Chapitre XV — Incendie en salle de jeu
Ginny était ravie de recevoir ses amis pour ce réveillon. Tout le monde serait là, même Neville qu'elle n'avait pas vu depuis l'été dernier, en raison de son poste de professeur à Poudlard. Harry et elle s'affairaient à décorer et préparer la maison pour accueillir leurs invités et il ne leur restait que quelques heures de tranquillité. Pour l'occasion, ils avaient aménagé la salle de jeux de James en chambre d'ami. Ils avaient également aménagé la chambre sous les toits, qui servait habituellement de grenier.
Il était prévu que Neville, Dean, Seamus, et Luna, dorment sur place. Ron et Parvati devaient rentrer, après tout Parvati pouvait accoucher à tout instant. La seule interrogation sur cette soirée, c'était le cas d'Hermione. Elle avait envoyé un hibou la veille au soir, en les prévenant qu'elle serait là le lendemain en fin d'après-midi, et qu'elle venait avec un invité surprise.
Ginny et Harry s'était regardés, persuadés que la surprise était sûrement un grand gaillard d'1 mètre 90 et blond platine. Cela augurait une soirée, épique !
Alors que d'un coup de baguette, elle finalisait le plan de table, on toqua à la porte. En s'approchant de sa porte d'entrée, elle entendit des voix qui semblaient s'embrouiller sur le perron de sa maison. Quand elle ouvrit la porte, elle ne fût pas surprise de découvrir Hermione en compagnie de Malefoy. Ils étaient occupés à s'engueuler en chuchotant et n'avaient toujours pas remarqué que la porte était ouverte et que la rousse les regardait avec un grand sourire.
— …Tu avais dit que tu m'aiderais, chouina Malefoy.
— Oh ça va Calimero. Je fais ce que je peux ! Elle leva les yeux au ciel. Je te rappelle que c'est toi qui as voulu skier !
— Si tu sais skier, moi aussi, je peux ! Il bomba le torse en disant ça.
— Tu as vraiment un égo démesuré, tu le sais ça ? Elle se tourna vers la porte. Oh, salut Gin !
— Salut vous deux, dit-elle en riant. Alors ce séjour dans les alpes françaises ?
Elle était surtout curieuse de savoir comment c'était passé la réconciliation. Ginny était désormais persuadée que ces deux-là étaient fait pour être ensemble, au contraire de Harry. Quand ils abordaient le sujet, celui-ci prenait des pincettes et sortait toujours le même argument à sa femme. Il arguait qu'après tout, l'amitié Homme-femme était aussi vraie que toutes les autres. Il suffisait de prendre l'exemple d'Hermione, Ron et lui. Il ne voyait donc pas pourquoi ça n'était pas possible pour elle et Malefoy. Ginny n'arrivait pas à comprendre comment son mari pouvait être aussi naïf sur le cas Granger-Malefoy. Tout était d'une évidence.
— Pose lui la question, rit Hermione en pointant un pouce derrière elle, tout en faisant la bise à Ginny, avant d'entrer dans la maison.
Ginny Potter vit alors ce que Hermione et sa petite valise cachait jusque là.
Draco Malefoy était posé devant elle, le pied droit relevé dans un plâtre et les mains appuyées sur des béquilles moldues.
Elle le balaya du regard sans rien dire, et puis soudainement, explosa dans un rire tonitruant qui alerta Harry.
Celui-ci découvrit sa femme, tordue de rire, adossée contre la porte d'entrée en se tenant le ventre. Ses joues étaient baignées de larmes de rire.
En face d'elle, Malefoy tentait, en clopinant sur des béquilles, de la dépasser pour entrer dans la maison. Il ronchonnait et jurait sur Morgane qu'il allait tuer les guérisseurs de Sainte-Mangouste.
— Granger ! Hurla-t-il alors qu'il était dans le vestibule et tentait d'enlever son manteau. Grangeeeeeeeeeeer !
Ginny qui avait refermé la porte riait toujours autant et dépassa Harry pour aller directement dans la cuisine, tenter de se calmer. Harry que la situation laissait totalement muet, vit sa meilleure ami revenir de la cuisine pour aller aider le blond qui tentait de ne pas tomber en enlevant sa veste. Après encore 5 bonnes minutes d'engueulades et de ronchonnement de la part de Draco, ils finirent par tous s'asseoir dans le salon, en compagnie de Ginny qui avait apporté des bières et de quoi grignoter. Elle retenait de temps en temps un petit hoquet de rire à chaque fois qu'elle croisait le regard désespéré de Malefoy.
