Décidément... ce mec la tourneboule !...
Chapitre 440 : Stoner Love
Rook est infatigable lorsqu'il s'agit de s'amuser avec Patou. Il récupère le jouet XXL avant de le lancer loin dans le parc.
Patou se dépense sans compter et la bête possède une belle résistance à la fatigue.
"Tu as vraiment été étudié pour défier les loups, toi !..." le flatte Rook, lui lançant une nouvelle fois le jouet.
"Sais-tu ce que j'apprécie chez toi, Chasseur ?..." reposant sur le lit, à moitié nus. "C'est que tu n'aies jamais oublié d'où tu viens... Tu as connu le besoin et le dénuement." embrassant son torse admirablement fait.
"Et toi, de ne faire aucun cas des richesses des hommes que tu te choisis." cherchant ma bouche, main glissée dans mon cou.
Dans les bois, le Chasseur ne choisit jamais de demeurer sur la large allée mais préfère les sentiers plus étroits, envahis de végétation, sens aux aguets.
Il lui arrive de se mettre à plat ventre et ramper, discret, sans quitter sa cible des yeux.
Ses proies se terrent dans les fourrés. Ses sens sont remarquables pour les débusquer.
Le Chasseur possède une excellente vue ; meilleure encore que les proies qu'il chasse.
Sa proie se tient là.
Le vent demeure absent, ce qui joue grandement en faveur du Chasseur.
Il choisit un point de vue haut, bandant l'arc, visant et ciblant... en plein !
"Je me souviens d'un certain Friederich. L'un de ces fils à papa, plein aux as. Il est venu ici et a fait étalage de ses biens, passant en revue ses Porsche et ses Ferrari jusqu'aux montants faramineux de ses comptes en banque et autres biens immobiliers, pensant m'impressionner." caressant les cheveux blonds de la tête qui repose en haut de mon ventre. "L'entretien s'est terminé par un énorme éclat de rire de ma part. Je ne l'ai plus jamais revu. Vexé à tout jamais."
"Princesse, tu ne lui as laissé aucune chance."
"Lâche-le dans les bois avec un arc... tu seras bon pour récupérer son cadavre trois jours plus tard. Je suis reconnaissante à papa de m'avoir enseigné la survie. Ce n'est pas que je boude le luxe. C'est juste... que, dans des conditions extrêmes, ce même luxe n'est pas d'un grand secours."
"Ton père et ton grand-père t'ont enseigné la plus élémentaire des leçons."
Je l'observe qui ferme la ceinture en cuir de son pantalon.
"Approche, Rook." depuis le lit
Il s'exécute, s'arrêtant au pied de ce dernier.
"Retourne-toi."
Il me présente son dos.
Je lève la jambe, pied remontant le long de l'intérieur d'une cuisse, dessus de mon pied caressant son sexe.
Il dodeline de la tête. "Princesse..." sourire audible.
De mon cou-de-pied, je flatte son joli sexe, y imprimant autant de pression que d'effleurement.
Ses sons marquent un profond contentement.
Il s'en empare des deux mains et s'y comprimer davantage, se laissant renfler.
Mon autre pied passe dans son dos, cheminant depuis les omoplates, le long de la colonne, voûte épousant la forme de ses fesses.
"Mmm... Rook..." rêveuse.
"Princesse... je passe... un très bon... moment..." sourire éclatant dans la voix.
"Pas trop à l'étroit ?..."
"Terriblement..." sans se départir de son sourire.
"Je ne verrai... aucun inconvénient à ce que tu retires ton pantalon, Rook..." m'en pinçant la lèvre, attisée.
Il réouvre sa ceinture, la laissant pendre ainsi, abaissant son pantalon en haut des cuisses, offrant sur un boxer sombre à large élastique.
Ses mains reprennent possession de mon pied pour y poursuivre ces jeux inédits.
"Vas-tu te livrer ?..."
Une réponse vibrante me parvient en réponse. "Si tu... le souhaites..."
"Dans ma bouche, Rook."
Réponse étranglée en retour. "Princesse..." libérant mon pied.
"Tourne-toi, Rook." m'avançant en bord du lit, assise, jambes ouverte.
Il s'exécute et je tire sur le large élastique pour libérer cette gourmande dressée, prune éclose.
J'y glisse les doigts pour tout caresser de lui.
Ses mains passent de mon cou à mes épaules, revenant dans mes cheveux.
Mes lèvres entrent en contact avec l'extrémité sensible, lui livrant une véritable décharge de plaisir. "Oooooh..." dodelinant de la tête, menton levé vers le plafond.
Il finit par ramener son regard vers le spectacle qui se joue à guichets fermés.
"Princesse... tu me rends... si heureux... si... vivant..."
Je l'avale avant de le flatter partout de la langue, donnant la chasse aux veines en relief.
