Merci pour le commentaire que j'ai reçu pour le chapitre précédent en espérant que la suite te plaise.
Chapitre 5: Joyeux anniversaire
Nous arrivons calmement au mois d'avril, je n'ai pas été rappelée auprès du Lord. J'ai continué à apprendre à m'entrainer avec Severus. Je suis en train de faire des potions avec lui. Nous avons chacun notre chaudron, je prépare de la pimentine et lui, une potion pour le Lord, je crois.
- « Il te reste un an à faire, tu as réfléchi à ton futur ? » Cette question me surprend, je fais mine de me concentrée sur ma potion.
- « Mon futur n'a rien de glorieux. » Je sens son regard sur moi, je soupire. « J'ai pensé que j'aimerai partir, voyager, me détacher de mon passé. J'aimerai découvrir le monde, les différents métiers avant de me fixer. Mais j'ai été déshérité, je pars de rien. » C'est pas avec les quelques gallions que j'ai mis de côtés que j'irai très loin.
- « Tu pourrais financer ton voyage en vendant des potions. Tu as un excellent niveau, tu pourrais passer ta licence rapidement. » J'aime bien faire des potions même je n'ai pas la fibre comme lui. Mais ça pourrait être en effet une bonne manière de gagner de l'argent. Le problème c'est qu'il faut quand même acheter les ingrédients. « Et puis, tu as un petit pécule de départ. »
- « Comment ça ? »
- « Tu croyais vraiment que je t'exploitais ? » Je rougis, il m'hébergeait et me nourrissait, l'aider en potion c'était la moindre des choses. « Les potions qu'on fait et que je vends, tu as ta part. Je t'ai donné qu'une partie, le reste est sur un compte. Je ne voulais pas que tu dilapides tout à l'Antichambre ou en livre douteux. » Je souris
- « Merci mais de toute façon tout dépendra de l'issu de la guerre. Si la lumière gagne, j'aurai quand même une mauvaise réputation. »
- « Et si le Seigneur gagne, tu feras partie de la victoire. »
- « Sauf s'il découvre que j'étais une espionne. »
- « Partir restera une option. » Je repense à ma première mission, cette cabane perdue au fond d'un trou paumé.
- « On sait qu'il me poursuivra jusqu'en enfer. L'enfer sera peut-être la meilleure option. »
- « En attendant, demain il y a une sortie à Pré-au-Lard. Que dirais-tu de sortir un peu ? »
- « Se serait génial. »
Le lendemain, je me lève tôt, je m'habille avec un jeans, un tshirt et un pull bleu marine léger. Je prends un petit déjeuner rapide, il me tend une bourse. Je le remercie et je pars par le passage secret qui se trouve dans l'appartement et qui mène dans le parc. Le temps est radieux et je suis contente de pouvoir profiter de cette journée. C'est une journée spéciale, c'est mon anniversaire. Dans ma vie d'avant, on me le fêtait. Dans ma vie d'avant oracle. Je préfère ne pas y penser pour ne pas ruiner mon état. Je sors des grilles, il n'y a encore personne, il est trop tôt. Vers dix heures, les élèves commencent à arriver, j'aime cette ambiance, j'ai l'impression de faire partie d'eux. Je décide d'aller au pub, je me commande un muffin et un café latte, je m'installe près de la fenêtre. Je sais que c'est ridicule mais je fais apparaitre une bougie sur mon gâteau. Je me laisse capter par la flamme, Regulus n'est pas là, d'habitude, il n'est jamais loin quand je le fêtes. Il est peut-être mieux où il est. Un sentiment de manque m'étreint mais celui là n'appartient pas au manque d'un ami mais de quelqu'un d'autre.
- « Callie ? » Je lève la tête vers Harry, il est seul.
- « Harry. Bonjour. »
- « Qu'est-ce que tu fais là ? »
- « Mon précepteur devait faire des courses pas loin. » Cette faculté à mentir comme si je disais la vérité.
- « Je peux me joindre à toi ? »
- « Tu es tout seul ? » Je vois des élèves le regarder en coin.
- « Mes amis avaient des choses à faire avant de me rejoindre. J'avais envie d'être seul. »
- « Tu peux te joindre à moi mais du coup tu ne seras pas vraiment seul. » Il sourit et il s'assied, il regarde mon gâteau.
- « Tu fêtes quelque chose ? » Je me trouve à l'instant ridicule, je suis techniquement une mangemort à la solde du plus grand mage noir et je suis devant un gâteau, seule, avec une bougie. Peut-on faire plus pathétique ?
