Je vous salue !

Aujourd'hui je publie le chapitre 2.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à Rowling, sauf l'histoire.

Harry Potter et le sang de la nuit

Résumé : Et si Harry Potter n'avait jamais grandi chez les Dursley, mais avait été adopté par un vampire ancien ? Son éducation, sa vision du monde et même sa magie auraient été radicalement différentes. Evidemment, Harry est un vampire !

Réponses aux Reviews :

Dearaujofleurbelle

Salut, merci pour ta Review. Biz.

Altheapotter5

Hey, merci pour ta Review. Biz.

Stormtrooper2

Coucou, merci pour ta Review. Biz.

Hoybleu

Kikou, merci pour ta Review. Biz.

Jazzy02Girl

Hey, merci pour ta Review. Je poste une fois par semaine, ça c'est sûr. Je peux pas te dire le jour exact. Mais soit le lundi, le mardi, le mercredi ou le vendredi. Biz.

Oznela

Coucou, merci pour ta Review. Biz.

LilyC56

Salut, merci pour ta Review. Biz.

Bonne Lecture


Chapitre 2 :

Le château de Lazarus Valen n'avait pas de nom. Il était aussi vieux que le temps lui-même, perdu quelque part entre les frontières du monde sorcier et un royaume oublié de ténèbres. Aucun humain n'y avait mis les pieds depuis des siècles, et pourtant, c'était ici que Harry était venu avant sa transformation, c'était ici qu'il vivait.

Il n'y avait pas de rires d'enfants, pas de chaleur. Seulement l'écho des pas sur la pierre, le murmure du vent à travers les galeries et la lueur vacillante des torches éternelles.

Et une voix. Toujours la même.

« Prêt ? »

Harry tourna les yeux. Il était assis sur un fauteuil de velours noir, perdu dans la pénombre d'une bibliothèque où s'entassaient des ouvrages que peu d'êtres avaient lus. Les vampires ne dormait jamais. Mais ce n'était pas parce qu'il était immortel qu'il ne grandissait pas. Il ressemblait à ses parents sous sa forme humaine. Mais lorsque son côté vampire se dévoilait, il ressemblait à son père adoptif. À son maître, celui qui avait changé son destin.

Lazarus se tenait devant lui, silhouette drapée d'ombre, sa silhouette aussi immobile qu'une statue. Il était la seule figure paternelle qu'Harry avait jamais connue. Celui qui avait brisé ses chaînes et l'avait façonné en autre chose. Avec lui, il était libre.

« Aujourd'hui, tu commences ton véritable apprentissage. »

Harry ne répondit pas. Il avait appris très tôt que les mots étaient inutiles. Lazarus ne lui posait presque jamais de questions. Il lui montrait simplement ce qu'il devait savoir, et c'était à lui de comprendre.

Les journées et aussi les nuits d'Harry étaient rythmées par un entraînement rigoureux. Lazarus ne croyait pas en l'éducation classique des sorciers. Il disait que les sorciers vivaient dans l'illusion de la puissance, se reposant sur des baguettes comme des enfants s'accrochant à leurs jouets.

« Un vrai sorcier n'a pas besoin d'un bout de bois pour exister. »

Et il lui prouva.

Harry apprit que le sang était une source de pouvoir bien plus grande que n'importe quelle baguette.

Lazarus lui enseigna à concentrer sa magie dans ses veines, à sentir chaque pulsation, chaque battement de son cœur comme une note d'un orchestre invisible.

Lorsqu'il réussit pour la première fois, il sentit un frisson parcourir son corps. Son sang brûlait comme du feu liquide, et lorsqu'il tendit la main, une flamme écarlate dansa au bout de ses doigts.

Lazarus sourit.

« Tu comprends enfin. »

Les vampires n'avaient pas besoin de force brute, même s'ils possédaient une grande puissance. Ils utilisent l'esprit, la persuasion, les illusions.

Harry passa des heures à fixer des bougies, à sentir les ondes mentales des créatures autour du château, à deviner les pensées de son maître sans qu'un mot ne soit prononcé.

Une nuit, il réussit. Une simple phrase murmurée, un regard appuyé, et une créature d'ombre s'agenouilla devant lui, attendant ses ordres.

Lazarus posa une main froide sur son épaule.

« Tu es prêt pour la suite. »

La lumière était une faiblesse. C'était une leçon que Lazarus lui fit comprendre très vite. Oh bien sûr, les vampires ne craignaient pas les rayons du soleil comme les légendes l'affirmaient, ils pouvaient se montrer en plein jour et se fondre parmi les humains. Mais l'obscurité était leur alliée, une arme pour eux.

Harry apprit à se fondre dans les ombres, à les faire bouger comme une extension de son corps, à ne faire plus qu'un avec elles.

Au bout de six mois, il était capable de traverser une pièce entière sans que sa silhouette ne soit visible. Il était une ombre parmi les ombres.

