Chapitre XII – Le premier jour du reste de ta vie


Hermione avait passé un week-end très reposant. Elle s'était réveillée le samedi matin à côté de la réponse de Malefoy, la petite case oui cochée grossièrement. Se sentant légèrement coupable de la situation qu'elle avait provoquée chez les Potter, elle avait passé l'après-midi à cuisiner afin de les convier à dîner le soir même.

Ils avaient ri, pleuré, et regardé longuement James pendant qu'il leur montrait son "tour de magie". La soirée s'était finie autour de la table du salon pour une partie de Monopoly sorcier endiablé. En posant sa veste sur le dossier du fauteuil qui agrémentait son bureau miteux, elle se mit à sourire. Plus jamais, elle ne jouerait avec Ginny, cette femme était un vrai requin de la finance. Elle comprenait comment elle avait pu obtenir un prêt, pour leur maison, aussi avantageux. Et pourtant, Hermione était certaine que les gobelins de Gringotts étaient connus pour être les maîtres dans l'art de la négociation.

Sur son bureau, qu'elle n'avait plus fréquenté depuis presque une semaine, s'étalait une montagne de courrier. Elle soupira et se mit à classer le tout. Une grande partie était une copie des lettres de Malefoy qu'elle avait reçues chez elle, apparemment il avait tenté de la contacter ici aussi.

Deux trois notes de la secrétaire de l'accueil lui indiquaient également qu'il s'était déplacé, en vain. Alors qu'elle jetait négligemment la lettre d'un confrère moldu qu'elle avait contacté précédemment, elle aperçut trois sceaux qui la firent blanchir.

Le premier venait du responsable de son service, enfin de son vrai service. Elle avait eu confirmation par une ancienne connaissance croisée juste après le scandale du marché de Noël, que la place qu'elle occupait actuellement n'était qu'un siège éjectable. C'était une manière pour les hauts gradés de l'administration, d'étouffer une affaire et surtout de pousser Hermione à la démission. Ce que cette dernière, par fierté, ne ferait pas. Elle n'avait pas ou "presque" rien fait de mal. Tous ses autres patients avaient été très content de ses soins. Il n'y avait que la babille pour lui pourrir la vie. Pourtant, d'après la lettre de son chef, la vieille Torpen avait décidé d'intenter un procès à Sainte-Mangouste pour incompétence et abus émotionnel. C'était un comble. Elle pensait sincèrement que c'était elle qui avait subi une injustice. Son chef lui indiquait qu'une réunion était prévue le matin même dans son bureau, et quand elle leva la tête elle vit qu'elle n'avait plus que 5 minutes pour s'y rendre.

Elle n'ouvrit pas les autres enveloppes mais les fourra sans cérémonie dans sa sacoche, puis saisit son manteau et son écharpe. Elle se rua dans le couloir et se mit à courir pour atteindre le deuxième étage. Elle faillit s'étaler de tout son long, durant le périple, en glissant sur une flaque qui s'étalait depuis la chaise d'un patient. Celui-ci avait le teint rose fuchsia.

Elle s'appuya contre le mur en face la porte de son chef, les cheveux fous, les joues rouges et le souffle court. Il ne fallut qu'une minute à peine avant que son responsable n'ouvre la porte avec un grand sourire en lui faisant signe d'entrer et de s'asseoir.

En entrant, elle s'aperçut qu'elle n'était pas la seule conviée. Il y avait une femme aussi vieille que son chef et dos à elle, en train de regarder une collection de vieux vif d'or se tenait un homme imposant.

Lorsqu'il se retourna, elle eut un sursaut d'horreur. L'homme qui se tenait devant elle, un petit sourire froid dissimulé sous sa moustache, n'était autre que Goldstein.

Pour se rassurer, le temps que son chef et Goldstein s'installent sur les sièges, Hermione regarda la vielle dame. Sa panique augmenta d'un cran, quand elle aperçut les armoiries de son université sur le cardigan que portait la vieille dame.

C'était sûre, elle ressortirait d'ici sans emploi et complètement humiliée. Elle pensa vaguement à Malefoy et Harry qui subiraient aussi les foudres de Goldstein, quand il découvrirait toute la mascarade.

