Hullo !

Donc, non, la fic n'est pas morte. Suprise ! Après, ce n'est pas non plus une annonce pour dire que je reprendre des publications régulières sur cette fic. Vous me connaissez, je suis toujours sur une nouvelle histoire, un nouveau projet... mais j'ai tant d'idée pour Conan et Red, alors, difficile de m'en détourner. Cela prendre le temps qu'il faudra, mais il y aura une suite.

Donc, profitez de la lecture et à bientôt !

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Agasa prenait des notes intensives de ce que racontait Conan à lui, Haibarai et Dawn. Ils n'avançaient pas plus sur le sujet. Ce qu'ils savaient, c'est que durant son enfance, Eisuke avait vécu dans une demeure d'une famille riche chez qui sa mère travaillait (et accessoirement logé) en tant que femme de chambre. Elle avait fini par trouver la mort des suites d'une maladie.

Cela, Rouge l'avait déterminée.

La suite était plus complexe et avait échappé à l'enquête de la matriarche Portgas.

Apparemment, le père travaillait sur Osaka et ne rendait visite à sa famille que pour le jour de l'An, quand la grande-sœur était à l'étranger pour ses études. Après la mort de sa femme, il avait pris son fils avec lui à Osaka, avant de devoir partir travailler à l'étranger pour confier le désormais adolescent à des collègues à lui.

Soit le père était extrêmement négligent, soit il bossait dans des affaires très louches et très certainement top secrète.

On pourrait dire que le seul signe de vie de l'homme était qu'il envoyait de l'argent tous les mois à son gosse, mais rien ne disait que ce n'était pas un virement automatique ou autre. Avec le système bancaire d'aujourd'hui et le fonctionnement de certaines organisations, tout était possible et le gars aurait pu très bien refaire sa vie sans plus se soucier de son marmot au Japon.

« On a des témoins qui disent que la sœur avait bel et bien donné son sang », confirma Conan au téléphone. « Le fait est qu'il sait très bien que Rena n'est pas sa sœur, mais la ressemblance le chiffonne. Il cherche à pousser Occhan à enquêter sur le sujet. Je sais que l'affaire de cet après-midi était très personnelle pour Eisuke, après tout, il était question de personnes qu'il connaissait pour avoir grandi dans leur foyer, mais, y'a quelque chose qui cloche dans son comportement. Sans compter qu'il a des marques sur la poitrine assez particulière. Et elles sont vieilles. Elles suggèrent une opération extrêmement lourde, le tout est de savoir si ça peut influencer notre enquête. »

Bon sang, Ace aurait tué pour que Marco soit là avec eux sur ce cas.

- On n'est pas plus avancé, outre qu'on est toujours certain qu'il ne faut pas que les deux se rencontrent, grommela Agasa.

« Sur un autre sujet, on est invité à visiter les studios de télévisions de Nichiuri TV. Plus précisément le plateau de tournage de Yaiba le défenseur masqué. »

- Ouais, nan, je passe mon tour. À la limite, si vous tombez sur… c'est quoi son nom… ah oui, Satan Onizuka de Sanzu III, je dirai pas non pour un autographe, Kal en est fan.

Bip bip

- Quand on parle du loup, nota Haibara en voyant qui venait d'envoyer un message à leur camarade.

Histoire de ne pas couper la conversation actuelle en activant l'assistance vocale, le pirate laissa sa camarade consulter pour lui le message que sa nakama alitée avait envoyé (il ne voulait pas savoir l'état du téléphone après la manœuvre en sachant qu'elle avait des griffes énormes).

- Elle dit que l'autographe d'un assassin peut se vendre très cher sur le marché, surtout si le crime a lieu au studio de télévision.

« …elle n'a pas fait ce que je crois, n'est pas ? » demanda d'une voix faible Conan à l'autre bout.

- Tu ne le sauras pas si tu n'y vas pas, lui pointa simplement Red.

- J'admets que scientifiquement parlant, ce qu'elle fait est intrigant, admit Haibara.

- Elle ne prédit pas le futur à proprement parler. Elle voit plusieurs futurs possibles, plusieurs embranchements, et indique ce qu'elle a vu dans ce qui semble l'avenir le plus probable, mais ça reste une histoire de probabilité, tout simplement. J'ai pas cherché plus, j'ai eu mal au crâne.

- Elle dit aussi qu'il faut se rappeler qu'un démon perd ses pouvoirs s'il pleure, reprit Haibara avant de remettre le téléphone dans la main tendue de son propriétaire.

« Portgas, je déteste ta camarade. »

- Elle te le rend bien, je te rassure.

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Kali ouvrit un œil en entendant la porte de chez elle s'ouvrir. Elle se redressa partiellement, laissant pendre sur le sol un bout de sa queue. Pas longtemps. D'une, parce que le sol était froid et qu'il faisait bien plus chaud sous la couverture et de deux, elle avait reconnu le type de vibration qu'entrainait la démarche. Elle reposa sa tête sur l'oreiller, prenant garde à ne pas se griffer. Elle savait qu'elle avait trop forcé, qu'elle aurait pu mettre en péril bien des choses avec son dernier acte magique. Mais cela pouvait tellement les aider, elle le savait.

