Chapitre 25 – Végéta

Appuyé sur le mur face à la porte de la salle des Commandements, les bras croisés sur sa poitrine en tapotant frénétiquement sur son biceps, Végéta attendait.

Avoir été congédié de la sorte par Frieza l'horripilait. Ce n'était pas la première fois qu'il était écarté de discussions importantes comme celles-ci, et chaque fois c'était contrariant. Mais cette fois, son exclusion ne pouvait que confirmer deux choses. De un, l'Empereur ne lui faisait pas confiance. Et de deux, depuis le début des opérations sur Terre, celui-ci convoitait secrètement quelque chose d'extrêmement précieux.

Les Dragon Balls.

Végéta avait tout de suite été interpellé lorsque la femme en avait fait mention. Et l'indéniable intérêt de Frieza à leur sujet avait vendu la mèche. Il ne faisait plus de doute maintenant. Bulma avait raison. Ces Dragon Balls étaient ce que Frieza recherchait activement depuis plusieurs mois. Elles étaient également la raison de toute cette mascarade sur Terre, ainsi que de leur récente opération dans la Cité de l'Ouest, lorsque Zarbon était secrètement allé chercher quelque chose au tout dernier étage de l'immeuble ciblé lors de leur offensive.

Tout cela n'était bien sûr que des suppositions. Végéta n'avait en fait aucune idée de ce que pouvait être les Dragon Balls. Il ne savait pas non plus pourquoi l'Empereur les désirait. Jamais personne n'avait abordé ce sujet en sa présence.

Mais rien qu'à s'imaginer la réaction du lézard lorsque l'Humaine avait spécifié pouvoir l'aider à les trouver, il bouillonnait d'impatience d'en savoir plus.

Alors, une fois sorti de la Salle de commandements, plutôt que de retourner à sa chambre comme il aurait dû le faire, le Saiyan s'était stationné devant la porte pour attendre la seule personne qui pourrait l'informer sans créer trop de remous; Bulma.

C'est elle qu'il attendait, impatient, furieux, prêt à déferler une myriade de questions dès qu'elle se montrerait le bout du nez.

Heureusement que l'attente ne fut pas trop longue.

-Tu me dois des explications! s'emporta-t-il en bondissant sur ses pieds dès qu'il aperçut sa chevelure aux reflets azur.

-Tu es un prince! s'écria-t-elle en même temps que lui et en le pointant du doigt.

Végéta s'arrêta net, et les questions qui s'apprêtaient à sortir de sa bouche moururent sur ses lèvres.

De toutes les réactions auxquelles il s'était préparé à faire face, cette accusation était de loin l'une des plus inattendues.

-Que… Hein? balbutia-t-il, pris au dépourvu.

-Tu es un prince! répéta-t-elle en s'approchant de lui d'un pas rageur. Oui ou non? Réponds-moi!

Végéta fronça les sourcils. Les yeux bleus de Bulma, toujours aussi magnifiques et hypnotisants, étaient devenus étrangement brillants. Sa peau, bien que majoritairement recouverte de sang séché, était encore plus pâle qu'à l'habitude. Il put toutefois facilement discerner la rougeur de ses joues qui s'étaient embrasées.

Elle était en colère, et très agitée. Probablement même plus que lui.

-En effet, concéda-t-il en relevant fièrement le menton. Je suis le prince des Saiyans.

-Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt? cracha-t-elle entre ses dents.

Végéta oublia momentanément la raison pour laquelle il l'avait attendue et se laissa emporter par la vague de frustration contagieuse de l'Humaine.

-J'assumais que tu savais déjà, expliqua-t-il en serrant les dents pour tenter de garder son calme.

-Hé ben non! Je ne savais pas! Il fallait que je devine?

- Tout le monde sur ce vaisseau me connait. Tous les habitants de la Voie lactée savent qui je suis! Sauf toi, apparemment. Ce n'est pas mon problème si tu n'es pas assez perspicace pour le réaliser, répliqua sèchement Végéta.

Bulma laissa échapper un cri rageur.

-Pff! L'information ne devait pas être si importante que ça, puisqu'elle ne s'est pas rendue jusqu'à la Terre! Personne sur ma planète ne sait qui tu es. Personne ne sait même ce que c'est un Saiyan!

