Je fais volte-face. La bibliothécaire.

– Je… euh… Je… cherchais un livre sur…

Je tire un livre au hasard à côté de moi.

– …ça.

Elle louche sur la couverture. Je jette un œil dessus. Entre mille, évidemment, j'ai pioché « Anthologie de l'autodafé ». Tu m'étonnes qu'elle fasse cette tête. Elle reporte à nouveau son regard furieux sur moi.

– Vous n'avez rien à faire ici ! s'écrie-t-elle de sa voix perçante.

– Mais on n'est même pas dans la Réserve ! j'objecte.

– Le professeur Pendleton a ordonné que personne ne s'approche de sa table de travail.

– Et pourquoi ?

– Pour qu'on ne me pose pas de question, répond Pendleton en arrivant derrière la bibliothécaire. Que faisiez-vous ici ?

– On cherchait un livre sur ça, dis-je en désignant à nouveau mon livre.

– Quand vous dites « on », à qui faites-vous allusion ?

– Hé bien, moi, et…

Je me tourne. Les jumelles Jones ont disparu. Les libellules se sont fait la malle. Merci pour le soutien.

– …et mon ami imaginaire, Phil.

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Pourquoi ai-je dit un truc aussi débile ? J'ignore le regard des deux adultes et essaie de me rattraper en détournant la conversation :

– Monsieur, pourquoi avez-vous dit aux élèves que vous n'étiez pas là ?

– Je travaille sur un projet dont personne ne doit rien savoir. C'est un secret d'Etat.

Ah… ça doit être un truc d'Auror… Je hoche la tête d'un air entendu.

– Bonne journée à Paul et à vous, dit-il en s'éloignant.

– C'est Phil, je me sens obligée de préciser.

Ne restent plus que la bibliothécaire et moi.

– Qu'est-ce que vous attendez pour sortir ? mugit-elle.

– Mais j'ai rien fait de mal ! Je savais pas !

– DEHORS !

Je lui lance un regard noir, puis m'en vais, passant devant la table de Gongs qui ne lève même pas le nez de son gros bouquin noir à mon passage.

-X-X-

– Les filles, il s'est passé un truc trop bizarre à la Bibliothèque, s'exclama Ginger en débarquant dans le dortoir.

– Je croyais que tu devais aller chercher une corde de guitare à Amy, dit mollement Judith, le nez dans un manuel de Métamorphoses.

– Ah oui, mince, c'est vrai ! Je repars tout de suite la chercher.

Elle ressortit tout aussi vite du dortoir. Au bout de quelques minutes, je me levai.

– Tu vas où ? demanda Roxanne.

– Me balader un peu, répondis-je. J'ai besoin de m'aérer la tête.

– Tu veux que je t'accompagne ?

– Non, ça ira. Merci.

Je pris une cape chaude – « en avril, ne te découvre pas d'un fil », comme dit toujours Maman – et sortis à mon tour.

Je n'en pouvais plus de tourner et retourner sans cesse la même phrase dans mon esprit. Quand j'avais eu le déclic, il y a quatre jours, j'avais essayé de me convaincre du contraire. Non, ce n'était pas possible. C'était trop gros, beaucoup trop gros pour être vrai. Je ne croyais pas à ce genre de hasards ou de coïncidences. Et pourtant… Maintenant que j'avais eu les preuves devant les yeux, je ne pouvais plus nier. C'était la vérité.

Je sortis dans le Parc. Il était dix-neuf heures mais il y avait encore quelques personnes qui se promenaient dans le crépuscule. Il faisait plutôt bon, pour une fois.

– Hey, Amy. Ça va ?

Je me tournai vers Albus. Cela faisait très longtemps que je ne l'avais pas vu. Après tout, je passais la majorité de mon temps avec les filles.

– Si je te dis oui, tu me crois ? tentai-je de plaisanter, sans être capable de sourire.

– Non. Tu veux me raconter ?

