Et oui, un second chapitre posté en peu de temps.
One piece appartient à notre maitre Oda et les Ocs sont de ma création ou celle de Zia.
Je rappelle que cette histoire est écrite conjointement avec celle de Ziamela : C'était Ace pour le Sekei. Il faut absolument que vous la lisiez.
Bonne lecture et laisser une petite review.
Chapitre 30
La fête avait presque été aussi animée qu'une rêve partie d'une des iles boites de nuit de Grand Line. La décision de justice avait été la meilleure décision du gouvernement depuis des années aux yeux de Carmen. Rouge avait appelé en cours de soirée pour les félicités. Par contre, il y avait eu un premier appel de la part de Barbe Blanche qui les félicitait. Puis, demanda à Carmen de ne pas prêter attention aux prochaines gamineries des oncles et tantes. Bien que Cassandre la félicitât de son côté et que si le petit copain était arrogant ou lui brisait le cœur, la tatie viendrait faire un traitement invasif et définitif à coup de scalpel.
Qui lui avait dit, déjà, que la moindre personne avec qui elle sortirait verrait sa vie réduire drastiquement avec sa famille ?
Ce qui fit que lorsque la première personne qui appela pour gueuler comme une mère poule, le "poulet enflammé" du navire se chargea de faire sonner les cloches en disant avoir déjà rencontré le dit copain. Carmen ricana, regardant le denden tenter de disparaitre dans sa coquille alors que Marco rhabillait pour l'hiver et le printemps l'interlocuteur. Thatch avait aussi appeler pour à moitié pleurer qu'il aurait voulu qu'elle le prévienne. Il voulait faire l'oncle protecteur. Pour une fois, ce n'était pas Thatch le pire. Il avait dû apprendre du premier coup de fil. Miracle.
La fête fut telle qu'elles ne surent pas vraiment comment elles avaient réussi à atteindre le nid. Par contre, entendre les frappes contre la porte comme si un dingue s'y trouvait, oui. Carmen jura en redressant la tête et repoussant doucement Kali qui l'utilisait comme coussin chauffant. Elle nota que Marco n'était pas là. Pourtant, le phénix n'avait pas été lâché par Ann, le soir d'avant. Ah oui. Il avait dit qu'il devait rentrer au plus tôt sur le Moby Dick.
Carmen serra son crâne, alors que les coups recommencèrent contre la porte. Elle n'était pas la seule à se réveiller puisque Ann aussi s'était levée. La journaliste trouva le bout de papier sur la table de la part du phénix.
- Je peux tuer quelqu'un, tu penses ? Marmonna Marina en regardant Kali puis la porte à nouveau.
- Si tu veux avoir des soucis, vas-y. Mais tu seras punie.
- Mehh. Ann, Kali est méchante avec moi.
Carmen termina de tirer le jean pour marcher jusqu'à la porte, la main à la dague qu'elle avait à présent accrocher à la ceinture. Elle ouvrit la porte et vit juste le poing qui allait à nouveau agresser le bois trop proche de son nez.
La médecin recula nette par réflexe.
- Gahahahaha ! Voilà ce qui s'appelle avoir des réflexes.
- … vice-amiral Garp. Je vais vous demander de virer de mon bateau et revenir plus tard. Il y a des gens qui essayent de dormir !
Le marine les regarda en clignant des yeux avec son air un peu d'ahuri.
- Il est midi.
- Oh, désolée mais on a fait la fête, vieil homme, grommela Ann. Donc, oui, tu nous réveilles. ¿ Qué quieres ?
Garp ouvrit la bouche avant de rire puis se tourner vers Carmen.
- J'ai reçu un message de Senny ce matin. Il veut que Aarch puisse reposer en paix chez lui au plus tôt. Il ne veut pas avoir des soucis avec les journaux qui se lâchent depuis le procès. Donc, Carmen, tu es invitée à te rendre au plus tôt à Marineford pour récupérer les restes de ton père et avoir une cérémonie d'adieu pour un héros de la marine tombé au combat. Il est aussi question pour voir les versements qui doivent être fait en dédommagement. J'ai pas les chiffres, mais ça compte autant les années qui auraient dû être versé, le dédommagement des préjudices ainsi que les compensations pour les attaques.
Carmen hocha la tête, terminant de se servir un verre d'eau et un cachet pour la migraine. Elle revint à Garp qui souriait un peu trop.
- Vous voulez que l'on aille à Marineford... Après Enies Lobby, Marineford.
