Helloooo ! Surprise ! Voilà donc votre suite pour abreuver votre soif. Joyeux Noel et Bonne année à tous

Alors, les mondes sont issus des ouvrages de J.K. Rowling et de Andrzej Sapkowski !

/langue/ : Nordien

langue : Anglais

~langue~ : Hen Llingue

~~langue~~ : Fourchelangue

N'oubliez pas la petite Reviews pour l'auteur. Bonne lecture.


Chapitre 34 : Un professeur sur la trappe

La gare était remplie d'élèves qui fixaient de façon mitigés le passage de Nàmo avec d'autres. Cependant, les Poufsouffles faisaient front commun. Néanmoins, ce que ne s'attendait pas Nàmo, ce fut de se faire attraper par Molly Weasley à la gare qui l'enferma dans un câlin alors que la femme murmura qu'elle était contente qu'il n'est rien. Et que si il avait besoin d'aide ou quoique ce soit, il pouvait l'appeler.

Il cligna des yeux plusieurs fois avant de recevoir un pull fait à la main avec des corbeaux dessus et la sorcière indiqua que c'était pour son anniversaire même si c'était un peu en avance. Ron parut désolé à côté et lui fit signe que ça allait, il lui dirait ce qu'il se passe dans le train.

Nàmo nota que le Roux avait le badge de préfet. Il le félicita avant de lui présenter les wagons. Les préfets devaient rejoindre le même wagon. Il retrouva Hannah Abbot comme camarade préfète pour Poufsouffle. Il allait aussi trouver Cédric pour lui faire avouer qu'il était responsable du nouveau choix de Préfet. Il était sûr que c'était fait exprès.

- Nàmo ! Alors, tes vacances ?

- Passé avec Norbert Dragonneau. On l'a rencontré par accident et Hugin l'a tout de suite fasciné. Normal pour un krebin. Par contre, je vais développer une certaine inquiétude à son mauvais caractère si ce que Dragonneau a dit sur ce type de créature se révèle exact.

- On sait déjà que Hugin est d'un caractère ... mitigé. N'est-ce pas, la boule de plume vaniteuse ? Mais oui. On sait que tu es le plus beau.

L'oiseau, tranquillement installé sur l'épaule de l'elfe gonfla d'orgueil. Ils montèrent dans le wagon réservé au préfet pour bien trouver Draco et Hermione. Ron monta et salua l'ensemble avant de se tourner vers Nàmo.

- Désolé encore pour ma mère.

- T'inquiète. J'ai eu le droit à la folie Black niveau mère poule. Draco aussi.

- Elle m'a fait apprendre par cœur l'ensemble du livre de sortilège de la famille, grogna Draco, avec pour ordre de tirer si un homme ou une femme louche m'approche de trop prêt en me disant qu'il faut rejoindre le chemin de la grandeur et suivre les pas de mon géniteur.

- … Trouve à ta mère un copain, ricana Ron.

Le blond sembla réfléchir et tourna vers le roux pour dire, à moitié sérieux, si un de ses frères étaient disponibles. Ron refusa catégoriquement de devoir subir Draco en neveu. Le wagon se mit à rire. Plusieurs minutes plus tard arrivèrent les préfets de serdaigles qui étaient Anthony Goldstein et Padma Patil. On se tourna vers Draco pour savoir qui était celle de serpentard qui allait travailler avec lui. Avant que Nàmo ne puisse poser la question, la porte du wagon s'ouvrit en grand.

- Dracoooo ! Je suis si contente de …

Le blond avait pris la forme d'un chat et était, actuellement, sous l'une des banquettes. La serpentarde qu'ils allaient avoir comme camarade était Pansy Parkinson. De tous, il fallait que l'on choisisse cette fille.

- Tiens. La sang-de-bourbe et la créature.

Les autres membres du wagon grimacèrent alors que Hermione plissa sombrement des yeux. Pansy continua alors avec un air moqueur.

- Mais j'oubliais, Granger. Tu es une amoureuse des créatures. Je suis sûre que le professeur Coën a senti l'envie que tu as de lui sauter dessus puisqu'il sent les mensonges.

Nàmo pinça son nez en comptant avant d'entendre un cri de panique. Une plante vola en travers de la tête de Pansy qui se retrouva recouverte d'une sorte de liquide verdâtre puant. Neville arriva, récupérant le pot et vérifiant qu'il n'est rien avant de se tourner vers quelqu'un.

- Mais laissez-moi tranquille ! Espèce de goule atrophiée du bulbe !

- Et tu comptes faire quoi, Londubat, pleurer à ton ami ? Et puis, tu viens de salir une préfète.

Hermione sortit du wagon, poussant Pansy du doigt pour voir les deux Serpentards, Crabe et Goyle. Ces derniers se tendirent en voyant l'ensemble des préfets moins Draco qui était toujours sous la forme d'un chat avec Pattenrond.

- Bon... on commence par combien de points négatifs pour Serpentard, cette année ? Demanda Nàmo. Je suis sûr que le professeur McGonagall sera contente de savoir qu'elle aura des aides...

- Weasley ? Une proposition ?

- Qu'ils aident Parkinson, déjà, parce qu'elle empeste.

La fille partit en hurlant qu'elle se vengerait. Nàmo se tourna vers Padma, demandant si c'était normal pour une sorcière de ne pas savoir utiliser un sort de nettoyage pourtant simple qu'un enfant de première année pourrait connaître. La Serdaigle haussa les épaules avant de refermer la porte. Draco reprit sa forme normale, se tournant vers Nàmo avec sérieux.