Je m'apprêtai à lui dire non, comme à tous les autres. Mais je me retins au dernier instant. Lui ne me jugerait pas. Il avait un regard pratiquement extérieur à ma vie, maintenant. Il saurait me conseiller, me dire quelle conduite adopter.

– Je veux bien, dis-je d'une voix faible. Mais promets-moi de ne rien raconter à personne, d'accord ? C'est très, très personnel.

– Je suis une tombe, répondit-il.

Je lui racontai tout, depuis le début, en passant par le déclic et mes recherches, et finalement en lui parlant des preuves que ma sœur m'avait envoyées.

– Je ne suis pas folle, je sais que j'ai raison. Et c'est ça, le problème. Qu'est-ce que je dois faire, maintenant ?

Albus était éberlué et ne réagit pas.

– Oh, allez, c'est pas non plus le truc le plus incroyable que tu aies jamais entendu, non ? Je suis sûre que ton Auror de père te raconte des histoires plus intéressantes.

– Il ne nous raconte jamais rien, répondit-il lentement. Amy, tu… tu es sûre que tout ça est vrai ?

– Certaine. J'ai des preuves, je te dis. Et puis, tout colle !

Il me regarda droit dans les yeux et dit gravement au bout de quelques secondes :

– Oui… oui, tout colle, c'est vrai.

– S'il-te-plaît, conseille-moi, le pressai-je.

Il réfléchit pendant quelques instants, puis il dit finalement, sans me regarder :

– Fais comme si tout ça ne te concernait pas.

– Excuse-moi de me sentir concernée.

– Evidemment, tu te sens concernée, ce n'est pas ce que je veux dire. Jusque-là, tu as très bien vécu sans savoir. Et tu peux très bien continuer à vivre sans savoir. Non ?

– …tu as raison.

– Bien sûr que j'ai raison.

Je lui souris, et le serrai fort dans mes bras.

– Merci, Albus. Merci. Ça me mine depuis des jours. Tu ne peux pas savoir comme ça me soulage d'avoir enfin des conseils.

– Tu n'en as pas parlé à tes amies ?

– Non. Je n'osais pas. Je vais suivre ton conseil, Albus, je vais faire comme si rien ne s'était passé. Mais je crois que je vais lui en parler quand même.

– A qui ?

– A ton avis ?

Il fronça les sourcils :

– Amy… tu t'exposes à de la souffrance, si tu vas tout lui dire.

– Je sais. Mais je dormirai sur mes deux oreilles quand ce sera fait.

-X-X-

Le jour fatidique est arrivé. Nous sommes dimanche soir et nous avons cours de DCFM supplémentaire. Ô joie. Comme si je n'avais que ça à faire. Les autres aussi font la même tête, d'ailleurs. Sauf Erik Gongs, l'air aussi neutre que d'habitude, et Gilbert Hoover, l'intello de la promo qui a toujours « soif d'apprendre ». Oui, je l'ai déjà entendu utiliser cette expression.

– Alors, à votre avis, on va faire quoi aujourd'hui ? dit Philip Downs, le batteur de Serdaigle, alors que nous attendons devant la porte de la salle. Encore un parcours des enfers ?

Le « parcours des enfers » est un entraînement made in Pendleton dans lequel on se retrouve dans son appartement truffé de pièges, de sortilèges, et parfois de mauvais esprits du genre de Peeves que Pendleton va chercher dans des maisons hantées. Personne n'a jamais réussi à tenir une demi-heure dans son appartement. Le record est détenu par Angèle Champrun, qui est resté vingt-cinq minutes d'affilées il y a trois semaines. « Pitoyable », l'a félicitée le prof. Ce qui est plutôt pas mal en considérant son échelle de commentaires, de la pire à la meilleure :

– Votre prestation m'a rendu aveugle

– Innommable

– Auriez-vous un parent Troll dans votre entourage ?

