Chapitre 9 Avis de tempête
Depuis que Regina avait décrété que Noël ne serait pas fêté à Storybrooke cette année, un vent de mécontentement s'élevait au sein de la population, et plus particulièrement auprès des mères de famille. Leurs chers bambins ne comprenaient pas la raison de ce vide lumineux, dénué de la moindre magie des fêtes. Des manifestations spontanées avaient éclaté devant la mairie, où des slogans tels que «Noël à tout prix», « Pas touche à la magie de Noël» et même un «Mort aux Haters de Noël» fleurissaient à qui mieux mieux. Regina avait baissé ses stores, afin d'ignorer les importuns. Un sort anti-bruit la calfeutrait de ce ramassis d'imbéciles, qui ne voyaient que par une guirlande lumineuse en décembre. Ils devaient avoir une pauvre vie pitoyable.
Après quatre jours à ce régime, la population changea de stratégie et lança divers projectiles sur la façade de la mairie. Puis des bombes de peintures vertes et rouges permirent l'accomplissement de diverses fresques autour du thème tant réclamé par les habitants. Emma s'était jointe à ces mouvements de foule, de plus en plus hostiles à la politique rigoriste de l'ancienne reine. La blonde jubilait. Si l'esprit de Noël l'avait quitté, il n'en allait pas de même du mauvais esprit, celui du Grinch, plus particulièrement. Elle était la première à vociférer sous les fenêtres de la mairie et à tenter de corrompre la foule plutôt pacifiste dans l'ensemble. Mais ce petit jeu commença bien vite à la fatiguer, le froid et la pluie se mêlant de la partie.
Alors que la shérif était de retour dans les manifestations, par un beau soleil, elle entendit quelques personnes aigries comploter pour pendre Regina. Elle était plus que satisfaite du tournant que prenaient les choses. La mairesse, qui choisit ce moment précis pour sortir de son antre professionnel, fut saluée par une horde d'habitants remontés, la huant et l'invectivant. Elle garda la tête haute et traça sa route. Une des ménagères au foyer, mère de deux bambins, l'apostropha violemment.
- Hé, où sont les décorations? Et la magie? Vous voulez tuer Noël!
Regina haussa les sourcils, au comble de l'exaspération.
- Madame, les expressions «économies d'énergie» ou «sobriété énergétique» vous parlent-elles?
- Espèce de mal baisée!
- Pardon?!
Regina fut estomaquée par un tel manque de respect. Mais ce qui la surprit davantage, fut la réponse de la shérif, dont la voix fusa quelque part au milieu de la foule.
- Hey, mal baisée toi-même, sombre dinde. Je peux t'assurer qu'elle est un sacré coup au lit. Un peu déprimante après, mais sur le coup, rien à redire, elle m'a fait prendre mon pied!
Regina, pour la première fois de sa vie, vira au rouge pivoine. Elle sentit une rage intense se déverser dans ses veines et matérialisa des boules de feu à la chaîne. Elle les projeta sur ce parterre d'abrutis, tout en cherchant du regard la blonde qui avait provoqué son ire. La foule fuyait dans tous les sens, ne cherchant qu'à se protéger de la furie incandescente qui se dressait devant elle. Une minute plus tard, la pelouse de la mairie était déserte, mais complètement roussie. Regina trouva cela fort dommageable, mais se contenta de remettre en place une de ses mèche brune, avant de partir chercher Henri à l'école. Ce petit manège stupide n'avait que trop duré.
Alors qu'elle arrivait près de l'école, elle vit Emma, qui la suivait sournoisement. Elle ne put s'empêcher de lui jouer un tour et lui lança une boule de feu, sans prévenir. Elle atteignit une voiture, qui explosa en pleine rue. Les deux femmes se regardèrent en chiens de faïence, sans parvenir à marquer le point décisif. David déboula alors avec son pick-up, sirène hurlante. Il sortit en hâte de sa voiture et menotta Regina, qui s'énervait sur la blonde. Le spectacle offert par la shérif et la mairesse était pathétique. Aussi les habitants applaudirent lorsqu'il fit basculer Regina sur le siège arrière de la voiture de fonction. Sa fille vint alors le féliciter de son arrestation. Il la fixa une seconde, avant de lui passer à elle aussi une deuxième paire de menottes, qui pendait à sa ceinture. Elle n'eut pas le temps de se débattre, sous le coup de la surprise. Elle fut balancée sans ménagement aux côtés de la brune, dans la satisfaction générale. Maintenant, Noël pouvait enfin commencer.
