Chapitre 17

A l'abri du tumulte que leur départ invraisemblable avait provoqué chez les hommes de Shigaraki, Deku et Katsuki se redressèrent afin de se mettre sur la banquette. Le vert se pressa immédiatement contre la vitre afin d'essayer d'apercevoir les amis du blond. A genoux sur le siège afin de pouvoir regarder dans toutes les directions, et les deux mains appuyés contre la vitre. Il ressemblait à un enfant impatient de voir où on l'emmenait. Deku avait une énorme boule dans la gorge en les imaginant se faire capturer par les horribles criminels et les sévices qu'ils auraient à endurer en attendant qu'ils viennent les libérer. Katsuki, le regarda faire, les bras croisés contre son torse. D'apparence tranquille, à l'intérieur, son esprit se remettait lentement du chaos qu'il avait subi. Il ne l'avouerait certainement pas, et encore moins à haute voix, ni à quiconque mais il avait eu sincèrement peur. Pas pour lui, mais pour l'abruti à ses cotés.

Par bonté d'âme, il avait failli retourner dans la gueule du loup et recommencer à subir l'emprise néfaste qu'avait Shigaraki sur lui. Sans l'intervention presque miraculeuse de ce yakusa et de sa gamine, Deku se serait sacrifié pour lui et ses amis, afin qu'ils ne leur arrivent rien.

Malgré tout, Katsuki n'était pas dupe. Il savait très bien que le taré accro au vert lui aurait fait payé leur dernière rencontre, Deku avec lui ou non. Mais il ne pouvait pas ignorer la peur viscérale qu'il avait ressenti en le voyant retourner auprès de l'autre. Comme lorsqu'il l'avait cherché partout à sa première crise de manque, l'idée de ne plus jamais le revoir l'avait foudroyé. En cet instant, il n'avait qu'une envie, c'était le prendre dans ses bras et ne plus le lâcher jusqu'à ce que ces poings fermés, appuyés contre son torse pour ne rien laisser paraitre, arrêtent de trembler.

A la place, il le laissait vivre son inquiétude pour ses amis que lui même connaissait à peine, espérant les voir afin de les mettre à l'abri, tout comme eux l'étaient. Le regard carmin du blond dériva sur la gamine, toujours au milieu des deux sièges avant, les observant intensément.

-Oi Deku. Arrête de t'en faire inutilement. Eijiro et les autres sont pleins de ressources et ils sauront parfaitement se débrouiller. Pointe ta tronche plutôt par ici. Je crois qu'on a des choses à régler.

Se rappelant grâce à qui ils avaient pu échapper à un pugilat intense, Deku s'assit convenablement, faisant face. La petite Eri lui fit un petit signe timide de la main puis après un rapide coup d'œil à Overhaul derrière le volant, elle passa vivement à l'arrière et vint se blottir dans les bras du vert. Étonné, ce dernier la réceptionna de justesse mais l'entoura de ses bras avec un sourire léger. Overhaul les regarda dans son rétroviseur et grogna d'agacement.

-Eri, on avait dit quoi ? Putain, reviens immédiatement à ta place !

La fillette frissonna violemment et tenta de se cacher d'avantage contre le torse de Deku. Par pur instinct de protection, le vert se plaça de coté, empêchant l'homme d'avoir un accès direct à la petite. Sa respiration s'accéléra et il défia Overhaul du regard.

-On se calme putain de merde ! Toi, le yak' lâche la grappe à la môme deux secondes et toi Deku commence pas à provoquer direct alors qu'on est dans sa putain de bagnole ! T'es con ou tu le fais exprès ?

L'intervention de Katsuki eut le mérite d'apaiser légèrement l'ambiance à couper aux couteaux s'installant peu à peu. Profondément énervé que cette stupide gamine soit dans les bras de Deku, il avait passé ces nerfs sur tout le monde. Le blond claqua sa langue contre son palais et porta son attention sur l'homme au volant.