– Il y a des sorciers qui auraient mieux fait de naître Cracmols

– Je suppose que d'après vous, la compétence relève du superflu

– J'ai connu un singe plus doué que vous

– A pleurer

– Pitoyable

– …suivant

– Bien.

Non, je plaisante ! Il n'a jamais dit « bien ». Pas pendant notre cours avancé tout du moins. Au début, il était plutôt encourageant. Maintenant, il est de plus en plus énervé pendant les cours et ses remarques sont de plus en plus dures à encaisser. Et dire qu'Amy se plaint. Elle était tellement déprimée l'autre fois que je n'ai pas osé lui faire remarquer que nous, nous subissions bien pire.

– Ce sera toujours mieux que de courir tout autour du terrain de Quidditch, répond Champrun en se faisant une queue de cheval serrée. Ça fait deux semaines qu'on passe la moitié du temps là-bas. Comme si courir sur une si longue distance pouvait servir à quelque chose. Autant transplaner dans une situation pareille.

– Et si on t'attaquait à Poudlard ? dit James. Tu ne pourrais pas transplaner.

Elle lui lance un regard blasé.

– T'es sérieux, Potter ? Attaqué à l'école ? Tu t'es cru quand, à la bataille de Poudlard ?

– On ne peut pas prédire l'avenir.

Nous nous retournons tous vers Gongs qui a le nez plongé dans un bouquin (rouge, pas noir. Dommage). C'est amusant, ça fait des mois que je ne l'ai pas entendu enchaîner autant de mots d'affilée. Je commençais à me demander s'il n'avait pas un problème avec ses cordes vocales.

– Va dire ça à Trelawney, dit finalement Philip, aussi surpris que nous autres.

Gongs ne répond rien.

La porte s'ouvre toute seule, et nous entrons un à un. Emma et Claudia Jones, dernières arrivées, se glissent à l'intérieur juste avant qu'elle ne se referme dans un claquement sec. Comme d'habitude, Pendleton nous attend, debout, au fond de la salle, avec une main serrant fermement sa baguette, des fois qu'on se mette à pousser des hurlements de sauvages et à l'attaquer.

Bon, je dois avouer que parfois, poussée à bout, il arrive que ce genre d'idées me traverse l'esprit. Mais je me retiens.

– Merci d'être venus, nous salue-t-il d'un ton grave alors que nous restons debout devant lui, baguette déjà sortie. Cet entraînement sera rude, mais si les choses se passent convenablement, je vous solliciterai moins.

Dois-je me réjouir parce qu'on aura moins de boulot à l'avenir, ou me mettre à pleurer parce qu'il a dit que ce serait « rude » ? D'habitude, je suis morte de fatigue à des cours « enfantins », alors « rude », je ne sais pas ce que ça va donner…

oOoOo

Voilà, je viens d'apprendre la définition de « rude » selon le dictionnaire de Pendleton. C'est au-delà de tout ce qui est imaginable. Il nous a fait passer un à un devant lui, et il ne s'est pas retenu dans ses sorts. James a bien failli se prendre une armoire dans la figure, heureusement qu'il a des réflexes. J'ai été la dernière à passer, et, après qu'il m'a saucissonnée avec une table métamorphosée en boa, il nous a jeté un coup d'œil, à tous. Il avait l'air satisfait.

Je le note parce que Pendleton satisfait, ça arrive aussi souvent que les 30 février.

– L'entraînement n'est pas fini, nous prévient-il alors qu'il voit que Champrun commence à ranger ses affaires.

– On pourrait au moins aller manger, professeur ? demande Hoover. Il est tard, on ne pourra plus dîner après.

– Prenez un en-cas, alors, répond-t-il en faisant apparaître un saladier rempli de petits sandwiches. Mais dépêchez-vous.

Potter a la bonté de me libérer de mon serpent, et tous ensemble, nous nous jetons presque sur les sandwiches. Nous mourons de faim, après tous ces efforts.

