Bonjour les amis ! (ou simples lecteurs, ennemis jurés, coups d'un soir – ou encore tout ça à la fois… enfin bref)

Me revoici pour un petit texte tout simple, qui se veut tout bête, histoire d'administrer encore de l'humour à ce recueil ! J'ai regardé la télé pour une fois dans ma vie et j'ai été de suite inspirée ~ !

Après ça, je repars dans mes aventures universitaires, et bien entendu, je reviendrai dès que possible vous déposer de la lecture toute fraîche !

Sur ce, bonne lecture !


Titre : Mindfuck

Contexte : Post-Hadès

Genre : Humour

Personnages : Kanon, Saga - oui je les aime bien ces deux-là, mentions diverses

Pairings : Aucun, déjà que je ne fais pas encore dans l'inceste alors le twincest vous pensez bien…


Cela devait faire désormais plusieurs heures que Kanon s'était installé sur le canapé, à ne rien faire d'autre que regarder le plafond du troisième temple, dans une pose tout à fait naturelle – en équerre, le fessier contre l'accoudoir et les jambes en l'air. Il s'apprêtait à faire une jolie chandelle quand il entendit le déclic significatif de la porte d'entrée de leurs appartements privés qui venait d'être ouverte. Il se remit précipitamment en position assise, attrapa le premier magazine tombé sous sa main, et fit mine d'avoir été un minimum occupé pendant un certain temps.

- Ah, te voilà, marmonna-t-il avec tout le désintérêt du monde dans sa seule intonation de voix. Alors, cette première séance chez le psy ?

Il n'obtint pas de réponse immédiate de la part de la personne arrivée, qu'il savait être Saga. En effet, ce dernier prit d'abord le temps d'ôter son manteau et de le ranger à l'endroit prévu à cet effet pour répondre.

- Pas mal du tout, figure-toi.

Le ton presque étonné de l'aîné des jumeaux arracha un sourire triomphal à son cadet, qui cacha sa fierté mal placée derrière la revue qui ne l'intéressait pas du tout. Ah bah voilà ! Ce n'était pas si terrible alors ! Qui avait raison ? Ah, depuis le temps que l'ex-Marina avait eu à faire avec le scepticisme de son frère quant à faire appel à une terce personne pour extérioriser ses ressentis ! Pas que l'état de l'ancien Pope puis Spectre était critique à la sortie de la guerre sainte, mais – bon d'accord si quand même un peu quand on voyait sa chevelure devenir grise dès qu'un certain Aiolos du Sagittaire s'approchait un peu trop près de l'honorable Capricorne… Ha ! Au moins le Sanctuaire finirait par connaître la paix, la vraie, avec le calme, les petits oiseaux et Kiki qui fait brûler des criquets aux abords de la première maison.

Saga s'assit près de son frère, d'un air tout à fait détendu, chose assez rare chez lui pour être soulignée.

- C'est vrai, tu avais raison, c'est vraiment gratifiant… On a beaucoup discuté, on a démêlé certains questionnements, on s'est remémoré des choses…

- Mh mh, répondit Kanon en s'efforçant de garder un air désinvolte. Et alors ?

- … Et alors… Je pense qu'il va déjà mieux.

Kanon prit un certain temps pour se rendre compte de ce qu'avait dit l'autre Gémeaux. Comment ça, « il » allait déjà mieux ? Ce « il » renvoyait-il… Au psychothérapeute lui-même ? Pour le moins interloqué, il leva le nez, tandis que celui qui venait de parler se leva se servir un verre de jus de groseille bio.

- Hein ? Mas de base c'est pas…

- … Mh ?

Kanon haussa les épaules et reprit la fausse lecture de son magazine.

- Nan rien.

Après tout, Saga restait Saga, n'est-ce pas... Son grand frère pas vraiment adoré s'approcha néanmoins alors de lui.

- Comment ça, « nan rien » ? Quelque chose te tracasse ? Tu veux en parler ?

L'ancien Dragon des Mers se tourna vers Saga, l'air de dire « Non mais oh, hé, heu, hein ! Ça va oui ? C'est qui le malade ici ?! ». Il remarqua alors l'air vraiment inquiet de son aîné. Il tenta de fuir ce regard quelque peu insistant en reportant le sien sur la revue.

Et c'est à ce moment-là seulement qu'il constata qu'il avait dans les mains un des magazines qu'avait laissé Io lors de son dernier passage au Sanctuaire d'Athéna. Têtu. Il avait un numéro de Têtu dans les mains, lui qui enchaînait les conquêtes, toutes aussi féminines les unes que les autres. En effet, il y aurait de quoi s'inquiéter. Sa bouche dessina une horizontale parfaite.

- Tu sais, maintenant que j'ai réussi à aider un psy, j'peux bien…

- Rhôôôôôô !

Exaspéré, le cadet Gemini jeta son ouvrage douteux sur le canapé et quitta le salon d'un pas vif. Saga en resta coi dans un premier temps, puis il s'installa en équerre sur le canapé et fixa ses pieds en altitude, en proie à une profonde réflexion. Ben quoi, qu'est-ce qu'il avait dit… ?


Voilà, c'était tout bête ! En espérant que ça vous ait plu quand même ! À bientôt !