-Pourquoi nous avoir tirés de ce merdier ? Quel est ton intérêt de t'6être mouillé de la sorte ?

-Si ça ne vous dérange pas, nous parlerons de tout ça dans un moment. On arrive.

Toujours en pleine ville, ils arrivèrent devant une petite résidence chic. Elle avait un aspect moderne avec ses couleurs monochrome et ses formes cubique. La voiture s'arrêta devant la lourde grille qui s'ouvrit peu à peu grâce au bip qu'Overhaul pointa. Une pente légère les mena à un parking souterrain privé. Le yakusa se gara et Katsuki comme Deku n'attendirent pas qu'il éteigne le moteur pour sortir à la hâte. Eri avait passé ses jambes autour de la taille du vert qui la portait sans difficulté. Elle n'avait pas l'air de vouloir se séparer de lui, maintenant qu'elle avait retrouvé ses bras si protecteurs. Méfiant, les adolescents suivirent les moindres faits et gestes d'Overhaul. Il sortit à son tour nonchalamment du véhicule et leur indiqua l'entrée du doigt avant de s'y diriger. Sur le qui vive, il le suivirent bien que restant à une certaine distance. Katsuki s'arrangea pour toujours être entre le yakusa et Deku, juste au cas où.

En passant la porte, il entrèrent dans un large salon à l'occidentale. Au fond de la pièce, il y avait une grande baie vitrée donnant sur un petit jardin, bien entretenu. La pièce était couverte d'une moquette crème à l'aspect duveteuse. Un coin canapé composé de plusieurs fauteuils et d'un sofa anthracite formé un carré autour d'une table basse en verre finement sculpté. De l'autre coté, un bar en marbre et bois, avec des chaises hautes terminé la pièce. Overhaul alla s'asseoir dans le sofa. Il retira son masque de peste ainsi que sa veste à fourrure violette puis releva son regard doré sur ses invités crispés.

-Ne soyez pas si tendus, vous êtes ici chez moi. Aucun de mes hommes ne va vous tombez dessus si c'est ça que vous craigniez. Déclara t il de sa voix trainante.

Katsuki plissa les yeux et rejoignit l'homme, se mettant dans le fauteuil lui faisant face. Pas fou pour autant, il resta sur le bord afin de pouvoir agir à tout moment.

-Alors balance ! Qu'est ce que tu attends de nous maintenant qu'on t'en doit une ?

Deku, attentif à la conversation, vint s'asseoir à son tour dans le fauteuil juste à coté de celui du blond. Eri lovait contre lui, cacha son visage dans le cou du jeune homme, les laissant discuter entre eux, préférant respirer l'odeur rassurante du vert. Overhaul prit le temps de réfléchir avant de répondre, faisant peser un silence entre eux trois.

-Il faut que vous ayez conscience que je ne suis pas de votre coté. J'étais devant votre lycée pour te kidnapper à la base. Ses iris dorés rencontrèrent les émeraudes, d'abord surprise puis défiante. Lors de notre première rencontre, j'ai bien vu que Shigaraki tenait à toi. Il ne se serait pas interposé sinon. Alors je veux me servir de toi pour l'atteindre lui.

Deku fit appel aux souvenirs qu'Izuku gardait de cette soirée. Il fronça les sourcils, et ne tarda pas à exprimer son scepticisme.

-Pourquoi vouloir vous en prendre à Shigaraki alors que vous lui aviez clairement dit qu'une confrontation entre vous n'était pas profitable ? Vous connaissez sa réputation en plus alors pourquoi ?

-C'est justement parce qu'il la connait qu'il a agit comme ça. Il est plus confortable pour lui de leur faire croire qu'il n'allait rien tenter alors qu'en fait il veut les détruire. L'autre taré ne doit pas se douter que le yak' veut s'en prendre à lui. Répondit Katsuki à sa place. Tu es bien naif de croire tout ce qu'on te dit, Deku.