Mais d'un côté, si ça voulait dire qu'elle allait récupérer les restes de son père, elle pourrait y aller. Mais, une autre personne passa à son esprit. Sa mère reposait dans un cimetière d'une ile sur laquelle elle n'avait plus posé les pieds depuis longtemps. Ses parents devaient se retrouver et certainement reposer à l'ile des tempêtes avec les autres Rhyddid.
- Du moment que l'on n'a pas à se rendre à Impel Down, pointa Ann. Par contre, je suis pas certaine que ton pote Senny.
Le denden d'Ann se mit à sonner sur son coin du meuble de la cuisine.
- Certainement le boss, il a dit qu'il voulait savoir si j'avais une idée de ce sur quoi je voulais bosser à présent que le dossier Rhyddid était bouclé, supposa-t-elle.
Elle contourna la table de la cuisine pour rejoindre son denden qu'elle décrocha.
- Ace j'écoute ?
- « Il descend. »
La voix était basse, presque chuchoter, mais elle résonna comme un glas dans la cuisine du Calypso. Ce n'était pas une voix que Carmen et les autres connaissaient. Mais Ann la reconnaissait au vu de son expression. On venait d'annoncer un mort, presque.
- « Je répète, il descend. »
- Bien comprit. Je fais le nécessaire.
Et d'une main tremblante, elle raccrocha.
- Carmen… je sais que tu tiens au Calypso, et que tu es pressée de récupérer la dépouille de ton père… mais tu sais ce que je pense. Les vivants passent avant les morts et là… souffla d'une voix blanche Ann.
- Ann. Poses pas de question idiote. Où as-tu besoin d'aller ? Mon père a attendu Quinze ans. Il peut attendre encore un peu et moi aussi.
Garp ouvrit la bouche pour faire un commentaire mais Marina décida de le faire à sa place.
- On lève l'ancre quand ?
- On est bon pour les réserves ? On doit retourner en South Blue. Ton fils va à Baterilla, Garp.
Ann fulminait de rage et ce n'était qu'un début. Iro avait une couleur rouge sang à présent.
- On avait fait des réserves. On peut atteindre South Blue avec ce que l'on a. Mais, s'il faut repartir directement ensuite, il faut que l'on charge le navire dès l'arrivée, indiqua Carmen.
Rouge lui avait parlé des soucis familiaux des Monkey D. D'un côté, être élevé par le chef des révolutionnaires aurait mis une cible sur la tête de Luffy. Mais Dragon n'avait aucune excuse pour ne pas être passer voir une seule fois son descendant. Alors, s'il voulait le voir maintenant, c'était qu'il y avait une question d'intérêt, ou qu'il est sorti les yeux de son cul. Mais comme ce genre de chose n'arrive pas sans que quelqu'un ne frappe physiquement le D pour lui dire qu'il merdait, Dragon descendait à cause d'un intérêt.
Garp leva la main.
- Ann, tu te souviens quand même que Dragon est le père de Luffy, non ?
- Alors pourquoi il se manifeste maintenant ?! Luffy a passé la moitié de sa vie, quasiment, en tant que Portgas, et pas une seule fois, il a décidé de se bouger le cul pour prendre de ses nouvelles ! C'est maman qui lui a littéralement apprit qu'il avait un père et de qui il s'agissait ! Alors, s'il croit que revenir après bientôt quatorze ans, comme ça, la bouche en cœur, dans la vie de son fils, ça va bien se passer, il se fout le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
- Et tu comptes faire comment pour rejoindre le South Blue plus vite que lui ?
- J'ai la Vivre Card de Pedro. Le Calypso peut passer par la Calm Belt. T'as autre chose à dire ou faire avant qu'on ne te mette dehors avec un pied au cul !
Marina secoua la tête en commençant à mettre autre chose qu'une veste orange de la galley-la sur le dos. Aller savoir où elle l'avait trouvé ou a qui elle appartenait. Elle se tourna vers les autres.
- Je suis montée sur le navire qui a le plus gros taux de Twist de l'histoire. La prochaine fois, ce sera quoi au pays du Drama ? Maladie ? Amour perdue ? Naissance ? Trahison ? Vous me donnez encore plus de matière pour écrire, vous savez ?
Carmen secoua la tête. Cependant, Kali se mit à rire de son côté. C'était un peu étrange de la voir rire pour rien.
Ann ignora un instant pour revenir à leur discussion primaire.
- Garp, tu sais où est la porte, ou je dois vraiment perdre du temps à te la montrer ? se renseigna Ann.
- Tu veux faire le voyage avec nous, Carmen ? proposa Garp en regardant la demoiselle.
- De quoi ?
La médecin regarda avec de grands yeux le marine, cherchant à savoir si il n'avait pas fumé un truc. Ou frapper la tête contre un mur. Garp continua, et cela avec sérieux.
