Dans les bois.
Titre du 17/08/2024 : Dans les bois
Poisson : Neal Cassidy / Baelfire (OUAT)
N : Neal Cassidy
Créature 38 : Sorcière
Préjugé 21: Les hommes ne pleurent pas
Prénom 41 : Neal
Défi Sarah & son cerveau n248- Votre perso est un héros
Quatre aspects de… Werner Reinhardt/Daniel Whitehall (Marvel) : Leader d'Hydra : Écrire sur l'antagoniste de votre fandom ou sur un dirigeant malintentionné
137) 100 façons d'écrire du drama
44) 50 nuances de OUAT
10 défis fusionnés (titre du jour, horoscope, alphabets, bestiaire fantastique, cassons les préjugés, elles ont dit, Sarah & son cerveau, quatre aspects, 100 façons, 50 nuances)
Hey!
Ça faisait longtemps.
Ah et comme c'est très la dépression en ce moment je pense que pour que ce qui est de la suite... ouais là aussi ça va être compliqué, elle va clairement pas venir tout de suite.
Les choses, songea Peter Pan avec agacement, étaient loin de se passer telles qu'il les avait prévues.
Quand il avait envoyé Jean et Michel Darling enlever Henry Mills, un enfant dont il ne savait absolument rien, à part qu'il était son arrière-petit-fils et possédait le cœur du plus pur des croyants, et quelques autres choses, il ne le connaissait pas et l'immortel avait cru que les choses seraient faciles.
C'était un enfant de dix ans qui était probablement facilement manipulable et qui, une fois loin de sa famille, de Storybrooke et des siens, serait simple à influencer et à convaincre.
Des garçons comme lui, il en avait rencontré des dizaines, des centaines au fil des siècles, seuls, abandonnés par leur famille, et il les avait tous brisés, sans exception.
Ce ne serait qu'un de plus parmi tant d'autres, un qui lui permettrait d'enfin obtenir ce qu'il cherchait à avoir depuis qu'il avait passé un marché avec l'ombre de l'île, des siècles plus tôt.
La vie et la jeunesse éternelles, sans condition ni limite de temps.
Il croyait à la magie, il suffisait de parvenir à le convaincre que sur cette île, il était important (ce qu'il était d'ailleurs, mais pas pour les raisons que Peter Pan lui donnerait), qu'ils avaient besoin de lui, qu'il était le seul à pouvoir les sauver, sauver la magie.
Il était jeune, forcément naïf, il ne pourrait que croire à cette fable inventée de toute pièces par le sorcier.
Mais désormais, il n'en était plus aussi sûr.
Parce que Henry n'était au bout du compte pas entièrement tel qu'il l'avait imaginé.
Innocent, naïf, il l'était bien moins qu'il n'aurait dû l'être, et c'était sans doute dû à son séjour imprévu dans la Forêt Enchantée, alors même que la malédiction n'était pas encore brisée.
Il avait été abandonné par sa mère, comme Baelfire avant lui, comme tant d'autres enfants perdus qui s'étaient retrouvés au fil des ans au Pays Imaginaire, pourtant, il ne réagissait pas de la même manière qu'eux.
Il n'avait jamais entendu une seule fois la musique de la flûte de Pan quand l'immortel en jouait, peu importe tous ses efforts pour le faire sombrer dans le désespoir et la solitude, toutes ses tentatives pour lui faire accepter le fait que sa famille ne viendrait pas le chercher, qu'elle échouerait.
Il n'avait pas réussi, même si cela faisait des jours que l'enfant n'avait pas eu de nouvelles de ceux qu'il attendait si désespérément, il n'était théoriquement même pas censé savoir qu'ils étaient là.
Pourtant, il n'avait toujours pas perdu espoir.
Il résistait, il tenait toujours, plus longtemps que les autres, plus longtemps qu'il n'aurait dû.
C'était sans doute, finit par réaliser Peter Pan, là que résidait le problème dans le fait qu'Henry était le plus pur des croyants.
Henry avait la foi.
Même si ça n'avait aucun sens, même si tout était contre lui, même s'il n'y avait aucune chance que sa famille réussisse.
Il y croyait, de toutes ses forces, de toute son âme, de tout son cœur, tout comme il avait cru à la malédiction, à la magie, au fait que sa mère était la Sauveuse, il croyait en ceux qu'il aimait, tout simplement.
Pour celui qui avait autrefois été Malcolm et qui n'avait jamais aimé qui que ce soit en dehors de Fiona et de lui-même, c'était une notion plutôt difficile à concevoir.
Mais, en rétrospective, ça n'aurait pas dû l'étonner.
Emma l'avait abandonné, mais il l'avait retrouvée et malgré le peu de temps qu'ils avaient passé ensemble, un véritable lien s'était formé entre eux, la blonde avait tout fait pour le retrouver quand il avait disparu.