- Bonjour, Kali-san ! salua joyeusement la voix de Ran.

La zoan se contenta de fermer les yeux, se concentrant sur le sifflement en fond de son esprit. Ce son qui lui rappelait qu'elle ne serait plus jamais seule, qu'elle avait un dieu juste derrière son épaule pour empêcher quiconque de faire d'elle une arme ou une pute à nouveau.

- Tu as eu de la visite ? Tu as une casserole pleine sur ton feu, s'enquit l'étudiante dans la pièce à vivre.

- Thatch a dû passer pendant que je dormais.

- Oh. As-tu faim ?

- Non.

C'était un mensonge, elle mourrait de faim, mais elle savait que son corps ne pourrait pas supporter de nourriture avant un moment tant qu'elle continuerait à évacuer la magie.

Elle ouvrit un œil et nota les écailles sur la peau nue de son épaule, avant de refermer les paupières. Elle en aurait pour un moment.

Thatch avait gaspillé de la nourriture pour rien en venant lui faire à manger.

Ran toqua doucement à sa porte.

- Ouais… grogna la pirate.

Avec un léger grincement, Ran pénétra dans la pièce.

- Comment te sens-tu aujourd'hui ? demanda doucement la karatéka.

- Tu veux une réponse franche ? rétorqua avec un ton acide la pirate alitée. Je me porte comme un charme. J'ai juste les cheveux qui font huit fois le tour de cette putain de piaule et…

Elle leva une de ses mains.

- Une peau écailleuse sans que je ne manifeste mon patron et des griffes de la taille de mon avant-bras. Tout va bien. Heureusement, mon squelette a fini ce matin de se remettre totalement en place.

- Désolée d'avoir posé la question… je… tu as l'air tellement mal… et… je me sens inutile pour t'aider.

- Remets de l'encens, c'est tout. Il est dans ma table de chevet.

- Immédiatement !

- Et arrête de te faire du sang d'encre. J'ai juste trop forcé, ça passera avec le temps. Ce n'est pas la première fois, et ce ne sera certainement pas la dernière.

Kali entendit le tiroir de sa table de chevet s'ouvrir et Ran fouillait dedans un instant, avant que bientôt, le parfum relaxant de l'encens ne commence à se diffuser. Par réflexe, elle tira la langue, obtenant un sursaut de surprise de l'humaine avec elle. Ah, vraie, elle était tellement out qu'elle n'arrivait même pas à cacher les trucs comme les plumes de la part oiseau de son zoan ou la langue bifide du serpent.

- Que me vaut ta visite ? Je doute que tu sois là pour me masser les pieds, maugréa Kali.

Elle arrangea sa tête sur son oreiller pour se rapprocher un peu plus du parfum qui faisait des merveilles sur les douleurs qui la parcourait.

- J'entends tes questions, tu sais.

- Pardon ?! s'étrangla Ran.

- Je ne fais pas de télépathie, je ne lis pas dans les pensées, mais tes méninges tournent si fort que j'arrive à les entendre. Et je n'ai pas besoin de te voir pour savoir que tu rougis.

- Tu es méchante.

- Je n'ai jamais prétendu être le contraire. Donne-moi la bassine, s'il te plaît.

Ran se pencha et se saisit de la bassine de métal contenant un liquide translucide jaunâtre mélangé à de la salive qui était à l'abandon à côté du lit auparavant.

- Veux-tu que je rappelle ton médecin ? Parce que cela ne m'a pas l'air très bon si tu craches jaune, s'inquiéta Ran.

Kali se redressa partiellement avec la force de ses bras tremblants, mettant sa tête juste au-dessus du récipient. Elle eut un long et douloureux haut le cœur avant qu'elle ne recrache un molard visqueux de même couleur. Elle reprit son souffle, se forçant à ne pas tousser, avant de s'en débarrasser d'un autre.

- Ne t'en renverse pas dessus, c'est du venin.

- Tu arrives à produire du venin ?

Ran retira avec précaution la bassine pour la reposer en bas du lit. Elle se leva et alla chercher une serviette qu'elle prit tout de même la peine d'humidifier pour le passer ensuite sur le front en sueur de la zoan à moitié cachée par sa longue tignasse de neige.

- Tu ne sauras jamais le quart de ce que je peux faire. Parce que tu ne veux pas le savoir. On dit que l'ignorance est une bénédiction. Tu devrais l'accepter.

La serviette s'immobilisa un instant sur son front.

- Une raison pour ta visite ? demanda Kali.

La serviette se remit en mouvement.

