Désolée par avance pour la fin de chapitre, LuLu, mais bon... faut dire ce qui est XD
Chapitre 445 : Old Flame New Fire
Rook observe la broche ; une merveille de joaillerie. Il a parfaite conscience de la menace que représente l'objet. Il n'y a pas que les intérêts de Pomefiore que le Chasseur souhaite ménager ; il craint surtout ma réaction si je venais à apprendre qui était à l'origine de l'attaque !... Ma colère, il le sait, peut être dévastatrice et Vil risquerait sans doutes d'en faire les frais.
Il glisse les doigts dans mes cheveux, installé à l'envers sur le lit, oreiller placé sous la tête, moi en pied du lit, lisant.
"Tu es belle, Princesse..." épris.
Je porte le regard de son côté. Lui aussi est magnifique, cheveux en arrière, air détendu, haut ouvert sur les premiers boutons. Tout, dans son attitude, évoque la sensualité à fleur de peau.
"Tu n'es pas mal non plus." sourit.
La tirade le fait rire.
"J'ai très envie de te faire l'amour, à présent. C'est malin, ça !..." dis-je sur un ton faussement renfrogné.
"Quel mal y aurait-il à cela, Princesse ?..." glissant les doigts dans mon cou, caressant.
"Aucun, je crois." sourit, sans le regarder.
Je marque la page de mon bouquin et le referme, me tournant totalement vers lui, me rapprochant, jambes repliées, caressant ses cheveux puis son visage, regard tout à mes gestes.
"J'ai de la chance... une chance folle..." dis-je.
Il me sourit. "Je pensais exactement la même chose."
Nous nous taquinons du bout du nez, yeux clos, avant de nous embrasser, câlins à souhait, front contre front au moment de cesser, tout sourires.
"Chasseur... est-ce que tu t'estimes être un... électron libre ?..."
La question lui arrache un petit rire doux. "Tu sais bien que je ne coche aucune case, Princesse."
"Tu penses que c'est pour ça que... nous nous correspondons autant ?..."
"Cela va faire dix ans que nous nous tournons autour, Princesse..."
"Cette partie de cache-cache..." pour reprendre le terme de Satoru.
"Je me dis qu'elle en valait largement la peine." souriant, pulpes parcourant mes traits.
"J'aurai voulu que cela se passe différemment avec Vil, tu sais." sincère.
"Ne t'en préoccupe pas, Princesse. Je prends tout sur moi. Vil a choisi de se positionner bien mal à propos selon moi."
"J'ai peur qu'un jour il ne se contente pas de te priver uniquement des armoiries de Pomefiore... Vil est réputé pour... exceller dans l'art des poisons."
"Tout ceci demeure du domaine de la supposition, Princesse. Allons... embrasse-moi."
J'y retourne avec délice, langues se donnant érotiquement la chasse, à nous en faire geindre de délice.
"Rejoins-moi, Princesse."
Je me lève et viens le chevaucher.
Son regard profite un moment du tableau, laissant ses paumes nues courir partout du moi.
"J'apprécie lorsque tu me donnes l'assaut." sourit, yeux se parant d'un joli voile, pupilles dilatées.
J'ouvre son haut, faisant cheminer mes paumes sur sa peau claire. Un régal de soie...
Ses boutons de seins sont réactifs, pointes se dressant à mon passage.
Il glisse une mèche de mes cheveux derrière l'oreille.
Je me penche en avant, mordillant son cou, conservant sa pomme en relief entre mes dents, sans toutefois marquer.
Son souffle commence à perdre sa régularité. La tension monte.
Mes doigts glissent entre les siens, les emprisonnant.
Sous moi, cela s'éveille et se tend.
"Chasseur..." geint, ciblant sa bouche.
"Princesse..." avant de se perdre dans le baiser.
"La nature t'a... dessiné pour la chasse... et l'amour... Rook..." entre deux gâteries. "Deux domaines... dans lesquels... mmm... tu excelles..."
"Tu me... ngh... flattes... Princesse..."
Nous nous retrouvons rapidement nus, jambes entremêlées se caressant, corps cherchant le contact le plus intime possible.
Son sexe dressé s'ébat à présent entre nos ventres.
L'amour a toujours été d'un naturel renversant avec Rook. Je ne saurai l'expliquer ; tout s'y joue avec une fluidité surprenante.
Ses doigts s'égarent du côté de mes fesses, s'invitant dans le sens de la raie, me faisant suffoquer de bonheur. Comme si Rook savait, par instinct, où il est attendu.