- « Tu vas me trouver ridicule, c'est mon anniversaire. J'ai l'habitude de le fêter seule. » Ah si, c'est possible.
- « Je comprends, je sais ce que c'est. » Il semble penser à quelque chose de triste puis il se force à sourire. « Mais bon anniversaire. »
- « Merci. » Je souffle ma bougie et il commande une bière au beurre.
- « Et au faites comment c'est passé tes Buses ? »
- « Je les ai eu tous. Et toi, comment ça se prépare ? »
- « Ma meilleure amie me met la pression, c'est une des raisons pour laquelle j'avais envie d'être seul et mon meilleur ami s'entraine au Quidditch. »
- « Pas toi ? » Je sais qu'il joue et il est pas mauvais. Je mange un bout de mon gâteau et je peux le voir se rembrunir.
- « J'ai été viré de l'équipe. »
- « Ça te manque ? » J'ai jamais compris l'engouement pour ce sport ou pour aucun sport.
- « Oui terriblement. »
- « Monsieur Potter, j'espère que vous ne préparez aucune autre manœuvre contre le Ministère. » Nous levons nos regards vers une femme habillé toute en rose, du chapeau aux chaussettes.
- « Je bois juste un verre avec une amie. » Je manque de m'étouffer face à ce mot et je renverse une partie de mon café sur ma manche. On se connait pas tellement et il me considère comme une amie.
- « Qui êtes-vous ? » Me demande-t-elle alors que je relève ma manche mouillée.
- « Callioppée Light. »
Elle me regarde les lèvres pincées, son regard s'attarde sur mon bras et elles écarquillent les yeux. Elle ne me fait pas peur mais j'ai peur de comprendre ce qu'elle a vu.
- « Remontez votre manche. » M'ordonne-t-elle
- « Pourquoi madame ? » Je fais innocemment alors que son éclat de voix attire les regards alentour.
- « C'est un ordre ! »
- « Sinon ? »
- « Vous voulez vraiment jouer à ça ? »
Elle ne va pas me lâcher donc je remonte ma manche doucement et elle écarquille les yeux devant mes runes. Harry, lui aussi les regarde sans comprendre, vu son regard. Ce n'est pas un secret et ce n'est pas non plus un crime.
- « Comment ? Insubordination au ministère. » S'emporte-t-elle et je ne l'avais pas vu venir celle-là.
- « Ce n'est pas une obligation de se déclarer. »
- « Vous conspirez ! » Elle devient cramoisi et tremble toute.
- « Non, nous ne faisions que parler. »
- « Vous êtes la fille des Londubat. Qui est votre tuteur ? » Toutes les personnes présentent autour nous regardent maintenant.
- « Personne d'important. »
- « Pourquoi avoir déjà porté les marques ? »
- « Une idée de mon tuteur. »
- « Qui est-il ? »
- « Personne d'important. » Je répète, elle est de plus en plus rouge.
- « Très bien. Vous allez venir avec moi. » Dit-elle en me saisissant le bras. Harry semble complètement perdu. Il semble vouloir agir mais une rousse vient d'arriver et lui met une main sur l'épaule.
- « Vous ne pouvez pas m'emmener, se serait un enlèvement. »
- « Je vous arrête pour conspiration. »
Des liens magiques arrivent à mes poignets. C'était pourtant une bonne journée. Elle me fait transplaner et nous arrivons directement dans une salle noire. Elle me fait assoir sur une chaise puis s'en va.
- « Bien joué » Fait une voix derrière moi, je souris.
- « Regulus tu es là » Je ne l'ai pas fait partir, il est encore là, si la situation n'était pas si merdique, je serais heureuse. Il se met sur la chaise devant moi.
- « Arrêter par le secrétaire du ministre en personne. Qu'est-ce que tu as fait ? » Se moque mon ami.
- « Conspiration contre le ministère apparemment. » Il ose un sourcil fantomatique. « Elle a vu mes runes. »
- « Quel conne et maintenant ? »
- « J'en sais rien. Elle veut savoir qui est mon tuteur. Tant qu'on est là, tu me protèges, je vais en profiter pour faire une sieste . » Je pose ma tête sur mes bras.
- « Ça marche. »
Je ne sais pas combien de temps à durer ma sieste mais je me fais réveiller par des toussotements. Je relève la tête et je vois le ministre en personne et son bonbon rose. L'homme est assis à la place où était Regulus. Ce dernier est derrière lui, contre le mur. Je baille sans politesse aucune.
