Bonjour !

Alors, ce chapitre... bah vous avez failli pas l'avoir. Fausse manip et j'ai perdu plus d'une vingtaine de chapitres de cette fiction ! Donc, tout à refaire ! Ca prendra du temps, mais ça me donne une occasion de revoir quelques points, pour le coup. Bien heureusement, c'est une histoire en duo avec Sam, donc, je conserve ses écrits comme ligne directive pour ma version, mais vous pouvez comprendre que ça agaçe un poil.

Donc, on verra comment ça avance.

Sur ce, bises !

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Dire qu'ils auraient pu être déjà sur la Grand Line, mais bon, Ace n'allait pas rallait, c'était important pour ses amis de parler en face à face de cette nouveauté dans leur vie et de leur avenir à deux avec ce bébé. Ce qui l'inquiétait c'était plutôt Rouge.

Ace connaissait sa mère. Elle détestait autant qu'elle craignait la Marine et elle avait fait de Carmen sa fille.

Savoir que lui-même avait eu une aventure avec le Marine était déjà très mal passé pour la matriarche Portgas. Si on rajoutait qu'après la fin de ladite relation, l'homme avait tourné son regard vers la Rhyddid, cela passait encore plus mal. Rajouter un bébé, et on courait au désastre. Et il sut qu'il avait raison quand il vit le petit navire à moteur que sa mère utilisait s'arrêter au port de Loguetown peu après le départ du trimaran de Carmen. Et en dépit de son sourire et de sa bonne humeur en voyant les jeunes qui la regardèrent avec des yeux ronds depuis le quais, Ace savait qu'on allait avoir un mort. Il le sentait comme on sent l'odeur de la rouille sur un champ de bataille.

Il connaissait sa mère, après tout.

- Marina, assures-toi que le voilier de ma mère soit prêt pour le départ, je vais l'empêcher de faire un meurtre, demanda Ace avec panique.

Sentant que ça allait mal finir, Marina avait perdu quelques couleurs. Quant à Kali, elle croisa les bras et eu un simple geste de la main, presque amusé en lui disant au revoir. Comme si empêchait un meurtre durant une demande en mariage et une annonce de grossesse était ce qu'Ace aimait faire de bon matin ! Surtout qu'il était pour le coup obligé de reprendre son apparence féminine, parce que non, devoir expliquer sa double identité n'était pas ce qu'il voulait faire à cet instant.

Donc, après avoir repris sa peau de femme, le journaliste fila à la poursuite de sa mère, suivant son aura de colère et son odeur dans les rues de Loguetown, remerciant Aarch qui lui pointait régulièrement la route quand il était perdu.

Mais il arrivait trop tard, parce qu'il retrouva sa mère, certes. Mais elle était derrière le banc de Smoker et Carmen qui échangeaient un instant de paix sous le regard de curieux de Hina et Tashigi.

La femme était en furie et rappelait encore une fois que si elle avait été choisi par Gol D. Roger, ce n'était pas parce qu'elle était jolie mais surtout parce qu'elle en avait dans le ventre. Et toute sa rage, toute sa peur, toute sa colère, étaient en train de ressortir. Elle avait mis sa machette contre le cou de Smoker et bloquer le logia de celui-ci en tordant la jitte de kairoseki de son autre main pour qu'elle soit en contact avec la peau du Marine.

Elle retenait tout juste sa rage, mais déjà, Carmen la sentait bien assez pour que le vent se lève. Bon point pour Smoker, en percevant la menace, il avait repousser sa copine et à présent, fiancée, pour la mettre en sécurité.

- C'est toi qui fais du charme à ma fille ? J'espère que tu as l'intention de prendre tes responsabilités et les assumer avec sérieux, coño, siffla dangereusement Rouge à l'oreille de son otage. Sinon, je peux t'assurer que ton cou sera le dernier de tes problèmes.

C'était clairement une mauvaise journée qui avait pourtant commencé si bien.

A côté, Smoker restait calme, trop calme, ce qui voulait dire qu'il réfléchissait à comment se lever de ce banc pour se défaire de la menace quand, en voyant qui en était à l'origine, la logia médecin commençait à être inquiète et exaspéré.

- Rouge… Pourriez-vous, s'il vous plait, ne pas menacer mon fiancé. Merci d'avance.

- Carmen ? Tu connais cette femme ?

Le chasseur Blanc sifflait dangereusement en regardant la machette un peu trop proche de son cou.

- Rouge, elle m'a adopté comme fille lorsque Ann nous a présenté. C'est sa mère.

Et à cet instant Ace les rattrapa, jurant mentalement de la situation. Une prise d'otage, littéralement. Sa mère aimait faire dans le dramatique. Est-ce que c'était ce que voulait dire le D dans leur nom ? D pour Dramatique ? Cela expliquerait beaucoup de choses.

- Tu me fais honte, madre, vraiment. Donne-moi ton arme, Smoker est un type bien ! réclama Ace en avançant une main pour récupérer la machette.

