Toujours en attendant de résoudre l'affaire Fête et feta, je vous présente à nouveau le premier volet d'une série de la Salade Niçoise ! Il s'agit d'un recueil dans le recueil ! Je rassemble mes petits crachats sur DeathMask, un personnage que j'affectionne beaucoup en ce moment - fierté de mon signe mais pas que, et je les regroupe dans un chapitre de temps en temps. Donc place à la première fournée de L'Homme au masque de cire - J'aime bien ce titre qui n'a pas vraiment de sens !
Attention : La majeure partie de ces textes comportent un niveau de langage peu recommandable (à peu près T), donc cachez les yeux des enfants que vous tentez d'éduquer convenablement, merci. XD
Allez, bonne lecture !
Titre : Cartes sur table
Genre : Drabble (+/- 210 mots), improvisation d'après fan art Pixiv (comme pour Seppuku)
Contexte : Début de Soul Of Gold
Ce soir on trinque à nous deux, à nous deux les belles raclures, vive nous et puissions faire chier le monde encore bien longtemps.
Quand on s'est rencontrés t'as voulu te frotter à mon casque, mais qui s'y frotte s'y pique. J'ai voulu me frotter à tes roses, mais qui s'y frotte s'y pique. D'extrêmes opposés nous sommes devenus unis dans la perversion - l'as de pique et l'as de cœur sont dans le même jeu après tout. Le poison de la désillusion coule dans nos veines depuis le jour où l'aîné du Sanctuaire a disparu. À quoi bon croire en un monde plus beau ? On s'en cogne, on s'en cogne, et au pire on meurt tous un jour. Pourquoi porter un masque et se montrer comme on sera jamais ? Le seul masque que j'accepte de porter sera celui qui couvrira ma sale gueule quand je crèverai comme le dernier des salauds. Masque de mort.
Mais ce soir, ce soir on est loin de tout ça. Plus de déesse, plus d'emmerdes inutiles, plus de doute pour embrumer tes yeux clairs et ternir ta beauté. Trinquons ensemble, jouons aux cartes comme nous nous jouons de la vie, savourons les plaisirs simples et pervers, ne pensons pas encore à être punis. Soyons deux, et ne faisons qu'un.
Titre : Vieilles habitudes
Genre : Drabble (+/- 200 mots), improvisation d'après un texte en anglais, romance, angst
Contexte : Post-Hadès
Pairing : DeathMask x Aphrodite
Le mois dernier, tu me disais que tu te tirerais si je continuais à cloper. J'ai cédé à ton caprice. Ça m'a pris un mois. Un mois pour renoncer à ça aussi. Mais c'était ça ou renoncer à toi. Et j'aime pas quand on change mes vieilles habitudes, tu le sais.
Alors je suis allé te voir dans ton trou à fleurs. J'étais plutôt content. Après avoir arrêté de clouer des têtes crevées sur mes murs, j'ai réussi à m'enlever cette saloperie de la bouche. Je me suis dit que tu m'avais posé cet ultimatum exprès. J'allais presque en être heureux, putain.
Puis je t'ai vu presser tes lèvres contre celles d'un autre.
Le bonheur, quelle connerie.
Je suis rentré chez moi, j'ai tout défoncé. T'aimes pas non plus quand je me fous en rogne, hein ? Ça non plus ? Mais on change pas ses vieilles habitudes.
La seule chose qui s'est alors pressée contre mes lèvres, c'est le filtre d'une nouvelle cigarette. Pour m'enlever la saloperie que tu es de la bouche.
On change pas ses vieilles habitudes. Et pourtant, ce sera toi mon exception à la règle.
Titre :Aux grands maux...
Genre :Tranche de vie, humour, friendship
Contexte : Enfance des Gold Saints
Remarques spéciales : Je ne suis pas du tout sûre de ma concordance des temps, et je ne suis pas sûre non plus de ma traduction en espagnol d'autant plus que le document auquel je me réfère (suspense suspense) a déjà une syntaxe particulière... Mais passons. Bonne lecture !
Bien des années avant que les Chevaliers d'Or ne s'entretuassent pour des raisons plus ou moins fondées, il existait une certaine entraide entre ces jeunes gardiens en devenir. Une amitié complice les liait les uns aux autres - avec bien évidemment quelques affinités plus fortes pour certains. Il n'était donc pas étonnant que les nouvelles allassent vite entre les maisons et que certains faits pour le moins étonnants eussent lieu.
