…Il y a de l'espoir.
Titre du 14/12/2023 : … Il y a de l' espoir
Scorpion : Emma (OUAT)
E : Emma Swan
Créature 38 : Sorcière
Deux cent vingt septième baiser : Un baiser entre deux femmes
Prénom 41 : Neal
Ariel (Once Upon a Time)
Défi Sarah & son cerveau n°248 - Votre perso est un héros
Quatre aspects de… Lumine : Amitié : Écrire sur une amitié récente ou sur des amis prêts à tout pour l'autre/les autres
137) 100 façons d'écrire du drama
44) 50 nuances de OUAT
11 défis fusionnés (titre du jour, horoscope, alphabets, bestiaire fantastique, le défi des baisers, elles ont dit, de secondaire à principal, Sarah & son cerveau, quatre aspects, 100 façons, 50 nuances)
« Comment on va faire pour se la procurer cette boite de Pandore au juste ? Intervint Emma quelques secondes plus tard. Et d'ailleurs, est-ce que c'est la boite de Pandore ? Celle de la mythologie grecque ?
Rumplestiltskin secoua la tête.
- Non mademoiselle Swan, ce n'est pas la boite de Pandore qui renfermait tous les maux de l'humanité, ce n'est qu'une boite qui nous permettrait de retenir mon père prisonnier pour toujours.
- Si on arrive à l'y enfermer, cette boite contiendra réellement tous les maux de l'humanité, ironisa Neal.
- Comme je vous l'ai dit, poursuivit son père, la boite se trouve dans ma boutique. Je préférerais ne pas m'y rendre moi-même, Peter Pan pourrait en profiter pour vous attaquer, et je pense qu'il vaut mieux que nous évitions d'utiliser nos haricots magiques. Nous en aurons besoin pour rentrer une fois que nous aurons sauvé Henry et Wendy, et il serait préférable que nous en ayons trop plutôt que pas assez. Et je… je pense également que nous ferions mieux de tous rester ici, au même endroit, soudés, sans parler du fait que Pan risque d'envoyer un de ses sbires pour attaquer ceux qui se rendront à Storybrooke.
Certes, il avait demandé à Belle de lancer un sort de protection sur la ville, et il ne doutait pas qu'elle l'ait fait.
Mais qui savait de quoi l'immortel était capable au juste ?
- Alors quoi, ironisa Emma, on va espérer que ceux qui sont à Storybrooke vont penser à nous l'envoyer et vont parvenir à venir ici sans encombre ?
En entendant ces mots, Regina se figea.
Tout ce dont ils avaient besoin dans le fond, c'était de quelqu'un qui soit capable de passer entre les deux mondes, de faire l'aller et le retour sans que qui que ce soit puisse le bloquer.
Et dans son passé de méchante reine figurait la personne parfaite pour ça…
- Je pense que je… que je connais quelqu'un qui pourrait faire ça, dit-elle. Qui pourrait nous permettre d'avoir la boite sans que nous n'ayons à envoyer des gens de notre groupe.
En espérant qu'elle parvienne à la contacter, qu'elle soit là, quelque part, non loin, et surtout, qu'elle accepte de l'aider malgré ce qu'elle avait pu lui faire autrefois, qu'elle accepte de l'écouter et de la croire quand elle lui dirait à quel point elle était désolée.
Ils se retournèrent tous dans sa direction.
- Qui ? Lui demanda Emma, intriguée. Est-ce que c'est quelqu'un de l'île ?
Elle ne connaissait personne au Pays Imaginaire, et la Sauveuse sentit son cœur se serrer en envisageant la possibilité qu'elle ait pu mentir à ce sujet.
Ils venaient déjà d'apprendre que le Ténébreux leur avait caché quelque chose de terriblement important, ils n'allaient tout de même pas découvrir qu'elle en avait fait de même, pas vrai ?
Il était hors de question qu'ils laissent les secrets et les mensonges briser un peu plus leur unité déjà bien fragile.
Peter Pan avait déjà essayé et elle ne le laisserait pas réussir, ni lui ni qui que ce soit d'autre.
La brune secoua la tête.
- Non. Pas… pas exactement. Je pensais à une sirène. Elles peuvent passer de mondes en mondes sans avoir besoin de portail ou de haricot magique.
Killian fronça les sourcils en entendant cela.
