Bonjour à vous.

J'espère que vous allez bien ^^

Allez encore un peu d'amour, beaucoup d'amour et rien que de l'amour.

Bonne lecture^^


Chapitre 102 : Amour inconditionnel

[POV Ariel]

Après notre escapade dans la boutique de lingerie, nous allons déjeuner, cela me permet de me remettre de mes émotions et de partager un moment plus calme et romantique avec Crocodile.

- Dis-moi… Benn t'avait dit qu'on allait sur Lunssar pour qu'il te dise ce qu'il voulait que tu achètes pour lui ? Me risquai-je.

- Non, il a tenu cela secret, par contre pendant que tu avais le dos tourné il nous est arrivé plus d'une fois qu'on parle de toi mon amour. Et qu'on partage nos envies sur bien de points et la dentelle en fait partie.

Je rougis avant de percuter :

- Et c'est quoi les autres points ? Demandai-je.

- Tu es bien curieuse, mais cela peut autant être des idées de cadeaux, de sorties, de voyages, de petites surprises quand ce ne sont pas des fantasmes, susurra t'il.

Je deviens plus rouge encore :

- Bref… pour ce qui concerne les derniers achats Benn et moi on avait échangé, globalement on est dans la même veine, même si lui est un adepte de la sensualité et du romantisme, tandis que moi je vais plus être attiré par le côté plus sensuel et sexy, murmura t'il en se penchant vers moi. Mais comme tu peux le voir la différence est ténue, on se distingue plus par les coloris, Benn te préfère dans de jolies couleurs éclatantes et moi plus foncés, plus franche comme un joli vert émeraude. Quant à toi… tu préfères les couleurs plus claires, pastel… cela te donne un petit air innocent et fragile, honnêtement j'ai hâte de voir dans chacun de tes petits ensembles même ceux de Benn ou les tiens, tu seras tellement belle et excitante.

- Crocodile…, gémis-je implorante.

- C'est vrai tu as raison, du coup tu as des envies particulières vis-à-vis de nous ?

Je le fixe en rougissant :

- Non…

- Vilaine menteuse.

- Si tu le dis.

- Tu peux tenter de te défiler, mais je vois à ton aura que tu me mens. Allez avoue-moi tout mon trésor sur tes envies.

- Tu… tu vois mon aura ?

- Hum hum… j'ai décidé, pendant que tu bossais, de travailler cela avec Benn et d'autres personnes de la résidence.

- Ah… et… tu vois mes cicatrices ? Demandai-je du bout des lèvres.

Il posa sa main sur la mienne et la caressa :

- Benn m'a demandé de ne pas chercher à les voir, car il sentait que ça risquait de t'ébranler et j'étais d'accord avec lui. Donc je sais voir ces fameuses marques sur Benn ou d'autres, mais pour toi qui complexe j'ai décidé de ne pas chercher à voir les tiennes. Mais tu sais, même si un jour je devais voir cette partie de toi, cela ne changera pas mon amour et mon affection pour toi, tu resteras toujours ma belle Ariel.

Cela me fit quelque chose de l'entendre user du surnom qu'utilise Benn avec moi, je pense que là il utilise « belle » plus comme un adjectif que le surnom. Quoi qu'il en soit je souris timidement, touchée par les mots de Crocodile. Savoir qu'il n'allait pas chercher à voir mes marques me rassura et était aussi une nouvelle preuve de son amour pour moi, car il respecte cette partie que je ne veux pas montrer tant j'ai honte :

- Merci Crocodile… tu sais… tu étais le seul à me voir comme je voulais qu'on me voie… je ne sais pas comment je réagirais si… tu… enfin…

- Tu resteras toujours une personne précieuse et spéciale à mes yeux Ariel, rien ne le changera, pas même tes marques, le seul risque que tu aurais c'est que je sois plus affectueux, amoureux et collant, cherchant à te réconforter de bien des manières.

- Merci de me réconforter Crocodile.

- C'est normal, tu es celle que j'aime… et j'aimerai tellement que tu vois celle que nous on voit, une belle femme certes blessée, mais qui a su se relever. A chaque fois que je te regarde je me dis toujours « quelle force elle a en elle » à savoir se relever, relativiser, avancer, malgré les obstacles, tu es vraiment une source d'inspiration, d'admiration et d'espoir.

- Tu… tu le penses vraiment ? Demandai-je d'une toute petite voix.

- Oh que oui et je ne suis pas le seul à le penser.