"Princesse !..." extasié, commençant à palpiter durement tant la faveur lui est exaltante.
Ses appuis en spasment.
Tout annonce une jouissance imminente.
"Tu es un régal à gâter, Rook..." glissant la main le long de son ventre frémissant.
"Princesse... Princesse... je vais... tu vas me faire..." paupières papillonnant furieusement, peinant à fixer quoi que ce soit tant ses sens en bourdonnent.
"... jouir !..." avant de l'avaler à nouveau, bouche active sur lui.
Son exclamation heurte le plafond et, contre mon palais, c'est l'expression de son bonheur mâle.
Je me pose sur la chaise longue qu'il occupe, magazine à la main, libérant l'une d'entre elles pour caresser mes cheveux, attention happée.
Le soleil est doux, caressant nos peaux claires de ses rayons les plus tendres.
"Je t'aime, Rook." souriante, cherchant le baiser qu'il m'accorde.
"Princesse..." touché. "Moi aussi. Tant."
Balade avec Patou dans l'arrière pays, sur les sentiers forestiers.
Au détour d'un chemin, Rook m'arrête, m'invitant à regarder en contrebas, index barrant ses lèvres.
Une biche et son faon.
"Viens." m'invitant, installé sur le lit, à prendre place sur sa cuisse.
Sa main glisse dans mon cou et il initie un baiser qui éveille nos sens.
Son autre main s'avance entre mes cuisses, atteignant sa cible, massant là à m'en faire geindre et l'appeler dans le baiser.
"Princesse... tant... avec si peu..." soulignant que seule l'action de son majeur me porte déjà vers le septième ciel - sans cesser cependant.
"Rook..." perdant mon souffle.
"Très bien." en français, remontant ma jupe pour glisser les doigts à l'intérieur du tanga et poursuivre ses délices.
Il se régale de l'humidité que le mouvement de son majeur, flattant le capuchon gorgé, appelle.
"Princesse... tu flattes tous mes sens..." extirpant son majeur pour le goûter, appréciateur, y retournant derechef.
Je ne suis plus que plaisir, pupilles dérivant sous mes paupières, appels coupés dans la gorge tant les sensations se font aiguës.
"Princesse... quel... ravissement..." commençant à ressentir les effets sur son propre corps.
Mes doigts crispent sur sa cuisse libre tandis que mes cuisses spasment. "Rook !..."
Mon sexe est totalement ouvert à ses attentions, l'appelant tout entier de son suave nectar.
Il me fait allonger sur le lit, se défaisant de l'essentiel avant de me rejoindre, butinant mon entrée avant de s'y aventurer, accueilli avec les honneurs.
La manœuvre nous fait suffoquer.
Il bouge à plaisir, nous faisant voyager dans des contrées ciblées sur le plaisir qui croît à chacune de ses poussées.
Nous ne sommes bientôt plus qu'appels et plaisir.
Il m'annonce son point de non-retour. La course à l'orgasme est lancée !...
Le chevreuil se sauve, modifiant sa course de façon inopinée, tentant d'échapper à son poursuivant. Il bondit à droite puis à gauche. Sa vigueur ne faiblit que lorsqu'une mauvaise réception au sol lui brise une patte. Il s'affaisse dans un cri déchirant.
Rook quitte sa monture et sillonne entre les arbres.
La bête est tant sous le coup de l'adrénaline qu'il avance encore malgré son membre impotent.
Rook bande son arc derrière un large tronc puis le cible. La flèche libérée part se ficher dans le flanc de l'animal, touchant un organe clé.
L'agonie est rapide.
"Tu t'es très bien défendu." s'avançant sous le vent, sortant son couteau pour le dépecer.
"La forme ?"
"Oui." en français, souriant à Floyd, préparant sa trompette.
"Avant j'en faisais aussi, de la trompette. J'ai lâché pour le saxo. On peut faire beaucoup plus de trucs fun avec !..."
"Comme... démolir l'harmonie de la fanfare en improvisant un morceau hors partition ?" connaissant parfaitement la nature indomptable de Floyd.
"Ouaip. Par exemple."
Rook admire le brillant de son instrument, lui apportant un petit coup de lingette.
Floyd le fixe. "Paraît que... le feu a repris entre vous."
"Nous en sommes... les premiers surpris." autant ne pas y aller par quatre chemins avec Floyd.
"Hunt. Tu pensais tout de même pas que j'allais te céder ce qui m'a très longtemps appartenu sans moufter, hein ? Prépare-toi ; j'ai bien l'intention de te disputer l'bout d'gras."
Le Chasseur le fixe de ses iris émeraudes.