Le vert gonfla ses joues, vexé. Il est vrai qu'il n'avait pas pensé qu'Overhaul pourrait la faire à l'envers à Shigaraki et encore moins vouloir sa destruction. Mais il n'était pas crédule pour autant. Il savait que ça pouvait être une possibilité que la mafia finisse par s'en prendre à lui. Toutefois pas aussi vite après la défection du propriétaire de la boite de nuit. Il leur avait tout de même rapporté énormément d'argent. Le vert, en sa qualité d'amant du boss avait eu facilement accès aux livrets de compte et connaissait très bien les montants que Shigaraki percevait et versait. Deku avait donc du mal à croire au retournement de veste si violent de la part des huit préceptes de la mort.

-En effet. Avant j'avais un intérêt à le laisser faire ce que bon lui semblait puisqu'il écoulait les produits que nous lui donnions. Mais depuis la dernière fois qu'il s'est imposé comme indépendant, je ne peux plus le tolérer. Il doit disparaitre et je veux faire de son territoire, une extension du mien.

Comme répondant aux pensées du vert, les paroles d'Overhaul confirmèrent son cheminement d'idées. Katsuki, dont la patience s'amenuisait au fil de la conversation, grogna. Il tapa du poing sur la bras de son fauteuil.

-Tu ne réponds toujours pas à ma putain de question ! Qu'est ce que tu attends de nous, bordel ?!

Le regard ennuyé de l'homme se posa sur le blond au tempérament explosif.

-De toi, absolument rien. Mais ... Ses yeux si particuliers se rivèrent à nouveau à ceux de Deku. Toi par contre, je veux que tu fasses parti des nôtres. Je veux que tu m'aides à éliminer Shigaraki et prendre possession de ses biens.

En apercevant la lueur malsaine déshabiller le vert de haut en bas, Katsuki ne tint plus. Il se leva si brusquement de son fauteuil que le meuble bascula derrière lui.

-Il en est hors de question ! Deku ne rejoindra plus aucune bande criminelle. Il a assez donné pendant deux ans avec l'autre fils de pute. Et vu ton putain d'air impassible qui cache parfaitement ton coté lubrique, tu dois pas être mieux enculé ! Alors tu peux toujours crever, t'auras pas une seule occasion de poser un doigt sur lui, pigé ?

Ses actes faisant écho à ses dires, le blond se saisit du poignet de Deku, trop étonné de la tournure que prenait leur discussion pour réagir, il se laissa faire. Katsuki lui fit comprendre qu'il devait se lever de son siège et il l'attira à lui, passant un bras possessif autour de ses hanches. Eri avait relevé la tête en sentant que son porteur bougeait, analysant la scène. Un éclair de compréhension illumina un court instant les traits d'Overhaul.

-Aaah je vois. Vous êtes ensemble, en fait. Intéressant. En vous observant de loin, on aurait pas dit pourtant.

Bouillonnant à ses cotés, le corps tellement tendu qu'il était prêt à bondir, Deku perçut tous les signes l'alertant que le blond allait passer à un contact plus physique avec le yakusa. Cherchant à le désamorcer avant qu'il n'explose et ne créer un nouveau conflit bien plus compliqué à résoudre, le vert réagit et se mit face à lui. Tenant Eri à une main, de l'autre il vint caresser doucement sa joue, attirant son attention. Sans attendre plus, il se mit sur la pointe des pieds et déposa ses lèvres contre les siennes. Totalement pris au dépourvu, Katsuki écarquilla les yeux avant de les cligner plusieurs fois puis finalement de se laisser aller au baiser. Il passa ses deux bras autour de lui, soupirant d'aise. Ses muscles se décontractèrent légèrement et au moment ou l'idée d'approfondir le baiser s'imposa à lui, il se fit violence pour le rompre. Avec un air de défi, le blond sourit férocement à l'homme face à eux.

-Alors ? C'est plus clair comme ça ?