- « Dolores m'a parlé du problème. Je vous réitère la question : pour qui travailler vous ? Qui est votre tuteur »
- « Vous êtes sérieux ? J'ai 16 ans, je ne devrais même pas être ici sans mon tuteur ou un membre de la justice magique. »
- « Dites-nous qui il est et on le fera venir. En cas de suspicion de conspiration le ministère a le droit de prendre toute les mesures qu'il juge nécessaire. »
- « Comme c'est pratique. »
- « Bien, nous avons autre chose à faire. Conduisiez mademoiselle en cellule jusque demain. »
Un grand fin vient me saisir le bras pour me faire lever. Je le suis sans résistance. Ça pourrait être pire, je vais pouvoir dormir. Il ferme la cellule sur moi et je me couche sur la planche en bois. Je mets mon pull en dessous de ma tête et je regarde le plafond.
- « Tu veux parler ou dormir ? » Je suis fatiguée mais une question me trotte dans la tête depuis sa disparition.
- « On peut parler. Tu étais dans quel côté ? »
- « Le côté de Voldemort. »
- « C'est lui qui t'a tué ? »
- « Pas directement. C'est compliqué. Tu devrais sans doute encore te reposer. » Forme polie de : ferme-là .
- « Ok, tu m'as manqué. »
- « Toi aussi. »
- « Je suis désolée. »
- « Je sais. »
Je m'endors assez facilement et le réveil est assez calme sauf que j'ai faim. Les heures passent, on ne m'apporte ni à manger, ni à boire. Je m'assieds sur la planche et mon ami est toujours là.
- « Je suppose que maintenant Severus doit avoir remarquer que j'ai disparu. »
- « Severus ou Dumbledore va faire quelque chose. »
- « J'aimerai bien savoir ce qu'ils attendent. »
Au bout d'un temps indéterminé on me ramène dans la même salle. Un homme arrive, ce n'est pas le ministre. Il est de taille moyenne avec une calvitie qu'il essaye de cacher, habillé tout en noir, il a un drôle de regard. Il lance un sort pour éloigner les fantômes, il a surement compris que je parlais à quelqu'un hier.
- «Le ministère m'a demandé de voir si vous aviez changé de position ? »
- « J'ai été assise plus couchée, puis de nouveau assise. »
- « Très bien. Je vais donc vous faire boire cette potion. » La potion est mise dans une bouteille opaque, je ne peux pas identifier son contenu ou au moins avoir une vague idée.
- « Qu'est-ce que c'est ? »
- « Rien de bien méchant. C'est une potion de sommeil. » Un frisson me parcours, Regulus ne peut pas venir. Si je m'endors, je meurs.
- « Sommeil sans rêve ? » J'essaye que ma voix ne tremble pas.
- « Non, juste pour vous endormir. » Il sourit sadiquement, si j'avais ma baguette, il serait mort.
- « Vous ne pouvez pas faire ça, se serait me condamner. »
Il ne répond pas mais s'approche de moi. Je me lève mais d'un coup de baguette, il me plaque contre le mur. Je ferme la bouche aussi fort que je peux, je me fais mal à la mâchoire. De sa main droite, il presse ma bouche pour l'ouvrir. Comme il n'y arrive pas, il me donne un coup de poing dans le ventre. Je lâche ma prise une seconde et il arrive à bloquer ma bouche. Il sourit encore plus, il approche le verre de ma bouche. Le liquide mauve commence à tomber dans ma bouche quand la porte s'ouvre.
- « Lâchez-là. » Je ne reconnais pas la voix
Le sort est levé, je tombe par terre, je crache le liquide mais il est trop tard, je sens la brume arrivée, je tangue et je m'étale par terre. Mais i rien, pas de rêve, pas d'ombre, pas de mort. Quand je me réveille, je suis dans ma chambre à Poudlard. Je me redresse difficilement un peu dans les vapes.
- « Bravo. » Fait Severus assis sur la chaise sans préambule, je m'insurge.
- « J'ai rien fait. C'est cette folle qui a vu ma rune. »
- « Qu'est-ce que tu as fait pour attirer son attention ? »
- « Rien je parlais juste. »
- « Avec qui ? »
- « Potter. » Je soupire en prenant le verre d'eau qu'il me tend.
- « C'est un aimant à problème. Tu aurais du te tenir loin de lui. »
- « Qui m'a sorti de là ? »
- « Lucius. »
- « Super je vais avoir une dette envers lui. » Avoir une dette envers un sorcier, c'est nul mais envers un Malefoy, c'est pire.
