Joyeux Noel et Bonne Année. non, je vous ai pas oublié. Mais, trop de truc, ces derniers temps pour penser à poster quoique ce soit. mais je vais me rattraper avec deux chapitres.
Cette fanfic est un partenariat avec Ziamela qui écrit "La Geste du Loup Blanc et du Chat Noir".
Nous nous retrouvons avec nos deux mondes entremêlés dans une aventure palpitante.
Les mondes sont issus des ouvrages de J.K. Rowling, de Andrzej Sapkowski et de Oda.
~ langue~ : Elfique
~~langue~~ : fourchelangue
Profitez des deux fanfics en les lisant conjointement. Et n'oubliez pas de laisser un commentaire ainsi qu'un petit "j'aime".
Chapitre 34 : le roi est mort, vive …
Il regarda l'état de la plaie avec une certaine satisfaction. Sac-à-souris lui demanda plusieurs des recettes de potions car elles étaient intéressantes pour sauver des vies. Il releva la tête vers Halbjorn qui avait repris conscience dans la nuit précédant l'attaque.
- Bien. Tu t'en sortiras sans trop de séquelles. Petit conseil, pas d'alcool pendant encore un moment, jusqu'à ce que la plaie arrête de tirer. Et pas de raid non plus durant le même temps sauf si tu veux t'évanouir face à ton adversaire.
Il se releva et remit ses brassards correctement. Il sortit de la pièce et croisa l'un des serviteurs avec le repas pour les blessés. Thatch avait très clairement mis son grain de sel et avait forcé tous les cuisiniers à suivre les indications qu'ils avaient donné avec Marco.
Il descendit les marches pour rejoindre la cour intérieure de Kaer Trolde. Il manqua de glisser, et serra les dents. Il savait que le temps se réduisait un peu plus. Il allait faire avec. Quelque chose lui disait que Hugin n'allait pas tarder à arriver. Il croisa Thatch qui revenait des appartements comme si rien ne c'était passé.
- Tu as trouvé des trucs intéressants ?
- Assez pour faire une comparaison avec la signature, indiqua le pirate. Et une correspondance qui intéressera grandement les jarls. Comment tu as fait pour la garder là aussi longtemps ?
- Loukoum Laxatifs. On a argumenté sur la méthode avec Kali et Marco. C'est ma solution qui a été tiré à la courte-paille.
- Les fameux bonbons de la boîte à flemme de tes amis ?
Il hocha la tête en descendant les dernières marches pour regarder le ciel. Pas de Hugin et Fumseck était toujours perché sur le toit dans l'attente de son camarade. Le vampire marmonna quelque chose en rapport avec se procurer les recettes des bonbons en question ainsi que les utiliser.
- Marco saura de suite, Thatch.
Le vampire bouda. Il s'étira un instant et attrapa ses deux lames accrochées à ses hanches. Thatch ricana et attrapa lui-même ses épées. Ce dernier l'aidait à améliorer son ambidextrie à l'épée. Et puisqu'il ne devait plus utiliser la magie, il restait plus que nécessaire de savoir se défendre autrement. Tous les jours depuis Perchefreux, il s'entrainait avec chacun. Sauf lorsqu'il était envoyé au lit par sa magie défaillante.
Il se mit en position et le pirate répondit. Ils commencèrent les passes d'armes sous les regards des hommes de Skellige qui marchaient sur les chemins de ronde. Le vampire disparut dans un flou de vitesse et il interposa l'épée qui arrivait par derrière lui. Il tourna ses pieds et fit glisser la seconde lame. Le choc des deux épées résonna. Thatch ricana. Cependant, il glissa plus rapidement avec la seconde lame dont il venait de retourner la garde.
Les commentaires sur sa posture devenaient de plus en plus absents depuis qu'il s'entraînait aux lames avec le commandant. Là, aucun commentaire ne fut entendu depuis le début. Surtout lorsqu'il entendit le métal rentrer en contact avec la chair. Heureusement que Thatch était un vampire dans certain cas. Sa lame était actuellement plantée dans l'épaule gauche assez profondément.
- Premier sang, commenta-il.
