Note de Ginger : Hellooo !
Il est tard, j'avoue. Minuit. Mais j'avais dit qu'on posterait vendredi soir ! Et le soir, chez Mak, c'est pas vers 21h.
Bon, alors tout d'abord, merci pour les revieeeeews ! Je comprenais pas pourquoi Mak était tellement ravie par le fait d'en avoir, mais en fait là, si. J'adore discuter avec vous, les autres aussi, on vous remercie sincèrement. On a passé trois excellentes journées grâce à vous. Pas l'auteur qui a passé son temps à râler entre son écrit et son oral (elle ne sait plus où donner de la tête… c'est drôle à voir.)
Bref bref bref ! On a été très surpris par le nombre hallucinant de reviews. A peu près le double de d'habitude. Héhéhé, je savais qu'on aurait plus de succès que Mak. On devrait faire ça plus souvent…
En tout cas ! Ce chapitre est presque entièrement super nul, je dis "presque" parce que j'interviens à la fin (au moins UN moment intéressant là-dedans !)
Note de James : Hey buddies. Sachez que je n'ai nullement été déconcerté par tous vos quolibets concernant ma personne… *se passe une main dans les cheveux*
- Arrête, Potter.
- Je t'ai rien demandé, Enderson. Ne m'interromps pas. Bref, je sais pas si ça peut vous intéresser vu comme vous avez l'air de me haïr (mais la bave des (nombreux) crapauds n'atteint pas la blanche colombe !), mais au prochain chapitre, au début du moins, c'est bibi qui fait la narration. Hé oui ! Mak a ENFIN compris que j'étais quelqu'un de plus intéressant que cette rousse minable ou l'autre albinos frigide, et elle a décidé de me remettre un peu sous le feu des projecteurs.
Note d'Amélie : Hmm… On n'est pas sortis de l'auberge avec ces deux-là. Plus vaniteux l'un que l'autre. Assez pathétique. En tout cas, vous allez voir ma rencontre avec certains personnages de Poudlard dans ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Et que vous ne serez pas trop déçus par la fin de ma narration (pour une fois !). Bonne lecture :)
– Vous semblez fatiguée, Miss.
Je tournai la tête vers mon interlocutrice, qui m'avait accueillie derrière les portes du parc. La femme était vieille et avait l'air strict et juste. Un professeur de la vieille école. Même sa façon de marcher dans les couloirs en pierre était rigide.
– Le voyage, répondis-je en guise d'explication. Où allons-nous ?
– Dans le bureau du professeur Slughorn, le directeur de la maison des Serpentards. Le directeur de Serdaigle est en train de donner un cours, et ceux de Gryffondor et de Poufsouffle sont à Beauxbâtons. Il ne restait plus que celui de Serpentard pour vous accueillir comme il se doit. On vous a expliqué comment fonctionnaient les maisons à Poudlard ?
Je hochai la tête.
– Quelle matière enseignez-vous, Professeur ?
– L'arithmancie, déclara-t-elle en bombant un peu le torse, ce qui me fit sourire intérieurement. J'ose espérer que vous avez choisi cette option ?
– Bien sûr, Professeur. C'est presque obligatoire à l'Académie de Beauxbâtons.
Elle semblait déplorer que ce ne fût pas le cas à Poudlard.
OoOoO
– Bonjour, Miss… euh… comment prononcez-vous votre nom ?
– Vermeil.
– Bonjour, Miss Virmel. Bienvenue à Poudlard, poursuivit l'homme imposant (par son tour de taille) en m'invitant à m'asseoir sur la chaise devant son bureau. Je suis le professeur Slughorn, professeur de Potions et directeur de Serpentard.
– Je vais être à Serpentard ? demandai-je.
– Non, non, répondit-il en riant. On a un rituel à Poudlard pour répartir les élèves. Nous y procéderons ce soir.
Inexplicablement, le mot « rituel » m'évoquait un genre de culte vaudou impliquant un sacrifice répugnant et des paroles incompréhensibles prononcées par un vieux chaman bariolé de sang de poulet.
J'espérais que je n'aurais pas droit à ce genre de rituel.
– La directrice, le professeur McGonagall, est actuellement en France pour débattre de points importants avec les directeurs de toutes les écoles de sorcellerie d'Europe, continua-t-il. C'est pourquoi c'est moi qui devrai me charger d'établir votre emploi du temps. Quelles matières suiviez vous à Beauxbâtons, miss ?
