Et oui. deux chapitre en une journée

One piece appartient à notre maitre Oda et les Ocs sont de ma création ou celle de Zia.

Je rappelle que cette histoire est écrite conjointement avec celle de Ziamela : C'était Ace pour le Sekei. Il faut absolument que vous la lisiez.

Bonne lecture et laisser une petite review.


Chapitre 32 :

Carmen regarda le soldat de la marine alors qu'elle terminait de payer sa commande. Nojiko lui assura, avec un air désolé à cause de l'idiot à côté de la médecin, qu'elle apporterait le pot de mandarinier au Calypso.

Et dire que Carmen avait opté pour une robe bleue, le matin même. Elle regrettait amèrement cela. Surtout avec un idiot qui l'avait vu et décidé de la suivre, limite bavant. Elle reprit son chemin, passant la mèche rouge derrière son oreille et lisant le journal.

- Ma belle demoiselle. Je serais ravie de vous avoir à ma table. Un petit diner, en tête à tête. Ne ressentez-vous pas ce magnétisme.

Elle ferma le journal, pliant doucement celui-ci. Puis, se tourna vers l'homme avec un sourire mais des envies de meurtres.

- Je ressens, certes, des choses. Du dégout, principalement, une envie de me doucher après avoir été regardé ainsi. Peut-être que le magnétisme provient d'une dague qui voudrait s'enfoncer quelque part.

Un des villageois se mit à rire alors que la logia se retourna, envoyant les dizaines de tresse dans le visage du soldat alors qu'elle partait en direction de la plage. Une main frappa juste à côté de sa tête, coupant son passage.

- Faites attention à ce que vous dites, miss. Ce serait un outrage aux forces de l'ordre si …

- Lieutenant. Vous continuez ainsi et vous finirez en cour martiale. Ou à l'hôpital si miss Rhyddid considère que votre attitude mérite de la légitime défense.

Carmen eut un rire et tourna sa tête vers Smoker.

- Hei Cariad, contente de te voir.

- Carmen. Permets-tu un instant ?

- C'est ton subalterne. Je ne suis que civil. Même si l'envie de le frapper me titille encore.

- Le vice-amiral voudrait discuter de la situation Arlong avec un être vivant, rétorqua Smoker.

Fullbody tenta de se justifier ou argumenter. Smoker n'en laissa pas l'occasion. Rappelant alors les évènements du jour d'avant, le nombre de blessés qu'avait occasionné les actions du lieutenant lors de l'engagement. Et que, maintenant, il venait importuner un civil alors que celle-ci n'était clairement pas intéressée. Fullbody voulut se plaindre mais Carmen venait de récupérer l'un des poings américains et le brisa avec le Haki. L'homme déglutit alors que les deux Logia grondèrent. À côté, Tashigi retenait son rire.

- Pas encore partie avec les autres ?

- On a deux trois courses à faire. Et je sais que vous allez avoir besoin des feuilles de soins que j'ai fait.

- Je vais raccompagner le lieutenant, Taisa, coupa alors Tashigi. Profitez-en.

La sergente partit, laissant les deux la regarder partir avant de soupirer.

- Petit combat sur la plage, proposa Carmen.

- Ça me va. Main nu ou arme ?

- Main nu.

Et les deux partirent tranquillement vers le bord de mer.

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Elle arriva au navire, détachant ses cheveux qu'elle avait rassemblé en chignon pendant le petit combat avec Smoker. C'était intéressant de voir l'air contre la fumée. Elle avait glissé à ce dernier de s'entrainer au Haki. À main nu, ça peut devenir compliquer de saisir de l'air. Puis, elle avait donné à Smoker les documents que les médecins de la marine auraient besoin pour ceux qu'elle avait traité.

- On est prêt à partir ? Navré du retard.

- T'en fait pas. Lu' a ramassé ses affaires et il est parti avec Nami y'a trente minutes, lui dit la journaliste.

- Enfin un peu de calme, soupira Kali de là où elle s'était glissée contre un mur à moitié cacher par les énormes anneaux de sa queue. C'est quoi le programme ?

- J'aimerais pouvoir faire un détour par Dawn. De là, en suivant la Red Line vers le sud, on peut rejoindre la Calm Belt pour finir sur la Grand Line directement à Shabaody. Cela dérange quelqu'un ?

Marina redressa la tête de son siège puis haussa les épaules.

- Pour ma part, ça me va. On pourra continuer de faire les aménagements pour l'appart.

- Ça me va aussi. Shabaody est plus proche de l'ile des tempêtes, commenta Carmen. Soit j'irais faire un tour, soit Regulus viendra les récupérer.