Il n'était pas question qu'un ami meurt de la main de sa mère. Quelqu'un de bien qui l'avait accepté pour qui il était, gardait ses secrets et offert assistance à plusieurs reprises. Smoker était un gars bien, que Rouge fasse parler sa peur ainsi était intolérable.

- Non, je m'assure que tout homme qui ose s'approcher un peu trop près de mes enfants sait à quoi il s'expose. Je ne tolèrerai pas qu'un salaud joue avec les sentiments d'une fille que j'ai fait mienne. La famille avant tout et tu le sais, Ace.

Quand on disait qu'ils étaient têtus dans la famille, c'était un euphémisme de la taille de la Red Line.

Et à côté, le vent continuer à monter, faisant voler la jupe de Rouge, les cheveux longs et les feuilles mortes.

- Tu vas finir en garde à vue pour avoir agressé un officier, c'est tout ce que tu vas gagner et compte pas sur moi pour rester mon cul planté sur une chaise à regarder les olives pousser en attendant ton retour, continua Ace en se rapprochant lentement de sa mère en priant pour qu'elle ne décide tout bonnement pas de trancher la gorge de Smoker. Alors, tu me donnes cette arme, tu t'excuses auprès de Carmen pour la scène et tu rentres à Baterilla !

Voyant qu'il avait l'attention de sa mère, il lui prit sa main et la désarma, offrant l'opportunité à Smoker de s'éloigner à son tour de la menace. Mais à présent, la colère était redirigée vers le nekomata et Ace entendait presque les accusations de traitrise ou le terme de colabo' que sa mère pensait très fort, vu la façon dont elle le regardait. Pas grave, l'important était que Smoker vive assez longtemps pour prouver à la matriarche Portgas qu'elle était dans le faux.

- Je fais ce que toute mère digne de ce nom se doit de faire. Confronter un homme qui a fait un enfant à sa fille pour s'assurer que c'est un homme sérieux et qu'il ne la laissera pas tomber alors qu'elle attend son bébé. Carmen est ma fille en tout sauf le sang, et pour mes enfants, je ne veux que le meilleur.

Non, elle était en train d'étouffer « ses enfants » en voulant les materner et les engloutir dans sa propre peur, ignorant leurs propres expériences et connaissances sur l'homme en question. Et le vent qui continuait à monter, encore et encore.

- Rouge… Smoker ne m'a pas abandonné ni quoique ce soit, informa Carmen en luttant pour rester calme. Il m'a même demandé ma main avant de savoir pour … mon état. Et il a confirmé à nouveau après. Et j'ai envie de pleurer. Et de hurler. De rire aussi et d'autres émotions un peu trop prenantes. Je ne sais absolument pas quoi ressentir actuellement et … cariad ? Passe-moi ta jitte. J'ai laissé mes bracelets en kairoseki dans le navire et ça va devenir urgent.

Le marine garda en vue Rouge, passant l'arme mais attrapant en même temps le manche de celle de Carmen. Il n'était pas très chaud de rester désarmé face à la femme. Carmen saisit la jitte et les vents se calmèrent en partie.

Ace se mit sur la route entre le couple et sa mère, adressant un regard à ses amis pour lui dire que si elle cherchait à faire quoique ce soit, elle devrait lui passer sur le corps.

- Même si c'est une bonne nouvelle, un mariage n'est pas une assurance parfaite contre les sales types, cariño, soupira Rouge.

Elle allait clairement trop loin.

- Maman... dit d'un ton menaçant son fils.

- D'accord, d'accord... Rends-moi mon arme.

Et puis quoi encore ? Javier s'était manifesté derrière elle et faisait de grand geste des bras pour lui dire que c'était une mauvaise idée. Et connaissant la haine de Javier pour les Marines, si son oncle lui-même disait que c'était une mauvaise idée, c'est qu'il savait que Smoker était cool, et donc, que rendre l'arme était une mauvaise idée. Portgas D. Rouge était tout sauf une femme sans défense.

Pire que tout, Tashigi et Hina commençaient à les rejoindre. Encore plus de témoins. Hourrah.

- D'accord, concéda Rouge. Alors, toutes mes félicitions à tous les deux. Tous mes vœux de bonheurs. Pour votre union et votre petit-bout, mais toi...

- Trop c'est trop, craqua Ace. Désolé, Smoker, ce n'était pas prévu qu'elle fasse Baterilla, Loguetown aussi vite. Toi, ça commence à bien faire.

Et Ace embarqua sa mère sur l'épaule malgré les cris de protestations et les tentatives de se dégager de celle-ci.

- Je ne fais que chercher à la protéger !

- Non, là, tu viens de gâcher un jour unique dans sa vie avec ta peur irrationnelle ! rappela à l'ordre Ace en ramenant sa mère au port. Je sais que la Marine nous a pris beaucoup. Que la Marine n'est pas notre ami et ne viendra pas à notre secours si toi ou moi avons un souci. Mais Smoker est différent ! C'est un gars bien !