— Bon… euh, commença Harry partagé entre l'envie, enfin, d'éclater de rire ou de se mettre des gifles pour se réveiller. Vous pouvez expliquer ça ?
Il fit un geste vague vers Draco, sous le petit ricanement de Ginny.
— «ça» Potter, «ça» a un nom et «ça» s'appelle Draco Malefoy, dit celui-ci en se renfrognant, et si tu pouvais dire à ta femme d'arrêter de rire, «ça» serait très content.
— Hey ! S'exclama Ginny, Le « ça » il ferait mieux de rabattre son caquet ou je lui casse l'autre jambe !
Elle pointait un bâtonnet de carotte dans sa direction.
— On se calme vous deux, tenta Harry en abaissant la main de Ginny. Si tu pouvais expliquer Hermione, je suis assez curieux…
— Vas y Granger, fais toi plaisir ! Grogna Draco.
— Oh arrête un peu de râler, tu t'es mis tout seul dans ce pétrin.
— Hermione… L'avertit Harry qui voulait avoir le fin mot de l'histoire.
— Oui, oui, bon ! Elle toussota pour s'éclaircir la voix.
Elle leur raconta en détail son séjour au ski, sans Draco, puis son arrivée impromptue. Elle leur raconta comment il avait couru derrière le bus pour l'inviter à dîner, ce qui fit rire Ginny et Harry. Et enfin, elle arriva à la partie la plus intéressante, le cours de ski.
— Et là, le moniteur, Henry, c'était le vieil homme du bus, il nous dit on va monter en haut de la piste verte et on va prendre le tire-fesse.
Alors que Draco poussait une râle au souvenir du tire-fesse, quand des coups retentirent à la porte d'entrée.
— Ah ça doit être Ron et Parvati, s'exclama Ginny en jetant un œil à la grande pendule, et en se levant. Attends que je revienne pour finir cette histoire Hermione !
Et sur ce, elle partit chercher les nouveaux arrivants, qui les rejoignirent en un rien de temps. Au moment où Ron aperçut Malefoy et son plâtre, il explosa de rire comme l'avait fait sa sœur. Celui-ci tenta en vain de se fondre dans le canapé, à défaut de pouvoir se mouvoir correctement. Il aurait aimé être partout sauf ici. Quelle idée il avait eu d'accepter la proposition de Granger. Et pourquoi par Merlin, il avait pris des cours de ski.
— Donc je reprends. Dit Hermione après avoir salué ses amis et les avoir rapidement briefé.
— Le moniteur nous dit, on va prendre le tire-fesse. Il demande donc à Draco si il a déjà pris le tire-fesse, et l'autre là ; Elle le désigna du pouce ; Il répond, oui, mais il y a longtemps.
Elle commença à rire au souvenir des multiples chutes.
— ...Vous auriez du voir la troisième fois… Ah, ah, ah ! Il hurlait en se faisant tirer. Et le moniteur et le gars des remontées, ils n'arrêtaient pas de lui crier de lâcher.
Tout le monde, sauf Malefoy, riait à gorge déployée. Parvati se tenait le ventre en leur disant, entre deux hoquets de rire, que ça allait déclencher l'accouchement.
— C'est bon, vous avez fini ? Grogna Malefoy, les bras croisés, le visage fermé.
— Oh, ça va, le rassura Hermione en s'essuyant les yeux. Admets que c'était drôle quand même.
Il acquiesça vaguement, et Ginny réclama la suite à tout pris. Hermione leur raconta alors, comment il s'était cassé la jambe.
— ...disparaître dans le bois, à toute vitesse. Du coup on a eu peur avec le moniteur, on y est allé. Quand on est arrivé, il avait enlevé ses skis et détaché ses chaussures. Il hurlait qu'il en avait marre.
— Mais du coup, commença Harry, ce n'est pas en chutant qu'il s'est cassé la jambe ?
— J'y viens Harry, j'y viens. Donc il hurlait qu'il allait redescendre a pied. Il n'arrêtait pas de damner les moldus. Heureusement que le moniteur était français, il a dû croire que moldu était un mot qu'il ne connaissait pas.
— En même temps, c'est vrai les… tenta Draco.
