Chapitre X - Les rendez-vous manqués


Hermione n'était pas vraiment fan de la période de Noël. Il y avait toujours un monde fou dans sa librairie préférée et une file d'attente interminable dans le petit salon de thé du chemin de traverse, qu'elle adorait fréquenter. Elle ne pouvait pas échapper non plus aux marchés de Noël qui émergeaient un peu partout sur le territoire et qui avaient investis la récente place du chemin de traverse.

Elle venait de terminer sa très courte journée, après un rendez-vous avec Malefoy. Son histoire d'addiction n'avançait pas. Ils avaient passé les deux derniers rendez-vous d'une heure, à se chamailler au sujet de la soirée étudiante.

Il lui affirmait que ce qu'elle avait fait, était absolument révoltant et qu'utiliser la thérapie comme excuse était minable. Il avait également soulevé le sujet de la thérapie. Ils tournaient en rond et Goldstein attendait un rapport pour le dernier vendredi avant Noël. Hermione ne pouvait pas le contredire, toute cette histoire partait simplement d'un énorme mensonge pour sauver l'orgueil de Harry des foudres de Malefoy et des réprimandes du service RH. Malefoy était jeune et séducteur, il n'avait pas du tout de problème d'addiction.

Ils avaient décidé, puisqu'ils en avaient l'obligation à cause du contrat de Goldstein, de se retrouver dans le bureau d'Hermione et de vaquer à leurs occupations. Hermione avait récupéré un tas d'archives, de Sainte-Mangouste, sur des cas qui ressemblaient, selon elle, à des addictions. Elle avait aussi empilé dans un coin de son bureau tout un tas d'essais et de livres sur la médecine et la psychologie moldue. Elle avait terminé la dernière heure le nez plongé dans une thèse moldue sur l'addiction à la cigarette, tout en lui lançant de temps en temps un regard noir. La fin de leur dispute s'était terminée par une énorme pique sur ses relations amoureuse, et Hermione n'avait pas su quoi répondre.

Elle marchait à présent dans le dédale formé par les cabanons de Noël ; Sa baguette était tendue devant elle alors qu'elle dirigeait le petit balai volant d'un James surexcité. Ginny et James l'avaient rejointe et ensemble ils avaient pris la direction du marché de Noël.

— Il t'a dit quoi ?

— Que franchement, il ne savait pas pourquoi il m'avait demandée de l'aide, alors que niveau relation on devait me fuir tel un filet du diable.

Elle donna un léger coup de baguette vers le haut pour ralentir le balai de James avant qu'il ne percute le boursouf rose d'une petite fille.

— Et il a rajouté que j'avais vraiment atteint les fonds de chaudron en me tapant Cormac.

— Il a vraiment dit ça ?!

— Non, sa vraie phrase c'était "En baisant ce pauvre dégénéré de McLaggen".

— C'est vraiment une raclure...

Elle se baissa pour prendre James dans ses bras qui était tombé du haut de son mini balai, alors qu'Hermione ramassait le dit balai.

— Ginny je ne sais plus quoi faire. Ma vie est un désastre

— Ah... euh...

Hermione s'était arrêtée devant le stand de chez Honeyduck juste derrière un groupe d'enfants qui reniflait les vapeurs de chocolat et de caramel.

— Mon chef est passé me voir ce matin, la situation avec les Torpen n'est pas près d'être arrangée.

— C'est...

— Il m'a conseillé de me rendre au bal de charité dans deux semaines et en bonne compagnie.

— ça c'est... Tenta Ginny alors qu'elle essayait de maintenir dans ses bras un James qui chouinait.

— Si j'ai un beau parti avec moi, peut être que la vieille va être amadouée. C'est ce qu'il a dit.

— Qui...

— C'est bien la question Gin, Qui ? Dit-elle en pointant le visage de Ginny avec une baguette en caramel qu'elle avait prise par réflexe, sous le regard attentif du vendeur. Ça fait un mois que je n'ai pas baisé Gin ! Un mois que je n'ai vu aucune bite. Et il faudrait que j'en ramène une à un bal.