-Mais qu'est-ce que ça peut te faire?! s'emporta Végéta sans comprendre pourquoi elle en faisait tout un plat. Ça ne change rien du tout!

-Mais si! Ça change TOUT! s'écria-t-elle en levant les bras dans les airs.

Le drap qu'elle tenait autour de ses épaules lui échappa et glissa sur le côté. Par réflexe, Végéta le rattrapa avant qu'il ne tombe par terre et se salisse encore plus qu'il ne l'était déjà. Les yeux du prince se posèrent instinctivement sur le corps à moitié nu de Bulma. Cette vision, aussi brève soit-elle, suffit à le distraire encore plus qu'il ne l'était déjà.

Maudite Humaine…

Pourquoi fallait-il qu'elle porte des sous-vêtements brodés qui épousent aussi bien ses formes? La lingerie qu'on lui avait donnée aux Quartiers, même si elle était souillée d'un liquide noir et goudronneux, mettait en valeur la pâleur de son teint et la délicatesse de sa peau. Le spectacle le ramena même aux événements de la veille, et il se rappela combien il avait été agréable de la toucher dans l'unité médicale, lorsqu'il avait pu faire courir le bout de ses doigts sur ses courbes. Il se rappela aussi la vue étourdissante qu'il avait eue d'elle, de ses seins plus particulièrement, lorsqu'elle s'était penchée pour poser ses lèvres sur son torse.

La voir presque nue comme ça, devant lui et à quelques centimètres seulement, le tenta de nouveau, et l'envie lui pris de lui confisquer ce drap qu'il tenait dans sa main.

Mais, un peu comme lorsqu'il l'avait vu aux Quartiers, la vulnérabilité de Bulma était bien trop palpable pour qu'il puisse se résoudre à en profiter. Et même si cette fois, Raditz et Nappa n'étaient pas là pour atténuer ce sentiment d'intimité qui s'installait dès qu'ils étaient près l'un de l'autre, même si cette fois, il n'était pas aveuglé par la colère de voir les mains du Kordylipe tenter de s'approprier ce qui aurait dû être à lui, et lui seul, la voir ainsi révélée lui semblait intrusif.

Alors, un peu mal à l'aise, Végéta détourna le regard et lui tendit machinalement le bout de tissu afin qu'elle puisse se cacher et retrouver un semblant de dignité.

La femme s'en empara aussitôt.

-J'aurais aimé… le savoir plus tôt… souffla-t-elle en replaçant convenablement le drap autour de ses épaules.

En prononçant ces mots, la voix de Bulma se brisa.

Végéta leva les yeux pour la regarder en face. Ses yeux bleus s'étaient embués. Tétanisé, il observa une larme, unique, impitoyable, s'échapper de son œil avant de se mettre à rouler paresseusement sur sa joue pâle. La goutte laissa une traînée noire visible derrière son passage, emportant avec elle le sang qui s'était collé à sa peau.

Végéta s'apprêtait à lui rappeler combien elle était pathétique lorsqu'il la vit essuyer sa joue du revers de la main. Le geste ne fit qu'accentuer les dégâts, et son joli visage se retrouva encore plus barbouillé qu'avant. Énervé, le Saiyan oublia ses injures. Il leva le bras pour s'emparer d'un pan du drap et l'aider à se nettoyer. Mais à peine eut-il effleuré le tissu qu'il s'arrêta net.

Mais qu'est-ce qui lui arrivait? D'où lui venait cette soudaine courtoisie? Pourquoi était-il attentionné, tout à coup? Comment la vision d'une parcelle de sa peau et d'une petite larme pouvait-elle le désorienter à ce point?

Les réactions inattendues de Bulma étaient si déstabilisantes qu'elle avait réussi à l'égarer de ses intentions initiales.

La colère le gagna aussitôt qu'il réalisa sa propre faiblesse.

-Bon! Ça suffit! dit Végéta en secouant la tête pour se ressaisir. J'ai d'autres priorités que de gérer tes crises d'hystérie! Oui, je suis un prince. Et alors? Je ne vois vraiment pas pourquoi tu en fais tout un plat!

