Le week-end ! C'est pas trop tôt. La semaine a été chargée, entre les révélations de Mist, les excuses d'Albus et la grosse dispute entre Judith et Arthur.

Jusqu'à aujourd'hui, cela faisait deux semaines que les Français étaient à Poudlard. De nous trois, seule Judith avait une correspondante à sa charge. Mais celle-ci avait passé davantage de temps avec les Poufsouffles, ses propres amies étant à la charge de filles de la maison d'Helga. Bref, les élèves de Beauxbâtons m'étaient un peu sortis de la tête ces derniers temps. Aussi, quand Roxanne a fait remarquer que les Français partaient ce matin, je me suis écriée « Ils étaient encore là ? ». Cela a fait rire toute la table de Gryffondor et le professeur Londubat m'a retiré cinq points pour « négligence des relations internationales ».

Si je me souviens bien, pourtant, il était le premier à hurler sur les profs français quand ils sont arrivés ! J'en connais un autre à qui il faudrait enlever des points pour « négligence des relations internationales ». La vérité, c'est qu'il n'a pas réussi à nous faire endosser tous les malheurs que Potter et moi avons fait subir à Béryl, et qu'il essaie de se rattraper.

Ensuite, Amy et moi sommes allées à la bibliothèque en compagnie de Freddy et Charles Woles. Elle et moi avons planché sur un devoir de Sortilèges sous l'œil méfiant de la bibliothécaire. Au bout d'une heure et demi, au bord de l'overdose, je me lève de ma chaise et pars me dégourdir les jambes dans les rayons moins surveillés.

En tournant entre deux rayons, je m'arrête brusquement. Potter est à quelques mètres de moi, de dos, debout et penché sur une table. Il ne m'a pas vue. Je fais un pas en arrière pour me cacher tout en l'espionnant.

Il parle à une fille de Poufsouffle, plutôt petite, aux cheveux noirs et courts et à l'air assez déluré. Elle l'écoute parler avec un sourire amusé, ou moqueur, je ne saurais dire. Je me souviens soudainement : c'est Ella Filps, la commentatrice des matches de Quidditch. Elle n'est qu'en quatrième année.

A partir d'aujourd'hui, je hais Ella Filps.

Je n'entends pas grand-chose de leur conversation. James lui parle à voix basse, avec un sourire dans la voix. Mais quand elle lui répond finalement, James se redresse brusquement et s'éloigne, sans que je puisse voir son visage. Filps le regarde partir avec ce même sourire amusé, puis retourne à sa lecture.

Sans réfléchir, je m'approche à mon tour de sa table et m'assois en face d'elle. Elle lève les yeux vers moi et ne parait même pas surprise.

– C'est la journée des sixième années, on dirait, soupire-t-elle. Mais je suppose que toi, tu n'es pas là pour me draguer.

– Sûrement pas ! je m'écrie.

SILENCE !

– Pourquoi dis-tu ça ? je reprends à voix plus basse en fusillant Mrs. Pince du regard (d'où sort-elle ? Je la croyais à l'autre bout de la Bibliothèque !)

– Je suppose que tu t'en doutes. Ton ami James Potter est venu pour essayer de m'ajouter à sa liste de conquêtes.

Je sens mon cœur se briser, etc. Je ne vais pas m'étendre là-dessus. Le fait que je me soucie de ce qu'il fabrique est déjà assez pathétique comme ça.

– Et tu as accepté ?

– Ça t'intéresse ? fait-elle avec son sourire moqueur.

– Pas du tout, c'est juste par curiosité, je réponds en haussant les épaules.

J'espère que j'ai l'air naturel.

– Tu ne crois même pas à ce que tu racontes, remarque Filps en souriant (elle lit dans mes pensées ? Ou alors je suis une très mauvaise actrice…). Pour satisfaire ta curiosité – et peut-être autre chose, sait-on jamais – sache que j'ai refusé. Je ne considère pas comme glorieux de figurer sur cette liste.

