Chapitre 8: Départ précipité
Le mois de mai venait à peine de commencer. Un matin, alors que la lumière grise du petit appartement de Camille peinait à percer les rideaux épais, elle ouvrit une nouvelle enveloppe cachetée. Cette seconde lettre du Ministère de la Magie britannique était bien plus pressante que la première, et son message vibrait d'une urgence palpable. La lettre, signée « Henry Wilcox », détaillait brièvement la situation critique qui exigeait son départ immédiat pour Londres. Les mots, pourtant succincts, portaient en eux une touche d'excuse sincère :
« Mademoiselle Dufresne,
Je suis désolé de devoir vous imposer une telle précipitation, mais les circonstances actuelles nous obligent à avancer votre affectation. Je vous garantis qu'à votre arrivée à Londres, je prendrai le temps de vous expliquer en détail l'ensemble des enjeux. Pour l'instant, nous avons réservé pour vous un logement au Chaudron Baveur afin de faciliter votre installation et votre employeur au département de la recherche du MACUSA a également été averti que vous êtes attendue à Londres plus tôt que prévu.
Cordialement,
Henry Wilcox »
Ces lignes, mêlant excuse et promesse d'explications futures, résonnèrent en Camille comme une convocation à un destin inévitable. Elle comprit aussitôt que l'urgence n'était pas le fruit d'une décision arbitraire, mais d'une situation grave qui nécessitait toute son expertise – et elle devait se préparer, sans délai, à quitter le confort relatif de New York pour plonger dans un nouvel univers.
Assise à son bureau, la lettre encore entre les doigts, Camille sentit un frisson lui parcourir l'échine. Que pouvait-il bien se passer pour qu'on la réclame aussi vite ?
Elle n'eut pas le loisir de trop s'interroger. Il lui fallait réagir rapidement. Camille sortit de son immeuble, transplana puis se dirigea d'un pas décidé vers le bureau de son supérieur au MACUSA. Dès qu'elle frappa à la porte, celle-ci s'ouvrit et elle pénétra dans la pièce où l'attendait Avery. Son regard, habituellement mesuré et concentré, trahissait une légère tension. Avery avait, en effet, déjà été averti par des instances supérieures qu'il devait faciliter la coopération internationale en laissant Camille partir plus tôt que prévu.
Sans perdre de temps, Camille sortit la lettre pressante du Ministère de la Magie britannique et la présenta à Avery.
« Monsieur Hawthorne, » déclara-t-elle d'une voix posée mais ferme, « voici la lettre que j'ai reçue ce matin. Le Ministère a décidé d'avancer mon départ pour Londres. Ils exigent que je sois présente dès que possible, en vous informant directement que mon expertise est requise de toute urgence. »
Avery prit la lettre et, après un court moment de lecture silencieuse, releva les yeux vers elle. Son expression se radoucit légèrement, tandis qu'il expliquait :
« J'ai déjà été informé par mes supérieurs de cette décision. Ils m'ont clairement ordonné de faciliter votre transfert pour cette mission. La situation est jugée critique et, d'après ce courrier, le Ministère a besoin de vos compétences plus tôt que prévu. »
Il marqua une pause, balayant du regard les documents sur le bureau, puis reprit :
« Les informations supplémentaires que contient cette lettre indiquent que des développements récents dans l'enquête rendent votre présence indispensable dès maintenant. Je comprends que cela bouleverse vos plans, mais nous n'avons pas d'autre choix. »
Avery fit un léger hochement de tête, comme pour sceller l'accord. Son ton, bien que mesuré, laissait transparaître une acceptation forcée de la situation. Camille, malgré la précipitation, sentit une pointe de soulagement : au moins, son supérieur était en accord avec la décision prise en haut lieu.