Elle ne vit même pas les regards outrés des passants à qui Ginny offrait des regards d'excuses. Le groupe d'enfants regardait Hermione en mangeant des patacitrouilles.

— Il y a des enfants...

— Ce n'est pas Hermione Granger qui vient de crier le mot bite ? ..

— Ces jeunes sorcières, plus aucune éducation ...

Ginny tira Hermione par le bras pour la faire avancer dans la foule, après avoir lancé 4 mornilles au vendeur pour la baguette en caramel et le fondant à la citrouille pour James.

— Et Malefoy qui est là tout le temps. Tel un chupacabra sur sa victime.

— 3 fois par semaine ce n'est pas ce que j'appelle tout le temps... Ginny replaça le bonnet en laine de James et lui lança un sort de réchauffement.

— Non mais physiquement c'est que trois fois... sauf quand il s'incruste à mes soirées...

— Physiquement ? Elle s'était arrêtée en regardant Hermione, un sourcil levé en attendant la réponse. Un couple qui avait failli les percuter les contourna en râlant.

— C'est à dire... Hermione rougissait à vue d'œil. En ce moment je fais des rêves très, très chaud, si tu vois ce que je veux dire...

— Hermione Granger ! Ria Ginny. Il faut que tu me racontes ces rêves, tout de suite !

— Maman ! Moi aussi je fais des rêves. J'ai rêvé que Papa et moi on s'envolait pour jouer au Quidditch.

— C'est génial mon lapin ! Tu veux aller aux jeux ? Elle pointa du doigt une aire de jeux avec des mini licornes et un mini terrain de Quidditch. Regarde ! Il y a William !

Hermione alla chercher deux grands vins chauds pendant que Ginny s'occupait d'emmener James vers les animateurs du terrain de jeux. Elles se retrouvèrent ensuite sur un banc face à l'aire de jeux et dos au marché de Noël, les mains fermement serrées autour de leurs gobelets.

— Alors ces rêves ?

— Chaud, Gin, Très chaud !

— Non mais vas-y dit m'en plus ! C'est toujours avec Malefoy ?

— Toujours, soupira Hermione. La semaine dernière j'ai rêvé qu'il me prenait contre la baie vitrée de mon ancien bureau. Tu sais celle que la Babille a explosée.

Ginny se mit à rire.

— Et après, continua Hermione alors que Ginny s'essuyait les yeux. Je lui donnais une note, en lui disant qu'il devait faire mieux la prochaine fois.

— Tu lui faisais une épreuve surprise, en quelque sorte ?

— Ouais...

— Et alors, il est comment dans tes rêves ? Ginny mimait un écart entre ses mains.

— Enorme ! Ria Hermione. Et en plus, il est tout le temps habillé de ce pantalon de survêt gris que j'adore. Tu sais celui que le moldu avec qui je suis sortie, portait.

— Oh, oui. Le survêtement le plus sexy qui existe ! Et dans tes rêves, il porte un truc en dessous ?

— Rien ! Rougit Hermione. Juste le survêtement et Il le porte bien bas sur ses hanches.

— Oh je vois... Dit son amie le regard un peu dans le vide.

—Et une veste style Teddy aux couleurs de Serpentard, ouverte sur son torse nu.

— Ah oui, oui, oui !

— Gin, tu baves ! Hermione riait devant le visage rougi de Ginny. Hey, y'a James qui t'appelle.

— Je reviens ! Mais garde-moi au chaud tes histoires de sexe torride... Cria-t-elle en se dirigeant vers l'aire de jeux.

— Gin ! Elle s'excusa d'un regard auprès d'une vieille sorcière qui passait devant elle au même moment, les bras chargés de paquets cadeaux.

Elle regardait les gens passer tranquillement en sirotant son vin chaud. Ses pensées étaient dirigées vers un certain Draco Malefoy, mais seulement celui de ses rêves. Celui-là au moins il ne parlait pas.

— Tu sais Granger, j'aimerais en savoir plus sur ce survêtement ?

