pourquoi James n'attaque-t-il pas ?

- On n'attaque pas ses alliés Alice, réplique Lily avec un immense sourire.

- Quoi ? disent plusieurs voix autour d'elle avec surprise.

Tout le monde a pu entendre ce court échange entre les filles et personne ne comprend ce qui passe. Encore moins quand ils entendent Potter parler avec le plus jeune Black et Rogue, sans une once d'animosité.

- Vous avez une idée exacte où on doit aller dans les cachots ? demande James sans s'inquiéter de ce qui se passe derrière lui.

- Oui, ne t'en fais pas, on va vous guider, réplique Severus

Cette réponse, plus que tout le reste, pousse Marlène à s'exclamer.

- C'est une blague, par Merlin ?

- Marlène, commence Lily qui se fait couper sans vergogne par son amie.

- Comment pouvez-vous vous parler sans vous jeter un sort à la figure ? Et comment ça se fait que vous soyez là, vous deux ?

Sirius s'avance, se mettant entre leur groupe et les trois garçons dans l'espoir d'apaiser la situation.

- Mon frère et Rogue sont nos alliés, dit-il d'un ton très calme, mais avec beaucoup de provocation dans la voix.

- Comment c'est possible ? demande Mary, aussi ahurie que les autres. Vous vous haïssez !

- On s'est rendu compte que notre querelle était idiote et dépassée, annonce James en se tournant vers la foule. Mais aussi que nous avions plus de points en commun que nous le pensions.

Il jette un regard vers les deux Serpentards qui acquiescent à ses mots. Jamais il n'aurait cru un jour qu'il compterait Severus Rogue comme l'un de ses amis. Même s'il n'est pas sûr que cela soit réciproque et même si le nommé ne l'avouera jamais, James est sûr qu'il peut compter sur lui.

- Comment tu peux être sûr qu'ils ne sont pas des espions ? demande un Serdaigle dans la foule qui lance un débat sur la fiabilité de Rogue et Black

James voit les poings de son presque frère se serrer face à cette affirmation, qui est tout à fait justifié et légitime. Avant de pouvoir dire quelque chose, Remus prend la parole.

- Nous avons des raisons et des preuves qui nous assurent que Severus et Regulus sont avec nous. Et avant que vous ne disiez quelque chose, non, nous ne vous les fournirons pas, dit-il d'un ton dur.

Il se doute que de simples mots ne vont pas les apaiser, alors il poursuit sans se démonter.

- Mais je vais quand même vous dire une chose. Ce sont Severus et Regulus qui ont tout découvert du complot qui se trame en prenant le risque de s'infiltrer chez les Mangemorts.

Remus sait qu'il idéalise la réalité, mais ils n'ont pas besoin de le savoir.

- Ils ont l'appui et l'accord de notre directeur et ensemble, nous avons élaboré ce plan. Severus et Regulus devaient agir dans l'ombre pour obtenir le plus de renseignements possible pendant que nous regroupions tous les adultes prêts à se battre. Maintenant que la bataille est imminente, rester auprès des Mangemorts serait dangereux pour eux. C'est pourquoi ils vont nous accompagner et nous aider à arrêter les apprentis Mangemorts.

Cela provoque plus de brouhaha et de questionnement, mais James sait qu'ils n'ont pas plus de temps à perdre, ils en ont déjà perdu suffisamment.

- Si vous ne souhaitez pas combattre avec eux, libre à vous ! Vous pouvez attendre encore quelques instants pour vous greffer aux professeurs qui vont évacuer l'école.

- Tu ne veux pas qu'on se batte ? s'exclame une Gryffondor

- Loin de là ! Nous partons en guerre ! Chaque personne est précieuse et peut faire la différence entre la victoire et la défaite. Mais si vous ne pouvez pas leur faire confiance, cela ne sert à rien de venir.

- Mais… commence un Pousouffle, vite coupé par James

- Si vous ne pouvez pas leur faire confiance, ayez foi en nous.

James regarde rapidement chacun d'entre eux avant de reprendre.

- La confiance est importante au combat. On vous a réunis parce que vous êtes prêts à vous battre pour cette école et pour votre avenir ! C'est pour cela que je me bats, pour que notre monde soit meilleur et que nous nous acceptions tous !

James regarde de nouveau Severus et Regulus et termine, avec assurance et conviction :

- Et je suis prêt à vous confier mes arrières.

Les deux Serpentards ont des frissons comme le reste de l'assemblée, mais pour eux, ils ont eu l'impression de voir Harry. Le fils et le père se ressemblent beaucoup à cet instant précis. James s'avance, mais si Regulus le laisse passer devant lui, ce n'est pas le cas de Severus qui reste à ses côtés. Derrière eux, Regulus avance uniquement quand son frère est à côté de lui et c'est cette vision de ces quatre personnes ensemble qui pousse tout le groupe à avancer, sans plus poser de question. Si les frères, si longtemps ennemis, et les deux Némésis s'allient, quelles preuves ont-ils besoin de plus?

À partir de là, les choses sont allées assez vite. Severus les a mené vers le cachot où se sont rassemblés leurs ennemis. Ne s'attendant absolument pas à la trahison de Severus et Regulus, l'effet de surprise fut total et ils ont tous été rapidement maîtrisés. Pour Lily, ce n'est pas une grande surprise. Il y avait beaucoup plus de jeunes ne sachant pas combattre que de guerriers et même si leurs adversaires étaient coriaces, ils ne faisaient pas le poids face aux nombres. Mais surtout, malgré les regards suspicieux, Regulus et Severus ont pu se battre à leur côté, prouvant à tous dans quel camp ils se situaient. Pourtant, même maintenant, certains continuent de les regarder, attendant sans doute un pas de travers de leur part pour agir, mais cela ne semble pas les affecter, restant près de ceux qui connaissent toute la vérité.

Les aurors viennent de les rejoindre et ils commencent immédiatement à déposer sur les corps des étudiants de petit portoloin pour les faire transplanner loin de l'école. une fois que Lily est sûre que les aurors ont pris les choses en main, elle se concentre sur James, qui leur parle :

- Il est temps qu'on remonte, les aurors qui combattent dehors vont avoir besoin de nous.