Contrairement à la majorité des filles de Poufsouffle de ma promotion… non, je reprends : contrairement à l'ensemble des filles de Poufsouffle de ma promotion, cette fille a l'air intelligent.

– Et qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il s'en aille aussi rapidement ?

– Oh, tu nous espionnais. Je vois. Pas très Gryffondor, tout ça, hm ?

Je rougis. Grillée. Son sourire à elle s'élargit mais elle n'a pas l'air d'avoir l'intention de parler.

– Alors, tu lui as dit quoi ? j'insiste.

– Et en plus, tu n'espionnais pas très bien, si tu n'as pas entendu notre conversation, continue-t-elle avec le même sourire.

Je lève les yeux au ciel et abandonne la partie. Je quitte sa table et reprends le dédale des rayons de livres pour rejoindre Roxanne, Freddy, Theodore et Amy.

Mais je suis interceptée au passage par un certain James Potter.

– Qu'est-ce que tu faisais avec Ella Filps ? me demande-t-il, l'air sombre.

– Du tricot, je rétorque. Est-ce qu'on va enfin pouvoir commencer à faire des recherches sur le legs de magie ?

Habile détournement de conversation, Ginger. Ça mérite des applaudissements.

Nous nous répartissons rapidement les tâches : je cherche des infos sur le legs de magie, et lui des traces de l'auteur du livre, un certain Sigvald Bertil on n'a trouvé aucune indication sur lui dans les Mythes et Légendes scandinaves.

Je ne suis pas tout à fait sûre de la définition du mot « legs », mais ce que je sais, c'est que ça a quelque chose à voir avec la justice. Partant de cette idée, je commence par chercher dans des bouquins de droit.

Dans le premier livre qui me tombe sous la main, au terme d'un survolage intensif de la moitié de l'ouvrage, je lis : « Le legs de magie est strictement interdit en Angleterre pour des raisons évidentes. »

La partie « pour des raisons évidentes » me donne envie de hurler.

Dans un autre livre, qui se veut le développement du premier : « Le legs de magie est strictement interdit en Angleterre pour les dangers qu'il représente. »

Me voilà bien avancée.

Je finis cependant par tomber sur quelque chose d'intéressant.

« C'est en 1454 que le legs de magie a été interdit en Angleterre, suite à l'accident d'Arnold Ier et Arnold II. La mort du roi des gobelins et de son fils héritier a forcé la communauté sorcière à prendre des mesures sur cette pratique de magie traditionnelle. »

Magie traditionnelle ?

D'après le dictionnaire : « Se dit de toute forme de magie ancienne, issue d'une époque où la magie blanche et la magie noire étaient confondues. Associée à la culture sorcière. La magie traditionnelle est beaucoup plus complexe à pratiquer que la magie moderne, c'est pourquoi elle tombe aujourd'hui en désuétude. »

Passons à l'encyclopédie des gobelins.

« Arnold Ier (1350 – 1454), dit « Arnold le Barbu » : roi des gobelins d'Angleterre (1399-1454), père d'Arnold II (dit « Arnold le Moustachu). »

Soit dit en passant, j'ai toujours admiré l'originalité des noms des gobelins. Je zappe toute la partie « conquêtes, victoires, défaites, règne » et ce genre de choses qui n'intéressent plus que le professeur Binns de nos jours, et arrive à la fin du paragraphe sur Arnold Ier.

« Décès : La mauvaise pratique du sortilège de legs magie l'a tué ainsi qu'Arnold le Moustachu à qui il souhaitait léguer la magie. »

Maintenant, il faudrait que je puisse jeter un œil à l'Histoire des sortilèges interdits et dangereux. Sauf qu'il est rangé dans la Réserve à laquelle je n'ai pas accès. Comment je sais qu'il est là-bas ? Parce qu'en 3e année, James a été puni pour l'avoir eu en sa possession. Il avait l'intention de transformer mes cheveux en serpents façon Gorgone. Maintenant que j'y pense, heureusement qu'on l'a attrapé avant qu'il n'ait eu le temps de me lancer le sort.

