J'ouvris les yeux. L'antre de la cheminée était si bas que j'avais la tête dans le conduit. Je ne pouvais pas voir devant moi. Et au niveau de mes pieds, aucune lumière ne filtrait. La pièce était donc plongée dans le noir. Dans quel endroit Pendleton les avait-il amenés ?

Je m'accroupis et pus enfin voir où j'avais atterri. La pièce était faiblement éclairée par un rayon de lune qui filtrait par une fenêtre crasseuse. Le sol était couvert de moutons de poussières gros comme un poing et complètement immobiles. Les meubles aussi semblaient n'avoir pas vu un habitant pendant bien longtemps. Je repris mon souffle, puis, déterminée, je sortis à quatre pattes de la cheminée.

Un sortilège m'atteignit en pleine figure je sentis mes membres se tendre subitement le long de mon corps, et bientôt, j'étais allongée sur le sol, face contre terre, ficelée par les liens invisibles du sortilège du Saucisson. Mes cheveux se dressèrent sur ma nuque. Ce n'était pas bon pour moi, pas bon du tout.

– Si ce n'est pas Virmel, fit une voix grave alors que des pas faisaient craquer les lattes du parquet en se rapprochant de moi.

C'était Pendleton. Mon cœur se mit à battre à cent à l'heure.

– Qu'est-ce que vous fabriquez ici ? Vous n'êtes pas une élève de mon cours, que je sache ?

Il défit le sortilège au niveau de mon visage et je m'écriai aussitôt :

– Où sont les autres ? Qu'est-ce que vous fabriquez ? Libérez-moi ! Je vous préviens, ça se saura à Poudlard ! Vous n'avez pas le droit de -

Mon visage se tendit brusquement à nouveau et je ne pus plus parler.

– Je risque de m'énerver si vous n'êtes pas coopérative, dit-il d'une voix menaçante. Alors soyez une bonne petite et efforcez-vous de répondre à ma question et seulement à elle. Que fabriquez-vous ici ?

A nouveau, un sortilège silencieux détendit mon visage. Je me raclai la gorge et déclarai d'une voix forte :

– Je veux vous parler de quelque chose d'important.

– Qui est ?

– Libérez-moi et je vous le dirai.

Je savais que c'était téméraire de demander une telle chose, alors que j'étais en position de faiblesse et qu'il n'avait manifestement qu'une envie, c'était de me voir débarrasser le plancher. Mais autant tenter le tout pour le tout.

Il éclata de rire et je sentis la flamme en moi vaciller.

– Vous plaisantez. Parlez maintenant ou les choses se passeront mal.

– Que comptez-vous me faire si je refuse ? Tout cela aura des retombées, vous savez, tentai-je.

– Vous préférez ne pas savoir ce que je pourrais vous faire. Parlez !

Je déglutis.

– Non.

Il y eut un silence mortel, pendant lequel je crus que ma dernière heure était arrivée. C'était stupide. C'était un professeur, il ne pouvait pas me vouloir du mal, et même s'il le voulait, son amour pour son métier le retiendrait. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir cette sensation que quelque chose de très dangereux m'attendait au tournant.

Cependant, je sentis le sort se défaire – et ma baguette sauter de ma poche. Je me redressai, courbaturée, et remarquai que j'étais encerclée des huit élèves qui prenaient des cours avancés de Défenses, baguette en main et pointée sur moi. Je reculai d'un pas, et ils sortirent un peu plus de l'ombre en faisant un pas vers moi. Ils avaient l'air de somnambules. Les yeux d'ordinaire si expressifs de James et de Ginger semblaient ne rien voir. J'eus envie de hurler, de lui demander ce qu'il leur avait fait, mais je savais que je n'en avais pas le pouvoir.

