Bonjour !

Ainsi se conclu donc l'affaire d'Aarch Rhyddid. Il est temps de passer à autre chose. A d'autres aventures.

Merci à Yz3ut3 pour sa review et à bientôt !

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Ils avaient fêté comme il se doit cette décision de justice. Jusqu'à tard dans la nuit. Rouge les avait même appelés pour les féliciter pour la fin de cette affaire. Il restait encore à savoir ce qu'ils feraient après coup, mais ce n'était pas le plus important. Là, dans l'instant T, il fallait fêter cette décision de justice. Carmen avait eu un coup de fil de la part de Shirohige en félicitation pour la conclusion du procès et… disons que le comportement des commandants à l'autre bout du fil laissait entendre que Smoker avait tout intérêt à se faire discret s'il voulait vivre jusqu'à l'année suivante.

Heureusement, Marco avait sonné quelques cloches et rhabillé pour le printemps et l'hiver les idiots qui gueulaient leur désir de protection envers leur nièce d'amour.

Les célébrations avaient duré un long moment, au point que ce qui les réveilla, ce n'était pas le soleil, mais des gros coups à la porte. Impossible de savoir quand est-ce qu'elles s'étaient couchées, elles étaient juste bien trop épuisées pour être un minimum cohérent. Ce qu'Ann nota, cependant, c'est que durant la nuit, elle avait réussi à enrouler son corps de chat dans la ceinture mauve de Marco… qui n'était plus là. Il avait juste laissé un mot sur la table leur souhaitant un bon voyage et promettant aux filles qu'ils se reverraient bientôt. Cela était assez… blessant comme situation.

- Je peux tuer quelqu'un, tu penses ? marmonna Marina en regardant Kali puis la porte à nouveau où on continuait de tambouriner.

- Si tu veux avoir des soucis, vas-y. Mais tu seras punie.

- Mehh. Ann, Kali est méchante avec moi.

Ann la regarda avec un air blasé. Son mec venait de se barrer, elle en avait quelque chose à faire que l'une veuille tuer quelqu'un ou que l'autre soit méchante ? Elle froissa le message et regarda la ceinture de tissu encore dans sa main. D'un geste, elle jeta dans le nid la bande de tissu et enfila un jogging alors qu'elle avait passé la nuit avec juste un hoodie (justement celui le que Marco avait utilisé durant son séjour) pendant que Carmen allait ouvrir la porte. Du groupe, de toute façon, elles étaient les deux moins présentables. Et motivée par des années de méfiances et d'éducation, la médecin avait sa dague en main. Et quand elle ouvrit enfin la porte, elle manqua de se prendre un poing de la taille de sa tête dans le nez.

- Gahahahaha ! Voilà ce qui s'appelle avoir des réflexes, nota Garp en voyant la jeune femme reculer brutalement.

- … vice-amiral Garp. Je vais vous demander de virer de mon bateau et revenir plus tard. Il y a des gens qui essayent de dormir !

- Il est midi, leur répondit l'homme avec un clignement d'yeux qui lui donnait un air ahuri.

- Oh, désolée, mais on a fait la fête, vieil homme, grommela Ann. Donc, oui, tu nous réveilles. ¿ Qué quieres ?

Garp se permit de rire avant de se tourner vers Carmen :

- J'ai reçu un message de Senny ce matin. Il veut que Aarch puisse reposer en paix chez lui au plus tôt. Il ne veut pas avoir des soucis avec les journaux qui se lâchent depuis le procès…

Ann eu un sourire carnassier et leva une main à l'intention de Kali qui frappa dedans. C'était de leur fait si la presse se sortait enfin le doigt du cul.

- …Donc, Carmen, tu es invitée à te rendre au plus tôt à MarineFord pour récupérer les restes de ton père et avoir une cérémonie d'adieu pour un héros de la marine tombé au combat. Il est aussi question pour voir les versements qui doivent être fait en dédommagement. J'ai pas les chiffres, mais ça compte autant les années qui auraient dû être versé, le dédommagement des préjudices ainsi que les compensations pour les attaques.

Carmen hocha la tête, terminant de se servir un verre d'eau et un cachet pour la migraine. Elle revint à Garp qui souriait un peu trop. Ann n'aimait pas quand le vieux souriait comme ça.

- Vous voulez que l'on aille à Marineford... Après Enies Lobby, Marineford, nota Carmen.

- Du moment que l'on n'a pas à se rendre à Impel Down, pointa Ann. Par contre, je suis pas certaine que ton pote Senny-

Le denden d'Ann se mit à sonner sur son coin du meuble de la cuisine, lui coupant la parole.

- Certainement le boss, il a dit qu'il voulait savoir si j'avais une idée de ce sur quoi je voulais bosser à présent que le dossier Rhyddid était bouclé, supposa-t-elle.

Elle contourna la table de la cuisine pour rejoindre son denden qu'elle décrocha.

- Ace j'écoute ?

