Bonjour à tous, on se retrouve aujourd'hui pour un nouveau chapitre des aventures diminutives du petit pirate et du tout aussi petit détective.

Je suis contente que cette découverte sur les voix officielles des personne vous ait surpris qu'elle vous ait amusés. De mon côté, j'ai déjà fait une petite liste de situation cocasse ou juste pleine d'émotion que cela pourrait engendrer (soyons sérieux, le personnage d'Ace aurait pu perdre toute crédibilité et pourtant, il partage la même voix que le maaaagnifique Piccolo... comme quoi.).

Aujourd'hui, un peu de sérieux, surtout qu'on va parler de quelque chose qui avait mit la hype à certaine d'entre-vous. On est pas encore à cet instant fatidique, mais c'est pour bientôt.

En réponse aux reviews, maintenant :

Misstykata : C'est Conan qui m'en a donné l'idée, parce que l'une des affaires impliques justement le fait que le petit Conan partage a voix avec une victime d'une affaire. Alors, je me suis dit que si le mangaka se permettait de jouer sur le Seiyuu, pourquoi pas moi. Et les perles rares que j'ai découverte *-*

: Ce fut un plaisir ma chère, et j'espère que celui-ci de fera autant plaisir !

Cobra Neurotoxique : Comme quoi, on en apprend tout les jours ^^/ Comment Ace aurait-il pu faire apparaître discrètement les Hotarubi, hein ? M'enfin. J'ai écouté le titre et oui, ça peut ressembler vaguement à Ace/Ann après, j'ai pas accroché plus que ça, navrée

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et à bientôt pour la suite

.


.

Red était très content de la présence de Thatch.

Non vraiment.

Parce qu'avoir un de ses nakama dans son dos, surtout quelqu'un qui connaissait son horreur des foules, ça l'aidait à ne pas faire de crise de panique.

La présentation entre lui et la bande avait été assez drôle. A la base, le cuistot l'avait ramené chez Agasa après avoir passé une matinée exténuante d'entraînement. Ils étaient légèrement en retard sur l'horaire, puisque normalement, Red aurait dû rentrer un peu plus tôt pour ne pas inquiéter les détectives miniatures qui devaient partir pour le défilé. Sauf que voilà, ils étaient arrivés avec du retard, donc, et les gosses étaient déjà là. Et le fait que Thatch se présente comme le propriétaire et le Premier Maître Coq du restaurant le plus populaire de Tokyo avait suffi pour exciter les enfants. Sans parler que c'était leur première rencontre avec un proche de Red. Il n'avait donc pas fallu longtemps pour qu'Agasa, devant l'enthousiasme des enfants, propose avec un sourire d'excuse de les accompagner au défilé des Tokyo Spirits.

Encore une fois, on avait servi la même excuse sur leur relation : Thatch était un ancien d'un orphelinat dont le directeur avait été comme un père de substitution. Orphelinat dans lequel Red, à l'instar de son frère aîné Ace, avait pour habitude de se réfugier régulièrement pour échapper à son grand-père d'adoption. Ayumi avait posé des questions sur pourquoi Luffy ne suivait pas ses frères dans la fuite, mais Red avait justifié ça en disant que le garçon était juste trop stupide pour avoir l'idée de prendre la fuite. On l'avait regardé d'un air dubitatif jusqu'à ce que le cuistot dise qu'il avait de qui tenir en se marrant comme jamais.

Haibara avait trouvé l'histoire de couverture amusante et avait demandé à Red où était ses frères. Le « demande aux services sociaux » avait été une très bonne réponse. Presque trop bonne.

La discussion s'était enfin arrêtée là, permettant au groupe d'aller voir le défilé.

- Tu me sauves, mec, souffla Red, toujours adossé aux jambes de son camarade.

- J'ai juste sauté sur la première excuse potable pour ne pas rentrer et supporter les jérémiades de Jodie, sourit le cuistot en jetant un œil au garçon à ses pieds. Et puis, les gosses sont tellement rafraîchissants.

Il regarda avec un sourire Genta demander si un joueur (qui venait de passer dans une voiture décapotable devant la foule, sous les confettis que jetaient les supporters.) ne serait pas Hide.

- Mais non ! lui dit en souriant Mitsuhiko. Hide doit être en queue de défilé ! Ils l'ont dit tout à l'heure dans une émission de télévision.

- C'est quand même rare de voir défiler une équipe pour une victoire au football, pointa Haibara qui se tenait à côté du garçon, les bas croisés sur sa poitrine.

- Pas étonnant, répondit Conan qui venait en suivant. Chaque année, les Tokyo Spirits déclarent qu'ils seront les champions et cette année, enfin, pour la première fois depuis la création de la ligue Pro, ils sont champions. Le match durant lequel ça s'est décidé était très spectaculaire avec une victoire inattendue.

Les trois gosses se mirent à commenter le match incroyable par lequel l'équipe avait renversé la donne.