Il avait retrouvé le reste de sa famille, son père, ses grands-parents, il les avait réunis, et surtout, il avait été élevé par Regina et pour toutes ses erreurs, elle lui avait prouvé qu'elle l'aimait, elle avait changé pour lui, il n'était pas un de ses orphelins emmenés par l'ombre jusqu'à l'île.
Si Peter Pan avait su tout cela, peut-être aurait-il compris.
Ou peut-être pas.
Peut-être que son cœur était sombre et mort depuis bien trop longtemps pour qu'il puisse se soucier de ce genre de choses.
En tout cas, il en avait la certitude, convaincre son descendant de lui donner son cœur serait bien plus difficile qu'il ne l'aurait pensé.
Il n'avait plus qu'à espérer que ses mensonges au sujet de Wendy seraient suffisants pour le faire accepter de faire ce qu'il voulait pour lui.
Et ce même si Félix lui avait bien dit que Henry savait la vérité au sujet de la jeune anglaise.
Mais bon.
Il était Peter Pan, il était un des meilleurs menteurs qui soit.
S'il y avait bien quelqu'un qui pouvait manipuler quelqu'un et faire en sorte qu'Henry finisse par croire le contraire de la vérité, c'était lui.
§§§§
Vaincu.
Pour la première fois depuis qu'il le connaissait, il avait enfin vaincu Félix.
Neal repensa à son lui de quatorze ans, celui qui était resté prisonnier pendant tellement de temps qu'il ne savait même plus quel âge exactement il était censé avoir, celui qui avait tellement souffert à cause du garçon qui se trouvait en face de lui, et il ne put s'empêcher de sourire.
Ça ne suffirait pas.
Ça n'effacerait jamais ce qui était arrivé, ce qu'il avait vécu, tout ce qu'il avait enduré, mais…
Mais il avait gagné.
Il n'était plus un petit garçon effrayé et sans défense, il était un adulte, il n'était plus seul, et surtout…
Il était en colère.
Plus encore qu'il ne l'était à l'époque, quand il avait principalement peur, et si la peur était toujours là, la rage était presque plus forte.
Parce que quand il avait fui le Pays Imaginaire, il avait naïvement cru qu'il n'aurait plus affaire aux monstres qui peuplaient ses cauchemars, qu'il serait libre.
Maintenant il connaissait la vérité, brutale, amère et désespérante.
S'ils ne parvenaient pas à vaincre Peter Pan, ici et maintenant, à lui ôter tout moyen de leur faire du mal dans le futur, en plus de lui arracher Henry et Wendy, ce ne serait jamais terminé.
L'immortel reviendrait les hanter, avec son ombre et ses garçons perdus, jusqu'à ce qu'il emporte la victoire.
Neal sentit quelque chose de sombre et de mauvais s'agiter en lui, et Félix continuait de sourire, malgré tout, comme si ce qu'il venait d'accomplir n'avait pas la moindre importance, et quand il ramassa l'épée du blond, ce ne fut pas vraiment uniquement dans l'intention de l'empêcher de nuire.
Parce que, au vu de ce qu'il savait, il voulait, il voulait…
Il voulait…
Il aurait sans doute dû chasser la pensée dès son éclosion dans son esprit, mais il connaissait les effets de l'ombrève, de ce que ce poison faisait aux gens, une mort lente et douloureuse si on ne prenait pas l'antidote, qu'on ne buvait pas de cette eau enchantée, condamnant ceux qui la buvaient à rester coincés indéfiniment sur l'île.
Il doutait que cette partie-là aurait dérangé Félix, fidèle à Peter Pan comme il l'était, mais la douleur…
Est-ce que la promesse, ou plutôt la menace d'une telle souffrance suffirait à l'inciter à leur révéler ce qu'il savait et à leur dire où se trouvait Henry?
Dans le fond, il savait bien que ce ne serait pas le cas, que Félix se tairait, ne trahirait jamais le maître de l'île, quoi qu'il arrive, mais il voulait…
La rage l'envahit à nouveau.
Tout ce qu'il avait toujours voulu, c'était qu'on le laisse tranquille.
Pourquoi avait-il fallu qu'ils reviennent et tentent une fois de plus de ruiner son existence, de la réduire à néant, comme si elle ne valait rien?
Alors pourquoi pas?
Pourquoi n'utiliserait-il pas les armes de ses ennemis, ne les retournerait-il pas contre eux, ne les ferait-il pas souffrir comme eux l'avaient fait souffrir?
Il avait échappé à l'ombrève, certes.
Mais il avait été retenu prisonnier sur l'île, torturé, et aucun de ses bourreaux n'avait jamais été puni pour ça.
Maintenant qu'il avait l'un d'eux à sa merci, que les rôles avaient été inversés, plus rien ne le retenait vraiment.
