Chers Douziens,

Voici un nouveau chapitre qui signe le début de l'aventure pour nos héros.

Certaines parties sont destinées à un public majeur averti.

Afin de respecter la pensée de chacun et pour ceux qui ne veulent pas lire ce genre de scène, voici les passages auxquels il faudra passer votre lecture.

« Ses mots lui transpercèrent l'âme « à « au confins de ses songes »

Ainsi que la dernière scène, bien que plus légère.

Comme à mon habitude, voici une playlist que je vous conseille au fil de votre lecture.

Kingdom Dance ( From « Tangled »/ score »)

The Tudors - An Opportunity For Loyalty (Season 2)

Sadida's king

Memory of Geisha - Confluence-

The Tudors - More is Jailed ( Season 2 )

The Tudors - Fun and Games ( Season 1)

Je vous souhaite à tous, une excellente lecture.

Saru


CHAPITRE premier

PREMONITIONS

Le soleil s 'embrasait dès son coucher, sur les fronts languissants, jetant encore quelques rayons tremblants qui combattaient l'arrivée de la nuit. La ville était plus vivante que jamais, l'heure étant aux festivités. Les rues ornées de guirlandes lumineuses et bannières colorées illuminaient les mines de fierté et d'excitation des Sadidas et Eliatropes. Des musiciens jouaient des mélodies entrainantes sur des instruments traditionnels, tandis que les danseurs et danseuses en tenues folkloriques exécutaient des chorégraphie complexes et gracieuses. Les marchés bondés, offraient une variété de mets délicieux et de boissons et d'alcools locales. L'air imprégné de l'odeur des fleurs fraîches démontrait la prospérité de la nature que les Sadidas vénéraient tant. Des feux d'artifices éclataient dans le ciel, projetant, des éclats de lumières multicolores se reflétant dans les yeux émerveillés des enfants. Contemplants ces explosions déchirant le voile du silence de ce début de soirée, maquillant les premières étoiles. De multiples couleurs grignotaient l'astrée, s'étalant peu à peu sur l'espace azuré.

Des traits lumineux transperçant les cieux, des pinceaux explosifs semblant peindre une toile, les fusées lumineuses fendant la Voie lactée. Des tentacules dorées semblaient se déployer pour se détacher en fleurs de lys , de couleurs rouges, jaunes. Sur les épaules de sa grande soeur, Pin essayait d'attraper ces petites lucioles de couleurs sous les yeux amoureux d'Evangelyne et de Tristepin, s'échangeant un baiser tendre et passionné.

On pouvait entendre de partout, des rires, des chants et des acclamations. Des artistes de rue divertissaient les foules avec des spectacles de jonglerie et de magie ajoutant une touche de féerie à la soirée. Au centre de la place principale, Yugo et Amalia apparurent pour saluer leur sujet. Leur présence rayonnait de complaisance et de promesse. La Reine prit la parole pour remercier son peuple pour leur soutient et leur amour. Le Roi, à ses côtés, ajouta quelques mots, exprimant son engagement durant cette nouvelle ère de règne.

Le buffet prit majestueusement place. Magnifiquement garni de plats délicieux et exquis, offrant une multitudes de saveurs pour satisfaire tous les palais. Sur de longues tables dressées avec soin, de nombreux plats colorés et appétissants, furent disposés avec élégance. Des plateaux de hors-d'oeuvre raffinés, garnis de petits fours, de canapés, de bouchées gourmandes, invitaient à se régaler en ce début de soirée. Vint par la suite, des assortiments de fromage fins et de charcuterie délicates proposées accompagnées de pain frais et de condiments savoureux. Au centre des tables trônait les préparations chaudes, mettant en valeurs les saveurs riches et variées de la cuisine Sadida. Des plats traditionnels et exotiques se côtoyaient harmonieusement offrant un véritable festin pour les sens.

Des stations de cuisine, à la minute, permettaient aux convives de déguster des mises en bouche fraichement préparés sous leur yeux émerveillés. Des chefs Sadidas talentueux s'affairaient derrière les comptoirs en concoctant des préparations exquises et alléchantes. Et pour clôturer en beauté ce festin somptueux, une sélection de desserts divins mettant en vedette des pâtisseries délicates, des fruits frais et des douceurs sucrées qui faisaient fondre toutes les papilles. Euphoriques et animés par la joie de la fête, les Eliatropes et les Sadidas entrechoquèrent leur verre dans un toast à la paix et à l'harmonie. Les jeux d'alcool allaient bon train, chacun rivalisaient d'ingéniosité et de malice pour remporter les défis lancés.

Tristepin, Goultard et Ruel se remplissaient la pense sans aucune mesure, prenant tout ce qu'ils pouvaient trouver à porter de main. Evangelyne et Arpagone observaient leur maris se goinfrer joyeusement, avec un sourire gêné et amusé . Elles savaient que leurs maris, aussi valeureux et courageux soient-ils, avaient aussi leurs faiblesse… surtout quand il s'agissait de succomber aux délices de la bonne cuisine!

Pendant le festivités, la belle Crâ observa Amalia, avec une lueur de bonheur dans les yeux. Heureuse de voir son amie, qu'elle considérait comme sa soeur, rayonnée de joie aux côté de Yugo. Elle savait combien leur amour était fort et sincère et voir Amalia comblée par cet amour la remplissait de chaleur. Elle se souvenait des moments partagés, des épreuves surmontées et de la complicité qui les liait depuis tant d'années. Dans cet instant de délices partagé, Evangelyne exprimait une profonde gratitude pour l'amitié et la camaraderie qui les unissaient. Elle savait que quoi qu'il pouvait arriver, elles seraient toujours là l'une pour l'autre, prêtes à se soutenir et à se réjouir des succès et des joies de la vie. Amalia vu la Crâ, l'admirer avec tendresse, comme le ferait une mère envers sa fille. Elle esquissa un sourire doux, et discrètement, leva son verre en direction de son amie en signe de reconnaissance.