« Très bien, » déclara-t-elle simplement, « je m'organise alors pour partir dans les plus brefs délais. »
Avery, se redressant, ajouta avec une note d'excuse dans la voix :
« Je regrette que cela ne vous laisse pas plus de temps pour vous préparer, mais sachez que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour faciliter votre transfert. »
La conversation se termina rapidement, et Camille, après l'avoir salué et remercié, quitta le bureau, la lettre bien serrée dans sa main. Elle savait que désormais, son départ vers Londres s'inscrivait dans un ordre supérieur, et qu'elle devait s'adapter à cette nouvelle donne sans délai.
Camille referma la porte du bureau d'Avery derrière elle, son esprit encore embrumé par leur échange. L'entretien s'était déroulé de façon plus fluide qu'elle ne l'avait redouté, mais elle sentait encore une pointe de culpabilité en songeant à la manière dont elle quittait son poste. Son supérieur avait bien tenté de masquer son agacement sous un masque de professionnalisme, mais elle l'avait perçu dans ses silences, dans ses sourcils froncés quand il parcourait la lettre de Wilcox. Pourtant, il n'avait pas cherché à la retenir. Il savait que l'ordre venait d'au-dessus de lui, et il n'était pas homme à contrarier les décisions du Congrès Magique.
Elle s'installa à son bureau, saisit une plume, de l'encre et un parchemin et rédigea une lettre expliquant à Henry Wilcox qu'elle organisait son départ le plus rapidement possible et partirait le lendemain après-midi pour l'Angleterre.
Sur le chemin pour choisir une chouette à qui confier sa lettre, perdue dans ses pensées, elle faillit ne pas remarquer les deux silhouettes qui l'attendaient un peu plus loin dans le couloir. En voyant Sam et Lola, elle sentit immédiatement son estomac se nouer. Elle n'avait aucune envie de cette discussion.
— C'est vrai, alors ? lâcha Sam d'un ton tendu en croisant les bras sur sa poitrine. Tu pars en Angleterre ?
Camille s'arrêta net et les fixa en silence. Lola, elle, semblait plus peinée qu'en colère. Elle triturait le bord de sa manche avec nervosité, cherchant ses mots.
— Je l'ai su en consultant la liste des départs et arrivées en Portoloins réservée au Bureau des Aurors, ajouta Sam.
Un soupir exaspéré échappa à Camille. Bien sûr. Elle aurait dû se douter que son départ précipité ne passerait pas inaperçu.
— Et alors ? répliqua-t-elle avec froideur.
— Pourquoi tu ne nous as rien dit ? Que vas-tu donc faire là-bas? s'indigna Lola.
Camille la fixa, indéchiffrable.
— Cela ne vous regarde pas, répondit-elle d'un ton tranchant.
Lola eut un sursaut, blessée par sa brutalité. Sam, lui, ne se démonta pas.
— On veut juste comprendre, Camille. Depuis ce qui s'est passé… Tu nous rejettes complètement.
Elle haussa un sourcil.
— Vous vous attendiez à quoi ? Que je fasse comme si de rien n'était ?
— Non, bien sûr que non, s'emporta Lola, la voix tremblante. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas… essayer d'en parler, de s'expliquer?
— Il n'y a rien à dire, trancha Camille.
Elle allait les contourner, mais Sam posa une main sur son bras pour l'arrêter.
— Tu pars pour combien de temps ?
— Aucune idée. J'ai passé un entretien là-bas qui a eu des résultats positifs, je déménage.
— Tu vas vraiment couper les ponts comme ça ?
Elle se dégagea brusquement.
— Je l'ai déjà fait, non ?
Lola baissa la tête, les lèvres tremblantes. Sam, lui, laissa retomber sa main, un air déçu dans le regard.
— Très bien. Fais comme tu veux.
Camille ne répondit pas et tourna les talons. Elle entendit Lola renifler derrière elle, perçut l'agacement de Sam, mais elle ne se retourna pas. Leur avis ne l'intéressait pas. Plus maintenant.
