Merci beaucoup à Katty Milagros pour ton soutien et tes reviews, ça me fait super plaisir ! Ce chapitre t'es dédicacé je pense qu'il devrait te plaire... ;) Merci également à tous les lecteurs de l'ombre qui suivent l'histoire !
Chapitre 21: Fin de soirée mouvementée
Lorsqu'ils quittèrent le restaurant, House enfouit les mains dans les poches de sa veste et tourna la tête vers Cameron, un sourire en coin.
— Bon, on va chez moi ? demanda-t-il d'un ton faussement nonchalant.
Cameron ralentit légèrement, jetant un regard autour d'elle avant de planter ses yeux brillants dans ceux de House.
— Et si on changeait de plan ?
House haussa un sourcil, intrigué.
— Ce n'est pas exactement ce que j'imaginais.
— Ce n'était pas vraiment une question.
Il l'observa, amusé, puis soupira théâtralement.
— Ok, qu'est ce que tu proposes ?
— Il y a un bar à quelques rues. J'ai envie d'un dernier verre là-bas.
House plissa les yeux, comme s'il essayait de déceler une entourloupe.
— Un bar ? Vraiment ?
Cameron était déjà partie dans sa direction.
— Tu viens ou tu comptes juste me regarder depuis le trottoir ?
Il sourit et la rejoignit d'un pas légèrement traînant, sa canne résonnant sur le bitume.
— Très bien, conduis moi vers l'inconnu.
L'intérieur du bar baignait dans une lumière tamisée. L'odeur du bois ciré, du cuir des banquettes et des relents de whisky se mêlait à une douce ambiance blues. House s'installa au comptoir avec un soupir, posant sa canne contre le bar, tandis que Cameron prenait place à côté de lui, le dos droit, les doigts effleurant distraitement le bord du comptoir.
— Une bière, dit House au barman, avant de tourner la tête vers elle.
— Un cocktail sans alcool, précisa t'elle.
House haussa un sourcil, un sourire narquois étirant ses lèvres.
— Tu sais qu'ils font aussi de l'eau, hein ?
— Je vis dangereusement.
— Assurément.
Il prit une gorgée de sa bière, l'œil pétillant.
— Et à part briser les règles en commandant des jus de fruits, qu'est-ce que tu fais pour t'encanailler ?
Cameron esquissa un sourire et tourna la tête vers le fond du bar où une table de billard inoccupée trônait sous une suspension jaune.
— Je te bats au billard?
House éclata d'un rire bref.
— Toi ?
— Pourquoi pas ?
Il plissa les yeux, sceptique mais amusé.
— Parce que j'y jouais déjà depuis plusieurs années alors que toi tu portais encore des couches culottes…
— Et alors ça te fait peur ?
Il la détailla, cherchant à l'imaginer une queue de billard à la main.
— Disons que tu fais plus "Bibliothécaire sexy" que "billard enfumé et relents de tequila".
Cameron prit une gorgée de son cocktail, un éclat malicieux dans le regard.
— Tu serais surpris.
House posa sa bière et se pencha légèrement vers elle.
— Tu veux dire que pendant que je séchais déjà mes consultations à l'hôpital pour perfectionner mon jeu, toi tu faisais pareil sous couvert d'une vie d'étudiante studieuse et respectable ?
— Exactement.
Il haussa un sourcil, clairement intrigué.
— Et donc, entre deux cours de biochimie, tu passais tes soirées dans des bars à démolir des inconnus au billard ?
— J'avais un certain talent.
House croisa les bras, feignant la réflexion.
— Hmm… Je ne sais pas si je dois être impressionné ou remettre en question toute l'image que j'avais de toi.
Cameron haussa les épaules, faussement modeste.
— J'aurais pu te le dire plus tôt, mais j'aime voir ton ego vaciller.
House se leva, attrapa sa bière et sa canne, puis lui fit signe d'avancer.
— Très bien. Démonstration. Mais sache que si je perds, je nierai jusqu'à ma mort.