Je tournai les yeux vers Pendleton, placé juste en face de moi, avec ma baguette et la sienne dans sa main gauche, prêt à réagir. J'ouvris la bouche pour commencer à parler, mais il y eut un grand fracas derrière moi. Je hurlai, et huit sortilèges lancés sans état d'âme par les élèves fusèrent près de moi pour s'écraser à l'intérieur de l'antre de la cheminée. Je fis volte-face : Roxanne était allongée par terre, ensorcelée et figée. Quelques secondes plus tard, Judith eut droit au même sort. La nausée me prit.

– Il y en a beaucoup d'autres qui vont arriver ? fit Pendleton, sourcils froncés.

– Re-relâchez-les, demandai-je, la voix secouée. Elles n'ont rien fait.

– Vous n'avez pas à décider. Parlez maintenant.

Je n'avais que trop retardé ce moment. Je repris mon souffle, tentai de calmer ma voix et de retenir mes sanglots de terreur. Je n'y arrivai pas. Tant pis. Je baissai les yeux, ne supportant plus son regard.

– Vous êtes mon père.

Il y eut un long, insupportable silence. Je ne voulais qu'une chose, c'était rentrer. Et j'étais à peu près sûre que ce que je venais de révéler n'allait pas m'aider à réaliser mon souhait.

– Ah, dit-il enfin.

Je relevai la tête, étonnée, et un peu énervée aussi.

– « Ah » ? J'ai passé les dix-huit premières années de ma vie sans père et avec une mère dépressive, et tout ce que vous trouvez à dire, c'est « Ah » ?

– Virmel, fit-il. Bien sûr, Virmel. La petite blonde collante. C'était quoi, déjà, son prénom ? Emma ?

– Elsa ! Vous vous fichez de moi ? Vous vous fichez que je sois votre fille ?

– Bien vu, dit-il. Vous avez terminé ? J'ai d'autres chats à fouetter.

C'était comme si on venait de me donner un coup de poing dans le ventre. Je ne l'aimais pas, et lui non plus, mais c'était mon père, tout de même ! Ça avait de l'importance !

– Vous ne voulez pas savoir comment je l'ai deviné ?

– Non.

– C'est votre écriture qui vous a trahi. Sur mes copies, vous écriviez que j'étais dangereuse. Et vous aviez écrit à peu près la même chose à ma mère un peu après ma naissance, concernant vos activités professionnelles. Alors j'ai demandé à ma sœur un petit service : celui de m'envoyer ces lettres par hibou, pour comparer.

Il me regarda d'un air indéfinissable.

– Les dernières lettres que Gary avait envoyées à ma mère avaient la même écriture que la vôtre. J'en ai déduit que vous étiez Gary. Mais j'avais tort…

Je marquai une pause, pour empêcher ma voix de trembler. Il continuait de me fixer, attendant que je finisse. J'avais répété mille fois ce moment dans ma tête, mais pas ce que j'allais dire à présent, pas ce que je venais d'apprendre de la lettre de Violette.

– J'ai reçu du courrier de ma sœur tout à l'heure. Elle a remarqué que les dernières lettres que vous aviez envoyées à ma mère n'avaient pas la même écriture que les précédentes. Elle a donc fait une recherche au bureau des Aurors Français. Elle a appris que Gary y travaillait.

Je fermai mes yeux, craignant d'avance ce que j'allais annoncer :

– Le problème, c'est que Gary est mort depuis plus de quinze ans.

Un silence très lourd s'abattit dans la pièce. Je n'entendais que mon souffle rapide et mes battements de cœur désordonnés. J'étais terrifiée de ce que je venais de dire, parce que je venais de comprendre.

– Et comment expliquez-vous que je sois là ? Pas que je m'en soucie, juste par curiosité.

J'ouvris soudainement les yeux, alertée par ce ton moqueur. Il souriait, d'un sourire mauvais qui m'échauffa comme jamais et qui me fit crier d'une traite :

– Vous n'êtes pas Gary, pas plus que vous n'êtes l'Auror Pendleton ! Vous avez pris la place du fiancé de ma mère il y a près de vingt ans, et j'ignore ce que vous avez fait de lui. Vous êtes métamorphomage, n'est-ce pas ? C'est à cause de vous que je suis demi-métamorphomage, c'est héréditaire. Vous avez pris l'apparence de Gary, vous l'avez remplacé, et puis après vous avez disparu. Et maintenant, ça ne m'étonnerait même pas que vous ayez volé l'identité de Pendleton de la même façon !