Tous hochent la tête, mais ils entendent une voix derrière eux, moqueuse et railleuse :

- Ne croyez pas que parce que vous avez arrêté quelques enfants, vous êtes assez forts pour nous prêter main forte.

Cela vient d'un auror qui s'approche d'eux d'un air mauvais. Il est grand et costaud et il dégage de lui une forte arrogance.

- Monsieur, commence Lily en restant polie mais ferme, nous avons l'accord de notre directeur pour agir et sans notre aide, jamais vous n'auriez su que Poudlard était attaqué aujourd'hui. Le minimum, si ce n'est pas pour nous remercier, serait de nous laisser agir si on le souhaite.

Ces mots semblent piquer l'auror dans sa fierté qui commence à rouspéter contre Dumbledore, sa folie et les jeunes suicidaires, mais aucun membre du groupe ne s'attarde sur lui et ils remontent à la surface. Cela va assez vite et quand ils arrivent dans la cour, ils savent que la bataille a bien commencé.

L'herbe a été arrachée sur une grande partie du terrain, laissant place à des pierres et des trous monumentaux. Les arbres sont couchés et le lac noir a diminué de taille, créant de petites mares dans la cour. Un peu plus loin, une partie du Viaduc a été détruit, compliquant tout repli par les moyens terrestres. En revanche, Lily voit rapidement les créatures de la forêt et même des Gobelins se battre contre les Mangemorts qui ne s'attendaient pas à cela, vu la surprise dans leurs yeux. En voyant ces scènes, l'adrénaline monte dangereusement dans leurs veines et c'est ensemble qu'ils se lancent dans la bataille.

Le problème, c'est que les sorts lançaient dans tous les sens ne permettent pas de rester en groupe, séparant rapidement Regulus de ses camarades. Il lance plusieurs sortilèges inoffensifs, mais puissants contre les Mangemorts, réussissant même à en assommer deux ou trois. Régulus sait que cela vient de l'effet de surprise, les partisans du Lord ne s'attendant pas à ce que Regulus les attaque. Mais tout s'arrête quand il sent un sort de magie noire lui frôler l'épaule et entendre le cri d'une voix si reconnaissable.

- Traître ! Traître à ton sang !

Le dernier de la fratrie se retourne pour voir sa cousine Bellatrix Black, maintenant Lestrange, face à lui. Sa chevelure part dans tous les sens, sa tenue est déchirée à certains endroits, mais cela ne semble pas la déranger. Néanmoins, ce qui choque le plus Regulus, ce sont ses yeux. Bellatrix a toujours eu ce regard de fou, mais c'est la première fois qu'il y a de la haine quand elle le regarde.

- Comment as-tu pu, Regulus ? Comment as-tu pu trahir le maître ? Tes idéologies ? Ta famille ? Ton sang ? hurle-t-elle en lui lançant des sorts informulés.

Regulus n'a pas le temps d'esquiver et lève un bouclier pour se protéger, arrêtant les sorts de sa cousine. Regulus est heureux sur deux choses, la première est que sa cousine ne soit pas encore la grande guerrière qu'elle sera dans le futur, cela l'aide beaucoup psychologiquement. La deuxième est d'avoir accepté quelques cours de Ténébris et d'Harry en accéléré. Ce qui à l'heure actuelle est un plus.

Sa cousine continue de lancer des maléfices, énervée de voir qu'il lui résiste, et malheureusement, les protections de Regulus lâchent malgré tous ses efforts, se retrouvant projetées à 5 mètres plus loin. Le Serpentard essaie de se remettre rapidement sur pied, mais n'y arrive pas quand il sent un pied sur son ventre. Il regarde en l'air et voit Bellatrix le tenant en joue.

- Pourquoi Regulus ? Ne me dis pas que ton frère t'a empoisonné avec ses idées absurdes ?

Regulus regarde sa cousine et dit, préférant être honnête pour la première fois face à elle :

- Le Lord est complètement fou, Bella ! Il ne va pas sauver le monde magique, il va l'anéantir !

- Faux ! C'est notre sauveur, celui qu'on attendait pour qu'il ramène les Sangs Purs au sommet de leur gloire !

- J'ai toujours cru en la pureté du Sang et une part de moi continue à y croire. Mais malgré tout, en quoi les Nés Moldus seraient un frein pour nous ? Ils ont la magie, il y a bien une raison à cela !

Regulus en est convaincu depuis qu'il est au courant de l'existence des Uniques, surtout de Magie. Si elle a choisi de donner des pouvoirs à des personnes dont les parents n'en possèdent pas, il doit y avoir une raison. Regulus ignorera peut-être toujours pourquoi, mais il refuse d'aller à l'encontre de Magie ! Il ne peut pas dire tout cela à Bellatrix et il se doute que cela ne la convaincra pas, mais il avait besoin de le lui dire pour se justifier.

- Il n'y en a aucune ! hurle-t-elle encore plus fort. Ce sont des voleurs et une infection qui se propage dans notre communauté ! J'ai vraiment cru que tu redorerais le blason des Black mais c'était de l'espoir jeté au chien ! Tu es comme ton frère ! Je vais te tuer puis j'irais chercher mon idiot de cousin pour lui montrer ton cadavre et voir le désespoir remplir ses yeux.

Ses mots et son rire de psychopathe glacent son sang. Au moment où il voit une lumière de sort apparaître au bout de sa baguette, Regulus se dit que cette mort n'est pas si mauvaise en soi. Mourir pour ses convictions en connaissant toute la vérité ? Ouais, ce n'est pas si mal selon lui. Il s'apprête à fermer les yeux pour accueillir la mort quand une bourrasque de magie noire percute tous les combattants, stoppant net les combats et sa cousine.

Tous regardent l'endroit où est partie cette déflagration.

Là où se trouvent les marches du perron menant à l'intérieur de l'école, se tient le Seigneur des Ténèbres, droit et fier, mais ses yeux maléfiques n'expriment que rage, colère et fureur. Regulus est bien content de ne pas être la personne qui doit le combattre.

