Bonjour je suis de retour ^^ je poste ce chapitre, après je ne vous cache pas qu'il m'est très difficile d'écrire cette histoire. Le chapitre suivant arrive très bientôt, mais pour les suivants je ne peux pas dire à proprement parler dans combien de temps ils sortiront, mais je fais de mon mieux pour terminer cette histoire. Bonne lecture.
« Alors la femme de Fugiwara-san...pourrait être la jeune fille aux initiales 'H.M' le M pour Mikoto et H pour... » Il écarquilla les yeux.
« Conan-kun pourquoi fais-tu cette tête ? » demanda Eri intriguée en voyant que l'enfant semblait surpris.
« Obasan ! Dites-moi, vous savez quel était le nom de jeune fille de la mère de Sasuke-san ? » questionna-t-il une fois remis de son choc.
« Pourquoi demandes-tu ça tout à coup ? » Elle haussa un sourcil.
« S'il vous plaît ! » insista-t-il oubliant presque son ton enfantin.
« Si je me souviens bien, il me semble que c'était... »
« Conan-kun ! » Shizuka ouvrit soudainement la porte de la chambre elle affichait un air légèrement paniqué.
« Hattori-san ? » dit l'avocate étonnée de la soudaine arrivée de la femme.
« Je vous prie de m'excuser pour mon interruption. » Elle fit une courbette en tentant de se ressaisir. « Mais Conan-kun...j'avais raison ! Heiji...il a bien profité du fait que tu le laisses seul pour s'enfuir. »
« Quoi ?! » s'étonna le garçon.
Flashback vingt minutes avant l'arrivée de Shizuka
Heiji s'était en effet enfui de l'hôpital. A la seconde où Conan lui avait répondu qu'il n'avait obtenu aucun nouvel élément de la part d'Heizo, il avait bien compris que son meilleur ami lui avait menti. Les derniers mots qu'il lui avait dit avant de quitter la pièce sans même le regarder raisonnaient encore dans l'esprit du jeune homme. 'Non...Il ne m'a rien dit...'
« Tu mentais Kudô, tu sais des choses... » pensa-t-il l'air frustré. Il se leva de son lit, mais il était encore fébrile, il vacilla. « Il est hors de question que je reste là, à attendre les bras croiser. »
Entre l'histoire avec Midoriya, qui lui était revenu en mémoire et la photo du sosie de Kazuha, il ne pouvait plus se permettre de rester inactif. Il considérait également, qu'il ne pouvait plus compter sur Conan pour lui faire part des nouvelles informations qui concernaient l'enquête.
Ainsi donc, avec un air déterminé, brisant au passage sa promesse qu'il avait faite à son meilleur ami, sur le fait qu'il resterait tranquille, il sortit de son lit. Il regarda le téléphone que Conan lui avait prêté, il était encore déverrouillé, il alla dans les paramètres pour désactiver le délai de verrouillage automatique. Il arracha ensuite sa perfusion, il grimaça légèrement, mais ignora rapidement la douleur.
Lors de son arrivée à l'hôpital, Shizuka était venue avec un sac qui contenait des vêtements à lui, elle l'avait laissé au pied du lit. Le détective lycéen ouvrit le sac et se changea rapidement, il savait qu'à tout moment quelqu'un pouvait rentrer dans sa chambre.
Il jeta un œil à la fenêtre de sa chambre pour évaluer à quel étage il se situait.
« Je dirais que je suis au second étage. Ça devrait aller. » Il attacha ensuite ses draps en se rappelant au passage que ce n'était pas la première fois qu'il s'échappait d'un hôpital. Il l'avait en effet fait cela, pour aller secourir Kazuha quand elle avait été enlevée par Saijo Taïga.
Il descendit avec précaution en s'accrochant à ses draps. Il se sentait toujours un peu faible, mais le fait de penser à sa petite-amie lui donna de la force. Finalement, il finit par atterrir dans l'herbe.
Il sortit ensuite le téléphone de Conan, qu'il avait au préalable glissé dans la poche de sa veste. Il vérifia si le portable, dont l'écran n'était plus verrouillé, n'avait pas fait une fausse manipulation.
« Parfait, je vais pouvoir appeler Oyaji. » se dit-il satisfait avant de composer le numéro de son père.
« Kudo-kun ? » dit la voix de s'Heizô après avoir décroché.
« Non c'est moi. »
« Heiji ?! » Il semblait étonner d'entendre la voix de son fils.