Je repris mon souffle. Il avait toujours le même sourire et n'avait pas cillé pendant ma tirade.

– Et vous avez une idée de la raison pour laquelle j'ai pris leurs places ?

– Non.

Son sourire s'élargit.

– Bien. Vous n'avez pas besoin de le savoir. De toute façon, si tout se passe correctement ce soir, vous le saurez bien assez tôt.

– Qu'avez-vous fait d'eux ? Gary et Pendleton ?

Ses yeux brillèrent d'un éclat malsain :

– Dans cette société, tout est trop surveillé. On ne peut pas apparaître de nulle part. Pour y entrer, on est obligé d'utiliser l'identité de quelqu'un d'autre. Or, même vous pouvez comprendre que deux personnes ne peuvent pas avoir la même identité.

Mon sang se glaça. Je dis d'une toute petite voix aigüe et incrédule :

– Vous… vous les avez tués ?

– La fin justifie les moyens, dit-il simplement. Maintenant, suivez-moi. Je ne vais pas vous laisser dans la nature raconter tout ce que vous savez. De même pour ces deux jeunes filles.

– Attendez. Vous êtes véritablement mon père, n'est-ce pas ? Qui êtes-vous, alors, quelle est votre vraie identité ? Et pourquoi n'en avez-vous pas ? J'ai le droit de savoir !

– Je suis bien trop vieux pour avoir une identité, fit-il avec un drôle de sourire.

Je n'eus pas le temps de m'étonner que Gilbert Hoover, un Poufsouffle, s'avançait comme un automate et libérait Roxanne et Judith, alors qu'Angèle Champrun complétait son sortilège en nous bâillonnant et en nous liant les poignets derrière le dos à toutes les trois.

Pourquoi ne nous avait-il pas simplement ensorcelées comme les huit autres ? Et où nous emmenait-il ? Alors qu'il nous faisait transplaner de force, ces deux questions tourbillonnaient dans ma tête, mêlée à de la terreur et même du désespoir. Cette soirée ne présageait rien de bon. Et personne ne risquait de nous secourir. On ne nous avait pas vues descendre du dortoir, puisque tout le monde était à la Grande Salle pour le dîner.

Nous étions dans les ennuis jusqu'au cou et ça ne faisait que commencer.

-X-X-

Marche. Suis le groupe.

Je continue de marcher, sans trop faire attention. Il n'y a qu'une seule certitude à l'heure actuelle, c'est que la voix, qu'elle quelle soit, d'où qu'elle vienne, a raison.

Marche. Marche. Marche.

« Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? »

Marche.

« Gondul, qu'est-ce qu'il se passe ? »

C'est quoi cette voix ? …Gondul ! Laisse-moi tranquille, j'ai trouvé une voix plus intéressante.

« Tu arrives à m'entendre ? Alors que tu es sous Imperium ? »

PARDON ?

Marche.

Ok. Je marche.

… Oui, je crois que tu as raison, je suis sous Imperium.

« Que se passe-t-il ? Peux-tu te libérer seule ? »

Je ne sais pas trop, je suis la voix, c'est tout.

J'essaie de me concentrer, rien que pour savoir où je suis, avec qui. Impossible. J'ai mon esprit d'une part, mes perceptions de l'autre. C'est assez flippant.

« Tu ne peux pas te libérer, alors ? »

Comment on fait ?