Cameron rit et attrapa deux queues de billard, lui en tendant une avec un sourire en coin.
— Si tu perds, House, je ferai en sorte que tout l'hôpital le sache.
Il laissa échapper un léger rire, s'approcha lentement d'elle et inclina la tête, son regard pétillant d'un amusement sincère.
— Tu as un côté diabolique que j'aime beaucoup.
Elle se contenta de sourire et s'installa au bord de la table. Elle brisa la partie d'un coup net, parfaitement exécuté. House observa les boules se disperser sur le tapis, légèrement surpris. Il fit tourner sa queue de billard entre ses doigts, jetant un coup d'œil à sa canne posée à proximité. Il allait devoir jouer différemment, s'adapter.
— Pas mal, admit il.
Elle se redressa et croisa son regard, un éclat de défi illuminant ses prunelles.
— Et ce n'est qu'un échauffement.
House soupira, faussement dramatique, avant de s'approcher de la table avec un sourire joueur. Il s'appuya brièvement sur sa canne avant de caler la queue de billard sous son bras, trouvant une position confortable.
— D'accord, Cameron. Voyons voir si tu peux vraiment me battre.
Le jeu venait de commencer, et ils le savaient tous les deux.
Au fil de la partie, House sentit des regards appuyés. Un groupe d'hommes, installés dans un coin sombre du bar, les observaient avec insistance. Leurs murmures discrets, entrecoupés de ricanements, portaient une intention évidente. House, habitué à analyser les comportements, capta immédiatement l'intérêt malveillant qu'ils portaient à leur duo. Il feignit de les ignorer, mais son esprit enregistra chaque détail : les regards moqueurs, les chuchotements accompagnés de hochements de tête, le regard condescendant de l'un d'eux qui suivait chacun des mouvements de Cameron. Il savait que ce genre de situation ne restait jamais inoffensive bien longtemps.
Cameron, quant à elle, restait totalement absorbée par leur duel. Son attention était toute entière tournée vers la partie et, plus subtilement, vers la manière dont elle pouvait perturber House. Elle se pencha avec grâce pour ajuster un tir difficile, ses cheveux glissant sur son épaule tandis que son décolleté se creusait légèrement sous l'angle de son mouvement. House ne manqua pas d'en remarquer l'effet et se figea une fraction de seconde, ses yeux captifs du spectacle. Il connaissait Cameron, et savait qu'elle faisait cela consciemment. Son léger sourire en coin confirmait son intuition. Elle jouait avec lui, et il n'était pas homme à se laisser manipuler si facilement.
Un sourire narquois étira ses lèvres alors qu'il s'approcha d'elle, réduisant l'espace entre eux jusqu'à ce que son torse frôle son dos. Il posa ses mains sur les siennes avec une maîtrise calculée, guidant son geste avec une précision feinte.
— Ton coup manque de précision, murmura-t-il, son souffle chaud effleurant sa peau.
Cameron tressaillit imperceptiblement.
— Merci du conseil, souffla-t-elle, feignant l'indifférence alors qu'elle reprenait position.
Le frisson subtil qui parcourut Cameron ne lui échappa pas. Il vit son souffle s'accélérer, un instant fugace de trouble qu'elle s'efforça de masquer en s'appliquant à son coup. Mais House savait. Il avait réussi à la déstabiliser, ne serait-ce qu'un instant. Pourtant, elle tint bon et parvint à empocher la dernière bille avec une aisance qui lui arracha un sourire amusé. Elle se redressa lentement, pivotant pour lui faire face, son regard ancré dans le sien, empreint d'un défi mutin.
— Revanche ? Je vais nous chercher un autre verre. Lança-t-elle avec assurance, déjà en route vers le bar.
House hocha la tête un sourire en coin et avec une nonchalance étudiée, il fit tourner la craie entre ses doigts, l'appliquant méthodiquement sur la queue de billard tout en gardant un œil sur Cameron qui se dirigeait au bar. C'est alors que son regard croisa celui du groupe d'hommes. L'un d'eux s'était levé et s'approchait de Cameron d'un pas tranquille, mais House devinait déjà ses intentions. Il soupira intérieurement, sachant d'avance que la situation allait prendre une tournure désagréable.