-X-X-

J'étais très agitée depuis hier, quand j'avais pris ma résolution devant Albus. Je devais tout lui dire. C'était soit très courageux, soit complètement stupide de ma part. Je n'arrivais pas à trancher.

Vers vingt heures, Ginger n'était toujours pas rentrée de son cours supplémentaire avec Pendleton. Tant pis, je ne pouvais plus attendre : j'y allais maintenant. Au diable les petits génies des Défenses contre les Forces du mal, ce que j'avais à dire était plus urgent.

– J'y vais, annonçai-je à Roxanne et Judith, toutes deux plongées dans des livres.

– Où ça ? On attend Ginger pour manger, non ?

– En fait… Je dois faire quelque chose avant. Je dois parler à quelqu'un.

Roxanne pose son livre sur le côté et se redresse, soudain sérieuse.

– Amy… Tu n'as pas quelque chose à nous raconter ? Je veux dire, il n'y a rien que tu veuilles nous raconter ?

A la réflexion… Je pouvais bien leur dire, après tout. Depuis que j'en avais parlé à Albus, c'était comme si mon secret était deux fois moins lourd. Je pouvais le partager, maintenant.

Alors je leur racontai tout. Et leur réaction fut bien différente de celle d'Albus.

-X-X-

Nous avons mangé les sandwiches si vite que ça nous a un peu assoupis, je crois. Je ne dors pas non plus debout, mais disons que je suis dans de bonnes conditions pour m'allonger dans mon lit et m'endormir dans la minute. Je ne vais jamais pouvoir être réactive à la suite du cours dans ces conditions…

– Monsieur… On ne peut pas prendre la suite du cours demain ? demande Emma Jones fort à propos.

– Je crois qu'aucun d'entre nous ne sera assez opérationnel maintenant, poursuit Claudia.

– L'entraînement n'aura pas vraiment d'intérêt, termine Emma.

Je jette un œil autour de moi. Les autres élèves ont tous l'air à peu près dans le même état végétatif que moi. Les jumelles ont raison. Peut-être qu'avec un petit peu de chance … ?

– C'est juste, dit Pendleton. Bien. L'entraînement est terminé.

Nous sourions et commençons à nous diriger vers nos affaires.

– Une minute. Je n'ai pas dit que j'en avais fini avec vous.

Sa voix me glace le sang, alors qu'il a parlé très calmement. Nous nous retournons tous. Pendleton sourit.

Pour la première fois de l'année.

Oh, oh.

Impero !

Emma et Claudia sont frappées en même temps du sortilège, suivies une demi-seconde plus tard par Angèle Champrun qui s'apprêtait à utiliser ses cordes vocales. James tente un Stupefixmais le prof répond d'un sortilège du bouclier et renvoie l'impardonnable sans que le Gryffondor puisse esquiver. Alors qu'il enchaîne avec Philip, Erik et Gilbert, je comprends tout : ces sandwiches étaient empoisonnés, il avait tout prévu pour pouvoir nous battre sans difficulté… Mais pourquoi ?

Pendleton se tourne vers moi, et un ultime Impero franchit ses lèvres, me faisant perdre l'équilibre. Le vide se fait dans mon esprit, je ne sens même pas le choc de ma chute. Seule une voix claire, limpide, logique, résonne.

Relève-toi… relève-toi… Relève-toi.

Je me redresse, et rejoins les autres élèves. Pas de réflexion. Je n'ai qu'à obéir. C'est si facile…

-X-X-

Elles échangèrent un regard légèrement surpris.

– Tu es sûre que tout va bien, Amy ? dit finalement Roxanne.

– Que tout va bien ? Les filles, ce que je viens de vous raconter, c'est l'histoire de ma vie. Vous pensez que je me sens bien ?

– Non, ce n'est pas ça, c'est juste que… commença Judith.