Durant la fête, Yugo prit un instant de savourer chaque moments touchants autour de lui. Il vit d'abord son père adoptif, Alibert, jouer avec Chibi , son petit frère. Les rires et les éclats de voix du petit Eliatrope remplissait l'espace de chaleur et de joie. Son père toujours aussi jovial et bienveillant, semblait rajeunir en jouant avec le petit garçon, une expression d'amour se dessinant sur son visage. Le regard du Roi dériva ensuite vers Adamai, son frère dragon. Sage et dégageant une grande prestance, le dragon éduquait Grougaloragran, le petit frère dragon de Chibi. Il écoutait attentivement, absorbant chaque mot de son grand frère, qui, malgré son air sérieux, laissait transparaître une amitié fraternelle, d'autant que les dragons noir étaient dur de caractère.

Le Roi chérissait ces moments de complicités familiales. Il se tourna en direction d'Amalia et se rendit compte de la chance immense qu'il avait d'avoir une Reine aussi belle et aimante à ses côtés, capable de l'aimer, lui , un étranger venu d'ailleurs. Cette prise de conscience lui réchauffa le coeur et il sentit un amour plus profond pour elle en ce jour béni des dieux. Sentant les yeux de Yugo posés sur elle, Amalia lui offrit un des plus magnifiques des sourires qu'il n'ai jamais vu. Emu par cette expression de pure affection, il ne put résister à l'envie de lui rendre hommage de la plus galante des manières.

Il lui prit délicatement la main et y déposa un baiser, ses lèvres effleurant sa peau avec douceur. Ce geste empreint de respect de passion fit battre son coeur encore plus fort et elle pouvait percevoir la sincérité de son amour.

Un guerrier Sadida au corps imposant s'approcha de la Reine, les joues rougissantes de nervosité. Il s'inclina respectueusement avant de demander à la Souveraine, l'honneur d'une danse. Amalia jeta un coups d'oeil à Yugo cherchant son approbation. Le Roi, bien que sentant une pointe de jalousie, acquiesça de la tête avec un sourire forcé. Acceptant l'invitation, elle se laissa guider par le soldat en direction des autres couples en train de danser. L'Eliatrope resta en retrait, ne pouvant détacher son regard de la Reine, magnifique, sa grâce et son élégance se distinguant des autres danseuses. Cependant, en voyant le guerrier poser sa main derrière la taille d'Amalia, une vague de jalousie monta en lui. Il bouda discrètement, ses bras croisés, incapable de cacher son irritation.

Adamai, observant la scène de loin, remarqua l'agitation de son frère. Connaissant bien son jumeau, il ne put résister à l'envie de le taquiner. Avec un sourire espiègle, il claqua des doigts. Yugo se retrouva transporté aux côtés d'une des danseuses, sa main dans la sienne et une derrière sa taille. Surprise mais amusée, elle se laissa faire, ne lui laissant guerre le choix. Jetant un regard assassin à son frère, acceptant à contre coeur, ses mouvements raides et peu enthousiastes. Le dragon éclata de rire, ne pouvant contenir son amusement face à cette situation.

Loin des réjouissances, là où la lumière des guirlandes se mêlaient aux ténèbres lugubres remplis de remords des arbres centenaires, des Sadidas anciens observaient la scène avec des mines réservés. Leur visages marqués par le temps et l'expérience reflétaient une sagesse profonde ainsi qu'une certaine inquiétude sur le partage des terres avec une civilisation, dont ils ne connaissaient pas les coutumes. Leur coeurs obsédants ne correspondaient pas avec leur langages et sur lequel ils pouvaient mordre comme des crampons des sentiments d'emprunts. Gardiens des traditions et des histoires du peuple, ils se tenaient en petits groupes, disparates, afin de ne pas éveiller les soupçons, échangeant des murmures discrets. Pour certains, le couronnement de la Reine bien que joyeux, représentait également un tournant majeur, une transition qui les laissait perplexe. Leur sombres dessins et manigances ne faisant qu'assouvir leur envie cupide en tentant de détrôner leur nature reine.

Un des druides lança un regard de colère en direction du Roi.

« Quand je regarde ce… gueux venu de je ne sais où, je ne peux imaginer une seule seconde qu'il ne souille charnellement notre Reine… Cela m'est insupportable. Elle perdrait toute sa pureté »

« Arrête Heter, tu parles d'elle comme d'une concubine ou d'une courtisane. La Reine Amalia est intelligente, elle ne fait que jouer avec cet avorton de basse extraction ».

Un autre Sadida hocha la tête tout en ajoutant des propos lourds de sens.

« Nos terres sont sacrées, imbibées des esprits de nos ancêtres. Comment pouvons nous les partager avec ceux qui ne partage pas nos coutumes et nos valeurs ? »

« Tu as raison. Nous sommes bien d'accord que les Eliatropes ont besoin d'un foyer. C'est certain, mais à quel prix en ce qui nous concerne? Le partage de nos terres pourrait diluer notre culture, nos traditions. Nous devons rester vigilants. De plus, tout le monde a remarqué les sentiments que portaient le Roi à la Reine »

« La Reine Aurora n'aurait jamais accepté cela »

« Et néanmoins cela mes frères… j'ai eu vent de beaucoup de rumeurs concernant la Reine… Certains voudraient qu'elle soit…. remplacée. »

« aaaahhh Amalia… Amalia…Quel dommage qu'elle ne tienne pas compagnie à sa mère. »

« Tais toi Edan ! Tu es fou! Tu sais très bien que parler ainsi de la Reine est passible de la peine de mort ! »

Le Sadida jetta un coups d'oeil furtif aux alentours pour s'assurer que des personnes de haut grade, proche de la Reine, ne les avaient pas entendu. Les ténébreuses trahisons tissées en secret, cachant la vérité. Telle une étoile passant aussi vite dans le ciel, que le vol d'un oiseau dans une pièce, la confiance se tarissait, les voeux de servitude à jamais envolés.