« Il descend. »

La voix était basse, presque chuchoter, mais elle résonna comme un glas dans la cuisine du Calypso. Deux yeux d'un bleu océan fixèrent d'un air inquiet Ann au travers le denden.

« Je répète, il descend. »

- Bien comprit. Je fais le nécessaire.

Et d'une main tremblante, elle raccrocha.

- Carmen… je sais que tu tiens au Calypso, et que tu es pressée de récupérer la dépouille de ton père… mais tu sais ce que je pense. Les vivants passent avant les morts et là… souffla d'une voix blanche Ann.

- Ann. Poses pas de question idiote. Où as-tu besoin d'aller ? Mon père a attendu quinze ans. Il peut attendre encore un peu et moi aussi, assura Carmen.

Garp ouvrit la bouche pour faire un commentaire mais Marina décida de le faire à sa place.

- On lève l'ancre quand ?

- On est bon pour les réserves ? On doit retourner en South Blue. Ton fils va à Baterilla, Garp.

Des flammèches dorées commencèrent à s'élever de son poing tremblant. Elle avait besoin de frapper quelque chose. Sensible à sa colère, Iro avait pris une teinte rouge sang et grognait de rage.

- On avait fait des réserves. On peut atteindre South Blue avec ce que l'on a. Mais, s'il faut repartir directement ensuite, il faut que l'on charge le navire dès l'arrivée, indiqua Carmen.

Garp leva la main.

- Ann, tu te souviens quand même que Dragon est le père de Luffy, non ?

- Alors pourquoi il se manifeste maintenant ?! Luffy a passé la moitié de sa vie, quasiment, en tant que Portgas, et pas une seule fois, il a décidé de se bouger le cul pour prendre de ses nouvelles ! C'est maman qui lui a littéralement apprit qu'il avait un père et de qui il s'agissait ! Alors, s'il croit que revenir après bientôt quatorze ans, comme ça, la bouche en cœur, dans la vie de son fils, ça va bien se passer, il se fout le doigt dans l'œil jusqu'au coude !

- Et tu comptes faire comment pour rejoindre le South Blue plus vite que lui ?

- J'ai la Vivre Card de Pedro. Le Calypso peut passer par la Calm Belt. T'as autre chose à dire ou faire avant qu'on ne te mette dehors avec un pied au cul ?!

- Je suis montée sur le navire qui a le plus gros taux de twist de l'Histoire. La prochaine fois, ce sera quoi au pays du Drama ? Maladie ? Amour perdue ? Naissance ? Trahison ? Vous me donnez encore plus de matière pour écrire, vous savez ? soupira Marina en mettant autre chose sur son dos que l'étrange veste orange de la Galley-La qu'elle portait.

Pour une étrange raison, Kali eut un fou-rire, mais pour le cas de Marina, pas besoin de lui demander où elle avait eu cette veste, Ann sentait qu'un agent du CP9 l'avait perdu.

- Garp, tu sais où est la porte, ou je dois vraiment perdre du temps à te la montrer ? se renseigna Ann.

- Tu veux faire le voyage avec nous, Carmen ? proposa Garp en regardant la demoiselle.

Wait what ?

- De quoi ? se renseigna Carmen.

Il avait dû fumer un truc. Ou s'être fait cogner par Sengoku. C'était la seule solution pour qu'il sorte une idée pareille.

- Si elles empruntent ton navire pour descendre, tu peux demander à la Marine de te transporter à MarineFord, ce qui évite à ma petite-fille de s'y rendre. Et tu pourras récupérer ton père. Puis, on te repose où tu veux.

- D'où lui vient de cette idée ? s'enquit Roger qui regardait avec perplexité son ancien rival.

- … Vous avez frappé votre tête ou quelqu'un vous a soufflé l'idée ? se renseigna Carmen.

- Oy !

Carmen regarda les autres comme cherchant leur opinion.

- C'est toi qui vois, Carmen. On sait que tu tiens à ce navire, donc, on en prendra soin. On sait aussi que ça fait longtemps que tu attends et qu'il est peut-être temps de finir ce chapitre. Mais là, il est question de mon tout petit-frère. Je peux pas me permettre d'attendre. Sab' a prit un risque énorme pour m'avertir, et tout ça va servir à rien si j'arrive trop tard, lui exposa Ann.

- On en prendra soin, assura Kali en resserrant les bords de son long cardigan laineux sur elle.

L'ancienne poussa un soupir et se mit à arpenter la cuisine un instant avant de pincer son nez.

- Je dois aussi récupérer les restes de ma mère en East Blue. Garp, vous pouvez m'emmenez ensuite là-bas ?

- Je pense que c'est faisable, assura l'ancien.

La logia se tourna vers les autres.

- J'embarque mon denden, je vous laisse le Calypso. Il vous emmènera rapidement là-bas. De mon côté, je termine mes affaires et je vous attends à Loguetown, ça vous va ?

- On est ok. On sera là-bas, assura Ann. Je te laisse faire ton sac, ça nous permettra de nous habiller et de nous préparer à lever l'ancre.