[POV Crocodile]

Elle rougit, je la sens touchée, son corps est vraiment une source d'angoisse pour elle, de doutes, je caresse doucement ses cheveux et je me penche vers elle pour l'embrasser :

- Je t'aime Ariel et crois-moi qu'un jour Benn et moi on fera de toi notre femme.

Je la vois se tendre, ses yeux deviennent brillants, en proie à des larmes :

- Alors d'ici là essaye de faire la paix avec toi-même mon trésor, on sera toujours là pour te soutenir, que ce soit Benn ou moi, car il n'y a pas plus belle personne que toi dans ce monde. Tu peux tomber, vaciller, douter, t'effondrer, mais je te demande qu'une chose de toujours te relever, Benn et moi on pourra toujours t'aider à le faire, mais la personne qui doit donner la première impulsion c'est toi.

Je réceptionne ses larmes chaudes qui cavalent ses joues et je les essuie :

- Aime-toi mon trésor, je sais que c'est certainement la chose la plus difficile qu'il te reste à faire mais crois-moi tu n'es plus toute seule et tu es une belle personne, tu n'es pas un monstre.

Elle sanglote silencieusement et se laisse aller contre ma main, je caresse sa joue en douceur. Puis je décide de me lever, je prends la chaise de la table d'à côté afin de m'asseoir, avant de l'attirer contre moi pour la réconforter, elle se blottit, cachant son visage contre mon torse. Je caresse ses cheveux et je la berce doucement, elle m'enlace ma taille de ses bras, je peux la sentir convulser en silence, je ferme les yeux et respire l'odeur de ses cheveux :

- Je t'aime mon amour, murmurai-je.

Je la sens qui resserre sa prise sur mes vêtements et je l'entends sangloter doucement, elle se retient, probablement car on est en public :

- Tout va bien ma chérie.

- Merci… Crocodile…, entendis-je sa voix faible et étouffée.

- Je t'en prie mon ange.

Cela prend du temps, mais Ariel finit par se calmer, on termine de déjeuner, même si Ariel doit avoir l'appétit coupé, car elle peine et ne prend aucun dessert, ce qui est du jamais vu pour moi, cependant je ne compte pas la forcer à manger.

Pour le reste de l'après-midi, je propose une activité sympathique, j'avais repéré plus tôt lors de notre viré shopping un parfumeur qui propose qu'on élabore notre propre composition. Et l'activité plait beaucoup à Ariel, elle découvre plein de notes diverses et variées et se prête au jeu.

On passe plus de trois heures à discuter avec le parfumeur, qui nous guide, explique les différentes étapes tout comme les origines de certains ingrédients, avant de finaliser nos parfums et de les enfermer dans des jolis flacons.

Ariel a élaboré un parfum aux notes douces, sucrées et enveloppantes, tout l'opposé de moi qui a fait quelque chose de plus ambré, envoûtant et piquant.

- C'était une bonne idée Crocodile, je n'avais même pas vu cette boutique.

- Je suis ravi que tu aies retrouvé le sourire grâce à ça.

- C'est parce que tu étais à mes côtés… pardon aussi d'avoir craqué, c'est ta journée.

- Trésor, ne t'excuse pas, je préfère ça et pouvoir te réconforter plutôt que le fait que tu gardes tout en toi.

- Merci mon amour, me dit-elle.

- As-tu faim ? Je vois des pâtisseries qui me paraissent absolument délicieuses.

- Si tu me dis cela je ne vais pas résister longtemps, dit-elle timidement.

Je l'embarque et je la laisse choisir ce qui la tente, avant qu'on aille se poser.

- Vient sur mes genoux que je puisse te câliner et te nourrir, fis-je en m'installant.

Elle rougit, mais elle ne s'oppose pas, elle s'assoit sur mes cuisses et je l'incite à se pivoter pour être sur le côté, là je la câline et la berce, je la vois sourire doucement, clairement son moral revient. Quand sa douceur est déballée, je me saisis de la petite fourchette à dessert et je lui donne à manger, elle ouvre sa bouche et savoure la petite tarte à la fraise qu'elle s'est prise :

- Elle est délicieuse grâce à toi, me dit-elle.

- Alors il ne va pas falloir en perdre une miette, fis-je en souriant.

Je la regarde avec amour…. Ma petite femme…

[POV Ariel]

Je sens le regard chaleureux de Crocodile sur moi, cela m'enveloppe de bonheur et d'un profond sentiment de sérénité.

Quand je finis mon dessert, je me laisse choir contre le torse de Crocodile, respirant son parfum aux notes à la fois chaudes, piquantes, mais aussi merveilleusement rassurantes.