- N'empêche, avec tout ce monde, on ne voit pas grand-chose du défilé, soupira Conan avec tristesse sans écouter le commentaire.

- C'est vraiment dommage, j'avais apporté spécifiquement ma caméra vidéo, marmonna Mitsuhiko.

- Je vous l'avais bien dit, non ? On aurait mieux fait de regarder ça tous ensemble à la télévision et en plus, on aurait pas kidnappé Thatch-san ! gronda le petit détective malgré le rire de Thatch.

- Allons, ce n'est pas grave, et de toute façon, j'ai programmé mon magnétoscope donc, on pourra regarder ça tranquillement plus tard ! rassura Agasa.

Genta regarda autour d'eux et nota une poubelle hors de la zone du défilé, dans une rue à proximité. Il courut la rejoindre, traversant les barrières de sécurité qui séparaient les voitures de la foule et rejoignit la poubelle en question. Il se hissa dessus, sous le regard curieux de tout le monde et se mit sur la pointe des pieds.

- Tu vois quelque chose ? demanda Mitsuhiko en le rejoignant avec le reste du groupe.

Pour Red, sortir de la foule était presque un entraînement en soit au Kenbushoku et Thatch l'applaudit avec un grand rire quand il finit par sortir de la cohue. Bon, la moquerie ne passa pas et le cuistot se retrouva avec un coup de canne dans le ventre, mais c'était commun entre eux et il fallait bien plus pour faire mal au commandant.

Thatch rattrapa juste à temps Genta pour qu'il ne tombe pas quand la poubelle manqua de se renverser sous ses tentatives infructueuses pour mieux voir. Si la poubelle ne se renversa pas, c'est parce qu'il l'immobilisa du pied.

- Wouah ! Vous êtes super fort, Thatch-san ! s'émerveilla Ayumi.

Le faux blond se contenta de rire en soulevant aisément Genta par le col pour le déposer au sol comme s'il ne pesait rien (quand on voyait les gros gabarits qu'ils avaient eu dans l'équipage, ça pouvait s'expliquer).

- La poubelle n'est pas assez haute ou stable pour ce genre de chose... commença l'homme.

Il allait proposer autre chose quand le regard de Mitsuhiko tomba sur un dépôt de courrier à proximité. Vu que c'était cloué au sol, c'était stable.

Genta monta dessus et confirma qu'on y voyait assez bien. Il se mit à quatre pattes, proposant à Mitsuhiko de grimper sur son dos. Ainsi, le caméraman en herbe eut une vue parfaite sur les héros du défilé : Naoki et Hide.

- Je crois qu'ils font un signe de la main dans notre direction ! lança Mitsuhiko en les voyant au travers le zoom.

- Ayumi aussi veut voir ! gémit la demoiselle. KYYYA !

Thatch venait de la soulever par les aisselles, et la déposa sur ses épaules.

- Tu vois mieux comme ça ? demanda le pirate avec un sourire.

- Oui ! Merci beaucoup Thatch-san ! répondit-elle joyeusement.

Ils allaient retourner à leur observation lointaine du défilé quand une voix de femme les interpella :

- Et alors ?! Ce n'est pas bien de monter sur la borne !

Le groupe se retourna pour voir la femme qui venait de les interpeller. Une blonde aux cheveux sur la nuque et des lunettes de soleil.

- Navré, je les fais descendre, s'excusa Agasa.

- Bonjour Satô-san ! salua Red.

- Satô-san ?! s'étrangla le groupe en cœur.

- Raaah, mon déguisement n'est pas parfait si tu arrives à me démasquer malgré tout, Red-kun, sourit l'inspectrice en retirant sa perruque et ses lunettes de soleil.

- C'est votre voix qui vous a trahie, inspectrice.

Il donna un coup dans le genou de Thatch avec tout le Haki qu'il pouvait avoir en entendant le sifflement de son ami devant la jolie femme.

- On frappe pas, j'ai une petite princesse sur les épaules ! se défendit le cuistot en riant.

- Vous êtes le propriétaire du restaurant Shin Sekai ! reconnut Satô.

- Newgate Thatch en personne, gente demoiselle, sourit d'un air charmeur le blond.

Il prit la main de la femme et y déposa un baisemain, la faisant rire.

- J'vais dire à Marco que tu fais du gringue alors que tu lui avais promis de te calmer, menaça Red.

- Tu veux que je lui dise qui a volé toutes les chaussures gauches de la bande ?

- Je peux lui dire qui a saboté la liste de course.

- HEY ! Haruta m'a aidé sur ce coup !

- Vous avez l'air de bien vous connaître, nota Satô en observant l'échange avec perplexité.

- Red est un peu comme mon tout petit-frère !

Le tout petit-frère en question se mit à grogner quand Thatch lui ébouriffa les cheveux.

- Qu'est-ce que vous faîtes dans cette tenue ? demanda Conan en voyant comment Satô était habillée.