(Après tout, rien ne les avait retenus à l'époque, et il se souvenait de ses hurlements, de leurs rires, de ses larmes, de ses blessures, du sang, des cicatrices qui avaient mis tellement de temps à disparaître, et il se demanda une fois de plus comment il faisait pour ne pas hurler en permanence.)
Il avait l'épée, et il savait comment s'en servir sans tuer le garçon perdu, même sans l'ombrève, il saurait le faire souffrir, rien qu'en le poignardant dans la main, dans la jambe, le bras ou même le ventre, et peut-être même pouvait-il le laisser se vider de son sang…
Ce n'était pas comme si Félix avait jamais mérité la moindre clémence de sa part.
Ce n'était pas comme s'il n'aurait pas exactement fait la même chose s'il avait été à sa place.
Neal serra les dents.
Après tout, oui.
Pourquoi n'y aurait-il pas eu droit lui aussi?
Pourquoi n'aurait-il pas eu le droit d'agir en méchant lui aussi?
Crochet, Regina, Rumplestiltskin, et tant d'autres, ils l'avaient fait, ils avaient commis des actes abominables, blessé des innocents, couru après leur vengeance sans se soucier des conséquences.
Ils n'étaient plus les mêmes qu'autrefois, mais ça n'effaçait nullement ce qu'ils avaient fait par le passé.
Et Félix…
Oh, Félix était loin d'être un innocent ou une victime.
Neal savait bien que ce n'était que des excuses, de faux prétextes, que c'était mal, mais une part de lui-même s'en fichait éperdument.
Lui aussi il avait le droit de réclamer justice.
Ou vengeance.
Dans ces conditions, les deux concepts tendaient à se mélanger, à se mêler l'un à l'autre.
(Et oh comme il comprenait maintenant, alors qu'il sentait rugir en lui toute cette rage, toute cette haine.)
Il voulait retrouver son fils, à tout prix.
Quitte à devoir se salir les mains pour ça si c'était nécessaire.
Leur ennemi n'avait aucun scrupule à le faire, lui.
Et ici, au Pays Imaginaire, les règles habituelles n'avaient plus court.
Tout ce qui comptait, c'était survivre.
Et gagner.
Résolu, Neal s'avança, l'épée à la main.
§§§§
La lueur sombre qui apparut dans les yeux de Neal quelques secondes après la fin de son combat contre Félix inquiéta aussitôt le pirate.
Il avait déjà vu le jeune homme être en colère par le passé, l'exemple le plus parlant et le plus frappant qui lui venait à l'esprit était le moment où il avait découvert la vérité sur Milah, suivi par sa tentative de le provoquer en duel.
La colère, la rage, la haine et le désespoir, il avait vu toutes ces émotions danser dans les yeux de l'adolescent, il s'en souvenait parfaitement bien.
Tout cela n'était rien face aux flammes qui brûlaient actuellement dans son regard, et en dehors de Peter Pan, le capitaine du Jolly Roger doutait que Neal ait à cet instant précis autant détesté quelqu'un que Félix.
Il vit Baelfire lâcher sa propre épée et serrer le poing autour de la garde de l'épée de Félix, qu'il venait tout juste de ramasser, celle qui était imprégnée d'ombrève, et aussitôt il sut.
Il comprit que quelque chose allait arriver, et les autres étaient soit moins attentifs, soit en train de chercher Henry ou de surveiller les autres enfants perdus, aussi ils ne remarquèrent probablement rien.
De toute façon, ça n'aurait sans doute rien changé.
Tout se passa très vite, et Killian sursauta en voyant le père d'Henry brandir l'arme en l'air avant de la planter avec résolution dans le pied de son ennemi, le clouant littéralement au sol.
Le hurlement de douleur et de surprise de Félix déchira l'air, et tout le monde se figea sur place, tandis que leurs prisonniers commençaient à trembler de peur.
Sans doute craignaient-ils d'être les prochains sur la liste.
«Où est Henry? Hurla Neal d'une voix glaciale et dénuée de pitié.»
Le regard d'Emma s'écarquilla sous l'horreur et le choc, tandis qu'elle dévisageait Neal comme si elle le voyait pour la première fois.
Jamais elle ne l'avait vu être aussi furieux, aussi désespéré, pas même durant leurs recherches pour retrouver le camp de Peter Pan, ou lors des deux combats contre les enfants perdus.
C'était différent cette fois.
C'était la première fois qu'elle le voyait craquer de cette manière, user de violence, utiliser ce genre de méthode, et surtout…
Elle ne se serait jamais attendue à ce que ce soit lui qui le fasse.
Crochet, Rumplestiltskin ou Regina, vu leur passé, cela ne l'aurait pas surprise, mais Neal…
Neal avait réussi à garder le contrôle jusque-là.
Ce temps-là était terminé.