- L'organigramme d'appels de la classe est arrêté à Eisuke-kun, et ce, depuis le début des vacances. Je doute que cela t'intéresse vraiment, mais les calligraphies du Nouvel An prévus pour la cérémonie de la rentrée…

-… ont été annulées, oui, je le sais. J'ai parié avec l'autre sorcière de la classe sur cela.

- On a une sorcière… non attend, tu es une sorcière ?!

- Sorcière, prêtresse, magicienne, devineresse, tout ce qui te chante. Ace m'appelle Madame Irma quand je le fais chier avec mes visions.

La pirate souffla par le nez.

- Hondô est si proche des serres du corbeau que ça en est affligeant, surtout quand on sait qu'il est ignorant de tout ce que les siens ont fait pour rendre ce monde meilleur. Heureusement pour lui, des chasseurs sont à l'affût.

Elle grimaça.

- Foutu venin.

- Je te redonne la bassine ?

- Non. C'est juste que les remonter de ce genre m'irrite la gorge.

- Ma remarque est certainement bête, mais si ton corps produit lui-même le venin, ne devrait-il pas être… aménagé pour le supporter ?

- Il l'a été… Je ne veux pas en parler.

Elle tourna la tête pour masquer son visage dans l'oreiller.

- Peux-tu prendre mon téléphone, s'il te plaît ? Et envoyer un message à Ace pour moi, je te pris. Il est dans mon répertoire sous l'appellation de Capitaine.

- Ton téléphone…

Ran regarda autour d'elle avant de finir par le trouver sur la maigre commode de sa camarade de classe. Elle se leva et, notant qu'il était déverrouillé, navigua dans le répertoire pour trouver le bon correspondant.

- Que dois-je lui envoyer ?

- L'inconscient a trouvé des corbeaux, pas des chasseurs.

- … As-tu prévu une mort ? demanda avec une voix faible Ran.

- Suivant la vitesse à laquelle tu enverras le message, il se pourrait qu'on puisse sauver un innocent. Et si le message qu'il renvoie est une menace, dis-lui qu'il vienne me voir, qu'on en parle en face à face. Il est… très protecteur.

- … te connaissant, ce n'est certainement pas un petit copain, marmonna Ran en composant frénétiquement le message.

- Ace est celui qui a sauvé ma vie quand la situation qui m'a pris ma résistance à mon propre venin aurait dû avoir ma mort.

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Ace s'occupait de coiffer Iro en écoutant Conan faire un rapport à Jodie et Thatch qui étaient venus suite à l'appel de Conan, chez Agasa. Et cela rejoignant l'avertissement de Kali. Hondô avait trouvé une piste à l'hôpital où était cachée Mizunachi. Apparemment, il s'était déjà adressé au membre du personnel avec une photo de la journaliste, dans l'espoir de découvrir si sa soeur était là, mais coup de chance pour eux, il était tombé sur le médecin en charge de Rena, qui était à mille pour cent coopératif avec le FBI et qui n'avait même pas battu d'un cil en disant que personne ne ressemblant à cette femme était hospitalisée dans la bâtisse.

Le problème étant que durant cette visite, Hondô avait dû voir un "collègue" de son père… qui appartenait à la Compagnie, quoique soit ce truc.

- Ace, la Compagnie, c'est un autre nom pour parler de la CIA, explicita Thatch pour son camarade miniature.

- Et c'est ? demanda le D. sans bouger de son coin contre le mur avec Iro. Non, parce que vu l'exclamation d'Agasa, c'est un gros morceau.

- La CIA est directement sous les ordres du président des Etats Unis d'Amérique, informa d'un ton morne Haibara. Une organisation s'occupant de la collecte d'informations et des opérations externes aux frontières dans le cadre de l'application de la politique extérieure du pays. Hondô senior est donc un espion.

- Ce qui peut expliquer que Rouge-san n'ait pas trouvé grand-chose sur lui durant son enquête, nota Thatch. Non, parce que faut dire qu'elle a fait un travail prodigieux.

- Tellement qu'on serait presque tenté de la recruter, sourit brièvement Jodie. Mais le sujet n'est pas là.

- Exact, ce n'est qu'une supposition, confirma Conan.

- Plus maintenant ! coupa l'agent du FBI. J'ai pu trouver son dossier. Le fait que le Bureau et la Compagnie bossent toutes deux principalement pour le gouvernement américain m'a permis d'avoir cette pièce d'information… collaboration entre agence, tout ça, je vous passe l'administratif et les détails barbants. Donc, le vrai nom de notre homme est Hondô Ethan, nationalité américaine, mais né d'immigrés japonais. Il a rejoint la CIA il y a trente ans de ça. Trois ans plus tard, il s'est marié au Japon et n'en est pas revenu.

- Mais si la CIA est, elle aussi, sur l'affaire des Hommes en Noir, et poursuit Mizunashi, c'est qu'on a juste sur quelques points, marmonna Conan avec une mine pensive.