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Voldemort quitte la Chambre des Secrets d'un pas rapide, mais furieux, ne comprenant pas ce qui vient de se passer. Il a eu la magnifique idée de libérer le basilic de la Chambre, voulant lâcher la bête contre ses ennemis. Il se délectait déjà de la tête de Dumbledore quand il verrait tous ses étudiants, morts à ses pieds, le basilic derrière lui. C'était une image magnifique qui le mettez dans une grande joie.

Mais quand Voldemort fut devant le roi des Serpents, il eut une désagréable discussion et surprise.

Le basilic a tout simplement refusé de lui obéir, annonçant qu'un autre héritier de Serpentard lui a ordonné de ne pas quitter sa grotte. Selon la loi de Serpentard, c'est le premier qui donne ses consignes à qui le serpent doit obéir. Voldemort ne s'est jamais inquiété de cela puisqu'il pensait être le dernier descendant de Salazar Serpentard, mais il faut croire que non. Voldemort voulut savoir qui était cet "autre" héritier, mais le Basilic refusa de le lui dire, révélant qu'il n'avait pas le droit de lui donner la moindre information. Cela l'a mis dans une telle colère que plusieurs tunnels se sont écroulés, forçant le basilic à retourner dans sa grotte. Sans plus de cérémonie, Voldemort remonte à la surface, cherchant qui pourrait bien être cet autre héritier inconnu. Au-delà du fait que l'inconnu ait mis à mal un de ses plans, cela signifie qu'il a un ennemi dont il ignore le nom et le visage dans l'enceinte du château. Le Mage Noir cherche dans sa mémoire qui pourrait être cette personne quand très vite, deux noms apparaissent dans son esprit.

Coriate et Vladiar.

Mais ce serait impossible ! Certes, ils parlent Fourchelangue, mais leur arbre généalogique n'est pas relié à celui de Serpentard, il s'en est assuré. Il compte bien découvrir qui est son nouvel ennemi, mais d'abord, il doit rejoindre les combats. Sa magie se propage tout autour de lui et Voldemort trouve un peu de réconfort dans le plaisir qu'il va avoir de tuer. Sauf que quand il arrive sur le perron, surplombant les combats, une nouvelle vague de fureur se propage en lui et une vague de colère noire percute tous les combattants. Cette rage s'explique par un seul élément : il vient de constater que les créatures de la forêt ne se sont pas ralliées à lui. Pire ! Ils combattent contre ses Mangemorts, avec l'appui des Gobelins ! Il a de plus en plus de doute sur Ténébris et Harry qui lui avaient assuré leur ralliement à sa cause ! Il sonde les combattants pour les trouver et leur lancer quelques Doloris pour qu'ils crachent la vérité. Mais à la place de trouver l'un des deux Américains, il entend sur sa droite :

- Tu ne les trouveras pas ici, Tom.

Albus Dumbledore est à côté de lui, fier et droit, lui faisant même un petit sourire comme un professeur ferait à un élève qui vient de comprendre une leçon importante. À cette affirmation, une rage froide remplit ses veines confirmant ce qu'il pensait : Coriate et Vladiar sont des traîtres et c'est sans doute eux, qui ont révélé au vieillard ses plans. C'est ainsi qu'ils ont pu prévenir les aurors et rallier les créatures à Poudlard et non à lui.

- Pour l'instant, peut-être, susurre Voldemort d'un ton froid.

Il se met face à lui, ignorant les duels qui font rage en contre bas pour rétorquer avec assurance :

- Mais une fois que j'en aurais fini avec toi, vieux fou, j'aurais tout mon temps pour les trouver et les tuer.

Dumbledore sort sa baguette d'une de ses manches sans quitter des yeux son ancien étudiant, avant d'affirmer :

- Tu as une chance de gagner contre moi, je le reconnais. Mais contre eux deux ? Aucune, ils sont bien plus puissants que toi.

Le premier sort est lancé quand Voldemort entend ces mots grotesques.

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Ténébris se trouve au pied de la tour d'astronomie quand elle sent la magie de Voldemort se répandre dans toute l'école. Ses poils se dressent et elle se dépêche d'assommer les Mangemorts autour d'elle avant de chercher Harry du regard. Sous son masque, la jeune immortelle est inquiète. Voldemort sait maintenant que le Basilic ne lui obéira pas, qu'un autre héritier de Serpentard existe et que les créatures de la forêt interdite ne se sont pas alliées à lui. Logiquement, il a déjà dû faire plus ou moins des liens avec eux et il doit les rechercher.

Ignorant qui se trouve sous les masques Vert et Rouge, Voldemort risque de blesser beaucoup de monde à cause de sa colère de ne pas les trouver. Ténébris souhaite donc qu'elle et Harry aillent combattre le Lord rapidement. Malheureusement dans la bataille et le chaos, ils se sont éloignés et Ténébris n'arrive pas à le percevoir. Elle envoie son esprit ainsi que sa magie sur le terrain pour le retrouver et très vite, elle se rend compte qu'Harry se trouve tout près de la cour où a été lancée la magie noire de Voldemort.

Immédiatement, Ténébris se propulse vers l'endroit qui est devenu le centre des combats.

Elle recherche activement Harry, pensant que tous aller l'attaquait en voyant le masque Rouge, mais ce n'est pas le cas. Les combattants, Mangemorts, aurors, professeurs ou élèves sont beaucoup trop concentrés sur leurs adversaires pour faire attention à ce qui se passe autour d'eux, personne n'est encore conscient que les Anges du Destin sont entrés dans le jeu. Ce qui arrange bien Ténébris qui scrute les environs. Elle voit Harry, sous son masque, aidant Regulus à se mettre à l'abri. Elle va vers eux, se réfugiant derrière un débris de mur et demande immédiatement :

- Qu'est-ce qui se passe?

Elle se doute qu'Harry ne mettrait pas Regulus en sécurité (aussi précaire soit-elle) sans une bonne raison.

- Reg a été attaqué par Lestrange.

Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre de quel Lestrange il parle : Bellatrix. Ténébris regarde plus attentivement Regulus tremblant de tout son corps.

- Elle… Elle m'a attaqué quand elle m'a vu combattre contre les Mangemorts. J'ai… J'ai essayé de l'arrêter, mais je n'étais pas assez fort.

- C'est normal, dit Ténébris dans l'espoir de le rassurer, Bellatrix est une sorcière très puissante qui a l'habitude des combats.

- Beaucoup moins qu'à votre époque ! s'exclame Regulus, la rage dans ses yeux. Elle m'a complètement humilié. Si le Lord n'était pas intervenu, elle m'aurait tué !

Ténébris et Harry comprennent surtout que ce qui choque le plus Regulus, c'est d'avoir compris que sa cousine était prête à le tuer. Regulus n'est pas stupide, il savait très bien qu'en rejetant Voldemort, sa famille allait le renier. Le savoir est une chose, en avoir la preuve concrète en est une autre.

- Si… Si Harry ne m'avait pas aidé quand le combat a repris, marmonne Regulus.

Harry pose sa main sur son épaule pour le rassurer. Ténébris comprend ce qui a dû se passer. La bataille s'est stoppée quand ils ont tous ressenti la magie de Voldemort avant de reprendre et Harry a dû voir Regulus en mauvaise position et l'a aidé. En effet, Ténébris jette un coup d'œil derrière le mur et aperçoit Bellatrix en train de chercher quelque chose (ou plutôt quelqu'un) du regard, tout en jetant des sorts partout. À présent, Ténébris se demande où se trouve Voldemort. Elle se retourne vers Regulus et Harry pour poser la question.

- Il est en plein combat contre Dumbledore dans l'école, annonce sombrement Harry après avoir entendu la question de sa fiancée.

- Quoi ! s'exclame Ténébris.

Elle est prête à se lever et se ruer vers l'entrée quand Harry l'agrippe.

- Je sais que tu veux y aller, moi aussi, mais on n'a pas encore l'épée.

L'épée ! Elle avait complètement oublié l'arme. Les trois amis cherchent James, car c'est lui qui détient le Choixpeau. Heureusement, aucun sort n'est lancé vers eux, ne les obligeant pas à changer de cachette.

- Il est là, s'exclame Regulus qui cible un endroit près du Lac.

Mais ils se pétrifient instantanément. James est à terre, désarmé, sans le Choixpeau et saignant au niveau du front, surplombé par un Mangemort le tenant en joue. Ils blêmissent tous, sachant qu'il est en danger comme Regulus l'était un instant plus tôt. James est beaucoup trop loin pour qu'ils arrivent à temps quand un sort vert fuse de la baguette du Mangemort.

À cet instant précis, le temps est comme arrêté, seul le sort de la mort avance lentement vers le sorcier. Ténébris, Regulus et Harry sont tétanisés, la seule chose dont ils sont conscients, ce sont les hurlements de trois voix. Ils reconnaissent Lily, Sirius et Remus qui ne sont pas trop loin de leur ami, mais sont tout autant impuissants pour arrêter le sortilège. Harry sent la chaleur de son corps disparaître lentement en réalisant ce qui va se dérouler, il n'a pas su protéger Sirius, Ron, Hermione, Albus, Severus et tant d'autres. Est-ce que la mort de son propre père est la preuve qui lui fallait pour comprendre qu'il ne pourra jamais protéger personne ? Qu'il n'apporte que Mort et Désolation à ceux qui l'entourent ? Au moment où il s'apprête à invoquer Mort pour l'obliger à les aider à revenir en arrière de quelques instants, une lame apparaît entre James et le sortilège de mort pour faire barrage et envoie le sort contre un arbre. Les trois amis derrière le mur, Sirius, Lily, Remus et James lui-même, sont sidérés par ce qu'ils voient.

Peter se dresse en tremblant, dos à James, l'épée de Gryffondor à la main.

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Dire que l'animagus rat tremble est un euphémisme ! Il s'était dit que c'était le bon moment, que s'il était courageux, un vrai Gryffondor, ses amis l'accepteraient de nouveau parmi eux et il montrerait à Harry et Ténébris qu'ils ont eu raison de ne pas le tuer et de lui donner une seconde chance.

Mais il doit voir la réalité en face. Peter n'a rien à faire sur un champ de bataille !

À peine le combat a débuté que son instinct l'a poussé à se transformer en rat pour se cacher derrière un arbre. Quand le Lord s'est montré et a propulsé une vague de magie autour de lui, Peter s'est retransformé en humain, a plaqué ses mains sur sa bouche pour ne pas crier et s'est mis à pleurer. Pleurer sur le lâche qu'il est, sur le fait que Ténébris et Harry aient raison sur lui. Il ne pense qu'à lui, que ses amis ne lui pardonneront jamais et qu'il n'a plus de chance d'espérer être à leur côté. Depuis longtemps, il se pose la même question : pourquoi le Choixpeau l'a-t-il envoyé à Gryffondor ? Qu'est-ce qu'il a vu en lui pour le mettre dans la maison du courage ?

Peter est convaincu que le haut de forme s'est trompé ! Comment une relique, si vieille, a pu se tromper à ce point sur lui ? Peter s'apprête à se retransformer en rat et s'enfuir de l'école, prêt à tout abandonner. Il pense même à quitter le pays pour ne plus jamais revoir ses amis et leur dégoût de lui-même. Il ne voit pas pourquoi il devrait imposer sa présence à ceux qui l'ont aidé et protégé alors qu'il est faible. Il est prêt à vivre avec sa conscience, mais pas avec leurs jugements dans leurs yeux.

Pourtant à ce moment-là, un objet marron entre dans son champ de vision après avoir entendu un cri. Il tourne légèrement la tête et voit le Choixpeau par terre, à quelques mètres de lui. Instinctivement, il cherche James, sachant que c'est lui qui devait avoir l'objet. Il n'a pas à chercher longtemps, car à quelques mètres, il voit James au sol, perdant le combat contre un Mangemort qui se prépare à lancer son sort.

