Jeudi - Jour 4

Mercredi 21 juillet - 21h56 - QG de Marineford


Calé dans son lit aux côtés de sa compagne Chesca qui dort profondément, Kizaru fait mine de bouquiner un livre d'arts martiaux avant de s'en désintéresser.

- Chescaaaa, j'ai envie d'un calin, gémit Kizaru en lui jetant un regard en biais.

Aucune réaction de sa part, juste la respiration calme et appaisée après cette journée de boulot administratif. Il dépose son lit sur sa table de chevet, silencieux. Il réessaye à nouveau de réveiller sa femme qui marmonne mécontente dans son sommeil sans se réveiller.

- Parfait ! Je peux enfin vaquer à mes occupations favorites !

Il se lève délicatement du lit, enfile ses pantoufles et son peignoir avant de se glisser jusqu'à l'armoire. Il entrouvre très lentement les portes du meuble en gardant un œil sur la silhouette endormie. Les portes grincent faiblement et Borsalino se dépêche de prendre un carton dissimulé entre ses caleçons. Il le glisse sous le bras, referme les portes avant de quitter la chambre à pas feutrés en direction de son lieu de farces. Il s'est attaqué à un collègue et à son supérieur pour le plus grand plaisir des soldats de bas rangs et des vice-amiraux…. Alors il va viser plus large cette fois. Les couloirs du QG sont vides, silencieux et plongés dans l'obscurité. Ce soir, les nuages couvrent les rayons lumineux de la nouvelle lune. Il attend depuis des semaines que la surveillance à laquelle il est confronté soit minime voire inexistante pour agir de nouveau. Borsalion avance d'un pas léger et discret jusqu'aux douches du Quartier des haut-gradés et pousse la porte qui pousse un lourd grincement à son passage. Il entre en toute vitesse et va se cacher dans une cabine de toilettes et attends quelques minutes que le silence se fasse de nouveau.

- Huuhuu.. Je me prends presque pour un espion ! Mettons en route notre piège !

Il déballé son carton sur le haut des toilettes pour en sortir des pochettes d'encres de toutes les couleurs. Il ressort de sa cachette sur la pointe des pieds et commence l'application de son piège. Une à une les pommeaux de douche sont remplis d'encres et toutes les traces sont effacés par le vicieux singe jaune. Après une demi-heure de travail intensif (la seule de sa journée, notez-le), il jette le carton et les pochettes dans une poubelle à l'extérieur des toilettes. Borsalino file a nouveau dans la chambre et se glisse sous la couette, venant se blottir contre sa femme, la prenant par la taille. Il vient délicatement frotter son visage contre ses cheveux avant de se sentir partir vers les bras de notre douce Morphée.


Jeudi 22 juillet - 07h32 - QG de Marineford


A l'étonnement total de Chesca, Borsalino n'a pas rechigne à se lever ce matin. D'un bon vieux et déterminé, il s'est levé d'un bon pied, s'est rasé, habille et ensemble ils sont allé au réfectoire. Le lieu est étrangement calme. Quelques soldats sont présents et seuls Sengoku et Tsuru sont déjà assis prenant leur petit-déjeuner. Chesca et Borsalino prennent leurs cafés noirs, quelques croissants et un bol de chocolat chaud avant de rejoindre les deux doyens. Chesca est la première à briser le silence tandis qu'ils s'assoient sagement avec leur supérieur.

- Bien le bonjour. Tout le monde a eu une panne de réveil ce matin pour que le calme règne ici ? C'est la baston pour trouver une place à cette heure.

- Bonjour Chesca, bonjour Borsalino, répond Sengoku d'un air crispé. Il semblerait qu'un certain farceur ait encore donné libre cours à son imagination.

Son regard accusateur se fige directement dans les yeux de Kizaru qui frôle l'innocence et l'incompréhension. Il semble se réveiller enfin face à l'accusation directe de son supérieur direct et il fait une mine étonnée.

- Ooooh… De quoi on m'accuse encore ?!

- Kizaru Borsalino, qu'est ce que t'as fait encore ? Gémit Chesca, frémissante face au regard glacial de Tsuru qui ne pipe mot. Tsuru-sama est furieuse…. Ce n'est pas chose aisée quand on la connaît !

- Tu vas vite le découvrir Chesca, tranche Tsuru. Ils arrivent pour attraper le coupable.

Kizaru boit tranquillement sa tasse de café alors que la porte du réfectoire est ouverte dans un fracas incommensurable. Chesca sursaute et elle se pivote pour faire face à l'ensemble des vice-amiraux possédant encore du cuir chevelu…. Avec des couleurs particulièrement saillantes. Momonga au mohawk violet devenu jaune poussin, Smoker aux cheveux roses bonbon, Komir avec du vert pomme, Garp avec des cheveux bleus azur…. Et de nombreux soldats avec des cheveux blonds ou blancs…

Les victimes s'avancent vers la table où siège le coupable parfait et c'est Momonga qui prend la parole, les yeux révolvers.

- Borsalino… inutile de te demander si c'est toi le coupable..

- Pourquoi mooooi à chaque fois ? s'insurge Borsalino.

- Borsalino, tu as de l'encre sur la barbe, rétorque Smoker.

- Aaah zuuut.

- Punaise, j'avais même pas vu, souffle Chesca. Hey bien…. Prennez une autre douche…. !

- On en est a la quatrième douche Chesca et ça ne part pas ! Peste Komir.

- Ah. Hey bien, courage à ceux qui tiennent à leur cheveux… ça falloir raser !

Trois pas de recul pour l'ensemble des collègues. Dix de plus pour les soldats. Chesca hausse des épaules avant de retourner à son petit-déjeuner déjà désintéressé. Borsalino lui finit par pouffer de rire…..

- Vous étiez trop spectateur à mon goût ~ Je réfléchis à ma prochaine victime héhé ~