Marina venait déjà de s'enfermer sous la douche pendant qu'ils parlaient. Ann, quant à elle, elle avait chopé de nouveau le denden pour appeler sa mère. Il fallait que Luffy soit prêt à décoller à tout moment.

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Mi-mars 1517

Sans Carmen, le voyage avait été plus compliqué. Kali avait certes un certain contrôle sur la météo, mais elle n'avait pas la même habitude ou force que la logia dans ce domaine. Ils étaient en roulement sur le pont, s'assurant qu'il y ait toujours quelqu'un dehors pour la manœuvre pour qu'ils n'aient pas à s'arrêter. Il était important qu'ils arrivent assez vite. Sabo n'avait pas dit d'où partait Dragon, ni combien de temps il faudrait pour qu'il arrive en South Blue, mais ce n'est pas pour autant qu'ils allaient se reposer sur leurs lauriers.

Elles avaient traversé à toute blinde la Calm Belt une fois la météo chaotique de la Grand Line derrière.

Roger avait décidé de chercher à jouer les Poltergeists sur le navire de Dragon pour le ralentir. A la limite, il leur servirait d'alerte si la Révolution prenait de l'avance.

C'est donc un trio moulu jusqu'à l'os qui arriva devant Baterilla. Le jeune journaliste siffla pour signaler son retour dans les environs et regarda l'heure. Son frère devait certainement être en cours.

- Kali, assures-toi qu'on reste prêt à partir immédiatement, demanda Ace. Marina, tu peux aller voir ma mère pour récupérer les affaires de Luffy ? Il doit être en classe à cette heure-ci.

Le trimaran toucha délicatement le sable et le nekomata n'attendit pas de savoir qu'on l'avait écouté. Son frère passait en premier. Il courut aussi vite que possible. Il dévala sur ses pattes animales le long des oliviers, rejoignant la ville.

- Anabela ! Tu es rentrée ! s'exclama joyeusement quelqu'un en reconnaissant la bestiole qui passait par là.

Le zoan ne leur laissa pas le plaisir de s'arrêter pour faire de la papote. Il fit un dérapage devant l'école, trouvant King qui se prélassait devant le bureau d'accueil en attendant que Luffy termine les cours. Il se redressa en voyant le yôkai courir à côté de lui et lui emboita le pas. Parfait, Ace n'aurait pas à le chercher partout dans l'île. Il ignora le personnel d'encadrement qui circulait dans la zone d'enseignement secondaire de l'école de l'île. Son Haki le mena au second étage où il accéléra. Il reprit sa forme humaine à quelques mètres de sa cible, finissant en une longue glissa sur le lino, avant de se relever.

Sans frapper, il fit éruption dans le cours de mathématique, faisant tourner la tête à tout le monde.

- Vous… commença la vieille femme rondelette qui faisait la classe.

- Pas l'temps, coupa Ace.

Luffy avait déjà saisit ce qu'il se passait. Il rangeait ses affaires et lança son sac d'école sur son épaule.

- Señor Monkey, que faîtes-vous ? demanda l'enseignante.

- Appelez tía, elle expliquera, lança l'adolescent.

Et il referma la porte derrière eux.

C'est comme ça que les deux frères quittèrent l'école.

En moins de deux, ils étaient à nouveau sur la côte. Sans qu'on ne puisse comprendre le pourquoi du comment, le trio était déjà dans le Calypso.

Là, ils se permirent de respirer.

- Qu'est-ce qu'on fait pas pour toi, frérot… expira Ace en se laissant tomber sur l'un des filets du trimaran pendant que Kali commençait la manœuvre pour s'éloigner de l'île.

- Et donc, on fait quoi maintenant ? demanda l'adolescent.

Il tendit les bras pour récupérer le sac que lui donna Marina.

- On va voir rejoindre Carmen en East Blue. Tu devrais être content, comme il n'est pas question qu'on te ramène avec nous dans la Grand Line, tu vas retrouver Dawn et le petit village de Fussha.

- Yay… fit le jeune avec un enthousiasme aux abonnés absents.

- Mais je pourrais peut-être te présenter à quelqu'un avant.

Il devrait laisser, dès qu'il changerait à nouveau de genre, un message à Nojiko, histoire qu'elle dise à Nami qu'il était de retour en East Blue. Elle l'avait assez fait tourner en bourrique. La gamine avait clairement besoin d'aide, alors, il allait se la chopper par le fond de pantalon et avoir le fin mot de cette histoire.

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Début avril 1517

Loguetown était en vue. Luffy était aussi excité qu'une puce à l'idée de mettre les pieds sur l'île où le Roi des Pirates avait commencé et fini sa vie. Ce qui amusait grandement Roger. Mais ils n'étaient pas là pour le tourisme. Ils récupéraient Carmen et ensuite, ils iraient chercher les cendres/dépouille de Yenna, la mère de Carmen.