« Ecoute oyaji, je ne t'appelle pas pour me faire engueuler ou quoi que ce soit. J'ai...peut-être des infos sur l'un des vigiles. » lui annonça-t-il sérieusement alors qu'il commençait à s'éloigner du bâtiment de l'hôpital.
« Je t'écoute. » répondit-il de son ton neutre habituel.
L'osakien étonné que son père accepte aussi facilement d'entendre ce qu'il avait à dire, commença a raconté son souvenir.
« Midoriya je l'ai déjà rencontré par le passé... »
Il lui raconta le souvenir qui lui était revenu en mémoire après qu'il ait rêvé de l'accident. Il pensait que le surintendant, lui raccrocherait au nez, mais ce ne fut pas le cas, bien au contraire il écouta son récit jusqu'au bout et lui répondit qu'il ferait le nécessaire pour reconvoquer l'agent de sécurité.
Une fois la conversation terminée, il continua à marcher tout en s'éloignant de l'hôpital.
« Je dois aller au commissariat. » pensa-t-il « Mais je n'ai pas mon portefeuille sur moi pour prendre le bus ou un taxi. » réalisa-t-il agacer. Effectivement, son père qui avait toujours un coup d'avance sur lui, avait sans doute prévu qu'il en aurait besoin si jamais il s'enfuyait. « Oyaji croit vraiment que c'est ça qui va m'arrêter, je vais aller au commissariat à pied s'il le faut. » Mais il réalisa par la suite que se repérer dans l'immense ville de Tokyo risquait d'être long et problématique.
« T'es pas censé être hospitalisé toi ? » surgit une voix qui le fit sursauter.
« Otchan ?! » dit-il surpris après s'être retourné pour voir qui venait de s'adresser à lui.
« Tu n'as pas répondu à ma question, gamin d'Osaka. » Kogoro arqua un sourcil. « Que fais-tu dehors ? J'avais cru comprendre que tu étais malade. »
« Euh... » Il gratta sa tête. « Je je dois me rendre au commissariat, je dois savoir comment avance l'enquête. » avoua-t-il.
« Et tu n'as rien trouvé de mieux que de t'enfuir de l'hôpital comme un voleur ? » constata le moustachu.
« Ecoutez. Je... » Il souffla avant de poursuivre. « Il m'est impossible de rester les bras croisés. Surtout après ce que j'ai découvert de mon côté. »
« Comment ça ? Qu'est-ce que tu as découvert ? » demanda-t-il intrigué.
« Plusieurs choses... » Il massa son front sentant sa migraine commencée à revenir. « Vous vous rendez bien au commissariat vous ? »
« Oui j'attends justement mon taxi qui doit m'y conduire. »
« Je peux venir avec vous s'il vous plaît ? » questionna-t-il sérieusement. « Je vous raconterai ce que j'ai découvert en route. »
« Tu es sûr que tu ne voudrais pas retourner à l'hôpital ? » Sa voix marquait une pointe d'inquiétude dans la voix, vu qu'il trouvait l'adolescent assez pâle et cela malgré sa peau mate.
« Otchan...Votre fille aussi est l'une des victimes de ces criminels. Vous laisseriez un petit rhume vous arrêtez dans vos recherches ? » demanda-t-il d'un ton grave.
Le père de Ran prit quelques secondes avant de lui répondre.
« Non...bien sûr que non. » finit-il par dire les yeux brillants rien qu'en pensant aux derniers évènements de ces derniers jours. « Très bien tu peux venir avec moi et tu me raconteras ce que tu as découvert. »
« Ça marche ! »
Heiji et Kogoro avancèrent près de la route pour attendre le taxi.
Retour dans le présent
« Hattori s'est enfui ! Bon sang quel idiot ! » se dit Conan « Mais il a sans doute deviné que je lui cachais des choses quand je suis sorti de sa chambre tout à l'heure. »
« Conan-kun tu as une idée de l'endroit où il a pu aller ? » demanda Shizuka.
« Euh...Non... » mentit-il de son ton le plus innocent, alors qu'il avait deviné où son meilleur ami avait pu filer.
« Il est sans doute aller au commissariat pour voir où en sont les recherches... » râla-t-elle alors qu'une inquiétude se lisait légèrement sur son visage. « Je vais appeler Heizô pour le prévenir. » Elle se dirigea vers la porte de la chambre. « Pardonnez-moi à nouveau pour le dérangement. » Elle fit une autre courbette avant de partir.