La femme n'avait pas le tailleur qu'elle portait quand elle était en service, après tout. Sans parler de la perruque et des lunettes de soleil ou même du léger maquillage. Très suspicieux.

- Je sais ! Vous n'êtes pas allée travailler pour pouvoir voir le défilé ! devina Mitsuhiko.

- He ? s'étonna la jeune femme.

- Oui ! Et c'est pour ça que vous êtes déguisée ! renchérit Ayumi depuis le haut des épaules de Thatch.

- Mais non ! En fait j'ai… commença Satô avec un sourire tout en agitant sa main pour dire qu'ils avaient faux.

Quoi que Satô ait eu l'intention de dire, cela fut coupé par Yumi qui gara sa voiture de patrouille juste à proximité pour sortir la tête par la fenêtre.

- Elle a un rendez-vous amoureux avec Takagi-kun, ne ?

- Yumi !? s'exclama Satô en voyant sa collègue et meilleure amie dans son dos.

- Je l'ai vu, tu sais, tout à l'heure, il choisissait une perruque dans les toilettes ! Vous vous déguisez pendant le travail, c'est clairement un rendez-vous amoureux !

Contre toute attente, les enfants réagir en adultes responsables là où les adultes se comportaient comme des gosses :

- Vous faîtes ça alors que vous êtes policiers ? gronda Genta.

- Pensez un peu à l'avenir du Japon ! reprocha Mitsuhiko.

- C'est une infraction au règlement sur la tenue de rigueur, pointa Haibara.

- Mais non… se défendit l'inspectrice que personne ne laissait parler.

- Vous me direz, compter fleurette avec son petit-copain est toujours mieux que bosser, parfois. Combien de fois Ace a fait ça, franchement ! Et on s'étonne que Marco soit sur notre dos quand on avait du retard ! ricana Thatch.

Red devint tellement rouge que de la fumée sortit même de ses oreilles.

Il sauta sur la première chose qui passa à proximité pour changer le sujet :

- Si l'inspecteur Shiratori est là, c'est certainement pas pour un rendez-vous galant ! Ils sont en service !

- Comment diable sais-tu que je suis là ? s'étonna Shiratori en arrivant de derrière Agasa.

Lui aussi portait une tenue civile avec un bonnet sur le crâne et des lunettes de vue, indiquant clairement qu'il se déguisait.

- J'ai raison ou pas ? demanda Red en croisant les bras d'un air boudeur.

- Moooh, t'es trognon quand tu boudes, je devrais te prendre en photo pour faire un peu de chantage ! minauda Thatch en lui pinçant les joues après avoir reposé Ayumi au sol.

Shiratori regarda Red se débattre entre les mains du roux qui se marrait comme pas deux et secoua la tête.

- Nous sommes effectivement en service. Si nous sommes déguisés, c'est parce que nous avons reçu un étrange fax à la préfecture. « Aujourd'hui, au défilé des Tokyo Spirits, quelque chose d'amusant se produira », expliqua Shiratori. Ce fax ressemble beaucoup à un élément d'une enquête sur laquelle nous avions travaillé précédemment. Et comme le criminel que nous recherchons connait nos visages, nous nous sommes déguisés.

- Enfin, c'est sûrement une mauvaise blague d'un supporter qui a mal digéré la victoire des Tokyo Spirits, sourit Satô d'un air rassurant.

- Alors ce n'est pas un rendez-vous amoureux ? s'enquit Ayumi avec ses grands yeux innocents.

- Eh non… soupira Shiratori. De plus…

Thatch leva un sourcil en voyant le regard que l'homme jeta à la jeune femme en ajoutant :

- Le fameux rendez-vous n'aura lieu que la semaine prochaine.

- He ? s'étonna Satô.

- Hum… je m'étais dit que vous n'aviez pas la patience d'attendre jusqu'à dimanche prochain et que vous aviez secrètement avancé la date, marmonna Yumi. Apparemment, je pense trop.

- Mais enfin… Comment es-tu au courant ?!

- Mais tout le monde est au courant ! Vous allez aller au Tropical Marineland, n'est-ce pas ?

- Tout le monde, gémit l'inspectrice.

- N'oublie pas que nous sommes des enquêteurs de profession, rappela Shiratori. Quand Takagi demande un congé le jour où tu n'es pas de service, le rapprochement est vite fait.

Ce fut Yumi qui leur dit ce qu'il s'était réellement passé :

- En fait, Takagi-kun a été pris à part dans la salle d'interrogatoire et a dû cracher le morceau.

- Ha-ha, rit jaune Satô.

- J'ai de la peine pour Takagi, soupira Red.

- Idem. Oi, Satô-san, si vous cherchez un coin tranquille pour votre rendez-vous galant, j'ai des salles individuelles dans mon restaurant. N'hésitez pas à passer, proposa Thatch.

Il offrit un immense sourire à Shiratori en se dressant de toute sa taille, se rendant encore plus imposant et impressionnant qu'il ne l'était déjà, vu qu'il dépassait aisément le policier.