L'urgence étant passé, elles avaient fait le chemin jusqu'en East Blue plus tranquillement en passant par Reverse Mountain. Crocus avait été ravi de les revoir. Et Marina était pleine d'enthousiasme et d'envie de rencontrer le médecin de l'ancien Roi des Pirates, quand Luffy s'était amusé à le faire tourner en bourrique.

C'est donc après ça qu'ils étaient revenus vers Loguetown. Et l'excitation de Luffy était à son comble. Tellement que quand il remarqua des pirates faire les cons sur le port… il fonça littéralement dans le tas pour faire le ménage avec leur tête, les doigts sur son front durant tout le combat comme s'il se prenait pour un toro.

- Je suis à deux doigts de te renier, lui dit clairement Ann en croisant les bras d'un air qu'elle voulut autoritaire.

- Qu'est-ce que qu'il se passe ici ?

Ann tourna la tête pour voir un Smoker fumant avec un intéressant suçon dans le cou qui venait vers eux. La yôkai saisit son frère par le col et le jeta vers Kali qui le réceptionna aisément et l'envoya dans la cabine avec un coup de pied au cul en prime.

- ¡Buenas ! salua la journaliste avec un sourire crispé. Rien, un stupide singe intenable. ¡Calla Luffy !

La réponse de l'adolescent dans le navire fut incompréhensible mais la journaliste s'inclina profondément.

- Je tiens à te présenter mes excuses pour le désordre occasionné.

Smoker se pinça le nez.

- A chaque fois qu'on se voit, j'ai la migraine.

- Heureusement qu'on n'est pas ensemble, imagine ta consommation de doliprane. Oh ! Carmen ! Salut ! Ta-da !

Ann recula d'un pas pour montrer avec ses deux bras le trimaran qui était étincelant, ignorant la légère rougeur de Smoker à ce rappel de leur relation passé.

- Il a pas une rayure ! Et comme tu l'as vu, on est arrivé à temps !

- Je vois ça, nota la logia. Je suis arrivée, il y a deux ou trois semaines. Bonjour les filles. Comment vous allez ?

- Ava. À part que je fais une note à vie de ne jamais donner de café à ce gamin. Le monde n'y survivra pas, salua Marina.

Kali s'accrocha à Carmen et marmonna qu'il était nécessaire qu'un adulte calme le plus jeune avant qu'elle ne le morde. Carmen rit, serrant l'elfe contre elle affectueusement.

- Quoi de beau en East Blue ? Rien de nouveau sur ce… Arlong ? demanda Ann.

Elle fit le coup du pouce briquet pour permettre à Smoker d'allumer ses cigares. Il accepta la flamme dorée et lui répondit :

- Rien de nouveau. Doke no Buggy qui fait toujours le con, mais les gros bonnets disent de laisser faire, il garde en ligne les autres petites frappes. Pour Arlong, je me suis fait envoyer chier proprement par Kizaru. Il y a quelque chose dans cette affaire. 'sais pas comment t'as eu ce nom, mais t'as mis ton pied encore une fois sur un truc qui pue.

Ann haussa des épaules. Elle était douée pour ça. Elle allait donc devoir trouver Nami dans tout East Blue pour avoir le fin mot de l'histoire. Ou alors, foncer droit sur l'archipel de Konomi sans rien savoir.

Smoker ordonna qu'on arrête les pirates encore gémissant au sol. La médecin se tourna vers son petit-copain, apparemment, vu qu'Ann sentait l'odeur du marine sur son amie et vice-versa.

- Je vais récupérer mes affaires. On a encore deux trois choses à faire, semblerait-il.

Smoker aurait presque fait la moue, presque. Clairement, il s'y était attaché à la demoiselle. Il tourna la tête en regardant son soldat qui attendait les ordres.

- Vérifiez qu'il n'y en ait aucun qui manque. Vous pensez partir quand ? demanda-t-il aux autres.

- Cela dépend plus de Carmen, à ce stade, lui dit Marina sur le pont. On doit aller chercher la dépouille de sa mère et après…

- Après je vais aller au fond de cette affaire avec Arlong, sauf si les filles ont un souci avec ça, intervint Ann.

Elle regarda les trois autres avec un air interrogateur.

Marina eut un sourire jusqu'aux oreilles à l'idée d'une nouvelle aventure, quand de son côté, Kali se contenta d'hausser les épaules. Carmen croisa les bras avec son sourire mutin.

- Si tu penses partir sans moi, tu rêves.

Ann leva les yeux au ciel. Comme si partir sans Carmen était une option.

La médecin se tourna ensuite vers Smoker qui fumait, comprenant qu'il ne pourrait pas lui demander de rester plus longtemps.

- Je vais récupérer mes affaires. On s'appelle plus tard.

- Mhm. Essayez de ne pas déclencher une guerre, c'est tout.

- Pas de promesse, ricana la Logia en regardant Ann qui lui rendit son air le plus innocent du monde. On a déjà retourné la Marine. Bon. J'en ai pas pour longtemps. Vous m'attendez ? Comme ça, on pourra partir avec la marée. Sauf si vous voulez rester un peu plus longtemps ?