« La Reine de notre défunt Roi est parti pendant la guerre, abandonnant notre peuple dans un moment ou celui-ci avait besoin d'elle. La Reine Amalia, elle, a ramené l'unité. N'oubliez pas non plus que ces Eliatropes, nous ont aidé pendant la guerre».

« De quel côté es-tu Jorah !? »

Le vieux Sadida ne répondit pas. C'est avec des pensées chargées de réflexions et de réticences, qu'ils retournèrent à leur place, laissant derrière eux énormément de doute et de discussions reflétant une peur profonde de voir leur identité se diluer dans ce mélange culturel. Pour ses Sadidas conformistes, l'arrivée des Eliatropes symbolisait un boulversement potentiel de l'équilibre délicat de leur société. Leur tendres sourires, trompant la perfidie, leur mots mélodieux masquant leur malignité.

A la fin des festivités, la moitié des invités dormaient ivres sur les tables tandis que les autres titubaient sous les effluves de l'alcool. Amalia se leva de sa chaise suivit de Yugo, annonçant se retirer afin de commencer sous les meilleurs auspices, le conseil des ministres le lendemain. Ils s'éloignèrent du tumulte joyeux et des lumières vives qui illuminaient la cours. Les vieux sages Sadidas virent le couple quitter les lieux, sous les révérences des sujets encore debout. Illusionnistes éphémères, laissant tomber leur paupières, les poignets serrés, dont le coeur de pierre était inébranlable.

Main dans la main, il empruntèrent un sentier bordé de feuillage guidée par les derniers rayons du soleil, menant au sein de l'immense arbre forteresse. Leurs pas les menèrent vers l'arbre de Vie, l'âme sacré du Royaume Sadida, symbole de leur histoire et de leur culture. Pour plafond à plusieurs centaines de mètre, la pierre, pour plancher l'herbe et les lames de la marée. L'immense tronc forteresse était fermé de toute parts, pas une lucarne, pas un soupirail, aucune brèche. La brume légère emplissait le sous-bois, flottant, fantomatique, à l'entour des hauts troncs, filtrant les dernières flèches de lumière du soleil, créant un féerique éventail de rayons. L'Arbre de Vie regorgeant de d'énergie, au sein des vers fourrés que les esprits habitaient, le poids de longs regards invisibles témoins.

Il se dressait majestueusement devant eux, ses branches étendues comme des bas protecteurs. Ses feuilles scintillant doucement, créant une aura presque mystique autour de lui. Magique entité, divine Nature, où la Reine se fendait en elle et ses bois enchanteurs, où la vie demeurait belle, innocente et pure, venant abreuver son âme et charmer son coeur.

En ces lieux, les ancêtres d'Amalia avaient puisé leur force en cherchant à trouver réponses et réconfort. Elle lâcha doucement la main de Yugo afin d'aller se recueillir. Posant ses mains délicates sur l'écorce Sacrée ressentant les voix de ses ancêtres. Des prières silencieuses furent murmurés, des mots de gratitudes ,espérant que les esprits continuent à la guider dans sa tache de Souveraine. L'énergie invisible s'insinuant dans son corps, par tous ses pores, se frayant un chemin jusqu'à son âme, réchauffant ses prières.

Yugo, les bras croisés, regardait Amalia avec admiration, il savait combien son peuple était important pour elle, le seul et unique héritage qu'il lui restait. Le silence enveloppa cette immensité naturelle où seul l'arbre en son centre prédominait créant une atmosphère de paix et de sérénité. La Reine leva la tête vers les branches sentant une présence bienveillante l'entourée.

La Reine se tourna vers son amour de toujours, sa main caressant la source de vie du Royaume Sadida.

« L'arbre de Vie est le coeur de notre Royaume. Il est le lien entre notre monde et l'au delà. On dit que ses racines s'étendent jusqu'aux tréfonds de la terre où les âmes de nos défunts trouvent le repos. ».

Elle fit une pause, regardant les feuilles scintillantes au dessus d'eux. Pour certaines, frôlant le sol ternit, et comme par le vent, encouragés à reprendre leur vol infini. Le Roi ne put estimé sa chance d'aimer cette femme que le Dieu Sadida mit sur son chemin. Cette beauté devant ses yeux, le transportant vers des ressentis nouveaux pour lui. Il voulait plus. L'allégresse de ce jour illuminait son âme, ressentant sous la pierre des six Dofus, une flamme que l'ivresse du temps embellissait.

« Selon nos croyances, après la mort, l'âme d'un Sadida le rejoins et se réincarne dans les arbres qui se trouvent tout autour de nous, nourrissant la terre des futurs générations. C'est notre cycle de vie. Mon père… ma mère…Ils sont toujours là… veillant nous… et… »

La Reine marqua un arrêt …. Ayant peur de la réaction de l'Eliatrope.

« Et?... »

« Le dieu Sadida m'a montré le chemin, le jour où je perdrais la vie, j'y fortifierai ma foi … Quand à mon frère….»

Yugo abaissa les yeux, il savait la douleur que pouvait ressentir sa Reine mais la sienne était d'autant plus insupportable quand à l'idée de la perdre. Etouffant son envie de répondre qu'il eut mieux valut taire, son coeur se referma.

« Ainsi qu'à tout ceux qui ont été condamné par cette guerre, injustement… J'aurais volontiers souffert milles morts afin qu'ils soient libérés … Sadidas et Eliatropes…Mais si tel est la volonté des dieux… quand mon heure sera venu, je les suivrai dans la mort sans protester… avec cette conviction… je vais vivre une vie longue et éternel et nos âmes…seront en paix. »

La Sadida fut surprise par le calme impartial de Yugo. Sa tranquillité d'esprit, semblant presque apaisé l'inspirant à s'inquiéter, lui si fougueux et spontané habituellement.