De manière aussi soudaine qu'inattendu, Overhaul se fendit d'un rire franc. Il avait été bref mais bien audible. Perturbé par la réaction si imprévisible du brun, Katsuki les fit reculer, toujours sur la défensive. Le yakusa se passa une main sur le visage puis secoua la tête.

-Quel dommage. on dirait bien que je vais devoir me contenter de toi alors. Je te trouve très irritant alors soit certain que je ne fais pas ça de gaité de cœur mais puisque tu refuses qu'Izuku Midoriya fasse parti de mon organisation. Il va falloir que tu donnes de ta personne.

Comprenant l'invitation implicite à ce que le blond prenne la place de Deku et devienne un membre de la mafia, le vert ouvrit la bouche pour montrer clairement son désaccord. Une main caleuse s'écrasa contre le bas de son visage l'empêchant efficacement de parler. Deku fusilla Katsuki du regard, espérant le dissuader d'accepter l'offre. Mais il l'ignora royalement et après avoir retirer son autre bras de sa taille, il se plaça devant Overhaul et lui tendit la main.

-J'accepte. Peu importe les plans pourris que vous avez prévu j'en suis. Si ça peut enfin libérer Deku de cette pourriture, je serais ravi de vous filer un coup de main.

Un coin des lèvres d'Overhaul se réhaussa, ce qui devait s'apparenter à un sourire chez lui. Il serra la main du blond, scellant leur accord, sous le regard médusé de Deku.

-Très bien. Au lieu de me servir de Midoriya pour distraire Shigaraki, tu vas être mon appât. Sache juste une chose. Lorsque mon plan sera opérationnel, ce qui n'est pas encore le cas, je compte te jeter en pâture à Shigaraki afin qu'il se défoule sur toi et ne fasse pas attention à mes manoeuvres. Tu ne me serviras à rien d'autre que ça. Tu es toujours prêt à entrer sous mes ordres ?

-Non ! Kacchan, refuse !

Faisant la sourde oreille à l'injonction du vert dans son dos, Katsuki resserra sa poigne autour de la main du yakuza.

-Il me semble avoir été clair. J'accepte de me plier à ton putain de commandement. En échange, t'as intérêt à vraiment nous débarrasser de cette ordure.

Ils se lâchèrent tout en se toisant, chacun jaugeant l'autre. Deku, à l'arrière, tremblait d'une vive colère. Décidant de mettre de coté pour le moment ce qu'il ressentait à imaginer le blond se soumettre réellement aux intentions du yakuza, il joua une autre carte qui lui tenait à cœur. Il s'avança à son tour et resserra son étreinte sur la petite, ne se lassant pas de sa proximité avec le vert.

-Et Eri ?

Semblant ne pas comprendre le changement de sujet si radicale qu'effectuait le jeune homme, Overhaul fronça les sourcils.

-Quoi Eri ? Elle reste ici bien évidemment. Elle ne fait pas partie de notre accord.

-Il est impossible que je vous la laisse alors qu'elle frémit à chacune de vos paroles. En la revoyant aujourd'hui, j'en suis sur et certain. Cette enfant est malheureuse avec vous. Alors dites moi, qui est elle pour vous ? Comment pouvez vous lui faire subir de tels choses ?

La mauvaise humeur palpable du brun revint au galop mais il obtempéra et répondit à la curiosité du vert.

-Elle est la petite fille du véritable boss des huit préceptes de la mort. Il est dans le coma à l'hôpital à cause d'une maladie qu'il aurait contracté. En tant que second, je me dois de faire en sorte qu'Eri marche droit et qu'elle reste dans les pas de son grand père.

-Non ! Vous ne faites que la maltraiter ! Vous ne me ferez pas croire que ces bandages sont là uniquement pour couvrir des maladresses d'enfants et de légères corrections en réponse à des bêtises qu'elle pourrait faire ! Je refuse de vous la rendre !