- Et si je vois un seul policier en train de faire de l'espionnage dans mon restaurant, ça va mal se passer.

- Serait-ce des menaces ? demanda Shiratori avec calme.

Red l'applaudit mentalement. Il en avait pas mal dans le pantalon pour ne pas se laisser impressionner par un commandant des Shirohige (pas qu'il sache ce genre de chose).

- Des menaces ? Noooon jamais…

- Shiratori-san, ne cherchez pas à jouer à ce jeu avec Thatch, coupa Red avec un sourire blasé. Disons simplement qu'un accident est vite arrivé et que ça peut aller du fugu mal préparé à la pire indigestion de votre vie. Je vous souhaite de bien vous amuser au Marineland, Satô-san.

- Et soyez prudents, avertit Yumi avec un sourire contrit. Il parait que ceux qui ont un congé ce même jour sont nombreux.

- Quoi ?! s'étrangla Satô.

- Au fait, renchérit Shiratori. J'ai entendu dire que ce jour là aussi, les appareils d'écoute à distance et les jumelles avaient été réservés.

- Ils n'ont quand même pas l'intention de nous filer ?! gémit la jeune femme.

- Le restaurant de Newgate-san semble une bonne idée, finalement, pointa Haibara alors que les trois gnomes derrière elle trouvaient que tout cela avait l'air marrant et qu'ils devraient aussi aller au Marineland

Et la malheureuse Satô tenta d'expliquer aux enfants que cette sortie était pour remercier Takagi de l'avoir sauvée du mariage arrangé de l'autre fois, mais les enfants ne voyaient ça que comme un rendez-vous.

- Si c'est juste une sortie pour dire merci, alors, moi, je suis Tsuru, marmonna narquoisement Thatch.

- T'as quelque chose à me dire sur cet aveu de travestissement soudain de ta part ? s'enquit Red en levant un sourire de morveux vers son ami.

Conan regarda la suite dégénérer sans comprendre le pourquoi du comment. Thatch posa un genou à terre, un bras autour des épaules de Red, une main sur son cœur et lui dit avec une voix de velours :

- Je n'osais pas te le dire avant, mais c'est trop lourd, trop dur… Aaaah~ Mon cœur ne peut supporter un possible rejet de ta part !

L'homme porta sa main à son front d'un air absolument mélodramatique.

- Je t'aime. Depuis si longtemps, tu m'obsèdes, tu me hantes ! J'ai essayé d'attirer ton attention en me travestissant en un homme plus jeune et plus séduisant, mais ce fichu blondinet t'a volé et te retient prisonnier ! Je ne peux continuer à vivre ainsi ! Laisse-le tomber et viens à moi !

Red renifla comme s'il essayait de ne pas pleurer, ses lèvres parcourues d'un léger tic qui trahissait son hilarité montante. Il posa une main sur la poitrine de son camarade et lui dit avec une voix tout aussi dramatique que le cuistot :

- Thatch, ou devrais-je, Tsuru-chujô. Vous avez été si forte. Si courageuse de garder ça pour vous si longtemps. Mais… je ne puis répondre à vos sentiments. Allez, je sais que vous allez vous en remettre. Et Sengoku a le béguin pour vous depuis tellement longtemps ! Lui et vous irez tellement bien ensemble ! Je vous en prie, oubliez le fils d'un démon comme moi et profitez de votre vie de future octogénaire.

- Ooooh~ ! Mon cœur !

- Vous êtes deux grands malades, souffla Conan.

- Tu ne peux rien dire qu'on n'a pas déjà entendu ! ricana Thatch.

L'attention fut distraite par la voiture de Takagi qui se gara à l'autre bout de la rue, ce qui n'était certainement pas le meilleur des timings. Le jeune inspecteur sortit avec son déguisement de la voiture. Des lunettes de soleil noires, une cravate négligemment nouée, une perruque de cheveux courts et fous, un air sérieux sur le visage. Si on n'avait pas su que c'était Takagi, on n'aurait pas reconnu l'homme.

Pourtant, l'air des inspecteurs leur dit qu'il y avait un souci avec le costume.

Certes, les enfants rigolèrent en disant qu'ils le reconnurent aisément, mais le silence des officiers était intrigant.

- Alors, qu'est-ce que vous en pensez Satô-san ? J'ai la classe non ? demanda en souriant Takagi.

CLAC !

La claque violente prit tout le monde de court et le jeune inspecteur le tout premier. Les lunettes de soleil volèrent de son visage sous l'impact et pourtant, c'était Satô qui essayait de ne pas pleurer.

- Tu as dû recevoir des ordres de Megure-keibu ? Toi, ce n'était pas la peine que tu te déguises… souffla la femme.

- Oui, mais j'ai pensé que…

- DANS CE CAS QU'EST-CE QUI T'A PRIS DE T'HABILLER COMME CA ?!

- Pardon… je suis désolé…

Gardant la tête basse et masquant son visage de sa frange, elle se détourna.