Prenons par exemple la fois, l'unique fois, où DeathMask fut malade. L'événement avait été perçu comme une catastrophe pour tous les apprentis Ors. Si même le plus difficile à mariner pour ne pas dire dur à cuire de la ribambelle avait fini lui aussi par succomber à l'épidémie de grippe qui frappait le Sanctuaire depuis plus d'une semaine à l'époque, qu'allait-il advenir des prochains protecteurs d'Athéna ? Tous cédèrent à la panique.
Tous, ou presque. La peur d'être contaminé n'avait pas suffi à briser une des amitiés les plus fortes du Domaine Sacré.
Mais autre chose avait failli le faire, et cela fera l'objet de l'anecdote que je souhaite vous raconter.
Notre bon et encore innocent chevalier du Capricorne s'était rendu un soir, avec l'autorisation de son maître, au chevet du Cancer malade - mettre ces deux mots côte à côte engendre une boutade dont vous me voyez désolée de relever. Ne voulant pas seulement s'enquérir de l'état de son ami et lui tenir compagnie, il décida également de l'accompagner dans le sommeil en utilisant ses croyances à l'époque encore bien solides pour l'apaiser du mieux qu'il le pouvait. Ce qu'il ne savait pas, c'est que, même si à ce moment-là le système immunitaire de son cher ami était déjà fragilisé, celui-ci avait tout de même un sérieux problème d'allergie à ce que l'espagnol lui apportait - en voulant bien faire je le rappelle.
Aussi fut-il étonné d'observer en biais son ami se cacher en tremblant sous sa couette lorsqu'il lui récitait la fameuse histoire qu'il espérait bénéfique.
- ... Quinto verso del Génesis: Patriarcas anteriores al Diluvio. Esto es el libro de las generaciones nacidas de Adán. Cuando Dios creó el Hombre, lo hizo similar a Dios. Creó el hombre y la mujer. Les dio el nombre de Hombres, al día en que les creó...
À la veille de la Bataille du Sanctuaire, Shura ayant perdu toute innocence se servait encore de sa précieuse lecture, non plus comme d'un remède mais comme d'une menace à part entière à l'encontre de son ami italien - si on pouvait encore appeler ami celui qui s'amusait à l'insulter de toutes les façons possibles juste pour voir comment il réagirait. Mais dommage, DeathMask ne tomba plus jamais malade. Cette fois-là lui avait amplement suffi.
Titre : Se consumer
Genre : Drabble (+/- 200 mots), improvisation d'après la photo d'une anecdote (*), romance, angst
Contexte : Post-Hadès
Pairing : DeathMask x Shura
Fumer, c'est se brûler les poumons. Aimer, c'est se brûler le cœur.
Quand j'ai croisé ton regard perdu entre deux des colonnes défoncées de ton temple, quand je me suis vu dans ces grands yeux noirs, je me suis dit que fumer était le plus destructeur des deux.
Mais à la nuit tombée, quand nos yeux se sont croisés de nouveau après avoir parcouru les plis désordonnés des draps, je me suis rendu compte que mon raisonnement était faux. Car j'avais oublié une chose.
Fumer, c'est se brûler les poumons. Mais aimer, ce n'est pas seulement se brûler le cœur. C'est réduire tout ce qu'il y avait avant en cendres.
Et tu me l'as bien fait savoir, quand en quittant mon temple tu as repoussé ma main venue te donner mon habituelle tape sur le dos pour venir m'embrasser le front avant de te volatiliser.
Cette fois, c'est mon regard qui s'est retrouvé perdu entre deux des colonnes défoncées de la maison de mes souvenirs - la tienne et la mienne.
Fumer, c'est brûler son corps.
Aimer, c'est brûler son âme.
(*) L'anecdote en question : Alors que nous dînions dehors, mon père a fait tomber de la cendre de cigarette sur la nappe, et ça l'a trouée. Mais, fait pour le moins amusant, le trou formé par la brûlure donnait un cœur parfait. C'est ce qui m'a poussée à écrire. Sur WattPad ce texte a carrément la photo de la brûlure en en-tête !