- Tu peux y aller, c'est les restes de tes parents, c'est normal que tu t'en charges, pointa la journaliste. Faut que je pense à me renseigner pour voir comment passer mes épreuves pour la Selectividad. Si je les ai pas, je vais finir en shamisen. Ensuite… c'est toi la capitaine, c'est toi qui vois ce qu'on fait.

- On verra à ce moment-là, lui répliqua Kali. On s'en va ?

- En route. On retourne à Shabaody par Dawn, rétorqua alors Carmen.

Tous se redressèrent pour aller commencer la manœuvre.

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- METS-TOI A L'ABRI, CARMEN !

La concernée regarda Ace qui venait de lui hurler dessus alors qu'ils essuyaient une tempête. Elle tenait la barre et conduisait et on lui gueulait cela à la tête.

- Ace. Si tu ne veux pas que JE te mette dans la cabine, tu me laisses conduire dans cette tempête. Je navigue depuis plus longtemps que toi.

- ON S'EN FOUT ! RENTRE ! insista Kali. Marina, prend la barre !

- Mais… si je le fais, elle va me tuer… gémit l'autrice alors qu'elles étaient toutes sur le pont et trempée jusqu'aux os.

- DEDANS CARMEN ! insista Ann.

La plus ancienne ne savait si elle devait se sentir actuellement insultée ou inquiète. Insultée par les réactions de Ann et Kali qui relevaient de l'étrange. Ou inquiète que Marina ait développé une peur d'elle. Elle garda son calme. Ann tenta à nouveau de la tirer hors de la barre, manquant de faire chavirer le navire dans une vague.

- Ann ! C'est déjà assez difficile de tenir la barre. Me tirer ainsi nous fera chavirer. Alors, tu prends sur toi et tu me laisses manœuvrer ! J'ai le Calypso depuis mes quatorze ans ! Je le conduits dans la Grand Line depuis mes Seize. Alors, la ferme et vérifie les cordages immédiatement !

La tempête était assez compliquée à traverser. Avoir quelqu'un qui tente de vous prendre pour vous descendre dans la cabine pour aucune raison logique et valable, n'aide absolument pas lorsqu'on tient la barre.

Kali vint prendre un bras de Carmen, les yeux brillants d'inquiétude.

- Rentre… on t'en conjure, s'il te plaît, mets-toi à l'abri. S'il te plaît. Rentre…

Elle se mordit une lèvre en retenant tant bien que mal ses larmes.

- Mais qu'est-ce qu'il vous arrive à toutes deux ?

- Carmen... Tu veux pas, juste pour qu'on réussisse à sortir de ce merdier. Elles ne lâcheront pas et toi non plus. Mais, clairement, t'es la plus raisonnable des trois. Un consensus ?

- Marina. Elles me donnent l'impression que je suis inapte, là, sur mon propre navire.

Et ça la frustrait actuellement. Mais, aussi, ça la rendait encore plus inquiète envers les deux qui étaient presque aux bords des larmes. Ann qui était sur le point de pleurer avec Kali, ça n'allait pas. La logia grogna. Mais, avec les deux collées à elle, actuellement, piloter était presque aussi compliqué qu'en étant aveugle dans une zone de récifs.

- Je rentre, gronda-t-elle.

Elle laissa la barre à Marina qui lui donna un air désolé. Et la snipeuse glapit lorsque la puissance de l'eau tira la barre dans une direction. Carmen tenait la barre avec force. Et ce n'était pas pour rien qu'elle l'avait prise lorsque la tempête apparut. Elle descendit dans la cabine, vraiment blessée par la situation sans vraiment savoir pourquoi les deux zoans semblaient certaines qu'elle ne pouvait pas traverser la tempête.

Elle se doucha et s'assit dans son bureau, tirant le rideau qui la séparait de la zone commune pour avoir la paix. Elle commença à travailler, gardant son œil vers le hublot. Strike vint avec Iro contre elle. La médecin les regarda avant de tirer son stylo et annoter son carnet. Ça l'avait blessé, réellement. Le chien posa alors sa tête contre ses jambes, couinant alors que la panthère faisait de même, se collant au chien. Elle continua d'écrire et calculer en silence, restant attentive à ce qui l'entourait néanmoins. La tempête se calma enfin mais l'amertume resta en fond de gorge de la Logia.

Le village de Fushia fut le lieu où l'on accosta lorsqu'elles sortirent de la tempête. Carmen entendit la porte s'ouvrir avec les deux Zoans qui descendaient dans la partie commune. Elle continua son travail en silence. Ann fut la première à descendre et Kali suivait juste après. Les deux approchèrent avant que Ann toque contre le bois. La médecin continua d'écrire mais l'air de ses doigts tira la séparation pour l'ouvrir. Les deux se turent, silencieuses. Kali s'appuya contre le mur à droite puis Ann la rejoignit contre ses jambes. Elle s'appuya contre son poing, le coude contre le genou.