- C'est étrange, vous ne trouvez pas ? intervint Haibara. Si Eisuke recherche dans tous les hôpitaux Mizunashi Rena, membre des Hommes en Noir, par simple ressemblance avec sa sœur, dû possiblement à la chirurgie esthétique, son père aurait dû s'y interposer.

- Plusieurs options, intervint Ace. Soit c'est un chien renifleur de la CIA à son insu, soit son père n'est plus dans le tableau. Je suppose que, dans l'option où Hondô senior serait mort dans l'exercice de ses fonctions, la CIA continuerait tout de même de soutenir financièrement son gamin orphelin, jusqu'à sa majorité au minimum…

- On a une assurance de ce genre au FBI, donc, oui, il est possible que cela soit le cas avec la CIA, confirma Jodie.

- Donc, le gamin pense que son père est toujours vivant, parce qu'il touche toujours de l'argent de lui, mais dans les faits, c'est la CIA qui paie pour lui. Et comme le daron était certainement sur une affaire très sensible, ils n'ont jamais dit à Eisuke que l'homme est mort.

- C'est tout à fait probable, confirma Conan. Cependant, Eisuke ne cherche plus sa sœur. Il a vu un collègue de son père et c'est depuis cet instant que plus personne ne peut le joindre. Donc, peut-être que son père a demandé à le mettre sous surveillance s'il est encore vivant.

- Ce qui n'est plus le cas, leur dit Jodie. Red-kun a deviné juste. Hondô Ethan est mort depuis quatre ans. Le dossier disait qu'il a été retrouvé dans un hangar désaffecté de Yokohama. Un témoin sans-abri qui dormait au premier étage du bâtiment a entendu des coups de feu et lorsqu'il a regardé, il y avait une femme agenouillée à côté du corps et deux hommes tout de noirs vêtus venaient d'entrer. La description correspond à nos amis Gin et Vodka. La femme, à bout de souffle, aurait raconté qu'elle avait mordu le poignet de Hondô pour lui prendre son arme avant de lui tirer dans la mâchoire. Elle devait faire partie, elle aussi, des Hommes en Noir, puisqu'elle leur a assuré qu'elle n'avait rien dit, que le défunt avait un enregistrement sur lui. Peu après, un autre homme est arrivé et l'a identifié comme Hondô, certainement un collègue de la CIA. Pour tout te dire, c'est Akai qui a réussi à me trouver toutes ces informations, j'ignore comment il s'y est pris, mais il ne nous a jamais trompés jusqu'à présent. On devrait le présenter à Rouge-san.

- Ce n'est pas dans leur habitude de laisser des témoins, pointa Haibara d'un ton dubitatif.

- Ils ne savaient pas pour le sans-abri, expliqua Jodie. Ils ont tué le second agent de la CIA et mirent le feu au hangar qui a brûlé toute la nuit, donc, pour eux, aucun témoin n'aurait pu en réchapper. Et comme les hasards sont très bien fait, je vous laisse deviner qui était la femme agenouillée.

- Mizunashi ? devina Thatch.

- Exactement.

- Donc, soit on est devant un parricide, soit ce n'est pas la sœur de Hondô, conclut le cuistot.

- Un parricide ? Sérieusement ? demanda d'un ton dubitatif Jodie à son camarade. On attribue des tas de crimes aux Hommes en Noir, mais de là à tomber aussi bas.

- Eeeeh, tu serais surprise de jusqu'où l'espèce humaine pourrait tomber, crois quelqu'un qui en a vu ce que l'Humain peut faire de pire.

- Franchement, si le salaud était encore de ce monde, j'aurais bien fait un parricide aussi, avoua Ace sur un ton de conversation. Cependant, j'aimerais transmettre un message que cette chère et tendre Madame Irma m'a envoyé.

- Je sens qu'on va apprécier, grogna Conan avec la migraine d'avance.

- Madame Irma ? répéta Jodie.

- Kali. Elle est douée avec les statistiques. Suffisamment pour prévoir l'avenir.

Jodie regarda Red, puis Thatch, avant de se tourner vers le Professeur, Haibara et Conan en montrant le duo pirate du pouce.

- Ils sont en train de se moquer de moi, n'est-ce pas ?

- Si seulement, mais j'ai eu plus d'une fois la possibilité de voir ce talent à l'œuvre, et mon esprit scientifique cherche encore une explication logique au pourquoi du comment, gémit avec tristesse et frustration Agasa.

- Récemment, elle a prédit un assassinat fait par un chanteur et même où trouver une preuve irréfutable du crime de celui-ci, raconta Haibara. Elle n'était pas avec nous, on parlait de la visite des studios, pourtant, elle savait qu'on le trouverait là-bas, ce qu'il ferait et comme il allait se trahir.

Jodie cligna lentement des yeux, et se tourna vers les deux autres.

- Si elle a un talent pareil, elle pourrait nous aider avec cette enquête de façon plus active !