Hermione sursauta en poussant un hurlement strident et en jetant le reste de son vin chaud au visage du pauvre Draco Malefoy qui s'était assis à ses côtés sur le banc. Celui-ci se mit à hurler de douleur se tenant le visage à deux mains, attirant sur eux les regards des passants.

— Mais ça ne va pas bien Malefoy ! Hurla Hermione, partagée entre l'énervement, et la panique de le voir geindre de douleur.

— Tu m'as brûlé le visage, putain !

— Il était juste un peu chaud...

— Je vais perdre la vue Granger...

— Non mais la Drama Queen...montre-moi que je regarde.

— Il se passe quoi ici au juste ? Demanda Ginny qui venait de revenir et se retenait de rire.

— Elle m'a brûlé le visage !

— Il m'a surpris, aussi ! Répondit Hermione sous le regard interrogateur de son amie.

— Je vais perdre la vue...

— Je t'ai dit, montre-moi ! Hermione essayait de lui retirer les mains de son visage. Je suis médecin.

— T''es psychiatre pas encore diplômé Granger... Aïe !

— Merci ! Grimaça-t-elle. Bon si tu acceptes de me montrer... je...

— Elle t'emmène à un speed dating vendredi ! S'écria Ginny.

— C'est vrai ?

Il avait relevé la tête subitement. Une énorme tache rouge s'étalait sur le milieu de son visage. On aurait pu jurer qu'il avait pris un énorme coup de soleil.

— C'est comment ?

— Euh... ça va... Hermione et Ginny se regardaient.

— Granger...

— Un peu de crème ce soir et demain on n'y voit plus rien !

— Tu rigoles, j'espère ?

— ... euh... Non ?

— Mais j'ai un rendez-vous ce soir, avec la meuf de la soirée karaoké !

— Tu n'as qu'à lui demander de te mettre de la crème !

Hermione avait pris ses affaires et saisit le bras de Ginny, abandonnant à son sort un Malefoy qui n'arrêtait pas de se toucher le nez pour vérifier l'état de sa peau.

Alors qu'elles se dirigeaient vers l'aire de jeu pour récupérer James, Malefoy cria.

— Quelle heure le speed dating vendredi ?

Hermione soupira et fit semblant de ne pas avoir entendu.

— Grangerrrrrrrr ! Quelle heure le speed dating ?

— 19 h ! Elle t'envoie une note.

Elle regarda Ginny d'un œil noir. Celle-ci riait.

— Un speed dating, vraiment ?

— A la base, je voulais t'en parler. S'excusa moyennement Ginny. On a vu une affiche au Dobbiz avec Harry. Et du coup, je m'étais dit que ça pouvait t'intéresser...

— Un speed dating, Gin ! S'insurgea Hermione. Comme si ça allait m'intéresser...

— Ecoute Hermione. Ginny parlait sérieusement. Avec Harry on s'inquiète ! Tu n'as pas eu de relation stable depuis Ron. Si on peut appeler ça une relation stable...

— On est resté ensemble deux mois quand...

— Oui c'est ce que je dis ! Et c'est le seul que tu voyais en dehors de ton lit... Tu ne rêves pas d'amour ? De relation ? Comme Malefoy par exemple ?

— Moi en relation avec Malefoy ?

— Non, Mione ! Tu ne rêves pas de trouver l'amour ?comme l'espère Malefoy ?

— Je...

— Ecoute, je ne vais pas te dire quoi faire ! Elles avaient atteint les cheminées du chaudron baveur. Mais pour le speed dating, penses-y ! Pour moi ?!

— Je vais y réfléchir Gin.

Au moment où elle allait jeter la poudre de cheminette, James qui était dans ses bras lui retint la manche.

— Attends maman ! Je veux dire un secret à tata.

Il gigota pour se dégager des bras de sa mère et se dirigea vers Hermione, qui se baissa pour se mettre à son niveau.

— Tu sais tata... Il lui chuchotait au creux de l'oreille. Moi, je serais content si ton amoureux c'est le marchand de bonbons. Je l'aime bien.

— Tu lui as dit quoi ? Demanda Ginny alors qu'Hermione regardait son neveu, un air légèrement choqué sur le visage. Cet enfant était un peu trop intelligent pour son âge.

