Bonjour !

J'espère que vous allez bien.

Désolée d'avoir posté si tard, j'ai continué mon déménagement.

Je ne suis pas certaine mercredi de pouvoir reposter un chapitre, car même si je serais dans mon nouveau chez moi, j'ai encore des cartons à défaire, plus du nettoyage.

Je verrai, peut-être que je posterai un autre chapitre exceptionnellement jeudi, vendredi, ou un autre jour en fonction de ma disponibilité et de ma fatigue.

Voilà.

Bonne lecture !


Chapitre 96 : Epreuve finale

[POV Ariel]

Je me dirigeai vers ma dernière épreuve, celle de la commande sur-mesure.

Je m'installe à mon stand auprès de mon père et j'attends patiemment :

- Mesdames, messieurs, nous allons démarrer la troisième et dernière épreuve. Plusieurs nobles de Rubélia vont venir vers vous et vont vous faire part d'une demande qu'il vous faudra honorer. Certains auront des exigences plus contraignantes que d'autres, à vous de briller d'ingéniosité. Votre épreuve commence maintenant et prendra fin demain à 12h, annonça la reine Saphira.

Nous vîmes des nobles de l'île débarquer, chacun alla sur un stand bien précis, qu'ils avaient tiré au sort au préalable. J'attendis la personne et je vis que c'était un homme :

- Bonjour mademoiselle. Je voudrais que vous me réalisiez des boutons de manchettes et des boutons pour ce costume, ceux que j'ai ne me plaise guère.

Il me déposant des supports en or jaune, il me faisait gagner du temps, j'allais aimer ce client :

- Que voulez-vous en particulier ?

- Je veux quelque chose de coloré qui aille avec ce costume, j'ai une seule condition, je ne veux pas de pierre fine ou précieuse, ni d'émail.

Je le regarde :

- Pas de pierre et d'émail, répétai-je.

- Oui c'est surfait, je veux quelque chose de différent.

Je suis sonnée par sa demande, mais il dépose sa demande en papier, apposé de son écusson et je dois apposer le mien, enfin celui de mon père, si j'accepte sa demande et donc de faire l'épreuve.

Comment je vais faire ? Pas de pierre ou d'émail.

Soudain je réalise, j'ai en fait une option !

- Monsieur attendez ! Vous permettez que j'observe plus en détail votre costume ?

- Volontiers ma chère.

Il était en train de partir, aussi je le rattrape et je me poste devant lui.

Ok son costume est noir, avec des borderies en or avec des touches de vert. Je vois qu'il a une médaille où trône avec un diamant de couleur lavande en forme de croissant de lune, comme il est beau !

- Combien de couleur voulez-vous au minimum ? Demandai-je.

- Au moins trois, mais si c'est plus j'en serai ravi.

- Je vois, je vous remercie.

Une idée commença à germer pour le motif.

Mon client est un homme qui avait eu un rôle important pour Rubélia, il faut que je mette à l'honneur ce détail et cela montrera que je connais la signification de ce diamant. Aussi j'allais réaliser un croissant de lune facetté violet pour rappeler sa médaille, j'allais faire les bords des facettes en argenté.

Ensuite pour la surface restante, du noir mais il me faut autre chose, ça sera trop noir que pourrai-je mettre avec cette lune ? Oh je sais ! Deux petites épées argentés, surplombé d'un bouclier vert.

Je prends l'écusson de mon père et l'appose sur la demande de mon client, signant de mon prénom.

Je dessine un croquis et je cours vers les organisateurs, je vais avoir besoin de matériaux spéciaux. Je constate que je suis la première qui rend mon accord de faire l'épreuve :

- Excusez-moi pouvez-vous me donner pour réaliser ce projet, où je n'ai ni droit à des pierres et émaux, de l'or, j'ai besoin d'or blanc, vert, noir et violet.

Je vois mes interlocuteurs se regarder avant de sourire, visiblement j'ai trouvé la solution à la demande de mon client, car ils me tendent immédiatement les ors que j'ai demandé :

- Allez-y briller mademoiselle.

- Je vous remercie.

- Vous êtes la première à résoudre l'énigme caché derrière les conditions imposées. Vous avez le droit de demander à d'autres joailliers talentueux de notre royaume de vous venir en aide pour avancer plus vite.

Oui je me souviens mon père m'en a parlé, comme l'épreuve est plus courte, cela permet d'être stratégique et de faire monter la compétition. Et de ce que j'en sais souvent le premier prend les 15 renforts pour bloquer les joailliers suivants.