« Attends une seconde, j'arrive. »

Comment ça tu…

J'ai soudain un brusque frisson. Seul le fait que je n'aie pas de contrôle sur mon corps m'empêche de trembler. C'est la douche glacée que je ressens quand l'esprit de Gondul entre dans mon corps…

« C'est bon, je peux voir. Enfin, « voir ». J'avais oublié comme les hommes avaient une vue limitée. Tu es avec un groupe de jeunes humains… James Potter, la Française, tes deux amies… Elles sont ligotées, d'ailleurs. »

Quoi ? Ligotées ? Tu plaisantes, j'espère ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

« Je n'en sais rien, je n'étais pas là avant, je te signale ! Il y a aussi ton professeur… »

Lequel ? Pendleton ? C'est le dernier dont je me souvienne. Attends… Ça me revient… Oui ! Il nous a empoisonnés avec des sandwiches pour pouvoir nous lancer un Imperium !

« A huit personnes ? Simultanément ? Il est fou, il ne tiendra pas ! Il faut avoir de grandes capacités pour lancer un Imperium à plus d'une personne en même temps… Alors huit… »

Et pourquoi a-t-il fait ça ? Il est malade ! Lancer des impardonnables à ses propres élèves ! Il va se faire virer !

« A ta place, je m'inquièterais plus de mon sort que de celui de mon persécuteur. Vous marchez dans une forêt. Tes trois amies ne sont pas ensorcelées, je suppose qu'il n'avait pas prévu de les emmener et il ne peut sans doute pas étendre son Imperium à trois personnes supplémentaires. »

Dans quelle forêt sommes-nous ? Et que veut-il faire de nous ?

« Je n'en sais rien. Il faut que j'observe ça. En attendant, je ne peux pas laisser mon corps sans esprit là-bas. Il va falloir que tu prennes ma place. »

Comment ça, prendre ta place ?

Brusquement, je sens comme un grand courant d'air qui me glace et m'emporte loin, loin de mon corps. Je tente de hurler mais je n'ai pas de bouche ni même de corde vocale pour ça. Terrifiée et frigorifiée, j'attends que ça passe.

Au bout d'un moment, je réalise que j'ai les paupières étroitement serrées. Je sens mes mains, mes pieds, mes cheveux j'ai à nouveau un corps. J'ouvre les yeux.

Je suis encerclée d'Aurors.

Et ils n'ont pas l'air de vouloir prendre le thé.

Je suis donc arrivée dans le corps de Gondul. Chouette alors.

– Rendez-vous immédiatement, vous êtes cernée, dit l'un d'eux.

Ho la vache. Harry Potter. A chaque fois que je me suis retrouvée devant lui les choses ont mal tourné…

… mais elles ont mal tourné pour lui.

– Je crois que je vais trouver une solution, je réplique, avant de me transformer en corbeau, de fondre au sol et de voler en rase-motte à toute allure en slalomant entre les Stupefix, jusqu'à sortir du cercle d'Aurors.

Bon, tout va bien, ce n'est pas comme si j'avais de bonnes raisons d'avoir peur, n'est-ce pas ? Je regarde autour de moi tout en essayant de voler de la façon la plus aléatoire et imprévisible possible. Je reconnais très vite les petites ruelles : nous sommes au Chemin de Traverse. Je repère une fenêtre ouverte dans un mur : je m'engouffre à l'intérieur sans réfléchir davantage, atterrit à deux pieds sur une moquette rose bonbon, referme la fenêtre d'un sortilège bien placé et traverse l'appartement en courant. Je manque de foncer dans une petite fille par-dessus laquelle je bondis pour aller plus vite. Enfin, je trouve la porte d'entrée et file par les escaliers vers le toit. Arrivée en haut, je tourne sur moi-même en pensant très fort à un endroit précis et en priant de ne pas me désartibuler au passage.

Les aléas de la vie de ceux qui n'ont pas encore leur permis de transplaner.

Je m'écrase bruyamment la figure par terre en arrivant. J'ouvre les yeux. Apparemment je suis entière, aucun désartibulage. Cool, c'est toujours ça en plus. Et j'ai bien atterrit dans la maison de Gwenaëlle Andres, l'ancienne Gondul. Mon appartement, donc. Celui en face de chez les… C'est quoi leur nom déjà ? Garager ?

