Petit mot de l'auteure : ce... texte (?) a été écrit pour la 139e nuit du FOF sur le thème "Coercition", cad le fait de pouvoir contraindre quelqu'un à faire ou ne pas faire quelque chose.


Contexte : euh... 139e nuit du fof ?

Personnages : Rumple, Almayen, le respect qu'avait Almayen pour Almayen (qui est resté dans le texte genre 1min)


Il était minuit et demi, et Almayen était en pleine rédaction du dernier thème de la nuit du FoF. C'était un événement qu'elle attendait toujours avec grande hâte. Ainsi, elle était plutôt heureuse et, malgré la fatigue qui prenait peu à peu part d'elle, se sentait prête à tenir toute la nuit.

Ce fut à cet instant pourtant parfait que tout bascula.

Elle était en effet en train de composer lorsqu'elle entendit un son qu'elle avait appris à craindre : un « pop », bruit caractéristique que faisaient les personnages des fandoms qu'elle connaissait quand ils apparaissaient devant elle.

- Non, pas maintenant... soupira-t-elle. Pas un soir de nuit...

Elle n'osa même pas lever les yeux de son écran – elle préférait rester dans le déni. Si ça se trouvait, c'était un personnage mignon qui était apparu devant elle, du style Anne Shirley ou Shireen Baratheon. Peut-être même l'aideraient elles à trouver des idées pour les thèmes restants. Malheureusement, elle savait d'expérience que les personnages qui s'incrustaient comme ça dans sa chambre le faisaient plus pour se plaindre de ce qu'elle leur faisait soi-disant subir dans ses fics que pour la remercier (sympa la gratitude hein). Elle n'avait ainsi que peu d'espoir de passer un bon moment ; intuition qui se confirma lorsque l'intrus lui répondit :

- Désolé, très chère, mais votre texte va devoir attendre.

Et merde.

Et MERDE.

Merde.

Almayen savait qu'un jour où l'autre, elle allait devoir faire face à Rumplestilskin. Mais pourquoi fallait-il que se soit ce soir ?

Sentant que la conversation allait être tendue, elle soupira et ferma son ordinateur après avoir dit bonne nuit aux participantes de la Nuit, prétextant un mal de tête – ce qui n'était pas entièrement faux, cette conversation avec le Ténébreux allait lui filer la migraine.

- Bon, dit-elle. Je vous écoute.

- Est-ce que j'ai vraiment besoin d'expliquer pourquoi je suis devant vous ?

- Laissez moi deviner... vous n'avez pas aimé ce que j'ai écris dans un texte, et vous venez râler.

- Exactement, confirma Rumplestilskin. Et j'estime avoir de quoi me plaindre. Si on fait la liste, vous m'avez déguisé en père noël deux fois, fait déambuler dans Storybrooke avec un grelot en disant « hoho » - merci la Nuit du FoF, soit dit en passant –, puis m'évanouir en surprenant mon fils au pieu, vous avez fait en sorte que Crochet me surnomme Pangolin et vous avez défié Angelica avec 15 000 copc dégradants pour mon image.

- Oui mais...

- Et comme si ça ne suffisait pas, le coupa Rumplestilskin, vous avez admit plusieurs fois sur le discord d'écriture qu'une de vos grandes passions était de, je cite, « me troller ». Donc, je viens converser avec vous pour régler cette situation. Attendez, non, pas converser. Je viens vous donner un ordre : arrêtez ces conneries immédiatement.

- Vous n'êtes pas le premier à me demander ça. Je vais certainement pas accepter, alors faudrait peut-être changer de disque.

Rumplestilskin se contenta de sourire.

- Peut-être que les autres n'ont pas réussis. Mais moi... je suis le Ténébreux, je vous rappelle. Je peux vous contraindre à faire ce que je veux.

- Et moi je suis une Auteure, je peux en dire autant.

- Oh, vous voulez vraiment parier ?

Là, Almayen aurait certainement dû dire non. Mais elle n'allait pas se laisser intimidée non plus... Le reste de la nuit fut ainsi légèrement déroutante.

Rumplestilskin, pour montrer qu'il ne plaisantait pas, lança un sort qui transforma Almayen en mouton – oui en mouton. Même pas en pangolin ou poulpe, non, en mouton. Le Ténébreux regarda de haut l'auteure avec un air narquois.

- Dites « beh beh » si vous avez compris la leçon.