- Oh non. Si elle force les visions, on va se retrouver avec un plus gros problème que vous ne voulez certainement pas gérer. Un problème où j'ai bien peur que la seule solution sera de l'abattre à vue pour qu'elle ne continue pas un massacre aveugle. Je l'ai vu dans ses pertes de contrôle, quand elle force trop. Et je sais que si elle va trop loin, il n'y aura plus de marche arrière. C'est justement parce qu'elle a dû faire quelque chose de stupide récemment qu'elle est actuellement alitée.

Il devrait d'ailleurs confronter la gamine Mouri à ce sujet.

- Donc, elle a dit quoi, cette fois, miss Irma ? demanda Thatch.

- L'inconscient a trouvé des corbeaux, pas des chasseurs.

Conan sentit un bloc de glace tomber dans ses entrailles. En tremblant, il porta ses mains à son crâne, voyant des connexions se faire qu'il ne voulait pas imaginer.

- Ce qui veut dire ? demanda Jodie.

- Hondô devait être infiltré dans l'Organisation des Hommes en Noir, souffla Conan. En prenant en compte la vérité relative de cette information…

- HEY ! Parle pas comme ça de Kal'! portesta Ace.

- … Eisuke a dû assister à des réunions entre son père et les gars des Hommes en Noir, sans savoir le pourquoi du comment, puisqu'il était enfant à l'époque. Il a certainement gardé des visages ou des silhouettes en tête. Mais cela offrirait une autre explication à cette mort dans le hangar. Dans tout les cas, si ce n'est pas la CIA que Hondô a trouvé, c'est les Hommes en Noir, donc, on a les Hommes en Noir à l'hôpital.

- En route, on en saura plus sur place, décida Jodie.

- Vous nous raconterez ? demanda Thatch.

- Vous ne les accompagnez pas ? s'étonna Haibara.

- Non, on va aller voir Kali, informa le pirate miniature

Enfin, Thatch allait voir Kali, lui, il allait chopper entre quatre yeux Ran, mais il n'allait pas le dire à Conan. Qu'il ose parler de lever la voix sur sa copine et il ne le laisserait plus jamais tranquille.

- Tu diras bonjour à…

- Oui, confirma Conan avec un petit sourire.

Ace et sa mère, c'était une grande histoire qu'il trouvait très drôle à regarder.

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Dans la voiture, Conan demanda à Jodie d'appeler l'hôpital pour savoir s'il était possible de demander au médecin qui avait parlé à Eisuke de les attendre pour qu'ils puissent lui parler. Et un petit coup de fil à Ran avait donné une confirmation dont ils n'avaient vraiment pas besoin, mais qui ne faisait que rajouter une autre couche de danger à cette affaire. Ran avait dit que Hondô n'avait pas vu en soi un collègue de son père, juste qu'elle avait entendu quelqu'un composer l'adresse électronique du supérieur de son père. Une adresse qui formait l'air d'une comptine connue.

Nanatsu no ko.

« Et comme Eisuke ne l'avait jamais entendue lorsqu'il vivait avec son père à Osaka, il lui a demandé d'où venait ce son et il lui a répondu qu'il envoyait un message à son chef puisqu'il lui parlait au téléphone ! »

En raccrochant, ils étaient fixés. Et même James comprenait mieux le danger, parce que son pied appuya un peu plus sur l'accélérateur.

Si Conan n'avait pas été aussi inquiet pour la vie d'Eisuke et le risque qu'on retrouve Rena, il aurait remarqué l'étrange ton de voix de Ran au téléphone, mais trop pris dans la spirale de ses pensées, il ne percuta pas le moins du monde.

Ils firent passer le message à Akai en surveillance des lieux. Rena était leur seul lien concret entre l'Organisation et eux.

- Et si on laissait Rouge-san interroger le médecin ? proposa Conan.

- Pardon ? fit James en jetant un regard sur la banquette arrière de sa voiture.

- La police japonaise ne sait rien de votre enquête ici, n'est-ce pas ? Dans ce cas, ce ne sera pas facile de lui poser des questions. Sans compter que Rouge-san est déjà une de ses patientes et qu'elle est douée pour tirer les vers du nez des gens.

Jodie était dubitative, mais James ne pouvait que donner raison à l'enfant.

- Même si le médecin est coopératif avec nous, rien ne dit qu'il acceptera de répondre à nos questions.

- Nous jouons sur une corde raide, et rien ne dit que le médecin continuera de croire longtemps qu'il bosse pour la police japonaise. On l'implique déjà énormément parce que c'est le directeur de l'hôpital qui nous l'a recommandé. On lui a demandé de garder un œil sur l'état de santé de la femme sans rien lui dire de plus. Si on se met à lui poser des questions, il en aura à nous poser et risque de faire capoter toute l'opération.

La femme ne put que soupirer. Le secret de cette opération tenait à très peu.

- Et Rouge-san va s'y prendre comment pour l'interroger ? demanda Jodie.

- Elle est hospitalisée en ce moment, je peux lui demander si elle a eu la visite du docteur et si c'est pas le cas, lui faire part de la situation.