- Si elles empruntent ton navire pour descendre. Tu peux demander à la marine de te transporter à Marineford, ce qui évite à ma petite fille de s'y rendre. Et tu pourras récupérer ton père. Puis, on te reposé où tu veux.
- … Vous avez frappé votre tête ou quelqu'un vous a soufflé l'idée ?
- Oy !
Elle tourna son regard vers les autres. C'était la décision de toutes là. Ann prit la parole, déterminée.
- C'est toi qui vois, Carmen. On sait que tu tiens à ce navire, donc, on en prendra soin. On sait aussi que ça fait longtemps que tu attends et qu'il est peut-être temps de finir ce chapitre. Mais là, il est question de mon tout petit-frère. Je peux pas me permettre d'attendre. Sab' a pris un risque énorme pour m'avertir, et tout ça va servir à rien si j'arrive trop tard.
- On en prendra soin, assura Kali en resserrant les bords de son cardigan laineux sur elle.
L'ancienne poussa un soupir. Kali pouvait faire passer la Calm Belt à présent, avec le contrôle de son fruit. Et puis, elle n'aurait peut-être pas l'occasion d'aller à Marineford. Sans oublier qu'elle devait aussi récupérer les restes de sa mère. Elle arpenta la cuisine un instant avant de pincer son nez.
- Je dois aussi récupérer les restes de ma mère en East Blue. Garp, vous pouvez m'emmenez ensuite là-bas ?
- Je pense que c'est faisable.
Elle se tourna vers les autres.
- J'embarque mon Denden, je vous laisse le Calypso. Il vous emmènera rapidement là-bas. De mon côté, je termine mes affaires et je vous attends à Loguetown, ça vous va ?
- On est ok. On sera là-bas, assura Ann. Je te laisse faire ton sac, ça nous permettra de nous habiller et de nous préparer à lever l'ancre.
Pendant que marina fila sous la douche, Carmen alla récupérer un sac et mit ses affaires dedans. Elle tira des vêtements et les enfila par la suite pour suivre le vice-amiral. Le denden termina dans la poche de la veste et la faux reprit sa place.
Elle salua les autres avant de suivre le marine jusqu'à son navire.
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Carmen regarda Marineford et retint de grincer des dents à plusieurs marines qu'elle croisa en suivant Garp. Ce dernier riait en tapant dans le dos de Sengoku qui les avait accueillis à leur arrivés.
Mais, lorsqu'elle arriva dans le cimetière, dans les jardins, à l'arrière, elle regarda les stèles remplis de noms. Des gens qui étaient morts pour un idéal. Et le monde était pourri par les Tenryuubito et les membres du gouvernement mondiale.
- Miss Rhyddid, nous arrivons.
Elle se tourna et serra le poing, voyant alors une tombe sans nom. Elle ferma les yeux alors que Sengoku prit une longue respiration avant de se tourner vers trois soldats qui tenaient des pelles dans leur main.
- Nous pouvons commencer, miss ?
- S'il vous plait.
Elle regarda le cercueil de bois qui avait été préparé à côté. Les trois marines creusèrent le sol pour atteindre un cercueil en bien mauvais état. Elle espérait que ses camarades soient en bonne voie. Pour sa part, la marine n'avait eu qu'à rejoindre Enies Lobby pour emprunter la porte de la justice et arriver à Marineford.
Le cercueil fut exhumé du fond de la tombe et l'on ouvrit celui-ci. Elle serra les dents, voyant alors les mêmes vêtements que cette nuit-là. Une main se posa sur son épaule et elle tourna la tête pour dire au propriétaire de la retirer. Seulement, c'était J'rem, le frère de Kali. Sengoku se tourna vers le vice-amiral.
- Vice-amiral.
- Mhm.
L'elfe approcha du corps, récupérant alors les os pour les poser dans le nouveau cercueil. Elle nota une veste de la marine qui avait été mise en fond. Il transvasa avec précaution chaque morceau. Néanmoins, il s'arrêta au crâne et eut un ricanement désabusé.
- Ce qui est malheureux, c'est que l'on voit aujourd'hui la vérité. La drogue lui a attaqué littéralement le cerveau.
L'os du crane était friable entre les doigts du soldat, comme plus abimé que le reste. Ça expliquait tellement pourquoi son père ne se souvenait pas, dans sa mort, ce qu'il lui était arrivé. Le crane rejoignit le reste des ossements et le cercueil fut fermé. Plusieurs officiers de la marine se mirent de chaque côté de celui-ci. Et elle reconnut Jonathan parmi eux, montant sur son épaule le cercueil.