Le pirate regarda l'épée avec surprise puis le fixa. Il cligna des yeux lorsqu'il vit le pirate lâcher ses épées et l'attraper dans une étreinte, le coinçant à moitié et l'étouffant.
- Il grandit si vite, notre petit Mandos !
- Thatch ! Lâche-moi !
- Il a si bien appris avec tonton Thatch !
Il abandonnait à ce stade-là. La seule solution qu'il aurait pourrait être d'utiliser l'un des poisons à sa ceinture mais non. Il attendrait qu'on le lâche … ou que quelqu'un l'aide.
- Thatch, laisse-le respirer qu'il puisse décharger son Krebin.
Le vampire ne semblait pas avoir entendu la demande. Il regarda alors la main enflammée apparaître dans son champ de vision. Il commençait réellement à avoir du mal à respirer.
- NON ! Salaud ! Pas ma coiffure !
Il allait remercier Marco pour celle-là. Le blond se pencha vers lui.
- Toujours entier ?
- Oui. À force, je réussis à présent à mettre une protection pour éviter la mort par compression des côtes.
Il regarda l'épée encore planté et la tira d'un coup sec, causant un léger cri de surprise et douleur de Thatch. Avant de nettoyer celle-ci avec un chiffon tout en approchant du groupe qui observait. Il sourit en voyant alors Hugin présent.
- Hugin. Viens.
Le Krebin sauta de son premier perchoir pour se poser sur son bras. Il tendit alors la main et Hugin lâcha alors comme sortant de la noirceur de son plumage plusieurs choses. Il les tendit à Marco, Cerys et Géralt directement. Il y eut plusieurs lettres dont une écrite par Ace. Celui-ci indiquait qu'il avait un druide d'un ancien culte interdit par les membres de Skellige qui avait donné pas mal de choses. Ce dernier était ramené par les trois à Kaer Trolde. Il regarda les champignons dans sa main et les renifla. Définitivement, de quoi créer des Berserkers.
Sans oublier le nom qui avait été craché par le druide et qui dirigeait en réalité toute l'action. Il regarda Cerys avec un sourire.
- Je pense que vous avez vos preuves. Et les Jarl attendent à présent. Un, le coupable est démasqué, deux, le clan An Craite voit son honneur lavé. Il n'y a plus qu'à s'occuper du rat du navire avant qu'il ne répande la peste. Thatch a trouvé quelque chose pour vous.
Il regarda le vampire qui sortit de sa poche alors la correspondance de Birna. Et particulièrement, une correspondance avec le nilfgaard. Birna allait presque vendre skellige au sud pour assoir sa domination sur les îles via son fils. Les jarls allaient être ravi de cela. Birna s'était condamnée elle-même. Mais, elle allait entraîner son fils dans cette histoire.
- Je vais demander à ce qu'on fasse réunir les jarls. Les autres prétendants sont-ils aptes à assister à la réunion ? Ils voudront savoir pourquoi et qui a essayé de les tuer. Thatch, pouvez-vous ramener Arnvald ?
- … Je viens d'ordonner à un de ne pas bouger encore pour les prochains jours sous peine que je le colle à son lit. Ils sont aptes à écouter mais pas à se déplacer. L'infirmerie est assez grande néanmoins pour que tous soient présents. Tu en pense quoi Marco ? Tu es d'accord avec moi ?
- Beaucoup essayent de filer en douce pour se venger, au moins, ça les fera se tenir tranquille jusqu'à la fin de leurs soins, yoi.
- Je vais chercher le traître.
La réunion des jarls allait être tellement amusante dans l'infirmerie.
Il regarda les jarls réunis dans l'infirmerie avec les prétendants blessés et ceux encore en état. Il ricana à moitié en entendant Birna se plaindre sur la qualité de la nourriture. Ça aurait pu être pire en fait. Il aurait pu donner du poison plus violent. Ou des hallucinogènes. Ça, c'était la proposition de Kali. Il ne parlait même pas de la proposition de Marco. Cependant, petit point, la réunion était censée être uniquement pour les prétendants et les jarls. Sa présence ici n'était pas très désirée. Mais, la reine noire devait être présente pour sa chute.