Furieux, il s'approcha de la femme et saisit son menton dans sa paume. Il la força à relever la tête pour qu'il puisse planter ses iris dans ses yeux encore baignés de larmes. Un étrange sentiment de satisfaction s'empara de lui lorsqu'il vit une étincelle de révolte éclairer son regard céruléen.

-Arrête de pleurnicher, gronda-t-il. Et dis-moi ce que sont les Dragon Balls.

Bulma ne broncha pas. Elle avait retenu son souffle dès qu'il s'était approché d'elle. Tout son corps s'était tendu, comme chaque fois que leurs peaux entraient en contact. Elle ouvrit la bouche, mais ne dit rien. Ses traits se modifièrent ensuite rapidement. Végéta l'observa passer par toute une gamme d'émotions, son visage exprimant d'abord la surprise, puis l'inquiétude et enfin la frustration, témoignant avec beaucoup de transparence le conflit d'intérêts qui prenait place dans sa tête. Le Saiyan fut quant à lui soulagé.

Toutes ces émotions étaient beaucoup plus faciles à gérer que des pleurs.

-Alors? insista-t-il au bout d'un moment.

-Je savais que tu me poserais cette question, finit-elle par répondre dans un murmure. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu sois au courant de mon plan.

-Hé bien c'est raté, répondit Végéta en souriant de côté.

Il s'approcha un peu plus d'elle. Il prit bien soin de relever sa tête avec sa main pour qu'elle puisse continuer de le regarder dans les yeux.

-Ton plan initial a foiré. Que tu le veuilles ou non, je sais que les Dragon Balls existent maintenant. Et je sais que ce doit être un trésor bien précieux pour que tu désires les cacher à ce point. Alors j'exige que tu-

-Chut! coupa-t-elle en se raidissant.

Végéta vit son regard bleu se poser par-dessus son épaule.

-Hum hum… fit une voix dans son dos.

Végéta relâcha Bulma et fit brusquement volte-face. Derrière lui, à quelques mètres d'eux, se trouvait l'un des soldats de la garde personnelle de Frieza. Celui-ci effectua une brève révérence à son intention, courbant gracieusement son corps élancé vers le sol, avant de s'avancer dans leur direction.

-Prince Végéta, dit le soldat, visiblement un peu mal à l'aise. Je ne savais pas que vous étiez ici.

-Qu'est-ce que tu veux? demanda durement le Saiyan, mécontent d'avoir été interrompu.

Le soldat pointa Bulma du doigt.

-On m'a assigné la tâche de ramener cette Humaine à sa chambre. Elle doit se reposer avant d'occuper ses nouvelles fonctions.

Végéta fronça les sourcils. Des nouvelles fonctions? Mais à quoi ce soldat pouvait-il bien faire allusion? Bulma avait-elle vraiment réussi à négocier sa sortie des Quartiers aussi facilement?

Si c'était le cas, il fallait que cet imbécile déguerpisse au plus vite, parce qu'il voulait la questionner.

-Ce ne sera pas nécessaire, dit-il d'un ton dur et pressant. Je vais m'en occuper. Va-t'en maintenant.

Le soldat se montra perplexe. Probablement se demandait-il pourquoi le prince tenait à s'occuper personnellement de cette besogne. Cette hésitation fut brève, mais elle fut suffisante pour tester la patience du Saiyan, qui commençait à considérer sérieusement utiliser la force pour abréger l'intrusion.

Bulma, plus rationnelle, perçut l'énervement grandissant de Végéta et jugea bon d'intervenir pour l'intérêt de tous. Une seule douche ensanglantée était probablement suffisante pour la soirée.

-Allons soldat… dit-elle d'un ton cajolant. Laissez-nous seuls, voulez-vous? La lune est très près du vaisseau ce soir… et vous savez l'effet qu'elle a sur les Saiyans, non?

Elle ponctua ces mots d'un clin d'œil entendu à l'intention du nouveau venu. Puis, elle en rajouta en passant un bras autour du cou de Végéta.