- Je vais juste déposer une fleur et je suis prête à partir, assura Ann. Mais tu veux vraiment que je lâche le fauve sur Loguetown ? Non, King, je parle pas de toi.

L'once venait de sauter sur le quai pour s'appuyer sur le bas-ventre de la journaliste avec ses grands yeux ambrés, comme lui demandant s'il pouvait l'aider. Voyant que non, on ne parlait pas de lui, il se détourna. Il allait retourner vers le trimaran quand il remarqua qu'Iro était allongée sur les pieds de Carmen. Joyeusement, il trottina jusqu'à la médecin et se frotta à ses jambes en ronronnant comme une énorme peluche.

- C'est quoi le souci de ce truc ? marmonna Smoker.

- Pas la moindre foutue idée. King… King réfléchi en dehors des cases, donc, j'ai renoncé depuis des années, soupira Ann. Bon, on t'attend, Carmen, sinon, on va se retrouver avec une île qui marche sur la tête.

Si elle avait le malheur de s'éloigner et de ne pas surveiller son frère, cela ferait des ravages.

- S'il fait des merdes ici, je l'attache en figure de proue, répondit la médecin avec un sourire. Et je pense que tu as déjà fait cette menace. Bon, je reviens.

Elle se tourna et décolla, sautant dans les airs souplement pour voler, comme surfant dans les courant aérien invisible. Ann soupira et se frotta le visage.

- Qui est-ce ? se renseigna Smoker avec un geste vers la cabine.

La yôkai failli dire qu'il s'agissait du futur pire ennemi du Marine mais se retint.

- Mon petit-frère.

- C'est impossible, lui dit clairement le marine avec un air entendu.

- Adoptif. Il se pourrait qu'on l'ait enlevé y a bientôt sept ans.

Smoker la regarda en fumant en silence.

- Lu' est le petit-fils de Garp. T'embêtes pas, le vieux Genkotsu sait déjà toute l'histoire. Ma mère n'a juste pas supporté de rencontrer un gosse ainsi à l'abandon. Alors, elle l'a adopté. Lu' n'a jamais râlé de ce changement de cadre de vie.

- Et il n'a pas de parents ? Si c'est le petit-fils de Genkotsu, on doit attendre que son fils ou sa fille se fasse du souci.

- Là, va falloir que tu t'adresses directement au vieux fou, ce n'est pas de moi que tu auras la réponse. Navrée, mais la famille passe avant tout.

- Je sais. Bon… eh bien…

- Plaisir réciproque, sourit la journaliste. Promis, la prochaine fois que je passe, je te paie un verre pour qu'on puisse papoter. Sauf si tu préfères te consacrer principalement à Carmen.

- Je pense qu'à notre prochaine visite, il aura plus d'intérêt pour Carmen que pour un possible verre avec une amie, sans offense, Ann, lui dit Kali.

- Meh. Je m'en remettrais. Du moment que mon premier pote est heureux, surtout avec une de mes amies.

- Premier pote ? répéta Smoker.

- En excluant mes frères adoptifs. Un jour, je te parlerai de l'hypocrisie de Baterilla. Allez, file, sinon, tu pourras pas dire adieu à Carmen. Et moi, je dois m'assurer que l'autre idiot fasse ses devoirs.

Et elle tourna les talons pour rejoindre l'intérieur du navire et saisit son frère pour le coller sur une chaise devant ses devoirs à faire. Ann avait tenu à ce qu'il poursuive lui-aussi sa scolarité par correspondance.

Quelques minutes plus tard, pendant qu'elle aidait son frangin sur sa leçon d'Histoire, elle entendit Carmen revenir et saluer Strike.

- Je suis là, annonça la médecin.

- Je peux te confier la surveillance du singe le temps que je fasse mon petit tour à l'échafaud ? se renseigna Ann en mettant le nez dehors. Avec toute la précipitation, j'ai pas eu l'occasion de me rendre sur la tombe de mon vieux.

- Pas de problème, le temps de poser mes affaires et je le surveille.

- Il doit finir son chapitre sur les expéditions de Bliss. Il sait les choses, mais il a un trouble de l'attention, donc… tu te doutes de ce qu'il faut faire. Bon courage, ça te fera une expérience pour le jour où Kemuri décidera de te faire un gosse !

Et avant que son amie ne veuille la tuer, la yôkai filait déjà vers la ville à toute blinde, ricanant à cause de la bêtise qu'elle avait sorti à Carmen.

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En une demi-journée, ils avaient rejoint l'île où reposait la mère de Carmen. Celle-ci avait rangé les cendres de son père dans la cache où elle gardait précieusement le fruit du griffon. Ils avaient jeté l'ancre dans une crique avec des grottes à proximité. Carmen leur montra le toit d'une vieille maison en haut d'une colline en disant que c'était là où elle avait grandi et pour le coup là où était mort son père. Avant qu'ils n'aient pu décider de ce qu'ils allaient faire, Luffy avait déjà pris le large, ne pouvant résister à l'appel de l'aventure.