Donar fit le silence dans les discussions et se tourna alors vers Cerys qui attendait de pouvoir exposer le coupable à tous.
- J'ai réuni le conseil des jarls à ta demande, Cerys an Craite. Tu prétends savoir qui a orchestré le massacre de Kaer Trolde ?
- Oui, jarl Donar.
- Parle dans ce cas, qui a attenté à la vie des fils et filles de Skellige ?
- Birna Bran.
Birna fut observée par tous. Et elle garda un visage de marbre. Mais, on pouvait presque voir la tension sur les épaules et le corps. Surtout que la femme se tourna vers Cerys avec dédain. La reine de Skellige voulait garder son trône. Et que la descendante An Craite l'accuse ne l'aidait pas dans ses projets.
- Vous avez perdu la tête ma pauvre ? Avez-vous conscience de ce que vous avancez ? Qui va vous croire ?
Plus qu'elle ne croyait en fait. Et certain Jarls se tendaient, très à l'écoute à présent. La situation allait être intéressante.
- Mon frère Hjalmar est sur le chemin du retour de Fornhala où il a découvert que les Vildkaarls pratiquaient toujours le culte de Svalblod. Leur chef, le druide déchu Atis, a avoué sous la torture qu'il avait un accord avec Birna. Il l'aidait à mettre son fils sur le trône, et il devenait le conseiller de celui-ci. J'ai ici une lettre qui explique l'accord. Par la suite, elle a fait empoisonner les tonnelets d'hydromel avec une substance spécifique que seuls les berserkers Vildkaarls pouvaient sentir, déclenchant l'attaque.
- Je vous demande pardon ?! C'est votre père qui a invité ces convives et organisé ce festin ! Je ne commande pas aux serviteurs de Kaer Trolde ! Et si ça avait été moi qui avait organisé ce banquet, la moitié de ces sauvages n'auraient pas passé le pas de la porte !
Parce que l'autre moitié serait morte. Elle aurait tué les prétendants d'une autre façon mais elle l'aurait fait.
- Avez-vous des preuves pour étayer vos accusations ? demanda Donar.
- Quelques-unes, oui.
Il garda Birna dans son champ de vision. Et puis, Marco devait sentir les mensonges. En même temps, elle avait utilisé une technique très simple, dire une vérité pour un mensonge. Une demi-vérité pour cacher le mensonge. Il ne savait pas si Marco était capable de détecter cela. Certes, elle ne commandait pas aux serviteurs de Kaer Trolde, mais elle a ordonné à un seul de le faire. Et, deux, elle n'a peut-être pas invité les Vildkaarls ni ne les inviterait mais avait passé un pacte pour qu'ils massacrent les prétendants. Dommage pour elle, elle avait échoué dans cette quête de pouvoir.
- Et deux témoins. Le druide Artis…
- Qui serait assez sot pour écouter les paroles d'un fanatique d'un culte proscrit !
- ...et Arnvald qui est resté au cachot depuis l'incident d'hier, après que nous l'ayons empêché de fuir.
Les aveux furent assez rapides en fait. Et Birna fut à nouveau pointée du doigt. Il regarda le fils. Celui-ci semblait déchiré à nouveau. Il devait faire un choix, malheureusement. Mais le serpent n'avait pas encore dit son dernier mot.
- Voyons messieurs, c'est un serviteur des an Craite, il ne fait que suivre les instructions de ses maîtres. Il mentirait pour les couvrir, même si ça signifiait mourir pour eux.
- Je signale juste en passant que je peux percevoir le mensonge, Donar et que j'ai très mal aux oreilles à chaque fois que cette sangsue politique ouvre la bouche, yoi.
- Si tu as mal aux oreilles pour un mensonge, je peux prescrire un truc si tu veux, Marco.
Il joua avec un petit flacon entre ses doigts. Il regarda les autres en levant celui-ci.