Rouge avait clairement un instinct maternel très développé. Certainement parce qu'elle avait passé sa vie à chérir un enfant qu'elle n'avait pu connaître. Alors, lui dire qu'un adolescent naïf courrait à la mort en cherchant les Hommes en Noir, elle passerait au grill son médecin.

Déjà, Jodie rappelait l'hôpital pour dire au directeur qu'ils allaient procéder autrement et de ne pas avertir le médecin. Et en suivant, Conan appelait Rouge en haut parleur pour s'assurer que toute la voiture puisse entendre.

« Conan-kun ? Il y a un souci ? » demanda rapidement la voix de Rouge à l'appareil.

- Je suis si prévisible, Minaguchi-san ? se renseigna Conan.

« Il n'y a que deux raisons pour lesquelles tu peux m'appeler sur mon téléphone personnel et non le professionnel. Est-ce que je dois sortir de l'hôpital pour tirer les oreilles de quelqu'un ? »

- Non, pas pour l'instant, il est sage. Non, il s'agirait de savoir si votre médecin est déjà venu vous voir aujourd'hui ?

« ... non ? Il y a un souci avec lui ? »

- Il est la dernière personne à avoir vu Hondô Eisuke, et il a possiblement trouvé un des Hommes en Noir dans l'hôpital et pense que c'est un collègue de son défunt père.

« Nika donne-moi la patience… je t'attends ou je peux commencer sans toi ? »

Vu son ton de voix, elle avait pleinement conscience de la situation épineuse qui se présentait à eux et elle semblait très frustrée par celle-ci. Peut-être qu'elle devait être dans une phase du traitement qui la laissait coincée au lit, l'empêchant de retourner l'hôpital pour trouver Eisuke ou l'homme qu'il aurait aperçu sur place.

- On fait au plus vite, mais s'il arrive avant nous, je sais que vous ferez le nécessaire pour qu'on retrouve Eisuke.

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La scène était parfaite. Rien à y redire, personne ne pouvait se douter de quoi que ce soit. Conan était assis au chevet de Rouge, sans personne d'autre dans les environs. Il était un simple visiteur d'une femme alitée. S'il poussait, il pourrait presque se faire passer pour un parent. Pourquoi devrait-on le soupçonner quand il n'était qu'un enfant rendant visite à une malade. Il avait même une briquette de jus de fruit pour parfaire son costume.

Mais cela ne se passa pas comme prévu.

Rouge avait l'air clairement lessivé dans son lit d'hôpital, et pourtant, elle avait le culot de dire qu'elle allait mieux. Certes, il ne l'avait pas encore vu tousser du sang comme à l'accoutumée, mais il côtoyait son fils, donc, il savait qu'Ace tenait de quelque part sa tendance à cacher que quelque chose n'allait pas, donc, il restait méfiant.

- Shinichi…

Conan cessa de surveiller la porte pour regarder la fausse brune dans le lit qui tendit une main vers lui. Si elle avait utilisé son vrai nom, c'est qu'elle avait quelque chose de très sérieux à dire, alors, il lui offrit sa main, lui assurant qu'elle avait son attention.

- Crois-le ou non, mais ce que je vais te demander me coûte beaucoup. Mais je souhaite voir cette organisation réduite en cendre et la découverte du remède contre le poison qui vous a mis dans cet état. Et pour ça, il faut que ce que tu apprennes aujourd'hui ne sorte pas de cette pièce, d'accord ? Peux-tu me promettre de garder le silence ?

- Est-ce si important que ça ?

- L'Organisation a plus ou moins idée de contre qui elle joue. Mais en gardant même nos alliés dans l'ignorance, on garde en sécurité un atout majeur dans notre lutte. Un électron libre qui peut agir en toute liberté sans que quiconque ne puisse l'attribuer au hasard ou une coïncidence. Est-ce que tu vois où je veux en venir ?

- Vous parlez du médecin, n'est-ce pas ? Le FBI ne voulait pas plus l'impliquer dans cette affaire, mais il y est déjà jusqu'au cou, si je comprends bien ?

- C'est exact. Et moins de monde saura pour son implication, plus il sera efficace.

- Combien de personnes sont au courant ?

- Avec toi, ça fera trois. Mais surtout…

La poigne de Rouge se resserra sur la main de Conan.

- Surtout, il ne faut pas qu'Ace et le commandant Thatch apprennent cela. Tu me le promets ?

Conan avait beaucoup de mal à ne pas fondre devant le regard de cendre larmoyant et ces taches de rousseur. Et il n'arrivait pas décemment à formuler une opposition.

- C'est un des leurs ? Les Hommes en Noir ont ramené quelqu'un d'autre ?

- Oui pour la première, non pour la seconde. Kali-kun serait mieux placée pour y répondre.

Bon, si c'était un gars de la bande d'Ace et Thatch, il ne pouvait que se fier à Rouge et prier pour que l'individu ait un peu plus de sens commun que les deux autres. Mais il pouvait comprendre pourquoi parler du médecin serait problématique, pour le coup.