— Madame Granger ? Demanda la vieille femme. Apparemment, ils lui avaient adressé la parole.

— Je, je, j-e n'ai rien fait, bafouilla Hermione.

— Hermione ! Mafalda vous demandait si vous souhaitiez quelque chose à boire avant de commencer. Ri grassement son responsable, ce qui fit blanchir de colère Hermione, avant qu'elle ne réponde par la négative.

Goldstein frappa soudain dans ses mains et en s'adressant à ses collègues du jour, demanda à ce qu'on commence, il n'avait pas toute la journée.

— Madame Granger, vous savez pourquoi vous êtes là ?

— Euh, à vrai dire pas vraiment...

— Voyons Granger, tonna Goldstein, ne vous faîtes pas plus bête que vous ne l'êtes !

La vieille dame de l'académie lui envoya un regard lourd de reproche, pour son ton abrupt.

— Hermione, je vous l'ai dit dans ma lettre. Madame Torpen a clairement déclaré son intention de procès envers Sainte-Mangouste.

— Mais et le bal...

— Ne changera rien. Coupa son chef. J'ai eu une réunion avec les responsables de l'hôpital et la responsable des affaires externes de l'université.

Il dit cela en jetant un regard entendu vers la vieille dame qui souriait toujours à Hermione, avec un air de pitié collé au visage.

— Malheureusement... Il jetait de petits coups d'œil furtif à Hermione en replaçant une pile de papier. Le conseil a décidé de mettre fin à votre contrat...

— Mais et le service des addic...

— N'a jamais existé ! Je pensais, Hermione, que vous vous en doutiez tout de même !

Il lâcha un petit rire moqueur, en regardant Goldstein qui était concentré sur sa baguette.

— Vous ne pouvez pas ! Je dois être diplômée bient...

— Madame Granger. L'interrompit la vieille dame, une main sur se posant doucement sur son épaule. L'université a suivi cette affaire avec grand sérieux... Hum, mais comprenez que les dons importants de la famille Torpen... Hum, nous ont contraint à faire un choix.

— Vous préférez les gallions à la dignité ! Dit Hermione d'une voix trop aiguë pour être naturelle.

— Non ! Je préfère la sécurité et le bien-être de centaines d'autres étudiants. Répondit froidement Mafalda en retirant vivement sa main.

— Et moi je suis quoi ? Hurla Hermione en se levant, bousculant sa chaise au passage. Un veracrasse ?

Goldstein parût soudain beaucoup plus concerné. Il leva légèrement sa baguette.

— On se calme Granger !

— Hermione vous saurez rebondir, je n'en doute pas...

— J'ai consacré tout mon temps à Sainte-Mangouste... Hurla Hermione, le visage rouge et les bras gesticulant. ...Et c'est comme ça que je suis remerciée ? Vous êtes minable, tous autant que vous êtes !

— Je n'accepterais pas que l'on m'insulte ! Tonna Goldstein, en levant un peu plus sa baguette.

— Et d'ailleurs, il en a quoi à faire de cette histoire le directeur du département de la justice magique ? Lui lança-t-elle dédaigneusement.

— Attention Granger, vous frôlez l'insubordination !

— Je ne suis pas un de vos sous-fifres ! Dois-je vous le rappeler ?!

— Non. Vous êtes une petite menteuse et une personne violente. Vous avez menacé et agressé une personne en détresse émotionnelle...

— Je...

— ...JE n'ai pas fini. La coupa-t-il le regard noir, alors que les deux autres collègues évitaient de regarder la scène. Et si cela ne suffisait, vous avez mentit effrontément à un haut gradé du ministère dans l'exercice de ses fonctions.

— ...

— Ce mensonge a impliqué plusieurs collaborateurs du Département de la justice magique et à même mobilisé la brigade des aurors pour trouble à l'ordre publique.

— Non... mais...

— Cela doit bien valoir au moins...Il regarda en l'air sa moustache frémissant de colère ...6 mois ferme à Azkaban.

— Qu-e... quoi ?

— Vous avez de la chance que la seule charge retenue contre vous soit l'incompétence, Granger ! Finit-il. Alors, si j'étais vous je me rassiérais et je fermerais ma grande bouche de miss-je-sais-tout quand le directeur du département de la justice magique s'adresse à moi.