- Chez moi, on appelle cela du Veritaserum. Trois gouttes et on déballe jusqu'à son plus noir secret. Si vous continuez à parler, Birna. Je vous en colle en travers de la gorge et on verra si votre discours est similaire. Et si vous pensez que cela ne fonctionnerait pas, on pourrait le tester sur plusieurs personnes avant. Vous en pensez quoi ?
- Personne n'a demandé l'avis d'étrangers, et encore moins d'un elfe. Si moi, je peux me permettre d'être présent en tant que mère d'un héritier, vous, vous avez encore moins d'excuse.
- Un problème avec les elfes, Birna ?
Il eut un sourire en regardant sortir des ombres Kali. Elle était là depuis le début et personne ne l'avait vu. Enfin, à part les pirates et lui, personne n'avait vu l'elfe noir. Et celle-ci montra bien son appartenance aux Aens.
- Je t'en prie, j'ai hâte d'entendre ton opinion sur ce que tu penses de notre race, Birna.
Il souriait avec Kali. Mais, plus d'un était inquiet à présent parmi les blessés ou les prétendants présents. Et c'était tellement beau le silence ensuite car Birna trembla en voyant la collection de têtes réduites accrochées à la ceinture de Kali.
- Que je ne t'y reprenne plus. Mon commandant et mon petit-frère ont sauvé la vie de ces gosses qui prétendaient au trône de Skellige. Ils ont plus de légitimité que toi à être présent. Maintenant, tu te la boucles et tu laisses Cerys parler.
Elle se plaça ensuite derrière, comme une sentinelle. Il la remercia d'un mouvement de tête et regarda la femme à nouveau, continuant de faire tourner le flacon dans ses doigts si on lui demandait de l'utiliser.
- Cerys dit la vérité.
- Après ce que j'ai vu sur Spikeroog, je suis prêt à faire confiance au sorceleur, à Marco et à Cerys. Plus qu'à vous, Birna, en tout cas. Surtout quand il s'agit de l'homme qui m'a gardé en vie pour que je puisse devenir père et a sauvé mon fils et sa mère.
- C'est votre droit, mais cela ne prouve rien.
Le sifflement derrière sa tête ne l'étonna même pas. Kali avait prévenu. Si Birna n'écoutait pas c'était sa faute.
- Nous avons d'autres preuves. Une lettre de Birna à Arnvald, une autre pour Artis, toutes pour la mise en place du stratagème, expliqua Cerys. Elles ont été aspergées de parfum, comme si elles étaient destinées à des amants. Un parfum très tenace que vous portez en permanence, Birna. De plus, puisqu'elles n'étaient pas signées, nous avons réussi à nous procurer d'autres lettres d'elle pour comparer l'écriture… dont une intéressante correspondance visant à s'assurer, avec la montée sur le trône de Svanringe, que Skellige passerait sous contrôle impérial.
- Alors c'était ça ton but ?
Le fils brisait enfin le silence dans lequel il était. Et la rage était profonde dans son regard à ce qu'il voyait.
- Je ne peux me taire plus longtemps ! Pas après tous ces mensonges…
- Tais-toi mon fils.
- Non, je ne me tairais pas plus longtemps.
Svanringe se dressa alors et fit face à la petite assemblée avec honneur et courage. Il savait ce qu'il devait avouer. Il devait avouer les crimes de sa mère.
- Mère m'a demandé de quitter la salle juste avant le banquet et donc l'attaque. Si elle n'était pas coupable, elle n'aurait pas pu savoir et j'aurais été dans un lit avec vous, ou mort.
Il vint jusqu'à Donar et le fixa dans les yeux, ne faiblissant pas une seule fois. C'était ça, être de Skellige, lui avait dit une fois un des hommes du jarl lorsqu'il était venu voir comment s'en sortait Halbjorn après plusieurs mois de convalescence. Un homme de Skellige affronte avec honneur même lorsqu'il sait que la suite pourrait le lui faire perdre. C'était dit simplement.
- Si vous n'écoutez personne d'autres, alors, vous pouvez au moins écouter un fils qui accuse sa propre mère. Oui, je veux devenir le roi de Skellige, mais pas au mépris de la vie de mes possibles alliés dans la guerre qui se profile à l'horizon. Brina Barn est responsable du massacre. Elle s'est couverte de honte, a sali mon honneur et celui du clan !