- Si tu pars, tu n'oublies pas de m'emmener. J'ai déjà assez de mal avec la réputation de mon père qui me suit comme une ombre visqueuse. Les attentes des autres sangs purs. Mais le pire, c'est elle. Elle croit réellement qu'on va se fiancer !

- Si tu veux. T'as prévenu ta mère ?

- / On a même appris la langue./

Nàmo applaudit à cet instant pour la prouesse. Hermione reprit à son tour, fièrement, le nordien. Et elle, elle l'avait appris seul en écoutant Coën et Nàmo discuter et menacer Blaise. De quoi ? Personne ne savait mais c'était drôle à entendre.

- Mais sinon, pourquoi tu évites Pansy. Dis-lui merde et tout ira bien, non ?

- Non. Elle croit que je suis entièrement dévoué à elle.

- Alors, sors avec quelqu'un, dit Ron.

Et le roux ricana, regardant du coin de l'œil Hermione qui ne vit pas le regard puisque Draco venait de devenir écrevisse.

Arrivé sur les quais, ce ne fut pas Hagrid qui accueillit les premières années mais son remplaçant. Le professeur Gobe-Planche avait déjà remplacé Hagrid lorsque ce dernier avait refusé de sortir de sa cabane car Rita Skeeter avait fait un article sur sa parenté de demi-géant. La femme était encore dans des ennuis et sous peine d'aller en prison actuellement.

Il trouva bien Cédric qui conservait son poste de capitaine de Quidditch et lui indiqua qu'il avait bien proposé son nom comme remplaçant. Nàmo maudit le plus ancien assez copieusement après cela.

Un des troisièmes années posa alors une question lorsqu'ils rentrèrent dans la grande salle pour s'installer à une des places. Il regrettait le départ de plusieurs des septièmes années mais bon. On ne pouvait pas rester indéfiniment à Poudlard.

- Qui c'est, ça ?

Nàmo et d'autres levèrent la tête et Susan poussa, à la surprise de tous, un juron digne de Vernon Roche. Bien qu'il avait dit connaître pire.

À la table des professeurs, il y avait une femme juste à côté du professeur Dumbledore. cette dernière portait une tenue rose. Son bandeau était rose. Son Cardigan était rose. Et elle avait l'air d'une de ses femmes qui n'avait jamais trouvé chaussure à son pied pour une raison ou pour une autre. Nàmo gémit, enfonçant la tête contre le bois de la table. La fameuse femme qui avait été plus qu'insultante et raciste à la cour. Et il nota que Coën avait échangé sa place avec Rogue pour avoir au moins trois professeurs entre lui et la femme.

- Dolores Ombrage. Ce n'est pas une bonne nouvelle. Ma tante dit que c'est une des pires pimbêches que Fudge pourrait avoir à sa botte. Mais une pimbêche dangereuse.

- Elle possède le pouvoir et le racisme, chouette, siffla Nàmo. Elle voulait me faire inscrire au registre des créatures magiques et m'interdire de venir à Poudlard.

- Toi ? Au registre ? À la limite, on pourrait te classer comme être domesticable. Et encore. Non. T'as beau avoir des oreilles en pointes, t'as rien d'une créature. T'es un Poufsouffle.

- C'est gentil de dire cela de moi, marmonna l'elfe. Seulement, je dois dire un point. Si on devait me qualifier sur l'échelle sorcière. Je me sentirais insulté d'être simplement un « être domesticable ».

La table commença à rire. Plusieurs commentèrent qu'après le dragon et le tournoi, si ils mettaient cela, c'était qu'ils étaient stupides. Susan réfléchit à haute voix, tapotant avec son doigt contre sa joue.

- Oui… vu ta propension à trouver les créatures les plus dangereuses et les rendre docile en ta présence. Je pencherais plutôt dans une catégorie : dangereux et peut-être domestiquer si vous partez du bon pied.

- Et encore, ricana Cédric. Il pourrait décider de mordre si on le frotte dans le mauvais sens du poil.

- Donc… On considère combien de temps qu'elle reste ?

Ernie pointa du pouce Dolores Ombrage. L'elfe commença à réfléchir mais les premières années rentrèrent avant qu'il ne puisse répondre. Le Choixpeau donna à nouveau un avertissement pour l'année scolaire. Néanmoins, un point que nota Nàmo et d'autres, ce fut l'avertissement de Poudlard. L'elfe tourna la tête vers la maison Serpentard et les trois camarades se regardèrent entre eux pour lui rendre le message silencieux. Il passa à Serdaigle où Luna ainsi que des personnes comme Padma ou d'autres de ces camarades firent un mouvement de tête. Gryffondor répondit à l'appel simple avec Hermione et plusieurs membres des différentes années.

Poudlard resterait uni malgré tout. Et ce n'était pas avec des personnes comme Dumbledore que ça allait se faire. Dumbledore se dressa enfin.

- À ceux qui sont ici pour la première fois, déclara Dumbledore, je vous souhaite la bienvenue ! Et à nos anciens, je dis : bon retour parmi nous ! Il y a un temps pour les discours et justement, ce temps n'est pas encore venu. Alors, bon appétit !

Les éclats de rires émergèrent dans la salle alors que les plats apparurent devant eux. Nàmo nota des menus bien plus variés qu'avant. Et surtout, des plats étrangement familier. Il eut un sourire lorsqu'une de ses voisines goutta une tarte au noix et fondit presque. Sans oublier les jus de citrouille traditionnel qui trônaient autours des plats. On pouvait voir néanmoins des théières que Nàmo attrapa et sentit.