— Et là, je vous jure, ce n'est pas un sketch, il a disparu dans un craquement. En fait, il était sur une plaque de glace au dessus d'un fossé, et il y avait des branches. On ne sait pas trop, mais on l'a entendu geindre et quand on l'a récupéré avec le moniteur, son tibia faisait un angle bizarre.
Elle fit une grimace au souvenir, elle avait failli tourner de l'œil lorsqu'elle avait vu sa jambe.
— Le moniteur a appelé les secours et quand Draco a vu sa jambe, il s'est évanoui. C'était plus simple pour le redescendre. Les secours l'ont emmené dans un centre médical et quand il est ressortit il était plâtré.
— Et après vous êtes rentrés ? Demanda Parvati, alors que Ron, Ginny et Harry repartaient en fou rire.
— Mais pourquoi vous n'avez pas été à Sainte-Mangouste pour corriger ça ? Demanda Neville qui avait débarqué au milieu de l'histoire et s'affairait à faire la bise à tout le monde.
— Oui ; on est rentré, commença Hermione en regardant Draco du coin de l'œil. Mais de façon moldue. Avec son plâtre, je n'ai pas osé transplaner ; et puis on était à l'étranger. Et la poudre de cheminette, c'était pas mieux. Au final, on a pris le train.
— Ça nous a pris une journée, rajouta Draco, et il fallut qu'on traverse Paris en prenant un train sous la terre.
— Le métro, renchérit Hermione. Il n'a pas arrêté de grogner tout du long, c'était l'enfer.
— Je voudrais t'y voir avec ces trucs. Il pointa du doigt les béquilles qui étaient posées par terre à ses pieds.
— Mais Neville a raison, ajouta Harry, pourquoi tu as toujours ton plâtre ? A Sainte-Mangouste il t'aurait résolu ça en un rien de temps !
— Mais j'y suis allé à Sainte-Mangouste, s'énerva Draco. C'est des incapables. Apparemment il ne faut pas mélanger la médecine moldu et les soins des guérisseurs.
— Vous vous souvenez quand monsieur Weasley s'est fait hospitaliser. Elle s'adressait à tous les autres. Il a voulu tenter la médecine moldue et ça a été pire.
— Oui, même que maman lui a passé un sacré savon ce coup là, rit Ron.
— Et bien, là c'est pareil. A Sainte-Mangouste ils ne veulent prendre aucun risque avec le Poussos.
— J'en ai pour 1 mois, Pleurnicha Draco, en regardant son plâtre.
L'histoire fût de nouveau racontée à chaque nouvelle arrivée de convive, pour le plus grand plaisir des Potter qui riaient toujours autant.
La fête était sur le déclin, minuit ayant déjà sonné depuis deux heures, Hermione retrouva Draco avachi dans le canapé, toujours à la même place. Son pied était surélevé grâce à l'un des coussins du canapé. Elle s'assit à côté de lui, et lui sourit en lui tendant un verre de champagne. Elle était un peu euphorique après avoir bu quelques verres.
— Merci de m'avoir forcé à t'accompagner, lui dit-il doucement en jetant un coup d'œil à Harry et Seamus qui bavardaient, près de l'escalier. Finalement, si on ignore les moqueries sur ma jambe, c'était pas si mal.
— De rien. Elle posa sa tête contre son épaule. De toute façon, tu aurais fait quoi tout seul ? Elle leva le visage vers lui en ricanant.
— Je ne suis pas aussi désespéré Granger, la toisa t-il gentiment. J'aurais trouvé.
— Tu n'allais pas aller en soirée avec Blaise. Énuméra t-elle, en dépliant ses doigts. Tu tiens à peine sur tes béquilles. Si tu étais resté tout seul à ton appart', tu aurais fini par m'envoyer une montagne de courrier, peut être même une beuglante. Et Troisièmement, tu ne le diras jamais mais tu t'amuses bien avec les Potter.
Il ferma un doigt sur les trois qu'elle avait tendus.
— Deux bonnes réponses sur trois, sourit-il. Je vous ai connue meilleure que ça miss Granger.
— Et toi, meilleur menteur, dit-elle en étalant ses jambes sur la table du salon et en se serrant un peu plus contre lui au passage. Je sais que tu aimes bien mes amis.
— Je ne t'aurais pas envoyé de courrier. Il s'était penché vers elle. J'aurais juste débarqué chez toi.