- Tu penses sincèrement qu'une des sirènes de l'île acceptera de nous aider ? Dois-je te rappeler de quelle manière elles nous ont accueillis quand nous sommes arrivés ici ?
- Je ne pensais pas à une des sirènes du Pays Imaginaire, le contredit-elle. Non, je pensais à…
- Ariel, la coupa aussitôt Blanche-Neige alors qu'une lueur de compréhension apparaissait dans ses yeux et qu'elle se souvenait. Tu penses à Ariel.
La petite sirène ? Songea Emma, incrédule, avant de se demander comment elle pouvait encore être surprise par quoi que ce soit à ce stade.
Ce n'était pas comme si elle était la fille du prince Charmant et de la princesse Blanche-Neige et qu'elle voyageait actuellement avec d'autres personnages de contes après tout…
- Oui, approuva la sorcière. Mais… je doute qu'elle ait foncièrement envie de m'aider.
Il y avait de la culpabilité dans les yeux de son ancienne belle-mère, et l'archère sentit un mauvais pressentiment l'envahir.
- Tu… Je ne suis jamais retournée la voir après notre rencontre… J'aurais dû de toute évidence. Ça et bien d'autres choses, soupira-t-elle en lançant un regard attristé et coupable à Graham, le chasseur qu'elle n'avait jamais pu sauver alors qu'il avait tant fait pour elle. Mais il y avait la guerre, la reconstruction du royaume, et je ne savais pas où elle était alors je n'y ai plus pensé. Et je… je ne sais pas ce qu'elle est devenue après mon départ. Et peut-être que je me trompe, j'espère que je me trompe, mais je vais tout de même te poser la question. Regina. Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Regina ferma les yeux pendant quelques secondes.
D'abord Clochette, maintenant Ariel…
C'était presque drôle en un sens, que ses anciennes victimes, directes comme indirectes, reviennent la hanter au moment même où elle avait le plus besoin d'aide, alors même qu'elle faisait tout pour changer et devenir meilleure.
Et si ce qui était arrivé à la fée n'était pas réellement de sa faute, elle ne pouvait pas en dire autant concernant la sirène…
- Je lui ai volé sa voix, avoua-t-elle, elle n'a pas pu avouer ses sentiments au prince dont elle était tombée amoureuse et… elle est retournée sous l'océan, seule, le cœur brisé et désespérée.
Une lueur de tristesse apparut dans les yeux de la nouvelle mairesse de Storybrooke et elle ouvrit la bouche avant de la refermer, et si Regina crut qu'elle allait hurler, crier sa rage et sa colère contre la femme qui s'en était prise à une innocente juste parce qu'elle avait tenté de l'aider, elle n'en fit rien.
- Cette histoire, c'est entre toi et elle, se contenta-t-elle de dire d'une voix froide mais calme. Je ne m'en mêlerai pas. Et si jamais elle refuse de t'écouter ou de t'aider, je ferai tout pour la convaincre.
Peut-être n'agissait-elle ainsi que parce qu'ils étaient au Pays Imaginaire et qu'elle n'avait pas d'autre choix, mais Regina lui fut reconnaissante de ce geste.
- Merci.
- Bien… Fit Emma alors que le silence commençait s'installer. Comment on fait pour faire venir une sirène au juste ? Sans se planter de personne, évidemment.
Regina lui sourit.
- Pour ça tu n'as pas à t'en faire. Je m'en charge. »
§§§§
Quand elle se retrouva face au visage de la femme qui avait tout fait pour lui gâcher la vie, Ariel ne put empêcher son corps d'instinctivement se reculer.
Regina.
La méchante reine.
Celle qui s'était faite passer pour Ursula, la déesse de la mer, qui lui avait menti, qui l'avait manipulée et utilisée pour blesser son amie, celle qui lui avait volé sa voix et tous ses espoirs.
Comment osait-elle ?
Qu'est-ce qu'elle voulait au juste, se moquer d'elle, la railler ?
Elle avait eu ce qu'elle voulait, non, alors pourquoi par tous les océans du monde ne voulait-elle pas la laisser un tant soit peu tranquille ?
Elle voulut partir, s'en aller, fuir le plus loin possible de ce monstre, avant de réaliser qu'elle ne le pouvait pas et il ne lui fallut pas très longtemps avant d'en comprendre la raison.