La cloche sonna au loin. La cloche qui sonnait pour les héros morts. Elle suivit son père, serrant entre ses doigts les fleurs blanches. Elle avait pu trouver des Glaïeuls à la base. Puis, elle se retrouva à voir les marines se mettre au garde à vous au passage de la bière mortuaire alors qu'il était emmené à un four crématoire.
Elle écouta à moitié les discours avant de poser une plume sur le cercueil avec les fleurs, juste avant que l'on incinère les restes. Elle l'avait demandé. Les Rhyddid sont incinérés lorsqu'ils sont morts.
Puis, on lui donna l'urne lorsque le corps ne fut plus que cendre. Elle regarda l'objet entre ses mains, posant alors la tête contre.
- Je te ramène à la maison, tad.
Elle repartit, se faisant saluer par des marines qui présentèrent leur condoléances, et leur excuses. Néanmoins, une personne se mit dans son chemin et elle regarda celui-ci sans baisser les yeux.
- Miss Rhyddid.
- Amiral Akainu.
Il la regarda sombrement, avant de se retourner. Il n'allait pas présenter ses excuses. Ni, non plus, arrêter de penser qu'elle était comme son père. Un membre de la justice « douce ». Si seulement elle savait.
Garp l'appela ensuite, proposant de repartir le lendemain pour East Blue. Elle accepta. Surtout parce qu'elle n'avait pas le choix.
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Il fallut deux semaines, pour le navire de Garp, pour rejoindre East Blue. Puis, elle récupérerait l'urne dans la tombe appartenant à sa mère dès que les filles la rejoindraient avec Luffy. Donc, la voilà, arrivée à Loguetown, devant attendre plusieurs jours ou semaines pour le retour de ses amies avec Luffy. Premièrement
Donc, elle devait trouver un coin pour dormir, réellement. Elle tourna la tête vers le haut de la ville avec un petit sourire. Elle allait faire une surprise à quelqu'un.
La médecin monta alors jusqu'à la base de la marine et se dirigea à l'entrée. Elle racla sa gorge, faisant tourner le soldat dans sa direction. Ce dernier releva la tête à moitié.
- Que pouvons- nous faire pour vous… ?
L'homme termina de la fixer et cligna des yeux plusieurs fois. Il se mit à sourire.
- Pour une aussi belle demoiselle ? Je suis à votre entière disposition.
Haki présent signalant avec dégout le problème. Elle pinça son nez, désespéré. C'est la dernière fois qu'elle porte une jupe en avec la chemise ouverte.
- Je viens rencontrer quelqu'un de la base.
- Oh. Je peux être votre guide.
- Mon copain, coupa-t-elle.
Elle sentit l'agacement de l'homme à ce qu'elle venait de dire. Et après, on se demandait pourquoi Marco et les autres avaient développé leur côté protecteur. Si elle croisait à chaque fois des gens pareils, elle n'était pas rendue. Seulement, elle sentit une présence familière et particulièrement remontée puisque l'homme de l'accueil avait tenté de lui attraper la main. Carmen avait retiré celle-ci et regardait sombrement l'homme par dessous son tricorne.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?
Le soldat se mit au garde à vous prestement à la voix volcanique de son officier supérieur. Carmen lécha le bout de ses lèvres, à cet instant. Il avait un côté très attirant lorsqu'il était en colère, Smoker. Le soldat la présenta alors.
- Cette jeune femme veut rencontrer une personne de la base et …
- Bonjour Smoker. Je t'ai manqué ?
- Toi, bureau, maintenant, dit-il en pointant une direction. Et, Soldat ? Vous allez me faire trois tours de terrain en courant, IMMEDIATEMENT !
Elle regarda partir, en glapissant de terreur, le soldat et elle revint vers le colonel qui termina d'allumer ses cigares. Elle tourna des talons et rentra dans le bureau. Après quelque pas, elle entendit la porte se fermer et se retourna, s'appuyant contre le bois avec un sourire en coin. Smoker posa les mains de chaque côté d'elle, la bloquant alors. Enfin, autant qu'on puisse bloquer une logia.
- Carmen. Aimes-tu à ce point me rendre fou ?
- Embrasse-moi, idiot.
Et il ne se fit pas attendre pour s'emparer des lèvres de la médecin. Celle-ci passa ses bras derrière la tête du marine, mordant sans honte le bord des lèvres alors que la langue glissa contre ses lèvres. Elle gémit, sentant alors les doigts glisser dessous la chemise.
- Ce n'est pas la même chose que de devoir se contenter du denden, murmura-t-elle entre plusieurs baiser. J'ai, possiblement, besoin de loger pour les prochains jours.