– Ja – Potter ? je l'appelle doucement en venant vers lui.

Il lève la tête vers moi en refermant un livre.

– Il va falloir revenir ici de nuit, je lui murmure. Je ne suis pas loin de savoir ce qu'est un legs de magie mais la définition est dans l'Histoire des sortilèges interdits et dangereux.

– Je sais exactement où il est rangé, dit-il en hochant la tête. Pas de problème. On fera ça demain soir. Qu'est-ce qu'on sait des legs de magie, exactement ?

– Que c'est un sort de magie traditionnelle, et que ça a été interdit il y a quelques siècles parce qu'un roi gobelin l'avait mal appliqué à cause de sa complexité, ce qui l'a tué, lui et son fils, à qui il voulait léguer la magie.

– En gros, il a voulu léguer sa magie à sa mort, comme si c'était un bien sur son testament.

– Je crois, mais je n'en suis pas certaine. Ils ne sont pas parfaitement clairs.

Je fronce les sourcils, irritée, en repensant aux « raisons évidentes » dont parlait le premier livre que j'ai étudié.

– Et toi, sur l'auteur de Mythes et Légendes?

– Sigvald Bertil ? Il a vécu au XIXe siècle. On ne sait pas grand-chose de sa vie à part qu'il a vécu en Scandinavie et qu'il était plutôt pauvre. Il est surtout connu pour sa mort. Un jour, il n'était plus chez lui, comme s'il s'était volatilisé. On l'a cherché partout, sans jamais le trouver. Les gens en ont conclu qu'il s'était suicidé en se jetant à la mer et qu'on n'avait pas retrouvé son corps.

Je plisse les yeux. Ça colle plus ou moins avec la théorie de Mist. Au bout d'un moment, Sigvald-truc aurait pu décider d'aller vivre ailleurs, pour que sa vie éternelle n'attire par l'attention.

– Il y a autre chose, continue James (POTTER ! Faut que je l'appelle Potter sinon c'est le début de la fin !). Dans la préface perdue de Mythes et Légendes Scandinaves, il expliquait qu'il tenait ses sources d'autres livres plus anciens qui avaient brûlé.

– Soit c'est pour se couvrir…

– …soit c'est la vérité, complète Potter. Et auquel cas, on ne sait pas qui veut provoquer Ragnarök, si tant est que le rêve de… euh...

– Gondul.

– Si tant est que le rêve de Gondul était bien un rêve prémonitoire.

C'était un rêve prémonitoire. Et je lui fais confiance pour faire la part entre souvenirs et prémonitions.

– Dans ce cas, on n'est pas plus avancés sur l'identité de celui qui veut provoquer Ragnarök.

Je pousse un gros soupir. C'est pas gagné…

-X-X-

La balade de Ginger, à mon plus grand malheur, s'éternisa. J'étais de plus en plus mal à l'aise, assise en face de Freddy. Lui n'avait pas l'air de faire particulièrement attention à moi, bien qu'il me lançât de temps en temps des petits coups d'œil supposés m'encourager à terminer mon travail.

Quand elle revint, au bout d'une heure, je fus immensément soulagée. Je lui murmurai :

– Tu as fait un footing autour du château ou quoi ?

– Pardon ?

– Tu as mis énormément de temps pour te dégourdir les pieds, je trouve.

– Le temps passe plus vite quand on ne travaille pas, éluda-t-elle. Où en es-tu avec le devoir de Sortilèges ?

– Je viens de terminer. Est-ce que tu veux bien qu'on avance la leçon de guitare à maintenant et je te passe mon devoir ?

– Leçon de guitare ? répéta Freddy.

– Je lui donne des cours, dit Ginger. Enfin, je lui en ai donné un seul pour l'instant.