Birna recula mais percuta ainsi Lugos la beigne, devenu Lugos le Borgne. Elle tenta de s'éloigner du blessé qui s'était levé pour faire barrage. Elle regarda son fils.
- Svanringe ! C'est pour toi que j'ai fait ça !
- Pour moi, ou pour tes amis de Nilfgaard ?
- Vous admettez avoir commis ce crime, dit simplement Donar. Au nom de tous les jarls, je déclare l'honneur du clan an Craite restauré… et vous Birna Bran, je vous condamne à mort.
Il entendit la mort dans son esprit, attendant tranquillement la femme. Et, peut-être, prendre son temps avant de la récupérer réellement. Il siffla dans son esprit que ce n'était pas être très neutre cette décision. La mort ricana en indiquant qu'elle avait un emploi du temps chargé. Certain pouvait attendre : le vieil homme qui avait encore trois jours à tenir avant de passer centenaire, l'enfant qui échappait à la maladie pour terminer le cadeau à sa petite sœur, le soldat qui devait apporter ses informations. Mais aussi, la femme qui allait attendre un petit moment pour son passage, accrochée à son rocher. Les guerres, les maladies, les assassinats. Ça n'arrêtait jamais.
- Vous êtes condamnées à mourir de faim et de soif enchaînée à un rocher, jusqu'à ce que les oiseaux viennent se repaître de vos restes. Quant à vous, Svanringe...
- Pour restaurer l'honneur de mon clan, j'abandonne mes prétentions pour le trône. Je vais travailler sans relâche auprès des prêtresses de Freya en son jardin jusqu'à ce que la déesse me pardonne.
Personne ne s'opposa à ce que venait de dire le fils de Bran. Svanringe était un bon garçon. Complètement à l'opposer de sa mère. Et celle-ci allait passer un très long moment sur son rocher.
Il fuma tranquillement sa pipe. Le couronnement de Cerys était en cours mais personne n'était resté. Il faut dire que la chasse sauvage n'est pas du genre à attendre. Et puis, ils avaient à présent la dernière pièce pour retrouver Ciri. Il était temps qu'ils rentrent sur les terres des Royaumes du nord afin de récupérer Uma et l'emmener à Kaer Morhen directement.
Il était parfaitement inutile sur un navire. On pouvait lui demander beaucoup de choses, mais, participer au manœuvre d'un navire. Il n'était pas très sûr de savoir quoi faire dans ce genre de cas. Et on ne parle pas de Géralt aussi. Ils ne purent monter sur le pont que lorsqu'ils furent en pleine mer.
- Qu'est-ce qu'il va se passer une fois qu'on aura retrouvé Ciri ?
- On retourne à Ruskaïna pour finir notre entraînement !
Il haussa un sourcil en silence. Luffy avait de l'espoir sur le coup. Il ne fut même pas étonné lorsque Ace écrasa la tête de son petit frère sur le sol. Il commençait à être habitué.
- Et la Chasse Sauvage, stupide singe, t'y as pensé ?
- Ace marque un point. Dès que Ciri mettra un nez hors de sa cachette, ils lui tomberont dessus. Donc, il faut prévoir l'attaque.
- Et dans l'état actuel, on pourra pas la protéger. Et nous avons Anaïs et Déa. Pouvons-nous nous permettre de les mettre en danger ?
- Mais …
Pas exactement une très bonne idée en fait si Anaïs restait. Il était nécessaire que les deux soient mises en sécurité. Mais, il allait douter des lieux où l'on pourrait cacher l'héritière de la Téméria et une enfant née de magie.
- Elle a raison, Hime-chan. On ne pourra pas se concentrer sur un combat si on doit te protéger avec Déa, yoi.
Il croisa les bras, réfléchissant pour sa part où Anaïs pourrait être en sécurité sachant que Roche et Cyn allaient venir aider. Et surtout, la garder hors des pattes de personnes comme Emhyr, Dijkstra ou encore Philippa Eilhart.