- Va te changer et retrouve-moi au point de rencontre. Compris ?

- Oui.

Et il retira sa perruque en se demandant ce qu'il avait bien pu faire pour que sa co-équipière réagisse ainsi. Il s'avéra que Takagi ressemblait à un inspecteur qui était resté une semaine parmi eux. Inspecteur dont Satô avait dû être proche, si on prenait en compte son comportement.

Des cris dans la foule informèrent que la voiture des stars du moment était arrivée à proximité. Genta proposa de se frayer un chemin vers l'avant et d'aller le filmer, sauf que Mitsuhiko avait laissé tourner la bande depuis tout à l'heure et que celle-ci était quasiment finie.

- Tu n'en as pas prise de rechange ? s'enquit Haibara.

- Si, elle est dans la voiture de Thatch-san.

- Dans ce cas, vas-y sans traîner, encouragea Conan.

- Je t'accompagne. Vous autre, ne vous séparez pas, fit Thatch en sortant ses clefs de sa poche.

Il fila à la suite de Mitsuhiko alors que le reste de la bande se frayait un chemin vers l'avant du public, laissant Red avec Agasa (le D. était pas fou, pas question qu'il retourne dans cette foule sans son camarade).

- Je ne suis pas très rassuré, avoua Agasa. Vous avez reçu un fax disant que quelque chose allait se passer durant le défilé, n'est-ce pas ?

- Oui, mais de toute évidence, c'était un canular, rassura Shiratori.

- Au fait, Yumi, qu'est-ce que tu fais là ? demanda Takagi à la jeune femme dans sa voiture de patrouille.

- Je suis venue en renfort pour les stationnements interdits. Beaucoup de gens ont garé leur voiture n'importe où pour assister au défilé. Tu ferais d'ailleurs mieux de déplacer ta voiture avant qu'on ne te l'enlève.

- Ah oui, exact.

.

.

Pendant ce temps, Thatch essayait de dégager un chemin dans la foule pour le pauvre Mitsuhiko en n'hésitant pas à donner des coups de coude et d'épaule, mais comme on pouvait s'y attendre, le gamin finit par trébucher, laissant tomber sa caméra à terre.

- Tout va bien ? demanda le cuistot en l'aidant à se relever.

- Oui, mais j'ai fait tomber ma caméra vidéo.

Mitsuhiko pointa l'endroit où il l'avait vu atterrir pour voir qu'elle n'était plus là.

Thatch jura mentalement. On avait volé l'objet juste sous son nez. Il se ramollissait vraiment. Il escorta le garçon jusqu'aux jeunes pour ensuite s'éloigner à la recherche du voleur afin de lui apprendre le respect, ignorant même le commentaire drôle de Haibara, fan des Big Osaka, qui était venue juste pour leur jeter un mauvais sort.

.

.

A côté, Takagi avait rejoint sa voiture au petit trot pour la déplacer. Il sortit ses clefs de sa poche et les fit tomber malencontreusement sous sa voiture.

- Zut, c'est pas mon jour aujourd'hui.

Avec un soupir, il se mit à quatre pattes pour chercher les clefs et en regardant sous le véhicule, remarqua une forme suspecte.

.

.

- DAWN ! appela Takagi.

BOOOOM !

L'explosion alerta tout le monde alors que le véhicule de Takagi partait en flamme. Elle s'envola sous le souffle de la détonation, retomba sur l'avant à proximité de Satô, faisant que son pare-brise vola en éclat, avant de retomber plus loin dans un clang sonore.

Blanche comme un linge, Satô retira sa perruque, sourde à la panique de la foule qui prenait la fuite devant l'arrivée de la voiture enflammée. Immédiatement la police entra en action pour faire stopper le défilé et évacuer tout le monde.

A la surprise générale, les flammes s'éteignirent rapidement sur la voiture. Haibara tira Conan par la manche et lui montra Red hors de la cohue, juste au bord du trottoir, une main tendue vers les flammes qui s'essoufflaient sans l'aide des pompiers.

Mais il y avait autre chose à craindre. Ils avaient vu une silhouette à proximité de la voiture avant l'explosion. Et si c'était Takagi ?

Conan fila aussi vite que possible vers les adultes et interpella Shiratori et Agasa pour savoir où était Takagi.

- L'explosion a eu lieu sous la voiture qu'il s'apprêtait à déplacer, lui dit Shiratori d'une voix atone. En général, dans un cas comme ça, on n'envisage même pas de retrouver la personne vivante.

- Quoi ?

- En général, parce que là…

Shiratori se tourna vers la boite aux lettres à laquelle Takagi se tenait, légèrement roussi et haletant, essayant de rester debout tant bien que mal.

- Je frôle la mort et je parviens à m'en sortir malgré tout ! Vous pourriez au moins faire semblant d'être content ! protesta le brave survivant.

- C'est un vrai coup de chance, très beau réflexe de survie, commenta Thatch qui avait rejoint le groupe.