— Je le savais, sourit-elle. Elle bailla longuement. Mais tu n'aurais pas pu transplaner.
— J'aurais trouvé un moyen de te rejoindre. Il avait baissé encore un peu la voix et sans qu'elle n'en prenne vraiment conscience, il l'avait naturellement enlacée.
— Ça c'est certain.
Il rit et serra un peu sa hanche alors qu'elle baillait encore un plus, les yeux à demi-clos.
— Tu es crevé, tu devrais aller te coucher.
— Mmmh, j'aimerais encore profiter de la soirée. Dit-elle.
— Il n'y a plus personne Hermione. Ils sont montés se coucher.
Elle se releva pour jeter un regard circulaire sur la pièce. Alors qu'elle se dirigeait vers la table ou se trouvait une note, elle entendit Draco tenter de se lever aussi. Elle lut la note de Ginny en rougissant, et sentit son souffle sur sa nuque. Il venait d'arriver derrière elle, et lisait déjà le petit mot.
— Je crois qu'on va devoir partager une chambre, Hermione.
Il se dirigeait vers ce qui devait être la salle de jeu de James, au fond d'un couloir, près de l'escalier. Hermione leva les yeux de la note de Ginny et le regarda clopiner. Son amie les prévenait qu'ils devaient « malheureusement » partager un lit dans la salle de jeu de James, tous les autres étant déjà pris.
Hermione suspectait Ginny de s'être arrangée pour ne pas les prévenir en avance afin de les mettre devant le fait accompli. Elle donna un coup de baguette pour éteindre toutes les lumières et se dirigea vers la seule qui subsistait en provenance de sa chambre de fortune, sa petite valisette à la main.
Quand elle arriva au pied de la porte, Malefoy était assis sur le lit dos à elle, complètement torse nu et enlevait son pantalon. La difficulté étant de le passer au dessus de son foutu plâtre.
Elle déglutit, et se dirigea vers son côté du lit afin de s'y asseoir. Ginny et Harry avaient du métamorphoser le petit canapé qui occupait cette pièce en un grand lit qui paraissait fort confortable. Ils avaient également ajouté, des petites tables de chevet avec chacune une petite lampe. Ils avaient fait les choses bien. Hermione en enlevant ses chaussures se demanda, si Ginny n'avait réservé ce luxe que pour eux.
Malefoy s'était glissé sous les couvertures et la regardait. Elle se leva, pieds nus, saisit ses affaires dans sa valise et se dirigea vers la sortie.
— Tu sais je ne mords pas Hermione. Tu ne vas pas dormir sur le canapé quand même ?
— Je… euh… non. Je vais juste dans la salle de bain me changer.
— Sinon je peux fermer les yeux si tu veux. Il se tenait sur ses coudes, le buste un peu relevé, un sourire goguenard plaqué sur son visage. La couette ne couvrait que la partie en dessous de son nombril. Tu veux que je fermes les yeux, Hermione ?
Il la regardait avec un petit air de défi, et malgré la rougeur de ses joues, elle fit demi-tour. Après tout, elle n'avait rien à cacher. Enfin elle regretta, quand elle se souvint du type de sous-vêtements qu'elle avait mis pour la soirée. C'était un ensemble en dentelle bleu nuit qu'elle mettait pour les évènements.
Elle tenta de se mettre en pyjama, en n'en montrant le moins possible, alors qu'elle se sentait épiée. Heureusement, son short et son vieux tee-shirt de nuit calmait le jeu. Enfin, selon elle.
Draco, lui, ne ratait rien du spectacle. Il n'avait pas pu détacher le regard de ce boxer en dentelle, jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière un short court en coton gris. Hermione avait passé un large tee-shirt couleur crème par dessus la peau nue de son buste. Il regrettait juste qu'elle n'ait pas retiré, le soutien-gorge qu'il avait aperçu. Ses regrets s'envolèrent quand il la vit passer les bras dans son dos, sous son tee-shirt. Elle passa ensuite la bretelle gauche par la manche gauche, avant de faire la même chose à droite, et de cette manche là, elle sortit l'intégralité du bout de tissus, sans même avoir eu besoin de se dévêtir. Quelle ingéniosité, il devait l'avouer.
Elle se retourna pour se coucher et il lui sourit. Son regard s'attarda très rapidement sur sa poitrine qu'il voyait pointer sous le tee-shirt. Cette nuit allait être un enfer.