- Je vais monopoliser 10 de vos hommes.

- Oh ce n'est pas souvent qu'on nous demande moins que les 15 renforts qu'on peut vous accorder. Très bien. 10 d'entre vous allez aider mademoiselle Castelrelli.

Je me saisis de mes bourses de pépites d'or et je cours pour me mettre au travail avant d'être rejointe par les hommes qui doivent m'épauler.

Là j'expose mes contraires et comment j'en suis arrivée à mon projet. Et là je dispatche les missions.

Chacun s'attèle à la tâche, ce qui me fait gagner un temps précieux et considérable. Si bien qu'en fin d'après-midi je les libère et je leur donne pour ordre :

- Je vous remercie pour votre aide, maintenant allez aider les candidats dans le besoin.

Cela les étonna, mais je ne comptais pas non plus les monopoliser juste pour empêcher des rivaux d'accéder à leurs aides. Ce n'est pas cela qui m'anime dans ce concours, c'est avant tout le fait de pouvoir montrer ce que je sais faire. Il y aura toujours meilleurs et moins bon que moi et j'estime que chacun peut m'apporter quelque chose.

Je refuse donc de mettre inutilement des bâtons dans les roues, je veux que d'autres aient la chance de briller.

Mes extras m'ont aidé à faire les moules pour réaliser les petits médaillons qui iront sur les boutons de manchettes et du costume, j'ai de la chance de partir sur des dimensions identiques d'ailleurs, ce qui a fait une contrainte en moins.

En parlant de contrainte, le seul point où je devais faire attention c'était l'or violet, car il va être le plus délicat à travailler puisqu'il est cassant. Heureusement j'ai eu la chance d'avoir plusieurs formations professionnelles pour acquérir plusieurs compétences recherchées.

Savoir travailler des ors exotiques n'est pas donné à tout le monde et en plus par méconnaissance peu de gens les demandes. Donc je sais que j'ai eu la chance d'apprendre à manier les différents types d'ors dans mon monde d'origine et il me faut exploiter cet atout.

C'est donc challengé que j'entreprends de réaliser le premier médaillon, et je dois en faire 10.

Heureusement je commence à finaliser plusieurs, les renforts que j'ai eu m'auront fait gagner beaucoup de temps.

Alors je passe le reste de ma journée un vrai travail d'orfèvrerie et je suis plus qu'heureuse surtout qu'il va y avoir beaucoup de détails, donc avoir le rendu quasi final est pour moi encourageant et exaltant.

Le lendemain je reprends mon travail pour tout finaliser, quand mes réalisations sont finies je vais enfin les polir, faisant ressortir toutes la beauté de ces bijoux.

Je suis fière de l'aspect facetté que j'ai donné à mes croissants de lune, je suis contente.

Et je finis quelques minutes avant la fin du temps réglementaire.

Ouf, cela n'aura pas été évident, mais je n'étais heureusement pas la seule avec la contrainte d'avoir une ressource d'exclue.

J'avais cru entendre qu'un autre candidat devait faire une réalisation avec du blanc, sans user d'une pierre blanche et d'émail. Et il avait la brillante idée d'user de la nacre.

En réalité on a beaucoup de possibilité, mais avec la pression on peut vite complètement oublier les autres options, comme les ors exotiques, la nacre et les coquillage ou même les matières végétales avec le bois par exemple.

Bref cette épreuve est là pour tester nos connaissances, notre réactivité et notre adaptabilité.

Moi je me suis concentrée que sur les ors, mais au final je regrette presque d'avoir oublié la nacre, cela aurait pu amener un résultat différent. Tant pis j'apprendrais de mes erreurs, pensai-je en souriant.

En tout cas j'étais contente de ma participation, j'avais réussi deux épreuves et je ne l'avais pas envisagé, je venais sans objectif en tête, juste celui de m'amuser à faire des bijoux et de montrer ce que je savais faire à des professionnels. Et au final c'était peut-être aussi ce qui avait fait que je réussisse, je ne m'étais pas mise sous pression, j'avais gardé mon esprit libre et ouvert, c'est ce que j'aimais à penser.

Quoi qu'il en soit cette reconnaissance était précieuse pour moi sur ces deux épreuves, cela m'encourageait à me lancer et à prendre mon envol, là où à mon arrivée sur Rubélia j'en doutais et cela malgré les encouragements de papa.

Et en plus j'avais même eu des premières ventes, de mes bijoux, qu'on reconnaissait comme étant les miens, je ne pouvais pas être plus heureuse à cet instant.