Je sens Crocodile se lever tout en me portant dans ses bras :

- Allons nous poser dans un endroit paisible ma belle.

J'hoche la tête, il m'emmène dans un des parcs de l'île, on s'installe à l'ombre d'un arbre. Je n'ai envie de rien, à part d'être dans ses bras, je me cale contre son large torse, pendant qu'il me masse doucement ma nuque.

Je ne peux rêver mieux à cet instant, surtout quand je l'entends fredonner une douce mélodie rien que pour moi.

Je me laisse aller à sa voix basse de baryton et petit à petit je m'endors dans ses bras.

[POV Crocodile]

Je la vois qui s'assoupit, j'embrasse le haut de sa tête et la serre doucement contre moi pour la protéger, la cajoler et veiller à son sommeil.

Elle est si belle quand elle dort, ses traits sont détendus, paisibles, je ne me lasserai jamais de la regarder dormir. Quand elle est comme ça j'ai l'impression illusoire qu'aucun drame ne l'a frappé, mais la réalité est bien différente. C'est pour cela que j'aime tant la voir s'assoupir.

Je respire profondément le délicat parfum de sa peau et celui de ses cheveux, c'est doux, subtil, légèrement sucré, c'est ma petite Ariel.

Dors ma belle, reprend des forces.

J'effleure ses yeux qui sont encore rouges et un peu gonflés, j'appose ma main sur ses yeux et lui insuffle de l'eau dans son corps, afin de diminuer ses douleurs.

Ensuite je sors un livre de mon corps, je lis silencieusement jetant un coup d'œil à ma tendre chérie de temps en temps.

Puis au bout d'un moment voyant l'heure tourner, je me décide à la réveiller. Elle m'a parlé d'un restaurant, j'ignore à quelle heure elle a réservé, mais si c'est à 19h, il faut qu'on commence à se préparer.

- Ariel….

- Hum… encore cinq minutes papa…, murmura t'elle en s'agitant faiblement.

Je souris et arque un sourcil, tu essayes déjà de me tenter ? Chipie va.

Alors je colle mes lèvres à son oreille et je murmure de ma voix la plus chaude et douce :

- Ma petite marmotte, il commence à se faire tard.

- Hum ?

Je la vois qui papillonne des yeux, l'air hagard, c'est beaucoup trop adorable.

- Bien dormi ?

- Hum… moui…, dit-elle avec un doux sourire amoureux en m'enlaçant de ses petits bras de femme.

- Mon irrésistible, souris-je doucement en répondant à son étreinte.

- Tu es tout chaud… c'est hyper confortable de dormir contre toi…

- Je m'en doute vu comment tu as dormi.

[POV Ariel]

- Il est quelle heure ?

- 18h40.

- Oh bon sang ! Le restaurant !

Je me relève vivement complètement réveillée :

- Tout doux ma belle, on a encore le temps.

- Oui enfin j'ai réservé et je ne veux pas arrivée en retard parce que je me suis endormie, fis-je précipitamment.

- Je retrouve ma petite femme intenable, dormir contre moi t'aura fait du bien, quel regain d'énergie, rit-il.

Je rougis, avant de le sentir m'attirer à lui :

- Bon ce restaurant il est où ?

- Il s'appelle la Lune argentée, on m'a dit qu'il était reconnaissable à sa tour surmontée d'une pointe avec une lune.

- Du genre ça ? Demanda Crocodile en me désignant justement ce que je cherchais.

- Oui.

- Alors Madame si vous me le permettez.

Il s'incline et m'offre son bras, je le prends et nous nous dirigeons vers le restaurant que j'ai réservé. Je profite mieux de ce repas que celui de ce midi, où j'ai eu du mal à finir. J'étais contente cela me donnait un peu l'illusion de me rattraper du déjeuner :

- Ma douce… tu ferais de moi le plus heureux des hommes si tu voulais bien m'accorder une danse, fit Crocodile en se levant avant de se pencher vers moi pour un baisemain.

Je souris doucement et je glisse ma main dans la sienne :

- Cela faisait un moment qu'on n'avait pas dansé ma belle.

- Oui… j'espère qu'on le fera plus souvent…

Je me love contre lui et profite de ce moment de plénitude :

- Est-ce que je peux demander à ma chérie la surprise qu'elle me réserve après ce délicieux diner ?

- Hum… non, refusai-je après avoir faussement hésité.