Quand Hermione rentra ce soir-là dans son salon, vide, et dans le noir, elle se dit que Ginny avait probablement raison. Elle imaginait rentrer et discuter de sa journée avec quelqu'un au coin du feu. Une boule de chagrin lui monta à la gorge et pour compenser, elle se versa l'équivalent d'un vase de vin et alluma sa chaîne Hifi moldue.

Elle fouilla dans une boite, dans laquelle étaient jetés, pêle-mêle, des albums de musique. Elle sélectionna le nouvel album d'un groupe moldu qu'elle adorait. Et au son de la musique "Too close for comfort" de McFly, elle se recroquevilla sur son canapé pour pleurer, tout en sirotant son verre de vin.

Démoralisée, elle ne se présenta pas au travail ni le jeudi, ni le vendredi. D'ailleurs, elle se fit la remarque que personne n'avait remarqué son absence, ce qui accentua sa baisse de morale. Elle avait même annulé le rendez-vous hebdomadaire avec Ron et Harry, prétextant un rhume carabiné.

Elle n'avait pas changé de tenue depuis le mercredi soir et portait pour tout vêtement un énorme tee-shirt gris sur lequel un ourson baillait et une paire de chaussettes en laine, dépareillées. Ses cheveux formaient un nid brun au-dessus de sa tête. Elle avait mis ses lunettes de vue qu'elle ne portait que lorsqu'elle était très fatiguée.

Sur le comptoir de la cuisine était entassé le courrier qu'elle avait reçu, notamment les lettres de Malefoy au sujet du speed dating. Hermione ne lui avait pas répondu. Elle n'avait pas envie de se retrouver une fois de plus avec Malefoy dans une soirée, et plus encore dans un speed dating. Elle avait assez des rêves érotiques qu'elle faisait de lui et de ses apparitions inopportunes. Il y avait également une lettre de Ginny qui lui disait que Malefoy l'avait contacté n'ayant pas de nouvelles d'elle. Le regard d'Hermione tomba sur les mots de Ginny. "...ce sera drôle !". Non Hermione ne croyait pas qu'un speed dating sur le chemin de traverse pouvait être drôle. Elle picora un bout du sandwich qu'elle avait commandé par Hibou express en plein après-midi, au chaudron baveur et de sa baguette augmenta le son de sa chaine hifi.

La musique était assourdissante ; Hermione chantait dans sa baguette qu'elle tenait tel un micro, en dansant dans son salon, le tout sur une musique triste.

— ... It's sad, so sad, it's sad, sad situation. And it's getting more and more absurd...

Alors que les yeux fermés, la main sur le coeur debout sur l'une des chaises de son salon, elle terminait la chanson ; Elle entendit un applaudissement franc depuis l'entrée de son salon, qui lui fit ouvrir brusquement les yeux.

— Franchement Granger, j'ai adoré ! Surtout quand tu t'es trémoussée contre ta baie vitrée.

— SORS DE CHEZ MOI ! rugit Hermione, la baguette pointée dans sa direction.

— Wouh, Granger pas de gestes brusques, Dit-il légèrement paniqué. J'étais juste venu te chercher pour le speed-d...

— Et tu crois que ça t'autorise à rentrer chez les gens ? Elle avançait vers lui dangereusement.

— La porte d'entrée était ouverte... Pose cette baguette s'il te plaît... J'ai appelé mais...

— Réponds !

— Ok, je m'excuse Granger ! Je t'ai appelée... La porte était ouverte ! Weaslette m'a dit...

— Ginny !

Elle se rua, toujours dans la même tenue sur le porche de sa porte et transplana devant la maison des Potter. Au son du plop derrière elle, elle supposa à raison, que Malefoy l'avait suivie.

— Ouvre cette porte Gin, ou je la défonce, Hurlait Hermione.

— Non ! Va au speed-dating ! Lui répondit la voix étouffée de Ginny à travers la porte.

— Potter !

— Oui ? Lui répondirent deux voix.

— Harry, tu es là aussi ?

— J'habite ici !

— Malefoy était chez moi !

— Et alors ? Lui répondit le couple.