- Je vais le tuer. Et jeter son corps dans une fosse commune, ragea Ann.

- J'opte pour une laisse et la confier à quelqu'un, marmonna Carmen.

- Pedro a essayé. Et ça a failli lui coûter un bras. Tu veux t'y risquer ?

- Si je m'y risque, je crains que Luffy trouve rapidement un chemin dans une morgue. Tu as vu comment il a détruit le placard à cookie ?

Ann eu un reniflement.

- C'est rien, ça. Il a un appétit moins monstrueux que quand on l'a adopté

- J'ai peur de découvrir ce que c'était avant, marmonna Kali.

- Moi pas, souffla Marina. Il aurait été capable de manger la gamelle de Strike, King et Iro.

- Et sinon, Carmen, on fait quoi, maintenant ? se renseigna la journaliste.

Elle n'avait pas l'intention de courir après son petit-frère. Pas à cette heure-ci.

- Je vais aller au cimetière. Peut-être un petit coup dans la maison pour voir si … quelque chose a été laissé. Après tous, elle a été saisie pour enquête. Néanmoins, voir si la vieille Mcphee est là. C'est elle qui me gardait. Quelqu'un veut m'accompagner ou vous préférez rester au navire ?

- Si tu as besoin de nous, tu sais comment nous joindre. Sans compter que j'ai Morgans qui me bassine avec du courrier de lecteurs. Et y'a aussi que je trouve pas ça très poli de mettre un pied dans la crypte mortuaire des autres familles, se justifia la yôkai. Je serai très en colère qu'on dérange mes ancêtres donc je le fais pas aux autres.

- Va et prend Iro, décida Kali.

La panthère se frotta immédiatement aux jambes de Carmen en ronronnant. Elle caressa la tête du félin et salua les autres avant de sauter sur la berge pour remonter un petit chemin avant de disparaître.

- Et maintenant, on attend, soupira Ann.

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Luffy avait les mains derrières la nuque en parcourant les ruelles de l'île qui commençait à s'endormir. King trottinait à côté de lui.

- C'est bizarre de revenir ici. En East Blue.

L'once eu un gémissement en le regardant sans interrompre leur marche.

- Non, je pense pas que cela m'ait manqué. C'est juste étrange, répondit le gosse au chapeau de paille. J'espère que Sabo va bien. Faire une Bruno dans la Révolution, c'est dangereux et je tiens à mon frère.

King se contenta de grommeler.

- C'est vrai que pour le coup, c'est Amelia la plus à risque…

Ils s'arrêtèrent en entendant des cris derrières eux. En se retournant, ils virent une fille rousse en fuite avec un gros sac sur le dos qui contenait tant bien que mal des objets brillants. Une voleuse. Luffy regarda autour de lui et alla se cacher dans l'angle d'une maison proche avec son compagnon à quatre pattes. Quand la miss passa à son niveau, Luffy envoya son bras élastique s'enrouler autour de la taille de l'adolescente et l'attira sur lui en un claquement de doigt, la faisant crier de surprise. Et avant que les poursuivants ne les retrouvent, il les fit sauter sur un toit, laissant King seul dans l'allée. Avant que la voleuse ne puisse protester, il lui mit une main sur la bouche juste un instant, pour qu'elle comprenne de rester silencieuse. Ils entendirent les poursuivants arriver dans l'allée et trouver le félin, puis chercher partout. Tout doucement, Luffy fit signe à la jeune femme de se lever et de le suivre. A pas de loup, ils remontèrent par les toits le chemin qu'elle avait pris en courant par la rue, juste avant, puis, ils sautèrent à terre à quelques pas des bois. Ils s'enfoncèrent comme des ombres dedans.

- Merci pour le coup de main ! sourit la rouquine avec un grand sourire.

Luffy ne lui répondit pas, ses yeux s'étant arrêté sur une vilaine coupure sur le bras de celle-ci. Et vu la tâche qui grossissait sous son tee-shirt, ce n'était pas sa seule blessure.

- Oh ! C'est rien ! assura la voleuse avec toujours le même sourire en voyant son regard.

- Carmen pourra te soigner. Viens.

Et sans lui laisser le choix et sans écouter ses protestations, il se dirigea vers le Calypso en la tenant par le poignet.

- Mais ça va oui ! J'ai pas besoin d'aide ! Lâche-moi ! Tu attends quoi !? Que je paie un médecin en plus de ton coup de main ?! Rêve toujours !

Luffy lui adressa un regard la traitant clairement de stupide, ignorant les tentatives de la fille pour se défaire de ses doigts élastiques, même quand elle le mordit. Entre temps, King les retrouva et partit en avance sur le chemin pour revenir au navire.

- Carmen ! appela Luffy en voyant enfin le trimaran en bas de la crique.

- Elle n'est pas encore rentrée et arrête de crier, on est pas sourde, reprocha Kali qui était sur le pont.