Carmen termina sa ligne, posant le stylo sur le cahier noirci de recherche et schémas. Elle ferma celui-ci pour ensuite se tourner vers les deux qui étaient restées silencieuses.

- Je pense que l'on a parlé, non ? Surtout sur vos comportements sur le pont pendant la tempête. Et laissez-moi terminer avant de commencer vos justifications ou explications, que je souhaiterais avoir. Chaque membre à bord est aussi important que les autres. Chacun à son rôle. Et dans une tempête, les actions de chacun peuvent avoir un impact sur l'ensemble. J'ai été blessée par votre volonté de me sortir du pont. Profondément. Ça m'a donné l'impression considériez d'être inutile ou que vous que je suis faible. Et nous aurions pu être projetée par-dessus bord par une mauvaise manœuvre. Alors, vraiment, j'aimerais comprendre. Car ce n'est pas dans vos habitudes. Surtout que ce n'est pas la pire tempête que l'on croise et vous avez déjà préféré que je prenne la barre car je connais mieux le Calypso que chacune d'entre vous. Je suis actuellement calme, mais j'aimerais vraiment comprendre.

Les deux se regardèrent un instant avant de revenir à la médecin qui attendait.

- Te blesser n'était pas dans notre intention, commença Kali. On est désolée, extrêmement désolée que tu aies mal prit notre intervention. Nous n'avions pas l'intention de te blesser, et remettre tes compétences et ton utilité en question n'était pas notre idée.

- Si on a autant insisté pour que tu te rentres à l'abri c'est… comment expliquer… souffla Ann en se massant les tempes. L'instinct du zoan. Et… et je crois qu'on a saisi pourquoi Iro et Strike sont aussi câlin avec toi. On a juste… ce besoin, cet instinct, ce… ce truc qui nous dit qu'on doit te protéger. C'est récent, et généralement, c'est supportable.

La médecin s'arrêta un instant. Une pensée lui traversa la tête. Un détail un peu étrange qui lui donna une sueur froide, à cet instant.

- Juste une envie dans l'arrière du crâne qu'on traduit par des câlins non justifiés, glissa l'elfe.

- Mais là, avec le danger d'une tempête, cela s'est changé en une alarme folle dans le crâne qui nous dit qu'il faut te protéger. On a pas vraiment de justification ou de réponse claire, c'est juste que…

Ann laissa tomber ses bras d'un geste défaitiste.

Kali n'avait pas plus d'explication.

- On voulait pas que tu te sentes mal, c'est juste qu'on pouvait pas se concentrer sur autre chose tant que tu étais sur le pont, parce qu'il y avait cette voix qui nous hurlait dans le crâne que tu étais en danger et qu'on devait te protéger. On est désolé, Carmen, mais on ne peut pas te promettre que ça ne se reproduira plus parce qu'on ne sait pas ce qui en est la cause, on ne peut donc pas y remédier.

Carmen monta la main vers sa bouche, les pensées déferlants dans sa tête. Elle regarda son bureau un instant. Puis revint vers ses deux amies qui semblaient être deux chiens battus. Avec le chien Strike à coté, c'était pire.

- Il y a peut-être... une explication, dit-elle peu sûre.

Les deux se mirent à la regarder avec espoirs. Comme si elles attendaient que sa réponse leur donne une solution. Elle réfléchit dans sa tête et jura intérieurement, notant alors des points importants qu'elle aurait dû voir. Mais, avec les évènements des dernières semaines, elle n'avait pas fait de lien. Elle chercha quelque chose dans son bureau, un instant. Non. Elle devait avoir rangé cela dans la salle de bain.

- Attendez ici un instant. Je dois confirmer une chose. Si ça se révèle exact... je suis dans la merde.

Elle rentra dans la salle de bain et ferma la porte à clef. Elle commença à chercher dans les placards avant de trouver ce dont elle avait besoin. Elle l'utilisa avant d'attendre le résultat. Deux barres apparurent.

- Shit.

Elle ressortit de la salle de bain et tira la boite de cookie de Thatch pour s'en enfiler un pour faire office d'anti-dépresseur et s'assit ensuite sur le siège de la banquette. Elle avait l'esprit un peu vide, là. Elle prenait pourtant la pilule. Et ils étaient prudent. Mais, là, apprendre qu'elle était... Enceinte ?

Kali émergea à moitié du nid avec curiosité alors qu'Ann se rapprochait de Carmen avec inquiétude.

- On… on a fait quelque chose de mal… ? demanda la yôkai en se mordant un ongle.

Carmen redressa la tête, le cookie entre les dents. Elle poussa un soupir, posant alors celui-ci, frottant la tête de la Yokai.