- Thé glacée aux herbes… Je vais les embrasser.

- Qu'est ce qu'il se passe ? Les cuisines se sont excités ?

- Non. On a laissé des personnes renouer avec un passé lointain. Ça, ma chère Hannah, c'est le thé de bienvenue traditionnel elfique : Feuille de framboisier, mélisse, feuilles de mûrier, feuille de tilleul, pétales de bleuet, pétales de souci, romarin, serpolet, bouton de rose et miel de fleur pour le tout.

- Fais voir, demanda alors la Poufsouffle pour sentir avant de continuer, l'odeur est hypnotisante. Aller, je me laisse avoir, sers-moi.

Ils profitèrent de la boisson qui surprit plus d'un élève. Néanmoins, l'ambiance était tendue. Le Choixpeau avait demandé que les maisons soient unis contre les évènements qui allaient suivre. Et c'était une chose qui pouvait se révéler compliqué en les temps actuels.

À la fin du repas, lorsque les plats disparurent, le directeur se releva pour les discours de débuts d'année. Nàmo soupira, sentant qu'il allait devoir être doublement prudent. Surtout avec la femme présente à la table des professeurs qui ne lui inspirait aucune sympathie ni respect.

- À présent que nous sommes tous occupés à digérer un autre de nos somptueux festins, je vous demande de m'accorder quelques instants d'attention afin que je puisse vous donner les traditionnelles recommandations de début d'année, déclara Dumbledore. Les nouveaux doivent savoir que la forêt située dans le parc est interdite d'accès – il ne serait d'ailleurs pas inutile que quelques-uns de nos plus anciens élèves s'en souviennent aussi. Mr Roche et le Professeur Coën ne sont pas tenus de vous chasser dans les bois à chaque fois.

Nàmo ne se sentait même pas concerné par la conversation. Certes, il allait dans les bois mais avec la permission des professeurs et surtout, accompagné. Presque à chaque fois ?

- Mr Rusard, le concierge, m'a demandé de vous rappeler, pour la quatre cent soixante-deuxième fois selon lui, que l'usage de la magie n'est pas autorisé dans les couloirs entre les heures de cours et que beaucoup d'autres choses sont également interdites, dont la liste complète est désormais affichée sur la porte de son bureau. Nous aurons cette année deux nouveaux enseignants. Je suis particulièrement heureux d'accueillir à nouveau parmi nous le professeur Gobe-Planche qui assurera les cours de soins aux créatures magiques. J'ai également le plaisir de vous présenter le professeur Ombrage qui enseignera la défense contre les forces du mal.

Plaisir n'est pas le terme qu'il emploierait. Les elfes de maison du Ministère avaient fait remonté des informations qui pouvaient laisser de froid, par rapport à la femme. Elle était l'une des principales opposantes aux créatures magiques. Remus n'avait pas d'emploi à cause de cela. Enfin, jusqu'à maintenant puisque le professeur Jones avait été outré d'apprendre qu'un élève brillant n'avait pas de quoi se payer une robe de sorcier. Ce qui fait, qu'actuellement, Remus travaillait aux USA, après le « forcing » de Jones pour les tribus magiques indiennes sous le couvert d'étude. En claire, Jones avait posé Remus avec les indiens avec pour ordre d'apprendre l'ensemble de leur culture et leur magie, de la comprendre et en faire une thèse. Ce qui fut assez amusant puisque plusieurs des indiens étaient des lycanthropes qui avaient appris à vivre autrement et n'étaient pas des dangers. Un peu normal, ils allaient dans des lieux réservés aux loups pendant la période de la pleine lune.

Dumbledore reprit son discours, sortant Nàmo de ses pensées.

- Les essais pour la constitution des équipes de Quidditch de chacune des quatre maisons auront lieu le...

- Hum hum !

Dolores Ombrage venait de se dresser pour se poser à côté de Dumbledore, lui coupant littéralement la parole. Le directeur la regarda étrangement mais garda son étrange sourire. Nàmo était néanmoins surpris que la femme est le courage ou la stupidité d'afficher pareil mépris de Dumbledore. Le regard de l'agent de Fudge montrait une seule chose : la volonté de contrôlé. Elle n'était pas là pour être professeur. Elle était là pour que Poudlard soit sous son contrôle. Nàmo n'arrivait pas à se retirer cette image de l'esprit. Et il craignait la confirmation lorsqu'elle commença à parler.

L'elfe nota, avec beaucoup, la surprise mal cachée des professeurs. Aucun ne s'attendait à ce qu'elle commence dès le repas en fait. Et plusieurs serraient les dents. Il se pencha vers son voisin.

- Je sens qu'elle va être la cause des problèmes de Poudlard bientôt. Poufsouffle reste uni mais surtout, on protège ceux qui en ont besoin.

- Bien, Nàmo, on va faire cela.

Ernie donna un coup à son voisin pour lui murmurer à l'oreille rapidement et reléguer le message. Hannah était d'accord et fit de même sur son côté. Dolores commença.

- Merci, cher directeur, pour ces aimables paroles de bienvenue.

La voix d'enfant forcée fit grincer Coën entre tous. Les élèves savaient qu'il sentait les mensonges littéralement sans avoir besoin d'un véritasérum. Personne n'avait encore réussi à le tromper. Le voir grincer firent comprendre aux anciens qu'il faudra clairement se méfier de Dolores Ombrage.

- Je dois dire que c'est un grand plaisir de revenir à Poudlard, et de voir tous ces joyeux petits visages levés vers moi !