12h sonna et nous dûmes tous stopper, je regardai curieuse, j'avais l'impression qu'il y avait eu des bijoux exceptionnels malgré les contraintes.

Je pris le temps de regarder les autres stands, je plaignais les jurés, car je vis beaucoup de belles propositions, mais je constatai que j'étais la seule qui n'avait ni pierre, ni nacre, ou autre matières pour agrémenter mon travail.

Je n'avais travaillé que du métal, exotique certes, mais je regrettai un peu d'avoir foncé tête baissée sans penser à d'autres options. D'un autre côté cela allait mettre aussi à l'honneur des ors moins communs, mais si j'étais les jurés je préfère encore privilégier quelqu'un qui a travaillé deux matières distincts qu'une seule.

- Tout s'est bien passé ? Demanda Zéphyr Origat.

- Oui merci et vous ?

- Pas évident mais oui, j'ai su trouver une réponse, qui j'espère plaira à ma cliente.

- Je l'espère à vous comme aux autres concurrents, j'ai vu de belles propositions qui sortent même de l'ordinaire parfois, j'ai beaucoup aimé ce concours, c'était très enrichissant et passionnant j'en ressors grandis.

- Qu'avez-vous eu comme demande ?

- Je ne devais faire quelque chose de coloré, sans utiliser de pierres précieuses comme fines et sans utiliser d'émail. Je me suis orientée vers des ors de couleurs, mais avec le recul je me sens bête de pas avoir pensé à exploiter la nacre, des coquillages ou même des matériaux naturels comme le bois. Mais ce n'est pas grave cela m'a permis aussi de me rappeler que les bijoux ont beaucoup de possibilité d'exploitation.

- Oh je comprends, mais si ça peut vous rassurer, peu exploite des ors de couleurs, car ils coûtent très cher pour un artisan, même pour celui qui dispose de bons moyens financiers. Ce n'est que dans des concours comme celui-ci qu'on peut les mettre plus à l'honneur et encore… tout le monde n'a pas les compétences pour savoir les manier. Alors si j'étais les jurés moi je favoriserais votre travail qui fait briller votre technicité. Je suis si enchanté d'avoir une de vos créations, je promets de venir sur Piacere, je suis émerveillé qu'une femme comme vous ait brillé à ce point dans ce concours.

- Oh merci, souris-je émue sous tant d'admiration et d'éloges. Mais il n'y a pas que moi, j'ai vu beaucoup de joaillier de talent, il y a tellement de style différent, j'aime bien car il y en a pour tous les goûts et les budgets aussi, c'était un régal pour les yeux.

- Merci mademoiselle, votre arrivée dans le concours a été très appréciée.

- N'exagérons rien.

- Si vous étiez si enthousiasme sur les résultats de vos rivaux et si subjuguée, on vous sentait sincère et admirative, même quand votre père a réussi vous l'avez félicité et enlacé. Et enfin pour la dernière épreuve vous n'avez pas gardé jusqu'au bout les renforts, vous leur avez même demandé de venir en aide au plus en difficulté. Cela ne s'était pas arrivé depuis… depuis des lustres je crois…, réfléchit Zéphyr Origat.

- Oh je dirais que ça fait bien trois bonnes décennies, fit le joaillier à ses côtés qui devait être son père.

- Ah oui ? M'étonnai-je.

- C'est un peu l'épreuve où on peut mettre en difficulté les autres on va dire cela comme ça, donc on a été plusieurs ici à être surpris de votre élégance, expliqua Zéphyr Origat.

- Bah… c'était normal, oui c'est un concours, mais cela n'a aucune saveur si mes concurrents ne peuvent finir leurs projets, moi si je dois gagner je veux qu'on soit tous sur un même pied d'égalité en ayant un travail fini.

- Dis donc Zéphyr, tu es sûr que tu ne veux pas épouser cette demoiselle plutôt que Mélina ?

- Mais papa ! Fit outré son fils.

- Je plaisante.

- Oui évidemment, ris-je nerveusement. Bon je vais vous laisser, mon père doit m'attendre. En tout cas je vous souhaite bon courage, j'espère que vous gagnerez quelque chose, car votre miroir est magnifique.

- Merci mademoiselle, ce fut un vrai plaisir de vous rencontrer, fit Zéphyr Origat.

Je m'éloigne, mais j'entends Zéphyr Origat pester contre son père en disant qu'il m'a fait fuir, ce qui n'est pas totalement faux.

Enfin bon je retrouve mon père :

- Hé bien quelle épreuve ! Soupira mon père.