- Il faudra réfléchir alors à qui vous faites assez confiance pour protéger et cacher Anaïs et que personne ne pourra penser à aller voir.
- En sachant qu'il y aura aussi Déa. Même si elle commence à être grande, c'est un bébé qui n'a pas encore un an.
- Flotsam est à exclure, Aryan est bien trop occupé et Emhyr, si ce n'est Radovid, pourraient aller jeter un œil chez lui. Sans compter que Dijkstra est pire qu'Ace pour fouiner partout.
La liste devenait de plus en plus réduite voir absente, il avait l'impression.
- Vergen, aussi. Malgré ma foi et ma confiance en Saskia, Philippa connait le coin.
- Vous avez personne en tête qui pourrait tenir tête à n'importe qui ?
- Shani, proposa Géralt.
- Ouuiiii… et le trauma pour Déa, tu y as songé ?
Il regarda la petite confortablement installé contre Ace. Shani aurait été une bonne idée mais celle-ci logeait actuellement Anna et Tamara ainsi qu'un prince Ophir en convalescence. Déa serait pas du tout à sa place là-bas car elle reconnaitrait celle qui aurait dû la mettre au monde. C'était juste mettre de l'huile sur le feu. Ace continua alors.
- Tamara ne fait que passer, mais Anna y reste en permanence jusqu'à nouvel ordre. Et son mari passe aussi pour essayer de la voir. Pas question que je laisse ma sœur adoptive à proximité de ces gens.
- J'ai quelqu'un d'autre. Nenneke.
Il regarda Marco et nota très vite le changement de couleur des deux sorceleurs. Un devint même plus pâle qu'avant. Comme quoi, la vieille femme faisait toujours aussi peur que ce soit dans ce monde que chez lui.
- Je vais pas la voir. Même six pieds sous terre j'irais pas. Plutôt me pendre !
Il secoua la tête. À ce point-là ? Ace avait fait quoi à Nenneke ? ou Nenneke avait fait quoi à Ace pour que le courageux pirate veuille ne pas y avoir affaire ?
- Qui ici pense qu'on viendra chercher Anaïs là-bas ou que Déa sera en danger, yoi ?
La réponse était simple, personne. Nenneke était une soigneuse. Personne ne tenterait de s'opposer à elle. Pas même l'empereur, il était sûr. Il fallait éviter seulement que quelqu'un puisse voir un oiseau géant voler au dessus du temple. Une rumeur pourrait amener les rois et les espions à s'interroger sur Anaïs. Mais Nenneke serait vraiment pas un lieu où les personnes iraient chercher une héritière même si certain pouvait se douter. Trop exposer et en même temps, invisible. Il y avait un commentaire qu'il avait entendu par un de ses amis : Si tu veux cacher quelque chose, mets-le en plein jour, personne ne le verra, trop occuper à regarder dans les coins sombres. Il l'avait fait avec les elfes lors d'une cérémonie, restant dans la salle sur les poutres sous le regard de Emhyr.
Marco nota que personne ne trouvait d'argument contre lui. Il sortit alors deux cartes qu'il étala alors devant tout le monde. Lui-même fut intéressé par ce qui allait suivre.
- Donc, nous venons de quitter Skellige, yoi, indiqua Marco en montrant l'archipel sur sa carte faîte de sa propre main. Le mieux à faire est de prendre directement vers le nord pour éviter de s'approcher des côtes de Cintra qui est en domaine Nilfgaard. Rester aussi proche que possible des îles pour ne pas avoir à s'approcher de Verden. Cidaris, on ne pourra pas y échapper, yoi. Il y a deux options qui s'offre pour la suite.
La seconde carte fut alors approché de la première et Marco continua de tracer l'itinéraire.
- La première, c'est vous déposer directement à peine plus au nord de Gors Velen, hors d'un port, vous laissant traverser à pieds Velen, Oxenfurt pour ensuite rallier Novigrad, ce qui me laisserait descendre le Pontar jusqu'au temple de Ellander…
Le phénix traça le trajet du doigt bien que la cité où était le temple ne soit pas en bordure du Pontar.