Hermione renifla. Personne n'avait un air joyeux. Draco fit une mine d'être malade. C'était peut-être l'unique raison pour laquelle quelques-uns eurent un sourire. Ron par exemple décida d'étouffer son sourire dans son verre d'eau.

- J'ai hâte de vous connaître tous et je suis sûre que nous deviendrons vite de très bons amis !

Roche roula des yeux, installé à la porte à côté de Rusard. Le concierge devait être le seul qui souriait en fait. Comme si l'homme était en adoration devant la femme.

- Le ministère de la magie a toujours accordé une importance primordiale à l'éducation des jeunes sorcières et des jeunes sorciers. Les quelques dons que vous avez pu recevoir à votre naissance ne se révéleraient pas d'une très grande utilité si une instruction attentive ne se chargeait de les cultiver et de les affiner. L'ancien savoir dont la communauté des sorciers est l'unique dépositaire doit être transmis aux nouvelles générations, si nous ne voulons pas qu'il se perde à jamais. Le trésor de la connaissance magique amassé par nos ancêtres doit être conservé, enrichi, bonifié, par ceux qui sont appelés à la noble mission de l'enseignement.

La femme fit une sorte de salut à la table des professeurs mais aucun ne bougea. Nàmo sentit que la femme n'allait pas avoir beaucoup d'ami dans le corps professoral. Rogue se pencha vers Coën à cet instant et il put lire que le professeur de potion voulait échanger de place. Le sorceleur proposa plutôt de décaler avec la professeur de divination.

- Chaque directeur, chaque directrice de Poudlard a apporté quelque chose de nouveau en accomplissant la lourde tâche de gouverner cette école historique et c'est ainsi qu'il doit en être car l'absence de progrès signifie la stagnation puis le déclin. Mais le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé pour autant, car nos traditions éprouvées par le temps n'ont souvent nul besoin d'être modifiées. Un équilibre entre l'ancien et le nouveau, entre la pérennité et le changement, entre la tradition et l'innovation...

Nàmo se tourna vers Susan, sifflant qu'il y avait une sorte de sort de sommeil en cours car il allait s'endormir. Elle marmonna qu'elle était d'accord. Le discours de la femme manquait de saveur et en même temps, donnait sa ligne de conduite. Elle était là pour mettre en place son pouvoir et ses idées.

- ... car certains changements seront pour le mieux alors que d'autres, à l'épreuve du temps, apparaîtront comme des erreurs de jugement. De même, certaines coutumes anciennes seront conservées …

Un rire tonitruant coupa la femme qui se retrouva, à cet instant, couverte de crème. L'ensemble de l'école fut tiré de leur sommeil et occupation pour revenir à la femme qui poussa un cri d'outrage. Au-dessus d'elle se trouvait Peeves qui souriait avec un seau entre les mains.

- Vous avez la bienvenue de Cornedru et de la Renarde anglaise.

Nàmo attrapa son visage discrètement pour ne pas pousser un soupir et éclater de rire. Beaucoup furent incapable de se retenir. La femme, pourtant habillé de Rose, se retrouva couverte d'une crème dessert jaune canari. C'est là qu'on vit apparaître des plumes jaunes sur les vêtements. L'elfe et plusieurs reconnurent l'une des farces et attrapes des Jumeaux. Mais, l'expression de ses derniers démontraient tout autant que les autres la surprise.

Dolores Ombrage se retrouva même incapable de produire un autre son qu'un piaillement d'oiseaux. Et elle se tourna vers la table des professeurs, outrée et insultée, demandant clairement de l'aide pour arrêter le fou rire de l'ensemble de l'école. Elle était devenue un gros canari Jaune et Rose. Le mélange faisait mal aux yeux.

Le Baron Sanglant et d'autres des fantômes s'excusèrent avant de partir à la poursuite du Poltergeist.

Dumbledore se redressa, ne cachant pas un sourire amusé pour le coup.

- Ne vous inquiétez pas, professeur Ombrage. Malgré cette interruption de la part de Peeves, l'ensemble de Poudlard vous fait un bon accueil.

Nàmo nota alors quelque chose d'à peine visible à l'une des fenêtres. Plusieurs des elfes de maisons étaient là, à regarder. Non. Il devrait plutôt dire, les Aens Rhyddid comme ils avaient décidé de s'appeler. Ils n'étaient pas des Seidhes. Ils n'étaient pas des Aens Elles. Nàmo soupçonnait en fait que ce soit les derniers descendants des Aens Undod. Mais, porter le nom d'un peuple mort alors qu'ils découvraient la liberté après des années de souffrances, ils avaient choisi un nouveau nom. Rhyddid, la liberté en gallois.

- … et ne vous inquiétez pas, Miss Ombrage, notre infirmière saura vous rendre votre apparence normale avant vos cours demain.

La femme ne parut vraiment pas ravie puisqu'elle continua de parler, produisant uniquement des piaillements d'oiseaux agressifs. Nàmo fronça les sourcils puisqu'il était sûr que les caramels canaris des Jumeaux ne faisaient pas cet effet. Quelqu'un s'était donc amusé à faire plus puissant. Et vu comment les elfes regardaient cela avec amusement au travers des vitres, ils étaient responsables.

- Merci beaucoup, professeur Ombrage, pour ce discours très éclairant. À présent, comme je vous l'annonçais, les essais pour la constitution des équipes de Quidditch auront lieu le...