– Leçon de guitare ? répéta à son tour Charles Woles. Tu perds ton temps à donner des leçons de guitare au lieu de t'entraîner au Quidditch ?

– Woah, fit Freddy en ignorant copieusement son capitaine. C'est tellement cool, une fille qui joue de la guitare.

Je dus me forcer pour ne pas trouver mille et unes interprétations à cette phrase.

– Alors allons-y, dis-je en me levant de ma chaise.

Je rangeai mes affaires et quittai la Bibliothèque en compagnie de Ginger.

– Blague à part, lui demandai-je sur le chemin, qu'est-ce que tu fabriquais ? Tu es partie au moins une heure. Oh, laisse-moi deviner, tu as croisé James et vous vous êtes embrassés.

Elle rougit furieusement et j'éclatai de rire.

– Arrête de dire n'importe quoi, marmonna-t-elle. Il était justement en train d'essayer d'embrasser quelqu'un d'autre.

Je m'arrêtai immédiatement de rire.

– Pardon ?

– Une petite Poufsouffle, poursuivit-elle sombrement. Elle l'a repoussée. Et ensuite elle s'est fichue de moi.

– Et ça a pris une heure ?

– Dix minutes pendant lesquelles je me suis dégourdi les jambes, trente minutes pendant lesquelles James l'a draguée et vingt minutes pour essayer de la convaincre de me dire ce qu'elle lui avait dit et me faire ridiculiser. Ça fait une heure, le compte est bon.

– Et quand est-ce que tu as l'intention de sortir avec lui ?

Elle tourna la tête vers moi, choquée.

– Sortir avec lui ? s'étrangla-t-elle. Non mais ça va pas bien ? Je ne sortirai jamais avec James Potter ! Et si ça arrive, s'il-te-plaît, tue-moi.

– Je n'ai pas l'intention de respecter cette promesse.

Quand Ginger mentait, la plupart du temps, cela se voyait. Et Ginger n'arrivait jamais à mentir sur ses sentiments pour James. Là, elle avait l'air sincère. Pourquoi, alors, refuser catégoriquement d'avoir une relation amoureuse avec lui ?

– N'empêche, j'aurais bien aimé que tu reviennes plus tôt, ajoutai-je. L'ambiance à la table était horrible.

– Amy, pour la énième fois, il n'y a pas d'ambiance quand on travaille sur un devoir de Sortilèges.

– Si, quand même… Bon, admettons. Là, c'était pire.

– Pourquoi ?

Je ne sus quoi dire. Je n'avais encore confié à personne de Poudlard mes craintes par rapport aux sentiments que Freddy me portait probablement.

– C'est Chuck ? fit Ginger, à tout hasard. Ou Freddy ? Oh, oh, vu la tête que tu tires, je pense que ça veut dire que c'est Freddy. Qu'est-ce qu'il a fait, que j'aille le gronder ?

– Rien… il n'a rien fait.

– Oh, si. Attends, est-ce qu'il a passé un marché immoral avec toi ?

– Un quoi ? m'écriai-je sans comprendre.

– Un marché immoral. Une fois, il m'avait fait passer pour sa petite amie pour draguer une autre fille. Il m'a même carrément embrassée. Ça a rendu l'autre folle de jalousie. Un vrai bourreau des cœurs, celui-là… Bon, c'est vrai, c'est pas si immoral que ça. Mais c'est pas très sympa vis-à-vis de la fille à draguer, de la manipuler comme ça, je trouve.

– Il… il est sorti avec toi ? dis-je, la voix tremblante.

– Oh, je m'en fichais pas mal, je savais très bien pourquoi il faisait ça, il me l'avait dit. D'autant plus qu'à l'époque ça ne me dérangeait pas de sortir sans raison avec quelqu'un vu que je ne – bref. On était amis. Je pouvais bien lui rendre un service. Tu ne veux pas passer par l'infirmerie, Amy ?

– Pardon ?

– Tu es toute pâle.