J'énumérai d'une voix hésitante :
– Potions… arithmancie également. Défense face à la Magie Noire… Créatures magiques et êtres humains… Etudes de Runes, Physique de la Magie et Sortilèges et Métamorphoses. Je crois que c'est tout.
La plume qui s'était mise à écrire à toute vitesse sous ma dictée se reposa doucement sur le bureau. Le professeur Slughorn la fixa, songeur, puis me regarda à nouveau.
– Certaines matières ne sont pas enseignées ici, m'apprit-il. D'autres portent des noms différents, mais je pense que ce sont fondamentalement les mêmes. Et enfin, certaines sont obligatoire ici et vous ne les suiviez pas : Botanique et Histoire de la Magie.
– J'espère que les professeurs seront compréhensifs…
– Ils le seront. Mais sachez que vous aurez du mal à rattraper le niveau. Pourquoi avez-vous eu si subitement envie de quitter l'Académie de Beauxbâtons ? ajouta-t-il après un court silence.
Prise de court, je me mis à réfléchir, à réunir mes idées dans une formulation compréhensible, polie et raisonnée, et avec le vocabulaire en anglais approprié. Mais je n'y parvins pas.
– Je me sentais mal, là-bas, déclarai-je enfin. Je ne me sentais pas chez moi. Je commençais à me sentir nostalgique, malheureuse. Je ne pouvais pas continuer à vivre là-bas, je ne parviens pas à l'exprimer autrement. Je sais que je ne suis pas compréhensible…
Maintenant, il devait me prendre pour une malade mentale.
Mais, à ma grande surprise, il hocha la tête, compatissant.
– Je vous souhaite de vous sentir mieux à Poudlard.
Il rangea quelques papiers qui traînaient sur son bureau, puis se tourna vers moi :
– Il est onze heures. Je vous propose de suivre dès à présent l'emploi du temps des Gryffondors de sixième et septième année. Leurs emplois du temps ont été réaménagés le temps de leur voyage à Beauxbâtons ils sont si peu nombreux que leurs classes sont mélangées en ce moment. Ils sont en cours de Sortilèges je vais vous y accompagner.
Je le suivis dans le château. Sortie de mon étrange torpeur, je regardai autour de moi. Nous empruntâmes de nombreux couloirs et escaliers qui se croisaient sans arrêt je me demandai comment j'allais me repérer. Sans lui, je me serais perdue. J'aurais juré voir une statue se déplacer à un moment donné mais quand je tournai la tête, elle était parfaitement immobile. De plus, il y avait un nombre incalculable de tableaux : leurs personnages passaient d'un cadre à l'autre pour mieux me suivre du regard. A Beauxbâtons, les tableaux étaient bien plus calmes que ces excités britanniques.
Nous nous arrêtâmes au milieu d'un couloir, devant une porte. Le professeur Slughorn frappa avant d'entrer.
Une classe d'une vingtaine d'élèves se retourna vers moi, y compris leur minuscule professeur. Je ne prêtai que peu d'attention au fait que la moitié d'entre eux étaient trempés de la tête au pied le professeur de Sortilèges m'intéressait bien plus.
Car…
Ohmondieuohmondieuohmondieu. C'était Filius Flitwick ! Le légendaire Filius Flitwick !
– Filius, nous avons une nouvelle élève, Miss Amley Virmel. Pourrait-elle suivre votre cours ?
– Bien sûr, répondit l'illustre sorcier au sang gobelin. Nous étions en train d'étudier l'Aguamenti. Prenez place à côté de Miss Bowl. A tout à l'heure, Horace.
Le directeur de Serpentard partit en me lançant un dernier regard encourageant, puis referma la porte derrière lui. Je m'avançai entre les rangées et m'assis à côté d'une brune à la coupe au bol. Elle m'accueillit avec un immense sourire.
– Sa-luuuut ! Moi c'est Vanessa, je suis à Poufsouffle ! Et toi, tu es dans quelle maison ?
– Euh… je ne sais pas encore.
– Franchement, viens à Poufsouffle. J'veux dire, les autres maisons sont assez pourries. J'veux dire : à Serpentard c'est tous des vicieux, à Gryffondor c'est tous des crétins, à Serdaigle c'est tous des intellos coincés…
Et à Poufsouffle, c'étaient tous des gens sans préjugés, sans doute.