L'homme s'accouda au bar, trop près, un sourire en coin plaqué sur son visage mal rasé. Il prit un air faussement admiratif en regardant Cameron.
— Jolie partie. Vous êtes douée, lança l'homme avec un sourire faussement admiratif.
Cameron, habituée à ce genre d'approches, répondit avec légèreté.
— Merci. Je dois reconnaître que j'ai un bon adversaire.
L'homme haussa un sourcil, un rictus effleurant ses lèvres.
— Un adversaire ou… autre chose ? dit-il en désignant House du menton.
Cameron récupéra les verres du comptoir son regard se durcissant à peine.
— En quoi ça vous regarde?
L'homme s'approcha légèrement, baissant la voix dans une fausse confidence.
— Pardonnez moi c'est juste...que fait une femme comme vous avec un type comme lui ?
House n'entendait pas les mots, mais il reconnaissait cette gestuelle, cette façon de courber légèrement la tête pour paraître engageant tout en instillant le doute. Il savait exactement où cela menait. Cameron, elle, resta impassible.
— C'est à dire ?
— Vous savez… plus vieux, qui traîne la patte.
Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais l'homme osa poser une main sur son bras. Un geste de trop.
House posa la craie sur le rebord de la table et s'avança, son sourire narquois bien en place.
— Un problème ? demanda-t-il d'un ton décontracté, son regard perçant clouant l'homme sur place.
L'homme tourna la tête vers lui, le jaugeant de haut en bas avec mépris.
— Je faisais juste la conversation.
— Ah oui ? Moi, j'adore les conversations subtiles… celles où on ne touche pas les gens sans permission, rétorqua House, son regard tombant sur la main toujours posée sur Cameron.
L'homme hésita une seconde avant de la retirer. Cameron posa une main sur le torse de House dans l'optique de calmer la situation.
— House, ce n'est pas nécessaire…
— Oh mais si, ça l'est. Il semble persuadé d'avoir des choses intéressantes à dire.
L'homme ricana, mais une pointe d'agacement transparaissait dans sa voix.
— Je suis juste curieux de savoir ce qu'une jolie fille comme elle fait avec un vieux type comme vous.
House haussa légèrement les sourcils, comme si la question méritait réflexion.
— Probablement parce qu'elle a un faible pour l'intelligence, ce qui, manifestement, vous dépasse.
Un silence s'abattit sur leur petit cercle. Cameron retint un sourire, tandis que l'homme, piqué au vif, crispait la mâchoire. Son regard s'assombrit et House, avec son instinct aiguisé, comprit immédiatement que ça allait dégénérer.
— Vous devez être bien désespérée pour vous contenter de lui. Dit il en regardant Cameron
House perdit instantanément son sourire. Son regard se durcit alors qu'il s'avançait vers lui.
— Barrez vous, toi et ta petite bande de copains débiles.
C'est alors qu'un coup partit sans prévenir. House vit à peine le poing arriver avant que la douleur n'explose sa joue. Il tomba et se cogna l'arcade sur le coin d'une table. Passant une main sur sa tempe, il constata le sang qui perlait sous ses doigts.
Le gérant du bar surgit, mettant un terme à l'altercation avant que la situation ne dégénère davantage.
Cameron se précipita au sol.
— House! ça va?!
Il essaya de se relever en titubant légèrement
— Viens, mon appartement n'est pas loin. Je vais soigner ça.
House cligna des yeux, encore sonné, puis esquissa un sourire en coin.
— C'est une invitation ? Parce que dans ce cas, ça valait presque le coup.
— T'es complètement inconscient, grogna-t-elle en l'aidant à se redresser.
House grimaça, effleurant son arcade en sang avant de lui lancer un dernier sourire provocateur.
— Rien de tel qu'une bonne bagarre pour finir un rendez-vous en beauté.