La magie.
Elle avait utilisé la magie pour la stopper, l'empêcher de s'en aller.
Évidemment.
Pourquoi n'était-elle même pas surprise ?
Et elle ne pouvait même pas lui hurler dessus, la reine lui en avait volé la capacité en même temps que sa voix.
Aussi, quand elle réalisa quelques secondes plus tard, suite à un sortilège de la part de la brune, qu'elle pouvait à nouveau parler, elle la regarda avec incrédulité.
« Qu'est-ce que… bredouilla-t-elle. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Ce ne fut qu'à ce moment-là, une fois ces yeux moins aveuglés par la rage et la rancœur qu'elle réalisa que son ennemie n'était pas seule et que non loin d'elle se trouvait Blanche-Neige et d'autres personnes qu'elle ne connaissait pas.
Une Blanche-Neige bien différente de celle qu'elle avait côtoyée autrefois, aux cheveux courts, et qui alors même qu'elle était non loin de la femme qui avait passé une éternité à essayer de la tuer, ne semblait même pas avoir peur.
Ça n'avait pas le moindre sens.
- Avant toute chose, commença Regina, je voulais vous dire à quel point… je suis désolée. Pour tout ce que je vous ai fait. Pour votre voix. Les jambes que vous n'avez jamais pu avoir par ma faute, cette fin heureuse qui aurait dû être à vous et que je vous ai volée. Je suis navrée.
Quoi ?
Est-ce que c'était bien la méchante reine qui se trouvait devant ses yeux ?
- Je… je ne comprends pas. Pourquoi m'avez-vous appelée ?
- Pour vous proposer un marché. J'ai besoin de votre aide, Ariel. Je voudrais que vous fassiez quelque chose pour moi.
- Pourquoi est-ce que j'accepterais de faire quoi que ce soit pour vous ? Lui rétorqua la sirène, sur la défensive.
- Parce que je peux vous rendre tout ce dont je vous ai privée autrefois. Votre voix. Vos jambes. Une chance d'être réunie avec l'homme que vous aimez. En échange je ne vous demande qu'une seule chose. D'aller me chercher un objet dans un autre monde.
Ariel la regarda avec un air suspicieux.
- Vous avez besoin de ça pour quoi exactement ?
- Pour sauver mon fils des griffes d'un monstre.
Les yeux de la rousse s'écarquillèrent de surprise.
Depuis quand la méchante reine avait-elle un enfant ?
Et depuis quand n'était-elle plus en quête de vengeance ?
- Ariel, intervint alors Blanche-Neige, je sais que ça peut sembler difficile à croire, mais… elle a changé. Elle est devenue meilleure. Elle tiendra sa promesse envers toi, je te le jure. Mais pour ça nous avons besoin de ton aide. Je t'en prie, aide-moi à sauver mon petit-fils.
Le cerveau de la sirène ne tenta même pas de comprendre toute l'étendue de la complexité de cet arbre généalogique de malheur qui venait tout juste de se dévoiler en seulement quelques phrases.
Elle reporta son regard sur Regina à la place.
- Ma voix. Mes jambes. Sans conditions, et pour toujours, sans que vous ne me les enleviez jamais, si jamais je rapporte ce dont vous avez besoin. C'est d'accord ?
Regina hocha la tête, sans broncher.
- Bien sûr. Tout ce que vous devrez faire c'est aller dans le monde sans magie, à Storybrooke. Le Ténébreux vous indiquera comment faire, quel objet vous devez trouver et qui contacter pour le faire. Une fois tout cela fait, ajouta-t-elle en faisant apparaître le bracelet magique dont elle s'était servie autrefois, je ferai en sorte que ce bracelet vous permette d'avoir des jambes pour le reste de votre vie si c'est toujours ce que vous voulez. Pour l'instant, vous ne pourrez en avoir que durant les prochaines vingt-quatre heures, ajouta-t-elle avant de lui lancer le bracelet, qu'elle rattrapa aussitôt.
Vingt-quatre heures.
Bien sûr qu'elle faisait en sorte qu'elle ait une raison valable de revenir et de ne pas s'enfuir, ça non plus ça ne l'étonnait pas.
- Storybrooke ? C'est là que les habitants de la Forêt Enchantée ont été envoyés quand le Sort noir a été lancé, non ?