– J'veux dire : les qualités du vrai Poufsouffle c'est l'amitié et la loyauté. Et je pense que c'est ce qu'il y a de mieux parce que l'amitié c'est le truc le plus important au monde. Qu'est-ce que tu en penses ?
– Euh, oui, oui…
– Au fait, j'adoooore tes vêtements. Pourquoi t'as pas d'uniforme ? J'veux dire, c'est injuste, moi je dois me fringuer avec cette horreur…
Je ne le trouvais pas si moche, moi, l'uniforme de Poudlard.
– On ne me l'a pas encore donné, je suppose, dis-je. Euh, on n'est pas censées travailler ?
Vanessa leva les yeux au ciel en prenant une pose qui en disait long sur ce qu'elle pensait du travail.
– Et voilà, j'en étais sûre, que t'étais une vraie Serdaigle… Toujours à penser à bosser.
– Euh, non, non ! m'écriai-je. C'est juste que bon, c'est la première fois que je suis en cours à Poudlard, je ne sais pas comment ça se passe ici…
– Ouf, dit-elle. J'ai eu peur. Hé, j'adore ta coupe de cheveux ! C'est qui ton coiffeur ?
Je poussais ma chaise sur le côté pour éviter sa main plus rapide qu'un oiseau de proie, qui essayait de m'attraper une mèche de cheveux. Je détestais qu'on touche à cette partie de mon corps. Aujourd'hui, j'étais blonde aux cheveux courts.
– Je me coiffe moi-même, répondis-je. Vraiment moi-même.
– Oh là là, tu te coiffes troooop bien ! Moi j'ai toujours des cheveux pas possible, c'est insupportable… Tu me coifferas, un jour ?
– …pourquoi pas…
Elle poussa un lourd soupir et se redressa sur sa chaise en changeant brutalement de sujet.
– Qu'est-ce que c'est ennuyeux, les cours de Flitwick ! (Elle n'avait pas utilisé le mot « ennuyeux »). Vivement la fin de l'heure !
Ma baguette jaillit de ma poche et trempa Vanessa de la tête aux pieds, ce qui fit couler son mascara. Non mais, se plaindre des cours de Flitwick ! On aura tout vu !
– Désolée, dis-je très simplement en cachant ma colère. Je m'entraînais.
Il y eut un franc éclat de rire derrière moi. Je me retournai. Un garçon brun, grand et aux yeux brillants était écroulé de rire.
– Bravo ! Je ne te connais pas, mais bravo !
Bowl soupira, très agacée.
– Bon, tu connais un sortilège de séchage ? me demanda-t-elle, glaciale.
– Non, désolée, répondis-je, alors que je n'étais absolument pas désolée.
Flitwick arriva en un éclair auprès de moi.
– C'était très bien, miss Virmel ! s'exclama-t-il, et je ressentis une immense vague de fierté en moi – bon sang, c'était Filius Flitwick qui avait trouvé l'un de mes sorts très bien ! Mais vous n'avez pas très bien visé…
– Au contraire ! s'exclama le garçon qui était derrière moi.
– Mr. Kreeps, encore un commentaire de ce genre et j'enlèverai des points à Gryffondor.
– Désolé, professeur.
– Je peux réessayer, si vous voulez, proposai-je, brûlante de lui montrer que je n'étais pas une incapable.
Bon, j'avais déjà étudié le sort à Beauxbâtons au début de l'année, donc je n'avais pas vraiment de mérite… Mais quand même… Je me redressai donc, assurée, et fis un mouvement rapide et régulier du poignet :
– Aguamenti orbi !
Un superbe filet d'eau jaillit de l'extrémité de ma baguette, et forma bientôt une boucle qui s'éleva dans les airs sans cesser de tournoyer. J'ouvris une fenêtre haut placée d'un Alohomora, fis évaporer l'eau, et dirigeai les nuages vers l'extérieur pour ne pas tremper la salle de classe.
En fait, je ne faisais pas ça pour le spectacle, mais plutôt parce que je n'avais pas envie qu'on se rende compte que je ne me souvenais plus du sortilège permettant de faire disparaître de l'eau.
Le professeur Flitwick applaudit, ravi, tandis que le reste de la classe m'observait, éberluée.
– Bravo, bravo ! Je regrette que vous n'ayez pas encore de maison, je vous aurais aussitôt attribué dix points !