- On va plutôt dire que... Je suis dans la merde. Et le plus simple...

Elle posa le test de grossesse qu'elle avait dans la poche sur la table. Mieux vaut retirer le pansement avant que ça devienne compliqué. Les autres comprendraient le pourquoi de leur réaction.

- C'est un test de grossesse ? se fit confirmer doucement la demoiselle. Tu… Es-tu enceinte, Carmen ?

Marina manqua de louper la marche invisible en entendant cela et s'approcha pour voir aussi. La médecin grogna, frottant ses tempes avec la migraine qu'elle avait.

- Oui. Et il a un mois selon le test. Je préciserais avec un test supplémentaire. Mais, ça a commencé avec le comportement étrange de Strike, Iro et King, lorsque vous êtes venue me récupérer à Loguetown. Et mon unique partenaire du moment est Smoker. … Shit. Et dire que je prends la pilule.

Un allait définitivement perdre la vie si cela se savait. Et dire qu'elle avait trouvé quelqu'un qu'elle aimait vraiment. Il était sérieux, affectueux, tendre, et ne la prenait pas pour une chose fragile. Elle lui avait parlé pendant des semaines avant qu'ils ne franchissent le pas. Et ça avait été sans aucun regret. Maintenant, ça ? Des idiots allaient tenter de le tuer.

Ann passa derrière Carmen et passa un bras autour d'elle.

- Est-ce que ça ira ?

- … je sais pas... On n'avait pas discuté de cela, avec Smoker. ... Et je dois lui dire. Et... décider de ce que je dois faire, maintenant.

- Tu veux qu'on retourne à Loguetown pour que vous en discutiez ? demanda Ann.

Elle posa sa tête entre ses mains mais sentit Marina s'ajouter au câlin avec Ann et Kali se glisser contre son bras de l'autre côté, la tête posée l'épaule. La solution la plus simple, ce serait de prendre un traitement pour avorter. Mais... Mais elle n'avait en même temps pas envie. Elle n'était pas sûre. Mais, dans un sens, elle ne voulait pas détruire une vie que son Haki lui fit connaitre puisqu'elle savait à présent son existence. C'était une toute petite graine dans sa propre présence.

Aller à Loguetown ? Pour lui parler ? L'enfermer dans une situation comme celle qui se passait ? Elle ne voulait absolument pas que Smoker se sente obliger de faire quoique ce soit parce qu'il l'avait mis enceinte.

- Tu vas garder l'enfant ? finit par demander Ann. Ou alors, tu peux aussi appeler ma mère pour avoir des conseils. Elle t'a adopté, alors, elle sera ravie de t'aider.

- … J'aimerais... je sais pas. Je voudrais... le garder ? Mais, je n'ai pas envie non plus d'enfermer Smoker dans ça. Merde. Je ne sais pas quoi penser. J'ai toujours cru que je finirais vieille fille et que le nom Rhyddid disparaitrait avec moi. Et voilà qu'en l'espace d'un an, on innocente mon père, je trouve un copain parfait, et ça...

Elle regarda le test en dépit. La D. ne savait pas quoi faire, là, maintenant. Cependant, discuter avec Rouge était une solution pour un questionnement. Mais elle devait définitivement parler avec Smoker. Ou attendre un peu avant de prendre la décision finale. Elle voulait définitivement fondre en larme.

- Tu… tu veux garder cet enfant… ok. Mais… tu feras quoi si c'est… une fille ? demanda Kali.

Sa voix s'était presque éteinte sur le dernier mot avant de déglutir. Carmen regarda son amie avant de réfléchir. Elle eut un petit sourire à un souvenir qui lui revint. Lorsqu'elle était adolescente et qu'elle en avait discuté avec plusieurs infirmières.

- Lorsque j'étais bien plus jeune. Je me suis toujours dit que si j'avais une fille, je la nommerais Morgana. Si c'était un garçon, Galahad. C'est deux héros d'histoires que mon père me lisait. Et puis, une fille ou un garçon, ce sont des enfants. Ce sont des trésors.

Kali se colla contre la plus ancienne, ayant comme été soulager d'un poids.

- Peu importe ce que tu décides ou feras, on sait que tu seras la meilleure des mères, chercha à rassurer Ann. Et, même si j'en doute, si Smoker veut pas assumer, tu seras pas toute seule. On est toutes là pour toi. Et je te jure que je lui ferai payer. Après, reste la possibilité de prendre discrètement la température.

Carmen s'accrocha à chacune, sentant les larmes la prendre avec l'ensemble des émotions qu'elle ressentait. Elle se tourna vers Ann.

- J'aimerais bien savoir… avant de lui parler. C'est bête, non ?