– Vous ne me croyez pas, c'est ça ? m'énervai-je. Vous pensez que je suis complètement mythomane, que j'ai inventé cette histoire ? Mais tout est vrai ! C'est la vérité, j'ai des preuves !

– Ecoute-nous avant de t'emporter, me coupe Roxanne en fronçant légèrement les sourcils. On sait bien que tu n'es pas du genre mythomane. Mais avoue que c'est un peu fort, tout de même. Tu lui en as parlé avant d'en être sûre ?

– C'est ce que j'allais faire, répondis-je, toujours légèrement irritée.

– Bien. On t'accompagne.

C'est à mon tour d'être ébahie.

– Quoi ? Non ! C'est personnel. Je dois être seule.

– Tu ne lui parleras certainement pas seule. Je te signale qu'il y a un cours de Défenses supplémentaire, là.

– Je les arrêterai une minute et j'irai lui parler, c'est tout. C'est trop important. On me laissera.

– On vient avec toi, persista Roxanne. Tu pourrais te prendre un sort dans la figure ou que sais-je. D'après ce qu'on en entend, de ces cours, Pendleton apprend à ses élèves à défoncer la moindre chose en mouvement.

Je haussai les épaules.

– Bon, d'accord, si vous voulez. Mais quand je vous dirai de partir, vous partirez, d'accord ?

Elles hochèrent la tête.

– Bien. Alors allons-y.

Un tapotement contre la vitre de la fenêtre m'arrêta. Je me retournai : c'était la chouette de Violette. Je lui ouvris rapidement et retirai la missive à sa patte. C'était très court. Je lus la lettre rapidement, et un sentiment de malaise m'envahit. Ce n'était pas clair, mais j'avais une très mauvaise impression.

– Qu'est-ce que c'est ? demanda Roxanne.

– Une raison de plus pour me dépêcher d'y aller.

J'enfilai une cape et nous descendîmes rapidement jusqu'à la salle dite. Il n'y avait pas beaucoup de bruit à l'intérieur. Peut-être qu'ils étaient en pause ou quelque chose comme ça ? Pour être sûre de savoir à quoi m'attendre, je regardai à travers la serrure.

Le spectacle était très étrange. Les élèves faisaient la queue devant une cheminée aux flammes vertes et lançaient un à un de la poudre de Cheminette en entrant à l'intérieur et en prononçant la même chose : « 7, rue White ». Où diable était cette rue, je n'en savais rien. Mais ce que je savais, c'était que cette rue n'était pas à Poudlard, et qu'a priori un prof n'avait aucun intérêt – ni aucun droit, d'ailleurs – à faire sortir des élèves de l'enceinte de l'école.

Je m'apprêtai à frapper lorsque je remarquai que Ginger et James n'avaient pas du tout la même démarche que d'habitude. Cela me glaça le sang. Ils n'étaient pas dans leur état normal. Tout comme les autres. Qu'est-ce que le prof leur avait fait ? Il fut le dernier à disparaître dans la cheminée.

Je me reculai, horrifiée.

– Amy, qu'est-ce qu'il se passe ? me demanda Judith, inquiète.

– Quelque chose ne va pas, dis-je d'une voix blanche. Il faut aller au 7, rue White, et vite !

J'essayai d'ouvrir la porte elle était bloquée. Je l'enflammai d'un coup de baguette et enjambai les cendres.

– Amy ! Qu'est-ce que c'est que… Hé, où sont-ils tous passés ?

– Ils sont allés au 7, rue White, par la cheminée, et ils étaient tous ensorcelés. Je ne sais pas ce que Pendleton leur a fait... Il faut y aller ! J'ai un très mauvais pressentiment !

Je pris la poudre de Cheminette sur le manteau de la cheminée, et, sans écouter les protestations de Judith et Roxanne, je m'écriai, en lançant une poignée de poudre dans les cendres:

– 7, rue White !

De grandes flammes vertes surgirent autour de moi, et je me sentis tournoyer à toute vitesse.