- Un gars bien, mais il a tout de même bien profité de toi avant de profiter d'elle.

- Nous sommes des adultes, madre. Et si Smoker a profité de nous, comme tu dis, je peux t'assurer qu'autant Carmen que moi avons bien profiter de lui, donc, tu arrêtes, tu me casses les oreilles.

Il la reposa sur le pavement, affichant une expression montrant qu'il était clairement blessé par son comportement.

- Smoker est un ami ! Je dirai presque mon meilleur ami en excluant mes frères ! On parle d'un gars qui aurait pu me vendre depuis longtemps et pourtant, m'a assisté autant que je l'ai assisté dans la protection et le nettoyage de East Blue. Smoker est un chic type et j'arrive pas à croire que tu ne puisses pas admettre qu'on puisse être amis sincèrement. Que tu puisses penser qu'on se soit fait avoir ou embobiner à ce stade ! Laisse-nous juger les gens qui nous entoure ! Les gens que l'on rencontre !

Rouge croisa les bras avec un air buté, commençant à ouvrir la bouche pour répondre.

- J'ai pas fini ! Pourquoi c'est à Smoker que tu t'en prends et pas à Marco qui est encore plus âgé, par exemple ! Parce que l'un est un marine et pas l'autre ?

- J'ai déjà eu une discussion avec ton petit-copain, Ace.

- Mais tu n'en as pas fait profité toute l'île que je sache ! Marco est un pirate. Un commandant pirate. Je ne suis certainement pas sa première conquête et je suis plus que certain que des filles s'alignent sur le quais quand il est en ville. Pourtant, tu lui as pas tenu le crachoir. Tu ne l'as pas insulté comme tu l'as fait avec Smoker ! Tout ça parce que c'est un Marine !

D'un geste sec, il pointa du doigt le port.

- Tu rentres. Et il n'est pas question que tu reprennes contact avec Carmen tant que tu n'auras pas réfléchis à tes actes et paroles. J'ai honte de toi, madre, vraiment. C'est la première fois, mais si c'est ça être un Portgas, j'ai honte d'en être un.

Avant de se changer, il laisserait un message sur le répondeur de Smoker pour s'excuser du comportement de sa mère. C'était une femme géniale, mais quand la peur l'aveuglait, elle ne répondait plus de rien.

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Ace avait repris son apparence masculine et son calme. Rouge était partie, laissant derrière un carnet avec des conseils et des recettes pour la future maman, laissant son fils souffler et laisser retomber la pression.

Il était plus intéressé par sa guitare et Iro qui ronronnait contre lui que par quoique ce soit d'autre. Il savait juste que Marina était dans la cuisine et que Kali était dans les cordages dehors, mais sans plus. Il était en tête à tête avec sa vieille amie de bois pour se perdre dans la musique.

Ce qui l'informa que Carmen était de retour, ce fut Strike qui aboya joyeusement en se plantant devant la porte du trimaran et qui fit la fête à la future maman dès qu'elle mit un pied dans la zone de vie, faisant qu'Ace devait donc se résoudre à sortir du nid.

- Hey. De retour, salua la logia.

- Je suis vraiment désolé pour le drama de tout à l'heure, j'aurais dû me douter qu'elle n'allait pas rester sagement en South Blue. Elle me fait honte, parfois. Smoker doit être vexé, je suppose, soupira Ace en relevant le nez de sa guitare, se penchant juste assez hors du nid pour voir la femme qui était suivi par Kali.

- À part qu'elle aurait pu faire déclencher un typhon de la Grand Line ici, je lui en veux pas. J'ai apprécié qu'elle agisse ainsi, comme aurait surement fait mon père. N'ayant pas de souvenir de ma mère, j'ignore comment elle aurait réagi.

Carmen s'assit sur la table, tirant le carreau de chocolat du paquet sur la table et grignota celui-ci sous le regard triste de Marina qui le mangeait auparavant.

- Eh oui, il est vexé. Pas apprécié d'être jugé sans être connu et d'être traité de lâcheur en fait. Ou le sous-entendu que Rouge à fait de ne pas prendre ses responsabilités. Mais il va bien. Comme il dit, ça l'a préparé avec une rencontre peut être plus mortelle.

Cela serait très amusant la rencontre entre les Shirohige et Smoker. Et vu comment Rouge avait réagi, Ace espérait vraiment que le souvenir de la relation qu'Aarch avait avec eux soit suffisante pour qu'on laisse une chance au pauvre Smoker. Peut-être faire un dossier pour lui présenter l'homme, parce que le Marine était trop humble pour s'amuser à vanter ses faits d'armes, pourtant, il avait fait des choses cools (même si elles n'avaient pas fait plaisir aux hauts gradés puisqu'on lui refusait de passer dans le Grand Line).