- « Je l'ai appelé, on avait besoin d'un soutien au ministère et il confirmé que ton tuteur était un homme qui soutenait le ministère à cent pour cent. »
- « Il pense travailler pour Vous Savez Qui ? »
- « Pour moi en tout cas. »
- « Et maintenant ?. »
- « On continue comme d'habitude. »
Je vois sur ma table de nuit un livre sur les meilleurs endroits magiques à visiter dans le monde et un roman comme je les aime. Je souris. Il s'en va et j'ouvre le premier livre, sur la première page, une note avec son écriture « joyeux anniversaire. Tu l'auras un jour, ta liberté. »
- « Vous aussi. » Je murmure pour moi-même.
Les jours passent, l'ambiance dans l'appartement devient de plus en plus tendue. Severus devient de plus en plus désagréable. Même les tableaux sont absents depuis un moment tellement il est insupportable. Il s'énerve pour un rien, nos séances d'entrainement sont devenus des défouloirs. Je n'ai pas vu Regulus donc je n'ai pas pu vraiment dormir. J'ai repris deux fois des potions de sommeil. Résultat, moi aussi je me sens irritable. Après avoir recommencé trois fois un devoir de sortilège, je décide de prendre l'air, j'active ma rune d'invisibilité et je sors. Il est déjà tard, je ne devrais pas croiser beaucoup de monde. Je vais directement en haut de la plus haute tour. Il fait frais, mais ça me fait du bien de respirer l'air pur. Je m'assieds, je reste là un long moment. Je vois les Zombrals au loin qui volent en se pourchassant gentiment. Je profite de ma sortie pour refaire un tour de Poudlard. J'aime croisé des élèves qui vivent une vie que je ne connaitrais jamais. J'ai l'impression de faire partie de leur monde. Je vois au loin mon frère qui est en discussion avec Ron et Hermione. Il a grandi depuis la dernière fois, je n'arrive pas à définir le sentiment qui m'étreint quand je le vois. Je retourne dans les cachots, je croise Harry qui part en courant. C'était peut-être pas le bon soir pour faire le mur. Je rentre le plus calmement possible, je vois mon mentor lancer une bouteille au mur. Je passe derrière lui.
- « Tu étais où ? » S'énerve-t-il sans pour autant me regarder. Je désactive ma rune.
- « Juste faire un tour. »
- « Tu te moques de moi ? » Il se retourne et me fait face de toute sa hauteur. Je sais que je devrais faire profil bas mais je suis moi aussi à cran et je réponds.
- « Non, ça fait des jours que je suis bloquée ici. J'avais besoin de respirer. »
- « Tu as besoin de respirer ? Va-t-en ! » M'ordonne-t-il et je reste pantoise.
- « Quoi ? »
- « Pars d'ici ! Je ne veux plus te voir ! »
Je suis blessée, je prends mon sac et je prends la cheminée. Arrivée à la maison, je me sens seule, des larmes de rage coulent, je les efface d'un revers de manche. Je monte dans ma chambre changer de tenue. J'opte pour robe assez courte noire et je me rends à l'Antichambre. Toujours sous protection de ma cape, je vais me mettre au bar.
- « Bonjour, ça fait longtemps. » Me dit la barmaid
- « Je sais, tu me sers mon cocktail ? »
- « Ça marche. Ton homme est aussi dans le coin. »
- « C'est pas mon homme. » Je lui réponds et pourtant un sentiment d'envie me prend. Il m'a manqué plus que je ne veux l'admettre.
- « C'est pas ce qu'il dit. Si tu as toujours tranquille quand tu viens c'est qu'il a prévenu quiconque te toucherai serait mort. » C'est vrai que j'ai déjà remarqué que personne m'approche contrairement à toutes les filles qui entre ici.
- « Merci. » Je sirote mon verre en écoutant la musique de fond. J'essaye de comprendre pourquoi Severus a agi comme il l'a fait. Ça doit être lié à Harry. Je sens deux mains enserré ma taille, je manque d'intervenir mais mon corps réagi positivement.
- « Ma princesse tu as arrêté de te cacher ? » Il m'embrasse dans le cou et je fais mine de l'ignorer.
- « J'ai pensé que les retrouvailles avec ta famille t'occuperai. »
- « Ouais sans plus. Il parait que tu as eu ta propre chambre. Elle est pas loin de la mienne. Pourquoi tu t'émancipe pas et que tu ne viens pas vivre là-bas ? » Un gouffre s'ouvre en moi, une angoisse que j'essaye de camoufler.
- « J'ai pas envie, pas encore. » Je lui ai promis, je sais qu'il ne me veut plus dans ces pattes mais habiter là-bas, c'est basculer.