Nàmo n'écoutait déjà plus à présent alors que la femme était emmenée hors de la pièce. Il était sûr que Vernon se retenait de rire sur le côté. Il devrait demander à son cousin s'il était responsables réellement. Néanmoins, il repensa à ce qu'avait dit le fantôme. Bon. Un Pénitent et un Spectre de Minuit avaient de l'humour et une cible commune.

Il se redressa avec Hannah Abbot et se tourna vers les nouvelles premières années. Rapidement, il tira un lien de cuir de sa poche pour rassembler les tresses et cheveux dans une queue de cheval. Il devrait définitivement les couper vue la taille ou trouver une autre façon de les coiffer.

- Bien. Je suis Nàmo Cerbin et je…

- Un elfe !

Hannah le regarda tirer une expression douteuse vers le gamin qui venait de parler. Surtout que celui-ci passa au rouge.

- Je suis votre préfet avec Hannah Abbot ici présente. Si vous avez des soucis ou des questions sur l'école, les cours ou des informations diverses, vous pouvez vous adresser à nous. Vous pouvez aussi demander à vos pairs. La maison Poufsouffle est une maison unie. Je précise d'avance. Pas de harcèlement accepté. Pas d'insulte sur le sang. Pas de tentative douteuse contre l'un de vos camarades.

- Les plannings sont affichés dans la salle commune, sur le panneau d'affichage, continua Hannah.

- Et ceux qui pensent pouvoir faire des balades nocturnes, vous aurez des soucis avec soit Rusard, le concierge, soit Roche qui est là en aide, principalement. Suivez nous jusqu'à la salle commune.

Ils emmenèrent les premières années rapidement à la salle commune mais Nàmo sentit le regard sur lui plus d'une fois. Sa tête avait fait la tête d'affiche du journal et il savait que plusieurs avaient soit des questions, soit des aprioris contre lui.

L'année allait si bien se passer en fait.

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La nuit était avancée et Nàmo descendit discrètement jusqu'aux cuisines. Il eut un sourire, voyant que l'été avait été utilisé à des choses utile. La moitié, voir les trois quart de la salle étaient rempli d'elfe qui n'avaient plus rien des habituelles elfes de maison. Et certains avaient des armes à leur ceintures ou discutaient en nordien. Il nota même des mots de Hen Llingue passer chez certains.

- Caedmil !

- Caedmil, seigneur Nàmo. Tu as aimé notre petite surprise ?

- Je savais bien que Peeves n'avait pu avoir autant de crème canaris, seul.

Plusieurs des elfes se mirent à rire alors que le dit Poltergeist apparut, faisant la révérence. Il semblerait que les elfes, à présent libres de leur pensée, avaient trouvé des arrangements avec lui.

- Toujours honoré de semer le chaos.

- … Je pense que je ne mettrais jamais de protection sur la porte. Alors, lâche toi. La femme est insultante donc…

- Ohhhh ! Petit Namossss fait le vilain ?

- Mais personne ne te croira, termina le jeune en s'installant à un des tables pour aider.

Le silence se réinstalla et seul les bruits des fourneaux et des discussions à voix-basses sur les derniers elfes de maison encore sous les toits des sorciers donnaient l'impression qu'il y avait encore de la vie dans la cuisine. Pour être exacte, l'ensemble attendait quelque chose.

Le portrait s'ouvrit et Vernon Roche passa avec l'air passablement agacé.

- Nàmo. Je vais commencer à regretter de n'avoir pas la possibilité de noyer certaines personnes pour sortir des informations.

- Qui est assez idiot pour ressortir les crocs du loup ?

- À ton avis ?

- Alors… c'est Rose, pompeux, et t'as sûrement demandé des informations sur les élèves. Puis, ça à découvert que tu étais en réalité un non-mage même pas issu d'une famille sorcière.

Le grondement fut l'unique réponse. Puis, deux elfes se mirent en sentinelle et Peeves ricana, indiquant qu'il allait simplement mettre le bazar dans un des étages loin des cuisines. Vernon siffla qu'il devrait mettre le bazar proche des cuisines le lendemain pour que l'on ne pense pas à croire que les cuisines sont le siège d'une discussion qui déplairait aux sorciers. En échange, ils parleraient au Baron Sanglant pour mettre des dates où l'esprit frappeur pourrait venir dans la grande salle.

C'était un marché qui plaisait au fantôme et ça le rendait plus calme, selon les autres spectres. Et puis, après avoir fait un face à face avec un Pénitent, Peeves se tenait tranquille. Plusieurs elfes firent sortir de cache insoupçonné des bouts de papiers, des copies de courriers, des cartes, etc… Les sorciers semblaient encore plus aveugles au mouvement des créature magique que les problèmes que mettaient en place Voldemort. Et puisque ça faisait bientôt deux ans que Vernon rentrait en contact, avec les elfes, avec l'ensemble des communautés de créature, Voldemort allait avoir du mal à trouver de vrais alliés en fait.

- On a eu une lettre avec les vampires. Plusieurs castes ont suivi Voldemort comme à la première guerre mais le seigneur de l'Angleterre a refusé. Le roi des vampires n'a que faire du mage noir et se proclame neutre. Et il a indiqué à Voldemort que si ce dernier tente une idiotie sur les castes européennes, il aura plus que des soucis.

- Bonne nouvelle donc. Un allié de moins à ce fou. D'autres ?

- Plusieurs tribus de Lycanthropes savent que c'est la faute de Greyback si ils se sont retrouvés avec encore moins de droits. Plusieurs suivent quand même l'ancien second mais d'autres ont préféré partir.