Elle se rassit lourdement sans un mot sur la chaise que la dame de l'académie avait relevée bien gentiment. Ses yeux étaient noyés de larmes, elle ne pouvait pas y croire. C'était un enfer, un cauchemar.

— Je... ne voulais pas... C'était... murmurait Hermione. Une erreur. Une petite erreur.

— Hermione, dit doucement son responsable en faisant glisser un parchemin dans sa direction. Si tu signes ce papier... Ta démission sera actée... hum, et toutes les charges s'envoleront.

Elle saisit la plume qu'il lui tendait. Des gouttes d'encre tombaient sur le bureau et se mêlaient aux traces de ses larmes. Sa main tremblait alors qu'elle approchait du parchemin.

— Et... Harry ? Elle leva les yeux vers Goldstein.

— ...Hum ! Potter aura sa promotion. Grogna-t-il. Il aura juste des tâches de paperasses supplémentaires durant l'année à venir.

— ...ah ! Et... Malefoy ? Elle avait hésité en demandant cela.

— Ah ! Malefoy ! Il fit un bruit désagréable avec sa bouche et regarda Hermione avec sévérité. Son cas est plus épineux...

— ...C'était mon idée ! L'interrompit brusquement Hermione. Elle n'avait plus rien à perdre, alors autant sauver les emplois de ses amis, les anciens et les nouveaux.

— J'ai tout inventé, et j'ai forcé Malefoy et Harry, ils n'y sont...

— Ne vous donnez pas cette peine, Granger ! C'est très héroïque de votre part mais Malefoy a joué les héros avant vous. Il m'a déjà averti de toute l'histoire.

Il sortit de sa poche un parchemin froissé, et elle vit le sceau brisé de Malefoy qui pendait encore sur le bord de la lettre.

— Il a supplié de vous épargner ! Il rit un peu. Le bougre ne savait pas que la décision était déjà actée concernant miss Granger.

Il avait dit ça en s'adressant aux deux autres comme si Hermione était une moins que rien.

— Il va lui arriver quoi ? Demanda-t-elle timidement, ignorant la pointe de colère qui inondait encore sa poitrine.

— J'ai une réunion avec lui et Arthur Weasley cet après-midi. Il bomba le torse pour montrer que c'était lui le responsable. Il saura à ce moment-là !

La réunion prit fin quand Hermione signa et se leva rapidement pour sortir de cet enfer. En partant, son ex-chef lui indiqua qu'il fallait qu'elle débarrasse toutes ses affaires. Ses anciens collègues faisaient grossièrement semblant d'être occupé quand elle entra dans la salle commune pour récupérer toutes affaires qui avaient été jetées pêle-mêle dans un carton. Elle essuya leurs regards lourds sans rien dire et préféra s'enfuir rapidement.

Alors qu'elle sortait du service, elle croisa la babille qui avançait lentement vers le service. Frederik Torpen se mit à trembler telle une feuille en pleine automne et se colla au mur en couinant.

Hermione leva les yeux au ciel, agacée et en passant à ses côtés poussa un gros "bouh". Frederik Torpen émit un petit cri de souris et détala à toute vitesse en direction du service. Hermione entendit, plus qu'elle ne vit, le bruit de la babille s'écrasant contre la porte du service après avoir marché sur son lacet.

Elle tourna la tête rapidement et le vit se tenir le nez en geignant. Conscient de la position délicate dans laquelle elle était, elle fila à toute vitesse dans les escaliers avant que quelqu'un d'autre n'ai encore l'idée de l'accuser.

Cela faisait deux heures qu'elle traînassait sur la terrasse chauffée du salon de thé de Fortarôme. Le Dobbiz était fermé le lundi, et elle ne voulait pas se poser au chaudron baveur entre une harpie et un sorcier du type Mondingus Fletcher. Elle avait encore, un peu, de dignité. Pour faire bon genre, elle avait sorti son bouquin préféré et enfonçait sa cuillère avec plaisir dans la 3ème glace au chocolat que lui avait apporté le serveur. Elle entendit la voix de Ginny qui retentit non loin de la terrasse.