J'entends une porte à l'extérieur de l'appartement s'ouvrir, puis quelqu'un toque à ma porte d'entrée. Repérée si tôt ? J'ai dû faire trop de bruit en arrivant…

– Il y a quelqu'un ? Je suis Mrs. Granger… je vous préviens, j'ai les clés ! Si vous n'avez rien à faire ici, j'appelle la police !

Granger ! J'étais pas loin !

Pas le temps de réfléchir, je retransplane immédiatement.

Je défonce un canapé en arrivant. Pas grave, il était déjà défoncé.

– Hé ! Qui qu'est qui vient par ici ?

Une lampe torche se balade au niveau de mon visage. Je l'évite et essaie de repérer la personne qui essaie vaguement de m'aveugler.

Une minute. Je les ai déjà vus, ces deux clodos.

– Mr. Chauve ! Cheveux Gras ! Comment ça va ? je m'exclame.

– Hein ? fait Cheveux Gras.

– T'es aussi bourré que la dernière fois alors. Vous ne vous souvenez vraiment pas de moi ?

– MAIS C'EST QUI CELLE LA ?

– Ah, mon cher Mr. Chauve, vos cordes vocales défaillantes m'avaient manqué ! Vous ne vous rappelez pas ? Il y a quelques mois, vous avez vaguement essayé de me violer mais j'ai réussi à me faire la malle entretemps…

Une seconde, qu'est-ce que je fabrique à discuter avec eux ? Je n'ai pas que ça à faire ! Je regarde autour de moi, les oubliant, eux, avec leur air ahuri. Rien n'a changé dans cet immeuble prêt à être démoli et dans lequel j'ai passé un bout de nuit au début de ma fugue de Poudlard, en décembre dernier.

– D'ailleurs, il ne devait pas être démoli il y a longtemps, cet immeuble ? je me demande tout haut. Quels flemmards, ces ouvriers.

– Tu veux passer la nuit avec nous, poupée ? me demande Cheveux Gras en essayant d'avoir l'air charmeur (l'espoir fait vivre).

CRAC !

– Ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais il y a des gens qui viennent d'arriver et je ne voudrais pas vous priver de leur compagnie ! je leur déclare avant de courir vers une salle de bains, de m'enfermer et de transplaner.

Comment les Aurors ont-ils fait pour retrouver ma trace aussi vite ? Il y a un sort de traçage sur moi ou quoi ?

J'arrive dans une forêt, mais je retransplane immédiatement, quelques millisecondes avant qu'un Stupefix n'atteigne mon nez. Je n'ai jamais été aussi vive et réactive. Gondul est en pleine forme, malgré son âge…

Je n'ai jamais été aussi inquiète non plus. Les choses tournent à toute vitesse dans ma tête mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir, mon instinct – ou plutôt mon bon sens – me crie de fuir tous ces sorciers. Pourquoi Pendleton nous a-t-il ensorcelés ? Qu'a-t-il l'intention de faire de nous et de mes amies ?

…et si c'était…

« C'est une catastrophe ici. Il faut que tu reviennes immédiatement ! »

Une catastrophe ? De quel genre ?

J'atterris dans une rue de Pré-au-Lard. Deux secondes plus tard, deux Aurors me bombardent de sortilèges. Décidément, il y en a partout !

« Du genre catastrophe catastrophe ! »

Et moi alors, ma situation, c'est pas la catastrophe, peut-être ?

Je pare aisément les maléfices des Aurors avec des boucliers magiques surpuissants – la baguette de Gondul est plutôt efficace, je dois dire – et les stupéfixe tous les deux avant de transplaner à nouveau.

« Mais non, ce n'est la routine, ça. Dépêche-toi, les choses s'aggravent très vite ! Et surtout, emmène les Aurors avec toi ! »

Euh… pardon ?

« FAIS CE QUE JE TE DIS ! »