- Mon appart est libre.
Ils continuèrent tranquillement jusqu'à ce que quelqu'un frappa à la porte, demandant le colonel. Elle soupira, détachant ses jambes d'autour de la taille du soldat. Les deux reprirent contenance, même si Carmen sentait juste une envie de continuer.
Il sortit une paire de clef et pointa une direction.
- Tu trouveras facilement dans la base. On se retrouve là-bas plus tard ?
- Ça marche.
Elle profita de la douche froide dès qu'elle rentra dans l'appartement. Il fallut attendre deux heures pour que Smoker arrive et qu'ils puissent vraiment profiter d'un tête à tête. Ils passèrent deux bonnes heures à détruire les ressorts du lit avant de se décider de descendre tranquillement en ville, manger à un restaurant et boire un verre.
Leur discussion était simple et ça c'était ce qu'il leur suffisait.
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Carmen s'étira, terminant d'essuyer ses cheveux et ricanant, sentant contre la peau de son cou, la paire de lèvres. Elle se tourna vers le propriétaire de celle-ci avec un sourire. Surtout que les mains se glissait contre sa peau, glissant le long des tatouages qu'elle avait.
- Arrête. Je pense que toi comme moi avons du travail. Et puis, si ta seconde débarquait ?
- Hm ? non. Et puis ça fait trois semaines et personne n'a compris. Je commence à me dire que suis le seul qui a des yeux ici.
- Tashigi m'a pourtant vu en ville, plusieurs fois. Aller.
Elle donna un petit coup contre la hanche nu et sortit de la salle de bain pour récupérer ses vêtements dans la chambre. Derrière elle, Smoker attrapait une serviette pour la mettre autour de la taille.
Carmen sentit, alors qu'elle posa la serviette sur la chaise, quelque chose approcher rapidement. Elle tourna la tête vers la porte et eut un rire lorsque celle-ci s'ouvrit violemment.
- Colonel ! Nous avons… OH MON DIEU ! PARDON !
Tashigi tenta de se retourner et se prit la porte, perdant alors ses lunettes. Les deux fixèrent la femme qui s'écrasa au sol, cherchant par la suite ses lunettes. La D. termina de remettre la serviette et prendre les vêtements alors que Smoker grognait en pinçant son nez.
- Et frapper, Tashigi ?
- Je crois que vous avez un problème, ricana Carmen. Est-ce une passagère clandestine dans la base ?
Elle dit cela en tapotant le bord de sa joue. Smoker lui offrit un sourire en coin avant de la pousser en premier dans la salle de bain. Elle se changea rapidement avec son jean et sa chemise. Elle passa sa veste, revenant à Tashigi qui était rouge, assise sur la chaise, laissant alors son officier aller mettre autre chose qu'une serviette sur le dos. Carmen déposa un baiser contre la joue alors qu'il s'enfermait dans la salle de bain.
Le silence était assez amusant alors que la médecin termina de servir une tasse de café, un thé, et une tisane apaisante pour la pauvre sergente.
- C'est si choquant que ça ?
- … Je voyais pas Smoker avoir … enfin… bref…
- Une petite amie ? Il est agréable à regarder. Et il est droit dans ses bottes. Et deux trois autres petites qualités que j'aime chez un compagnon. Et sinon, vous sembliez avoir quelque chose d'urgent à dire…
- Oh, oui. On a des pirates qui causent des soucis au port et…
Smoker sortit à cet instant, enfilant sa veste et ses gants.
- Allons-y, Tashigi. Carmen ?
- J'ai des courses à faire et un coup de fil à passer.
La médecin tressa ses cheveux avant d'ouvrir la fenêtre et sauter. Tashigi hurla que c'était dangereux alors que Smoker suivait le même chemin, volant à côté de la logia. Elle le salua lorsqu'elle se posa dans les rues avant de redescendre vers un des magasins de vêtements. Elle n'avait pas pris beaucoup pour le voyage.
Son navire lui manquait à cet instant. Et le nid. Bien que le « nid » dans l'appartement de Smoker fût un rêve. Il faut dire que le lit n'avait pas survécu. Les coussins et le matelas, un peu plus.
Néanmoins, la médecin sentit des présences sur l'ile. Elle tourna la tête vers le port et eut un sourire en coin. Elle paya ce qu'elle avait choisi et prit la route du port, jouant avec la ceinture en chaine tranquillement.