- .. Pour ensuite, continuer la remonté en passant par Flotsam, Vergen, Ard Carraigh et laisser le navire aux contreforts montagneux, yoi.
C'était donc leur première option. Mais il y avait un crochet pour le temple de la vieille Nenneke. Un crochet qui pourrait peut être mettre la puce à l'oreille de quelqu'un qui voyait le bateau et rapportait ses déplacements à une des deux têtes couronnées.
- Et l'autre option ? demanda Luffy en penchant la tête sur le côté.
- Allez directement à Novigrad. Là, j'irais à cheval avec les filles en essayant de me faire discret, pendant que vous pourrez récupérer vos montures pour rejoindre ensuite… Blaviken. En suivant le Buina, vous arriverez jusqu'aux monts Kestrel qu'il faudra traverser jusqu'à l'embranchement avec le Gwenllech, qui, si je ne me trompe pas, s'arrête quasi au pied de Kaer Morhen, yoi.
Il hocha la tête en regardant le chemin qui avait été tracé. Mais, Blakiven ? C'était un peu un mauvais souvenir pour le loup blanc.
- Si vous avez d'autres options, je vous écoute, yoi.
Il y avait Fumseck. Mais, transporter tout le monde ? Peut être Anaïs et Déa pour éviter le gros des soucis et ne pas être vu.
- Fumseck peut permettre le déplacement sans être vu de Déa et Anaïs pendant que les autres suivent l'un des deux chemins.
Marco regarda avec les autres Fumseck qui se toilettait tranquillement sur son perchoir. Lorsque l'ancien phénix sentit qu'on le regardait, il s'arrêta pour fixer le public. Marco émit plusieurs sifflements auxquels Fumseck répondit.
- On peut partir dans l'instant. Iro, Anaïs, Déa et moi, yoi. Ce qui prendra le plus de temps, ce sera négocier avec Nenneke.
- /Vieille chieuse./
- T'es gentille.
Il regarda du coin de l'œil valide Kali et Thatch qui venait de commenter sur l'ancienne soigneuse. Cependant, Anaïs n'était pas d'accord. Elle ne voulait pas être emmenée chez l'ancienne soigneuse. Et, pour être sûre d'être entendu, elle alla directement contre Ace. Ce dernier manqua de tomber à l'eau avec le poids supplémentaire qui venait de se projeter contre lui.
- Je peux me battre ! Je peux me défendre ! Tu m'as appris à combattre ! Je ne serais pas un poids mort ! Je t'en prie ! Ne me laisse par derrière !
- Luffy, prend Déa, le temps que je discute avec Anaïs en privée, s'il te plaît.
Anaïs devrait comprendre. Il se souviendrait toujours de cette bataille. Vesemir était mort comme d'autres. Lui-même avait été proche de le faire, encaissant la magie de Zirael de plein fouet alors qu'il commençait à peine à avoir celle du maître de la mort. Et, aujourd'hui, il ne serait pas en état de réitérer l'exploit pour l'instant. Il craignait autre chose à Novigrad. Philippa pourrait profiter d'un moment pour frapper. Et il était le maillon faible. Ce n'était pas Anaïs ni Déa.
Il savait que la limite approchait. Il était plus pâle chaque jour et commençait à avoir froid même avec des vêtements chauds. Sa magie était chaotique aujourd'hui. Même les sorts à la baguette étaient prohibés. Il n'avait que le contrôle sur empêcher le chaos de se déchaîner en lui et autours de lui. Si elle l'attaquait et ébranlait cette concentration qu'il gardait, il deviendrait le danger à abattre.
- Wow… Nii-chan a appris une autre méthode qu'une droite dans la figure en hurlant que c'est lui qui décide ?
Il eut un rire. Au moins, les personnes présentes lui permettaient de garder la tête hors de l'eau.
- Vesemir a réussi à le guérir de ça.
Il ignora le regard de Géralt sur le fait qu'il s'était mis à rire. Il sentit la cape être posé sur ses épaules et regarda Kali. Ils avaient passé un accord lui et elle. Elle ne dirait pas aux autres, pour l'instant, son état réel. Ils devaient quand même le sentir un peu mais pas à ce point en fait.