Nami tenta de se débattre encore plus mais Luffy en eu assez. Elle était à peine plus vieille que lui, mais il n'avait pas l'intention de rester sans rien faire. Il se retourna avec les sourcils froncés furieusement sous son chapeau de paille.

- Quand les gens cherchent à t'aider, tu te la boucles et tu acceptes ! Faire preuve d'orgueil ou d'avarice dans ce genre de cas n'est pas recommandé ! Maintenant, arrêtes tes bêtises et vient à l'intérieur ! Je veux t'aider, alors, arrête !

Et il reprit sa marche avec un pas déterminé. Kali les regarda passer avec amusement pour entrer dans le trimaran après eux. Marina était dans la cuisine à profiter d'une tasse de chocolat chaud avec des petits gâteaux avant le coucher, pendant que quelqu'un avait l'air d'occuper la salle de bain. Strike était déjà sur ses pattes et poussa Nami vers une chaise que Marina tira en voyant l'état de la demoiselle.

- Va chercher Carmen, vite, demanda la jeune auteure.

La demande était pour Luffy mais c'est King qui réagit et fila comme une flèche blanche hors du trimaran. La rouquine se retrouva assise avec la tête du chien sur ses genoux. La salle de bain s'ouvrit sur Ann qui terminait d'enfiler son tee-shirt de nuit sur sa carrure de chat maigre. Quand elle vit Nami, elle resta interdite alors que la rouquine se mit à déglutir nerveusement.

- Tu la connais ? demanda Luffy en voyant l'air qu'avait la rousse en fixant Ann.

- Ouais. Longue histoire. Que merdia, tu t'es mise dans quoi cette fois ? soupira la D. en sortant la trousse médicale.

- Laissez-moi partir, gronda la voleuse.

- C'est ça, c'est ça. Non-assistance à personne en danger, ça te parle, Nami ? T'as conscience que ta sœur se fait du souci pour toi ?

- Elle ne devrait pas faire confiance à une pirate comme toi.

Ann s'interrompit dans son geste pour prendre le désinfectant et regarda d'un air perplexe la rousse qui détourna la tête.

- Pirate ? Moi ? J'ai de la famille dans la profession, des amis aussi, mais moi, je n'en suis pas une.

- Où est le souci à être un pirate ? demanda Luffy en penchant la tête sur le côté.

- Généralement, les pirates sont les… commença Marina.

- Des monstres, des salauds, des sauvages sanguinaires sans cœur, ni compassion et encore moins des sentiments ! cracha Nami.

- Cela ne me dit pas pourquoi tu m'accuses de piraterie, pointa Ann.

- Y'a qu'un pirate pour faire l'éloge d'un autre pirate. J'ai vu ton soi-disant reportage ! Et j'ai vu clair dans ton jeu !

- Elle parle duquel ? se renseigna Luffy.

Ann le savait parfaitement duquel il était question. Elle se saisit avec violence du col du tee-shirt de la rousse, ses oreilles aplaties sur son crâne par la fureur.

- OU EST LE MAL A VOULOIR AIDER UN MEDECIN QUI CHERCHE A SAUVER UNE VIE ! SURTOUT CELLE D'UN GOSSE ! ARRETE DE CROIRE QUE TOUT EST BLANC ET NOIR ! SI LES PIRATES ETAIENT DES SALAUDS, ON EST DEUX QUI NE SERIONS PAS ICI A AVOIR CETTE PUTAIN DE CONVERSATION ! MAINTENANT, TU TE LA BOUCLES ET TU TE LAISSES SOIGNER !

Et elle la relâcha, la laissant tremblante sur sa chaise. Les narines frémissantes de colère, la yôkai la regarda, ses queues s'agitant avec fureur sur ses jambes nues à cause de son short de nuit. Calmement, Luffy s'interposa et força sa sœur à s'asseoir sur une chaise avant de l'enlacer par derrière, plus pour la bloquer sur son siège que pour autre chose. C'est ce moment que Carmen choisi pour revenir avec Iro et King. Elle regarda silencieusement la scène avant de se tourner vers Nami.

- Je peux savoir ce que vous avez dit, miss, pour vous mettre à dos en si peu de temps, des gens ?

La voleuse se contenta de poser un pied sur son sac de butin avant de croiser les bras d'un air buter. Elle commençait à être pâle.

- Elle n'aime pas les pirates et comme 'nee-chan a déjà pris en direct leur défense, elle a décidé que ça en était une et donc, qu'elle était comme les autres, la vilaine de l'histoire, résuma Luffy avec un air indifférent. Je pense qu'elle s'est énervée autant parce que… Nami, c'est ça ?... eh bien, elle se rappelle qu'Ann a aidé un pirate en donnant son sang.

Carmen tira la fin de ce dont elle avait besoin pour les soins et prit place en face de la jeune fille. Elle présenta sa main en face, haussant un sourcil. La rousse serra les doigts, refusant de coopérer. La logia ne laissa pas le choix, tirant alors le bras blessé pour avoir accès à la blessure et commencer son travail.