- Tu sais que le Seigneur peut l'exiger. » Dit-il en s'essayant à côté de moi, il fait signe à la barmaid qui lui apporte un verre.
- « Quand il le fera, je viendrais. »
- « Brave fille. » Dit-il en buvant une gorgée d'un alcool très foncé. Je vois derrière lui deux filles qui le reluques sans discrétion.
- « Tu étais avec qui ? »
- « C'est pas personnel ça ? » Se moque-t-il en levant un sourcil.
- « Non juste que tu pourrais aller la retrouver et me lâcher les baskets. »
- « Dis moi que tu n'es pas venu ici pour me voir et juste ressentir le plaisir de mes crocs. » Me susurre-t-il à l'oreille et un frisson me parcours. Je m'oblige à regarder devant moi.
- « Tu rêves. »
- « Très bien. » Il pose des pièces sur le comptoir. Il se lève et je regrette déjà, j'hésite un quart de seconde avant de le rattraper, il est déjà dehors, il m'attrape et m'emmène dans la ruelle. « Tu disais ? »
Pour toute réponse, je lui donne accès à mon cou, ces crocs percent ma peau comme du beurre. Le plaisir est intense. Il me transplane et m'emmène dans sa chambre. Je tombe sur une ambiance feutrée, la table est dressée avec une belle nappe blanche, un chandelier avec des haute bougie, un magnifique bouquet de roses blanche et rouge.
- « C'est quoi ça ? »
- « Un repas pour fêter ton anniversaire. »
- « C'est pas dans… »
- « C'est pas dans les règles qui me l'interdissent. On peut fêter le fait que tu sois majeure »
- « C'est pas ça notre relation et puis mon anniversaire est passé. »
- « On boit déjà ensemble, on peut manger, ça n'a rien de personnel. » Je regarde la table et je ne peux m'empêcher de me sentir touchée. « Madame. »
Il me tire la chaise, j'hésite mais après tout, il n'a pas tort. Je m'assieds et il repousse la chaise puis il prend la bouteille de vin rouge et me sert un verre puis le sien. Il s'assied et me tend son verre.
- « A toi princesse. »
- « Merci. »
Nous avons mangé un somptueux repas, c'était léger et presque normal. Nous passons la nuit ensemble et la journée aussi. On est pas sorti, on a juste fait des choses qu'étant majeure, ne posent plus problème. Le soir, il est sorti et je décide de retourner à ma propre chambre. J'avance dans le couloir quand je passe devant un petit salon commun, la porte est entre-ouverte. J'entends la voix d'une femme et de Rabastan, la curiosité me pousse à écouter.
- « Elle causera ta perte. Je ne te reconnais plus. » C'est la femme qui parle.
- « Occupe-toi de toi. Tu n'es pas ma mère. » Répond mon amant.
- « Elle a raison, tu es mon frère et tu es différent. » Je suppose que c'est Rodolphus Lestrange.
- « Vous avez vécu à Azkaban, la vie à continuer dehors. »
- « Tu peux avoir qui tu veux. »
- « Je te rappelle que la première fois que tu l'as rencontré, tu as loupé ta mission. » Rajoute la femme, surement Bellatrix. Je ne comprends pas, notre première mission ensemble, nous l'avons réussie.
- « Torturer a toujours été votre truc pas le mien et encore moins une enfant, c'était un bébé. » Mes jambes tremblent, il ne parle pas de notre première mission, mais de la soirée où ils ont torturé mes parents.
- « C'est toujours un bébé comparer à toi. Si au moins tu avais fait d'elle un calice, on pourrait comprendre. »
- « Vous ne comprendrez jamais. »
- « Quoi ? Tu l'aimes ? » On entend toute la moquerie dans la voie de la femme que je haie.
- « Non, c'est juste du plaisir sans prise de tête. »
- « Tu m'en diras tant. »
Je décide de continuer mon chemin troublée par la conversation que je viens de capter. Je rentre dans ma chambre et je ferme la porte à clé, je rajoute plusieurs sorts.
- « Tu es certaine de vouloir rester ici ? » Je vois Regulus, je suis contente de voir le visage d'un ami.
- « Severus m'a dit de partir, je suis partie. »
- « Ça fait mal hein ? » J'ai fait pareil avec lui, je ne l'ai pas volé.
- « Oui, je ne risque rien de plus ici. »
- « Tu es certaine ? »
Je sais que je risque en restant ici, il n'est pas dupe. Mais ma décision est prise.
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