- Tu es cruelle mon amour, cela me fend le cœur, fit Crocodile.

- Je t'offrirai ton cadeau d'anniversaire en compensation, souris-je tendrement.

- Oh ? J'ai hâte mon irrésistible.

J'éclate de rire quand il me fait tournoyer :

- Quel rire magnifique tu as, si cristallin, si pur…

J'ai la tête qui tourne, je vacille mais je fais tout pour tomber dans les bras de Crocodile, qui me réceptionne. Je le regarde toute euphorique :

- Mon adoré…

- Tu es magnifique avec ce beau sourire, il est si lumineux, laisse-moi l'embrasser.

Je me mets sur la pointe des pieds et vais chercher ce baiser, Crocodile glousse devant mon impatience avant de se séparer de moi :

- Il est quelle heure ? Murmurai-je.

- 20h35.

- Hum… faut pas qu'on tarde à partir…, soupirai-je en respirant l'odeur de mon homme en plongeant mon nez dans son veston.

- Fort bien, alors dans ce cas, on commencera à se préparer après une dernière petite danse mon cœur.

- D'accord !

Je ne résiste pas à l'appel de la danse et après ce moment je décide d'offrir à Crocodile la bague que j'ai réalisé :

- Tiens mon amour, joyeux anniversaire Crocodile, fit-je en embrassant ses lèvres.

- Oh… c'est un beau saphir, cette bague est magnifique, je vais la mettre de suite.

Il retira la bague de son index et mit la nouvelle, il tendit sa main pour observer d'un œil critique ma réalisation :

- Merci mon amour, je vais prendre bien soin de ce beau présent.

Il prend en coupe mon visage et m'embrasse avec fougue avant de se défaire de moi :

- Hum… il faut… qu'on parte…, murmurai-je haletante.

- On y va, je vais payer.

- Déjà fait, lors de la réservation, précisai-je.

- Zut… si j'avais su j'aurais acheté 10 autres ensembles de lingerie pour au moins compenser ça.

- Tu en as assez prit, coupai-je en rougissant.

Il voulait vraiment dépouiller le magasin :

- Non pas du tout, enfin passons, cela sera une bonne raison de revenir faire du shopping avec Benn cette fois, dit-il avec un large sourire satisfait.

Ils veulent ma mort !

- Ce n'est pas le sujet, on est attendu ailleurs.

Je me saisis de son bras et je le tracte, on décampe.

On marche et on se dirige vers l'opéra, là où j'ai un peu peur c'est la représentation, j'ai pris celle qui m'inspirait le plus, mais j'admets que j'ignore si cela sera au goût de Crocodile :

- On va voir un opéra ? Demanda Crocodile.

- Oui… comme tu en as parlé l'autre jour, je me suis dit que l'occasion était parfaite, fis-je timidement.

- Tu me gâtes ma belle.

Il m'attire contre lui et on se présente à l'entrée, je présente mes billets et aussitôt on nous invite à entrer, là je suis émerveillée par l'intérieur. Il y a des moulures et des dorures de partout, les murs sont tapissés de peinture ou de velours rouge :

- C'est grand…, murmurai-je.

- Impressionnée ?

- Oui… cela me fait quelque chose… et je suis heureuse de partager cette première fois avec toi.

- Moi aussi mon trésor.

[POV Crocodile]

Elle se sera décarcassée, cette journée était parfaite :

- Heu… Crocodile… je ne savais pas ce que tu préférais comme représentation…

- Ariel je me fiche de ce qu'on va voir, c'est d'être avec toi qui me fait le plus plaisir et puis pour une première mieux vaut que tu ais choisi quelque chose qui te parle et ne te mettra pas mal à l'aise. Si jamais c'est quelque chose de romantique cela me va parfaitement.

Elle rougit vivement, démasquée, je souris, cela ne m'étonne pas, j'ai vu les autres titres en entrant, l'un c'est sûr cela ne lui aurait pas plu, cela aurait fait échos à son passé. Pour l'autre je ne sais pas, mais je pense qu'elle s'est renseignée.

Je préfère voir avec quelque chose de mielleux au possible qu'une représentation qui va la torturer et la faire pleurer de douleur. Je la serre contre moi et l'embrasse.

On se laisse guider et on trouve nos places sur un des balcons. Elle a vraiment pris des bonnes places, ma petite femme adorée a vraiment voulu faire les choses bien.

- On va être aux premières loges. Merci Ariel pour cette belle journée, vraiment.

- Elle n'est pas finie…, dit-elle doucement intimidée.