Elle regarda l'air assez agacé de Smoker, regardant le tas de pirates au sol et un adolescent qui se prenait pour un taureau, à cet instant. Luffy. À peine arrivé, déjà à faire des conneries. Et puisque Ace venait de voir Smoker, elle attrapa son frère et le jeta à Kali. Celle-ci l'enferma dans la cabine du calypso.
Carmen termina de se glisser dans la foule, se rapprochant pour voir Ann un peu crispée en regardant Smoker. Les pirates étaient au sol, gémissant de douleur.
- ¡Buenas ! salua la journaliste avec un sourire crispé. Rien, un stupide singe intenable. ¡Calla Luffy !
La réponse de l'adolescent dans le navire fut incompréhensible mais Ann s'inclina profondément.
- Je tiens à te présenter mes excuses pour le désordre occasionner.
Smoker se pinça le nez. Et ça pouvait un peu se comprendre. Carmen eut envie de rire.
- À chaque fois qu'on se voit, j'ai la migraine.
- Heureusement qu'on n'est pas ensemble, imagine ta consommation de doliprane. Oh ! Carmen ! Salut ! Ta-da !
Ann présenta alors assez comiquement le navire qui avait été clairement lavé pour être aussi étincelant. Néanmoins, Smoker rougit un peu au commentaire sur sortir ensemble et la regarda du coin de l'œil. Elle donna un rapide signe qu'elle savait déjà.
- Il a pas une rayure ! Et comme tu l'as vu, on est arrivé à temps !
- Je vois ça. Je suis arrivée, il y a deux ou trois semaines. Bonjour les filles. Comment vous allez ?
- Ava. À part que je fais une note à vie de ne jamais donner de café à ce gamin. Le monde n'y survivra pas, salua Marina.
Kali s'accrocha à Carmen et marmonna qu'il était nécessaire qu'un adulte calme le plus jeune avant qu'elle ne le morde. Carmen rit, serrant l'elfe contre elle affectueusement.
- Quoi de beau en East Blue ? Rien de nouveau sur ce… Arlong ?
Carmen regarda alors Ace montrer son pouce, faisant apparaitre une petite flamme. Smoker utilisa celle-ci pour allumer ses cigares. Puis, il lui répondit après avoir pris une bouffée de tabac.
- Rien de nouveau. Doke no Buggy qui fait toujours le con, mais les gros bonnets disent de laisser faire, il garde en ligne les autres petites frappes. Pour Arlong, je me suis fait envoyer chier proprement par Kizaru. Il y a quelque chose dans cette affaire. 'sais pas comment t'as eu ce nom, mais t'as mis ton pied encore une fois sur un truc qui pue.
C'était du Ann toute crachée. Elle serait capable de trouver une conspiration dans les méandres des petits quartiers de East Blue. Smoker ordonna qu'on arrête les pirates encore gémissant au sol. La médecin se tourna vers ce dernier.
- Je vais récupérer mes affaires. On a encore deux trois choses à faire, semblerait-il.
Smoker aurait presque fait la moue, presque. Il tourna la tête en regardant son soldat qui attendait les ordres.
- Vérifiez qu'il n'y en ait aucun qui manque. Vous pensez partir quand, demanda-t-il aux autres.
- Cela dépend plus de Carmen, à ce stade, lui dit Marina sur le pont. On doit aller chercher la dépouille de sa mère et après…
- Après je vais aller au fond de cette affaire avec Arlong, sauf si les filles ont un souci avec ça.
Ann leur adressa un regard, demandant si elles avaient un souci avec. Marina donna un sourire jusqu'aux oreilles. C'était clairement un non. De son coté, Kali se contenta d'hausser les épaules. Carmen croisa les bras avec son sourire mutin.
- Si tu penses partir sans moi, tu rêves.
La médecin se tourna ensuite vers Smoker qui fumait, comprenant qu'il ne pourrait pas lui demander de rester plus longtemps. Ils savaient tous les deux qu'elle aimait cette liberté. Mais, comme on dit, on rentre toujours là où le cœur réside. Surtout qu'ils se parlaient depuis des mois par denden avant de passer à l'étape suivante. Leur relation n'en était que plus solide.
- Je vais récupérer mes affaires. On s'appelle plus tard.
- Mhm. Essayez de ne pas déclencher une guerre, c'est tout.
- Pas de promesse, ricana la Logia en regardant Ann. On a déjà retourné la marine. Bon. J'en ai pas pour longtemps. Vous m'attendez ? Comme ça, on pourra partir avec la marée. Sauf si vous voulez rester un peu plus longtemps ?
- Je vais juste déposer une fleur et je suis prête à partir, assura Ann. Mais tu veux vraiment que je lâche le fauve sur Loguetown ? Non, King, je parle pas de toi.