- Les messages des lieux et réserves aident donc, commenta Nàmo.

- Il semblerait.

Ils continuèrent à discuter sur les différentes informations et ce qu'ils devraient mettre en place ou chose à faire. Ils mettaient en place une situation où les deux camps devront se débrouiller sans des alliés en plus. Les détraqueurs avaient été menacé par plus puissant que lui.

Lorsque minuit sonna, Nàmo usa des ombres pour rejoindre son dortoir avant que l'on ne se pose la question de savoir où il était. Néanmoins, avant de se coucher, il regarda, la petite boule de lumière flottant dans la paume de sa main, qu'il avait. Il gémit en notant que le premier cours de la journée était défense contre les forces du mal.

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Nàmo arriva dans les premiers devant la salle de défense contre les forces du mal. Il regarda la porte et poussa un soupir en passant le pas avec Susan. Il était dommage que ce ne soit pas avec les Serpentards qu'ils avaient cours. Nàmo aurait apprécié d'avoir Blaise avec qui travailler pour le coup.

Dolores Ombrage était assise à son bureau, encore une fois dans son cardigan Rose. Un bruit de chat résonna dans les appartements ouverts. La petite baguette de la femme ferma la porte lorsqu'elle nota le regard d'un instant de Nàmo dans la direction de ceux-ci. Il prit place à coté de Ernie pour une fois alors que Susan et Hannah se mirent côte à côte. Padma s'assit à la table à sa droite et le salua avec le sourire.

- Alors Nàmo ? Tes vacances.

- Sympathiquement trop courte. Et toi ?

- La routine.

Ils se turent lorsque la cloche résonna et que les derniers élèves passèrent le pas de la porte. On ne savait pas vraiment à quoi s'attendre avec la femme.

- Eh bien, bonjour.

La réponse fut assez vague. Très peu répondirent à sa salutation. Nàmo appuya sa main contre sa joue et regarda la femme. Et celle-ci tourna juste son œil vers lui. Il plissa légèrement les yeux, n'appréciant pas vraiment ce qu'elle lui filait comme sensation.

- Voyons, voyons, dit le professeur Ombrage, ça ne va pas du tout. J'aimerais bien, s'il vous plaît, que vous répondiez : « Bonjour, professeur Ombrage. » Recommençons depuis le début, si vous le voulez bien. Bonjour, tout le monde !

- Bonjour professeur Ombrage, répondit alors la classe un peu plus fort.

- Voilà qui est beaucoup mieux, dit-elle d'une voix douce. Ce n'était pas si difficile, n'est-ce pas ? Rangez vos baguettes et sortez vos plumes, s'il vous plaît.

Ranger la baguette ? Sortir des plumes ? Nàmo roula des yeux alors que la femme se redressa un peu mieux sur son fauteuil, comme tentant de paraître plus haute. La seule image qu'avait actuellement l'elfe, ce fut la fable du crapaud qui tentait d'être plus gros qu'un bœuf. À moins que ce soit une grenouille ? Mais, la femme ressemblait tellement à un crapaud rose avec une grosse mouche dans les cheveux avec son nœud noir qu'il n'était pas très sûr si le professeur était un animal ou un être humain.

Et dire qu'une image de guenaude des marais lui vint à l'esprit. La femme leva la baguette et le tableau fut marqué par les mots suivants :

Défense contre les forces du Mal

Retour aux principes de base

- Bien. Il apparaît que votre enseignement dans cette matière a été passablement perturbé et plutôt fragmentaire, n'est-ce pas ? Déclara le professeur Ombrage en se tournant vers les élèves, les mains jointes devant elle. Le changement constant d'enseignants, dont beaucoup ne semblent pas avoir suivi le programme approuvé par le ministère, a eu le fâcheux résultat de vous laisser loin au-dessous du niveau qu'on est en droit d'attendre au début d'une année de BUSE. Vous serez certainement satisfaits d'apprendre que ces problèmes vont être désormais résolus. Cette année, en effet, nous aurons un programme de magie défensive centré sur la théorie et approuvé par le ministère. Commencez par copier sur vos parchemins les phrases suivantes.

Plusieurs des étudiants se regardèrent entre eux. Nàmo plissa les yeux, voyant le regard ne pas le lâcher. Théorie ? Pour apprendre la défense ? Ce serait comme donner un bout de bois à un sorceleur et lui dire d'aller tuer avec un foenard. C'était du suicide. Et ça s'appelait professeur de défense ? Plutôt, prêtresse du feu éternel pour suicide de masse contre les forces du mal.

1) Comprendre les principes qui fondent la défense magique.

2) Apprendre à reconnaître les situations dans lesquelles la défense magique se trouve légalement justifiée.

3) Replacer la défense magique dans un contexte ouvrant sur la pratique.

Mais, avant que Nàmo ne puisse commencer à noter ce qui était écris, la femme s'était avancé jusqu'à son bureau.

- Monsieur Potter. Je pense que votre place serait mieux sur le bureau, là bas.

Elle pointa alors du doigt un bureau juste devant le tableau noir. C'était un vieux bureau une place, dont un des pieds semblait tenir par il ne sait quel miracle. Il la regarda à nouveau avant de commencer à écrire les phrases.

- Hum hum ! Je vous ai demandé quelque chose, Monsieur Potter.

- Vous devriez prendre des bonbons au miel si vous avez un problème de gorge. Et si c'est à moi que vous vous adressez, mon état civil indique un autre nom de famille… Professeur.