Cette image le heurte, car il se souvient d'une scène datant de sa 1ère année à Poudlard. Il avait déjà passé quelques nuits au château et avait rencontré ses trois voisins de chambrée. Il avait tellement peur devant le charisme de Sirius Black, l'intelligence visible de Remus Lupin et la nonchalance de James Potter qu'il s'est dit qu'il ne pourrait jamais espérer être leur ami. À sa grande surprise, il s'est avéré que l'avenir allait lui donner tort.

En se cherchant sa salle de cours, Peter avait été attaqué par des 6èmes années de Serpentard, car il avait eu l'audace de marcher derrière eux. Il ne connaissait pas bien le château et ne voulait pas se perdre, c'est pourquoi il avait eu l'espoir quand les suivants, il pourrait peut-être arriver en classe à l'heure. S'il avait su, il aurait préféré être perdu, car il se retrouvait désormais au sol, les Serpentards se moquant de lui, le traitant de gros et de lâche. La pire insulte pour un Lion, mais Peter était trop faible pour répliquer. Alors ce sont d'autres personnes qui l'ont fait à sa place. Sirius et James, devenus amis dans le train, arrivèrent et le protégèrent des 6ème années qui ne s'attendaient pas à voir débouler deux autres Gryffondors. Ils connaissaient déjà beaucoup de sorts malgré leurs jeunes âges et Peter se souvient de ce qu'il a ressenti à ce moment-là.

L'impression d'appartenir à un groupe.

Ce sentiment fut renforcé quand Remus arriva derrière lui pour l'aider à se lever pendant que Sirius et James faisaient fuir les Serpentard. Les Sang Purs ne voulaient surtout pas avoir de problème avec la maison des Black, Sirius en faisant encore partie à ce moment-là. Cela aurait pu se terminer ainsi, mais ce ne fut pas le cas, Sirius et James intégrèrent Peter dans leur bande, élargissant leur duo en trio, puis plus tard en groupe de quatre avec Remus. C'est ainsi que les quatre amis firent pour la première fois quelque chose ensemble, démarrant le début de leur amitié.

Alors voir James, des années plus tard, dans la même position qu'il a été, tout seul, cela provoqua un déclic en Peter. Ses amis se sont battus pour lui. Jamais plus il ne pourra se regarder dans un miroir s'il laisse son ami mourir devant lui sans rien faire. C'est à son tour de faire quelque chose. Peter se lève, mais se souvient qu'il a perdu sa baguette sur le champ de bataille, peu de temps avant de se transformer en rat. C'est là qu'il se souvient du Choixpeau à quelques pas de lui. Il tourne la tête et dans le chapeau, il voit lentement se dessiner une garde. Sans réfléchir, mû par un instinct qu'il ne se connaît pas, il se précipite vers le Choixpeau pour empoigner le pommeau. Il ne regarde pas la partie qui se cache encore dans le couvre-chef, ne réalisant pas encore ce qu'il tenait en main. À la place, il court vers James sentant un poids dans sa main droite.

À cet instant, il ne ressent plus rien, pas de peur, pas de terreur. Il ressent un immense vide, mais avec la certitude d'une chose. Ça lui va de mourir, si c'est pour ceux qu'il aime. Maintenant en face du Mangemort, devant James, il brandit l'épée dans la trajectoire du sort qui ricoche sur la lame pour l'envoyer vers l'arbre où il se trouvait, il y a quelque instant. Tout son corps tremble, ne réalisant pas ce qu'il vient de se passer quand il entend derrière lui :

- Peter ?

La voix de James est aussi surprise que lui, si ce n'est plus. Il se retourne et rencontre les yeux noisette de son ami, reflétant quelque chose qu'il n'avait jamais vu : de la fierté ... pour lui. James est fier de lui et au-delà de ses yeux, il le lui montre en lui souriant. Le sourire qu'il lui réservait avant de découvrir la vérité sur Harry et Ténébris : le sourire d'un ami.

À ce moment, Peter a compris que par son acte, il s'est fait pardonner. Il tourne la tête vers Remus et Sirius qui ne sont pas loin et voit la même fierté briller dans leurs yeux. Il est heureux, car ils sont de nouveau les Maraudeurs.

- Rhaaaaaaa, hurle le Mangemort se remettant de sa surprise.

Peter et les autres ont complètement oublié le combattant. Peter n'a pas le temps de ce décider quoi faire quand le Mangemort s'immobilise et tombe en avant, pour faire apparaitre derrière lui Severus Rogue, tenant sa baguette.

- Pas mal, Petitgrow, rétorque-t-il avec un sourire narquois.

Le même sourire qu'il lui adressait quand il l'attaquait entre les cours, mais Peter n'en prend pas ombrage, voyant dans ce sourire un pas pour devenir ami avec Rogue. Le Serpentard s'avance vers lui et ensemble, ils tendent leurs mains vers James qui les utilise volontiers pour se remettre sur ses jambes. Très vite, Lily, Remus et Sirius arrivent pour s'assurer que personne n'est blessé.

Lentement, Harry et Ténébris s'avancent également vers eux, à l'inverse de Regulus qui s'est précipitée vers leurs amis. Ils sont plus désorientés par ce qu'ils viennent de voir qu'autre chose. Peter les voit arriver et quitte ses amis pour aller à leur rencontre, toujours l'épée en main. Face à face, Peter leur tend l'arme et dit :

- À vous de jouer maintenant.

Cette phrase, dite avec assurance, pousse Harry à la récupérer et à lui sourire, sous son masque. Ils viennent d'avoir la preuve qu'ils ont eu raison de croire en lui. Ténébris trouve que c'est même poétique dans un certain sens. Peter est celui qui a trahi James et Lily dans leur temporalité. Mais pas dans celle-ci, non, ils se souviendront tous que c'est Peter qui a sauvé James. C'est un magnifique retournement de situation.

- Compte sur nous Peter, dit Harry avec malice et assurance.

Maintenant que l'épée est entre leurs mains, il est temps pour eux de vraiment commencer la bataille. Ils partent immédiatement vers l'école afin de trouver Voldemort et Albus pour terminer ce qu'ils ont commencé.