- J'ai un petit ange gardien pour ce qui est de me sauver de finir rôti, sourit nerveusement Takagi en s'efforçant de ne pas regarder Red.

Le cuistot ne loupa pas le sifflotement innocent du D. et se promit de lui toucher quelques mots.

- Je comprendrai jamais comment ça marche, marmonna Conan juste aux pieds de Thatch en devinant l'intervention du D. de part le sifflotement de celui-ci.

- T'en fais pas, y'en a pas des masses qui en sont capables et je doute que lui-même ait les mots pour expliquer ça, le rassura le commandant. Et tu parles à quelqu'un qui a grandi avec un homme qui n'avait qu'à éternuer pour provoquer un tsunami et avec un garçon qui passait la moitié de son temps sous la forme d'un oiseau de feu.

Takagi rassura les enfants sur son état de santé en disant qu'après avoir soupçonné que l'objet sous sa voiture était une bombe, il s'était éloigné pour en parler à Megure, faisant qu'il était juste assez loin de la voiture pour ne pas être sérieusement blessé.

- Mais vous avez eu du flair pour faire le lien entre ce sac en papier et une bombe, commenta Agasa.

- Eh bien en fait… commença Takagi.

Shiratori le coupa :

- Rien de plus normal. Comme je vous l'ai dit, le fax que nous avons reçu renvoyait sur la piste d'une affaire précédemment traitée. Pour un inspecteur qui a été informé que c'était une affaire d'explosions en série, le contraire aurait été étonnant. Puisqu'on parle de cette affaire, où est Satô ?

Red répondit à la question en tendant sa canne d'aveugle vers la voiture qui fumait encore.

Satô, en pleine panique, essayait en vain de l'ouvrir comme si Takagi était dedans.

- MIWAKO !

Satô sursauta quand Yumi l'appela par son prénom en la prenant sous les bras pour la faire reculer.

- Que fais-tu, enfin ?!

- Comment ? Mais dans la voiture, il y a…

- Si tu parles de Takagi, il n'a rien. Regarde !

Yumi se détourna pour que l'inspectrice puisse voir Takagi courir vers eux. Il lui retira les mains de la tôle brûlante et nota leur état. Elle devait se les faires soigner au plus vite.

D'une petite voix, essayant de cacher ses larmes, elle leur dit qu'elle allait se faire soigner et qu'elle leur confiait la suite.

- J'ai bien l'impression que celui qu'elle essayait de sauver, c'était certainement Matsuda-san, songea doucement Yumi en voyant son amie s'éloigner en courant.

.

.

- T'en pense quoi ? demanda Thatch à Red alors qu'ils restaient en retrait de la scène de crime.

- Plastique, sans hésitation, répondit Red assis sur le sommet de la poubelle que Genta avait failli renverser auparavant. Déclencheur à distance, aussi. Si ça avait été avec minuteur, ça aurait été trop hasardeux. Takagi était visé. Personnellement ou parce qu'il était un policier, ça reste à savoir.

- Tu arrives à entendre ce qu'il dise ou je dois te répéter ce que je lis sur les lèvres ?

- J'entends, t'en fais pas, mes oreilles compensent ma vue. Donc, il y aurait eu un précédent trois ans auparavant.

- Ce gars en a après les forces de l'ordre, donc.

- Tu vas me faire croire qu'on a jamais attaqué la marine ? Ou qu'on les a jamais fait sauter ?

Red se ramassa une claque derrière le crâne pour son commentaire.

- Tiens, qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi les gosses ont passé la barrière de sécurité ? s'enquit l'aveugle en sentant le mouvement de son Haki.

- Aucune idée.

Le badge de Red sonna et celui-ci le sortit de sa poche, l'allumant au passage, pour ensuite le garder entre ses mains en entendant la voix de ses camarades en sortir.

Apparemment, on avait retrouvé la caméra de Mitsuhiko, sans la cassette à l'intérieur. Enfin, la cassette vierge, puisque l'ancienne avait déjà été rangée. Ça ne laissait que deux options sur la raison du vol de l'objet : soit un fan passionné, soit quelqu'un qui ne voulait surtout pas être filmé, comme leur poseur de bombe.

.

.

Contrairement à ce qu'on avait pu espérer, le poseur de bombe ne se manifesta pas sur la vidéo. Rien de bien intéressant d'ailleurs. Outre que Takagi risquait de passer un sale quart d'heure pour avoir fait pleurer Satô. Le reste de l'équipe retourna sur les lieux pour enquêter, notamment parce qu'on avait eu un second incident avec une bombe sur minuteur cette fois, qui heureusement n'avait fait aucun blessé.

Cela laissa l'agent Takagi Wataru avec Thatch et Agasa à surveiller des enfants qui cherchaient à se rendre utiles en regardant en boucle la vidéo. On apprit que pour Haibara, une femme qui met des minijupes n'attend qu'une chose : qu'on regarde ses dessous (ce qui laissa Mitsuhiko rouge comme une tomate puisqu'il n'avait pas fait exprès de filmer dans un angle aussi bas les jambes de la femme) et on découvrit aussi qu'un enfant en bas âge avait perdu une chaussure durant les festivités.