- Oui, on va pouvoir déjeuner et après ce seront les résultats à 15h c'est bien cela ?

- Oui et il y aura la remise des prix pour les trois épreuves, il y a une récompense par épreuve et aussi une récompense spéciale si tu en réussi deux voire les trois. Comme tu as brillé sur deux épreuves et qui sait trois, après tout jamais deux sans trois…

- Papa tu es trop optimiste.

- Du tout, ma fille adorée a beaucoup de talent et le monde entier doit le savoir.

- Ou peut-être que ton amour paternel te rend aveugle, taquinai-je en riant.

- Peut-être bien… en tout cas, tu as brillé ! Et je suis si fier de ma fille.

Je rougis et tripote mes doigts, c'était si bon qu'un parent soit fier de soi :

- Merci papa, j'ai l'impression d'être merveilleuse à tes yeux… cela me touche…

- Mais tu es merveilleuse ! Oh tu pleures ?

- Oui, mais de bonheur, ce n'est rien papa, je suis juste heureuse d'avoir trouvé un père aimant.

Il m'ouvre ses bras et sans hésiter je me blottis contre lui :

- Je t'aime papa.

- Moi aussi je t'aime ma fille, de tout mon cœur.

On reste ainsi une petite minute avant de se séparer :

- Allons manger en tête à tête ma chérie, sans tes hommes qui t'accaparent loin de moi.

J'éclate de rire :

- Je ne te savais pas jaloux.

- Tu es précieuse pour moi, tu es ma fille.

- Et je le resterai, toi aussi tu es précieux papa, donc va pour un déjeuner avec toi.

On se retire et nous trouvons un petit restaurant sympathique où je passe du temps à échanger avec mon père sur un tas de sujets.

Je suis donc aussi légère qu'une plume quand on retourne à nos stands pour le résultat final :

- Les jurés ont délibéré et ont convenu d'un classement. Pour cette épreuve des clients ont fait des demandes avec des restrictions plus ou moins facile à palier. Aussi votre classement dépend de la note attribuée par les jurés et celui de votre client. Ainsi en troisième position nous avons la maison Turino qui devait utiliser aucun métaux précieux et ni de pierres précieuses pour la réalisation d'une broche en forme de rose où la couleur or du métal était imposé ainsi que du bleu.

Ainsi s'offre à nous un bijou travaillé dans du laiton et de l'aigue marine, oh c'est trop beau.

La rose est si belle, je veux la même limite, surtout qu'une rose bleue symbolise l'amour éternelle, donc la romantique que je suis fonds et j'applaudis.

- En deuxième position nous avons la maison Castille qui devait n'utiliser que la couleur dorée pour réaliser un écrin.

Et là nous avons un travail intéressant de l'or jaune, pyrite et du laiton, la personne a beaucoup travaillé sur la texture et les subtils différences de la couleur dorée. C'est très bien réalisé, car avoir qu'une couleur c'est dur, mais clairement la personne a su jouer sur la matière.

J'applaudis car la demande n'était pas facile.

- Enfin en première position nous avons la maison Krister, qui ne devait utiliser aucun métal et où le blanc devait être à l'honneur.

Aucun métal ?

Je fixe l'écran et là je vois qu'il a réalisé un collier avec des maillons en nacre ! Mon dieu ! C'est un travail tout en finesse que cela a demandé. Surtout que la pièce maitresse au centre est un délicat papillon en nacre dont les détails des ailes, et ils sont nombreux, ont été creusés, là clairement c'est de la dentelle le collier. Je comprends parfaitement sa place, car je crois qu'il n'y a pas plus fin et délicat que de la nacre.

- Quel scandale tu méritais ta première place ! Pesta mon père en boudant.

Je ris gentiment :

- Oh je ne suis pas malheureuse papa, moi je suis très contente de ce résultat.

- Cependant nous avons aussi décidé d'accorder un ex-aequo à ce dernier classement.

Mon père me saisis la main et la serre et répète « Je veux Ariel ». Je me mords les lèvres, tant il est drôle :

- Soit pas déçu si c'est un autre nom.

- Chut ! Tu vas attirer la malchance, marmonne t'il.

Je roule des yeux :

- La régularité de cette concurrente et sa sympathie ont attiré l'admiration de ses rivaux, mais aussi les jurés, impressionnés par son savoir-faire. Pour la première fois depuis 55 ans, nous avons un candidat, ici une candidate qui a réussi haut la main les trois épreuves.

- C'est mon Ariel ! Beugle mon père en joie couvrant le commentateur.