- Prendre la température, tu veux dire ? tenta de décrypter la yôkai. Pas de souci, je peux faire ça. Toi, tu vas te prendre un bon chocolat chaud et te mettre au lit. Laisse-nous gérer. Et là, c'est pas de l'hyper protection, c'est surtout que tu as besoin de te calmer les nerfs, vale ?

Avec un sourire affectueux, Ann essuya le début de larmes que l'ancienne avait avant de lui embrasser le crâne.

- Sans compter qu'on a Iro et Strike en guise de peluche, rappela Marina.

- Vrai… par Davy Jones. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous.

Après que Ann la lâcha, Carmen alla se glisser dans le nid, attrapant la couverture et les coussins. Strike et Iro vinrent s'enrouler autour d'elle alors que Marina posait la tasse de chocolat chaud. Carmen ne savait pas qu'elle était épuisée car elle ferma les yeux sans rien entendre de plus, complètement lessivée par les évènements et la tempête émotionnelle par laquelle elle passait.

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Marina était inquiète et en même temps, excitée par les nouvelles. Aller savoir en fait. Comment peut-on réagir lorsque l'on découvre que l'on est enceinte ? Pauvre Carmen. Le remous émotionnel était sacrément secouant.

Elle termina les courses, et, avec la divination de Kali, fit une réserve de chocolats. Carmen allait en avoir besoin et elles aussi pour les prochains jours.

- Bon, on a tout sur cette liste. On passe aux fruits et légumes frais ?

Kali se contenta de se tourner pour aller voir le magasin d'en face, juste à côté du bar. Marina redressa la pomme en face de ses yeux puis regarda le vendeur.

- Vous les faites à combien ?

- 150 berrys le kilo.

- Ça me va. Vous en mettez deux ?

Kali tira aussi deux trois choses puis s'arrêta, tournant la tête vers Ann qui arrivait. Marina se pencha vers celle-ci.

- Me voilà les filles ! ¡Ya voy !

- Ann ! Alors ? Des nouvelles ?

Ann vint récupérer plusieurs des sacs qu'elles portaient dans les bras.

- Oh, j'en ai des bonnes… mais on m'a fait jurer au silence.

- Nous laisses pas ainsi dans le suspense. On est toutes là pour Carmen. Tu vas pas nous laisser un ainsi comme ça, sans rien nous dire, supplia Marina.

- Non, je ne dirais rien ! Je sais quelque chose et je ne le lâcherai pas comme ça. Cela serait la pire chose à faire que de trahir la surprise. Mais franchement, Carmen a décroché la perle rare.

Marina regarda droit dans les yeux Ann.

- Une surprise assez acceptable pour qu'on ait pas à faire comprendre à quelqu'un que Carmen est notre sœur ainée et qu'on n'accepte pas qu'elle soit triste ? Il va la rendre heureuse ?

Si ce n'était pas le cas, elle s'occuperait elle-même de Smoker.

- Tu crois vraiment que j'aurais cette tête si ce n'était pas une promesse de bonheur ce que je venais d'apprendre ?

- Tout comme ta mère a prétendu avoir fait le trajet juste pour sa gosse et enlève le petit-fils d'un haut fonctionnaire de la Marine au passage avec très certainement l'assistance de ce sale pirate qu'est Shanks ? gronda le vieil homme silencieux juste derrière elle. Qu'as-tu à dire à ça, Portgas D. Anabela ?

Les trois tournèrent la tête vers l'ancien qui venait de parler. Marina était à deux doigts de lui dire d'attendre la fin des conversations avant d'interrompre. Le regard était noir autant chez elle que chez Kali.

- C'est quoi ton souci avec Rouge-san, vieil homme ignorant ? gronda Kali avec un regard tellement noir que ses cheveux avaient l'air d'avoir gonflé son sous la colère.

- Vieil homme ignorant ? Vieil homme ignorant ! Parce qu'une fille de…

- Je te recommande de tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de dire quelque chose que tu vas regretter, grogna Ann.

- Et je pensais de connaissances communes qu'il n'est pas poli de s'immiscer dans les conversations d'autrui, l'ancien, continua Marina en grognant. Surtout si c'est pour être désobligeant.

- Oh, mais désolé pour votre conversation de midinette, mais je parle d'un enlèvement d'enfant et c'est un sujet bien plus sérieux !

Les cris firent sortir la tenancière du bar. Mais là, il venait de les traiter de quoi ? Midinette ?

- Woop-san ? Que se passe-t-il ?

- Les Portgas sont de retour, voilà ce qu'il se passe ! D'abord Luffy, ensuite quoi…

L'ancien se fit arrêter par une gifle bien sonore et Marina secoua sa main sur le côté, l'orage presque visible au-dessus de sa tête.