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Les gravats lui égratignent la joue au moment où Dumbledore esquive le mur prêt à s'effondrer sur lui. Il aurait préféré ne pas être dans le château, mais il a dû se résoudre à s'y engouffrer pour éviter qu'un de ses élèves soit blessé pendant l'affrontement. Ils se trouvent maintenant dans une partie abandonnée du bâtiment, assez large pour la joute. Voldemort met toute sa puissance et son savoir dans ce duel pour mettre fin à sa vie, obligeant le Directeur à user de toute sa ruse.

Un sortilège de mort frôle Albus qui termine sa course sur une tapisserie qui prend immédiatement feu. Dumbledore fait un petit geste de la main et le feu s'élève encore plus haut, provoquant un souffle qui oblige Voldemort à se protéger derrière une barrière étincelante pour ne pas être propulsé à l'autre bout de la pièce. Albus qui ne voulait pas prendre le risque que le feu s'étende dans le château, le dirige vers le Mage Noir, toujours derrière sa protection. Mais cela ne fait absolument rien, le bouclier de Voldemort est toujours intact.

- Tu ne cherches pas à me tuer, Dumbledore ? lance Voldemort, derrière son bouclier. Tu ne t'abaisses pas à de telle brutalité ?

Albus s'avance lentement vers le Mage Noir.

- Tu fais erreur, Tom. Prendre tout simplement ta vie ne me satisferait pas, je l'avoue, mais je veux te faire comprendre une leçon que tu as si longtemps négligée.

- Eh quoi donc, pauvre fou ? crache Voldemort

- Il existe bien pire que la Mort dans ce monde.

Un sifflement de colère sort des lèvres de Voldemort, mais Albus continu de s'approcher.

- Ton incapacité à comprendre qu'il existe des choses bien pires que la mort a toujours constitué ta plus grande faiblesse.

Un autre jet de lumière verte jaillit de derrière le bouclier. Albus pointe sa baguette vers le sort et un gravât le réceptionne à sa place. Mais avant que les morceaux de pierres touchent le sol, Albus brandit sa baguette comme s'il s'agissait d'un fouet. Une longue corde, recouverte d'électricité, enroule Voldemort et son bouclier, bloquant tous ses gestes. Pourtant, un simple mouvement du poignet du Lord transforme le fouet électrique en serpent sifflant de colère vers Albus. Au moment où le Serpent attaque le Directeur, Voldemort lance, à nouveau, un jet vert. Albus réagit au quart de tour, il décrit un long mouvement fluide qui fait voler le Serpent sur l'Avada. Mais au lieu que l'animal meurt, une fumée apparaît à la place du corps se propageant partout autour d'eux, amenant une atmosphère encore plus lourde et sombre qu'elle était déjà.

- À quoi joues-tu, Dumbledore ? demande Voldemort ne comprenant pas son objectif.

- Je ne joue pas, Tom, j'attends, rétorque Albus avec un sourire.

Cette réponse évasive énerve le Mage Noir, surtout qu'il ne comprend pas ce que le vieux sorcier attend. Avant qu'il ne réplique, Albus tourne la tête vers la gauche où se trouve un carrefour et ses épaules s'affaissent... comme si ce qu'il attendait arriver.

Voldemort lance un nouveau sort vers le Directeur, alors que ce dernier ne le regarde pas, préférant lever sa baguette vers le plafond. Grâce au sort, le plafond s'affaisse, provoquant un éboulement qui arrête le sortilège de Voldemort et les sépare de chaque côté de la petite montagne de pierre.

- DUMBLEDORE ! hurle Voldemort qui fait exploser sa magie autour de lui dans l'espoir de retirer les gravats.

Ne fonctionnant pas, il lance le sort de ratatinage réduisant les roches en poussière les uns après les autres. La colère de Voldemort explose en voyant que Dumbledore a disparu, ce qui aurait pu provoquer un autre éboulement. D'un pas rageur, il se lance en avant et regarde ce que le directeur regardait quelques instants auparavant au carrefour du couloir.

Ne voyant rien d'intéressant, le Seigneur des Ténèbres avance prudemment. Le couloir est sombre dû au sortilège du vieux fou, mais rien ne sort de l'ordinaire. Il n'y a aucune décoration au mur, pas de tableaux ou de tapisseries, la seule chose qu'il voit dans ce couloir obscur est une petite fenêtre. Voldemort regarde à travers pour avoir une idée d'où il se situe. Il a une vue plongeante sur les combats en cours dehors. Il ne voit pas la cour intérieure, mais peut suivre les duels qui se passent dans le parc et le constat est sans appel.

Quelqu'un l'a trahi ! Tous ces aurors, Albus n'aurait jamais eu le temps de les prévenir avant de venir le combattre s'ils n'avaient pas été mis au courant de l'attaque. Mais pas qu'eux, il y a beaucoup d'étudiants de Poudlard qui se battent contre ses Mangemorts, mais aucun ne semble mineurs. Pire, il ne voit aucun élève se battre dans son camp ! Où sont ses partisans ? Est-ce que Macnair et Rosier l'ont trahi ?

Ça m'étonnerait, ils étaient bien trop heureux d'être à son service. Les deux mêmes noms que tout à l'heure reviennent dans son esprit. Désormais, il est certain que Vladiar et Coriate sont à l'origine de cette mascarade. Le plus gros souci, c'est qu'il comprend que son armée est en train de perdre le combat, surtout que plus aucun Mangemort ne sort du Saule Cogneur comme si quelqu'un avait bouché l'entrée. Il détourne la tête de la fenêtre en quête du vieux sorcier pendant que sa magie tape contre les murs de l'école face à sa colère.