La dernière part était une légère pointe de sarcasme. La femme haussa un sourcil, clairement, elle n'appréciait pas la réponse. Nàmo termina d'écrire la phrase.

- En tant que professeur, j'ai le devoir de vous enseigner les bonnes manières, semblerait-il. Une lacune qu'il faudrait apprendre lorsque l'un est une créature comme vous. Dix points en moins.

Les plumes se stoppèrent dans la salle et plusieurs tournèrent la tête vers les deux. Nàmo, pour sa part, termina d'écrire.

- Veuillez rejoindre le bureau indiqué, sinon, vous me verrez dans l'obligation de sévir.

Le dernier mot fut marqué et les yeux verts se redressèrent nonchalamment du parchemin. Nàmo en avait marre de jouer les bons petits garçons. Néanmoins, Susan le suppliait actuellement du regard pour qu'il se plie, pour cette fois. Il plia le parchemin, et se rendit au bureau. Il regarda celui qui était peut être trop petit et vraiment ancien. La femme avait elle trouvé l'objet le plus ancien et délabré juste pour lui ? Il se sentait presque honoré par l'effort. Il s'assit, laissant couler doucement et discrètement sa magie dedans pour le réparer au mieux.

La femme parut satisfaite. Et Nàmo nota bien qu'il était comme « exposé » à l'ensemble de la classe.

- Bien, maintenant que nous avons écarté le problème principale de cette classe… nous allons pouvoir travailler. Avez-vous tous votre exemplaire de Théorie des stratégies de défense magique par Wilbert Eskivdur ?

Le livre en question avait été lu par Coën. Ce dernier avait proposé de changer le titre pour « mille et une façon de mourir stupidement et donner plus de travail aux professionnels ». Le titre était parfait après modification. Ombrage continua après avoir reçu l'approbation de l'ensemble de la classe.

- Je crois qu'il va falloir recommencer, dit alors le professeur Ombrage. Lorsque je vous pose une question, j'aimerais bien que vous me répondiez : « Oui, professeur Ombrage », ou « Non, professeur Ombrage. » Donc, je reprends : Avez-vous tous votre exemplaire de Théorie des stratégies de défense magique par Wilbert Eskivdur ?

- Oui professeur Ombrage, répondirent les élèves.

Il regarda la femme qui s'était rassit à son bureau comme ayant le contrôle de la classe. Elle allait surtout obtenir l'agacement de certain.

- Très bien. Je voudrais maintenant que vous ouvriez ce livre à la page 5 et que vous lisiez le premier chapitre : « Principes de base à l'usage des débutants ». Et je vous signale qu'il est inutile de bavarder.

Nàmo ouvrit le livre et fit semblant de lire, réellement. Il avait déjà lu le torchon. Cependant, alors que plusieurs de ses camarades sifflaient juste entre eux, la femme se retrouva devant son bureau.

- Monsieur Potter. Sachez que je n'accepte pas de comportement désobligeant ou irrespectueux comme vous semblez afficher. Et … pourquoi portez vous l'emblème de préfet ?

- Parce que je suis le préfet, répondit l'elfe en tournant la page.

- Il doit avoir une erreur. une chose comme vous…

- Chose ?

L'elfe posa un peu violemment le livre sur la table, faisant alors sursauter la femme de surprise. Elle reprit contenance rapidement.

- Attention monsieur Potter à votre comportement.

- Mon comportement est le reflet de ce que l'on me projette, professeure.

Hannah décida de lever la main à cet instant.

- Excusez-moi, professeur. J'ai une question ?

Cela coupa Ombrage dans sa réprimande. Elle tourna la tête vers la Poufsouffle et la regarda avec moquerie.

- Pour l'instant, nous sommes en train de lire. Si vous avez d'autres questions, nous attendrons la fin du cours pour nous en occuper.

- Je ne comprends pas vos objectifs de cours, dit Hannah.

Nàmo comprit que Hannah tentait de détourner la femme de lui. Mais, il préférait être la cible que quelqu'un d'autres.

- Et vous vous appelez ?

- Hannah Abbot.

- Eh bien, Miss Abbot, il me semble que ces objectifs sont parfaitement clairs si vous prenez la peine de les lire attentivement, répliqua le professeur Ombrage.

- Le livre ne dit rien au sujet de l'utilisation des sortilèges de défense. Et nous avons une épreuve pratique à la fin de l'année.

Les élèves étaient d'accord entre eux. La femme gonfla la poitrine, comme si elle voulait montrer qu'elle restait la seule maîtresse à bord sur le programme des cours.

- L'utilisation des sortilèges de défense ? Répéta le professeur Ombrage avec un petit rire. Je ne vois pas ce qui pourrait arriver dans ma classe qui nécessite de recourir à un tel sortilège, jeune fille. Vous ne craignez quand même pas de subir une attaque pendant mes cours ? Et il est nécessaire de lever la main pour se faire interroger, miss ?

- Susan Bones.

Le léger rictus indiqua que la tante de Susan et la femme n'étaient pas amies.

- Pour réussir l'examen devise, il y a une partie théorique, certes, mais pratique aussi. Si nous n'avons pas de pratique, comment réussirons nous l'examen ?

- Seriez-vous une experte formée par le ministère, Miss Bones ?

- Non, mais...

- Dans ce cas, j'ai bien peur que vous ne soyez pas qualifiée pour définir la raison d'être d'une matière, quelle qu'elle soit. Notre nouveau programme d'études a été établi par des sorciers beaucoup plus âgés et intelligents que vous, Miss Bones. Vous apprendrez ainsi les sortilèges de défense dans des conditions qui garantissent la sécurité et l'absence de risques...