- Je me range à votre jugement, Rouge-san, donc, vous avez ma parole.

La femme eut un sourire de remerciement et referma les yeux dans son attente.

- Vous connaissez personnellement l'homme ? se renseigna Conan.

- Du tout. Je ne l'ai connu que par des informations datant de son adolescence. Quand il a vraiment commencé à se démarquer, soit j'attendais Ace, ce qui impliquait cacher une grossesse à une traque de la Marine, soit j'étais morte. Je ne l'ai connu que par Thatch-taîshou et un peu Kali-kun, réellement.

Par Thatch et Kali, mais pas par Ace ? Étrange.

- Quand on parle du loup…

On toqua à la porte juste à cet instant.

Conan se maudit. On lui apprenait le Haki, mais il n'arrivait pas à avoir le réflexe de garder celui de l'Observation actif en permanence. Ne serait-ce que pour ne plus être surpris, pourtant, il devrait le faire.

Et quand il s'y pencha, il manqua de tomber de sa chaise.

Il était habitué à l'aura d'Ace et Thatch, et donc, à leur puissance… quand il était en leur présence ! Et là, il était devant quelque chose d'équivalent et pourtant de différent.

La porte s'ouvrit sur le médecin et jamais, au grand jamais, Shinichi n'aurait cru qu'on puisse aussi bien associer l'adage "se méfier de l'eau qui dort" à quelqu'un.

Cet homme était grand, fin, relaxe, presque désinvolte. Des paupières tombantes disant soit qu'il s'ennuyait à mourir, soit qu'il dormait littéralement les yeux ouverts. En soi, il n'avait rien de menaçant à première vue, si on n'avait pas le Haki.

Puis venait les détails.

Un regard acéré digne d'un rapace. L'importante et vieille cicatrice de brûlure à l'arrière de la tête, quasi devenue invisible en dépit du temps, ne laissant qu'une touffe blonde sur le sommet du crâne allongé. Une posture parfaitement ancrée au sol pouvant permettre une défense, fuite ou attaque rapide et efficace. Et surtout, des mains montrant le maniement autant des cordes, de la plume et du bistouri, autant que l'épée ou le poignard.

Ce gars était dangereux.

- Et nous avons un petit détective au cerveau quasi-adulte derrière la porte numéro trois, yoi, lança à la cantonade le nouveau venu. Bonjour, enchanté.

Il avait sorti ça avec une nonchalance renversante, comme s'il s'attendait à trouver Conan ici.

Et pire que tout, il se tourna vers Rouge.

- On aurait pu le faire marcher, Portgas-san.

- Il est trop fin pour tomber dans le panneau et je ne trouve pas ça drôle.

- Je suis certain que le défunt Bruno aurait apprécié la plaisanterie.

- Pas assez connue pour dire si c'était son humour ou non.

Le blond se pencha vers Conan et avec deux doigts, lui referma manuellement la bouche.

- Même si je suis flatté de la réaction, il vaut mieux la garder quand je me montre sous mon meilleur profil, détective, yoi.

- Vous êtes…

- Premier Commandant Marco, dit le Phénix. Médecin de bord, navigateur et vice-capitaine… ou devrais-je plutôt capitaine, malheureusement.

C'était donc lui ! Le gars dont il avait tant entendu parler qui aurait réussi à garder en ligne Ace et Thatch par le passé ? D'un côté, son attitude semblait si laxiste, si je-m'en-foutiste. Mais de l'autre, s'il avait cumulé autant de postes, c'est qu'il devait avoir de l'autorité et un caractère assez ferme pour se faire entendre et respecter.

- Enchanté. J'ai entendu parler de vous, répondit Conan.

Il avait la réponse de pourquoi Ace n'avait pas parlé de cet homme à sa mère. Ils commençaient tout juste à construire une relation parent-enfant alors qu'il était déjà un adulte. Parler de sa vie sentimentale devait certainement être le pas de trop pour l'instant.

- Si ce n'est pas une simple visite de courtoisie, de quoi est-il question, yoi ? demanda Marco.

Il adressa un regard à Rouge qui se contenta de se redresser suffisamment pour que le blond puisse faire son travail. Celui-ci tira d'une poche de sa blouse un stéthoscope et l'apposa au dos de la femme.

- Je suis apte à faire plusieurs choses à la fois, donc, je vous en prie, éclairez donc ma lanterne.

- Vous êtes le médecin de Mizunachi Rena, si je ne me trompe pas, demanda Conan..

- Hmhm. Avec votre autorisation, Portgas-san.

- Vous l'avez, confirma la femme.

Marco eu un geste du doigt à l'attention de Conan pour lui faire comprendre de se retourner, chose que fit Conan immédiatement en pivotant sur sa chaise.