Le félin venait de sauter du pont pour atterrir sur le quai. La mention de lâcher un fauve sur la ville fut pris pour la grosse peluche qui venait de s'appuyer contre le bas-ventre de Ann avec l'air suppliant. Mais, voyant que ce n'était pas lui dont on parlait, il repartit, l'âme en peine. Néanmoins, Carmen avait déjà Iro à ses pieds, exigeant des caresses de sa part. King vint alors rejoindre la panthère pour se frotter contre les jambes de Carmen, un peu surprise par la réaction. Certes, ils se connaissaient mais il préférait largement être la peluche de sieste au pied d'un olivier que le câlineur.
- C'est quoi le souci de ce truc ? marmonna Smoker.
- Pas la moindre foutue idée. King… King réfléchi en dehors des cases, donc, j'ai renoncé depuis des années, soupira Ann. Bon, on t'attend, Carmen, sinon, on va se retrouver avec une île qui marche sur la tête.
- S'il fait des merdes ici, je l'attache en figure de proue, répondit la médecin avec un sourire. Et je pense que tu as déjà fait cette menace. Bon, je reviens.
Elle se tourna et décolla, sautant dans les airs souplement pour voler, comme surfant dans les courant aérien invisible. La logia se retrouva à la base et rentra dans l'appartement de son, désormais, petit copain et refit son sac en récupérant l'ensemble des affaires. Puis, elle se tourna vers le meuble où elle avait posé les cendres de son père. Smoker avait récupéré une bougie pour qu'elle puisse prier devant. Elle mit l'ensemble dans son sac et repartit par la fenêtre. Elle trouva Smoker qui remontait vers la base seul.
Elle se laissa tomber devant lui. Il leva son bras et elle s'appuya contre l'épaule, écoutant alors doucement le cœur contre son oreille. Une paire de lèvre se posa contre ses cheveux.
- J'ai pas besoin de te dire d'être prudente. Ça sert à rien. Et puis, je plains les idiots qui se mettront dans votre chemin.
- Merci. On s'appelle ce soir ?
Elle embrassa doucement le marine qui répondit avant de la laisser partir avec difficulté. Elle arriva au trimaran, trouvant Strike qui aboyait en la voyant. Le chien vint docilement contre elle pour recevoir à son tour les papouilles souhaitées.
- Je suis là.
- Je peux te confier la surveillance du singe le temps que je fasse mon petit tour à l'échafaud ? Se renseigna Ann en mettant le nez dehors. Avec toute la précipitation, j'ai pas eu l'occasion de me rendre sur la tombe de mon vieux.
- Pas de problème, le temps de poser mes affaires et je le surveille.
- Il doit finir son chapitre sur les expéditions de Bliss. Il sait les choses, mais il a un trouble de l'attention, donc… tu te doutes de ce qu'il faut faire. Bon courage, ça te fera une expérience pour le jour où Kemuri décidera de te faire un gosse !
Ann déguerpit rapidement en ricanant. La médecin secoua la tête et se tourna vers Marina qui était aussi présente à côté.
- Je devrais lui dire que j'ai déjà l'expérience avec des gosses adultes qui pourraient rivaliser avec un D. Elle est logée à la même enseigne. Voir même plus.
La nièce du chien rouge hocha la tête en riant alors que Luffy voulut profiter que Carmen ne le regarde pas, pour sortir. Cependant, la main invisible de la logia le bloqua juste devant la porte, le ramenant à la table.
- J'ai géré, avec d'autres, certes, un équipage de plus de mille six cents personnes. Rêves.
Le jeune croisa les bras en boudant alors que la médecin s'assit à la table avec la tasse de thé, Strike se collant contre elle en demandant plus de caresse. Et on comprenait l'expression : trouble de l'attention. Le garçon bougeait ou tournait la tête assez souvent. Pourtant, Carmen lui colla plusieurs détails sur la période qu'il étudiait qui donna au garçon des étoiles en parlant d'histoire d'aventure.
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Carmen regarda l'ile au loin alors que le soir tombait. Une demi-journée pour atteindre l'ile où elle avait grandi. Là où sa mère reposait seule depuis des années. L'urne de son père était à présent dans la cache où se trouvait déjà le fruit du démon du Griffon.
La vieille crique apparut non loin, lui rappelant un peu le soir de sa fuite. Marco l'avait v trouvé là, à l'époque, cachée dans une des grottes, juste à temps.
- On va pouvoir accoster là-bas. Puis, le cimetière est plus haut. Mon … mon ancienne maison était celle qui se trouve sur le bord, là-bas.