David les emmena directement dans le sous-sol du commissariat, et les projeta dans une pièce sombre, sans un mot. Il referma à clé derrière lui. Gold, que le shérif avait appelé avant de partir en intervention, sortit de l'ombre, et récita une formule pour que la pièce soit hermétique à toute magie, scellant la prison des deux femmes. David se tourna vers lui.
- Merci, Gold. Je ne pensais pas que vous feriez une telle chose gratuitement.
- Ces deux femmes sont en train de rendre la mienne complètement chèvre. Belle ne savait pas comment installer ses décorations de Noël, et elle n'osait pas demander à Regina. Elles nous ont fait vivre un véritable calvaire, avec leurs gamineries. Elles n'ont que ce qu'elles méritent. Et y avoir contribué va me faire rentrer dans les bonnes grâces de Belle, ce soir.
Le vieux serpent fit un clin d'œil suggestif au shérif, avant de disparaître. Le blondinet eut une grimace de dégoût, comprenant le sous-entendu graveleux. Il glissa une feuille de papier sous la porte, où il avait annoté un petit mot à l'attention des deux prisonnières: «vous ne ressortirez que lorsque vous serez en paix, et dans l'esprit des fêtes. D'ici là, bonne chance». La blonde lut la note à voix haute et la tendit à la brune, un sourire aux lèvres.
- On est pas près de sortir, votre Majesté!
La ville de Storybrooke reprenait enfin les couleurs de la fin de l'année. Les vitrines des commerçants s'étaient parés de belles décorations, la mairie avait été nettoyée et illuminée. La vie s'étalait en vert et rouge partout. Henri, qui était resté auprès de Mary-Margareth, attendait que ses mères cessent leurs bouderies pour fêter également dignement cette fête en leur compagnie. Il était toujours un peu sous le choc de la dernière fois qu'il avait vu Emma, mais depuis, l'idée avait fait son chemin dans sa tête. Sa grand-mère, quant à elle, s'évertuait à le divertir, afin qu'il ne sente pas abandonné par ses deux idiotes de mères.
Cela faisait presque une journée complète que les deux femmes étaient enfermées dans la pièce au sous-sol du commissariat. Dehors, alors que les festivités se mettaient en place, et que la population entonnait divers chants de Noël, l'ombre observait, de son perchoir, cette joyeuse cacophonie. Son regard sembla se diriger vers la boutique de Gold, avant de finalement jeter son dévolu sur un livreur de pains d'épices. L'ombre se matérialisa à l'arrière de la fourgonnette, et chipa une cagette de ces délicieuses sucreries. Alors qu'elle s'empressait d'emporter son butin dans un lieu plus tranquille, l'ombre buta dans le trottoir opposé et s'affala sur le sol dur.
Le livreur, qui l'avait aperçu, se figea, avant de s'avancer vers la forme au sol, dans un excès de confiance. Aussitôt, l'ombre se releva, et bouscula le pauvre homme, le faisant chuter à son tour. Ce dernier, abasourdi, cria à travers la rue.
- Au voleur! À l'aide!
Plusieurs badauds le redressèrent rapidement. Le pauvre livreur chancela quelques secondes, avant de désigner la rue empruntée par le voleur. Ils entendirent alors, dans cette même direction, un bruit de verre brisé. Puis des cris retentirent, outragés. Une clameur poursuivit la chose vaporeuse. Plus loin, un gyrophare hurlait, signe que le shérif n'était pas loin. Tout cela formait un sacré tumulte, apeurant une partie des habitants de Storybrooke.
Les pneus du pick-up du shérif crissèrent, lorsqu'il se rendit compte que la foule courait après quelque chose, dans la direction oblique de la sienne. Aussitôt, il laissa là sa voiture et suivit le mouvement à pieds, étant ainsi beaucoup plus rapide. Il remonta le flot de personnes rageuses, et aperçut enfin l'ombre, qui essayait de les semer maladroitement. Néanmoins, parvenue sur la place de la mairie, l'ombre se fit plaquer au sol par le shérif, qui n'était pas mauvais à ce petit jeu. Alors, sous l'effet de l'épuisement de la magie, l'ombre se dissipa, pour laisser apparaître un jeune homme. David en fut plus que surpris.