Je rougis de bonheur. Ce n'était évidemment rien du tout comparé à l'inventivité de Filius Flitwick, mais j'étais heureuse qu'il ait tant aimé ma petite prestation.
– Vous pourriez aider votre voisine, Miss, si vous ne voulez pas vous ennuyer…
Je retournai à ma place. Vanessa fulminait.
– Euh… Qu'est-ce que j'ai fait ?
– T'aurais pas pu me lancer le sort d'évaporation ?
– Oh, désolée… je n'y avais pas pensé sur le coup.
Midi sonna. Les élèves rassemblèrent leurs affaires, l'air un peu las. Je ne comprenais pas. Ils avaient cours avec le professeur Filius Flitwick ! Une légende ès sortilèges !
Je suivis la masse des élèves en regardant tout autour de moi. Cette agitation, cette nouveauté me changeait les idées. J'étais trop occupée à remarquer la décoration insolite, les élèves dans un uniforme aux couleurs différentes selon leurs maisons, les conversations en anglais qui bourdonnaient autour de moi. Je n'avais pas l'habitude.
Au fur et à mesure de notre voyage, la troupe s'agrandissait de groupes d'élèves de classes différentes. Quelques uns me dévisageaient, se demandant qui j'étais et pourquoi je n'avais pas d'uniforme. J'avais l'impression d'être un animal dans un zoo.
Nous arrivâmes dans une immense pièce au plafond haut. Tous les élèves s'assirent à des tables au hasard. Du moins, c'est ce que je crus… car après une courte réflexion, je compris qu'à chacune des quatre tables était assignée l'une des quatre maisons.
Où allais-je m'asseoir ?
J'étais dans une situation horriblement gênante. On risquait de me virer de la table où j'allais m'installer. Ou me regarder comme un animal bizarre et ne pas me parler du repas. Que faire, que faire ?
– Tu es la nouvelle ?
Je fis un bond de côté. Un garçon à la cravate rouge et or me regardait avec un sourire doux. Les yeux vert émeraude… les cheveux en bataille… bon sang, on aurait dit le sosie de…
– Je suis Albus Potter, Préfet de Gryffondor, se présenta-t-il. Je ne sais pas pourquoi mes homologues ne sont pas venus t'accueillir, mais je vais me charger d'y remédier. A quelle maison appartiens-tu ? Tu ne sais pas encore ?
– Non…
– Viens à notre table, proposa-t-il. Comme ça, tu ne seras pas seule.
Il marcha vers sa table, puis se retourna et se rendit compte que je ne le suivais pas.
– Allez, viens !
Prenant mon courage à deux mains, je le suivis entre les rangées. Il s'assit à côté d'une petite rousse avec qui il avait un air de famille. Celle-ci me fit un sourire poli :
– Je suis Rose Weasley, se présenta-t-elle. La cousine d'Albus. Tu es nouvelle, c'est ça ?
– Les nouvelles vont vite, commentai-je.
– Pourquoi es-tu partie de Beauxbâtons ?
Je tournai la tête vers le garçon qui m'avait parlé. C'était le brun du cours de Sortilèges. Il s'appelait Krik ou un nom comme ça. Je n'allais pas dévoiler ma vie et mes problèmes les plus profonds à un garçon dont je connaissais à peine le nom.
– Je parie que c'est parce que tu mourais de faim, conclut-il très vite.
J'ouvris des yeux ronds.
– On m'en a parlé, par lettre, continua-t-il, l'air le plus sérieux du monde. La nourriture est abominable. Pas une bonne chose à se mettre sous la dent. Six ans, là-bas… Ca doit être dur. Je compatis.
– Arrête, Kreeps, dit Albus, mais il souriait.
– Bah voyons, comme si j'allais t'obéir, Potter. Et puis c'est sûrement ça, pas vrai ? me demanda-t-il en me faisant un clin d'œil.
– C'est précisément ça, déclarai-je d'un ton mélodramatique en me prenant au jeu. On mourait de faim. On était obligés de voler dans le village à côté pour se nourrir un minimum.
– Pauvre de toi, dit Kreeps, souriant. Rassure-toi, la meilleure cuisine du monde, c'est Poudlard. Je te laisse vérifier par toi-même ! ajouta-t-il en montrant la table de la main, qui s'étendait à perte de vue, chargée de victuailles.