Mais malgré tout, quelque chose clochait.

Harry ne comprenait pas pourquoi, mais certaines nuits, lorsqu'il s'arrêtait pour écouter le silence du château, une sensation étrange s'emparait de lui. Comme un manque. Comme une absence.

Une nuit, il osa poser la question.

« Qui étais-je avant ? »

Lazarus tourna lentement la tête vers lui.

« Pourquoi cette question ? »

Harry hésita.

« Je... Je sens qu'il y avait quelque chose avant. »

Un silence. Puis un sourire.

« L'avant n'a aucune importance. Il n'existe que ce que tu es devenu. »

Mais cette nuit-là, en cherchant dans son esprit, Harry vit quelque chose d'étrange.

Il ne voyait pas de sang, de puissance ou d'ombres.

Mais une lumière chaude, un rire lointain, une femme aux cheveux roux et aux yeux verts qui chantaient une berceuse.

Et lorsqu'il sortit de ce souvenir étrange, un seul mot résonna dans son esprit.

Maman.

Mais plus les jours passaient, plus ce qui faisait parti de son humanité disparaissait. Les attaches étaient inutiles. Il était un vampire, il était comme Lazarus, comme son maître et les émotions n'avaient pas de place ici. C'était une faiblesse. Une faiblesse qui pourrait lui être fatale si un jour quelqu'un découvrait son secret.

Il avait sept ans, mais il était éternel. Seule son apparence lui rappelait son âge. Grâce à ses entraînements, à son corps qui s'améliorait chaque jour, à la magie du sang qui bouillonnait en lui, il était déjà plus fort que n'importe quel enfant mortel de son âge. Mais il savait aussi que les humains avaient toujours une limite.

Il était différent des humains. Son cœur battait, mais il n'en avait pas besoin. Il respirait, mais il pouvait vivre sans oxygène. Aucune chaleur ne se dégageait de lui. Sa peau était aussi froide que la glace, d'un froid éternel. Et surtout, il ne ressentait pas la douleur émotionnel le, contrairement aux humains.

Il entendait chaque craquement de la pierre sous ses pieds, chaque mouvement de l'air. Son regard voyait ce que d'autres ne pourraient jamais voir, par exemple, lorsqu'il fixait les torches bleues, il ne voyait pas seulement la lumière, mais l'énergie qu'elle dégageait, le spectre invisible qui l'entourait. Ses yeux auparavant verts étaient d'un émeraude éclatant, presque phosphorescent. Mais cela ne serait pas détecté par les humains.

Les vampires ne se nourrissaient pas uniquement par nécessité. Le sang était un échange de pouvoir, une source d'énergie pure.

Mais contrairement aux autres vampires, Harry n'avait pas besoin de boire autant. Son sang était déjà magique. Une seule goutte lui suffisait à se sentir invincible. Seulement, plus il grandissait, plus sa soif était grande. Lazarus lui avait expliqué que c'était normal et que lorsqu'il atteindrait l'âge adulte, sa faim se stabiliserait.

Durant l'année qui suivit, il apprit à manipuler son propre sang comme une arme. D'un geste de la main, il pouvait faire léviter une goutte de sang devant lui, et la transformer en une dague rouge vif. Cependant, il savait que cela ne devait servir qu'en cas de dernier recours. Tant qu'il n'était pas adulte, il ne pourrait pas se servir de ce pouvoir comme il le désirait. Après chaque entrainement, il devait se nourrir d'avantage pour récupérer l'immense énergie perdue.

Harry ne craignait pas les sorts classiques. Plusieurs fois, Lazarus les avaient utilisé, même s'il détestait cela, pour montrer à Harry qu'il était intouchable. Ils glissaient sur lui comme de la pluie sur une vitre.

Aussi, Harry savait qu'il ne pourrait jamais s'observer dans un miroir ou dans un objet qui pouvait réfléchir l'âme des humains. Mais cela n'était pas un problème pour lui. Ici, personne ne le contrôlait. Ici, il avait une famille.

Puis vint le jour de son onzième anniversaire, enfin même si pour lui ce mot n'avait aucune signification.

Lazarus savait que ce moment viendrait. Une lettre arriva. Poudlard l'attendait.

Mais Harry Potter le Survivant n'existait plus. Il ne restait plus que Harry Potter le vampire, le monstre.

Lazarus sourit en tendant la lettre à son fils.

« Il est temps que le monde sorcier découvre qui tu es vraiment. »

Harry attrapa la lettre sans hésitation, un sourire moqueur s'étirant sur ses lèvres.

Il était prêt. Harry Potter était mort. Il n'était plus humain. Et le petit être brisé que Dumbledore voulait voir n'existait pas. Mais une nouvelle légende allait naître.

Poudlard ne savait pas ce qui l'attendait.


Un nouveau chapitre fini.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

À bientôt.

Biz