Elle pointa le toit à peine visible, derrière des arbres, sur un des pans de la colline. Plus loin, il y avait une ville. Elle n'avait pas de souvenirs vraiment intéressant de celle-ci. À part, éventuellement, l'ancienne qui la gardait pendant que son père était en mission. Elle se demandait ce qu'elle était devenue, depuis le temps. Elle l'appelait comment, déjà ? Nanny Mcphee ? Oui. C'était cela. Une ancienne qui avait l'air d'une sorcière mais qui était d'une douceur incomparable et surtout, une vrai mère louve. C'était grâce à l'ancienne en fait, qu'elle avait pu fuir. Celle-ci lui avait dit de passer par la mansarde et voler jusqu'aux arbres. Son premier vol, réellement. Et une catastrophe. Le chêne devait encore avoir la marque de son passage.
Seulement, un son provenant d'un adolescent la fit tourner la tête. Luffy termina de disparaitre dans les bois au-dessus d'eux avant même qu'ils ne puissent discuter sur la suite des évènements.
- Je vais le tuer. Et jeter son corps dans une fosse commune, ragea Ann.
- J'opte pour une laisse et la confier à quelqu'un, marmonna Carmen.
- Pedro a essayé. Et ça a failli lui coûter un bras. Tu veux t'y risquer ?
- Si je m'y risque, je crains que Luffy trouve rapidement un chemin dans une morgue. Tu as vu comment il a détruit le placard à cookie ?
Carmen pourrait définitivement avoir envie de l'étrangler, le Luffy. Surtout qu'elle entendait au loin, les rires du garçon alors qu'elles terminaient d'amarrer le navire.
- C'est rien, ça. Il a un appétit moins monstrueux que quand on l'a adopté.
- J'ai peur de découvrir ce que c'était avant, marmonna Kali.
- Moi pas, souffla Marina. Il serait capable de manger la gamelle de Strike, King et Iro.
- Et sinon, Carmen, on fait quoi, maintenant ?
Elle se tourna vers sa camarade.
- Je vais aller au cimetière. Peut-être un petit coup dans la maison pour voir si … quelque chose a été laissé. Après tous, elle a été saisie pour enquête. Néanmoins, voir si la vieille Mcphee est là. C'est elle qui me gardait. Quelqu'un veut m'accompagner ou vous préférez rester au navire ?
- Si tu as besoin de nous, tu sais comment nous joindre. Sans compter que j'ai Morgans qui me bassine avec du courrier de lecteurs. Et y'a aussi que je trouve pas ça très poli de mettre un pied dans la crypte mortuaire des autres familles, se justifia la yôkai. Je serai très en colère qu'on dérange mes ancêtres donc je le fais pas aux autres.
- Va et prend Iro, décida Kali.
La panthère se colla contre les jambes de Carmen, ronronnant affectueusement. Elle caressa la tête du félin et salua les autres avant de sauter sur la berge pour remonter le petit chemin des douaniers. Il ne fallut pas longtemps pour atteindre l'ancien jardin de son enfance. Précisément, la tombe de sa mère. La surprise fut qu'elle était entretenue et fleurit. La vieille Mcphee était donc encore de ce monde. Carmen mettait celle-ci dans la même catégorie que Kureha. Elle les enterrera tous. Elle mit les mains en prière devant puis, souleva la pierre pour tirer la petite urne.
- Bore da, maman. Je te ramène papa.
Iro ronronna contre son dos et la médecin alla rapidement voir la maison. Celle-ci avait été visité, malgré les cadenas. On avait pris des choses. Mais, il restait un album dans le Bazard qu'elle mit dans son sac ainsi que deux trois choses cachés. Elle cligna des yeux, trouvant dans l'une des cachettes similaires au calypso des liasses de billets. Bon, son père était comme elle. La banque, ça allait cinq minutes, mais on est tous des paranos. Elle repartit, ayant vider toutes les petites cachettes de l'ancienne demeure.
Elle ressortit pour se diriger vers l'ancienne demeure, tout proche de chez elle. La petite maison de la "sorcière". La lueur était présente à la fenêtre. Elle toqua à la porte et un ancien visage lui ouvrit. La vieille femme la regarda, redressant ses lunettes.
- C'est pour, jeune fille ?
- Nos da, nanny.
- … Carmen ? Oh, mais je ne t'avais pas reconnu. Rentre, rentre ! Comme tu as grandi. Tu as de la chance, j'ai fait des shortbreads au citron et du thé.
Elle ne resta pas longtemps mais l'ancienne lui donna quand même, comme lorsqu'elle était petite, une boite remplie de petits biscuits et la promesse d'appeler.
Aller, passez un bon weekend