Et il n'était sans doute pas bien loin de la vérité. C'était excellent. Même si la cuisine de Poudlard, à mon humble avis, manquait de notre bonne nourriture française…
Finalement, mon avis tranché sur les Gryffondors à cause des deux allumés en chef qui étaient venus à Beauxbâtons, à savoir Potter et Enderson, se transforma. Kreeps (dont j'ignorais toujours le prénom) était quelqu'un de très sympathique, Albus Potter était sage et réfléchi, Rose Weasley était un peu présomptueuse mais adorable.
– Bon, tu viendras à Gryffondor, pas vrai ? me demanda Kreeps en se levant de table en même temps que la plupart des autres élèves de la Grande Salle.
– On peut choisir sa maison ?
– Non, en fait tu dois enfiler un… commença-t-il avant de se faire écraser le pied de façon peu subtile par Albus Potter.
– Laissons-lui la surprise, veux-tu ? proposa-t-il avec un petit sourire aux lèvres. Bon, qu'est-ce que tu vas faire cet après-midi, Amley ?
– Je crois que je dois suivre l'emploi du temps des Gryffondors. C'est ce que le professeur… euh… j'ai oublié son nom… Le gros et vieux monsieur là-bas…
– Slughorn, m'informa Kreeps sans pouvoir s'empêcher de pouffer de rire.
– Le professeur Slughorn, répétai-je, c'est ce qu'il m'a dit.
– Il est sympa, ce bon vieux Slug, commenta Kreeps en souriant. Mais je doute qu'il apprécie que tu t'adresses à lui en l'appelant « le vieux et gros monsieur », alors à ta place je retiendrais son nom. Au fait, cet après-midi, vu que Londubat n'est pas là, on n'a pas cours. Tu veux que je te fasse visiter le coin ?
Je m'enthousiasmai et acceptai avec joie.
– On va donc commencer par le plafond…
Je cru qu'il plaisantait mais il insista du regard je levai la tête, intriguée. Ma mâchoire se décrocha. Le plafond était manifestement magique des nuages se baladaient devant un soleil plus vrai que nature.
– Magnifique…
– Tu parles de moi, n'est-ce pas ?
Albus donna un petit coup de poing à Kreeps qui éclata de rire.
OoOoO
Le soir, j'avais des étoiles plein les yeux. Poudlard valait le détour. C'était un château immense, recelant bien plus de secrets que celui de Beauxbâtons. Moins beau, peut-être, mais plus mystérieux, plus passionnant, plus intéressant. Je frissonnais encore un peu, cependant, à l'idée de m'approcher trop près du Lac Noir. Cette histoire de calmar géant ne me disait rien qui vaille.
A présent, j'étais assise sur un tabouret et aux côtés du professeur Slughorn, debout, qui tenait un vieux chapeau tout rapiécé dans une main et me faisait un sourire rassurant nous étions devant tous les élèves de Poudlard, à l'heure du dîner.
– Virmel, Amley ! déclara-t-il sentencieusement.
Où était le chaman bariolé de sang de poulet ? « Ah, les rituels, ce n'est plus ce que c'était… »
– Je vais placer ce chapeau sur votre tête et il dira dans quelle maison vous serez répartie.
Et Slughorn m'enfonça le chapeau miteux sur la tête.
« Hm-hm. »
Tiens, un chapeau qui parle.
« Alors, où vais-je te placer ? Voyons ça… »
Toi, si t'étais à Poudlard, tu seras à Serpentard. C'est ce que Potter m'avait déclaré il y a quelques jours…
« Tu n'es pas spécialement ambitieuse, mais assez rancunière… Serais-tu une Serpentard de cœur ? Tu es également loyale et fidèle, peut-être même trop fidèle ce sont les qualités de la maison d'Helga Poufsouffle. »
Pas Poufsouffle, pas Poufsouffle, pas Poufsouffle ! Je n'avais pas envie de devenir la coiffeuse attitrée de Vanessa Bowl !
« Pas Poufsouffle ? Pourtant, cette maison t'irait très bien… Je vois aussi en toi une imagination débordante qui pourrait te donner une belle place à Serdaigle. Oui, tu serais une bonne Serdaigle… Quel cas compliqué… Tu as également un caractère de feu et un courage à toute épreuve. Tu pourrais aussi bien être à Gryffondor ! »
Un courage à toute épreuve ? S'il y avait bien une qualité dont j'étais totalement dépourvue, c'était bien le courage ! Je suis une trouillarde de première, moi !