Le prince se raidit automatiquement en la sentant se cramponner à lui. Il n'était pas un adepte des démonstrations d'affection, loin de là. Il avait même plutôt tendance à les fuir comme la peste, et à repousser violemment celles qui s'approchaient trop près de lui. Mais le geste d'affection de Bulma était si inattendu, si désinvolte, si naturel… que l'idée de se dégager ne lui effleura même pas l'esprit. Il resta figé, surpris et désorienté, oubliant même son impatience et sa colère, cette partie de son cerveau soudainement accaparée par la sensation des doigts de la femme qui jouaient distraitement avec une mèche de ses cheveux au niveau de sa nuque.

Cette Humaine venait de le toucher comme jamais aucune autre femelle n'avait osé le faire auparavant dans sa vie, et plutôt que de se défaire de son étreinte, il se surprit à en apprécier l'audace.

Le soldat, lui, parut soudainement embarrassé par la suggestivité des mots de Bulma, ainsi que par l'intimité qu'elle venait de créer. Le sous-entendu qu'elle venait de faire concernant l'effet qu'avait la lune sur les Saiyans ne faisait clairement pas allusion à sa capacité de se transformer en Oozaru.

-B-bien sûr. J-je suis désolé de vous avoir interrompu, Général, dit-il en baissant la tête, gêné.

Il courba l'échine une seconde fois et s'éclipsa aussi vite qu'il était apparu.

Végéta se tourna vers Bulma dès qu'il fut parti, sans toutefois se défaire de son étreinte. Il plissa les yeux, intrigué.

-Comment sais-tu pour la lune? murmura-t-il en la questionnant du regard.

Les pupilles de la femme se contractèrent. Son cœur accéléra également, et Végéta en déduisit qu'elle venait de constater son erreur.

-Je… heu… balbutia-t-elle.

-Je croyais que tu n'avais jamais entendu parler des Saiyans. Tu as pourtant l'air assez bien informée.

-C'est Idris qui m'en a parlé, justifia-t-elle expressément.

-Pourquoi aurait-elle fait ça? Tu mens.

-Bien sûr que non!

La jeune femme grimaça. Indignée, elle retira son bras d'autour de son cou et fit mine de s'éloigner. Mais le prince la retint en l'attrapant par le bras.

-Si. Tu mens. Tu es une très mauvaise menteuse.

-Mais lâche-moi! Espèce d'idiot! Tu me fais mal!

Bulma fit un geste brusque avec son bras pour tenter de se libérer. Végéta était furieux, mais il ne put se résoudre à serrer davantage sa poigne et il la relâcha pour éviter de la blesser. Têtue, elle fit un pas dans sa direction et releva la tête pour le défier du regard.

-Qu'est-ce que tu veux? Pourquoi es-tu ici, hein? Qu'est-ce qui t'a pris de venir me chercher aux Quartiers et de décapiter ce monstre comme un psychopathe? s'emporta-t-elle.

-Tu aurais préféré que je te laisse te faire violer? s'emporta Végéta à son tour.

-C'est évident que non! Mais tu ne crois pas que tu aurais pu intervenir avant? À l'unité médicale, par exemple. AVANT que je sois forcée à me déshabiller et à m'exhiber dans cette cage! Qu'est-ce qui te prend à jouer aux sauveurs tout à coup?

Pour la seconde fois en peu de temps, Végéta fut à court de mots. En toute honnêteté, lui-même ne savait pas pourquoi il était intervenu. Ce sentiment d'urgence qu'il avait ressenti lorsqu'il avait appris qu'elle avait été envoyée faire la pute aux Quartiers, et cette rage possessive qui l'avait submergée lorsqu'il avait vu le Kordylipe la toucher, était tout simplement inexplicable.

Tout ça, toutes ces préoccupations inutiles, c'était très inhabituel, et impossible à justifier pour le moment.

Alors plutôt que de tenter de se défendre, le prince fit ce qu'il était le plus habileté à faire, et passa à l'attaque.

- Assez! gronda-t-il en faisant un pas en avant lui aussi. Tu devrais te taire et t'estimer chanceuse que j'aie été là, c'est tout. Je n'ai pas à justifier mes actions, c'est compris? C'est toi qui me dois des explications. Et tu vas répondre à mes questions maintenant! Qu'est-ce que tu as négocié avec Frieza? Il n'est pas du genre facile à convaincre… Qu'avais-tu à lui offrir pour qu'il accepte aussi rapidement, hein? Et qu'est-ce que les Dragon Balls ont à voir là-dedans?