Camille quitta le hall du MACUSA d'un pas rapide, les mâchoires serrées, encore agitée par son échange avec Sam et Lola. Elle s'efforçait de ne pas penser à leur déception, focalisant son esprit sur sa prochaine destination : le Département des Transports Magiques. Son départ étant avancé, il lui fallait ajuster les modalités de son Portoloin.
Elle arriva devant un guichet de marbre où une sorcière âgée, les cheveux gris relevés en un chignon strict, lui jeta un regard perçant par-dessus ses lunettes.
— Nom et destination ? demanda-t-elle d'une voix monocorde.
— Camille Dufresne. Mon Portoloin était initialement prévu pour début juin, mais il doit être avancé. Destination : Londres.
La sorcière tapota sur un registre ensorcelé avec sa baguette magique et plissa les yeux.
— Je vois. Vous aviez une réservation pour le six juin. Vous voulez partir quand, exactement ?
— Demain après-midi.
La femme haussa un sourcil avant de griffonner quelques annotations sur un parchemin.
— Ce sera fait. Vous pourrez prendre votre Portoloin demain après-midi ici-même.
Camille acquiesça sans un mot et s'éloigna du guichet, l'esprit occupé. Ce départ précipité lui donnait la sensation d'une rupture brutale avec tout ce qu'elle avait connu. Elle n'éprouvait aucun regret pour le MACUSA, et encore moins pour certaines relations dégradées, mais elle savait qu'il y avait une personne qu'elle ne pouvait pas quitter sans un mot : son mentor.
L'instant d'après, elle disparaissait dans un claquement sonore, transplanant vers l'Académie de Salem.
L'air frais des montagnes du Massachusetts lui fouetta le visage lorsqu'elle apparut à quelques mètres du portail en fer forgé de l'école. L'endroit, caché aux yeux des Non-Mages, avait toujours dégagé une aura particulière, entre austérité et mystère. Camille inspira profondément avant de franchir l'enceinte, les souvenirs de ses années d'apprentissage revenant en rafale.
Elle savait exactement où trouver son mentor. Sans hésiter, elle se dirigea vers l'aile Est du château, empruntant les couloirs familiers jusqu'à un bureau dont la porte portait une plaque en cuivre patinée par le temps. Elle frappa doucement.
— Entrez.
La voix chaude et posée la fit sourire malgré l'émotion qui lui serrait la gorge. Elle poussa la porte et trouva son ancienne professeure de potions, Amara Sinclair, assise derrière un bureau couvert de livres et de fioles diverses. Lorsqu'elle leva les yeux et aperçut Camille, une lueur de surprise et de tendresse traversa son regard.
— Camille ? Que fais-tu ici à cette heure ?
La jeune femme esquissa un sourire, puis referma la porte derrière elle.
— Je pars.
Amara fronça légèrement les sourcils, posant sa plume avec précaution.
— Tu pars ?
— Pour l'Angleterre. Demain.
Il y eut un silence, où seule la crépitation d'une bougie se fit entendre. Puis la vielle femme se leva lentement, contournant son bureau pour venir se planter devant Camille.
— Viens t'asseoir, murmura-t-elle en désignant un fauteuil.
Camille s'y installa, croisant les mains sur ses genoux pour contenir un soupçon de nervosité.
— On m'a demandé de venir plus tôt que prévu. C'est… important.
— Le Ministère britannique a donc réclamé ton expertise.
Camille hocha la tête. Le professeur Sinclair l'observait, les bras croisés, son expression empreinte d'une certaine gravité.
— Et comment te sens-tu face à tout ça ?
La question la prit de court. Elle ouvrit la bouche, hésita, puis soupira.
— Honnêtement ? Je ne sais pas. C'est une opportunité énorme, mais je n'ai pas l'impression d'avoir le temps de m'y préparer. Tout va trop vite.
Son ancienne professeure de potions la détailla un instant, puis son visage s'adoucit.