- Midinette… MIDINETTE ? J'AI L'AIR D'ÊTRE UNE MIDINETTE ?! Je vous insulte pas et vous vous permettez de faire des commentaires sur moi et mes amies parce que l'on s'inquiète pour notre capitaine ?

Midinette était le terme qu'employait Spandam pour lui parler. « Sa petite midinette ». Certes, on ne frappe pas les anciens. Mais il y a des mots blessants qui sont parfois des déclencheurs.

- Calmons-nous, que se passe-t-il ? demanda la femme qui était sortie du bar en se mettant au milieu pour que ça ne s'aggrave pas.

- Notre amie et capitaine a appris une nouvelle importante, et notre camarade devait s'assurer que l'autre parti impliqué ne fasse pas une bêtise, résuma diplomatiquement Kali. Seulement, il semblerait que la mère de notre amie ci-présente a laissé une mauvaise impression à ce… cet individu, qui a donc décidé de couper vulgairement et agressivement notre conversation, avant de commencer à devenir insultant. D'où le pourquoi il s'est reçu une claque. Je pense que tout a été dit. Pouvons-nous reprendre notre conversation en paix ou est-il nécessaire de percés l'abcès de l'incident qui rend ce vilain petit homme si mal poli ?

Marina croisa les bras. Elle regarda l'ancien qui semblait prêt à hurler au meurtre. La femme eut un sourire néanmoins avenant.

- Il ne faut pas s'énerver ainsi. Je pense qu'il est mieux pour Woop-san ainsi que vous, jeune fille, vous présentiez des excuses respectives. Et nous pourrions peut-être trouver ce qui à causer cette situation, non ?

Kali regarda Marina du coin de la tête et celle-ci baissa les épaules, mordant ses lèvres.

- Juste que… midinette est le surnom qu'il me donnait. Je sais que je ne devrais pas…

- Allons, coupa la jeune femme. Certes, Woop-san ne devrait pas insulter les gens ainsi.

Le concerner voulut protester mais la femme continua.

- … Mais de là à frapper quelqu'un ?

Elle donna juste un regard à Marina avec ce sourire doux, sans aucune malice ni méchanceté. Juste ce regard qui disait qu'il fallait prendre la bonne décision.

- Je m'excuse de vous avoir frappé, marmonna Marina.

- Le respect des…

- Woop-san, vous n'oubliez pas quelque chose ? Ces jeunes filles n'ont pas mérité pareille appellation, non plus.

- Mais c'est la fille de cette Portgas de…

- Être la fille ne veut pas dire, porter le fardeau de la mère. Allons, vous êtes adulte, non ? Et puis, ce n'est pas comme si Luffy n'a pas envoyé de lettres. Miss Rouge l'a protégé depuis qu'elle est venue. Et Garp ne laisserait pas ainsi son petit fils entre les mains de n'importe qui s'il ne savait pas qu'il serait en sécurité, non ?

Cette femme était dangereuse. Fallait pas que Rouge fasse équipe avec en fait, sinon, le gouvernement mondial tomberait en une nuit. Quoique, ce serait une bonne idée, tout bien réfléchi.

- Envoyer des lettres ? Il a envoyé des lettres ? Et je l'apprends maintenant ? Et qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas une ruse de cette démone rousse !

- Primero, ma mère n'est pas rousse, elle est blonde, elle a juste des reflets rougeâtres. Segundo, on doit parler de l'ascendance particulière de Luffy et la comparer à ma mère, banale citoyenne de de Baterilla ?

Woop eu un cri étranglé en réponse.

- Sans compter que comme Makino-san l'a dit, certes, l'adoption de Luffy ne s'est pas faite de façon très conventionnelle, mais c'est pour le mieux. Il a eu une éducation, un cadre familial bien défini qui ne se résume pas à un grand-père qui ne fait que passer de temps à autre et un donneur de sperme aux abonnés absents. Tercero…

Elle rendit un paquet à Kali pour pouvoir sortir de son veston l'enveloppe qu'elle donna à Woop.

- Son pruebas. Des preuves que l'on a pas mangé Luffy. La preuve, il y a quelques jours encore, il nous faisait tourner en bourrique. Pas vrai les filles ?

- Il a failli nous rendre tous folles, confirma d'un ton épuisé Kali.

- Il est banni à vie du café. S'il boit du café, le monde ne serait pas prêt à le supporter. Et après, on se demande pourquoi Carmen dort, en fait.

- Conclusion, on veut mes preuves du fait que Luffy est bien vivant ? se renseigna la D. en agitant l'enveloppe.