— Dans mon salon !

— Couche avec lui ! Cria Ginny. Comme dans tes rêves. Renchérit Harry.

— Ginny ! Hurla Hermione. Traîtresse !

— Dans tes rêves ? S'interposa Malefoy, le sourcil levé et le sourire en coin dégainé.

Au même moment les voisins des Potter qui étaient sortis au son des hurlements d'Hermione, s'adressèrent à Malefoy.

— Vous pourriez dire à votre folle de femme d'arrêter de crier. C'est un quartier résidentiel calme. Nom d'un hippogriffe !

— Il a dit quoi le vieux schnock ? rugit Hermione en entendant ça.

— Qui est ce qu'elle traite de vieux schnock, la mégère ? La femme du voisin, s'était avancée vers Hermione en disant ça.

— Ton veracrasse qui te sers de mari ! Harpie !

— Moi au moins le mien, ce n'est pas une blonde décérébrée. Hurla la voisine en pointant un doigt boudiné vers Malefoy.

— Hey... commença Malefoy. Les Potter suivaient l'altercation de la fenêtre de leur salon qu'ils avaient légèrement entrouvert.

— Et quand on s'habille comme une Vela de petite vertu on ne peut pas s'attendre à mieux, rajouta la voisine en faisant un geste de la main montrant l'accoutrement d'Hermione.

— Et toi, tu ne dis rien ! S'énerva Hermione en se retournant vers Malefoy. Ta femme est traitée de Vela de petite vertu, toi de blondasse décérébrée, par un scrout à pétard trainant un veracrasse. Et monsieur, ne dit rien ?

— Je ne suis pas marié... murmura-t-il. Je voulais juste aller à un speed-dating.

— Un scrout à pétard ! Un scrout à pétard !

La voisine sortie sa baguette au même moment qu'Hermione. C'est ce moment que choisirent, Draco et le mari de la voisine pour leur lancer un sort pour les ligoter et les bâillonner ; Au même moment, Harry et Ginny étaient sortis baguette en main, sentant la situation dégénérer.

Les yeux d'Hermione et de la voisine lançaient des regards noirs.

Le voisin serra la main de Draco en lui soufflant un "Ah les femmes ! ", que Draco failli lui faire ravaler. Il lança ensuite un wingardium leviosa sur le corps inerte de sa femme et ils disparurent à l'intérieur de leur maison.

Draco, Harry et Ginny regardaient le corps d'Hermione étendu sur la pelouse des Potter.

— Je vais la ramener chez elle, suggéra Draco.

— On peut s'en occuper si tu veux, tenta un Harry peu convaincu de ses propres paroles.

— On te doit un service Malefoy, dit Ginny.

— La prochaine fois weaslette, épargne moi tes conseils... soupira-t-il. Allez, "ma femme" on y va.

Il mit Hermione sur son épaule droite en la portant tel un sac à patate et transplana.

La musique était toujours aussi forte dans le salon d'Hermione quand il y entra pour la déposer sur le canapé.

Avant de la libérer, il pointa sa baguette sur elle et s'assura qu'elle ne ferait rien de malencontreux.

— Je vais te libérer et te redonner ta baguette Granger. Et tu ne vas pas crier, hurler, me sauter à la gorge ou pire m'attaquer.

— Hupmppff...

— Si tu es d'accord, et tu n'as pas le choix, cligne deux fois des yeux.

Après ce qui sembla un temps extrêmement long pour Draco, Hermione accepta et cligna deux fois des yeux, résignée.

Une fois libérée, elle se leva, poussa Malefoy pour libérer le passage et alla s'enfermer dans sa chambre sans dire un mot.

Il resta seul au milieu du salon, atterré de la tournure qu'avait pris sa soirée. Pendant ce temps, la chaine hifi hurla la dernière chanson à la mode d'Annabella Sonnate, grande remplacante de Célestina Moldubec.

— Fuck you, fuck you, very much...


NOTA BENE:

J'ai fait une entorse à ma timeline. La chanson Fuck you de Lily Allen n'est sortie qu'en 2008. Mais je trouvais l'image belle :D.