"Comment t'y prends-tu pour... ooooh..." frémissante, sous ses gestes.
"Je laisse peu de place à l'improvisation, Princesse." à mon oreille, attrapant le lobe entre ses lèvres.
"Haaaah... hah... Rooook..."
Il apprécie à la fois m'entendre que de laisser son sexe se caresser naturellement entre nos ventres proches.
A dire vrai, je demeure très, très jalouse des femmes qu'il a mises dans son lit et qui ont eu droit à ce florilège d'attentions. De Vil, je le suis un peu moins, s'agissant d'un homme.
Je lui dessine cette cupid bow absolument incroyable que la nature lui a donnée.
J'y passe le bout de ma langue jusqu'à la naissance du nez, longeant le philtrum, lui offrant un joli frisson.
Paumes ouvertes sur mes fesses, il me rapproche davantage contre lui, compriment joliment son sexe entre nous.
"Tu serais mieux... au chaud... tu ne penses pas ?..."
Il se fait glisser entre mes jambes, extrémité éclose et joliment rosie de sensations venant s'enquérir de mon état. Sa voix marque un vibrato conquis.
Se maintenant par la base, il se meut des hanches pour s'y caresser un moment, nous rendant pantelants et fous de désir, mon humidité redoublant.
Sa première poussée est douce mais profonde, l'enveloppant immédiatement, en suffoquant de plaisir, sexe palpitant une fois engoncé entre mes parois gorgées.
"Princesse !..." traits froissés de délice, respiration emballée.
Est-il possible d'aimer autant l'amour ?...
Nous rentrons d'un galop dans les bois, prenant l'allée centrale, brides tenues lâches pour reposer nos montures, croisant un groupe de passants qui s'arrête pour caresser nos chevaux et bavarder un peu.
Na'ir est tellement claqué qu'il se laisse cajoler sans moufter.
Puis nous empruntons le petit sentier qui mène à la cabane abritée.
Rook mène nos montures jusqu'au ruisseau où elles se désaltèrent. Il y mouille également son visage, chapeau à plume posé sur une pierre plate.
Mon valeureux chasseur...
Puis il me revient, posant son chapeau sur la table.
Je l'attrape par les pans de son manteau. Il en sourit. "Entreprenante..." fondant sur mes lèvres, partageant exactement la même envie.
"J'avais pensé... sur la table... en appui sur mes bras, face à la table, jambes ouvertes et... toi debout..."
Il se dessine rapidement le schéma dans sa tête et sourit. "Je pense que... l'idée me plaît terriblement."
"J'espère qu'il t'en restera suffisamment dans les jambes, Rook..."
"Princesse." petit rire. "Je suis habitué à d'autres chevauchées que celle-ci en coursant le chevreuil ou le sanglier." regard brillant.
Nous nous déshabillons tout en nous cajolant. Mmm. Déjà bien haut entre ses jambes !... Parfait.
Je me positionne, nue, sur la table, en appui sur mes bras tendus, pubis reposant contre le bois, jambes ouvertes pour l'accueillir.
Il se positionne derrière moi, se guidant d'une main, s'invitant à mesure, souffle vibrant accompagnant la manœuvre.
Une fois bien placé, il passe les mains sous mes hanches, ce qui lui permet de mieux se guider et préserver mes allants de la table.
Il profite pleinement de la vue sur mon dos, chevelure le recouvrant en partie.
La position lui est exquise et lui permet de diriger les opérations. Il agrippe même un instant ma chevelure, tirant légèrement, pris dans cette frénésie qui lui offre l'occasion de dominer.
C'est lui qui impose le rythme. Il se voûte un instant sur moi, bouche proche de mon oreille. "J'aimerai... être partout à la fois, Princesse... dans ta bouche... entre tes seins... partout, te dis-je !..." sur un rire émoustillé.
Sur le couvre-lit en patchwork, nus, doigts se caressant à l'envi, mains levées, avant-bras en appui sur le coude.
Nous nous sourions, complètement shootés aux endorphines.
"Je t'aime, Rook."
"Oh Princesse... moi aussi. Tant !..."
Ruisseau droit devant. Rook talonne sa jument pour le grand saut.
Le chevreuil le passe d'un bond aérien.
La jument de Rook possède l'endurance et l'impulsion suffisante pour le passer sans encombre.
La poursuite continue entre les troncs entre lesquels Rook zigzague, habile. Enfin la clairière !... Elle permet à Rook, toujours au galop, d'armer son arc et de cibler. Première flèche, manquée ! L'animal a bifurqué au dernier moment. Il arme une seconde et frappe. En plein !