- Ah… Donc, le jour où l'on se retrouve face à un truc, on prie le feu éternel qu'un sorcier ou une sorcière « bien plus intelligent et âgé » viennent nous sauver. Vraiment ?

- Votre main ! Monsieur Potter.

- C'est Cerbin.

Il regarda la femme et donna un regard aux autres de ne pas venir mettre une cible sur leur tête. La classe sembla se plier et cela déplut clairement à la femme.

- Je suis d'accord avec mon camarade, reprit alors Susan. On peut toujours avoir une mauvaise rencontre et se faire attaquer

- Je le répète, reprit le professeur Ombrage en adressant à cette dernière un sourire exaspérant, craignez-vous de subir une attaque pendant mes cours ?

- Mais ...

Le professeur Ombrage l'interrompit :

- Je ne souhaite pas critiquer la façon dont cette école a été dirigée, dit-elle avec un sourire trop faux pour être supportable, mais vous vous êtes trouvés exposés dans cette classe à des sorciers irresponsables, totalement irresponsables même, sans parler de certains hybrides particulièrement dangereux.

Et elle se tourna vers Nàmo. Ce dernier ne baissa pas les yeux. Lupin devait être l'un des meilleurs que l'école n'est jamais connue. Et la femme l'insultait.

Padma leva alors la main, sérieuse et Ombrage la regarda.

- Votre nom ?

- Padma Patil. Il reste toujours la question de la pratique pour les BUSE ? Si je me rappelle bien des indications, une grande part de la note repose sur la pratique. Et vous dites que l'on pourra exécuter le sort du premier coup ?

- Si vous étudiez suffisamment bien la théorie, il n'y a aucune raison pour que vous ne puissiez pas exécuter l'un de ces sorts sous le contrôle attentif des responsables de l'examen, répondit le professeur Ombrage d'un ton dédaigneux.

- Sans jamais les avoir pratiqués avant ? Insista Parvati, incrédule.

- Je répète, si vous avez étudié la théorie suffisamment bien...

Et Nàmo se mit à rire. Il avait un rire sardonique qui rappelait que les elfes voyaient le monde bien différemment des hommes. Et la femme le prouvait encore plus. Si des personnes comme Chourave était acceptante, Ombrage était le spectre opposé.

- Et à quoi nous servira la théorie dans le monde réel ?

- Ici, nous sommes dans une école, Mr Potter, pas dans le monde réel, répondit-elle.

- Ça ne sert à rien que je discute avec vous. Bien sûr, nous réussirons facilement à survivre en lançant d'un premier coup un sort lorsqu'on se retrouvera face à un mage noir…

- Il n'y a pas de mage noir.

- Mais oui. C'est ça. Faudra dire cela aux aurors. Pour tous les crimes croisés dans la rue et que la chronique nécrologique de la Gazette Du Sorcier déplore : Assassin, violeur, tueur, psychopathe…

- Dix points en moins pour avoir coupé un professeur !

Il roula des yeux, s'appuyant contre son bureau avec agacement. Ombrage reprit son calme et se retourna vers la classe.

- On vous a raconté qu'un certain Mage noir était revenu d'entre les morts... on vous a raconté qu'un certain Mage noir est à nouveau en liberté. Il s'agit d'un mensonge.

- C'est beau la crédulité. Si ce n'est pas lui, il y en a d'autres, soupira l'elfe avec fatigue.

- Vous aurez une retenue, Mr Potter ! Répliqua le professeur Ombrage d'un air triomphal. Demain soir. Cinq heures. Dans mon bureau. Je le répète, il s'agit d'un mensonge. Le ministère de la Magie peut vous garantir qu'aucun Mage noir ne vous menace. Si vous continuez à éprouver des inquiétudes, n'hésitez pas à venir m'en parler en dehors des heures de classe. Si quelqu'un vous fait peur en vous racontant des mensonges sur le retour des Mages noirs, j'aimerais bien être mise au courant. Je suis ici pour vous aider. Je suis votre amie. Et maintenant, veuillez reprendre votre lecture. Page 5, « Principes de base à l'usage des débutants ».

La colère froide de l'elfe devint encore plus pesante. Surtout qu'à présent, la plupart des élèves alternaient leur regard entre la femme et lui.

À la fin du cours, lorsqu'ils sortirent, Ombrage l'interpela.

- Vous serez dorénavant toujours devant mon bureau. Je tiens à garder à l'œil une chose dangereuse que le directeur autorise à vagabonder dans Poudlard. Et je ferais part de votre comportement. Vous pouvez encore regarder votre badge de préfet, pour l'instant, Mr Potter.

Susan poussa son camarade avant qu'il ne fasse demi tour. Et, à la surprise de tous, ils trouvèrent Coën à l'angle. Ce dernier regarda Nàmo avec ses yeux jaunes.

- Je te demande une chose pour l'instant… fais le profil le plus bas possible et le plus longtemps possible.

- Et pourquoi ?

- Pour l'instant, fais ce que je te dis. Vernon dit que ça sent mauvais. Et lorsqu'il s'agit de politique, je lui fais confiance.

- On va essayer.

Les élèves reprirent leur chemin vers les serres. Cependant, Nàmo siffla assez forcement pour que le groupe l'entende.

- Cette prof est sur la trappe mais pas encore la corde au cou… pour l'instant.


Bon, on laisse un aen Seidhe élevé par un scoia'tael face à Ombrage... pas de souci. ça va être mortel.