Arrivez à l'appartement Cameron referma la porte derrière eux, un soupir léger s'échappant de ses lèvres alors qu'elle se dirigeait immédiatement vers la salle de bain. House, lui, s'appuya contre le mur, passant une main sur son arcade douloureuse. Une légère grimace déforma ses traits, mais un sourire en coin ne tarda pas à s'installer. Il leva les yeux vers Cameron qui revenait avec une trousse de secours, une expression mi amusée, mi exaspérée sur le visage.
— Assieds toi, ordonna-t-elle doucement, pointant le canapé du menton.
House haussa un sourcil avant d'obéir, s'installant avec sa nonchalance habituelle. Cameron s'agenouilla devant lui, ouvrant la trousse et imbibant un coton d'antiseptique.
— Ça va piquer, prévint elle.
— Tout comme ton ego quand tu perdras la prochaine partie au billard, riposta House avec un sourire moqueur.
Cameron secoua la tête, amusée, avant de poser délicatement le coton contre sa plaie. House tressaillit à peine, mais elle remarqua la crispation furtive de sa mâchoire. Il la laissa faire, ses yeux suivant chaque mouvement de ses doigts, la finesse de ses gestes. Cameron était concentrée, mordillant légèrement sa lèvre inférieure, et House se surprit à la fixer un peu trop longtemps.
Elle leva les yeux et leurs regards se croisèrent. Un silence s'installa, chargé de quelque chose d'indéfinissable. Cameron sentit son cœur s'accélérer légèrement, alors qu'House, lui, gardait cette expression insondable, un mélange de défi et d'intérêt. Elle finit par détourner les yeux, continuant de nettoyer la plaie, mais ses gestes semblaient plus hésitants, comme si elle était consciente de leur proximité.
— Voilà, murmura-t-elle finalement. Ce n'est pas très profond, mais tu vas avoir une belle marque demain.
— Un souvenir mémorable de cette charmante soirée.
Elle rangea le matériel médical et, au lieu de reculer, elle resta là, agenouillée devant lui. House n'avait pas bougé non plus. Il la regardait toujours avec cette intensité qui la troublait. Elle aurait dû se lever, briser cette tension grandissante, mais elle n'en avait pas envie. Pas ce soir.
Lentement, Cameron leva une main hésitante et effleura du bout des doigts la mâchoire de House. Sa peau était chaude sous ses doigts, légèrement râpeuse là où la barbe avait commencé à repousser. Elle suivit le tracé de sa mâchoire jusqu'à la coupure qui marquait encore sa pommette, vestige de leur soirée mouvementée.
Il ne bougea pas, ne recula pas, ne chercha même pas à détourner le regard. Pas de remarque acerbe, pas de plaisanterie pour masquer ce qu'il ressentait. Juste son souffle, calme et régulier, et ses yeux, ancrés aux siens. Il la laissa faire, acceptant ce contact inhabituel entre eux, laissant le moment s'étirer dans une tension presque palpable.
Puis, il bougea enfin. Pas beaucoup. Juste assez pour réduire à néant la distance entre eux.
Son regard descendit un instant vers ses lèvres avant de revenir à ses yeux. Puis, d'un geste lent, il leva la main et effleura à son tour sa joue du bout des doigts. Sa paume trouva sa place contre sa peau, chaude, douce, familière et pourtant différente. Il sentit la façon dont elle retint à peine son souffle sous son toucher, un frisson imperceptible trahissant l'effet qu'il avait sur elle.
Ses doigts glissèrent lentement vers sa nuque, s'attardant un instant à la naissance de ses cheveux, comme s'il hésitait encore. Mais il n'hésitait pas. Pas cette fois.
Il se pencha, effaçant les derniers centimètres qui les séparaient, et l'embrassa enfin.
Leur baiser fut léger, comme une question silencieuse. Cameron sentit un frisson lui parcourir l'échine. House ne bougea pas immédiatement, savourant cette première approche, comme s'il testait ses propres limites. Mais lorsque Cameron approfondit le baiser, glissant une main derrière sa nuque, il lui rendit son élan avec une intensité plus marquée.