« Je comprends Amalia. »

« Yug… »

« J'ai besoin de m 'assurer que l'Eliasphère soit sauve, je ressens quelques perturbations… Cela nous permettra de prendre l'air… si tu es d'accord …».

« Ou..oui , bien sûre »

L'ile érigée par la déesse Eliatrope était un véritable paradis terrestre, un oasis de sérénité et de beauté naturelle. Situé au centre de petites îles entrecoupés, des blancs reflets du ciel frappées par les derniers rayons du soleil, comme un vaste miroir, brisé sur la poussière , réfléchit dans l'obscur des fragment de lumière. A l'oeil contemplatif, l'île semblait éclore, déroulant au loin ses horizons divers sur les eaux déversées par le Chaos d'Ogrest. En s'approchant de ses rives, on pouvait distinguer les doux murmures des cascades, dont les eaux cristallines se déversaient en de multiples torrents depuis les falaises escarpées. Renouant leur flots ininterrompus, traçant leur cours d'argent, des méandres sans nombre.

La végétation luxuriante omniprésente imposait une forêt dense de grands arbres aux feuillage d'un vert éclatant. Bruissant sous la caresse du vent, créant une symphonie naturelle qui apaisait l'esprit de quiconque s'y aventurait. Les oiseaux aux plumages chatoyants volaient d'arbre en arbre, cherchant des mélodies harmonieuses qui se mêlaient aux clapotis des ruisseaux.

Les cascades majestueuses, voiles d'eau ,s'écrasaient avec grâce des hauteurs vertigineuses. En contre bas, les bassins formés par ces chutes étaient d'un bleu limpides, invitant à la baignade et à la contemplation. La roche recouverte de fougères et de petites plantes créaient un tableau naturel digne des plus grands peintres. L'air pur et parfumé par les essences des plantes et des fleurs, apportaient un sentiment de renouveau et de vitalité. Les Eliatropes ressentaient une connexion profonde avec ce lieu, leur énergie et leur magie amplifiées par la puissance de ce lieu.

Cette première nuit d'été, nuit dont les vastes ailes faisant jaillir dans le ciel azur et alizée des milliers d'étincelles colorées. Permettant à l'oeil charmé d'en sonder l'infini, soirée ou le firmament dépouillé de ses nuages étendait ses bras tel un livre ouvert. Les cristaux d'Ether, dans ses vagues d'azur enveloppaient les cimes d'un fluide pur, semblant nager dans l'air et trembler dans l'espace.

L'Éliasphère, reposait en ce lieu bénit par la déesse, au coeur d'une clairière sacrée entourée d'arbres majestueux et anciens. Elle brillait d'une lumière délicate, semblant en parfaite harmonie avec son environnement.

Le Roi et la Reine apparurent soudainement au travers d'un portail de Wakfu, la lueur bleue éclatante se dissipant pour révéler la beauté époustouflante de l'île. Yugo, toujours attentif et protecteur posa délicatement Amalia sur le sol recouvert de fleurs. La jeune femme ne se lassait jamais de cet endroit magnifique, éblouie par cette splendeur naturelle.

« A chaque fois que je viens ici, je suis frappée par la beauté et la paix de cet endroit. C'est comme si ma mère avait créer ce lieu pour nous rappeler ce qui signifiait la sérénité. »

Amalia s'approcha lentement, ses pieds nus s'enfonçant légèrement dans la mousse.

« Je ressens la même chose Yugo, c'est un sanctuaire, un endroit où nous pouvons nous reconnecter avec la nature »

Le Roi se dirigea vers l'Eliasphère, aussi mystérieux et puissant dont émanait une énergie palpable. Il y posa sa main sur sa surface lisse et vérifia son état. Amalia admira le sérieux dont l'Eliatrope faisait preuve, certainement un des traits de caractère qu'elle appréciait le plus.

« Je commence à comprendre ce que Maître Joris a voulu dire concernant cette… sphère et la pierre que tu portes… »

« ? »

« Si tu es capable de manier ce pouvoir … ce n'est pas uniquement grâce aux Dofus réunit en toi non? Cela me rappelle, ce que tu as déjà dit.»

Yugo tourna sa tête en direction de la Reine, sa main canalisant l'énergie de l'artéfact.

« Ce que j'ai dis ? »

« Que tu as été élevé sans vices de pouvoir et que tu as grandit comme un simple être humain. Que tout ce qui t'importait, était de sauver ce monde. Tu n'as jamais eu de mauvaises attentions. »

« Ah oui … je suppose que c'est ce que j'ai dit oui »

Amalia plongea dans ses pensées tout en continuant de l'observer.

« De plus, nous nous sommes toujours soutenu les uns les autres depuis le début. »

Le Roi retourna son intention sur la sphère et ne put s'empêcher également de penser aux dangers qu'ils avaient pu rencontrer, et en grande partie…. parce qu'il n'avait pas voulu écouter son frère.

« Mais... combien d'erreurs ais je commises tout au long de ma vie ? Pour finalement en arriver à la conclusion que je ne vaux certainement pas mieux que Toross? »

L' Eliasphère se mit à briller d'une lumière réconfortante. Celle-ci se mit pénétrer toutes présence vivantes sur cette île. L'Eliatrope ne sentit rien d'anormal ce qui le rassura.

« l'Eliasphère ne présente rien d'anormal, nous allons pouvoir rent… »

N'ayant pas senti la présence de la Reine arrivée contre lui, Amalia enveloppa le torse de Yugo dans ses bras, posant sa tête contre son dos, cherchant à exprimer son soutien et son désaccord sans mot. Surpris par ce geste inattendu, il se figea un instant avant de relâcher une certaine tension dans ses épaules.

« A…Amalia ?»

« Il n'y a pas grand chose à dire sur une personne qui ne fait pas d'erreur…J'ai moi-même commis des erreurs irréparables…. »

« …. »

« Mais… aujourd'hui je suis là. Je suis devenue Reine, et je vis et me bats à tes côtés… parce que…

Sentant le poids de ses mots et de son étreinte, un sourire ému se dessina sur ses lèvres. Le Roi percevait toute la profondeur de son amour, non seulement envers leur peuple mais aussi envers lui.