– Non, non, ça ira, ne t'en fais pas. A part ça, quelle chanson as-tu prévu de me faire apprendre ?

Tandis que Ginger réfléchissait sur l'objet de ma deuxième leçon de guitare, je tentai de reprendre mes esprits. Freddy était donc sorti avec Ginger. Pire, il était sorti avec elle pour rendre une autre fille jalouse. Quel genre de garçon était-ce exactement ? Finalement, je le connaissais bien peu. Il était sympa avec moi, mais après tout, il était sympa avec tout le monde…

S'il s'avérait qu'il ressentait effectivement quelque chose pour moi, que ferais-je ? Le rejetterais-je pour ce qu'il avait fait et était capable de refaire, ou accepterais-je malgré les erreurs qu'il avait commises ?

Je n'en savais rien. A présent, je me posais encore plus de questions.

-X-X-

A vingt-deux heures dix précises, Amy entre dans la salle de bain. J'alerte aussitôt mes amies pour mes intentions de ce soir.

– Des recherches, je leur révèle. Je n'ai pas le temps de vous expliquer maintenant, c'est assez long. J'y vais avec J – Potter. Je vous raconterai tout dès que je le pourrai. Je n'ai pas très envie de parler de l'histoire des Valkyries à Amy.

– Tu veux dire que tu as déjà tout dit à James et pas encore à nous ? dit Roxanne d'une voix incrédule.

– Euh… oui. En fait, il est le plus utile pour l'instant, vu qu'il a une cape d'invisibilité en sa possession, et pas vous. C'est pour ça que je le lui ai dit en priorité. On doit piquer un livre dans la Réserve de la bibliothèque.

– Vous parlez de quoi ? dit Amy en sortant de la salle de bains.

– De guitare, dit Judith d'une voix lasse très réussie. On était en train d'essayer de convaincre Ginger de mettre le feu aux deux.

– Pas question ! s'écrie Amy.

– C'est pas une p'tite Française qui va dicter la loi ici ! crie Roxanne en se mettant debout sur son lit, faussement énervée. Non mais oh, c'est qui le chef ?

– Moi, disons-nous en chœur, Judith, Amy et moi.

S'ensuit une grosse bataille d'oreillers pour décider de qui doit régner dans le dortoir. Finalement, il s'est avéré que le roi devait obligatoirement être Kalevala, le chat d'Amy. En nous voyant nous battre à coup de polochons, il nous a lancé un regard extrêmement froid et dédaigneux, puis s'est enfermé dans la salle de bains. Oui, le chat s'est enfermé tout seul. Ne me demandez pas comment. On n'a toujours pas réussi à élucider ce mystère. On a passé une demi-heure à essayer d'ouvrir la porte, d'abord à la main, puis avec des sortilèges, et enfin avec des aiguilles, puis Amy s'est mise à genoux devant la porte et l'a supplié de nous rouvrir. Une minute plus tard, la porte s'est entrouverte toute seule et le chat est sorti, l'air hautain, a lancé un regard condescendant à Amy, puis traversé la chambre avec le museau en l'air et quitté le dortoir.

– Je n'aime pas beaucoup ton chat, Amy, a dit Roxanne, ébahie. Il me fait sentir stupide.

– Ce n'est pas qu'une sensation, a répliqué Judith, tout aussi stupéfaite.

OoOoO

– T'en as mis, du temps, grommèle Potter en me voyant arriver vers minuit dans la salle commune vide.

– Le chat s'était… euh, laisse tomber, je réponds, souhaitant éviter de lui raconter notre humiliation. Le principal, c'est que je sois là. On y va ?

Il soupire, mais sort sa cape d'invisibilité. Je me rapproche de lui pour être dissimulée également, tout en faisant bien attention à ce qu'aucune partie de mon corps ne touche le sien. Nous échangeons un dernier regard déterminé avant de nous mettre en marche dans un même mouvement vers le portrait de la grosse dame.

Direction, la vérité.

Ou pas.