- Qu'importe, tu m'as comblée de bonheur, tout était parfait, même ce midi, j'étais heureux de pouvoir te dire les mots que tu dois entendre.

- Merci Crocodile, dit-elle émue.

On s'assoit je passe mon bras derrière elle et l'incite à venir se choir contre moi, chose qu'elle fait sans aucune résistance. On reste ainsi jusqu'à ce que les lumières s'éteignent.

Ariel se redresse et scrute la scène, je l'observe et je tiens sa main gauche dans la mienne, elle me sourit et on regarde.

Régulièrement je zieute Ariel, elle passe par toutes les émotions, jusqu'à pleurer silencieusement, elle vit ce qu'elle voit sur la scène, clairement.

Je caresse sa main et la serre doucement, je suis heureux que cela lui plaise :

- Je ne pensais pas que cela pouvait être si beau, sanglota Ariel à la fin de la représentation.

- Tiens ma belle.

Je lui tends un mouchoir et elle le prit en me remerciant :

- Pas trop secouée ?

- Un peu, mais ce sont des bonnes émotions, me dit-elle en souriant malgré ses larmes.

- Cela te tenterai de voir d'autres opéras ?

- Oui avec plaisir, dit-elle en m'enlaçant.

- Je suis content de l'entendre, on essayera de trouver quelque chose de plus drôle pour que ton doux rire résonne.

- Nous verrons.

- Bon allons-y.

- Oui.

Je lui offre mon bras et on sort, il fait maintenant nuit noire, mais l'air est encore tiède sur cette île estivale :

- Crocodile… comme cela se finissait tard, j'ai pris une chambre dans un hôtel, car il n'y avait plus de bateau pour nous ramener sur Piacere.

- Si prévoyante, alors je te laisse me guider.

Ariel me prend la main et m'emmène à travers les dédales de la ville, jusqu'à un établissement qui me parait assez chic :

- Bonsoir, j'ai réservé au nom de Castelrelli, annonça ma belle au standardiste.

- Bonsoir, nous vous attendions, tenez voici votre clé, je vous conduis à votre chambre. Elle est au deuxième étage.

Nous suivons notre guide, qui nous amène devant notre porte avant de vite se retirer, nous souhaitant une bonne soirée.

Ariel ouvre et je constate que la chambre est belle, elle est dans les tons rouge et crème.

On entre et je pose nos achats au sol et là je saisis ma chérie qui surprise pousse un petit cri adorable. Je la porte jusqu'à notre lit et là je m'allonge avec elle.

Je la contemple avec amour et tendresse, je passe mon bras gauche derrière elle, pour l'envelopper, posant ma main sur sa hanche gauche. Je me penche et l'embrasse, jusqu'à sentir ses lèvres m'échapper pour embrasser ma mâchoire et autour de ma bouche :

- Mon Ariel… c'était une belle journée, je ne pensais pas que j'apprécierai de refêter mon anniversaire surtout après tant d'années.

- Tu ne pouvais pas me faire plus beau compliment, me dit-elle touchée.

Je lui souris avec douceur sentant sa main douce m'essuyer mes lèvres :

- Mon pauvre je t'ai mis du rouge à lèvre partout.

- Cela n'a aucune importance trésor, souris-je avec amour.

Ariel glousse doucement, ses joues se teintent d'un rouge délicat :

- Ma petite femme chérie.

Je me penche et capture de nouveau ses lèvres, je glisse ma main au creux de ses reins et l'attire contre moi pour approfondir notre échange :

- Ariel… es-tu fatiguée ? Murmurai-je en respirant ses cheveux.

[POV Ariel]

Je plonge dans son regard, je le contemple, entre ses cheveux qui tombent légèrement à droite et à gauche, cela lui va bien… cela le change de son habituelle coupe plaquée en arrière. C'est là aussi que je vois à quel point ses cheveux sont longs, couplé à son regard épris d'amour et de tendresse, cela éveille un doux désir pour lui.

Alors quand j'entends sa question, je comprends qu'il veut savoir si j'ai aussi envie de lui, je souris doucement, intimidée par ses doux yeux enveloppant :

- Pas assez…, murmurai-je.

- Ma chérie… tu veux bien mettre l'ensemble vert émeraude ? Ce matin je t'ai fait l'amour avec passion et entrain, mais là je veux te faire l'amour comme si tu étais une déesse. Je veux te faire languir, t'aimer, te chouchouter, je veux t'adorer et te vénérer.