Je rougis d'embarras, je me terre sur mon siège, je ne connais pas cet homme, je ne le connais pas :

- La maison Castelrelli et plus précisément Ariel Castelrelli a dû faire face à la contrainte suivante : réaliser un projet coloré sans pierres précieuses comme fines et sans émail. Voici ce qu'elle a réalisé avec des ors exotiques et de couleurs.

Je suis toute empourprée, surtout quand il y a une exclamation générale, visiblement mon travail des ors époustoufle plus d'un, je fixe nerveuse le sol, tout en écoutant d'une oreille discrète ce qui est dit :

- Je vais demander à tous les gagnants de monter sur scène.

Mon père me prend le bras et marche, m'entrainant avec lui :

- Ma fille bravo pour ton travail, je suis si heureux de vivre ce moment avec toi et que nous montions en plus ensemble.

- Papa… dis-moi… est-ce que vraiment je mérite toutes ces récompenses ? Soufflai-je incertaine.

- Ma fille, cesse de douter de toi, tu as de l'expertise, cela se sent que tu travailles dans la joaillerie depuis des années, tu as du talent, tu es créative et tu t'adaptes à bien des contraintes. Je suis même étonné que tu ne te sois pas fait un nom avant aujourd'hui… une minute est-ce qu'on t'exploitait ? As-tu même payé pour ton travail ? Est-ce que tu as réalisé des bijoux et on t'en a volé les mérites ? Me bombarda mon père.

Je me tendis étonnée qu'il me pose toutes ces questions :

- Tu t'inquiètes trop papa.

- Je ne crois pas, tu esquives les questions, nous allons devoir en reparler, je veux savoir quelle maison a osé faire ça à mon enfant !

Merde ! Merde ! Merde !

Mais ce n'est pas possible que j'arrive à me foutre dans le bourbier comme ça.

- Papa du calme, murmurai-je.

- Tu as raison, une chose à la fois, récupérons nos récompenses. Est-ce une maison présente à cette édition ?

- Non papa.

- Ouf, quel soulagement, mais cela me prouve que je suis dans le juste pour que tu n'aies ni nié, ni confirmé mes doutes.

Je me mordis les joues, mon père allait clairement me cuisiner.

Pour l'heure je me concentre sur le présent, tous les vainqueurs reçoivent une petite mallette remplit de 16 pierres précieuses, plus ou moins importantes, ce qui promettait des bijoux exceptionnels. Et à côté nous avions aussi une bourse remplit de pépite de platine.

Je trouve cette récompense extraordinaire, cela m'inspire des idées nouvelles.

Ensuite on remet à ceux qui ont réussi deux épreuves, ici le joaillier Alfaz, un lot spécial : une mallette remplit de diamants pastel.

- Merci beaucoup, cela va être inspirant de pouvoir travailler les diamants de votre royaume, remercia Alfaz.

Ensuite tous les regards se braquèrent sur moi, je rougis et j'attendis nerveuse qu'on termine avec moi :

- Mademoiselle Castelrelli, nous vous remettons déjà cette mallette de diamants pastel.

Je la pris et l'ouvrit pour admirer les pierres, elles sont vraiment très belles, je me promets de réaliser au moins un bijou rien que pour moi avec ces pierres, les autres peut-être que ça ira sur une confection que je vendrai, je vais y réfléchir.

- Mademoiselle Castelrelli, nous avons cherché une récompense qui ferait mouche quand les jurés nous ont confié vous mettre pour la troisième fois à la première place. Et il se trouve qu'un de nos artisans a réalisé une boite pour vous sur la demande de vos deux hommes.

Je me tendis, comment ils ont su cela ? Bon d'un autre côté l'artisan étant ici, le bouche à oreille à dû suffire, vu qu'en plus j'ai gagné des épreuves, peut-être que ce dernier était content comme tout de confectionner quelque chose pour moi et s'en est vanté.

- Cette boite est destinée à collectionner des pierres précieuses et fines n'est-ce pas ?

J'hoche doucement la tête, là on me tend un écrin, je le saisis, j'ai peur du contenu, j'ouvre et là un diamant lavande :

- Je… je ne peux pas accepter, je sais ce que signifie cette pierre, je n'ai fait aucun acte héroïque pour ce royaume.