Elle en avait entendu parler, un peu, mais elle savait peu de choses en dehors de ça, elle se mêlait le moins possible aux humains, ne pouvant pas réellement aller les voir en dehors de l'océan ou leur poser des questions.
Elle aurait aimé pouvoir le faire pourtant.
Il y avait tant de choses qu'elle aurait voulu pouvoir faire et que Regina lui avait empêché d'accomplir.
- Est-ce qu'Eric se trouve là-bas ? Demanda-t-elle d'une voix emplie d'espoir.
Regina songea à se taire, au début, à garder ça pour plus tard, et elle l'aurait fait, avant, si elle n'avait pas sincèrement regretté ce qu'elle avait fait à Ariel et qu'elle ne l'avait appelée que pour se servir d'elle.
Mais ce n'était pas le cas.
Maintenant, elle voulait se racheter, vraiment, ce qui signifiait que son bonheur avait de l'importance pour elle et si elle pouvait lui permettre de l'obtenir, alors elle ferait de son mieux pour l'aider.
Et lui dire que son prince était à sa portée semblait bien peu de choses en comparaison de ce que la sirène allait faire pour eux.
- Oui. Il est à Storybrooke.
Le regard de la jeune femme se mit à briller et elle se tourna vers Rumplestiltskin.
- Très bien. Alors, dites-moi ? »
§§§§
Ce n'était qu'une simple fourchette.
Un objet normal, banal, simple, quelque chose qu'on trouvait dans le monde sans magie comme dans la Forêt Enchantée, mais c'était également un objet si typiquement humain que Belle n'était dans le fond même pas surprise de voir Ariel être émerveillée en en voyant une pour de vrai.
Cela faisait si longtemps qu'elle n'était pas remontée à la surface après tout, et la sirène se souvenait en avoir utilisé une autrefois, pour blesser Regina alors qu'elle s'attaquait à Blanche-Neige.
Elle aurait aimé en garder un autre souvenir, quelque chose qui ne soit pas teinté de cette souffrance infligée par la méchante reine.
Tout en continuant de chercher la boite de Pandore en suivant les indices donnés par le Ténébreux, Belle regardait Ariel de temps en temps, amusée et attendrie par sa fascination qui avait empêché au début la rousse de l'aider dans ses recherches, après être tombée sur cette fourchette qui se trouvait dans un coin de la boutique.
Elle la comprenait bien, après tout, elle aussi elle avait ressenti de la fascination pour le monde sans magie quand elle l'avait découvert pour la première fois après la fin de la malédiction.
Quand la bibliothécaire mit enfin la main sur l'objet tant convoité, elle sourit à Ariel.
Après avoir passé près d'une semaine dans l'angoisse en ne sachant pas ce qui avait pu arriver à ceux qui étaient partis pour le Pays Imaginaire, sans savoir quoi que ce soit, voilà que non seulement elle avait des nouvelles d'eux, qu'elle apprenait qu'ils étaient sains et saufs, mais en plus elle avait la capacité de les aider à réussir à vaincre Pan.
Et même si l'espoir ne l'avait jamais réellement quittée, en cet instant, il venait tout juste de grandir et de s'épanouir comme jamais auparavant, maintenant elle avait quelque chose de concret et de réel, elle savait qu'ils avançaient du mieux qu'ils pouvaient.
Et oh comme elle croyait en eux.
Tellement fort.
Alors qu'elle regardait Ariel partir avec la boite, sans encombres, elle se sentit également rassurée.
Personne ne les avait attaquées durant leurs recherches, c'était une preuve que leur sort de protection fonctionnait bien puisque Peter Pan n'avait envoyé personne.
La ville était en sécurité, c'était au moins ça de gagné.
§§§§
Rumplestiltskin ne s'autorisa à respirer de nouveau que lorsque la sirène surgit de l'eau avec la boite de Pandore dans les mains.
Elle avait réussi.
Elle y était parvenue.
Prudent, il vérifia que c'était bien elle, et s'assura que la boite était bien celle dont ils avaient besoin, qu'elle fonctionnait et qu'il pourrait l'utiliser contre son père.
Il sourit.
C'était bien le cas.
« Est-ce que Belle va bien ?
- Elle va bien, lui confirma la rousse, elle vous souhaite bonne chance. Elle croit en vous, en vous tous.