— Par ici les enfants ! Cria la rousse, pendant que Martin son assistant tentait de contrôler deux gamins turbulents.

— George ! Arthur ! Hurla-t-elle. Ce qui fit sourire Hermione derrière son bouquin. Si elle ne l'avait pas vu, elle aurait pu jurer avoir entendu Molly Weasley.

— On s'assoit en silence et vous sortez vos parchemins. Dit-elle en essayant de couvrir le bruit que faisait les enfants en tirant les chaises de la terrasse du salon. Martin tu vas chercher la commande ?

Son assistant partit, elle donna comme directive aux enfants de dessiner ce qu'ils avaient vu le matin. Elle s'assit ensuite sur la chaise de l'autre côté de la table où Hermione était installée.

— Cette chaise n'est pas prise... Hermione ?

— Hey Gin !

— Tu fais quoi ici à... Elle regarda sa montre... 12 h 30 ?

— Je t'expliquerai plus tard. Souffla rapidement la brune sous le regard circonspect de Ginny. Elle n'avait pas envie de rentrer dans de grandes explications. Et toi ? Dit-elle en désignant les enfants d'un mouvement de la tête.

— Sortie scolaire. Ginny leva les yeux. Visite de Gringotts ! Je déteste ces gobelins.

Son assistant arriva et Ginny quitta Hermione pour l'aider à distribuer les sandwichs et les boissons aux enfants. Elle en profita pour s'éclipser non sans avoir saluer Ginny et lui avoir dit avec un geste de la main : " On s'hiboute plus tard".

Elle avait pris une décision. Elle devait parler à Arthur Weasley. Il ne pouvait pas laisser Malefoy se faire virer. Elle se dirigea vers le ministère d'un pas décidé.

Arrivée au niveau deux du ministère, elle s'échappa de l'ascenseur en marchant volontairement et férocement sur le pied du sorcier qui l'avait collée tout du long. Elle l'entendit geindre alors que l'ascenseur repartait dans un grincement. Cette journée n'était définitivement pas incroyable. Elle se dirigea vers l'aile ouest, où se situaient les bureaux d'Arthur Weasley et s'arrêta subitement lorsqu'elle vit Malefoy sur un banc face à la porte du bureau de Goldstein.

Il était plié en deux et avait la tête dans ses mains.

Elle s'assit discrètement à ses côtés.

— Toi et moi on fait la paire on dirait ?Il sursauta mais moins qu'elle lors du marché de Noël.

— Granger !

— Hermione.

— Non, moi c'est Draco.

— Je sais crétin ! Mon prénom c'est Hermione pas Granger !

— Si tu veux que je t'appelle Hermione, Granger ! Ne me traite pas de crétin !

Elle lui donna un coup sur l'épaule et il fit mine d'avoir mal en riant.

— Tu fais quoi ici ? Il continuait de frotter son bras.

— Je venais parler de toi à Monsieur Weasley... Histoire de te sauver les fesses.

— Je ne suis ni Potter ni Weasley, Hermione ! A peine une semaine qu'on est ami et tu tentes déjà de jouer les super héroïnes !

— C'est toi qui parles de super héros ?! Goldstein m'a parlé de ta petite lettre pendant que je me faisais licencier !

— Ouais... Mais attends ! Quoi ? Tu t'es fait licencier ?

— T'inquiète Malefoy, ça me pendait au nez... Elle s'adossa au mur en fermant les yeux et en soupirant. La babille voulait m'attaquer en justice... J'fais pas le poids !

Elle sentit la main de Malefoy se poser sur sa cuisse juste au-dessus de son genou et serrer gentiment. Elle était en jupe et en collant de laine.

— Tu fais quoi au juste là, Malefoy ? Dit-elle sans ouvrir les yeux alors qu'il faisait des cercles avec son pouce. Elle sentit des frissons la parcourir des pieds à la tête et son ventre se contracter.

— Euh... bah c'était pour te réconforter... Et puis, on avait dit que c'était Draco.

— Enlève ta main Malefoy ou je te castre.

Elle le sentit serrer une dernière fois son genou avant qu'il retire sa main.

— T'es d'une violence parfois Granger. Ria-t-il, en se touchant le nez comme pour se rappeler sa troisième année.