Le baiser s'intensifia, leurs souffles se mêlant, leurs corps se rapprochant instinctivement. Cameron sentit ses doigts s'accrocher légèrement à la chemise de House, tandis que lui laissait ses mains effleurer sa taille, hésitant entre la retenue et l'envie d'aller plus loin. C'était électrisant, irréel et pourtant terriblement naturel.
Puis, House rompit le baiser brusquement, s'écartant de quelques centimètres, son regard brillant d'un éclat indéchiffrable.
— Je ne peux pas rester, déclara-t-il, la voix légèrement rauque.
Cameron, encore un peu troublée, fronça légèrement les sourcils.
— Pourquoi ?
— Je n'ai pas de pyjama, répondit il avec cet air faussement sérieux qu'elle connaissait bien.
Un sourire amusé étira les lèvres de Cameron. Elle attrapa doucement sa main et se redressa, l'attirant vers elle.
— Tu n'en auras pas besoin.
House la fixa un instant, puis laissa échapper un rire bref, secouant légèrement la tête. Il aurait pu refuser, aurait pu trouver une autre excuse, mais la façon dont Cameron le regardait, cette lueur de confiance et de désir mêlés dans ses yeux, lui coupa toute envie de reculer.
Elle l'entraîna doucement vers sa chambre, sa main toujours dans la sienne. La porte se referma derrière eux, plongeant la pièce dans une semi obscurité. Cameron se retourna vers lui et posa ses mains sur son torse, l'attirant lentement contre elle. House plongea son regard dans le sien, cherchant malgré tout une dernière hésitation, une raison de s'arrêter mais il n'en trouva aucune.
Alors il abandonna toute résistance et l'embrassa à nouveau, laissant enfin tomber les dernières barrières.
Après plusieurs secondes, House s'arrêta un instant, le regard fixé sur Cameron. Son souffle était encore légèrement irrégulier, non pas à cause du baiser, mais de tout ce que cette nuit représentait. Une première véritable soirée ensemble, un dîner, une bagarre ridicule dans un bar, et maintenant… ça.
Il détailla chaque nuance de son visage, chaque souffle qu'elle prenait. Il avait toujours su qu'elle était belle, mais ce soir, il la voyait différemment. Il ne savait pas si c'était la lumière tamisée, la robe qui épousait ses formes nouvelles, ou simplement le fait qu'elle portait son enfant. Peut-être un mélange de tout. Quant à Cameron elle le regardait avec cette intensité troublante, comme si elle avait compris l'enjeu du moment, de tout ce que ça signifiait pour eux. Elle repris ses esprits et attendit qu'il fasse le premier pas. Elle n'eut pas besoin d'attendre longtemps. Il avança d'un pas et elle posa ses mains sur son torse, hésitante, avant de laisser glisser ses doigts sur le tissu de sa chemise.
Elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds et l'embrassa à nouveau, doucement cette fois, comme pour savourer chaque seconde.
House ferma les yeux et se laissa emporter.
Cameron avait ce don de le troubler, de briser toutes ses défenses sans même essayer. Cette situation n'était pas censée arriver de nouveau. Elle était plus jeune. Elle méritait mieux qu'un type comme lui. Et pourtant, elle était là, à lui offrir ce qu'il n'avait jamais espérer.
Elle posa les mains sur les boutons de sa chemise et, lentement, les fit sauter un à un, son regard ancré dans le sien.
House ne bougea pas, la laissant faire, observant ses gestes précis mais légèrement hésitants. Comme si elle redécouvrait quelque chose qu'elle connaissait à peine. Comme si elle voulait prendre son temps.
Quand elle écarta le tissu, ses doigts effleurèrent sa peau, déclenchant un frisson presque imperceptible chez lui. Cameron esquissa un sourire en coin, satisfaite de voir qu'il n'était pas aussi impassible qu'il voulait le faire croire.