Rumple sourit.
- Je n'en ai jamais douté.
- Depuis combien de temps est-ce qu'on est partis ? L'interrogea Emma, fébrile.
- Belle m'a dit que nous étions le 7 juin 2012.
Le jeudi 7 juin 2012.
Donc ça faisait une semaine qu'ils étaient partis, ce n'était pas autant qu'ils ne l'auraient craint.
- Merci, lui dit David, merci infiniment.
Ariel lui sourit et se retourna vers Regina qui venait d'enchanter le bracelet une fois de plus et elle le remit à son poignet, toujours un peu méfiante.
- Si jamais il s'avère que ça ne fonctionne pas, je vous autorise à revenir sur cette île et à me noyer en représailles.
Ariel ne voulut même pas savoir si elle plaisantait ou non.
- Merci, lui répondit-elle malgré tout.
- Non. Merci à vous. Et… j'espère que vous arriverez à arranger les choses. Et Ariel… soyez heureuse.
Elle semblait sincère.
Ça n'effaçait rien de ce qu'elle lui avait fait, et elle avait fait appel à elle parce qu'elle était désespérée, certes, mais elle voulait réellement se racheter.
C'était plus que ce à quoi elle s'attendait.
Elle acquiesça, une lueur de défi dans le regard.
- Comptez sur moi. »
Puis elle disparut et Regina eut le sentiment que tout se passerait bien pour elle.
Elle l'espérait du moins.
§§§§
Regina avait le sentiment de ne plus sentir le moindre de ses muscles.
Ou de peut-être trop les sentir justement, vu à quel point elle avait mal actuellement.
Non loin, tout le monde au camp en dehors de Rumplestiltskin dormait ou tentait de le faire, et malgré la fatigue, elle s'en sentait incapable.
Pas alors que l'espoir, l'exultation et l'excitation la tenaient éveillée, parce qu'ils étaient à deux doigts d'arriver au camp, parce qu'ils avaient la boite de Pandore (le tout était de trouver un moyen d'immobiliser Pan désormais et de réussir à l'enfermer sans qu'il ne puisse se défendre) et qu'ils n'avaient jamais été si prêts du but.
Quand une silhouette se rapprocha d'elle et qu'elle aperçut la chevelure blonde d'Emma Swan qui s'asseyait à ses côtés, elle réalisa qu'elle n'était en fin de compte pas la seule à ne pas être en train de dormir.
La Sauveuse lui sourit.
« Je crois qu'on y est presque, tu ne crois pas ?
Ses yeux pétillaient, comme jamais auparavant depuis le début de leur périple.
La sorcière sourit.
- Oui, je le pense aussi.
Le regard de son amie s'attarda sur elle.
- C'est bien ce que tu as fait pour Ariel. L'aider, de cette manière, lui rendre ce qu'elle avait perdu.
La brune haussa les épaules.
- Je n'aurais rien eu à faire si je ne le lui avais pas enlevé en premier lieu.
- C'est vrai. Mais tu as décidé de faire en sorte qu'elle ait une fin heureuse, après avoir ruiné sa vie. Tu as vraiment changé. Et je suis fière de toi. »
Elle continuait de la regarder, un sourire sur les lèvres, et Regina finit par se demander si elle avait encore quelque chose à lui dire.
Puis Emma l'embrassa.
Oh.
Oh.
Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne s'y attendait pas, ni qu'elle n'espérait pas que ça arriverait un jour, surtout depuis le temps qu'elle et la princesse se tournaient autour, mais aucune d'elle n'avait rien tenté jusque-là et elle avait toujours pensé que ça continuerait ainsi jusqu'à leur départ de cette île de malheur.
Ce n'était pas censé se passer comme ça.
Leur premier baiser aurait dû avoir lieu ailleurs, dans la Forêt Enchantée ou à Storybrooke ou ailleurs, n'importe où qui ne soit pas cette île maléfique emplie d'ombres et de ténèbres.
Elles auraient dû s'embrasser sans craindre d'être à deux doigts de perdre leur fils.
Mais Emma lui sourit et l'embrassa une seconde fois, alors ça signifiait peut-être que tout n'était pas complètement perdu.
Et finalement, elles n'auraient pas à attendre d'être rentrées à Storybrooke pour réussir à déterminer si l'autre ressentait la même chose.
A suivre…