- Le comportement de chaque concurrent est surveillé de près, s'éleva la voix de la reine Saphira. Vous étiez enthousiasme, humble, fair-play lorsque vous avez demandé à vos renforts d'aller aider les autres concurrent et vos compétences ne sont plus à démontrer. Cette édition a eu une saveur particulière de vous avoir, cela a montré à nous et au monde entier que celle qui a été condamnée à mort, à tort, est une femme douce, profondément bonne et humaine. Et en plus de cela vous êtes une joaillière très talentueuse, veuillez accepter ce joyau gage de votre réussite, mais aussi du remerciement d'une nation entière. Feu mon père était gravement malade avant de s'éteindre et les heures ont été trouble jusqu'à mon couronnement. Lors de votre présumée mort cérébrale, Barbe Blanche et Shanks le Roux ont retenu en otage bien des soldats de la Marine. Des nations comme la nôtre ont été menacée par des gens peu scrupuleux, faute d'avoir la protection de la marine, mais… cela a basculé le jour de votre réveil. Nous savons par le biais de soldats que vous avez imploré à genoux ces deux empereurs, votre rôle a été inestimable pour le rétablissement de la sécurité à travers les royaumes de ce monde. Aussi je vous prie d'accepter ce cadeau qui en plus de vous récompenser est là pour vous remercier, merci de ne pas avoir opté pour la vengeance et de nous avoir permis de revivre dans la sécurité.

Là je vis la reine poser un genou à terre et tout le monde s'inclina :

- Non je vous en prie relevez-vous tous, je n'ai fait que ce qui était juste à l'époque, m'exclamai-je embarrassée.

La reine se releva, tout comme le reste des personnes présentes :

- Acceptez mademoiselle, même mon royaume vous est redevable, au point que nos souverains aimeraient vous rencontrer. Honnêtement, sans vous la sécurité n'aurait pas été rétablie. Nous avons tous cru plonger dans une période trouble et terriblement sombre. Alors acceptez mademoiselle, car personne ici estime que vous ne méritez pas remerciement et dédommagement, souffla Alfaz.

Je le fixe, il me sourit comme toutes les personnes présentes, je regarde le diamant en question :

- Je vous remercie pour ce présent… et je l'accepte, finis-je par dire touchée et émue.

- Voilà qui me ravie, sourit la reine Saphira. Le Gouvernement Mondial ne s'est pas foulé, il aurait dû vous dédommager plus que ce que vous demandiez. Je suis peut-être la première nation qui les soutien, mais je ne peux accepter que le Gouvernement Mondial n'assume pas ses erreurs.

Qu'a-t-elle dit ? La première nation à soutenir le gouvernement ? Ce qui signifie que je suis sur un royaume extrêmement puissant et influent, je me demande si c'est une bonne chose que la nouvelle reine dise cela. Bon techniquement personne ne sait que je me suis réincarnée, que je connais en partie les tabous de ce monde et que j'ai été une fée des joyaux, néanmoins le gouvernement peut le voir d'un mauvais œil, après l'humiliation qu'il a vécu à Marineford.

[POV Narrateur : Pangéa]

- Maudit soit ce concours ! Castelrelli est de nouveau au-devant de la scène, grogna Saint Ethanbaron V. Nusjuro.

- De toute façon c'était prévisible que nous ne pouvions pas toucher à Castelrelli, elle bénéficie d'un capital confiance supérieur à nous et à nos instances. Barbe Blanche, Le Roux et même Sir Crocodile ont été très malins de diffuser en direct l'histoire de Vornégat pour laver le nom de Castelrelli et en plus de cela elle a promis la libération de nos hommes…. Nous ne pouvons même pas compter sur l'appui de Morgans ou de ses confrères pour altérer l'image de Castelrelli, personne n'y croira. Il faut attendre le bon moment. Ce qui est par contre rassurant dans une certaine mesure c'est que Castelrelli n'a pour l'heure pas agis concernant les fées des joyaux, ce qui veut dire qu'elle semble savoir peu de chose à leur sujet, réfléchit Saint Marcus Mars.

- Peut-être… mais nous ne devons prendre aucun risque, continua Saint Shepherd Ju Peter.

- Ce qui m'embête c'est cette peste de Saphira ! Elle a montré à son défunt père et à son peuple une femme conservatrice et en réalité elle a des idées bien proche des révolutionnaires. Le fait qu'elle apporte son soutien à Castelrelli va inciter les autres royaumes qui sont nos alliés à choisir entre nous et Castelrelli ! Fit sombrement Saint Jaygarcia Saturn.

- Il est indéniable que Castelrelli a une influence énorme sur le monde, il faut qu'on arrive à mettre la main sur elle et qu'on détruise son image, reprit Saint Topman Warcury.