Puis, ce fut à son tour de tendre la main, de toucher la fine bretelle de sa robe, d'en suivre le tracé du bout des doigts avant de la faire glisser lentement. Une épaule apparut, puis l'autre, la soie caressant sa peau avant de tomber le long de son corps, ne tenant plus que par l'étreinte de ses hanches. Il s'arrêta un instant, son regard capturant chaque détail : la courbe généreuse de sa poitrine dans son soutien gorge, la ligne douce de son ventre, la manière dont elle l'observait sans la moindre gêne, attendant simplement qu'il poursuive.
D'un geste, il laissa tomber la robe, qui s'échoua en un murmure sur le sol.
Cameron ne broncha pas. Elle ne cacha rien, ne détourna pas le regard. Elle lui laissa le temps d'assimiler, de comprendre que ce moment n'avait rien d'ordinaire. Il aurait pu faire une remarque, briser cette atmosphère par une de ses piques habituelles. Mais il n'en fit rien. Il resta silencieux, ancré dans cet instant qui avait plus de poids qu'il ne l'aurait imaginé.
Elle avança à nouveau, ses mains effleurant son torse, glissant sur ses côtes, avant de descendre vers sa ceinture. House ne l'aida pas, se contentant d'observer chaque mouvement avec une intensité inhabituelle. Ses doigts agiles firent sauter la boucle, défirent le bouton, abaissèrent lentement la fermeture.
WARNING M
Elle baissa son pantalon et se mis à caresser l'objet de tout ses désirs à travers son boxer noir. Elle passa un doigt sous l'élastique et toucha le bout de son sexe totalement dure.
Lorsqu'elle releva les yeux vers lui, un sourire effleura les lèvres de House. Ses pupilles, d'un bleu intense, étaient dilatées, remplies de désir et d'une pointe d'amusement. Son regard dériva brièvement vers son ventre, cette réalité qu'il avait encore du mal à appréhender, avant de revenir sur elle, sur cette femme qui était là, devant lui, à la fois si familière et pourtant si insaisissable.
D'un geste précis il dégrafa puis fit glisser les bretelles de son soutien-gorge, le laissant tomber au sol. Son regard s'attarda sur sa poitrine, dont les courbes avaient considérablement changé avec la grossesse. Il tendit la main, effleura sa peau avec une délicatesse qui tranchait avec son tempérament habituel. Lorsqu'il fit rouler son pouce sur son téton, il sentit son corps frissonner sous son toucher. Cameron pencha la tête en arrière, un soupir d'extase franchissant ses lèvres, et il ne put s'empêcher de sourire.
Elle n'avait jamais été aussi belle qu'en cet instant.
Après cette exquise torture, un sourire en coin, Cameron s'agenouilla lentement devant lui. Lorsqu'elle plongea son regard dans le sien, un frisson parcourut l'échine de House. Ce lien entre eux, puissant, invisible et pourtant indéniable, le déstabilisait autant qu'il l'embrasait.
D'un geste précis et délicat, elle glissa ses doigts sous l'élastique de son boxer, le faisant lentement glisser le long de ses jambes jusqu'à ce qu'il s'effondre à ses pieds. Il se retrouva nu devant elle, exposé dans toute sa splendeur. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait ainsi, mais cette fois-ci, tout était différent. L'ambiance, la tension, l'histoire qui les liait, ces émotions qu'ils ne nommaient pas… Tout cela conférait à l'instant une intensité presque vertigineuse.
Son regard dériva vers son sexe, et une lueur indéchiffrable passa dans ses yeux. Elle ne se rappelait pas qu'il était si large, si imposant. Comme hypnotisée, elle referma ses doigts autour de lui, savourant la chaleur et la fermeté sous sa paume. Relevant les yeux vers lui, elle le fixa un instant, capturant ce moment entre eux, puis, lentement, elle abaissa la tête et posa ses lèvres sur lui.
House sentit ses muscles se tendre instantanément. La vision de Cameron ainsi, le contact de sa bouche, la délicatesse maîtrisée de ses gestes… C'était une véritable torture. Son regard brûlant ancré dans le sien, elle alterna de légers baisers, taquinant, explorant, avant de l'accueillir entièrement entre ses lèvres, s'abandonnant à ce jeu aussi sensuel que troublant.