« J'espère que Heiji-kun ne va pas aggraver son état...Il avait l'air assez fatigué tout à l'heure. » dit Eri après le départ de Shizuka. « Conan-kun ? » Elle remarqua que l'enfant ne semblait pas l'écouté, il avait en effet la tête baissée et les sourcils froncés.
« Je m'occuperai du cas d'Hattori plus tard. » nota-t-il avant de répondre à l'avocate. « Je vais bien Obasan, mais j'aimerais revenir à notre conversation de tout à l'heure. »
« Ah oui, tu voulais savoir le nom de jeune fille de la mère de Sasuke-kun ? » Elle était un peu déstabilisée face à l'insistance de l'enfant, mais elle accepta de lui répondre, sans poser de questions dans un premier temps. « D'après mes souvenirs, il me semble que c'était Ase... » Elle mit son index sur son menton. « Non ! C'était...Hasegawa ! Je me souviens maintenant étant donné que son nom était aussi le nom du célèbre graveur et peintre Hasegawa Shōichi. »
« Hasegawa Mikoto comme initial ça fait 'H.M'. » résonna-t-il en ouvrant grand les yeux.
« J'ai répondu à ta question, à présent... peux-tu m'expliquer, pour quelle raison m'as-tu posé cette question ? » interrogea-t-elle sur un ton assez exigeant.
Conan n'avait pas pensé au fait que la mère de Ran qui était avocate n'allait pas se contenter de répondre à ses questions, sans chercher à comprendre ses motivations.
« Et merde. » Il se figea.
« J'attends Conan-kun. » Elle croisa les bras. « On dirait que tu cherches à enquêter sur la mère de Sasuke-kun, voir sur Sasuke-kun lui-même, car depuis le moment où je t'ai parlé de lui ton expression a changé. »
« J'avais oublié que je m'adressais à une avocate assez perspicace. » Il grimaça. « Obasan...pour ne rien vous cacher, je pense que Sasuke-san est impliqué dans l'agression de Ran-neechan. »
« Comment ?! » s'exclama-t-elle choquée. « Tu te rends comptes que c'est une accusation très grave Conan-kun ? »
« Je sais et je n'ai pas de preuve concrète. » avoua-t-il d'un ton grave. « Mais sur la photo que vous avez trouvée à la cafétaria, il y avait des initial au dos... »
« Oui quand j'ai ramassé la photo, il y avait écrit H.M et... » Elle se stoppa un instant alors que toutes les pièces se mirent en place dans son esprit. « 'H.M' Hasegawa Mikoto. » murmura-t-elle. « Conan-kun, tu ne penses quand même pas que...ce que Sasuke-kun semblait chercher hier était la photo du sosie de Kazuha-chan ? »
« C'est ce que je pense en effet. » confirma-t-il. « Et il y a autre chose, vous savez quand Fujiwara-san a fait son malaise samedi... »
« Oui Sasuke-kun m'a dit qu'il avait fait une crise de panique. »
« Oui, eh bien...figurez-vous qu'il s'est mis à s'agiter après avoir vu...Kazuha-chan...Dès qu'il l'a vu, il s'est mis à paniquer et à prononcer le nom de sa femme.
Face aux hypothèses du petit détective, la femme pâlit et se laissa tomber sur l'une des chaises qui se trouvait au chevet de sa fille.
« Je ne peux pas y croire Conan-kun... Sa-Sasuke-kun...je le connais depuis longtemps, je l'ai vu enfant. Il n'a pas pu...s'en prendre à Ran et kidnapper Kazuha-chan... » Elle mit sa main devant sa bouche en pensant à un autre élément. « Il n'aurait quand même pas kidnapper Kazuha-chan parce qu'elle ressemble à sa mère jeune ?! »
« C'est l'hypothèse la plus plausible. » répondit-il en prenant une carafe d'eau et un verre qui se trouvaient non loin du lit de Ran. « Je veux dire ça fait beaucoup de coïncidences, mais comme je l'ai dit, ce ne sont pas des preuves concrètes. » Il versa l'eau dans le verre et le tendit à Eri qui était toujours bouleversée.