Marina redressa la tête de ses feuilles en riant, maintenant qu'elle avait fait le deuil de son chocolat.

- Je peux bien croire, le pauvre. On parle des membres de l'équipage de Barbe Blanche là. Mais sinon, alors… raconte ! Il assume ? Qu'est-ce que vous avez décidé ?

Kali se glissa en silence en même temps, s'installant proche de l'entrée. Carmen eut un léger sourire et joua avec l'anneau tout neuf à son doigt.

Et sa mère avait gâché un tel évènement, vraiment….

- Eh bien… il avait un truc à me demander aussi. Et il est content pour la surprise que le destin m'a faite.

- Vous avez fait. Faut penser au pluriel, maintenant, madame Rhyddid, rappela Ace.

- Vrai. Un petit trésor que le destin nous a fait.

- Et sinon, comment ça va se passer là ? T'es enceinte, vous allez vous marier... tu restes dans le coin ou on rentre à Shabaody, demanda Ace le menton appuyé sur sa guitare.

Parce que même s'il se doutait que son amie aurait besoin de lui et que ses instincts le poussaient à protéger son amie, il savait qu'il ne pourrait pas rester assis longtemps. Sans compter que lui-même devrait trouver une île avec un centre d'examen approuvait par le gouvernement pour passer son certificat de fin d'étude afin d'en finir avec le lycée et réfléchir à voir s'il suivait des leçons supplémentaires dans le journalisme, la politique ou l'Histoire.

Donc, rester ici, ça allait vite devenir agaçant. Surtout que ça l'empêcherait de voir Marco.

- Je suis de la Grande Line et il ne me retirera pas cela. Surtout qu'il a un appartement de fonction ici. Pas vraiment de famille, comme tu le sais, et marine avec un risque de muter sur n'importe quelle base. Donc, Shabaody. Certes, on va devoir subir de longue période sans se voir mais, on s'est mis d'accord que ce serait mieux si je suis dans notre appartement à nous. Sans oublier qu'il est plus rassuré de vous savoir avec moi lorsqu'il n'est pas là.

- Donc, c'est lui qui prend ton nom de famille, non ? demanda Marina. Parce que je crois que Smoker n'en a pas, non ? Rhyddid Smoker, … ça sonne comment ?

- On lui posera la question, rit Carmen.

- Dans huit mois, faudra redescendre ou qu'il demande une permission pour Shabaody, pointa Kali. Et d'accord pour ton vagabondage, tu trouveras personne qui sera contre, mais tu peux pas embarquer ainsi une gamine qui vient tout juste de venir au monde.

Les trois autres se tournèrent vers l'elfe. Carmen eut un sourire alors et pinça ses lèvres d'amusement. Marina s'appuya alors sur ses mains en regardant avec le sourire Kali. Et celle-ci était perplexe du pourquoi on la regardait ainsi. Elle n'avait vraiment pas capter ce qu'elle venait de dire. Le don de Kali, plus le temps passait et qu'elle reprenait contrôle sur elle, faisait des choses étranges comme ce genre de petite prévision. Mais de là à ce qu'elle ne réalise pas celle-là, c'était amusant et déconcertant. Et inquiétant, aussi, parce que si elle ne le réalisait pas, elle pouvait se retrouver dans une situation où elle attirerait de l'attention très mal venue, et Ace ne voulait pas qu'elle soit de nouveau dans des ennuis, qu'on lui fasse du mal.

- Il monte à Shabaody. Et puis, je vous laisserais le Calypso si vous avez besoin de vous déplacer mais je resterais un peu avec Morgana jusqu'à ce qu'elle soit assez forte pour supporter des petits voyages en navire.

Bien ! Il avait le nom de sa nièce à présent ! Cool ! Une info sur laquelle sa mère pourrait s'asseoir tant qu'elle ne s'excuserait pas.

- C'est parfait, j'ai un petit projet, je vais pouvoir le lancer, informa Ace. Même si je risque de... me frotter à de gros poissons. Très gros poissons.

L'ensemble regarda Ace, attendant qu'il développe de quoi il était question alors qu'il se contentait de s'étirer pour garder son public en haleine.

- Je veux écrire un livre. Sur Rocks D. Xebec, fini par dire le yôkai.

Ce qui voulait dire, parler à trois Yonko qui pourraient être plus ou moins appréciateurs de se faire interviewer. Shirohige, ok, Ace avait plus de chance d'avoir des réponses de lui, les deux autres, cela serait une toute autre histoire, malheureusement. Alors que les deux filles regardaient Ace comme s'il était fou, Carmen eut un rire.

Quoi ? Elle trouvait que l'idée du livre était bête ?

- Pardon. Je sais que parmi les personnes que notre neko va interroger, il y a une qui va péter une durite parce qu'elle ne pourra plus me marier à l'un de ses fils. Bref. Sacré projet sinon, et si on peut t'aider. Après tout, tu as aussi l'une des auteurs les plus lu de la Grande Line à bord. Marina pourra donner un coup de patte.