Je rougis délicieusement en entendant sa demande :

- Je me doutais que tu me demanderais de mettre cette lingerie… cela avait l'air d'être ton coup de cœur. Alors je vais aller la mettre ensuite je m'abandonnerai à toi mon amour, haletai-je.

- Oui abandonne-toi à moi, je veux avoir le loisir de m'occuper de toi comme il se doit.

Je me relève doucement, il embrasse ma main avant de la laisser lui échapper quand je m'éloigne, je m'approche des sacs d'achats et je retrouve l'ensemble.

Je fais dos à Crocodile et là je décide de défaire mes vêtements, je peux sentir son regard chaud sur moi qui me déshabille. A cet instant je suis nue, m'offrant totalement à sa vue, je peux l'entendre haleter.

Je prends le corset vert et noir semi-transparent, avant de mettre la culotte qui s'ouvre sur les côtés si on défait les nœuds, mes amants aiment vraiment ce genre de culotte, souris-je.

Je remets mes escarpins dorés avant de me retourner et d'affronter Crocodile, qui me dévore des yeux, je m'approche doucement du lit et là je sens sa main se saisir en douceur de mon poignet gauche. Il porte ce dernier à ses lèvres et m'embrasse ma paume :

- Ma déesse, laisse l'homme faible que je suis te cajoler d'amour.

J'hoche faiblement la tête et là il me capture dans ses bras et embrasse mon cou avant de m'allonger sur le lit délicatement :

- Tu es si belle…

Je me tends sous ses doigts et ses lèvres.

- Crocodile….

- Mon amour….

- Je t'aime….

Il scelle mes lèvres des siennes, dirigeant ce sensuel ballet de nos langues, sa main taquine la peau de ma gorge, je gémis, m'arquant pour rencontrer son ventre.

- Cela te va si bien…, haleta t'il.

Je glisse mes doigts sur sa chemise et je déboutonne cette dernière, j'avais envie de sentir plus de peau et puis je me languissais de lui.

Il m'aide à se déshabiller, je me redresse doucement sur mes coudes, j'enlace sa nuque et l'attire à moi :

- Hum… tu es délicieusement lourd…

- Alors là je crois que c'est la première fois que j'entends le mot lourd utilisé en compliment, rit-il.

- C'est juste que je te sens si bien sur moi, j'aime sentir ton poids sur mon corps, expliquai-je.

- Alors laisse-moi te satisfaire.

Il s'éloigne de moi et fini de se déshabiller à toute hâte, je rougis de le voir agir ainsi.

Il envoie valser ses vêtements, avant de me surplomber et de s'allonger sur moi, je lâche un délicieux gémissement :

- Tu es brûlant….

- Parce que je te désire ardemment mon amour.

Ses lèvres cajolent mon cou :

- Crocodile….

Il saisit ma main gauche avec la sienne, caressant l'intérieur ma paume, ma main tressaute sous cette sollicitation :

- Ta peau est douce….

Crocodile fait glisser ses doigts le long de mon avant-bras, me faisant tendre :

- Si délicate aussi…

Il embrasse l'intérieur de mes bras, me faisant sursauter, car c'est une zone sensible :

- Si réceptive…

Je le regarde haletante, me demandant qu'elle sera sa prochaine action.

Il plonge son visage dans mes cheveux et me respire, faisant résonner son souffle dans mon oreille :

- Si suave….

Je sens sa main longer ma peau à travers le corset, me faisant frissonner, puis je sens ses doigts brûlant se glisser dans ma culotte et choyer mon entrejambe :

- Si brûlante d'envie aussi….

Je me mordis mes lèvres et me contorsionnais avant de sentir le poids de son bassin s'affaisser sur moi afin de me bloquer :

- Ton corps me réclame on dirait, susurra t'il.

- Non il ne te réclame pas… il te supplie de cesser tes tourments. Crocodile… viens en moi… s'il te plait…, l'implorai-je.

- Alors il va falloir défaire ce joli bout de dentelle.

Je le sens tirer un des nœuds sur les côtés avant qu'il s'affaire au second.

Crocodile me soulève doucement mon bassin et plonge son regard dans le mien, j'hoche ma tête et je le sens entrer en moi. Je lâche un gémissement, j'enserre sa taille de mes jambes et ses épaules de mes bras pour l'avoir au plus près de moi.

- Attend… un instant…, haletai-je.

- Tu as mal ? Demanda précipitamment Crocodile.

- Non… je veux juste… profiter un peu de ta présence avant tout mouvement, expliquai-je le souffle court.