"Pourquoi t'as l'air surpris ?" s'amuse Floyd. "Je t'ai longtemps considéré comme une pacotille, Hunt, un mec lambda avec lequel ma Shachi s'amusait à ses heures perdues. Le temps a passé et je me suis posé. J'ai réfléchi - ouais, ça m'arrive !... - pour en conclure que de nous tous, prédateurs aquatiques ou terrestres, tu es au top de la chaîne alimentaire, Hunt. C'est même pas une question de bouffe, d'ailleurs. Nan, toi, t'es capable de nous transpercer de loin d'une de tes flèches, on verrait rien arriver. Tu le fais pas parce que... les intérêts de Pomefiore, tout ça. Mais ouais, je kiffe te disputer Shachi. C'est un combat à mort dans lequel on s'engage, Hunt, comme dans la nature quand deux mâles sont sur la même femelle. Que le plus nul d'entre nous chute et en crève !..." clôturant la déclaration de guerre.
La forêt est vaste. Elle calme l'esprit de Rook lorsqu'il en a besoin. Le Chasseur y laisse tous ses doutes et ses soucis pour qu'ils ne polluent pas son quotidien.
Il apprécie s'établir sous un vaste chêne, dos contre le tronc, paupières fermées.
Rook sait ce que c'est que de se battre. Il a parfaitement conscience que rien ne se gagne sans efforts.
Notre relation... il a dû patienter et batailler pour la voir s'épanouir et atteindre son plein potentiel.
Alors que ce soit Leech, Kingscholar ou même sa reine qui se dressent sur le chemin, qu'importe !
"Rook." claquant des doigts comme à son ordinaire.
"Ma reine ?"
"Je t'ai fait tailler un nouvel uniforme. Le tien a subi les affres de tes escapades forestières."
"Merci, ma reine."
"Tu es décidément incorrigible, Rook." s'emparant de sa ceinture en corde, couleur carmin, pour réaliser un nœud plus élégant que celui fait à la va-vite par Rook ce matin. "Nos uniformes sont la vitrine de Pomefiore, Rook. Ils doivent donc être impeccables."
"Je suis... parti à la hâte ce matin, ma reine."
"Je te prierai de ne pas te négliger de la sorte." sur un plissement des yeux. "Ton rasage laisse également à désirer. Qu'est-ce qui t'a fait quitter le lit aussi précipitamment, Rook ? Un ours ?"
Le Chasseur renifle.
"Hey." alors qu'il penche le visage par-dessus le mien, sourire des plus doux.
J'attrape sa jolie tête pour un baiser renversé, lui offrant un frémissement intégral.
"Comment se porte ma jolie pomme mentholée ?..."
"A merveille. Et tu y es pour beaucoup." retournant quémander mes lèvres pour un nouvel échange avant de prendre place en face de moi sur la terrasse de mon appartement.
Je note que son uniforme a pris un coup de neuf. J'y note également l'absence totale de signes distinctifs de Pomefiore - ces bordures dorées brodées sur les manches ouvertes du manteau et au niveau de la clavicule gauche. Une sanction vestimentaire ?...
Il débusque mon regard. "Je sais ce que tu vas dire, Princesse."
"Je te confectionne une tartine ?"
"J'ai déjà pris mon petit-déjeuner, merci, Princesse."
"Café ? Thé ?"
"Café." se servant.
"Te voilà donc privé des insignes de Pomefiore..."
"Je suis prêt à endurer, Princesse." déterminé.
"Je préférerai que les choses soient différentes, Rook." chagrinée pour lui.
"Princesse... il ne s'agit que d'une atteinte matérielle." cherchant à me rassurer. "Notre amour vaut largement ce sacrifice." apposant sa main gantée sur la mienne.
"Je pourrai comprendre l'acharnement de Vil si vous... étiez encore amants."
"N'en cherche pas la raison, Princesse." terminant sa tasse de café.
"Je ne veux pas... que cela me soit reproché un jour, Rook."
Yeux émeraudes agrandis en face. "Jamais de la vie, Princesse !..." outré que je puisse ne serait-ce que l'envisager. "Vil a tout simplement tendance à penser que... tout ce qui porte les insignes de Pomefiore lui appartient de droit. Et comme il vient lui-même de les retirer des mes vêtements..."
"Ne pourrais-tu pas utiliser l'un de tes philtres d'amour pour te le réapproprier ?" suggère Leona, toujours à l'affût pour me nuire.
Vil renifle. "Quelle gloire en tirerais-je, dis-moi ?"
"Tu le tiendrais à nouveau en laisse. Et cette fois-ci veille à raccourcir cette dernière. Tu lui as permis une trop ample liberté de mouvement, ma reine."
Nous nous amusons beaucoup, cible criblée par nos flèches. Rook demeure indétrônable au tir à l'arc. C'est plein centre chaque fois !
"Tu as toujours chassé exclusivement à l'arc ?" curieuse.