— Tu as toujours su t'adapter, Camille. Même lorsque tu as découvert qui tu étais, tu as relevé la tête et avancé sans te laisser abattre. Je sais que ce départ est précipité, mais tu es prête, bien plus que tu ne le crois.
Camille sentit sa gorge se nouer légèrement.
— J'avais besoin de vous voir avant de partir.
Son mentor posa une main réconfortante sur la sienne.
— Et je suis heureuse que tu sois venue.
Le silence qui suivit fut lourd d'émotions contenues. Puis, lentement, Amara l'attira contre elle dans une étreinte sincère. Camille sentit les bras de la femme se refermer autour d'elle avec cette chaleur rassurante qu'elle n'avait jamais osé réclamer, mais dont elle avait toujours eu besoin.
— Je suis fière de toi, Camille, souffla-t-elle contre ses cheveux.
La jeune femme serra les paupières, ravalant une boule douloureuse dans sa gorge.
— Je ne sais pas quand je reviendrai…
— Tu reviendras. Et je serai là, comme toujours.
Camille laissa échapper un rire tremblant avant de s'écarter légèrement, clignant des yeux pour chasser l'humidité qui menaçait d'y perler.
— Promets-moi de ne pas faire trop de dégâts là-bas, ajouta son mentor avec un sourire taquin.
— Je ferai de mon mieux, mais je ne promets rien, répliqua Camille en tentant de plaisanter.
Elles échangèrent un dernier regard, empli de tout ce qu'elles ne pouvaient pas exprimer à voix haute. Puis Camille se leva, reculant légèrement vers la porte.
— À bientôt, murmura-t-elle.
La vieille femme inclina la tête, un sourire tendre aux lèvres.
— Bonne chance, Camille.
D'un dernier regard, la jeune femme se détourna et quitta la pièce, son cœur plus lourd qu'elle ne l'aurait cru.
La silhouette familière des bâtiments de l'Académie de Salem s'effaça progressivement alors que Camille transplanait vers New York. L'effervescence de la ville la cueillit dès son arrivée, contrastant avec le calme solennel qu'elle venait de quitter. Elle inspira profondément, tentant de calmer le trouble qui persistait après ses adieux à Amara Sinclair. Il lui restait encore tant à faire avant son départ précipité pour l'Angleterre.
Elle avançait dans les rues de son quartier, ses pensées oscillant entre la conversation avec son mentor et l'organisation de son déménagement. Pourtant, une sensation étrange vint troubler sa concentration. Un frisson remonta le long de sa nuque. Elle ralentit imperceptiblement, l'intuition sourde qu'on l'observait s'insinuant en elle.
D'un regard furtif, elle balaya les alentours. Rien d'anormal. Juste l'agitation coutumière de New York, les passants pressés, les véhicules non-mages qui klaxonnaient en fond sonore. Et pourtant…
Là, à quelques mètres d'elle, un homme. Grand, élancé, vêtu d'un manteau sombre. Il marchait dans la même direction qu'elle, son allure tranquille et maîtrisée. Rien de suspect à première vue. Pourtant, un détail la dérangeait sans qu'elle parvienne à mettre le doigt dessus. Son regard, qu'il ne posait jamais directement sur elle mais qui semblait suivre ses moindres mouvements. Il marchait à son rythme, trop précisément pour que ce soit une coïncidence.
Camille accéléra légèrement le pas, guettant une réaction et mettant la main dans sa poche, au contact de sa baguette magique. L'homme ne broncha pas, poursuivant son chemin d'un air détaché. Peut-être se faisait-elle des idées. Après tout, New York regorgeait de personnes aux comportements étranges. Ce n'était pas la première fois qu'elle croisait un inconnu au comportement un peu trop singulier.
Elle franchit finalement le seuil de son immeuble et referma la porte derrière elle avec un soupir discret. Elle n'avait pas envie de céder à la paranoïa. Pour l'instant, il lui fallait se concentrer sur l'essentiel.