- D'accord, tu me rassures, j'ai eu peur de t'avoir blessé par mégarde mon trésor.

- Non…, rassurai-je en caressant son visage de mes mains.

Je soupire doucement, fermant les yeux pour mieux me concentrer sur les sensations que j'avais. Je sentis les lèvres de Crocodile se faire taquines sur mon visage :

- Ma jolie chérie… hum… comme je t'aime…

- Tu me chatouilles, gloussai-je.

- J'aime entendre ton doux rire.

Il secoue ses cheveux au-dessus de mon visage et de mon cou, je le repousse doucement non sans rigoler :

- Arrêtes, ça chatouille !

- Comment pourrais-je arrêter quelque chose qui te donne le sourire et fait briller tes yeux ?

- Parce que tu as dit vouloir vénérer mon corps et non le taquiner ?

- Hum… c'est vrai… alors laisse-moi te combler ma belle.

Il se redresse, se saisit de mes jambes qu'il pose sur son épaule gauche :

- Croise tes jambes ma déesse, dit-il en embrassant mes chevilles qui étaient à sa portée.

Je rougis et m'exécute, je me mords les lèvres, cela resserre mon intimité, ce mouvement n'est pas grand-chose, mais je sens les prémices de sensations différentes. Je le fixe en retenant mon souffle et là je sens son premier coup de bassin, je me cambre, basculant ma tête en arrière.

- Crocodile…

- Je te préviens je ne compte faire aucun mouvement brusque et rapide, je vais te torturer avec lenteur et délectation.

Quand il me dit ça j'ai l'impression que mon intimité se liquéfie devant cette délicieuse promesse.

Crocodile lèche et taquine la peau de mes jambes et sa main vient se joindre à la mienne, pour entremêler nos doigts. Il se penche en avant, embarquant lentement dans ce mouvement mes jambes qu'il garde contre lui, coincées par son bras gauche, à chaque coup les sensations sont différentes à cause de l'inclinaison qui change. Jusqu'à ce qu'il arrête, surplombant mon visage de sa carrure immense.

Il continue ses mouvements amples et lents, c'est un supplice, j'agrippe les draps de ma main droite et je serre avec la gauche celle de Crocodile toute tremblante.

- Crocodile !

[POV Crocodile]

Cela lui fait de l'effet cette position, je sens son corps trembloter contre le mien et dire qu'on vient juste de débuter les hostilités. Je souris doucement, je la regarde qui s'arque. C'est beau le corps d'une femme envahi par le plaisir et si j'en rajoutai encore un peu ?

Je lèche ses belles jambes, surtout l'arrière de ses genoux où elle pousse de très jolies vocalises en plus d'avoir des sursauts, ça c'est ce qu'on appelle un point sensible.

Hum, je repose ses jambes contre le matelas, avant que cela ne devienne inconfortable pour ma belle, elle est toute tremblante.

Je me penche sur le côté pour récupérer mon pantalon et je fouille dans mes poches, Ariel me regarde curieuse et là je sors deux longs rubans en satin.

- Maintenant tu vas t'abandonner pleinement à mes caresses.

Je me saisis de ses poignets et je les ligote à la tête du lit avec un premier ruban. Ensuite je pose le second sur ses yeux et je fais des tours avec avant de le nouer à l'arrière de sa tête, la privant de ses mains et de sa vue.

Elle est magnifique et elle le sera bientôt plus encore quand je lui ferai décrocher les étoiles.

Je laisse mes doigts effleurer le haut de ses épaules, en passant par le bas de sa gorge. Elle halète et se tend, elle est toute fébrile, alors je dépose un doux baiser sur sa joue droite, elle cherche mes lèvres, mais je m'écarte d'elle, je veux jouer avec elle :

- Crocodile…

Je pose un index autoritaire sur ses lèvres et elle se tait, je souris, plus encore quand elle happe mon doigt dans sa bouche, je le contemple faire, sentant l'excitation m'envahir.

Je retire lentement mon index et capture sa bouche pour un baiser remplit de passion. Je passe mes bras sous ses jambes et les relève pour l'inciter à me ceinturer ma taille et ma belle comprend le message. Là je reprends mes coups de reins, je me détache de ses lèvres et taquine de ma langue le creux de sa gorge offert :

- Ah… Crocodile…

Je souris à cette douce voix suppliante et chargée de désir. Je peux sentir sous ma langue que ses battements de cœur s'affolent. Je souris un peu plus devant cette beauté qui s'abandonne.