"Toujours, Princesse."
"Pourquoi ce choix ?..."
"Je trouve qu'il y a une part de noblesse dans la façon de procéder."
"Ce n'est pas faux." souriante.
"Tu es belle, Princesse..." glissant le pouce le long de ma lèvre inférieure. "J'ai... très envie de t'embrasser."
"Viens." lui tendant mes lèvres.
Le baiser est passionné, débordant sur la fin.
Nous rompons lentement le contact, lui s'en léchant les lèvres, iris émeraudes voilées.
"J'aime t'embrasser, Princesse." souriant, caressant ma joue.
"Et j'aime que tu m'embrasses, Rook. Je supplierai pour en obtenir davantage..." éveillée.
"Ton endroit sera le mien." me laissant libre du choix de notre point de chute.
"Mmm... je nous veux nus."
"Dans ce cas... je ne vois que la cabane ou... ton appartement, Princesse."
L'appartement a été le trajet le plus court pour donner libre-cours à nos appétits !...
Une fois rentrés, nous avons quitté nos vestes dans l'entrée pour nous diriger jusqu'à la chambre, nous y défaisant presque à la hâte, tombant, nus, sur le lit, jambes s'entremêlant à l'envi, nous dévorant du regard, mains partout sur l'autre.
"Tu ne me l'as pas encore dit..."
Il cible immédiatement de quoi il est question - Rook demeure très vif d'esprit.
"Je t'ai dit... que je te l'écrirai." souriant.
"Peut-être... mais la prononciation en sera absente..." caressant le blond de ses cheveux.
"Je te laisserai l'inventer à ta guise. Et te dirai si... tu en es loin ou si... ta tentative en est proche." joueur.
Je rapproche mon bassin du sien. Il se laisse monter lentement.
"Tu as... toujours été aussi à l'aise sexuellement, Rook ?..."
"Je m'y suis éveillé sur le tard. Dois-je te rappeler que j'avais dix-neuf ans à l'époque de Roquevaire ?..."
"Hmm. Ce fut à Roquevaire, donc ?..."
"Bien vu, Princesse."
"J'hésite... une villageoise ? Julie ? Ma tante ?..."
"Haha !... Princesse, Princesse..." m'embrassant avec délice. "Je demeure extrêmement curieux, tu le sais à présent... et l'amour peut se décliner de tant de réjouissantes façons..." éludant l'embarrassante question.
"Et quelle en est... la plus délicieuse version, Rook ?..." le buvant des yeux.
"Celle que... nous avons la joie de pratiquer en ce moment... celle où il suffit que je te regarde pour sentir ce picotement caractéristique qui remonte des lèvres le long du philtrum... celle qui nous laisse lentement monter en tension... pour terminer en feu d'artifice charnel."
"Moi aussi, je le ressens et l'apprécie de cette manière avec toi, Rook." allant lentement le cueillir sans le brusquer. "Tu demeures capable d'interpréter tous les rôles qui te sont assignés... de l'amant tendre et aimant à l'étreinte sauvage et passionnée."
Sa bouche vient de s'entrouvrir de délice. Oh, qu'il aime se retrouver ainsi dans ma main.
Mes caresses le soulèvent totalement. Elles le consument dans une réjouissante émotion.
Je ne pense pas que Rook soit le genre d'homme à se soumettre à une relation sexuelle sans éprouver un minimum de sentiments pour son/sa partenaire.
"Tu m'aimes et tu me suis depuis si longtemps..." louchant sur sa jolie bouche.
"Presque une décennie... à l'échelle humaine, cela compte." en souriant. "Je ne verrai aucun inconvénient à ce que tu m'embrasses, Princesse." ayant capté là où vient de se diriger mon regard.
"De quelle façon... vas-tu me rendre ce baiser, Chasseur ?..."
Il laisse échapper une petite note mélodieuse et joueuse. "Je te laisse le découvrir."
Oh l'amour
Broke my heart
Now I'm aching for you
Mon amour
What's a boy in love
Supposed to do?
Looking for you
You were looking for me
Always reaching for you
You were too blind to see
Oh, love of my heart
Why leave me alone?
I'm falling apart
No good on my own
Oh l'amour
Broke my heart
And now I'm aching for you
Mon amour
What's a boy in love
Supposed to do?
Why throw it away?
Why walk out on me?
I just live for the day
For the way it should be
There once was a time
Had you here by my side
You said I wasn't your kind
Only here for the ride
Oh l'amour
Broke my heart
And now I'm aching for you
Mon amour
What's a boy in love
Supposed to do?
No emotional ties
You don't remember my name
I lay down and die
I'm only to blame
Oh, love of my heart
It's up to you now
You tore me apart
I hurt heard inside-out(*)
(*) Erasure "Oh l'amour"