- Aladin?!
- Hé hé, bonjour David.
- Mais… C'était toi depuis le début?! Pourquoi?
- Mais pour Noël, bien sûr!
Le blondinet le regarda, blasé. Il le chahuta un peu, le secouant pat le col de sa chemise.
- Tout ce que tu dis n'a jamais eu de sens… Mais là, c'est le pompon!
- Aïe! Du calme, prince!
- Répète pour voir.
- Je m'excuse?
- C'est ça. Redresse-toi!
David le souleva presque du sol sans ménagement, sous le regard éberlué de la foule. Il se tourna vers elle, et parla plus fort, pour se faire entendre.
- Rentrez chez vous, il n'y a rien à voir. Quant à ce gredin, il va avoir affaire à moi!
Aladin, paniquant légèrement, harangua la foule.
- Mais c'était pour ma dulcinée, Jasmine!
- Tu as failli tuer ma fille! Et la faire tuer également!
- De simples accidents. Ou mésententes. Ou maladresses. Je suis innocent!
- Mais bien sûr. L'innocence a pris cher, entre-temps.
Alors que David commençait à le traîner derrière lui, Aladin le supplia.
- David, tu ne comprends pas. J'ai fait tout ça par amour. Toi, le prince Charmant, tu dois pouvoir entendre ça! Laisse-moi t'expliquer!
Les habitants de Storybrooke, émus par le discours du jeune voleur, voulurent en savoir davantage et le firent savoir à leur shérif. Ce dernier, se voyant cerné, autant par le nombre d'habitants, que par leur bêtise immonde, se retourna vers celui qui avait passablement bousillé ses fêtes de Noël.
- Je t'écoute. Ça a intérêt à être bref!
- Mais oui, merci beaucoup.
Il fit une courbette à l'assemblée et entama sa diatribe.
- Comme vous le savez, c'est bientôt Noël. Mais, ma bien-aimée et moi-même venons d'une contrée où ces fêtes sont inconnues. Cependant, Jasmine, qui est la plus belle créature de tous les temps, souhaitait partager ce moment féerique avec vous. Connaître vos us et coutumes, et être habitée par la fameuse magie de Noël. Mais voilà, je ne savais pas comment faire… Alors… Je suis allé à la bibliothèque, prendre un livre sur le sujet. Mais Emma, la Sauveuse, s'est interposée, sans chercher à comprendre mes sentiments! Et elle s'est cognée contre une étagère. C'était pas de chance, avouez.
L'assistance était envoûtée. Tous les regards étaient tournés vers Aladin, qui se savait être un conteur hors pair.
- Et donc, je me suis mis en quête d'un cadeau. Un cadeau parfait, pour ma bien-aimée. Ma douce. Ma magnifique. J'ai nommé: Jasmine!
Fier de sa tirade, il s'arrêta une seconde, pour saisir l'effet qu'il avait sur ce tas d'idiots, qu'il était très facile d'embobiner.
- Seulement, j'ai pris peur, peut-être, devant la violence de votre shérif Emma… Et je lui ai peut-être lancé malencontreusement de la poudre de vérité. Mais ça n'a jamais tué personne!
David rectifia le tir, avant que ce voleur de malheur ne s'attire la bonne grâce des habitants de Storybrooke.
- En fait, si, ça peut tuer, à haute dose. Et elle en a reçu une sacrée dose! Cesse de minimiser ton œuvre! Tu n'es qu'un vil manipulateur.
- Oh, c'est si méchant, shérif…
Alors que David perdait patience, Jasmine fit son apparition. Elle était habillée avec un très joli manteau vert clair, qui lui seyait particulièrement au teint. Elle se dirigea vers Aladin, et le gifla, sans trop de ménagement. Ce dernier ne pipa mot, et baissa la tête, se sachant coupable. Il ne parvenait jamais à cacher quoi que ce soit à la femme qu'il aimait. Jasmine s'adressa alors à David, contrite pour son imbécile amoureux.
- Je vous présente toutes nos excuses, shérif. Aladin est parfois très… Immature. À sa décharge, il a fait tout ça uniquement pour me faire plaisir. Il n'y avait aucune malice dans ses actes. J'avais vu des téléfilms de Noël et je mourrais d'envie de découvrir tout ça de mes propres yeux, et de le vivre intensément. Mais il s'y est pris comme un manche!