- Mais cela va être très compliqué, surtout qu'on lui a accordé une protection illimitée, si nous revenons dessus, le monde entier sera scandalisé. Saphira a dit une chose juste… nous aurions dû remercier Castelrelli, on aurait été dans ses bonnes grâces. Peut-être que nous pouvons rattraper cela, si nous arrivons à l'approcher par ce biais, il nous sera plus simple d'obtenir ce que nous voulons. Essayons la manière douce et subtile convoquons Ariel Castelrelli sur Pangéa et ayons une discussion franche avec elle et dans le cas contraire… éliminons-la, conclu Saint Marcus Mars.

[POV Ariel]

- Ariel Castelrelli, puis-je vous parler un instant ? Demanda la reine Saphira.

- Oui bien sûr, accordai-je.

Je confiai à mon père mes récompenses :

- Je reviens tout à l'heure papa, fis-je doucement.

- Va ma fille, ne fais pas attendre Son Altesse.

- D'accord, je reviens vite.

Je me retire et m'approche de la reine, qui m'invite à marcher à ses côtés, nous nous éloignons de la foule :

- Mon ascension au trône est très contestée mademoiselle, commença Sa Majesté.

- Ah bon ? Pourtant vos sujets n'en donnent pas l'impression, fis-je étonnée.

- Je sais… j'ai caché pendant des années mes convictions pour ouvrir ce royaume et le faire entrer dans une nouvelle ère. Mademoiselle je serais honorée si vous acceptiez de devenir ma joaillière attitrée.

- Moi ? Mais je suis de Piacere, ne préférez-vous pas une personne de votre royaume ?

- Non, ces gens contestent mon autorité et ne me reconnaissent pas en tant que reine, ce qui m'a permis d'accéder au trône est que je sois l'héritière et ils respectent cela pour l'heure.

- Je comprends, mais si au contraire vous faites un pas vers eux cela pourrait adoucir les différends, me nommer, moi une étrangère, je crains que cela empire la situation.

- Oui certainement qu'une partie de mes sujets me critiqueront, mais… opter pour une joaillière qui a su terminer à la première place sur toutes les épreuves cela signifie qu'elle est plus que compétente. Ce serait même limite un tort que je ne vous choisisse pas, j'aime votre fraicheur et j'ai apprécié tous vos bijoux proposés. Vous serez la plus à même de réaliser ce que je veux. Par ailleurs vous avoir en tant que joaillière me permettra d'avoir un pied sur Piacere, j'aimerai beaucoup commercer avec votre royaume.

Je le regarde étonnée, ce pays ne semble manquer de rien, alors j'ai du mal à trouver l'intérêt pour Piacere :

- Que voulez-vous commercer ?

- J'ai peu de fidèles, mais j'en ai, l'un de mes plus proches conseillers a découvert il y a quelques jours qu'un royaume a des diamants pastel comme nous. A ce jour nous étions les seuls au monde, ce qui signifie que leurs prix et raretés vont chuter. Notre pays dont l'économie repose beaucoup sur la joaillerie d'exception va s'effondrer prochainement. Aussi il me faut penser à une économie nouvelle et pérenne. Nous faisons beaucoup d'import de produits alimentaire, car nous n'avons que peu d'agriculture. Piacere produit fruits, légumes, céréales, viandes en des quantités intéressantes. J'aimerai pouvoir échanger avec votre maire, ici votre père pour que nous puissions voir sur cet aspect ce que nous pouvons faire.

- Mais que pourriez-vous apporter à Piacere ? Demandai-je.

- Cette île a une réputation sulfureuse, alors que quand je m'étais renseignée j'avais découvert, qu'on mettait de côté bien trop de points qui sont terriblement attractifs. Je sais que vous avez peu d'enfants et que vous n'avez pas d'école, j'aimerai pallier déjà ce problème, j'ai plusieurs solutions, soit envoyer des enseignants, soit ouvrir les portes à ces enfants sur notre royaume… mais cela voudrait dire les séparer de leurs proches… j'aimerai éviter cette option. Sinon des cours par correspondance. Bref je voudrais déjà en discuter avec votre père. Ensuite j'aimerai proposer à vos couturiers des petites accessoires réaliser par nos joailliers pour agrémenter les tenues et lingeries. Je sais qu'une certaine Cléa nous avait approché il y a quelques années de cela et régulièrement elle nous relance.

Hum je vois, si Cléa demande, c'est qu'elle a une idée précise en tête, car rajouter des accessoires même en vermeil, laiton ou autre métal moins noble et des pierres fines allait forcément augmenter le prix de ses articles….