Pour la première fois depuis le début de leur échange, Overhaul se leva du sofa. Son regard était assombri d'une fureur froide et ses poings toujours gantés se crispèrent compulsivement. D'instinct, Katsuki recula et fit barrière d'un de ses bras, prenant à son tour une posture plus combative. Percevant bien plus que les deux autres, le danger que représentait le yakusa à cet instant, Eri gigota dans les bras de Deku. Elle déglutit difficilement et se redressa pour ancrer son regard innocent dans celui du vert.

-Merci. Rien que tes mots me touchent beaucoup. Mais tu peux me reposer maintenant. Je reste avec Kai.

Deku maudit son impuissance à sortir cette fillette de la mauvaise influence de son bourreau. Après l'avoir étreinte plus fort encore afin de lui transmettre toutes ses émotions, il se détacha d'elle, reposant ses petits pieds nu sur la moquette. Du pas du condamné qu'on amène à la potence, elle alla se remettre aux cotés d'Overhaul. Il se rasséréna quelque peu puis pointa du doigt la porte derrière eux, qu'il n'avait pas remarqué jusqu'à présent.

-Maintenant dégagez de chez moi. C'est moi qui vous recontacterez. Jusque là faites profil bas.

Avec l'horrible sentiment d'avoir bien plus perdu que gagné dans cette affaire, Deku tenta de capter le regard d'Eri avant de lui tourner le dos mais elle s'obstina à garder la tête baissée. L'accompagnant vers la sortie en passant un bras autour de ses épaules et en le ramenant contre lui, Katsuki les mena à l'extérieur. Ils retournèrent dans la rue après avoir passé la grille délimitant la résidence et essayèrent de se repérer avec ce qu'ils avaient autour d'eux.

-Bon, c'est de quel putain de coté qu'on doit aller pour rentrer ?

Un coup bien placé dans ses côtes fit grimacer le blond alors que Deku se dégageait de son enlacement.

-Tu m'expliques un peu ce qui t'a pris d'accepter un truc pareil ? Si tu crois que je vais gentiment être d'accord avec ...

Le vert s'interrompit soudainement. Son regard se posa plusieurs mètres derrière Katsuki. Le soulagement de retrouver son chemin illumina légèrement ses traits.

-Eh mais, je sais où on est. Mon garage est à deux pas d'ici !

-Ok alors au lieu de se prendre la tête en pleine rue, allons y. Soupira le blond, las à l'idée de reprendre ce début de dispute.

Ils marchèrent à peine deux minutes, qu'une sirène derrière eux les firent sursauter. Un camion de pompier les dépassa à vive allure et tourna la rue suivante. Pris d'un mauvais pressentiment, le visage de Deku perdit toutes ses couleurs alors que ses yeux se teintèrent de panique. Sans rien dire, la gorge trop noué par l'espoir qu'il se trompe, le vert se précipita vers la longue lignée de garage dans lequel le sien se trouvait, talonné par Katsuki.

-Non, non ... Non, non ! ... NON, NON, NON !

Devant eux, une épaisse fumée noire s'élevait haut dans le ciel. Le cœur de Deku tambourinait violemment dans sa poitrine. Il se refusait de reconnaitre l'é au fond de lui il savait. Il savait pertinemment d'où cette fumée sortait. Il l'avait reconnu à peine avoir mis les pieds dans sa lignée. C'était son garage, grand ouvert qui se faisait dévorer par les flammes. C'était sa moto qu'on avait incendié et qui se faisait ravager par le feu consumant le peu d'affaires qui lui restaient. Tombant à genoux en arrivant en face de l'incendie que tenter d'endiguer les pompiers déjà sur place, Deku et Izuku se synchronisèrent à nouveau pour hurler leurs tristesses. Shigaraki lui avait pris le dernier souvenir qu'il avait de sa mère en guise de vengeance. Katsuki prit le vert à bras-le-corps l'empêchant de se risquer à entrer dans le brasier et subissant ses assauts déchirant de pleurs et suppliques.