Le chevreuil finit par s'effondrer quelques mètres plus loin. Rook descend de cheval, s'empare de sa dague et lui tranche la jugulaire. L'affaire en pliée en quelques secondes.
La mort rend son calme à l'animal.
Rook quitte son chapeau pour s'éventer. "Tu m'auras fait courir."
"Je dois te faire une confession..." alors que nous reposons sur le lit après l'amour.
Je lui signifie mon attention d'un regard appuyé.
"Les hommes qui te tournaient autour en Allemagne..." abaissant un instant les paupières, frangées de magnifiques cils clairs. "... je les ai tous... stalkés proprement."
Je ris, à peine surprise.
"Hmm mmm. Et je suis certaine que tous avaient quelque chose à se reprocher."
"Oh, certains paraissaient très clean..."
"Ce qui t'obligeait à creuser davantage."
"En effet. Parfois les choses sont remarquablement camouflées."
"Et si cela s'était avéré plus sérieux avec l'un d'entre eux, tu aurais brandi le stuff ?"
"Je t'aurai mise en garde. Et j'aurai sans doute menacé le concerné."
"Une sorte... d'ange gardien."
"Un peu trop zélé par moment." sur un petit rire. "Je ne peux m'en empêcher, Princesse. Je veux ton bien, ton seul bien."
"Aucun n'a trouvé grâce à mes yeux, Rook. Je pense qu'à l'époque j'ai attendu que tu fasses le pas."
"Princesse... j'ai été, je pense, intimidé par le fait que tu te trouvais dans ton berceau natal, entourée de ta famille."
"Je t'aurai peut-être repoussé par jeu. Mais ça n'aurait duré qu'un temps."
"J'ai... été stupide de ne pas avoir tenté ma chance..."
"Hey..." caressant ses cheveux blonds. "Ces dix années perdues comptent beaucoup dans notre histoire, Rook."
"Princesse..." attrapant ma main pour la baiser délicatement. "Je dois te dire... la rumeur commence à enfler à Wonderland au sujet de l'immortalité que tu m'as conférée."
"Vil t'en a parlé ?"
"Il m'a demandé confirmation. J'ai... botté en touche."
"Cela finira par se savoir."
"Cela va susciter des envieux." basculant sur le dos, avant-bras sur son front.
"Cela leur passera lorsque le fait sera acquis, mon Amour." en français, sourire dans la voix.
Il sourit à l'appellation.
"Je sais que tu sauras demeurer discret quant à la façon dont les choses se sont faites."
"Cette histoire n'appartient qu'à nous." m'assure-t-il. "Je ne compte pas la partager avec qui que ce soit." scellant la promesse par un baiser fervent.
L'immortalité... cela veut dire que jamais les ravages du temps... ne viendront marquer son visage... son corps...
Vil crispe, brisant le miroir vénitien de prix.
"C'EST INJUSTE ! POURQUOI ROOK ?! NE LE MERITAIS-JE PAS AUTANT ?! Leona. Je veux que tu attaques sauvagement Rook pour confirmer ou infirmer la rumeur."
Petit rire du roi. "Je ne suis pas l'homme de tes basses besognes, ma reine." sur un tic nerveux de la queue.
"Dans ce cas, envoie un de tes larbin s'en charger."
"Ruggie et Jack ont autre chose à faire, sauf ton respect."
Vil tape du plat de la paume sur le bois. "Personne n'est donc digne de confiance ?!"
"Si tu manœuvres bien, peut-être qu'une des deux anguilles d'Octavinelle fera le job. Plus, ce n'est pas comme si ton chasseur n'était pas remarquable archer... Personne sera suffisamment fou pour s'y frotter."
Je chéris nos retrouvailles dans la cabane, logée au fond des bois, qui nous abrite, nuit après nuit. Au début, le raffut des animaux à l'extérieur ou le vent dans les branches des arbres me tirait souvent du sommeil ; j'ai fini par m'y accoutumer. Et la présence immédiate de Rook m'est apaisante.
Si lui ne s'affole pas, c'est qu'il ne doit pas y avoir danger.
J'aime dormir tout contre lui, jambes entrelacées.
Jade échange à voix basse avec le boss.
Floyd arrive, enjambe le dossier du canapé d'un bond pour s'y installer. "Vous parlez de quoiiiiii~ ?"
Jade s'éclaircit la voix. "De rien de passionnant, Floyd."
Floyd gonfle les joues. "Tu sais que je déteste quand tu agis de cette façon, Jade."
"Il le saura tôt ou tard, Jade." avance Ashengrotto.