« …tu n'as jamais cesser de te battre pour moi. »

Ses mots lui transpercèrent l'âme, il se retourna face à elle lui saisissant ses bras. Elle sentit ses joues s'embraser alors que la réalité la frappa de plein fouet quand il aposa ses lèvres sur les siennes les yeux clos. Quelle autre femme aurait pu lui plaire et l'apaiser? Laquelle apporterait des voluptés anciennes sur ses lèvres sans fard et pareilles aux siennes. Leur baiser fut lent, étroit et savoureux, s'attardant et atteignant leur âme.

Ses joues étaient aussi rouges que les siennes et elle leva ses yeux vers lui, lui faisant comprendre avec un sourire gêné qu'elle le désirait plus que tout. l'Eliatrope lui rendit son sourire avec soulagement, sentant un poids s'enlever de ses épaules. Ils échangèrent un regard complice , leur connexion renforcée par cette nuit à venir. Ils avaient grandit et maintenant la perspective de leur vie changeait aussi. Seuls au milieu de nulle part, entourés par le silence apaisant de la nature. Dans cette solitude enchantée, ils découvrirent une connexion encore plus profonde, un lien qui transcendait le temps et l'espace.

Sous les étoiles apparentes, enveloppés par la sérénité de l'endroit, l'intimité du moment prit une tournure encore plus personnelle et profonde. Yugo poussé par une vague d'émotions intenses, commença délicatement à défaire la robe de la Reine, ses doigts tremblant légèrement de nervosité et d'anticipation. Ses mots restèrent bloquer dans sa gorge alors qu'il levait les yeux vers elle, cherchant une confirmation.

Amalia senti son coeur battre plus fort, ses joues toujours pourpres, acquiesça, ce qui encouragea le Roi. Il continua avec une délicatesse infinie , chaque geste imprégné d'une respectueuse attention. Il dévoila peu à peu la peau douce de la Sadida , ses mains caressant chaque parcelles de peau nouvellement exposée. Il sentit la chaleur émanée d'elle, réchauffant son propre coeur, dissipant ses doutes. Divin moment de sentir cette boucle s'effilocher, savourer la caresse de ces tissus s'envoler. Soupçonner que ces petits cordons se sont déliés, libérant le haut du corps d'Amalia jusqu'à son bas ventre.

Les yeux mi-clos, elle se laissait guider par ses mains, une sensation de vulnérabilité et de confiance totale s'installèrent entre eux. Ses propres doigts vinrent caresser le visage de cet homme, traçant les contours de ses traits avec une douceur inégalable. L'Éliatrope fut pris au dépourvu par la beauté de la vue qui s'offrait à lui, rougissant intensément , ses yeux capturés par la splendeur de la poitrine d'Amalia. Il se sentit presque hypnotisé par sa grâce et sa perfection, mais la couleur de ses joues trahissait sa gêne face à cette intimité soudaine.

« Je … »

Avec un sourire doux et rassurant, elle retira la capuche de l'Eliatrope et posa délicatement ses mains sur les ailes de Wakfu laissant glisser ses doigts sur leur magnificence. Elle sentit une légère tension dans les muscles du jeune homme, une gêne qui semblait l'envahir à la vue de ces ailes, mais elle refusa de laisser celle-ci entraver leur intimité.

« Yugo… ne rougit pas pas. Tes ailes sont vraiment magnifiques. Elles sont un symbole de ta nature et de ta puissance, je les admire ».

Elle continua à les caresser doucement, avec une affection évidente. Elle voulait lui montrer qu'elle l'acceptait pleinement, et qu'elle trouvait sa différence absolument captivante. Le Roi, se sentant à la fois gêné et touché par les paroles de sa Reine, se détendit lentement sous ses douces caresses. La belle Sadida, le coeur battant sous l'effet de l'embarras et de l'excitation ,tenta maladroitement de trouver le moyen de défaire le costume de Yugo. Les doigts tétanisant légèrement, sa respiration s'accélérant à chaque seconde qui passait. Alors qu'elle se concentrait sur sa tâche qui lui était assignée, il se mit à rire doucement, un son mignon et réconfortant qui fit naître un sourire sur ses lèvres rougissantes.

« Ahaha, attends, je vais t'aider »

Ses yeux pétillaient d'amusement. Amalia afficha une mine boudeuse quelques secondes mais elle fut interrompu par la pierre reposant sur le torse de Yugo. Elle se mit à briller d'une lueur éclatante, illuminant leur espace. La tenue du Roi commença à se dissoudre, se transformant en une douce lumière qui enveloppa son corps. Bientôt tout ce qui restait était sa peau à demi nu, éclairé par cette douce et chaleureuse lumière. Son visage empreint de tendresse infinie, caressa doucement la main d'Amalia , ses yeux brillants d'une lueur bénigne. Il sentit son coeur battre à la chamade, submergé par l'intensité de ses émotions. C'était la première fois qu'il se montrait ainsi, vulnérable, devant la femme qu'il aimait depuis le premier jour.

La Reine, les joues brûlantes d'une rougeur vive, se sentie submergée par la beauté et la puissance du torse de son amant. Il n'était plus le petit garçon qu'elle avait rencontré autrefois. Il était devenu un jeune homme fort et magnifique dont la simple présence la faisait chavirer.

« Je… je n'ai pas les mots Yugo… »

L'Eliatrope sourit tendrement, saisissant le petit menton de la Reine, plongeant son regard dans ses pupilles marrons, un amour inébranlable brillant dans ses yeux.