Au fond du couloir, il tombe sur un petit hall en mauvais état, mais il s'arrête immédiatement. Quelqu'un a pratiqué de la magie à cet endroit, de la très puissante magie. Les murs en sont recouverts, mais il ne voit aucun signe ou symbole pouvant provoquer cela. Ce qui l'intrigue, c'est que seul un puissant sorcier pourrait sentir cette magie. Un étudiant lambda passerait sans s'en rendre compte. Voldemort fouille dans ses souvenirs pour se rappeler de ce lieu. Quand il était lui-même étudiant, il a visité de fond en comble le château pour trouver la Chambre des Secrets et il se souvient d'être passé ici, mais il n'a ressenti aucune magie émanant de cet endroit.

Ce qui signifie que soit c'est un piège, soit qu'il n'était pas assez puissant pour s'en rendre compte à l'époque. Refusant la deuxième idée, Voldemort lance un sortilège ayant pour but de révéler tout ce qui se cacherait, persuadé qu'il s'agit d'un piège. Rien ne se passe pendant plusieurs minutes, rassurant presque le Lord quand soudain, surgit en son centre, une épée. Voldemort la reconnaît immédiatement, cette épée, cela fait des décennies qu'il la cherche.

L'épée de Godric Gryffondor !

La surprise est la première émotion ressentie avant de laisser la joie l'envahir. Enfin, il va pouvoir atteindre son objectif ! Mais très vite, la méfiance revient. Il a dû mal à croire que Gryffondor ait laissé son épée ici, sans protection et que personne ne l'ait jamais trouvé. Il doit reconnaître que Dumbledore reste un puissant sorcier et qu'il ne serait pas passé à côté de l'artefact. Ce qui lui fait encore plus penser à un piège, mais qui aurait pu savoir que cet objet, précisément, intéresserait le Lord ? Cette question est ce qui lui fait le plus peur, car cela signifie que quelqu'un est au courant pour ses Horcruxes…

Mais c'est impossible ! Il cherche dans sa mémoire des indices laissés par mégarde, mais rien ne lui vient à l'esprit. Non, personne n'aurait jamais pu découvrir le plus grand secret de Lord Voldemort.

Pour s'assurer que ce n'est pas un traquenard, il lance plusieurs sorts pour mettre en évidence tout guet-apens sauf qu'il n'y a rien, il n'y a absolument rien. Toute la magie de ce lieu émane de l'épée et il n'a rien trouvé de suspect dans cette magie. Prudemment, Voldemort avance vers le centre du hall pour mieux voir l'épée, prêt à agir au moindre signe, pourtant, rien ne se passe. Il décide alors de s'avancer encore plus jusqu'à prendre l'épée dans sa main. Plus rapide qu'un battement de cils, une sphère entoure l'artefact et sa main. Sans qu'il est le temps de faire un mouvement, le cercle grossit jusqu'à l'englober, ainsi qu'une grande partie du hall. Une décharge remonte le long de son bras, l'obligeant a lâché l'épée et il se fait propulser contre la sphère qui l'entoure désormais. Son dos touche la protection et immédiatement, il lance des sorts sur la barrière pour la détruire, mais tous s'annulent en touchant la barrière. Il voit alors des Runes entrelacées sur l'entièreté de la sphère.

Il est complètement prisonnier.

Il se reconcentre sur l'épée qui se trouve au centre de la bulle quand il voit devant lui Ténébris Coriate et Harry Vladiar, tenant l'épée.

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Ténébris a vraiment cru qu'il ne s'avancerait jamais. L'épée était l'appât qui pousserait Voldemort à baisser sa garde et à le piéger. Ils ont dû être vraiment très malins. Jamais il ne se serait fait avoir s'ils avaient juste posé l'épée en plein milieu. Il fallait un minimum de mise en scène pour que Voldemort accepte de s'approcher de l'épée sans qu'il ne soit trop suspicieux. C'est pour cela qu'Harry, son père et elle ont mis tout ce subterfuge en place. Albus devait maintenir l'attention de Voldemort pendant qu'Harry et elle avaient recours à leur magie Antique dans le hall. Les deux Serpentards ont utilisé ce que Mort leur avait appris sur les sphères de protection. Ils ont caché l'épée derrière un voile magique dans le but de lui faire croire qu'elle est là depuis longtemps. Ils ont mis sur les murs un charme pour que seuls les sorciers puissants comprennent qu'il y a quelque chose à cet endroit. Enfin, ils ont entouré l'épée d'un cercle de runes, qui, une fois activé, ferait écho à ceux du mur créant une barrière de protection, impossible à détruire pour les humains. La plus grande difficulté était surtout que Voldemort ne remarque pas tous ces enchantements, car un seul pouvait les trahir. Ainsi, tous étaient séparés les uns des autres et fonctionnaient indépendamment pour leur permettre de les masquer à l'aide de leur aura. Une fois fait, Ténébris a rejoint l'endroit du duel pour prévenir son père que tout était prêt. Albus a fait diversion en bloquant l'accès, lui permettant de fuir.

Et c'est ainsi qu'ils se trouvent tous les trois dans cette sphère, visage découvert.

- Maintenant que tu as touché l'épée, explique Ténébris d'une voix calme, personne ne pourra quitter cette prison sans la mort de l'un d'entre nous.

La haine est un mot bien trop doux pour dire ce que Voldemort ressent à cet instant. Ténébris pense même que le mot n'a pas encore été inventé. D'une voix sifflante et menaçante, Voldemort demande:

- Pourquoi m'avoir trahi ?

- On ne peut pas trahir quelqu'un si on n'a jamais été de son côté, rétorque-t-elle.

Ténébris se souvient que c'est quasiment la même chose qu'elle a dit à Bellatrix Lestrange quand elle est redevenue elle-même. Aussitôt, Voldemort lance un sort noir comme l'éden vers eux, mais elle ne les touche pas. À la place, une aura rouge et vert sortent de leur corps et les entourent, stoppant le sort. Voldemort ne lance aucun autre sortilège, stupéfié par ce qu'il vient de comprendre. Il ne connaît que deux personnes qui pratiquent la magie de l'aura et ont ces mêmes couleurs.

- Les Anges du Destin, murmure-t-il, mais c'est comme s'il l'avait crié tellement il n'y a pas de bruit. C'était donc vous deux.

Ténébris sourit, ne répondant pas à sa question bien trop logique.