Oui, Ace avait l'intention de demander des conseils dans l'écriture de son livre à Marina, justement.

- Yup, confirma Marina. Bon, sinon, rassurée Carmen ? Prête à faire une fête de tous les diables pour la future membre de notre petite équipe ?

- Tashigi a parlé de le faire. Une histoire entre Ann et elle, informa Carmen.

Le D. perdit ses couleurs.

Il avait totalement oublié l'affaire !

- J'ai des révisions à faire, j'oubliais ! baratina le D. avant de poser sa guitare. Ah et Carmen, ma mère t'a laissé un carnet avec plein d'astuce pour la grossesse. C'est sur ton bureau. En cas de question, tu peux la joindre n'importe quand.

- Parfait. Je lui dirai merci plus tard. Pour la fête, j'ai dit que l'on avait des impératifs donc, elle serait reportée à Shabaody. Tashigi boude mais comprend. Donc, tu pourras réviser en paix. Et moi, dormir.

- Va dormir, on va lever l'ancre avant que quelqu'un ne vienne nous chercher et découvre le gros secret du neko. Ce n'est qu'une occasion de plus pour m'entraîner, encouragea Kali.

- J'accepte seulement parce je suis claquée. Je prendrais néanmoins le premier quart ce soir ainsi que le repas. Pizza, ce soir.

Ace serait la dernière personne à dire non aux pizzas.

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Ann était heureuse de savoir Shabaody à l'horizon. Un mois et demi complet de navigation et une Carmen qui montrait de plus en plus sa grossesse, sans compter que l'utilisation de son logia l'épuisée de plus en plus. Et on ne parlait pas des instincts de protections des zoans qui prenaient de l'ampleur en même temps que le bébé se développait.

A présent, la petite Morgana pouvait être sentie au Haki et c'était surréel pour Anabela. Les mystères du corps humain ne cesseraient jamais de l'étonné et de l'effrayait. Ce qui expliquait aussi pourquoi elle avait fait des études littéraires et non pas scientifique.

Elles avaient fait un arrêt à Water Seven, auparavant. D'un côté, pour que Carmen puisse faire une échographie (une photo avait été envoyée à Smoker et une autre avait été conservé par Marina pour un livre de naissance avec l'aide du nekomata) pendant qu'Ann avait passé ses examens scolaires. Les derniers, elle espérait, parce que si elle devait repiquer les Selectividad, sa mère allait la transformer en shamisen.

Les deux zoans se détournèrent de ce qu'elles faisaient dans le trimaran quand elles entendirent Carmen parlait au dehors et quelques instants plus tard, Marina passait la tête par la porte.

- On a entendu, on arrive.

Les Shirohige étaient apparemment déjà là.

Les livres furent refermé et les deux zoans sortirent sur le pont pour voir Carmen manœuvrant la barre pour que le Calypso puisse entrer dans les groves et rejoindre le hangar qu'elles avaient acheté avec l'appart.

- Tu sais que nous sommes des zoans et que nous avons donc une ouïe plus développée, Carma ? rappela leur divinité locale.

- Kali, rien n'empêche de prévenir. C'est plus poli, se justifia la médecin.

La médecin termina de tirer un des cordages pour descendre la voile et perdre de la vitesse avec l'aide des autres. Ann avait hâte de retrouver Marco, il lui avait manqué.

- Non, ce qu'elle veut dire par-là, c'est que tu aurais pu lancer un « les filles, les Shirohige sont là » et on t'aurait entendu tout aussi bien sans que tu ne doives réquisitionner Marina en messager, pointa avec amusement Ann.

Et celle-ci lui colla une bise sur la joue affectueuse. La Logia eut un sourire avant de lancer avec un faux air frustré.

- Parlez fort ? Ça sonne épuisant.

Elle eut un rire ensuite alors que le navire s'approchait du quai.

- Alors essaye en chuchotant, comme un secret, proposa avec malice la yôkai.

- Va te faire soigner, recommanda Kali d'un ton blasé.

Ann avait clairement ses moments où on ne comprenait pas ce qu'il se passait par son cerveau et Kali aurait mis sa main à couper que même les fantômes avaient du mal à suivre les conneries du nekomata.

Kali sauta sur la rampe et commença à ouvrir les portes de celui-ci alors que Carmen terminait de faire tourner le bateau pour qu'il soit dans l'axe. Marina termina de ramener les voiles pour les ranger, permettant à Ann d'accrocher des cordes au navire. Et puisqu'elle était la seule avec une force inhumaine à bord apte à faire l'opération (pas question que Carmen s'épuise), elle hissa le navire sur les longs rouleaux de bois qui permettraient de ranger le navire au sec au fond du hangar.

Une fois le navire assurer en place, Ace s'épousseta les mains.

Elle était rentrée.