- Il nous faut le chemin le plus court, mon commandant, demanda Kali.
- Même si la neige tarde à venir, les monts Kestrel risquent d'être gelés, donc, impraticable, surtout en drakkar, pointa Géralt. Il y a aussi que cela fait un moment qu'Emhyr m'a demandé de trouver Ciri, il pourrait essayer de nous intercepter pour avoir un rapport, alors qu'on n'a pas le temps à cet instant.
Alors, éviter aussi le Nilfgaard. Ils avaient attiré bien trop de monde sur eux. Il resserra la cape autours de lui, s'appuyant un peu mieux contre le bois pour être plus à l'aise.
- Le mieux serait donc de remonter le Pontar, puis le Lixela, en nous arrêtant sur la rive opposée à Ban Ard, yoi. Il faudra donc filer tout au nord jusqu'à joindre le Gwenllech et remonter la source. Donc, prendre les chevaux à Novigrad avec Uma.
- Il faudra guetter que la chouette psycho ne soit pas là. Marmonna-t-il.
- On va mettre la brigade fantomatique sur le coup, qu'ils soient utiles pour quelque chose.
Les concernés regardèrent le vampire, assez agacés par le commentaire d'être inutiles. Ils sont morts. Ils ne peuvent plus rien faire d'un côté réellement à par prévenir ou agir en usant énormément d'énergie. Ils pouvaient aussi partir rejoindre l'autre monde. Ils restaient pour Anais ou Ace dans le cas de ses parents. Kiyan ne pouvait pas partir encore par ce qu'il a vécu. Et ils le prévenaient assez de chaque morts violentes des environs et lui éviter des surprises ou des spectres. Dire qu'ils soient utiles pour quelque chose relevaient à leur dire qu'ils ne servaient à rien habituellement. Et c'était faux. Thatch allait avoir des surprises les prochains jours si il ne s'excusait pas. Il nota néanmoins que Luffy le regardait avec perplexité.
- Elle te veut quoi ? La même chose que pour Nii-chan ?
- Non. Je suis quelque chose qu'elle serait intéressé d'être ou contrôler. Et avec la menace que je représente, elle pourrait utiliser l'occasion d'attaquer pour avoir ce qu'elle veut. Sais juste que si on te dit de me tuer. Hésites pas.
- Non.
Il regarda Luffy et soupira. Si le frère ainé était obstiné, il y avait le petit frère qui suivait les traces. Mais bon, les autres le feraient si il devenait un danger. Il espérait qu'ils le feraient si il devenait un danger malgré tout leur efforts pour l'aider.
- Qui de toi ou Ace est le plus buté ?
Thatch se prit un coup pour cette question. C'était un peu chercher. Il regarda le ciel et fixa l'étendu bleu du ciel. Anaïs venait de revenir avec Ace qui s'était occupé de Thatch. La petite princesse essuyait ses larmes le plus discrètement possible.
- Thatch, tu sauras quoi faire à Novigrad, yoi ?
- Oui, commandant.
- Ace ?
- Je reste sur le navire avec mon frère. On restera cacher pour attirer le moins possible l'attention.
- Je viendrais pour aider avec les chevaux, informa Kali.
- Alors, je vous laisse suivre la côte. Souhaitez-moi bonne chance, je m'en vais négocier avec Nenneke, yoi. On se retrouve bientôt.
Il en fallait avec l'ancienne. Il caressa la tête de Hugin qui s'était niché contre sa joue et son épaule. Il fallait à présent remonter l'affluent vers les montagnes et rejoindre l'ancienne forteresse des Sorceleurs. Anaïs ne voulut dire au revoir à personne pour le départ. Fumseck se posa sur l'épaule de Marco dès que la princesse et Iro furent proche de lui alors qu'il portait lui-même Déa. L'embrasement les emporta alors chez la vieille Nenneke. Ainsi, personne ne savait où était Anaïs.
Il ne restait plus qu'à rejoindre Kaer Morhen, la forteresse des sorceleurs de l'école du loup.
Premier chapitre ^^
