Hey hey hey !
Oui je sais, ça fait au moins deux semaines que vous n'avez pas de nouvelles de moi. Ma réponse tient en un mot, mieux encore, en une abréviation : FAC.
La fac, c'est génial, surtout ce que je fais, j'adore. Mais quand on rentre chez soi les premières semaines, l'ordi, on en a oublié l'existence. Et quand j'ai appris que je devais suivre des modules de cours en ligne… Enfin bref.
Je vous apporte donc (enfin !) un nouvel OS à ce recueil, qui a été écrit sous la contrainte de mots à placer (comme pour le Poète des Petites Poires). Ces mots ont encore été fournis par la généreuse fanfiqueuse Koath. Ce texte est en hommage à un personnage qui a récemment fêté son anniversaire – je ne vous en dis pas plus, lisez !
Sur ce, je m'envole ~
Informations :
Titre : Métaphysique dorée
Genre : Spirituel
Contexte : Hadès-Sanctuaire
Personnage(s) : Shaka (légèèèèères mentions de Saga Camus Shura et Athéna)
Pairings : Aucun
Liste de mots à placer – ils seront en italique dans le texte : Aiselle, sang, boum, pendentif
La vie d'une âme est un perpétuel recommencement. L'homme doit vivre comme s'il allait mourir le lendemain, mais l'âme, elle, doit savoir tirer des leçons de ses vies précédentes et apprendre comme si elle était éternelle.
Mais comment mener à bien cette éducation de l'esprit quand tout souvenir de son existence antérieure s'envole, léger comme un pétale de cerisier sous une brise timide ? Comment accéder à la connaissance universelle, dialoguer avec Dieu et résoudre peu à peu les mystères de ce monde pour devenir une âme d'exception –car tel est le but de toute âme ?
La mort n'est pas une fin en soi. Tous ceux qui sont nés sur cette terre et qui sont considérés comme des saints ont surmonté l'épreuve de la mort. Tu peux y arriver grâce à la méditation… Alors, malgré ton appartenance à l'humanité, tu pourras devenir l'homme le plus proche de Dieu.
Shaka croyait avoir trouvé la marche à suivre. Shaka croyait avoir perçu la voix de Bouddha, profonde comme les eaux du Gange. Il s'était accroché à ses idéaux comme s'il n'était qu'un pendentif doré voulant demeurer dans un collier aux airs solides – pourtant il s'agissait là d'une belle chaîne d'incertitudes. Car désormais, il ne savait discerner le vrai du faux. Et quelle ironie lorsque l'on a passé toute son existence assis en tailleur, casque en or sous l'aisselle et yeux rivés sur la réalité objective, quelle ironie de constater que l'on a jugé, fait preuve de recul, fait preuve de morale et de discernement pour finalement perdre tout ce que l'on a acquis !
Est-ce qu'il arrive la même chose aux fleurs lorsqu'elles fanent et perdent le parfum qu'elles ont élaboré tout au long de leur croissance ? Est-ce qu'il arrive la même chose aux étoiles qui s'éteignent et laissent derrière elles les constellations qu'elles ont créé, le tout dans un boum assourdissant mais inaudible ? Les échelles étaient différentes, mais finalement, le résultat serait le même pour lui : une logorrhée de questions, une perte de repères, puis toute trace de sa vie de Shaka disparaîtrait, et son âme s'envolerait vers d'autres jours – qu'il espérait meilleurs.
Ce qui comptait pour lui n'était pas le résultat de cette élévation vers l'or, mais l'apprentissage qu'il tirait de sa vie d'humain. Tout au long de sa vie de Chevalier, il s'était battu, il avait cultivé son esprit, il avait pleuré, aimé, haï, souri, médité, vécu plus qu'existé. La seule peur qui subsistait en lui était celle de perdre les graines dorées du savoir que son âme avait récolté pour faire pousser un arbre dans le Nirvâna. Finalement, il ne doutait plus de la parole de Bouddha, il devait laisser libre cours à une destinée qui tôt ou tard lui donnerait les réponses tant cherchées.
Au fur et à mesure que son sang irriguait l'herbe sacrée du jardin des Sals Jumeaux, ses angoisses se dissipaient, et il finit par franchir les barrières que ses incertitudes avaient dressé contre la Vérité.
Le vent emporta des pétales empourprés ainsi que le corps de la Vierge devenu poussière d'or. Les larmes des amis qu'il ne percevait déjà plus se confondirent avec une pluie dense qui vint nettoyer la souillure d'une amère trahison.
Il reviendrait. Car son âme était une élue, il en était convaincu. Quand le monde disparaîtra et que le royaume céleste aura atteint l'harmonie parfaite, il sera aux côtés du Créateur et il assistera serein à la réalisation de l'Utopie. Là-bas, il retrouvera les visages sereins de tous ses frères d'armes, et le sourire angélique de la divinité qui lui a montré l'aura de son propre esprit et comment la rendre dorée.
Voilà voilà, j'espère que ça vous a plu !
Bon, c'est un texte un peu différent… Je mourrais d'envie d'écrire sur le Gold Saint que j'ai délaissé exprès pour revenir dessus en puissance parce que c'est mon préféré, mais en même temps, il est super délicat à traiter, surtout quand on est pas doué en bouddhisme… Alors j'ai simplement retravaillé une scène qui m'a marquée à vie, qui m'a même faite pleurer, en insistant sur l'effet visuel le plus évident chez lui : le doré partout. Il est en or ce mec. Dans tous les sens du terme. Et jusqu'à la racine des cheveux. Incroyable. Puis après j'ai un peu joué avec les temps pour mettre son existence dans deux dimensions différentes, j'ai essayé de jouer avec son âme et son corps... Bon, je sais pas si j'ai réussi à retranscrire tout ça dans mon écrit. Mais j'aurais essayé. J'expérimente, j'exerce, je m'amuse...
Et voilà, ça m'a fait plaisir, j'espère que vous avez aimé. À l'occasion je travaillerai Shaka différemment, avec lui je m'exerce à pas mal de choses en fait.
Alors oui, je suis une grosse raciste des Chevaliers signe Vierge : Shaka il a le droit à une fanfic et un fan art de ma part (cf ma page deviantART, mon pseudo c'est Bloody-Addict – VOUS MOQUEZ PAS IL EST VIEUX), alors que Shun n'a eu qu'un fan art (aussi sur dA). C'est pas que j'aime moins Shun, c'est juste que j'ai eu moins de temps à lui consacrer. Mais je pense que très bientôt vous trouverez un peu de Shun et même du Ikki dans ce recueil ! M'enfin, je ne promets rien, hein, on sait jamais avec moi. Mais ces deux-là m'inspirent pas mal aussi. Maaaaais c'est pas sérieux tout ça, je dois continuer ma grosse fanfic Saint Seiya et je dois aussi bosser pour ma licence en Histoire de l'Art ! Alors bon, on verra.
Sur ce, je vous laisse. À bientôt pour un nouveau texte ! 0/