« Merci. » Elle prit l'eau et bu une gorgée avant de poursuivre. « Je ne peux pas y croire...Sasuke-kun...ça veut dire qu'hier...je me trouvais, peut-être devant l'agresseur de ma fille ? » Elle secoua la tête « Non je refuse d'y croire. C'est vrai que sa mère s'inquiétait de ses fréquentations, mais de là à devenir un criminel ? »
« Ses fréquentations ? » répéta le garçon intrigué. « Comment ça ? »
« Eh bien, j'ai rencontré Mikoto-san peu de temps avant son assassinat, on a discuté un moment et elle m'a confessé qu'elle s'inquiétait des fréquentations de son fils. »
« Vraiment ? »
« Oui, elle trouvait qu'il avait changé depuis qu'il avait abandonné ses études d'ingénieur en informatique et qu'il s'était mis à traîner avec 'ses amis' qu'elle n'avait jamais rencontré. Il appelait moins ses parents aussi. Un jour, alors que Mikoto-san lui rendait visite chez lui, il y a eu une coupure d'électricité et en fouillant dans sa commode pour chercher des allumettes, elle a trouvé des bijoux qui semblait valoir une fortune. »
« Elle a supposé que, c'étaient des bijoux volés ? » en conclut le faux-enfant.
« Exactement. Quand elle a confronté son fils, il lui a répondu qu'il les gardait pour un ami qui souhaitait faire une surprise à sa petite-amie, mais bien évidemment elle ne l'a pas cru. »
« Je vois... » Il mit sa main sur son menton en notant mentalement ces informations.
L'avocate termina son verre d'eau avant de poursuivre la conversation.
« Mais pour en revenir à ce que tu disais tout à l'heure, tu n'as pas de preuve concrète contre Sasuke-kun, mais...si tu as des doutes sur lui... » Elle regarda sa fille avec une certaine tristesse avant de continuer. « Parle de tes doutes à Kogoro et Megure-keibu, il ne faut écarter aucun suspect, même s'il s'agit de personne que nous connaissons. » La femme bien qu'elle ait encore des doutes sur la culpabilité du fils Fujiwara, elle ne pouvait pas ignorer les arguments que Conan lui avait présenté.
« Vous n'avez pas tort. Cependant, si seulement je pouvais prouver qu'il s'agit bien de Mikoto-san sur cette photo. » Ces dernières paroles éveillèrent quelque chose dans l'esprit de la mère de Ran.
« Nous ne sommes pas allés à l'enterrement...nous nous ne sommes rendus uniquement à la veillée funèbre mais... » murmura Eri l'air pensif. « ...j'ai croisé Fujirawara-san et il m'a dit... » Elle baissa la tête comme si elle cherchait à se concentrer davantage. « Il m'a dit qu'il avait mis des photos de son mariage avec Mikoto-san. »
« De son mariage ? » répéta le petit détective.
« Oui et si je me souviens bien, ils se sont mariés assez jeune, ils devaient avoir entre 18 et 20 ans. Il ne serait donc pas étonnant que lors de son mariage, Mikoto-san avait encore ses traits d'adolescente.
« C'est fort probable, en effet. Alors si on va sur la tombe de Mikoto-san, je pourrais peut-être valider mon hypothèse. » déclara-t-il sérieusement. « Dans ce cas je vais m'y rendre tout de suite. Dans quel cimetière est-elle enterrée ? »
« Au cimetière du temple Gessan. » lui répondit-elle. « Mais tu ne préfères pas en parler à Megure-keibu ? »
« Je préfère m'assurer de ce que j'avance avant d'ajouter des suspects inutiles à la liste de la police. » dit-il en pensant au couple que Kogoro avait suspecté avec une certaine insistance.
« 'Des suspects' tu dis ? Tu suspectes également Fujiwara-san ? »
« Il n'est pas impossible que ce soit lui qui ait dit à son fils, qu'il y avait le sosie de sa femme version jeune qui se trouvait avec Ran-neechan et moi. »
« Mais je trouve cette histoire vraiment étrange. Comment Sasuke-kun aurait su que vous vous trouverez le soir au théâtre Sora ? Et comment il aurait eu le temps de préparer le kidnapping de Kazuha-chan en si peu de temps, car si j'ai bien compris, il devait aller chercher son père en fin de journée. »
Conan se mit à réfléchir.