J'embrasse le haut de son corps, vénérant chaque centimètre de sa peau :

- Crocodile ! Gémit-elle.

Je passe ma main sous son corset qui l'enserre et je touche cette peau que j'ai délaissé un peu volontairement et le résultat ne se fait pas attendre, Ariel se tend.

Je ris doucement et j'use de mes dents et de ma langue pour délier ce corset et libérer ce corps de son dernier rempart. Je m'en saisis et le jette derrière moi, te voilà enfin nue.

Je me jette sur ses seins, capturant un de ses tétons pour le goûter, le cajoler, le dorloter comme il se doit, pendant que je masse l'autre de ma main :

- Crocodile ! Cria-t-elle.

Je me mets à la téter, sans surprise cette nouvelle stimulation la rend dingue. Attend trésor, je n'en ai pas fini avec ton corps, maintenant le bouquet final. Je plonge mes doigts et stimule son clitoris, là elle pousse ses plus belles notes mélodieuses.

Je la torture ainsi un long moment, lui offrant bien des orgasmes, entrecouper de petites pauses, car je veux qu'elle les savoure un part un, ce qui ma foi est presque pire qu'une surstimulation :

- Crocodile ! Je t'en supplie ! Je veux te voir et t'entendre !

Hum… dois-je céder à ce caprice ? Je regarde la pendule… hum… ça doit faire pas loin d'une heure que je la travaille :

- Tu étais si belle submergée par le plaisir, fis-je de ma voix la plus basse et grave contre son oreille.

Je la sens se resserrer autour de mon pénis et pousser un cri de plaisir. Visiblement m'entendre de nouveau après autant de silence ne la laisse pas indifférente :

- Ma voix t'excite mon amour ? Continuai-je avec le même timbre.

- Crocodile…

- Mon trésor…

Je l'embrasse avec amour et je capture entre mes dents un bout du ruban et je tire dessus pour libérer ses yeux, qui se ferment précipitamment trop aveuglés par tant de lumière.

- Je ne vais pas te libérer de suite… j'aimerai finir en apothéose.

J'ondule encore mon bassin en elle, mais en ralentissant, je l'entends pousser un gémissement de frustration, puis un deuxième bien plus plaintif quand je me retire d'elle.

- Tu vas être savoureuse.

Elle me regarde avant de rougir vivement, je pense qu'elle a compris.

Je prends ses jambes et là je plonge entre ces dernière et je lape son intimité détrempée :

- CROCODILE !

Je savais bien qu'il lui restait encore de belles notes hautes.

J'immobilise son bassin, qui cherche à fuir ce trop-plein de plaisir, mais c'est mal me connaitre, je l'entends hoqueter, ses respirations deviennent frénétiques, nécessiteuses. Je sens son corps vibrer contre ma bouche et là l'ultime récompense : elle se déverse dans ma gorge. Je la bois, tout en continuant mes bons soins :

- Je t'en prie !

Je sens son corps trahir l'arrivée d'un autre orgasme, oh oui !

Encore un dernier mon trésor.

Pour l'aider, je plonge mes doigts en elle et les ondulent, tout en donnant d'avides coups de langue à son clitoris si sensible.

- Crocodile ! Je t'en prie ! Je te demande grâce !

Sa voix est si fine et délicate quand elle formule ces mots, mais j'ignore sa demande, ou plutôt j'accède à ce qu'elle veut vraiment : la délivrance.

Ariel jouit de nouveau sous mes assauts, son corps est lourd de fatigue, mais une bonne fatigue. Je caresse son visage du dos de ma main et je l'embrasse, partageant nos saveurs mélangées.

Elle gémit faiblement, je me détache d'elle et la contemple :

- On recommence quand tu veux…, me dit-elle avec un sourire heureux et fatigué.

- Insatiable, lui lançai-je.

Je l'enlace et colle mon front au sien, nos nez s'effleurent et nous échangeons des sourires complices et des petits rires.

- Merci mon trésor pour cette belle journée, tu as mis la barre très haute, Benn et moi on va trembler d'appréhension.

Elle éclate de rire, dieu qu'elle est belle dans ces moments-là :

- Ce n'est pas un challenge, j'aime être avec vous, tout m'ira pourvu que j'aie mes deux hommes.

- Alors on te collera durant toute ta journée d'anniversaire.

- Oh chic !

Je pouffe de rire avec elle et on se câline avant de sombrer doucement vers un sommeil réparateur.


Je vous dis à mercredi pour la suite et fin de cet arc ^^

Passez une bonne fin de week-end.