« Moi non plus Amalia »

Il déposa un doux baiser sur son front, ses lèvres effleurant délicatement sa peau. La Reine ferma ses yeux, savourant ce contact intime et réconfortant. Puis lentement, enclin au stress, Yugo descendit jusqu'à ses lèvres, les effleurant d'abord légèrement avant de l'embrasser pleinement. Un baiser langoureux et d'une grande tendresse, faisant naitre en eux des sentiments intenses et indescriptibles. Ils se sentirent enveloppés par la chaleur de leur amour , unissant leur coeurs dans une étreinte fougueuse qui transcendait les mots. Amalia laissa timidement sa langue glisser entre ses lèvres, taquinant légèrement Yugo avec un sourire espiègle.

Surprit, mais enchanté par l'audace de sa compagne, il répondit avec un mélange de surprise et d'excitation, laissant sa propre langue rencontrer la sienne dans une danse sensuelle et enivrante. Leur lèvres se rejoignirent à nouveau dans un baisé passionné , leur corps se pressant l'un contre l'autre dans une étreinte ardente.

Yugo se sentit toucher par l'initiative d'Amalia, alors qu'il posait un doigt sur ses lèvres, la regardant avec une gratitude émue, sentant le poids du stress et l'incertitude s'alléger de ses épaules.

« Amalia… c'est la première fois pour moi… »

Mais avant qu'il ne puisse finir sa phrase, elle lui fit un clin d'oeil, lui coupant doucement la parole. Son for intérieur battant la chamade dans sa poitrine alors qu'elle lui adressait un sourire timide, partageant sa propre nervosité.

« Pour moi aussi tu sais… je suis toute aussi effrayée que toi… si tu veux arrêter, je peux parfaitement le comprendre »

Arrêter ?! Il n 'en était pas question, il l'aimait beaucoup trop, pour que cela se termine maintenant, il la voulait la faire sienne, la posséder, la sentir. Sans même prendre le temps de répondre, il embrassa de nouveau sa Reine avec fougue. Sous l'éclat des premières étoiles de l'été, ils s'adonnèrent à leur passion dévorante, leur baisers devenant de plus en plus ardent et fiévreux. Leur souffles s'accélérèrent, emplissent l'air de promesses muettes et de désirs inexprimés.

Yugo, submergé par l'amour qu'il ressentait, l'embrassa avec une passion dévorante, ses mains caressant ses courbes avec tendresse. Il se sentait transporté par la chaleur de leur étreinte, son coeur battant en harmonie avec celui d'Amalia.

Celle-ci répondit à ses avances avec la même intensité, ses mains se perdant dans les cheveux de Yugo alors qu'elle se pressait contre lui, cherchant à fusionner leur corps et leur âme.

Ensemble, ils s'accroupirent sur l'herbe fraiche, se perdant dans l'extase de leur étreinte passionnée. Sous les caresses douces et sensuelles de l'Eliatrope, le souffle de la jeune femme s'accéléra. Les baisers de son amant le long de son cou la firent frissonner de plaisir, chaque contact électrisant son corps d'envie. Elle ne put retenir les doux gémissements qui s'échappaient de ses lèvres, des sons mignons qui trahissaient l'intensité de ses émotions. Son visage expressif sous les attentions du Roi, la fit se sentir également vivante, désirée et aimée comme jamais auparavant. Il continua à explorer chaque parcelle de sa peau, ses lèvres et sa langue traçant des chemins ardents sur son corps. Arrivé à sa poitrine, et captivé par la beauté de celle-ci, le jeune homme entendit les palpitations de son coeur. Ses seins étaient une vison de perfection, ronds, galbés et magnifiques, éclairés par la douce lueur du soir. Caressant sa peau aussi douce qu'une pêche fraichement cueillit.

Mais malgré la beauté de ce spectacle s'offrant à lui, il se sentit envahi par une certaine nervosité et une incertitude quand à la façon de réagir dans cette situation. Il se mit encore à rougir partagé entre l'admiration et la beauté et l'appréhension de ne pas savoir comment agir. Son éducation et sa timidité naturelle lui faisaient craindre de commettre un impair et de ne pas être à la hauteur des attentes de sa compagne. Avec douceur, il posa doucement ses mains sur ses seins, les caressant avec une délicatesse qui trahissait son respect. Il perçu les mouvements de sa poitrine sous ses doigts, la respiration d'Amalia s'accélérant sous ses attentions.

Sous les douces caresses de sa Reine dans ses cheveux et son regard, aguicheuse, il se sentit rassuré et encouragé. Guidé par ses sentiments, il prit l'un des seins dans sa main, sentant le téton durcit sous ses doigts, et le mordilla, faisant preuve de dextérité avec sa langue, explorant chaque contour avec une attention passionnée. Elle se mit à gémir, tout en décrivant de petits cercles au sein de ses cheveux. Pendant ce temps, il promenait ses mains fébriles le long de de ses courbes gracieuses comme un tissu de soie.

Amalia sentit un frisson d'électricité lui traversé l'échine, un plaisir intense qui la fit se cambrer instinctivement, serrant la tête de l'Eliatrope entre ses mains, se rendant compte qu'elle le serrait peut être un peu trop fort et sursauta face à cette éventualité. Surpris mais amusé par sa réaction, Yugo la rassura en lui assurant qu'elle ne lui avait pas fait mal. Il ne pouvait s'empêcher de trouver adorable la moue qu'elle fit alors qu'il riait discrètement. mais quand elle exprima son propre désir avec un sourire farouche.

« J'aimerais moi aussi… »

Comprenant ce qu'elle désirait, il rougit de plus belle. Ne la lâchant pas du regard, Il prit sa main et la guida jusqu'à sa virilité déjà durcie sous les vêtements qu'il lui restait. Alors qu'elle appréhendait de toucher cette zone érogène complètement inconnu, son coeur réagissait à cette connexion, par la sensation du toucher si intime et personnelle. Yugo ferma les yeux, perdant le contrôle de ses sens alors que les caresses d'Amalia l'envahissait de plaisir. Emporté par un tourbillon de sensations qui le submergeait, son envie pour elle augmentait à chaque seconde. Elle semblait avoir retrouvé sa maîtrise de soi aussi rapidement qu'il avait perdu la sienne. Quand elle embrassa son cou, tout en continuant de le caresser, il frémit et ferma les yeux, s'abandonnant totalement.