« Je sais où je vais te mettre ! »
-X-X-
– Votre correspondante Amélie Vermeil est rentrée chez elle pour cause de décès dans sa famille. Nous ne savons pas quand elle reviendra.
C'était ce que l'une des profs de Beauxbâtons avait expliqué à Roxanne. Le soir-même, Jude déménageait ses affaires de façon totalement illégale dans la chambre d'Amélie. Dorénavant, nous étions toutes les trois réunies.
A l'heure actuelle, nous y sommes assises en tailleur, chacune sur un lit, parlant d'un sujet chaud : Arthur Wright.
– Vous allez me laisser tranquille avec ça, oui ? s'énerve Judith. Je ne l'aime pas et lui est un crétin. Peut-être – je dis bien peut-être– qu'un jour j'irai le voir… Mais pas maintenant. Je ne suis pas en mesure de le faire. Vous voyez ce que je veux dire ?
– Pas du tout, répond Roxanne.
– Mais on est d'accord, je complète.
– Tant que tu admets qu'un jour tu iras le voir, achève Roxanne.
– Je déteste quand vous vous alliez contre moi, soupire Judith. Au fait, Ginger, pourquoi tu portes toujours la bague de Béryl ?
Oups.
– Belle diversion, je tente en essayant de paraître à l'aise. Ne change pas de sujet.
– Non, je veux savoir, moi aussi, renchérit Roxanne.
Alerte. Alerte.
– Hé bien en fait… je… hem, héhé… J'avais oublié de l'enlever.
– Une horreur pareille ! s'exclame Judith, sidérée. Comment peut-on oublier de porter une chose comme ça ?
« Mais pour qui se prend-elle ? On n'insulte pas impunément une Valkyrie ! Elle mérite de… »
Je retire la bague et la mets dans ma poche, coupant la communication mentale avec l'Horcruxe.
– Ouais, ça m'était sorti de la tête… Bon à part ça, quand est-ce qu'on parlera aux autres du shampoing à la fraise de Frégate ? Ca pourrait être mar…
Je me tais et tends l'oreille. Un bruit de pas pressés, de froissements de vêtements.
– …rant… Vous n'entendez rien ?
– Non… disent-elles en chœur en baissant d'un ton.
Je continue d'écouter. Quelqu'un qui marche vite.
– Je vais voir. Je reviens tout de suite.
Je me lève, enfile une robe de sorcier d'hiver par-dessus mon pyjama – il ne fait pas chaud dans les couloirs – et sors discrètement.
Zut. J'ai oublié de mettre des chaussettes. Bon, tant pis.
J'entends à nouveau du bruit. Je marche rapidement vers sa source. Une bonne chose que je sois pieds nus, finalement : je suis complètement silencieuse.
Le bruit se précise, mais je suis bientôt incapable de savoir d'où il vient. A cause de ces couloirs tortueux… Prise d'un doute, je me plaque contre le mur, derrière une tenture.
Heureusement que je me suis cachée ! Surgit de nulle part une Hedvig Virtanen à l'air particulièrement pressé. Elle s'arrête juste devant moi et murmure un sortilège qui permet de savoir l'heure.
– Je n'ai plus de temps à perdre, se dit-elle à elle-même, toujours à voix basse, mais d'un ton légèrement excité en même temps. Je n'ai plus le temps !
Et elle se remet en marche.
Je m'apprête à sortir quand j'entends de nouveaux bruits de pas. Quand ils sont passés, je regarde le dos des deux personnes autres personnes qui devraient être dans leur lit : Emma et Claudia. Elles suivent Hedvig.
Quand les jumelles Jones suivent quelqu'un, ça promet d'être intéressant. Et cette fois-ci, peut-être que je ferais mieux de me mêler de leurs affaires pour leur donner un coup de main si ça tourne mal.
Au bout de quelques minutes, voyant qu'il n'y a décidément plus personne qui a l'intention de fureter par ici, je sors et me mets à courir pour rattraper mon retard. J'ai froid au pied mais tous mes membres sont brûlants de curiosité. J'accélère le rythme de ma course.
Et BAM !
– Ça commence à devenir une habitude, déclare Potter en ôtant sa cape.
Oh c'est pas vrai.