« Après qu'Hattori se soit énervé contre Kazuha-chan, on lui a demandé de quitter l'hôpital, je l'ai suivi, ensuite on est rentré à l'agence...Quand Ran est revenue avec Kazuha-chan, elle m'a dit qu'elle avait pu parler à Fujiwara-san...est-il possible qu'à ce moment-là... » Ses yeux s'élargissent. « Je crois que c'est Ran-neechan qui lui a dit que nous devions nous rendre au théâtre le soir. Elle lui a parlé quand il a repris connaissance, peut-être qu'à un moment, elle lui aurait dit... »
« Ran ? » Elle se tourna à nouveau vers sa fille toujours inconsciente. « C'est vrai que c'est fort possible qu'elle lui ait dit cela... »
« Mais tout cela reste des suppositions. » ajouta le petit-détective d'une voix grave. « La première chose à faire à présent, c'est d'aller vérifier au cimetière. »
« Tu veux que je t'accompagne ? »
« Non, je préfère que quelqu'un reste auprès de Ran-neechan. » refusa-t-il en oubliant une fois de plus son ton enfantin, ce qui déconcerta légèrement l'avocate. Sans même attendre qu'elle ajoute quelque chose il quitta la pièce.
« Cet enfant est très intelligent, mais je le trouve également très étrange parfois. » se dit la femme à haute voix après le départ de Conan.
Pendant ce temps, Kogoro et Heiji finirent par arriver au commissariat.
« Heiji, tu étais censé rester à l'hôpital et ne plus te mêler de l'affaire ! » sermonna Heizô à la seconde où l'adolescent et le père de Ran entrèrent dans la salle de réunion où se trouvaient Ginshiro, les inspecteurs Megure, Takagi, Sato et Shiratori.
Lors de leur arrivée au commissariat, un agent de police leur avait indiqué que Megure se trouvait avec Heizô, ainsi que plusieurs inspecteurs en salle de réunion, afin de faire un point sur l'affaire. Cependant, à la seconde où le surintendant d'Osaka avait vu son fils apparaître dans l'encadrement de la porte, il s'était précipité vers lui pour lui faire la morale. Surtout qu'une trentaine de minutes avant l'arrivée du jeune homme, il avait reçu un appel assez embarrassant de la part de sa femme. Shizuka lui reprocha dans un premier temps de ne pas l'avoir averti de l'hospitalisation de leur fils, mais l'avait ensuite informé qu'Heiji s'était enfui de l'hôpital pour probablement le rejoindre.
« Je sais, je sais ! Je connais la chanson oyaji. » dit-il avec exaspération et en levant les yeux au ciel. « Mais il fallait que je sois là pour la confrontation avec Midoriya. Tu l'as contacté ? »
« Heiji, nous étions sur le point de commencer une réunion importante, tu ne peux pas débarquer comme ça et demander des comptes ! » lui répondit-il avec un regard sévère.
La conversation tendue entre le père et le fils avaient rendu l'atmosphère de la pièce étrange. Voyant que monsieur Hattori était assez remonté contre Heiji, Kogoro décida d'intervenir.
« Honbuchu-dono, si je puis me permettre, c'est moi qui l'aie emmené ici. Je je...pense qu'il peut être utile pour l'enquête et... » Il avala sa salive étant lui-même impressionné par l'imposante présence d'Hattori Heizo. « ...je pense surtout que le plus important, c'est de faire un point sur l'avancée de l'enquête. »
« Hmm... » fit l'homme alors que son visage commençait à afficher une expression plus neutre. « Vous avez raison Mouri-san. » finit-il par dire avant de jeter un autre regard à son fils qui signifiait 'nous réglerons ça plus tard.' Il ne lui demanda pas de quitter la pièce, car il savait que l'adolescent têtu et obstiné ne lui obéira pas et il était également conscient que ce n'était pas le moment d'engager une nouvelle dispute alors que le temps pressait.
Constatant que la discussion du père et du fils Hattori était enfin terminée, Megure se râcla la gorge pour annoncer qu'ils allaient pouvoir débuter la réunion. »
« Bien, maintenant que Mouri-kun est là, nous allons pouvoir commencer. Takagi-kun, pouvez-vous éteindre lumière et allumer le vidéo projecteur ? »
Le jeune inspecteur s'exécuta et dans la minute, plusieurs photos apparurent sur l'écran de projection qui se trouvait au fond de la salle. Après cela, ceux qui se trouvaient dans la pièce prirent place autour de la table à l'exception de Megure et d'Heizô qui se rapprochèrent de l'écran.
« Comme vous pouvez le voir, voici les photos des différents suspects et de ceux qu'on a écarté. » Sur la projection, on pouvait y voir différentes photos avec des noms et des prénoms qui apparaissaient juste en dessous de chaque portrait.