Si elle relance c'est qu'elle est déterminée et est sûre de son projet.

- C'est pour l'instant les besoins que j'ai identifiés pour Piacere, mais j'imagine qu'il y en a d'autres, discuter avec votre père sera essentiel, je veux un échange qui profite à nos deux nations.

- Puis-je vous demander pourquoi Piacere en particulier ? Nous sommes un peu éloignés de votre royaume.

- C'est vrai, mais vous avez la chance d'être une population extrêmement honnête, solidaire, bienveillante et si je ne peux bénéficier du soutien de mon peuple, j'aimerai avoir celui de mon futur partenaire commercial. Je suis certaine que nous pouvons mutuellement nous apporter des choses, voilà pourquoi je vous implore de devenir ma joaillière, je veux que vous soyez le symbole du renouveau de la couronne, mon ambassadrice sur Piacere et démontrer mon ouverture.

La reine Saphira est droite et honnête dans sa démarche, je vois qu'elle ne veut pas nous faire faux bond. Cependant j'ignore si Piacere sera d'accord pour marchander, mais il est vrai que l'instruction des enfants est le réel besoin de Piacere, alors je pense que mon père ne sera pas fermé à la discussion.

- Majesté, je ne veux pas m'engager, aussi je ne vous promets rien, mais je transmettrai votre requête à mon père et je serais plus qu'honorée d'être votre joaillière attitrée.

- Merci mademoiselle Castelrelli vous me comblez de bonheur et d'espoir. J'espère que cela aboutira à un partenariat profitable, mais si ce n'est pas le cas, j'aviserai d'autres options, mais pour l'heure je vous remercie infiniment.

- Je vous en prie Votre Altesse. Sachez que mon père et moi repartons demain, c'est ce qui était prévu.

- Ne vous en faites pas mademoiselle, nos échanges ne sont pas à quelques jours près. Et puis je préfère que votre père soit rentré pour étudier les besoins de votre archipel, afin de me faire part de ses souhaits et ses propositions de la façon la plus complète possible.

- Merci Votre Majesté.

Nous nous séparons et je retrouve mon père à l'hôtel, il est déjà en train de faire les valises, après tout on repart demain matin.

- Oh tu es de retour, alors cela s'est bien passé avec Son Altesse ?

- Oui, la reine Saphira voudrait nouer des liens commerciaux avec Piacere.

- Oh… alors là ma fille tu m'intéresses !

Là je lui explique tout, donnant le maximum de détails :

- Voilà qui serait fabuleux, oui notre royaume a plusieurs besoins et ce qui nous manquait c'était un partenaire commercial solide. Je vais m'atteler à cela une fois rentré. Oh merci ma fille, merci, merci, merci, dit-il en m'embrassant mes joues.

- De rien papa, ris-je. Mais tu sais il faut plutôt remercier Son Altesse Saphira, c'est elle qui souhaite ces échanges, moi je n'ai fait qu'être l'intermédiaire.

- Elle veut faire de toi son ambassadrice, c'est bien qu'elle a vu en toi une personne en qui elle pouvait faire confiance. En plus nos concurrents ont beaucoup parlé de toi, ton sourire enjôleur, tes yeux brillants lors des résultats de tes homologues, ton admiration pour le travail des autres. Tout le monde s'est sentit incroyable, talentueux et merveilleux, certains même on reprit espoir et l'inspiration par ta présence rayonnante.

- Ah bon ?

- Mais oui, tu as ramené beaucoup d'énergie positive et d'après ce que j'en sais l'édition de cette année bat tous les records, elle a été visionnée par plus de monde que d'habitude. Et en plus plusieurs royaumes participants ont reçu des demandes de commandes, y compris ceux qui n'ont gagné aucune épreuve, c'est quasiment du jamais vue.

- Alors là je suis étonnée, je ne pensais pas que j'avais un impact aussi énorme.

- Et si, à ton avis pourquoi tes amants te couvent et te gardent jalousement ? Mais parce que tu es un être incroyable.

- Je pense c'est l'amour qui parle.

- Qu'importe ! Tu es ma fille chérie ! Bien sûr que tu es un être incroyable !

J'éclate de rire devant tant de fierté, tout en versant une larme d'émotion. C'est si bon d'être aimé…

Merci Hadès, merci encore.


Voilà, j'espère que vous aurez apprécié ce nouveau chapitre ^^

Je vous souhaite une bonne soirée.

A bientôt pour la suite.