La médecin siffla le chien qui sauta sur le pont, joyeux comme personne. Iro se frotta contre elle avec la dignité d'un félin pour avoir des caresses.

- Et sinon, manque encore des trucs pour l'appart. Notamment moi qui ait pas de chambre, donc, c'est quoi le plan ? Sans compter que j'ai tout de même mes résultats d'examens à récupérer et qu'on est short niveau fond.

- On pourra faire un tour dans la journée pour récupérer deux trois trucs, répondit la médecin. Ça permettra de ne pas faire des aller-retours inutiles.

Elle termina de tirer son sac de vêtements, au moins. Plus de déplacements sera fait mais seulement lorsqu'elles auraient des meubles.

- Et puis, j'ai reçu les premiers versements par la Marine.

- Cool. Bah, quand t'iras chercher ton fric, j'irai récupérer mes résultats d'examens, et on fera les achats nécessaire… le tout est de savoir si tu veux affronter les Shirohige maintenant ou plus tard… sourit d'un air sanglant Ann.

Elle voulait le spectacle, les arrêts cardiaques, les hurlements, le drame que serait la découverte de la grossesse de Carmen. Et elle devait aussi donner le dossier qu'elle avait fait sur Smoker à Shirohige.

La médecin arriva au niveau d'Ann et lui donna un air sombre qui n'impressionna guère la nekomata suicidaire.

- Actuellement, je rêve de me reposer. Lire, et ne pas avoir de migraine. Donc, allons poser les affaires, récupérer l'argent et des meubles et on avisera plus tard, Ann.

- Si son lors ordenes de la señora…

- Elle va te tuer un de ses jours avec tes bêtises, commenta Roger.

La journaliste s'inclina moqueusement en ignorant le fantôme de son père et prit le sac de Carmen qu'elle jeta à Marina, causant l'exaspération de la femme enceinte.

- Si t'es crevée, tu portes rien ! sourit d'un air innocent la journaliste. Tu veux que je te porte ?

La logia posa la main sur l'épaule de Ann et un sourire terrifiant apparut sur le visage de la médecin. C'était un sourire qui promettait douce torture jusqu'à ce que mort s'en suive. Good ! Ann avait des tendances masochistes ! Elle était prête pour la souffrance !

- Continue et tu prends le bain du siècle dans la Grand Line.

Elle frotta la tête néanmoins de Ann ensuite qui avait fait une grimace. Il y avait mieux que les bains d'eau de mer.

- Par contre, je suis celle qui paye la glace, d'acc, neko ?

- Moi, je suis pour ! dit alors Marina.

Kali se contenta de hausser des épaules et Ann soupira d'exaspération. Elle n'avait pas assez pour protester et disputer l'achat.

Les filles sortirent du hangar et fermèrent celui-ci pour rejoindre l'appartement. La liste avait été à moitié fait mais elles iraient poser leurs affaires à l'appartement. Enfin, un lieu qui serait le coin de repos et qui lui appartenait. Et, avec les autres, c'était encore mieux.

C'était la maison d'Ann. Un lieu qu'elle pouvait appeler le sien, son toit, un abri par rapport à l'hypocrisie de Baterilla.

Elle sortirent enfin pour aller chercher ce dont elles avaient besoin.

Jour de chance que le marchand de glace fût sur leur route. Carmen avait vraiment envie d'une glace vanille, coulis de caramel vu comment elle accéléra le pas pour rejoindre le marchand et l'agressa presque pour avoir sa coupe glacée. Marina suivit plus paisiblement avec un sorbet myrtille. Kali prit une au fruit rouge alors que Ann opta pour un milkshake vanille. C'était plus pratique et moins salissant, et elle n'en avait rien à faire du fait qu'elle entretenait le cliché des chats et du lait.

Elles commençaient tout juste à profiter de leur goûter quand Ann remarqua la haute silhouette qui venait vers elles.

Et Carmen tira en maugréant alors son tricorne sur son visage.

- Uh-oh… on a de la visite les filles, dit la Yôkai en pointant alors la personne.

Deux mètres, portant un uniforme de cuisinier avec un foulard jaune, deux épées accrochées aux hanches, la coupe banane : Thatch. Et ce dernier les vit tout de suite. Gloire. Le commandant le moins responsable et le plus gamin de l'équipage, juste pour elles. Le jour se promettait tout sauf chouette.

- Salut les miss ! Et alors, on vient pas dire…

La voix du commandant, alors qu'il était à présent à trois mètres d'eux, mourut. D'abord perplexe, il avait fini par les observer avec attention. Et son regard était tombé sur le ventre légèrement rond de Carmen qu'elle ne cherchait pas à cacher. Il n'en fallut pas plus pour que ses yeux roulent dans ses orbites et qu'il tombe raide comme une planche vers l'arrière.

Et d'un ! Ann avait parié avec Marina combien de personnes allaient s'évanouir devant la découverte.

La médecin grogna, posant la glace sur le banc et vint au pied du commandant évanoui.