« L'homme et la femme d'un certain âge dont les visages sont barrés, se sont bien ceux que Mouri-san suspectait ? » demanda Sato.
« En effet. » confirma l'inspecteur à chapeau. « A présent comme suspects nous avons la vigile Horikita Hinata qui était censée s'occuper de surveiller la loge de Conan-kun et des filles. Muranishi Takashi car, bien qu'il nous ait avoué ce matin qu'il aurait vu les filles avant leur agression, reste quand même considéré comme un suspect, étant donné ses mensonges. Il y a aussi Amamiya Takafumi, bien que sa compagne ait confirmé son alibi, il a quand même tardé avant de nous informer que c'était lui qui avait contacté l'ambulance pour Ran-kun... »
« Concernant Amamiya, je commence à douter. Je pense que j'ai fait comme otchan avec ce couple de personne âgé, j'ai une fois de plus perdu mon sang froid et à cause de cela, je n'ai pas vu les vrais suspects potentiels comme Midoriya. » se dit Heiji les poings serrés de frustration.
« ...Nous avons également ajouté Midoriya Yuri, car après ton appel Hattori-kun... » Il regarda le lycéen qui sursauta légèrement quand l'inspecteur s'adressa à lui. « ...Oui. Ton père nous a informé de tes souvenirs et aussi de tes doutes... » lui dit-il. « ...après ça, il a relu son témoignage et a personnellement contacté la mère de Midoriya et il s'avère qu'elle se trouve actuellement hors du pays et qu'elle n'est pas malade. Nous avons envoyé des agents le chercher afin de l'interroger à nouveau. D'ailleurs ils ne devraient plus tarder. »
L'adolescent regarda son père avec étonnement, il avait déjà été surpris que son père l'ait cru, quand il lui avait dit qu'il s'était souvenu que c'était Midoriya qui l'avait renversé, mais il ne s'attendait pas à ce que l'homme aille directement vérifier son alibi.
« Oyaji, je... »
« Il est nécessaire de vérifier l'alibi de chaque suspect potentiel Heiji. Il fallait le faire, je n'ai pas fait cela forcément à cause de ce que tu m'as raconté. » lui dit-il froidement.
« Ouais je vois. » dit le jeune homme agacé face au ton que son père avait pris pour lui répondre devant tout le monde.
Ginshiro qui suivait la réunion silencieusement, savait qu'Heizô mentait et que sans l'appel d'Heiji il ne se serait pas concentré essentiellement et aussi rapidement sur le cas.
« Bien pour poursuivre ce que je disais... » reprit l'inspecteur à chapeau avant d'être interrompu par quelqu'un qui toquait à la porte. « Oui ? »
« Pardonnez-moi de vous interrompre Megure-keibu. » s'excusa un jeune officier en faisant une courbette. « Mais nous avons ramené Midoriya Yuri comme vous nous l'avez demandé. Nous l'avons mis en salle d'interrogatoire. »
« C'est parfait, merci. » dit Megure avant de se tourner vers son assemblé. « Eh bien... »
« Je propose d'ajourner cette réunion, afin de voir ce que Midoriya a à nous apprendre. » déclara fermement le surintendant d'Osaka en coupant son collègue de Tokyo.
« Euh oui. » approuva l'autre, bien que le chef Hattori ne lui ait pas demandé son avis pour prendre cette décision.
« Je viens à l'interrogatoire. » annonça Heiji avec un air déterminé, malgré la fatigue constante sur son visage.
« Non Heiji, c'est hors de question ! » refusa Heizô. « Même s'il est peut-être responsable de ton accident, ces deux affaires n'ont rien à voir ! »
« Oyaji...s'il te plaît, si je suis venu jusqu'ici, si je me suis enfui de l'hôpital...c'est pour ne plus être mis à l'écart. » Son ton était calme et épuisé. « Et Ku...Conan-kun a dit qu'il pense que ce type est la clé du mystère et rien que le fait de savoir qu'il est probablement responsable d'un délit de fuite, je suis convaincu qu'il a beaucoup de chose à cacher. »
Avant que le chef de la police d'Osaka n'eût le temps de répondre, Ginshiro décida de prendre la parole.