Jade soupire. "Un sujet fâcheux."
"Ah ?" piochant dans une coupelle de petite friture salée. "Ben accouche !..."
"Le Chasseur... aurait eu accès à un sort d'immortalité."
Floyd cesse soudain de mâchouiller. "Oh... punaise..."
"Si Octavinelle pouvait mettre la main sur un tel sort..." rêve le boss.
"Notre fortune serait faite." sourit Jade, machiavélique.
"Bon courage pour lui en arracher le secret, les mecs. Le Chasseur est du genre dur à cuire." prévient Floyd.
"Tu fais la une de Wonderland en ce moment." annonce Floyd, préparant son instrument pour la fanfare.
"Voilà quelque chose dont je me passerai volontiers." rétorque le Chasseur. "Je déteste me retrouver sous les feux des projecteurs. Ma place est dans l'ombre."
"Pour être franc, j'me questionne encore aujourd'hui sur la façon dont l'info a fuité."
"Te faut-il un nom, vraiment ?"
"L'idiot à crinière ?"
Silence éloquent en retour.
"Franchement, j'ai jamais pu cadrer Kingscholar."
"Nous serons deux."
"Sinon... t'as revu Shachi récemment ?"
"Elle passe parfois... en coup de vent."
Rook est remarquable pour donner le change et ne surtout pas dévoiler que nous nous retrouvons toutes les nuits dans sa cabane pour y faire l'amour et dormir, entremêlés, jusqu'au petit matin.
"Bonjour Rollo, mon flamboyant."
Ses yeux s'agrandissent et il se réfugie derrière son mouchoir. "Qu'est-ce qui... te permet de t'adresser à moi en ces termes ?..."
Petit sourire, bras croisés. "Peut-être le fait que je sache ce que camoufle ton attitude hautaine et... ce qu'abrite ta soutane. Dois-je apporter davantage de précisions ?..."
"Humpf. Inutile, incorrigible diablesse."
"Les diables, les dragons... La Sainte Patronne sait à quel point tu les trouves à ton goût, pas vrai, Rollo ?"
Il plisse les yeux, de plus en plus malaisé d'être ainsi mis à nu. "Silence, immonde femelle."
Son corps répond si vertement à mes provocations !... Et son sexe monte si haut devant chaque offense verbale !... Dieu merci, la soutane camoufle à merveille cet inconvénient majeur !...
"Qu'ai-je fait de toi, Rollo Flamm ?..."
Sa bouche crispe. "Cesse."
"Quand assumeras-tu enfin ta flamboyance et cette immense part d'ombre en toi ?..."
Il se félicite que nous ayons cette conversation en privé.
"Tu ne respectes rien, Rachel. Voilà une attitude qui ne me sied guère."
J'en souris. "Quelle charge d'une remarquable faiblesse !..." moqueuse.
Il crispe le poing. "Je sais parfaitement ce que tu tentes de faire, maudite femelle !..."
"Sais-tu à quel moment tu as été le plus flamboyant, Rollo, durant la Glorious Masquerade ?"
"J'ignore si..."
"Les deux fois où tu as tenté de passer Draconia par le feu." lui coupant la parole sans vergogne.
Son précieux mouchoir ripe un instant de sa bouche. Il me fixe, éberlué. "Tu n'as... aucun principe, Von Kreutzberg."
"Arrête de te cacher, Rollo Flamm. Par Hadès, soit l'homme que ta magie destine ! Flamboie, Rollo ! Pour l'amour de Notre Dame, cesse de te renier !"
"Dia... blesse... C'est à la façon des sirènes que tu... chantes mes louanges." de plus en plus heurté, ego commençant à rugir comme le feu, lui dessinant ce sourire, canines en évidence, masque ripant.
J'en fais le tour, prédatrice. "Penses-tu vraiment que si tu avais été cet étudiant frustré et irréprochable, Draconia et moi t'aurions seulement regardé... et désiré ? Laisse-toi aller, Rollo. Targue-toi d'avoir été celui qui a fait trembler de terreur Draconia !"
Il laisse tomber son mouchoir au sol et me rattrape pour me placer vertement devant lui, plongeant ses pupilles incandescentes dans les miennes, doigts crispés sur mes hanches, m'avisant. Le sourire que lui dessine cet ego démesuré lui offre un air particulièrement redoutable et perché. Le sang pulse tant dans sa jugulaire qu'elle se dessine en relief des deux côtés de son cou.
Ah ! Tout de même !...
"Remarquable..." donnant une pichenette à sa coiffe pour lui faire gagner le sol.