- Pourquoi avez-vous rejoint mes rangs si vous me combattiez ?

Ténébris entend Harry s'esclaffer, avant de lui répondre :

- Allons, tu ne connais pas le dicton Moldu qui dit : soit proche de tes alliés et encore plus proche de tes ennemis, Tom ?

À nouveau, la surprise se lit sur le visage de Voldemort, mais ce n'est pas dû au proverbe.

- Ne m'appelle pas ainsi, rugit-il.

- Pourtant, c'est le prénom que ta mère sorcière t'a donné avant de mourir dans l'orphelinat, dit tranquillement Ténébris en sachant à quel point ces mots vont le perturber.

En effet, Voldemort est secoué. Personne, en dehors de Dumbledore, ne connaît cette partie de sa vie. Il a tué tous ceux ayant un lien avec lui plus jeune, alors savoir que ces deux gamins ont découvert cela l'enrage. Mais il se demande ce qu'ils savent d'autre, car cela pourrait être très dangereux. Son regard s'attarde un peu plus longtemps sur l'épée dans la main du garçon et une peur sans nom le prend. Ce pourrait-il que….? Avant qu'il ne puisse pousser sa réflexion plus loin, Coriate reprend:

- Albus Dumbledore voulait te donner une dernière leçon si je ne me trompe pas, c'est donc à nous de te l'enseigner.

- Celle comme quoi il y a pire que la mort ? Cela se voit que vous n'êtes que des enfants pour croire les balivernes d'un vieux fou !

- Enfants qui t'ont combattu et mis à mal pas mal de tes plans, rétorque Harry.

La colère continue à grossir dans les veines du Mage Noir et il s'apprête à lancer de nouveaux sorts quand Ténébris lève la main en l'air et qu'il voit l'impensable se produire devant lui. Dans plusieurs petites sphères flottent ses Horcruxes, bien visibles.

- Impossible.

C'est le seul mot qui arrive à passer les lèvres de Voldemort, il ne pense même pas à demander comment ils ont découvert son secret, situation qu'il pensait irréalisable. Ténébris et Harry avancent lentement vers lui, suivis par les sphères.

- Tu crois que la mort est la pire chose qui existe, reprend Ténébris lentement.

- Tu te trompes tellement, reprend Harry, car pour quelqu'un qui a mutilé son âme, le repos éternel n'est pas possible.

- Tu pensais que les Horcuxes seraient ta porte de salut pour l'immortalité, mais tu as tort. Tu as négligé la chose la plus précieuse que quelqu'un peut posséder, tu as renié ton humanité pour plus de pouvoir.

- Tu as choisi d'être un monstre pour vivre éternellement.

- Tu es donc passé à côté de tout et tu ne peux même pas t'en rendre compte, termine Ténébris.

Voldemort est paralysé. Pour la première fois de sa vie, il ne sait pas quoi faire, il n'a pas le réflexe d'agir, il ne peut qu'écouter les mots des Anges du Destin comme s'ils savaient déjà tout. Harry et Ténébris sont vraiment très proches de Voldemort à présent. Ils pourraient lui dire plus, tellement plus, mais ils ne veulent pas. Ce serait lui donner de l'importance et ils veulent que cette confrontation se termine comme elle a commencé à cette époque.

Dans l'ignorance.

Ils veulent que jusqu'à la fin, Voldemort ignore à quel point ils sont tous les trois liés... sauf pour deux choses. La première, c'est qui, ils sont vraiment et ça, ils vont prendre un malin plaisir à lui montrer. Harry et Ténébris parlent chacun leur tour pendant qu'ils lèvent le sort pour reprendre leur véritable apparence.

- Je m'appelle Harry James Potter, annonce le garçon en ne quittant pas son regard de celui de Voldemort.

Immédiatement suivi par la fille qui prononce des mots qui se gravent dans l'esprit du Mage Noir.

- Je m'appelle Ténébris Arianna Morgana Dumbledore.

Voldemort ne comprend pas cette signification. En revanche, il sait, en croisant les yeux rouge sang et les yeux verts Avada Kedavra, que ce sera la dernière chose qu'il verra de sa vie. Et c'est cela, la deuxième chose qu'Harry et Ténébris veulent qu'il sache : que Voldemort soit conscient qu'il a perdu.

Devant lui, sans un mot, leur aura se lance vers les Horcruxes et les détruisent tous les six en une fraction de seconde. Quand ils faisaient la chasse aux Horcruxes, ils se doutaient que la Magie Antique pouvait détruire les reliques, mais ne sachant pas la maîtriser à ce moment-là, ils ne pouvaient pas compter sur elle. Ce n'est plus le cas maintenant. Voldemort hurle de douleur face à la destruction de ses Biens. Il sent son âme devenir encore plus instable qu'elle n'était avant.

Harry et Ténébris connaissent sa douleur, l'ayant ressenti à leur époque. La grosse différence est qu'il n'avait pas encore créé sept Horcruxes, son âme est donc plus complète qu'à leur époque et c'est maintenant que tout se joue. Les deux Anges du Destin se prennent la main et ferment les yeux, prêts à faire ce qui doit être réalisé.

Ils appellent les trois Uniques avec leur magie Antique.

Devant les yeux de Voldemort se tiennent, derrière les deux Voyageurs, les trois Entités. Il ignore qui elles sont, mais au plus profond de lui, il sait qu'il n'est rien face à elles et c'est ce constat qui l'achève. Même au bord de la mort, il existe des Êtres plus puissants que lui. Sans savoir ce qui se passe, Voldemort est le témoin de la transformation d'un Immortel en Unique.

Ténébris et Harry se sentent connecter l'un à l'autre, plus qu'ils ne l'ont jamais été. D'instinct, ils savent qu'ils sont devenus l'Unique de l'équilibre, ils ne forment qu'un dans deux corps distincts, battant au même rythme. Ils ouvrent en même temps les yeux et face à leur nouvelle forme et à leur magie, aucun humain ne peut survivre. C'est ainsi que meurt Voldemort, balayé par un pouvoir plus puissant qu'il n'a jamais pu toucher du doigt.