- Est-ce que vous auriez souvenir d'un lycéen lui ressemblant, posant des questions à son sujet ? enchaîna le détective en percevant Marco passer le stéthoscope sur la poitrine de la femme.

- Exact.

- Il a disparu depuis ce jour-là. Il aurait aperçu un possible collègue de son père… sauf qu'il s'agit d'un membre de l'Organisation. Le père de Eisuke était un espion infiltré dans l'organisation.

- Le garçon est encore dans l'hôpital, si c'est ta question.

Conan se fit mal aux cervicales en se retournant d'un bond vers le blond qui s'éloignait justement de Rouge qui arrangeait sa tenue d'hôpital.

- Je suis un maître du Haki et j'ai tout intérêt à percevoir la présence d'intrus dans les environs de l'appât. Donc, qu'il se croit discret ou non, je sais qu'il est encore là.

Il fit quelques notes sur son la fiche de soin de sa patiente.

- Je suis un homme très patient. Et j'ai un talent inimitable pour repérer les personnes qui font des conneries et qui pensent être discrètes… après, j'ai envie de dire que le fils a plus de talent de discrétion que le père.

Cela fit pouffer de rire Rouge qui comprit de quoi il était question.

- Le fait est que donc, ce jeune homme cherche toujours sa sœur, mais il ne la trouvera pas comme ça. Ou peut-être que si. Parfois, pour résoudre les affaires de familles, il est recommandé d'enfermer les concernés dans la même pièce, en tête-à-tête, yoi.

Conan fixait le blond avec des yeux ronds comme des soucoupes. Il avait l'impression d'avoir de la glace dans les veines avec la peur qui venait de le saisir. Eisuke était un con qui tournait un peu trop autour de Ran, mais de là à le mettre dans la même pièce que l'assassin de son père, c'était une limite à ne pas franchir !

- Cette femme se fait passer pour sa sœur et a tué son père ! Il va mourir s'il la trouve !

Le blond se contenta de lever un sourcil de perplexité.

- Elle a dû faire de la chirurgie pour…

- Non.

- Comment ça, non ?

- Je pratique la médecin depuis plus de vingt-cinq ans et j'ai des yeux assez acérés pour percevoir des signes pouvant trahir l'usage de chirurgie esthétique chez un patient ou non. C'est son visage naturel et c'est très clairement sa sœur. Si elle veut rajouter un fratricide à son parricide, là, c'est une autre histoire.

- Le souci, mon commandant, est que nous avons une preuve qu'il est question de deux personnes différentes avec un don de sang, informa Rouge. La sœur du jeune Hondô lui a donné du sang quand il était enfant et c'est un O. Vous êtes le médecin de cette femme, donc, vous savez qu'elle est AB.

Le médecin haussa des épaules, pas plus déphasé.

- Même si c'est rare, il peut arriver que le groupe sanguin change. Notamment avec une transplantation de moelle osseuse ou de cellule-souche de cordon ombilical. Du moment que c'est compatible, le groupe n'a pas d'importance, yoi. Et par conséquent, une nouvelle source de globule rouge est introduite chez le patient et qui entraîne progressivement le remplacement des anciennes et donc, le changement.

- Leucémie… comprit Conan. Hondô a une cicatrice de transplantation sur la poitrine !

- Bravo, tu sais faire des additions.

Si un regard pouvait tuer, celui du détective miniature aurait tué le blond extrêmement amusé.

- Autre chose de très amusant… Mizunachi-san est réveillée.

- Mais le FBI m'a dit le contraire !

- Un médecin lambda serait tombé pour sa petite comédie, mais je n'ai pas le même cadre de référence pour me faire avoir, yoi. Et comme j'ai pas l'intention de me dévoiler… sans compter que si mon appât n'a pas conscience qu'il y a un autre pêcheur qui la surveille, j'ai plus de chance de passer inaperçu et de me glisser dans l'ombre pour suivre la trace jusqu'au salaud qui s'en ait pris aux miens.

Mais ce gars jouait à quoi, en fait ?

- Qu'il la trouve. Il ne lui arrivera rien au jeune… et ça aidera le FBI. En attendant, voici un petit cadeau pour toi… l'individu qui fouine dans le coin à la recherche de Mizunachi, il s'est fait hospitaliser en fin d'année. Il porte les nouvelles sandales vendues par la boutique de l'hosto, depuis le dix-huit décembre.

- Mais… vous jouez à quoi ?

Marco porta une main à sa poitrine avec un air si innocent qu'on ne pouvait que le croire.

- Je suis le docteur O'hara. Traumatologue, médecin urgentiste, pneumologue, chirurgien… et bien d'autres spécialisations médicales, yoi. J'ai prêté serment de sauver des vies. Chacun sa méthode, tu as la tienne, j'ai la mienne. Et j'ai une patiente, yoi.

C'était en lettre gigantesque devant Conan. La conversation se finissait là, maintenant. Mais il ne laisserait pas s'en tirer comme ça. Il aurait des réponses. Des explications.