A côté de tout ça, Takagi était perdu dans ses pensées, essayant de savoir de quoi Satô voulait donc lui parler. Ce furent les engueulades de Genta qui le ramenèrent sur terre.

- Vous regardez oui ou non ? demanda le garçon.

- Je l'ai vue déjà trois fois et je n'ai rien remarqué, se défendit le jeune enquêteur. Dans la foule, tout le monde a l'air à la fois suspect et innocent. Il est impossible de trouver un détail qui désignerait un poseur de bombe.

Conan eut la désagréable impression qu'on venait de lui aspirer ses pensées quand Thatch fit part de son opinion :

- Il a pas tort et c'est très certainement ce qu'a pensé le gars qui a volé la cassette de Mitsuhiko-kun. Reste à savoir pourquoi il voulait absolument la cassette. Si la caméra n'était pas réapparue, on aurait pu penser à un banal vol, mais là, ça montre clairement que c'est le film qui dérangeait.

- Il avait peut-être simplement peur d'être filmé, mais au final, on ne voit rien, supposa Haibara en continuant de regard le film.

- Haibara, t'es une foutue génie ! souffla Red.

Vu l'air que venait de tirer Conan, il avait compris aussi, surtout quand il s'empara de la caméra pour rembobiner la cassette.

- Je ne saisis pas, avoua Takagi.

- J'ai pigé, annonça le criminel adulte du groupe avec un air songeur. Et si le problème n'était pas quelque chose qu'on voit, plutôt qu'on ne voit pas.

Conan arrêta ce qu'il faisait en voyant les heures de début et de fin d'enregistrement, avant de sourire et d'éteindre l'écran.

- Alors ? Tu as vu quelque chose ? demanda Ayumi avec une petite voix perplexe.

- Rien de particulier, lui répondit Conan en rangeant le matériel pour ensuite rendre le caméscope à son propriétaire.

- Alors l'enregistrement n'a servi à rien ! paniqua Mitsuhiko.

- Thatch-san l'a dit. Ce n'est pas parce qu'on voyait sur cette cassette quelque chose qu'elle a été volée. C'est justement parce qu'on y voyait rien.

Et au quart de tour, il quitta la salle en courant, suivi par le reste de la bande.

Hors du magasin audio-visuel (le tenant avait prêté une salle à la police pour voir la vidéo sans avoir à retourner au commissariat) et retourna à la boite aux lettres devant laquelle ils s'étaient tenus presque en permanence, bientôt rattrapé par les autres qui lui demandaient des explications. Le petit détective, lui, ne regardait que le papier sur le dessus. Papier qui contenait la clef de cette affaire.

- Qu'a-t-elle de particulier cette boite aux lettres ? s'enquit le scientifique quand ils eurent rejoint le gamin.

Thatch garda Red sur son épaule puisque le D. avait eu une crise de narcolepsie. Il regarda le reste du groupe. Outre peut-être Takagi, Conan n'avait pas l'air à bout de souffle par cette subite course. Un sourire étira les lèvres du faux blond. Le petit détective avait-il réalisé les changements ?

- Vous vous souvenez de l'heure à laquelle Mitsuhiko est monté dessus ?

- Pourquoi on s'en souviendrait ? s'enquit Genta avec perplexité.

Comme toujours, quand Conan essayait de les faire réfléchir seuls, on avait du mal à suivre sa ligne de pensée.

- Il suffit de regarder le film pour le savoir, non ? Puisque l'heure de l'enregistrement y figure.

Wow, c'était mieux que les denden vidéo !

Mitsuhiko fit défiler le film et donna l'heure :

14h23.

- Jusqu'à trente-huit, heure à laquelle Mitsuhiko a arrêté de filmer après avoir vu l'inspecteur Takagi, nous sommes restés près de cette boite aux lettres, n'est-ce pas ? confirma Conan.

Thatch eut l'idée intelligente de se pencher vers l'avant et regarder le papier sur la boite aux lettres.

- Heures de levée jours fériés 10h15 et 14h30, vit-il.

- Donc, qu'est-ce qu'on aurait dû voir et que nous n'avons pas vu ? continua Conan.

Ce furent les enfants qui donnèrent la réponse en cœur :

- Le camion du service postal ! Il n'y a pas eu de ramassages de courrier !

Le petit détective nota l'air d'incompréhension que Thatch masqua sous une poker face à toute épreuve. Ok, il demanderait à Red comment se passer la distribution du courrier pour que même ça les laisse perplexe.