D'un geste sec, Woop attrapa l'enveloppe bien épaisse et l'ouvrit. Il y avait plein de photos dedans. Les « preuves » que Luffy était en vie et que Rouge l'avait élevé comme son fils. Si ça dérangeait, fallait se plaindre à Garp.

- Alors ? Avons-nous manger Luffy ? A-t-il été utilisé en engrais pour nos oliviers ? Sacrifier sur un autel impie ? Ou que sais-je ? Je trouve qu'il a l'air plutôt content de sa nouvelle vie. Ceci étant fait, on peut retourner à notre conversation.

En grommelant, le vieil homme se détourna sous le sourire gêné de Makino.

- Oi, tío. T'as pas oublié quelque chose ? Comme présenter tes excuses pour avoir craché sur le dos de ma mère ?

Les trois filles attendaient, ayant été toutes adoptées par Rouge plus ou moins. Et l'ancien aurait pu refuser si ce n'est le regard de la femme venant du bar.

- Je suis désolé d'avoir mal parlé sur ta mère.

- Bien.

Ann se tourna donc vers Kali et Marina.

- Nous disions ?

- Que les nouvelles sont bonnes mais que tu ne peux rien dire car tu l'as promis. Par contre, faudra que l'on pense à prendre des choses pour Carmen. Parce que, elle a un petit bout en elle et ça va l'épuiser.

Kali hocha la tête avant que Marina ne reprenne.

- Et surtout qu'elle peut faire une fausse couche.

Chose à ne pas dire avec des zoan en pleines crises de protection. Marina grimaça avant de terminer.

- On doit être vigilante à ne pas mettre des aliments interdits. Mais c'est tout ce que je sais réellement.

La barmaid eut un petit rire, les deux mains devant le visage d'excitation.

- Il est vrai que c'est une nouvelle assez excitante et effrayante. Mais je pense que votre mère pourrait vous répondre à vos questions, miss Portgas.

- Euh… certes… certes…

Ann sembla plonger un instant dans une bref réflexion avant de prendre.

- On va attendre que Carmen se réveille avant ça. On va finir nos courses et retourner au trimaran. C'était juste un croché avant de retourner à la Grand Line, ma mère voulait absolument que je dépose pour elle les photos que Garp ne revienne pas à Baterilla et se retrouver à nouveau avec sa poêle à paëlla dans la figure.

Le sourire de la femme se figea alors que la D. souriait au souvenir.

- Aaaah, le bon temps… et 'Melia qui avait prise le pompe de son père pour accueillir Garp. M'enfin. On va finir nos courses. Bonne journée.

Marina leva la liste pour montrer ce qu'il restait à récupérer. Chacune fit néanmoins un salut aux curieux d'un mouvement de tête avant de partir finir leur course. Elles revinrent au navire pour Midi et Marina se désigna d'office pour faire le repas. Mais qu'il faudra réveiller Carmen à un moment ou à un autre.

- Qui veut aller la sortir du pays des songes pour manger ?

- J'y vais, annonça Kali.

- Je vais finir de ranger tout ça, termina alors Ann en présentant les courses.

Chacune alla accomplir leur tâche.

.

.

Carmen se réveilla, toujours la tête entre le flanc de Strike et de Iro alors que Kali la réveilla en douceur. Enfin, avec une impression de chatouille au coin du cou.

- Hmm ... ?

- Le soleil vient de se lever~… chantonna avec amusement Kali.

La médecin s'assit, frottant son visage. La fatigue était toujours là.

- … l'heure ?

Elle n'avait pas dormi très longtemps si elle notait bien le soleil dehors. Elles étaient arrivées avant midi à l'ile. Et elle était allée... digérer l'information et combler sa fatigue avec une sieste entre deux radiateurs pelucheux. En fait, son état pouvait expliquer tellement de choses qu'elle avait noté, ces derniers jours.

- Juste à temps pour manger. Ensuite, on appellera ma mère, parce que je pense clairement que dans cette situation, on aurait besoin de quelqu'un qui est passé par là, fit Ann. Alors, toi, tu vas t'asseoir et te laisser aller. Imagine ça comme une longue et savoureuse séance de cocooning. Ne ?

La médecin releva la tête vers Ann, ayant envie de retourner dans le nid en maugréant pour oublier la suite. Mais, ensuite, à quoi ça servirait. Elle était dans cette situation. Elles allaient juste vivre avec. Ann tira une des chaises de la table et la Logia flotta doucement sur ses pieds pour marcher jusqu'à celle-ci, attachant ses cheveux pour qu'ils ne soient plus sur son visage.

- On met juste une limite au cocooning sur un point. Et je sais que c'est compliqué pour les zoans. J'accepte l'aide et les câlins, mais réfrénez le sur-assistanat, c'est tout. D'acc ?