« A…Amalia »

Yugo murmura, son souffle devenant plus erratique alors que la pierre des six Dofus Eliatropes se mit à briller faisant disparaitre le peu de vêtement qui lui restait, le laissant complètement nu devant la Reine. Alors qu'elle sentit le membre mis à nu pour la première fois, elle trembla légèrement submergée par un mélange d'excitation et d'appréhension face à cette expérience nouvelle et intense. Malgré sa nervosité, elle ne voulait pas arrêter les sensations qu'elle procurait à son Roi bien aimé. Avec une détermination sauvage, et tremblotante, elle profita de son état de transe, prenant le membre dans sa main et commença à faire des va et vient à répétition. Observant avec fascination croissante le plaisir se dessiner sur le visage de Yugo. Gémissant doucement , son corps réagissait instantanément aux attentions d'Amalia. La sensation de sa main glissant le long de sa virilité le faisait frissonner. Haletant, l'Eliatrope fixa la Sadida avec des yeux intenses, emprunt d'un défi qui la surprit.

« Yugo ? Qu'est ce que tu f…? »

Avant qu'elle ne puisse finir sa phrase, il l'allongea avec fougue sur l'herbe fraiche, faisant descendre le reste de sa robe. De gêne, et désormais vulnérable, nue, elle ne put s'empêcher de se cacher sa poitrine avec ses mains. Elle fut prise au dépourvu par son geste audacieux mais ne put s'empêcher de sentir son corps d'anticipation et de désir. Les derniers rayons du soleil qui l'éclairait avait transformé sa chevelure en nuage dorée, ses yeux semi clos, sa bouche ouverte et son visage baigné d'ivresse. Face à son air satisfait, elle le regarda, taquinante, lui tendis les bras dans lesquels il se jeta, l'embrassant vigoureusement. Il sentit sa poitrine écrasée contre son torse avec ce mélange unique de fermeté et de grâce qui l'émerveillait chaque fois qu'il la touchait. Leur corps se pressèrent , échangeant leur chaleur. Son membre contre son intimité fit fredonner Amalia de plaisir, se questionnant comment elle allait appréhender cet acte suprême. Mais toutes ses pensées s'évanouirent lorsque sa main descendit vers son intimité. Sentant un petit bouton de rose qu'il s'amusa à titiller ce qui fit rager la belle Sadida, se cramponnant au dos contracté du Roi. L'animal en lui fit surface, tellement il voulu posséder chaque parcelles de son être .

Le sourire satisfait , voyant la Reine prendre du plaisir, démontrait qu'elle était prête à le recevoir. Amalia vit Yugo se redresser dirigeant son membre durci vers son intimité trempée. Il était aussi désemparée qu'elle, appréhendant la douleur, mais il fut surprit quand elle tendit une main tremblante en direction de sa verge, la faisant rentrer d'une extrême douceur. Ils fermèrent les yeux gênés. Spontanément Yugo vint se mettre au dessus de la jeune femme, se mordant la lèvre jusqu'au sang, sentant une résistance ayant peur de forcer et de lui faire mal.

« Gnnnnh… »

« Amalia ?! Je t'ai fais mal ? »

« Oui… mais ne t'inquiète pas c'est… supportable… je pense que si tu for… »

Puis subtilement il s'introduisit dans cet incandescent fourreau. Amalia ne put retenir son cri sous la fougue de cet assaut. Il resta ainsi, les yeux fermés, en équilibre sur cet ascension de plaisir si intense qu'elle en était presque douloureuse. Il se remit à bouger, la Reine se cambrant, gémissante et suppliante sous ses ravageuses poussées. Jouissant de la voir succomber, il reprit sa danse sauvage, devenant de plus en plus raffiné, prolongeant ce voyage enivrant. Ils tremblèrent tous les deux en ébullition, les va et vient des frissons exprimant leur jeux d'unisson. Amalia sentait ce membre de vie passé de elle à lui, lui brûlant le ventre comme une boule de flamme remplit d'amour. Le Roi, au bord de l'orgasme, vit sa Reine dont le volcan s'enflammait, suppliante. Son souffle le caressant doucement, encore, clameur habile de son corps tremblant. Les mains redoublant d'ardeur dans ce paradis, des spasmes de plaisir dilatant ces deux corps désormais unis. Au paroxysme de leur ébats, une montée d'adrénaline intense s'empara de l'Eliatrope, se laissant aller, déversant l'orgasme de chaleur déflorant, leur sang bouillonnant dans ce décor. Leur respiration lourde et saccadées se synchronisaient alors qu'ils atteignaient ensemble le sommet de leur Union. Un moment de pure communion , où toutes les barrières tombaient les unes derrières les autres.

Après cet instant de fusion, ils restèrent enlacés, savourant la chaleur de leur corps et la profondeur de leur connexion. Le monde extérieur, avec ses responsabilités et ses défis , semblait bien s'estomper, laissant place à une bulle de paix et d'amour. Ils savaient que leur relation venait de franchir une nouvelle étape, renforçant encore plus leur lien indéfectible qui les unissaient.

Au confins de ses songes, dans les caveaux d'insondables tristesse, où le destin l'avait relégué, Yugo ne vit que la Nuit, cette mystérieuse hôtesse. L'éclatant soleil éteint, les étoiles voilées et obscurcies parmi l'espace éternel. Sans rayons, ni chemins, et la terre glaciale, aveuglante sans air, étouffante. L'aube stérile et vaine, où la passion devenu effroi et désolation. Le monde, vide, sans arbres , sans hommes , sans vie. Une masse de mort et de Chaos à l'état brute. Les fleuves, et océans s'immobilisèrent, les bateaux et leur mâts s'écroulaient peu à peu englouti, face à l'abysse sans un ouragan sur la grève, tenant, ce qui pouvait ressembler à un oeuf, d'une main et de l'autre un sablier, l'Eliatrope vit une créature à peine perceptible dans les ombres. Ailes acérées broyant les regards, démon surgissant des confins de la terre. Ses rayons de feu embrasant le monde, s'emparant du ciel en tant que Roi, des braises incandescentes jaillissant du sol. Destructeur massif des totem de joie, imposant sa puissance. Par cette destruction ravagée, ll arriva lentement, insidieusement, parmi ses frères triomphants, possédant la force de milles armées.