- C'est intéressant, cette vision que les pirates sont tous des salauds. Qu'est-ce que l'on devrait dire alors des marines qui viennent d'être accusés de crimes ? Hmm ? Mais oui. Un pirate, c'est un salaud, directement. Il n'a pas de cœur. Il n'a pas de sang. Ce n'est pas un humain. Pardon. J'oubliais qu'il y avait aussi d'autres personnes que des humains comme pirate.

Avec la façon dont Carmen avait tiré le bras pour mieux le soigner, Ann constata le bout d'un tatouage qui devait englober au moins l'épaule. Le fantôme de Belmer apparut à nouveau et pointa la même épaule du doigt, l'air de dire que toutes les réponses étaient là.

- Je pourrais te citer énormément de salauds. Mais, je crains que ta pauvre vision, ma chérie, ne soit brusquée. Les monstres, ont peu les trouver partout

- Moi, je veux savoir pourquoi, intervint Luffy. Pourquoi tu dis que les pirates sont tous des monstres ? Nous, on a des bonnes expériences avec pas mal d'entre eux, donc, explique nous. Des pirates t'ont fait du mal ? C'est pour ça ?

La rousse se raidit. Cela valait tous les oui du monde.

- Qui ? J'irai leur botter le cul, gronda dangereusement l'adolescent de sous son chapeau de paille qui pour le coup, masquer ses yeux.

- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? cracha la rousse.

- T'es pas plus vieille que moi, donc, tu peux être encore considérée er comme une enfant. Et on ne fait pas de mal aux enfants. Un enfant, c'est un cadeau précieux qu'il faut chérir et protéger, pas malmener.

Et il adressa un sourire brillant à Nami qui cligna des yeux devant le subit changement d'humeur.

- C'est tía Rouge qui nous l'a appris !

- Marina, le journal s'il te plaît, je commence à en avoir marre, demanda à voix basse Ann. Ou l'avantage de mon don, parfois.

Marina fit glisser le journal à son amie qui se mit à feuilleter les primes.

Carmen avait entre-temps découpé une partie du tee-shirt pour faire les points sur le ventre. Ann n'avait pas loupé la façon dont la rousse s'était débattue quand la médecin avait repoussé la manche, dévoilant un peu plus du tatouage, afin de la soigner. Cela ressemblait à un motif marin, mais elle n'en avait pas vu plus.

Puis, Carmen termina les soins et alla chercher une de ses chemises (qu'elle avait laissé sur la banquette) qu'elle donna à la rousse.

- J'ai saccagé ton t-shirt. C'est un minimum. Faudra lui préparer à manger. Avec le sang qu'elle a perdu, elle risque de faire une hypo. Chance, Nanny Mcphee m'a laissé des biscuits à partager, dit d'une voix froide la médecin.

Elle tira la boite et la posa, ouverte, sur la table.

Nami les regarda tour à tour, regarda les biscuits puis la chemise. Elle fixa Carmen quand celle-ci revint vers la boite pour s'en prendre un qu'elle mangea avec délice.

Ann fini par trouver ce qu'elle cherchait et fit glisser la prime du gyojin-pirate Arlong jusqu'à Nami avant de croiser les bras.

- J'ai deux petits-frères. Luffy peut le témoigner, quand je veux, je peux avoir une patience infinie. Alors, soit tu nous exposes ce qui ne va pas, soit tu vas passer un long moment assise sur cette chaise. Et pense pas t'échapper comme ça. Kali te laissera pas passer. J'ai essayé la méthode douce, de te faire comprendre plusieurs fois par le passé que si tu avais besoin d'aide, j'étais prête à te filer un coup de main. Nojiko m'a confirmé qu'il y avait bel et bien un souci. Alors, je te le demande aujourd'hui, Nami. Qu'est-ce qu'il se passe avec Arlong ?

- Je n'ai pas besoin d'aide, siffla la rousse en serrant la chemise contre elle.

- Si t'en avais pas besoin, tu chercherais pas à voler au point de te faire si grièvement blesser, pointa Luffy en poussant la boite de biscuit un peu plus vers la rousse. C'est lui qui t'a fait du mal ?

- Arlong est mon assassin, dévoila Belmer en posant deux mains fantomatiques sur les épaules de Nami.

Depuis le temps, Luffy savait reconnaître les signes quand sa sœur entendait la parole d'un mort, et surtout, faire les additions tout seul comme un grand. Alors, il tenta une réponse. Il s'approcha de Nami, s'accroupissant devant elle pour prendre la prime, la regarder, puis la tourner à nouveau vers la rousse.

- Il a tué quelqu'un d'important pour toi, pas vrai ? De la famille, certainement ?

La façon dont elle écarquilla les yeux disaient qu'il avait touché juste.

- Dis-nous où et pourquoi. Et je te promets qu'il ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

- Tu te prends pour qui ? accusa la rousse sur la défensive.

- Monkey D. Luffy et je serai le roi des pirates !

Et il offrit à nouveau son grand sourire lumineux à Nami.