Finalement, elle n'était pas étonnée non plus, une fois la surprise passée, son ex petit-ami avait une histoire avec cette île, un passé chargé, il était à bout, comme eux tous, et elle réalisa alors à quel point il était à deux doigts de s'écrouler.
Elle aurait aimé s'en rendre compte plus tôt.
Elle réalisa soudainement quelle épée il avait utilisée, qu'elle tuait, quoi qu'il advienne, à moins d'avoir accès à l'antidote à temps, et elle ne savait pas au juste s'il avait fait cela uniquement pour le faire souffrir le plus possible afin de lui soutirer des informations, ou s'il avait également l'intention de le mener à la mort, mais elle s'en moquait.
En fait, elle lui en était même reconnaissante pour ça.
Il était temps que les monstres qui leur avaient fait du mal et qui avaient enlevé son fils commencent à payer.
§§§§
L'éclat de rire qui sortit de la gorge de Félix les surprit tous.
Celui-ci continua de grimacer de douleur, le sourire aux lèvres, comme si ce n'était rien.
Son corps allait bientôt brûler de douleur à cause du poison avant de finir par le lâcher complètement et lui il s'en fichait.
Neal aurait aimé que cela ne l'atteigne pas autant, que savoir qu'il n'arrivait même pas à réellement le faire souffrir ne le rende pas aussi misérable.
«Hé bien Baelfire, je te félicite, je dois l'admettre, je ne pensais pas que tu avais ça en toi…
L'ancien enfant perdu se mordit la langue jusqu'au sang pour ne pas hurler.
Pourquoi?
Pourquoi fallait-il qu'à chaque fois qu'il tentait quelque chose, il échoue constamment?
- Où est Henry? Demanda-t-il une nouvelle fois à son ancien bourreau avant d'ôter l'épée de sa blessure, constatant avec satisfaction les débuts de l'infection due à l'ombrève qui commençait déjà à se répandre lentement dans ses veines. Ou bien où est Pan? J'imagine qu'ils se trouvent au même endroit et que tu le sais forcément.
Félix se contenta de lui offrir un sourire moqueur bien que douloureux.
- Je ne te dirai rien.
Neal se préparait à utiliser son épée pour le faire souffrir à nouveau quand il sentit une main se poser sur son bras.
Il aurait cru que ce serait celle d'Emma ou de ses parents, Clochette ou un des frères Darling.
Pas celle de Crochet.
- Arrête, se contenta-t-il de lui dire.
Neal éclata d'un rire nerveux et brisé.
- Ah, parce qu'il a arrêté lui peut-être?
Il sentit la main du pirate se crisper et en voyant la colère sur son visage, il ne put que s'étonner une fois de plus de constater qu'il se souciait réellement de lui et de ce qu'il avait vécu.
Les choses avaient bien changé.
- On sait tous les deux qu'il ne dira rien. Ça ne servirait à rien que tu continues.
- Sauf à me défouler, ironisa Neal, et là tout de suite, j'en ai bien besoin.
- Ça veut dire aussi perdre du temps dans nos recherches pour retrouver Henry, le contredit le pirate, et il ne put pas lui donner tort.
Il soupira avant de planter l'épée dans le sol et de s'éloigner de Félix, laissant Emma l'attacher lui aussi.
- Je crois que… que je ne vais pas y arriver, murmura alors Neal, et Killian n'aima pas la manière dont il sentit sa voix vaciller.
- Félix est un petit con, tenta-t-il de le rassurer, ne te laisse pas atteindre par ses mots. On ne s'en sort pas trop mal pour l'instant, non?
Le brun essaya de sourire, mais le marin ne put s'empêcher de remarquer qu'il était en train de pleurer, et après tout ce qu'il s'était passé, ça n'avait rien de surprenant.
Ils venaient de remporter une victoire et pourtant aucun d'entre eux n'avait véritablement l'impression d'avoir gagné.
Quand il sentit Neal se jeter dans ses bras pour le serrer contre lui, il se figea, stupéfait.
Qu'est-ce que…
- Merci, merci de… Je sais pas, d'être là, tout simplement, et d'aider, je… J'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais… merci.
Rumplestiltskin fronça les sourcils, perplexe, en assistant à ça, mais ne put pas y réfléchir bien longtemps, une voix finissant par s'élever quelques secondes plus tard.
Celle d'un des garçons perdus.
- On… on pense savoir où est Henry.»
Tous les regards se tournèrent vers eux, et en apercevant une lueur de contrariété dans les yeux de Félix, Killian eut le pressentiment que ce n'était pas un mensonge.
Et même si c'était le cas, Emma saurait probablement le débusquer rapidement.
Après ce demi-échec au camp, et leur impossibilité de trouver où était Henry, il reprit espoir.
Peut-être qu'au bout du compte, ils allaient vraiment réussir à vaincre Peter Pan.
A suivre…