Elle prit place en se demandant à présent comment passer la pilule à certaines personnes.

- Et quand penses-tu contacter ta mère pour ça ?

- Après manger, lui répondit Ann en s'asseyant à côté. Et j'ai réfléchi à une chose. Si tu veux fonder une famille avec Smoker, chose que vous êtes sur le point de faire, tu vas devoir lui parler de la particularité de ta famille… je veux pas parler des Rhyddid, cela viendra en son temps, je pense surtout au risque pour sa vie avec une tripotée d'oncles surprotecteurs qui peuvent nettoyer le sol avec sa tête.

L'image même donna un frisson à la médecin. En fait, il n'allait plus rien rester de Smoker lorsque ce serait terminé.

- Après, tu me diras, ça l'a juste secoué un instant quand je lui ai lancé que j'étais la gosse de Roger, donc, ça devrait passer plutôt bien comme pilule, sourit innocemment Ann.

- … J'ai déjà glissé des indices... Comme par exemple que j'ai été élevé dans le nouveau monde, sur un navire. Que ma famille est plutôt étendue, etc. J'espère qu'il va digérer cela. Et surtout, survivre aux idiots surprotecteurs.

Actuellement, elle pourrait éviter une part des problèmes si elle introduisait en douceur et ne lâché pas la bombe. Mais, définitivement en parler à Smoker avant que celui-ci ne termine sa vie dans une urne de cendre. Bien que Marco n'avait pas commenté à part que le marine était acceptable. On pouvait prendre ça comme une forme d'approbation.

Marina posa sur la table ce qu'elle venait de préparer. C'était du riz, du poisson sauté à la poêle avec des tomates à la provençale.

- On gardera le silence jusqu'à ce qu'il sache, promit Kali. Mais si Ann et moi, on a eu ce sentiment, tu peux t'attendre à ce que le Phénix le perçoive aussi. Tu penses pouvoir les éviter assez longtemps pour qu'ils ne puissent pas le tuer ? Merci pour le repas, Marina. Je ferai la vaisselle, le temps que vous appeliez Rouge-san.

- Pas de quoi. Mais, j'ai un avis sur la question. Plus ça traine, plus ça peut mal se passer. Ce genre de nouvelles, mieux vaut l'avouer avant qu'on se retrouve au pied du mur.

- Je suis au courant... Va falloir que je l'annonce à Smoker, mais aussi à Marco et Oyaji. Un, parce qu'il me fait office de père. L'autre, car il peut tenir en laisse les autres. Qu'Est-ce que je raconte ? Smoker va mourir. Marco peut accepter un copain. Mais, là ? Un bébé ?

Elle enfonça ses baguettes dans le riz pour en prendre avec un désespoir croissant.

- Donc, au final, on retourne à Loguetown pour l'annonce ? demanda Ann. Je pense que c'est la première étape avant de lâcher l'apocalypse sur un marine innocent. Des types bien comme lui, on en voit pas des masses.

- Il le faudra bien. Je vais pas lui annoncer par denden ça, grogna Carmen en mordant dans un morceau de poissons. Et plus vite il sera au courant. Moins il ne sera surpris s'il voit débarquer un membre de l'équipage de Barbe Blanche qui voudra lui faire la peau. Et puis, s'il me plaque à cause de ça. C'est que c'était pas le bon. … Mais pour une fois que j'ai la conviction de trouver le bon. J'ai pas envie que ça s'arrête.

Et c'était ça le plus effrayant dans la situation. Elle avait vu des femmes qui étaient venues la voir pour mettre un terme à leur grossesse car leur conjoint les avait quittés pour ne pas assumer leur sperme.

- Il te fait ça, je le tue de mes mains, mais, mon instinct de yôkai me dit qu'il y a peu de risque, sourit d'un air rassurant Ann.

Carmen et Marina se retrouvèrent à regarder Kali qui manqua de s'étouffer dans son verre de lait de rire. Ils revinrent vers la journaliste qui protesta alors faiblement.

- Eh oh…

- Revois ton humour, recommanda l'autre zoan en s'essuyant la bouche.

Étrangement, elle avait un brin d'espoir que ça ne termine pas en soirée plein de larmes.

- On part demain pour Loguetown ? Puis on file vers Saboady quel que soit la réponse, proposa Carmen. Mes parents peuvent attendre un prochain voyage un peu avant de se reposer... Ann. Parlant de mon père, il a réagi comment ?

- Oh, il est juste tombé dans les pommes. Ta mère l'a évacué. Il est pas réapparut depuis. Tu me diras, j'ai entendu Bruno dire qu'il allait chopper Javier pour aller fêter ça, alors, je suis pas certaine qu'on en reverra un avant un moment.


Voila un second chapitre. Bonne semaine