« Petit Eliatrope … insignifiant….monde… impute…. Ruine…»

Yugo ne parvenait pas à entendre distinctement la voix de cet être inconnu. Sa seule présence transcendant la matière, avec comme compagnon le silence, dépassait l'entendement. Il était tout et rien à la fois. Le fils du néant, fils d'Ouronigride, évadé de son oeuf depuis l'infinie. Non étranger à la terre, suite à ses siècles de vie, il façonnait sa réalité propre, laissant à l'univers son empreinte, celle que le monde lui a offert, solitaire pendant des milliards d'année. Une âme infaillible et inaltérable. Le Roi Eliatrope entendit de nouveau son murmure.

« Je t'arrêterais. »

Il régnait en maître, incommensurable créature noir, enfin libéré de ces chaînes, parcourant l'espace aveuglément encore marqué des ténèbres. Soudain, des milliers de voix, aujourd'hui disparus, se bousculèrent dans la tête de Yugo, lui procurant une souffrance abominable, lui hantant le coeur et l'âme dans la pénombre. Troublant son esprit, si mêlées qu'il ne put en saisir le nombre.

Soudain un feu destructeur se déclencha, dévastateur. Cet élément ardent, pleins de mystère, cadeau divin de la cré grandes forêts détruites, la population malheureuse en fuite. La ruine dévorait le monde, exterminant toute trace de vie. La vue du jeune Eliatrope s'assombrit, et l'aube du jour se fit, chassant les ténèbres de ce cauchemar douloureux.

L'aurore chauffait les plaines réveillées, ces caresses flottant sous les calmes feuillées, offrant à tout désir son calice embaumée, où scintillaient encore les gouttes de rosée. Chaque végétation, courtisée par de beaux insectes, laissaient boire leur suc en leur gorge enfermée. Yugo se réveilla en sursaut, transpirant et haletant, essayant d'analyser où il se trouvait. Les images de son cauchemar s'estompaient, laissant place à la réalité. Il prit une profonde inspiration, essayant de calmer les battements frénétiques de son coeur Au dessus de lui, un cèdre, parfumant les airs, s'approchant des cieux pour offrir son encens au dieu Sadida. Il parvient à identifier les bruits légers des antiques forêt de l'île. Les pins croisant leur sèves sauvages, les échos des vagues déchues sur la plage. Soudainement, il repensa aux flammes, aux forêts brulées et eu peur qu'il soit arrivé quelque chose à Amalia. Spontanément, tournant sa tête, il l'aperçut, allongée sur sa cape. Nue, sa peau métisse délicatement illuminée par les lueurs des rayons du soleil au travers des feuilles. Ses magnifiques seins, doucement soulevés par sa respiration paisible, en prédominance révélant toute la beauté de son corps. Une femme endormie incarnant la pureté et la grâce. Le Roi resta un moment immobile captif de cette vision. La paix émanant de la Sadida contrastait avec l'agitation de son propre esprit. Il se rapprocha doucement, ses mouvements mesurés pour ne pas troubler son réveil, observant son visage serein, les traits détendus par le repos. Il posa délicatement une main sur son épaule, ressentant la chaleur de sa peau sous ses doigts. Tandis qu'il la regardait, chaque détails de son corps éveillait en lui des émotions contradictoires. Une part de lui , submergé par un profond respect, mais une autre part ressentait une montée de désir intense et incontrôlable. Amalia murmura quelque chose durant sa première phase de réveil, un léger sourire sur ses lèvres comme si elle sentait sa présence réconfortante. Yugo, s'allongea au dessus d'elle, prenant soin de la couvrir partiellement. Il aimait ce frisson qui l'envahissait, à chacune de ses caresses, sentant le corps de sa Reine frémir…

« Yugo… »

D'une main, il effleura ses fesses, de l'autre la parcourant chaque parcelle de peau, le plaisir s'élevant doucement en finesse, son parfum excitant ses sens. Embrassant ses lèvres par un doux baiser, devenant rapidement plus passionné, puis langoureux. Sa langue explorant doucement la sienne. Amalia encore légèrement ensommeillée mais très réceptive à ses avances, répondit avec une égale intensité. Ses mains glissèrent sur son dos, caressant chaque muscle avec délicatesse mêlée de passion. Quand ses mains atteignirent les fesses musclées de Yugo, elle les pressa doucement, sentant la force contenue dans ses muscles, ce qui provoqua chez l'Eliatrope une vague de désir, qui se rapprocha encore plus d'elle, leur peau nue se touchant, amplifiant la chaleur entre eux. Le parfum de sa Reine excita ses sens, la légèreté de ses doigts indécis, caressant son volcan brulant, débordant de supplice.

« Yugo… »

« Hum…? »

Ayant encore sa lucidité, Amalia murmura doucement à son oreille.

« Quelle … heure est-il ? »

Encore absorbé par l'intensité du moment, l'Eliatrope leva les yeux vers le ciel pour évaluer la position du soleil. En une fraction de seconde, son expression changea radicalement, la panique remplaçant la passion. Une goutte de sueur perla à son front et regarda Amalia avec un sourire remplit de gêne. Elle le fixa d'abord perplexe ne comprenant pas immédiatement la gravité de la situation. Mais en voyant l'expression du Roi, elle eu comme un flash.

« …. »

« …. »

« LE CONSEIL !»