Elle se coucha dos à lui au bord du matelas et éteignit les lumières d'un coup de baguette en lui souhaitant bonne nuit.
Quand elle se réveilla, une heure seulement avait passé. Draco était venu se coller à elle alors qu'elle n'avait pas bougé de son bord de matelas. Il avait passé son bras droit sous son oreiller et son bras gauche était posé sur son ventre. Elle sentait son souffle régulier dans ses cheveux, preuve qu'il dormait. Elle essaya de se dégager, mais cela ne fit qu'empirer la situation. Ses fesses s'étaient collées contre lui et elle le sentit resserrer sa prise alors que sa main gauche remontait vers sa poitrine. Elle tenta de bouger doucement mais il vint caler une jambe entre les siennes. Elle pouvait sentir ses cuisses nues contre sa peau. Elle essaya de nouveau mais il émit un petit gémissement en bougeant à son tour, et colla plus durement son bassin contre elle.
Elle ne savait plus dire si il dormait encore ou si il était réveillé. Mais elle sentait maintenant clairement son érection. Elle n'osait plus bouger alors qu'il bougeait doucement son bassin, en émettant de légers gémissements. Est ce qu'il fallait qu'elle se retourne. Et si il ne dormait pas. Hermione ne savait pas quoi faire, elle avait chaud. Elle aimait ça. A cet instant elle voulait plus. Mais c'était son ami. Alors elle retint son souffle et ferma les yeux, en ne bougeant plus du tout.
La seconde d'après, elle le sentit et l'entendit se lever. Il passa devant elle pour se diriger vers la porte, accompagné de ses béquilles, et quand il alluma la lumière du couloir, elle entrouvrit les yeux. Elle vit alors ce qu'elle avait sentit précédemment tout contre elle, une bosse longue et raide se dessinait clairement sur le devant de son caleçon. Elle le vit disparaître et entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et se fermer.
Au bout d'une minute ou peut-être deux, elle commença à entendre des bruits provenant de la salle de bain. Attirée, par une curiosité un peu perverse, elle se leva et se dirigea vers celle ci. Arrivée devant la porte, celle-ci était encore légèrement entrouverte. Depuis l'intérieur, on entendait de l'eau couler doucement et Hermione sentait la chaleur émise par la buée lui parvenir à travers l'interstice. Elle entendit soudain des râles de plaisirs et des petits bruits de claquement humide. Des « putain » étaient compréhensibles entre chaque gémissements. Sa morale lui disait de faire demi-tour, mais au lieu de ça elle poussa, très légèrement, la porte pour agrandir l'interstice.
Il lui apparût soudain, un peu flouté par le verre et la buée de la douche. Il était dos à elle, une main posée sur le carrelage en face de lui. Un sort d'imperméabilité couvrait son plâtre. Son autre main était quelque part devant lui. Et au vue du mouvement et des râles, Hermione pouvait aisément deviner son activité. Les muscles de son dos se contractaient à chaque aller et venue. Par instinct, elle serra les cuisses et les fesses, et sentit sa poitrine tendue contre le tissus de son tee-shirt. Il fallait qu'elle parte, ou peut-être qu'elle entre. Sa propre main jouait avec le bord de son short.
Alors que les râles de Draco s'intensifiaient, elle prit la décision de retourner dans la chambre. Elle se recoucha, non sans avoir touché du bout des doigt, une ou deux fois, son sexe au travers de son short. Elle ne pouvait pas, il pouvait revenir à tout moment. Elle gardait sa main serrée entre ses cuisses et bougeait de temps en temps ses doigts, lui provoquant ainsi de petits spasmes de plaisir. La bouche légèrement ouverte, elle savait que sa respiration était un peu trop rapide.
Quand il revint, elle ferma rapidement les yeux, son excitation toujours à son paroxysme. Elle sentit le matelas s'affaisser et pire que tout elle le sentit reprendre sa position tout contre elle ; Le bras coincé sous l'oreiller. Il respira dans ses cheveux et elle eut des frissons jusqu'aux orteils. Il dût croire qu'elle était réveillée puisqu'il lui parla.
— Tu dors ? Les mots étaient soufflés prêt de son oreille.
Elle ne répondit pas et garda les yeux définitivement clos, en souhaitant qu'il se rendorme. Elle ne pouvait pas craquer. Pas ici. Pas avec lui.
Ils étaient amis, c'est ce qu'ils s'étaient dits.