Le voleur vacilla sous l'attaque en bonne et due forme.
- C'est douloureux, mon amour. Vraiment. Mais je te pardonne, comme toujours.
Jasmine le foudroya du regard, tandis que David jouait avec ses menottes. Aladin tenta alors le tout pour le tout, et posa un genou à terre.
- Vous tous m'êtes témoins, cette femme me rendra fou, mais elle est celle que j'ai choisi pour le reste de ma vie! Jasmine, tu es mon cœur et mon âme. Tu es mon monde. Acceptes-tu de m'épouser et de passer Noël à Storybrooke, entourée de tous nos nouveaux amis, pour célébrer cette fête merveilleuse?
Jasmine, les larmes aux yeux, s'élança vers Aladin et hurla son consentement, tout en l'entourant de ses bras. La foule applaudit ce beau témoignage d'amour, tandis que David levait les bras en l'air, ayant compris qu'il s'était fait dindonner et qu'il était désormais en infériorité numérique.
Alors que les habitants scandaient les noms des tourtereaux, Aladin fit apparaître des décorations de Noël éphémères dans le ciel, et un feu d'artifices clôtura cette belle journée. David préféra partir, avant de vomir devant tant de béatitude idiote. Il jeta un dernier regard en arrière et marmonna entre ses dents, exténué.
- Tout ça pour ça. Ah, les jeunes… Il suffisait de demander… Bon, je vais retrouver Mary-Margareth, ça va me faire du bien.
Pendant ce temps, Emma et Regina s'ennuyaient ferme. Tout le monde les avaient oublié, au fond de leur cachot de fortune. Elles avaient eu une conversation houleuse sur le thème des fêtes de fin d'année, Emma criant au désespoir de ne pas pouvoir partager davantage de moments privilégiés avec son fils. Regina, quant à elle, s'était plainte du vol manifeste des meilleurs moments de la jeunesse du gamin par Emma, qui accaparait le temps de loisirs du petit et gâchait toujours tout, principalement la vie de la brune. Elles en étaient venues à se crêper le chignon, mais cela n'avait duré qu'un temps. Elles avaient été vite essoufflées, et leurs regards trahissaient leur envie de déraper pour s'étreindre et se réconforter mutuellement. Néanmoins, aucune des deux femmes ne désirait s'avouer vaincue. La journée était passée, et la faim commençait maintenant à les tenailler.
Finalement, alors que la nuit était tombée depuis un bon moment, elles étaient assises côte-à-côte, par terre, et leurs épaules se frôlaient sans cesse, jusqu'à finalement s'appuyer l'une contre l'autre. Alors qu'elles étaient atteintes par une torpeur languissante, elles tombèrent d'accord. Elles devaient arrêter leurs bêtises. Henri ne méritait pas de voir les fêtes de Noël saccagées par ses mères. Un rire nerveux s'empara d'elles. Regina fut la première à oser dire tout haut ce qu'elles pensaient tout bas.
- On a vraiment failli tout gâcher, cette année… Comment a-t-on pu être aussi aveugle?
- Je crois qu'il s'est passé trop de choses, en trop peu de temps. Nous avons été submergées, peut-être? Et nos caractères n'ont pas amélioré la situation…
- J'en conviens. Je dirais même que ça a grandement fait empirer les choses.
- On fait la paix? Pour Henri?
- Oui, il est temps. Et puis, pour nous, aussi, éventuellement?
Emma avait dit cela en rougissant légèrement. Elle s'était jetée à l'eau, après une journée à tergiverser avec elle-même. Mais elle ne pouvait pas nier que l'ancienne reine n'était pas toujours despotique, ni dénuée de sex-appeal. En réalité, après la nuit passée ensemble, Emma en voulait plus. Beaucoup plus. Et si cette journée, vécue en compagnie de sa rivale, lui avait appris une chose, c'est qu'elle désirait la femme et sa compagnie, lorsqu'elles ne se faisaient pas la guerre.
Regina l'observa un moment, et sourit légèrement.
- Peut-être pour nous, oui. Vous êtes certaine, miss Swan? Supporter ma présence ne sera pas trop difficile pour vous?