- … Sérieusement... il va me tuer avec ses conneries. Thatch ? Thatch ? Réveille-toi.

- Le choc, pour un esprit faible comme le sien, c'est normal, commenta Kali avec un rictus.

Le nekomata prit les choses en main en retirant son sac de son épaule pour le tendre à l'autre zoan et tendit son milk-shake à Marina.

- Kal', prend mon sac. Marina, je te confis mon shake, grogna Ann en se déchargeant.

Elle s'étira et hissa le poids mort sur son dos. Elle envoya un regard de remerciement silencieux à son père pour les gènes monstrueux qu'il lui avait transmis et le roi des pirate inclina son chapeau sur son crâne en réponse avec un sourire.

- Bon, on le ramène chez lui, je pense. Y'a des gens pas très recommandable qui traîne par-là.

Carmen soupira, récupérant alors son sac et fit signe de la suivre. Elle avait repéré la direction du Moby Dick. Et elle avait l'air de vouloir s'y rendre comme de se pendre. Mais, avec le poids mort sur le dos de Ann. Ça allait devenir obligatoire. La journaliste aussi n'avait pas vraiment envie d'aller sur ce navire. Pas qu'elle avait quelque chose contre le pirate ou son équipage, c'était juste que si on la voyait sur un navire pirate et qu'on finissait par apprendre sa parenté, cela était toujours une situation épineuse et elle ne parlait même pas du fait que la moitié de l'équipage qu'elle voyait été littéralement des morts.

En faîte, si elle allait là-bas, c'était pour Carmen et Marco. Ah et pour son projet.

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Elles mirent une dizaine de minutes pour rejoindre le Grove où mouillait le Moby Dick. Haruta fut le premier proche alors que l'équipage les saluaient déjà de loin en n'hésitant pas à beugler au point qu'Ann sente ses oreilles sur son crâne.

- Hola Carmen ! T'as fait quoi à Thatch ?

- Il a eu un éclair de génie, grogna la médecin en tirant sa veste à cause du vent froid. Et ça l'a envoyé au tapis.

- Ah ? Et tu...

- Où sont Marco et Oyaji ?

Le commandant pointa alors une direction et Carmen hocha la tête pour enlever le pansement rapidement. Dans sa tête, Ann faisait le décompte après avoir lâché le commandant Thath au bon soin de Haruta qui admirait sa force pour l'avoir porté sur son dos pendant dix minutes.

Izou avait vu le ventre et s'était étouffé.

Marco, assit sur sa place attitrée sur l'épaule de son paternel, avait littéralement cessé de respirer.

Qui serait le suivant à capter l'état de Carmen ?

- Bonjour ma fille.

- Ohayo Oyaji. Je peux parler avec toi et Marco en privé, rapidement ?

A peine eut-elle fini sa phrase que Shirohige tendit juste la main pour rattraper le phénix de s'écraser la tête la première sur le sol quand la nouvelle fut enfin intégrer par son cerveau. Elle attrapa son visage.

- Pourquoi faut que les gens réagissent comme ça ? Oyagi, félicitation, tu vas être grand-père. J'ai un copain depuis des mois. Il m'a demandé en mariage et oui, je suis enceinte. La pilule n'a pas marché avant que tu ne fasses un commentaire Cassandra. J'ai l'humeur plus instable que la Grand Line et il est déconseillé de me coller du granit marin sur moi sauf si vous voulez avoir des soucis.

Au moins, le Yonkou le prenait bien, puisqu'il en riait, mais pour d'autres, c'était très difficile à avaler.

- Et il prend la responsabilité. Le tuer vaudra ma colère. Des questions ?

Et la dernière personne qu'on voulait entendre parler ouvrit sa sale gueule.

- On aurait dû s'attendre à ça de la part d'une traîné comme toi, mais clairement, pour que tu finisses en cloque, il a fallu qu'une nymphomane comme toi viol un pauv' type. J'imagine pas le traumatisme d'avoir engrossé une truie comme toi.

Pas besoin de voir la réponse physique de dégoût de Carmen pour savoir que si Marshall D. Teach ne mourrait pas aujourd'hui, cela serait seulement de par la présence de Shirohige.

Gol Portgas D. Ace se faisait la promesse de le butait à la moindre occasion.

Sa claque sonore manqua de décrocher la tête des cervicales du salaud. Elle s'était fait mal à la main en la donnant, mais peu importait. On ne parlait pas comme ça de sa meilleure amie !

Ses queues étaient dressées en signe de colère, la fourrure bien hérissé et elle montrait ses crocs.

Elle allait le buter, elle s'en faisait une promesse.

- Répète un peu pour voir, sale chien ?! N'as-tu pas honte d'insulter comme ça un membre de ta famille qui vient annoncer une bonne nouvelle !? C'est quoi ton souci, sale con ?! T'as tout intérêt à…

- Ah bah, si la petite salope de compagnie s'y met, on va pouvoir se payer un peu de bon temps. De toute façon, il n'y a que des putes qui peuvent s'associer à une chouineuse comme Carmen, continua l'homme avec un mauvais rire.