Sans parler du fait que l'itinéraire du défilé était prévu de manière à ne pas gêner les services municipaux, le défilé n'avait mobilisé qu'une moitié de la route, donc, l'absence du camion postal ne pouvait pas être justifié par des accès difficiles ou bouchés des routes. En plus de ça, la circulation était fluide et on avait une précision sur l'horaire de plus ou moins cinq minutes. Au-delà, c'est qu'il y avait un problème.

Cependant, les enfants ne voyaient pas le rapport avec l'absence du passage de la poste et le poseur de bombe. Et surtout que, comme ça avait été dit, voler la caméra ne faisait qu'éveiller les soupçons.

- Je pense qu'il n'avait pas l'intention de la voler expliqua Conan. Parce qu'après tout, nous ne sommes que des enfants venus voir le défilé.

- Mais oui ! comprit Takagi. La voiture de police de Yumi ! C'est en vous voyant parler comme des amis avec elle que le criminel a décidé de détruire cette cassette !

- Avec l'explosion et en sachant que vous étiez dans les environs, on vous aurait demandé si vous vouliez bien laisser la police voir cette bande. Le fait que vous êtes plus que familiers avec les services de police assure que l'objet allait finir très vite chez eux, réfléchit Thatch en connectant les points. Ce devait être ce que craignait notre terroriste en herbe.

- Oui, approuva Conan. Ils ont dû se rendre compte que Mitsuhiko filmait après avoir posé la bombe sous la voiture de l'inspecteur Takagi stationnée en face. Caché derrière la voiture, il a dû se dire qu'il fallait absolument mettre la main sur le film.

- Mais je ne comprends pas, avoua Agasa. Les criminels ont prévenu la police de leurs actes en envoyant un fax, non ?

- En effet, oui, confirma le policier.

- Ils savaient pertinemment qu'en faisant venir la police ici et en faisant sauter une de leurs voitures, ils précipiteraient l'enquête.

- Et s'ils avaient cherché à attirer l'attention ? proposa Haibara. En se faisant passer pour les criminels qui ont agi il y a trois ans. Je ne sais pas quelle est cette affaire, mais apparemment, elle touche beaucoup la police.

- J'ai une autre option, proposa Red qui semblait être revenu à lui durant la conversation.

Il se redressa assez pour pouvoir changer sa position de sac à patates à une autre qui le mettait assis derrière la nuque de son ami, appuyant ses mains sur les cheveux en épis colorés sous lui.

- Et si c'était juste deux affaires distinctes qui s'entrecroisent ? Un mauvais timing assez involontaire, pour une fois (Red adressa ce qui devait être un regard noir à son ami sous lui qui se contenta de rire narquoisement), aura fait que le poseur de bombe et le responsable du retard de la poste décident d'agir en même temps.

Conan cogita l'idée.

C'était une possibilité, en effet. Ils manquaient juste d'élément. Il avait une petite idée de ce qui était visé avec ce mystère postal. Et pour cela, il embaucha tout le monde pour une petite enquête.

.

.

Pendant que Takagi se renseignait sur un possible accident de la circulation ou des travaux qui auraient pu influencer le trajet du camion postal, le reste du groupe fit la tournée des boites aux lettres afin de déterminer, grâce aux heures de levée, la course de la levée postale. Course qui s'éloignait de plus en plus du défilé, comme ils le remarquèrent.

Quand Conan parla du fait que le vingt-quatre tombe un dimanche, une idée jaillit dans le crâne des deux pirates.

- C'est de combien le délai des opérations bancaires ? demanda Red.

- Sept jours, lui répondit Thatch.

- D'où tu le sais ?

- J'ai un restaurant, je dois savoir ce genre de chose.

.

.

Consciemment ou non, les Tokyo Spirit avaient choisi de faire leur défilé une veille de jour de paye. Comme ça tombait un dimanche et aussi un jour férié, la poste était déserte. Déserte et avec des sommes colossales d'argent qui nageaient dans le service pour payer le salaire des employés de la ville.

Problème pour les braqueurs, l'enquête des enfants avait mené la police sur la bonne voie, faisant que les bureaux de postes furent envahis de policiers sous couverture qui encerclèrent les criminels avec aisance.

Et quand on trouva les complices poseurs de bombes, la théorie de Red tomba le bec dans l'eau.

Pire que tout, par peur de perdre Takagi à qui elle s'était attachée, Satô avait pris son collègue à part après l'arrestation massive, pour lui dire qu'il valait mieux annuler leur rendez-vous. Manquant de courage pour lui dire le fond de sa pensée et ses sentiments réels, l'homme se rendit sans lutter.

Et bien entendu, le lendemain, grâce à Yumi et à sa langue un peu trop bien pendue, toute la section criminelle savait que Takagi n'avait plus les faveurs de leur madone. Il avait perdu une occasion en or massive pour dire à cette fille qu'il l'aimait, mais à côté, il s'était retrouvé avec tout plein de nouveaux amis. Ayumi trouva cela réjouissant de voir la popularité soudaine du Takagi dépressif dans le commissariat quand ils vinrent faire leur déposition. Aaaah, les enfants, si innocents.