- Non. Enfin, je ne dis pas qu'il n'y aura pas des fois où j'aurais probablement envie de vous zigouiller. Mais dans l'ensemble, je devrais pouvoir gérer votre mauvais caractère.
L'ancienne reine parut courroucée par l'insulte, mais elle se mit à rire.
- J'en ai autant à votre encontre.
Regina posa sa main sur celle de la shérif, qui entrelaça leurs doigts.
- Bon, et si on rentrait? J'avoue que je commence à avoir froid et un peu faim.
- Avec joie. Je suis invitée à manger?
- Pourquoi pas? Ça devrait faire plaisir à Henri.
- Super!
Emma se leva, et poussa sur la porte, qui s'ouvrit sans problème. La blonde leva les yeux en l'air, agacée.
- Sérieux? Il suffisait de faire la paix, comme des gamines? Ce vieux serpent ne perd rien pour attendre.
- En attendant, c'est grâce à lui que nous avons pu discuter sereinement.
- Mouais. Allez, à table!
- Emma, tu es une enfant parfois.
La shérif sourit, très satisfaite du tutoiement employé. Elles se prirent la main, et sortirent, apaisées, dans la nuit froide.
Épilogue
Noël était finalement arrivé à grands pas. Henri avait l'air réjoui, devant une dinde cuite à la perfection, alors que la shérif s'occupait de la trancher, sans grâce toutefois. Regina boudait quelque peu, devant le massacre de son plat.
- Emma, elle est déjà morte, inutile de rajouter la torture à son agonie…
- Elle est récalcitrante! Tu as pris une vieille bique, ou bien?
- Emma!
- Ah! Ça y est! Tadam!
Des tranches, plus ou moins épaisses et biscornues, trônaient dans le plat, prêtes à être enfin dégustées. Henri, qui observait la scène du coin de l'œil, ne put s'empêcher une exclamation qui fit rire jaune Regina.
- Pauvre bête…
Emma faillit prendre la mouche.
- Hey! Stop, ou tu ne mangeras rien!
Deux paires d'yeux torves lui firent face, la laissant perplexe quant à ses capacités de tranchage. Néanmoins, une fois en bouche, tout le monde s'accorda sur l'onctuosité de la viande, et son goût savoureux.
Une fois le dîner de Noël englouti, Henri put ouvrir un cadeau, et tomba sur une boîte de construction. Il commença alors à imaginer tout ce qu'il pourrait bâtir avec. Regina et Emma, quant à elles, profitaient du calme de cette soirée. Elles étaient tombées d'accord pour que la shérif soit présente à ce repas, afin de partager ce moment important, dans la vie de leur fils. La shérif soupçonnait tout de même l'ancienne reine de l'avoir invité pour profiter de la présence d'une adulte, qui ne la laissait pas indifférente. Enfin, c'est ce qu'elle espérait. Sinon, la chute n'en serait que plus dure.
Regina sourit, en voyant son enfant heureux comme un roi.
- Je ne pensais pas que toute cette histoire se terminerait ainsi, et encore moins… Aussi bien.
Elle hasarda un coup d'œil vers la blonde, qui ne fut pas dupe de la manœuvre, mais n'en montra rien.
- On a failli gâcher Noël à cause d'un amoureux éperdu et idiot, qui voulait faire plaisir à sa belle…Fan des comédies de Noël à la télévision… Mais oui, ça se termine plutôt bien, finalement.
Après un petit silence, Regina regarda dans le vague, évitant sciemment les prunelles émeraudes.
- Je dirais que tout commence, au contraire.
Emma la fixa, surprise. C'était une déclaration, ou en tout cas, ce qui s'en rapprochait le plus, venant de la brune. La blonde souffla un rire, heureuse d'entendre ces quelques mots.
- Oui, c'est ainsi que débute les contes de fée, de mémoire.
La shérif, dans un élan du cœur, se pencha vers Regina et l'embrassa. Cette dernière suivit le mouvement. Dans la pièce, un «beurk» retentissant leur répondit. Henri les observait, un grand sourire aux lèvres.
- Pas trop tôt!
Elles se précipitèrent vers lui, et tous les trois se firent un câlin chatouilleux, heureux.
FIN
Merci de m'avoir lu durant ces aventures hivernales. J'espère que cela vous a plu, ou au moins fait sourire. Merci pour vos reviews et vos messages. Ils me font toujours plaisir.