Au milieu de la fureur montante, un puissant cri animal résonna. Marco avait traversé la distance comme une fusée or et turquoise pour épingler l'homme écœurant au sol comme un oiseau de proie attrape sa victime. Il avait littéralement ses serres autour du cou et il avait clairement envie de les resserrer pour le tuer là et maintenant.

Ann s'était recroquevillée pour ne pas se prendre un coup d'aile, mais elle regardait son compagnon sans comprendre. Elle avait la situation bien en main, pourquoi avait-il jugé utile d'intervenir ? Est-ce que c'était quelque chose dans la hiérarchie de cet équipage qu'elle ne comprenait pas ?

Marina termina d'armer son fusil et Kali sifflait dangereusement à côté. La main de barbe Blanche se posa derrière Carmen. Et Cassandre la tenait toujours contre elle, murmurant que ce n'était pas vrai. Qu'ils étaient fiers qu'elle est trouvée quelqu'un. Et que ce dernier avait de la chance d'avoir quelqu'un comme la Rhyddid, droite, fière, juste et surtout, merveilleuse. Personne ne la pensait être une pute ou fille facile. On avait tous des coups d'un soir. Et Carmen en avait si rarement. Alors, qu'une personne l'accepte pour elle, c'était merveilleux. Et qu'elle soit mère bientôt, encore plus.

La logia s'accrocha au bras de l'ancienne alors que la main du capitaine lui frotta doucement le dos, regardant toujours le Phénix qui semblait décider à tuer l'infâme arrogant qui avait osé dire pareille mot. Et des commandants étaient clairement d'accord. Pourquoi ? Aucun ne bougeait pour décrocher Marco, au contraire, ils fusillaient Teach au sol avec fureur. Thatch termina de faire les pas pour prendre alors Carmen dans ses bras qui ne bougeait pas. Il la tint contre lui, comme il faisait lorsqu'elle était petite.

- Ça va Carmen. Respire. T'es en sécurité. Tonton Thatch est là…

La logia hocha la tête, se laissant « bercer » avant de sortir de l'étreinte. Elle avait envie de vomir. Marco s'adressa à Teach dangereusement.

- On dirait qu'on a un volontairement pour une vivisection… siffla dangereusement Marco en rapprochant son visage de sa proie alors que derrière on consolait Carmen. C'est dommage, mais ton squelette est pourri jusqu'à la moelle, il ne peut même pas remplacer celui de Mr Jacob… Je vais t'arracher les yeux pour que tu ne poses plus ton regard sur elles. Ta langue aussi pour te la faire bouffer, qu'elle te serve à autre chose que de parler. Mais je pense cependant que je vais commencer par tes couilles, parce qu'il semblerait qu'elles te servent de cerveau. Au moins, j'aurais la satisfaction de saisir enfin comment marche cette forme de vie distordue que tu vis.

Shirohige se redressa. Certes, il était en colère, mais on ne se tuait pas entre membres d'un même équipage. Même si l'envie ne manquait pas, semblerait-il.

- Marco ! Lâche-le.

- Pardon ? demanda le blond comme s'il avait mal entendu.

Ce n'est pas pour autant que Marco lâcha. Il avait même resserré ses serres autour du cou. Teach pourrait perdre la tête si le Phénix serrait encore plus sa prise.

- Tu m'as entendu, lâche ton frère. Oui, il a dépassé les bornes, il sera sanctionné après avoir présenté des excuses aux filles, mais ce n'est-

- Tu crois vraiment que je vais rester les bras ballants quand il insulte ma filleule et ma compagne !

Ann porta ses mains à son visage, sentant la moutarde lui montait au nez en plus de l'embarras.

Marco avait été le premier à dire qu'ils devaient rester discret sur leur relation auprès de l'équipage, pour éviter les ragots et autre connerie. Et honnêtement, ça lui allait parfaitement, parce qu'elle voulait prouvait qu'elle était forte et indépendante. Rajouter Marco au tableau de façon officielle pourrait effacer tout ce qu'elle avait fait seule et l'attribuer à son compagnon qui était « l'homme » du couple.

Et là…

Elle n'était pas faible. Que Marco passe à l'assaut… certes, Carmen était impliquée, mais pourquoi il avait fallu qu'il parle d'eux ?

Ann ne voulait pas savoir. En fait, elle ne voulait plus rien savoir.

Elle en avait marre.

Son illusion monta, la soustrayant des regards pour qu'elle puisse partir sans qu'on ne la remarque. Elle n'en supporterait pas plus, et de toute façon, Kali et Marina étaient là pour Carmen.

Le nekomata avait vraiment besoin de se vider le crâne en solitaire, d'où pourquoi personne ne la vit sauter du navire et s'en aller avec colère.