Almayen se contenta de lui envoyer un regard noir et, plutôt que répondre, tapa tant bien que mal sur son ordinateur, qu'elle avait réussit à rouvrir malgré ses sabots.

- Qu'est-ce que vous faites là ? Demanda Rumplestilskin, légèrement inquiet. Vous...

Il ne termina pas sa phrase. Pour cause, Almayen avait écrit « Et là, Rumplestilskin se transforma en mouton ».

Si la mère d'Almayen était rentrée dans sa chambre à ce moment-là, elle serait tombée nez à nez avec deux moutons en train de sauvagement s'engueuler. Bien sûr, ça n'aurait pas ressemblé à grand chose puisque l'échange se faisait à coup de « Bêêêê beh beee ! » « Beh ! Bêêêêê beee bêêê ! »

Malheureusement, ni Rumplestilskin ni Almayen n'avaient pris LV3 mouton au lycée alors ils avaient beau se dire des trucs, ils ne comprenaient rien à ce que l'autre criait. Après plusieurs minutes de ce dialogue complètement inutile, ils se retransformèrent chacun en humain, histoire de pouvoir avancer.

- Vous voyez que je peux me défendre, déclara Almayen.

- Je vois ça. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.

Rumplestilskin lança diverses malédictions et transforma ainsi Almayen en fourmi, en cloporte, en méduse, en pâquerette et en tout un tas de trucs divers et varié. Entre chaque transformation, le Ténébreux la refaisait prendre forme humaine, espérant ainsi l'entendre dire « Vous avez gagné, j'arrête d'écrire sur vous ». Mais à chaque fois, Almayen en profitait pour écrire quelque chose de gênant sur Rumplestilskin.

Actuellement, elle était en train de réécrire le premier combat entre Crochet et Rumplestilskin.

- Si veux récupérer Milah, bat-toi pour elle.

Le pirate souriait – comme si cet éclopé de pacotille allait oser combattre. Contre toute attente, l'infirme se mis en position. C'était surprenant, mais bon, son crochet était là pour l'accueillir. Cependant, au lieu de se servir de ses poings ou d'une épée, l'éclopé mis la main dans son sac pour en sortir... un oignon.

- Hein ? S'exclama le pirate.

Rumplestilskin ne le laissa pas réagir et lança l'oignon sur lui. Le légume arriva sur le front du pirate avec violence, ce qui allait sûrement lui causer une cicatrice. Cela mit le pirate dans une rage folle et il commença à attaquer le boiteux, qui se défendait tant bien que mal en balançant ses oignons à droite et à gauche. Bien sûr, il se retrouva à court de munitions et son adversaire en profita pour lui donner un coup.

- Alors... on pensait vraiment gagner avec des trucs puants... chevaliers aux oignons ?

Les marins laissèrent échapper un rire gras avant de reprendre en cœur le surnom désobligeant.

- Non mais oh ! Mais c'est de la merde ce que vous écrivez là ! S'indigna Rumplestilskin.

- Ouais bah, on a jamais dit que ça devait être bien. Et je vous rappelle que le but de la manœuvre est justement de vous ridiculiser assez pour que vous compreniez que moi aussi, je peux vous contraindre à faire des trucs. Bref, ça peut durer longtemps comme ça quoi.

Rumplestilskin soupira longuement.

- En gros, je n'ai pas le choix de vous laisser faire vos conneries, c'est ça ?

- C'est ça, déclara fièrement Almayen.

Puis, comme elle vit qu'il avait l'air un peu triste – ça lui faisait tout drôle d'être battu par quelqu'un – Almayen s'approcha de lui.

- Ca va aller, vous inquiétez pas. Puis, je peux pas vous garantir d'arrêter de vous troller en fic, mais je vous promets d'écrire des textes mimi avec votre enfant, pour compenser. Vous en pensez quoi ?

- Ça pourrait être bien. Nous passons un marché, alors ? Vous continuez vos absurdités mais en échange, vous me dressez un portrait flatteur de temps en temps ?

- Adjugé vendu.

Ils se serrèrent la main pour marquer l'accord, puis Rumplestilskin disparut dans un nouveau « pop ». Almayen soupira de soulagement – cela s'était bien terminé finalement.

Ce qu'elle ignorait cependant, c'est qu'une fois de retour à Storybrooke, Rumplestilskin sortit son ordinateur et commença à écrire des fanfictions pour troller Almayen.