En gravissant les marches menant à son appartement, elle aperçut la porte voisine légèrement entrouverte. Une voix fluette et éraillée s'éleva :
— Mademoiselle Dufresne ?
Camille s'arrêta et pivota vers la vieille dame qui occupait l'appartement en face du sien. Mme Holloway, sa propriétaire, la scrutait avec des yeux perçants, sa silhouette frêle drapée dans un châle tricoté par un sort.
— Bonsoir, Mme Holloway, salua Camille en s'efforçant d'afficher un sourire.
— J'ai entendu du bruit ces derniers jours. Vous partez en voyage ?
Camille hésita une seconde avant d'acquiescer.
— Un peu plus tôt que prévu, en réalité. J'ai été rappelée en urgence en Angleterre, et je vais devoir libérer l'appartement demain.
Le visage ridé de la vieille femme se plissa davantage.
— Demain ? répéta-t-elle d'un ton étonné. Eh bien, ça, c'est précipité.
— Je suis désolée pour ce contretemps, mais c'est important. Je paierai bien sûr ce qu'il faut pour compenser ce départ anticipé.
Mme Holloway agita la main, comme pour balayer cette formalité d'un geste.
— Oh, je ne m'inquiète pas pour ça, ma chère. C'est juste que je vais regretter votre présence ici. Les jeunes comme vous, on n'en voit pas tous les jours dans ce quartier. Toujours polie et discrète… pas comme certains de mes locataires.
Un sourire sincère s'étira sur les lèvres de Camille.
— Merci, Mme Holloway. Ça me touche beaucoup.
— Vous aurez besoin d'aide pour faire vos bagages ?
— Non, ne vous en faites pas. Je vais m'occuper de tout ce soir et demain matin.
— Très bien. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.
Camille la remercia encore avant de refermer la porte de son appartement derrière elle. Un long soupir lui échappa. Sa journée avait été éprouvante, et pourtant, il lui restait encore tant à faire.
Sans plus tarder, elle se dirigea vers son sac et commença à trier les affaires qu'elle allait devoir ranger. Mais, alors qu'elle lançait un dernier regard vers la fenêtre donnant sur la rue, une ombre lui fit froncer les sourcils.
L'homme au manteau sombre était toujours là.
Et cette fois, il regardait directement vers son immeuble.
Ses affaires furent emballées en un clin d'œil grâce à quelques sorts bien placés. Elle ensorcela son sac pour le rendre sans fond et y fit disparaître ses livres, ses carnets et ses effets personnels. Elle fit de même avec sa valise. Une dernière vérification, et elle quitta son appartement avec ses effets personnels, le lendemain, en début d'après-midi.
Après qu'elle eut transplané et soit entrée avec ses affaires au MACUSA, elle se dirigea au Département des Transports Magiques. Après s'être présentée, l'employé qui y travaillait ce jour-là lui indiqua que son portoloin était prêt. Il s'agissait d'un ancien carnet en cuir, posé sur un socle en pierre dans une pièce isolée du MACUSA.
S'accrochant bien à ses bagages, elle posa sa main dessus, sentit l'aspiration soudaine…
Et le monde bascula.
Le voyage en Portoloin ne ressemblait jamais à une simple transition. Un tourbillon de sensations, une force invisible qui l'aspirait, la tordait, la précipitait vers une destination inconnue…
Puis, l'atterrissage brutal.
Camille heurta violemment le sol et roula sur le côté en jurant. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, ce ne fut pas le la salle des portoloins britannique qu'elle découvrit… mais un bureau. Un bureau aux murs de pierre, encombré de cartes, de dossiers, et d'armes magiques où un brouhaha se fit entendre. D'une alarme magique émanait un bruit strident accompagné de cris de surprise qui se mêlaient les uns aux autres.
Elle releva la tête et tomba nez à nez avec plusieurs Aurors, leurs baguettes toutes pointées vers elle.