« Heizô, laisse-le venir. Même si les deux affaires ne sont pas liées comme tu dis, je pense que le fait de voir Heiji-kun pourra le forcer à avouer tous ce qu'il cache. Je veux dire, s'il est vraiment celui qui l'a renversé, je doute qu'il se sentira à l'aise de se retrouver dans la même pièce que sa victime. »
« Très bien ! Tu peux assister à l'interrogatoire, mais tu te tiens à carreau ! » lui dit l'homme après un soupir. « Nous avons assez perdu de temps, Megure-keibu, allons... »
« Je viens aussi. » annonça Kogoro en se levant de sa chaise. « Hattori-kun m'a raconté dans le taxi, les souvenirs qu'il avait eu de cet homme et s'il s'avère qu'il est vraiment en lien avec ce qui est arrivé à ma fille et Kazuha-chan, je veux être présent. »
« Mouri-san, étant donné que nous sommes tous les deux les pères des victimes, il vaut mieux que nous assistions à l'interrogatoire hors de la salle. » intervint Toyama en posant une main sur l'épaule de l'homme. En réalité, il avait prévu d'assister à l'interrogatoire de la même manière qu'Heiji, mais il décida d'y renoncer, en sachant que Kogoro était capable de perdre son sang-froid face aux suspects qui pouvaient être responsable de l'agression de sa fille. Il comprenait tout à fait qu'en perdant son calme, on pouvait facilement avoir des réactions plutôt violentes. Il était le mieux placé pour le savoir, étant donné son attitude vis-à-vis d'Heiji après qu'il ait appris pour la disparition de Kazuha.
« V-Vous n'a-avez pas tort » lui accorda le père de Ran après un moment d'hésitation.
Les concernés se rendirent alors tous en direction de la salle d'interrogatoire. Comme prévu, Kogoro et Ginshiro restèrent à l'extérieur.
« Konbanwa Midoriya-san. » salua Megure en entrant.
Le vigile était assis dans la pièce les mains posées sur la table, une peur évidente pouvait se lire sur son visage.
« J-Je ne com-comprends pas pourquoi vous m'a-avez fait venir ici. J-J'ai dé-jà tout expli... » Il arrêta de parler à la seconde où il vit Heiji apparaître, il serra ses poings inconsciemment tandis que ses yeux s'élargirent. Son comportement n'échappa à personne.
« Pourquoi êtes-vous si tendu ? » demanda Heizô qui était entré avant son fils.
« Je je ne comprends pas pourquoi je suis ici. »
« Il semblerait que vous ayez fait un faux témoignage. » dit l'inspecteur au chapeau en s'asseyant en face du suspect. « Nous savons parfaitement que votre mère n'est pas malade. »
« Je...Je vous en supplie ne me mettez pas en prison, je n'ai pas touché à ces filles, je vous le jure. J'étais avec Ikumi-san au moment de l'agression, elle v-vous l'a confirmé. » Ses yeux étaient baissés et il semblait vouloir éviter le regard de tous ceux qui se trouvaient dans la pièce.
« Ça nous le savons très bien. » lui répondit Megure d'un ton grave. « Ce que nous voulons savoir c'est pour quelle raison vous avez dit à Ikumi-san que vous deviez rentrer sous le prétexte que votre mère malade ne répondait pas, alors que ce n'est pas le cas et qu'en plus, elle est hors de la région. »
« Et n'essayez pas de nous mentir cette fois-ci. » ajouta le surintendant d'Osaka d'une voix glaçante qui donnait des frissons.
« J-Je peux pas... » fit-il d'une voix tremblante.
Heiji qui était resté dans un coin depuis qu'il était entré dans la pièce essayait jusqu'à lors de se contenir, mais pour quelqu'un qui avait le sang chaud, ça commençait vraiment à devenir difficile...
« Et pourquoi vous ne pouvez pas aho ?! » s'énerva l'adolescent. « On dirait que c'est une habitude pour vous de ne pas assumer vos actes ! Vous... »
« Heiji ! Quitte cette pièce ! Je t'avais dit... » cria Heizô avant d'être interrompu par des sanglots. Midoriya avait couvert son visage avec ses mains et s'était presque effondré en larmes sur sa chaise.
Cette scène était déconcertante pour les deux hommes et l'adolescent.
« J-J'en peux plus, j'en peux plus...je ne dors plus, je ne mange plus depuis des semaines...Je vais parler. J-Je ne me reconnais plus... »
« Alors vous allez enfin vous décider à parler ? » demanda le surintendant d'Osaka sans la moindre empathie.