– Ecoute, je te dirai tout, je te le jure, tout ce que tu veux, je murmure à toute vitesse. Mais pas maintenant.
– Des supplications ? s'étonne-t-il, l'air moqueur. Non, tu vas tout m'expliquer maintenant, et tout de suite.
Crétin.
Un Silencio doublé d'un sortilège du saucisson plus tard, je file à toute allure. Dommage qu'il n'ait aucun réflexe, pas vrai Gondul ? …
Ah oui, j'ai enlevé la bague, c'est vrai.
Tout en continuant de courir, je fouille mes poches. Mais rien. Je ralentis ma course en cherchant l'Horcruxe. Rien n'y fait.
Oh non. Non non non non non. Je l'ai paumée.
Je reste mortifiée quelques instants. Puis je me dis : l'urgent, pour l'instant, ce sont les jumelles Jones. Elles ne savent pas à quoi elles se mesurent. Moi non plus, d'ailleurs. Et c'est assez inquiétant. Je retrouverai Gondul après. C'est pas comme si elle risquait de se perdre, non ?
Je suis mon instinct et cours jusqu'à l'entrée. Les Grands Escaliers d'Urgence, qui font se rejoindre le Réfectoire et le Hall, résonnent de pas rapides. Je m'engage à leur suite sans un bruit, remarquant à peine le spectacle de la demi-lune à travers les immenses vitraux colorés.
Je traverse tout le Réfectoire très vite, descends dans un couloir souterrain que je n'avais jamais vu mais qui semble avoir été très, très récemment emprunté. Je débarque au pied de l'une des Grandes Tours.
L'eau fait un doux clapotis contre les dalles. Je ne jette même pas un regard au ciel étoilé : droit devant moi, très loin, un balai vole à l'horizon. Pas trace des jumelles mais quelque chose me dit qu'elles se sont sans doute débrouillées pour pouvoir la suivre malgré tout. Hedvig est donc bel et bien sur le point de redescendre sur le plancher des vaches.
Cette fois-ci, je n'ai plus le choix. Je me transforme en corbeau et m'élance à leur suite.
Note de fin de Ginger : Huhuhu ! Mais que va-t-il se passer ? … non je suis pas au courant. Moi aussi je dois patienter avec vous pour savoir. Au fait, inutile de poser des questions aux autres concernant des choses qu'ils ne connaissent pas. Exemple, si vous demandez à Potter qui est Hedvig, il vous répondra :
- La blondasse frigide de Serpentard ? Je l'aime pas.
Evidemment, parce qu'il a essayé de la draguer au début de l'année et qu'il s'est pris un bâche énorme. Enfin je suppose. C'est comme ça qu'il parle des filles qui lui ont foutu un bâche, des « frigides ». Inutile également de poser des questions à Wright ou Harry Potter sur les Valkyries, leur réponse sera inévitablement :
- Hu ?
Et si vous vous amusez à leur expliquer exactement de quoi il s'agit, la maison va encore retentir de « SPOILEEEEEEEEEEEEER ! » qui sont assez irritants à la longue. Les voisins ont déjà sonné deux fois et ils ont fait une drôle de tête en voyant une bande d'illuminés en capes et baguettes en main leur ouvrir la porte.
A lundi soir pour la prochaine publication ! Entretemps posez toutes vos questions, on adore répondre :)
PS : On a lu certaines reviews destinées à LaCity…
- Abercrombie !
- « Oups ». (Au fait, les reviewers ont énormément d'imagination, Mak me l'avait jamais dit. Merci les gars, grâce à vous je vais avoir plein d'expressions pour adresser la parole à Abercrombie, au moins suffisamment jusqu'à la fin de ma vie.) ; bref, j'ai lu. NON MAIS CA VA PAS LA TETE ? Dans une salle close avec Potter ? Vous savez que je pourrais être inculpée pour meurtre ?
- Et moi de même ?
- Va te recoucher Potter. NON MAIS VRAIMENT ? Vous êtes tombés sur la tête ou quoi ? D'autant plus qu'aussi con soit-il, Mango ne fera jamais une ânerie pareille. Je veux dire, même Vanessa Bowl ne la ferait pas, c'est dire. Alors arrêtez avec vos théories fumeuses, ok ? La prochaine fois je m'énerve. Et vous savez ce que ça veut dire. Armand Béryl s'en rappelle.