— Tu as dit quoi dans ta lettre ? Demanda-t-elle soudainement en se relevant.

— La vérité. Il croisa les bras, le sourcil levé. J'ai dit que l'idée était de vous deux. Je suis gentil mais pas con.

— Mais...

— Mais, mais. Dit-il en l'imitant. Souffle Hermione, j'ai dit que vous aviez fait ça par grandeur d'âme et pour me rendre service. Ça a sauvé les fesses de Potter... mais ni les tiennes, et apparemment ni les miennes.

Il regarda la porte fermée du bureau de Goldstein où Hermione supposait qu'il y avait Arthur Weasley.

— Que tu as jolies d'ailleurs !

— De quoi ?

— Tes fesses, Granger ! Je parle de tes fesses.

Elle lui redonna un coup sur l'épaule en se rasseyant à ses côtés. Ils restèrent assis l'un à côté de l'autre en silence, jusqu'à ce qu'Hermione s'appuie volontairement contre l'épaule du blond et y pose sa tête.

— Tu devrais rentrer Hermione... Tu ne peux rien faire.

— Non... Je joue les amies, je reste... Et puis, j'ai plus de boulot donc rien à faire !

Ils regardèrent le défilé des employés du ministère qui revenaient de pause déjeuner et s'amusèrent tout bas à parier sur le menu avalé par chaque employé.

— haha, un sandwich au thon et à la mayonnaise. C'est précis, Hermione.

— C'est sûr c'est un né-moldu. Et puis... Regarde ! Les miettes sur son pull en laine.

— Oui mais du coup comment tu peux savoir que c'est thon et mayonnaise ?

— L'odeur Draco ! Il sentait le poisson et l'œuf pourri ! Il sourit en grand.

— Quoi ?

— Tu m'as appelé Draco !

— Et... ?

— Bah c'est la première fois... C'est bizarre !

La fin de la pause déjeuner avait annoncé le retour des secrétaires. Elle voyait le regard des femmes qui leur lançaient des regards en coin et murmuraient des messes basses. Hermione sentit que c'était le moment de partir. Elle n'avait pas envie de donner une nouvelle occasion de faire la une de la gazette, bien qu'elle se doutât que la nouvelle de son renvoie était sûrement déjà parvenue au journal.

— J'y vais Dra-co. Elle insista bien sur son prénom, sous son rire et se leva en même que lui.

— Merci d'être resté avec moi.

— C'est normal. Elle leva la tête pour le regarder dans les yeux. Ça se fait entre amis, non ? Elle avait dit ça doucement.

Il acquiesça tout en continuant de la regarder. Elle se leva sur la pointe des pieds, posa ses mains sur ses épaules et lui déposa légèrement un baiser sur la joue, au plus proche de sa mâchoire.

Elle s'en alla sans demander son reste, les joues un peu rougies. Alors qu'elle marchait d'un pas rapide vers les ascenseurs, le cœur battant la chamade, elle l'entendit l'appeler.

— Granger ! Granger ! Hermione !

Elle se retourna alors qu'il arrivait à ses pieds en soufflant.

— Je me demandais... tu veux bien venir avec moi au bal vendredi ?

— Au bal ? Elle était sceptique.

— Oui le bal de Noël du ministère. C'est un peu obligatoire et... Il frotta sa nuque. Je me disais que on pouvait y aller en ami... je n'ai personne !

— Je... oui OK ! Elle lui fit un grand sourire.

— Super, merci ! Il l'enserra fortement et très rapidement dans ses bras, avant de se reculer.

— Tu es une super ami Hermione ! Il disait ça en marchant à reculons. Je te laisse, il y a la petite blonde du secrétariat qui a proposé de me détendre.

Il lui fit un sourire en coin et un clin d'œil avant de s'en aller pour de bon. Le sourire d'Hermione fondit comme neige au soleil quand elle entra dans l'ascenseur. Une petite sorcière replète qui avait vu toute la scène en attendant, elle aussi, l'ascenseur, se dit que décidément ces deux jeunes gens étaient soit complètement idiots, soit aveugles.


Note:

Merci pour vos petits messages. N'hésitez pas à me faire des retours. Je suis un peu longue à publier en ce moment mais je suis fortement occupée.