« Pour commencer... » dit-il en reniflant avant de regarder Heiji. « Jeune-homme ...je...peut-être que tu ne t'en souviens pas, mais il y a un peu plus d'un mois...nous nous sommes rencontrés et... »
« Oui nous nous sommes rencontrés et le lendemain vous m'avez renversé je sais ! Espèce de lâche ! » cracha-t-il avec une certaine rage.
« Je...Je ne m'attendais pas à ce que tu saches que...j'étais le responsable...quand nous nous sommes rencontrés hier, tu n'as rien dit. » dit-il choqué face aux déclarations de l'osakien.
« Je m'en suis souvenu aujourd'hui. Maintenant parlez ! Est-ce que vous avez quelque chose à voir avec l'agression des filles ? » exigea-t-il alors que le vigile tenta de détourner les yeux pour tomber sur les regards glaciaux des deux inspecteurs présents.
« Oui...Oui je l'avoue... » Il pleura davantage. « Je suis complice de l'agression de ces filles...mais...je vous jure...je vous promets que j'ignorais que le responsable aller faire ces choses horribles. »
« Le coupable ? » répéta Megure intrigué alors qu'il ressentait en même temps un soulagement de pouvoir enfin avancée sur cette affaire complexe. « Il n'y a qu'un coupable ? »
« Oui...enfin j'ignore s'il a des complices... » répondit-il après un énième reniflement. « Mais... c'est mon ami enfin mon ancien ami qui m'a demandé d'éloigner Ikumi-san et c'est pas tout, il m'a fait faire des choses... »
« Qui est cet homme ? Et pour quelle raison avez-vous accepté de l'aider ? » s'impatienta Heizô
« Je...J'ai a accepté de l'aider...à cause de l'accident de ce jeune homme. » Il pointa Heiji du doigt.
« Moi ?! »
« Oui. Je vais tout vous raconter... »
A l'hôpital de Beika, alors que la nuit était en train de tombée, Eri faisait les cents pas dans la chambre de Ran et commençait à s'inquiéter de ne pas voir Conan revenir.
« C'est étrange, qu'il ne soit pas revenu... » pensa-t-elle d'un air soucieux, tout en regardant sa fille dans son lit. « Surtout que je voulais lui parler de la lèvre enflée de Sasuke-kun. » L'avocate s'était en effet souvenue d'un autre détail, qui l'avait interpellé sur le moment, quand elle avait rencontré le fils Fujiwara. Sa lèvre était gonflée, comme s'il avait reçu un coup assez violent. L'idée que Ran lui ait donné un coup pour se défendre émergea dans son esprit.
« Il est peut-être rentré, dans tous les cas, les médecins ont dit qu'elle ne se réveillera que demain tout au plus... » Sur ces pensées, elle retourna s'asseoir au chevet de l'adolescente et sortit un magazine de son sac pour passer le temps. Elle venait à peine de commencer à lire qu'elle entendit tout à coup Ran commencé à remuer.
« C'est impossible... » fit-elle après avoir levé les yeux de sa revue. « Ran ? » Elle se leva et elle s'approcha. Elle n'avait pas rêvé, sa fille avait bien bougé et ses yeux commencèrent à s'ouvrir. « Ran ?! » répéta-t-elle émue alors qu'elle réalisait que la jeune fille était sur le point de se réveiller.
Après plusieurs minutes qui semblaient interminables pour Eri, Ran avait enfin ouvert les yeux.
« Ran ! Ma fille. » dit-elle les larmes aux yeux et en mettant ses mains sur sa bouche.
« Shi..nichi. » murmura l'adolescente avec les yeux assez vague.
« Ne fais pas d'effort ma chérie. Je vais chercher ton médecin. » lui conseilla-t-elle tendrement tout en évitant de critiquer Shinichi, qu'elle considérait comme un égoïste qui n'avait pas daigné lui rendre visite.
Alors qu'elle se dirigeait vers la porte pour aller chercher le docteur, elle s'arrêta à nouveau quand elle entendit sa fille prononcer un autre nom.
« Qu'est-ce que tu as dit ? » lui demanda-t-elle en revenant auprès d'elle. Elle l'avait effectivement entendu prononcer un prénom, mais elle n'était pas sûr à 100%, car pour elle cela confirmait quelque chose.
« Sa-Sasu-ke-san. » réussit-elle à répéter.
Ici référence au Le film 7 : "Croisement dans l'ancienne capitale"/ "Crossroad in the ancient capital"