Le Saiyan avait parlé en haussant le ton à chacune de ses questions. Il se braqua, prêt à encaisser la voix suraiguë de la femme qui tentait d'esquiver son offensive. Mais à son grand étonnement, elle demeura silencieuse et plongea ses yeux bleus dans les siens, apparemment nullement impressionnée par l'agressivité de l'un des plus puissants guerriers de la galaxie.

-Pas ici, dit-elle simplement, beaucoup plus calme tout à coup.

Elle jeta un coup d'œil furtif à sa droite. Intrigué, Végéta suivit son regard et compris tout de suite lorsqu'il vit l'objectif d'une caméra de surveillance pointée dans leur direction.

Là, elle marquait un point.

Répondre à ses questions, discuter des Dragon Balls et afficher un semblant de complicité en plein milieu du vaisseau ultrasécurisé était imprudent.

Vaincu par cet argument de taille, le prince battit donc en retraite. Il ferma les paupières, croisa les bras sur sa poitrine et prit une grande inspiration pour se calmer. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit que la femme le scrutait attentivement. Contrairement à ce à quoi il s'était attendu, elle ne paraissait pas victorieuse. À moitié nue dans ce couloir glacé, couverte de sang séché, les cheveux en bataille et les yeux cernés, elle avait plutôt l'air exténuée. Et soulagée qu'il concède enfin à coopérer.

-Tu es sale, constata-t-il platement.

Elle souffla de l'air par le nez, un peu amusée par le contraste et la légèreté soudaine de la conversation.

-Ah bon? Je n'avais pas remarqué… ricana-t-elle.

Végéta plissa le nez.

-Et tu sens mauvais.

Cette fois, l'ombre de la consternation traversa les traits de Bulma.

-Dis donc… Tu sais vraiment parler aux femmes toi, hein?

-Tsk! Comme si c'était dans mes priorités…

Végéta se détourna de Bulma et commença à marcher dans le couloir.

-Hey! Mais tu vas où comme ça? demanda-t-elle avec une once d'inquiétude dans la voix. Tu ne vas quand même pas me laisser ici toute seule?

- Suis-moi, ordonna-t-il en guise de réponse.

-Et pourquoi je ferais ça? Tu ne vas pas dans la bonne direction. L'ascenseur est par-là, fit-elle en pointant dans la direction opposée.

Végéta leva les yeux au ciel, exaspéré qu'elle ait toujours besoin de tout questionner. Il s'arrêta et tourna la tête pour la regarder de biais.

-Ma chambre est de ce côté.

Bulma ouvrit grand les yeux.

- Tu… veux que… Ta chambre…? balbutia-t-elle, gênée.

Le prince grogna un coup pour lui signifier qu'il était à bout de nerf. Cette femme était vraiment la plus compliquée qu'il ait jamais rencontrée.

- Contrairement à celles des travailleurs de bas rang comme toi, ma chambre n'est pas surveillée. On pourra discuter sans craindre de se faire déranger, expliqua-t-il.

-Oh… fit-elle, sans toutefois accepter de le suivre.

Tous deux restèrent plantés là un instant en se regardant, elle indécise et lui, furieux qu'elle le soit.

Puis, Végéta se souvint d'un détail qui pourrait probablement la convaincre de faire ce qu'il lui demandait sans qu'il ait besoin d'utiliser la force.

-Tu pourras prendre une douche là-bas, dit-il. Avec de l'eau chaude.

Comme prévu, l'argument toucha en plein dans le mille, et elle lui emboîta le pas sans rechigner davantage.


Haaa je les aime tellement ces deux-là! Toujours en train de se confronter, de se défier et de se détester… sans se rendre compte qu'ils sont en train de tomber lentement amoureux. Le couple Végébul est tellement intéressant à faire évoluer!

D'ailleurs, je sais que ce chapitre n'ajoute pas grand-chose à l'histoire en tant que telle, mais je prends beaucoup de plaisir à explorer cette relation amour-haine qui caractérise si bien Végéta et Bulma.

J'espère que c'est le cas pour vous aussi!

Sinon, avec cette fin, j'imagine que vous vous doutez de ce qui viendra dans les prochains chapitres?

À très bientôt ;)