House arqua sa tête en arrière le plaisir qu'elle lui procurait était intense. Il ferma brièvement les paupières, essayant de reprendre le contrôle sur ses sensations. Mais c'était peine perdue. Cameron avait cette capacité à le désarçonner, à l'entraîner là où il ne s'attendait pas.
Sa main vint instinctivement caresser sa joue, repoussant une mèche rebelle derrière son oreille. Son regard était brûlant, son corps tendu sous ses caresses. Il aurait pu la laisser continuer, se perdre dans ce tourbillon de plaisir, mais quelque chose en lui refusa. Il la releva doucement, ancrant son regard dans le sien.
Elle comprit.
Un sourire effleura ses lèvres, un sourire satisfait, presque triomphant. Elle savait exactement ce qu'elle lui faisait.
— Je ne te savais pas si douée, murmura-t-il contre sa bouche.
Elle haussa un sourcil, mutine, avant de se hisser sur la pointe des pieds pour lui souffler à l'oreille :
— Et encore, tu n'as rien vu.
Elle glissa sa main dans la sienne et l'attira vers le lit. Sans un mot, ils s'y allongèrent, face à face, leurs souffles encore entrelacés par l'intensité du moment. House esquissa un sourire avant de combler l'espace entre eux et de capturer ses lèvres dans un baiser délicat, mais chargé de tension.
Sa bouche dévia lentement, traçant un chemin brûlant le long de son cou, tandis que sa main droite s'aventurait sous les draps, glissant jusqu'à l'intérieur de ses cuisses. Il savourait chaque frisson qu'il provoquait, chaque soupir qu'elle laissait échapper, et quelque part, sans même s'en rendre compte, il se laissait emporter lui aussi.
Ses doigts trouvèrent l'humidité de son désir, et un sourire fugace effleura ses lèvres. Il lui enleva sa culotte puis il traça des cercles lents et précis sur son clitoris mouillé. Ravis de sentir l'effet qu'il lui procurait et appréciant la façon dont son corps répondait à ses gestes. Cameron, les yeux clos, se laissait porter par le plaisir, son souffle saccadé brisant le silence feutré de la pièce.
Quand il glissa un doigt en elle, elle rouvrit brusquement les yeux et l'attira contre elle, l'embrassant avec une ferveur qui l'électrisa. House retira alors lentement sa main pour poursuivre son exploration autrement. Il s'attarda sur sa poitrine, léchant et taquinant un mamelon entre ses lèvres pendant que son autre main s'attardait sur le second, appréciant la fermeté accentuée par la grossesse.
Ses yeux trouvèrent les siens un bref instant avant qu'il ne descende plus bas, parsemant de baisers chaque parcelle de son corps jusqu'à l'intérieur de ses cuisses. Après tout, Cameron n'était pas la seule à pouvoir s'amuser.
Lorsqu'il atteignit son but, il souleva légèrement sa jambe et posa un baiser brûlant sur son intimité. Elle réagit immédiatement, un cri étouffé franchissant ses lèvres. Ravis de l'effet qu'il produisait sur elle, il prolongea sa douce torture, savourant chaque réaction qu'il arrachait à son corps frémissant. Puis, doucement, il glissa un doigt en elle puis un deuxième. Elle était trempée et il adorait ça.
La sentir trembler sous ses attentions était un spectacle enivrant. Il aimait la voir ainsi. Sensuelle, réceptive, libérée de toute retenue.
— House… je t'en prie… arrête… souffla-t-elle dans un gémissement étranglé.
Il releva lentement la tête, déposant un dernier baiser sur sa peau avant de remonter le long de son corps, savourant chaque frisson qu'il provoquait sur son passage. Arrivé à son ventre, il hésita un instant, puis y laissa une caresse fugace du bout des doigts. Un geste presque inconscient, mais qui avait un poids qu'il ne pouvait ignorer.
Un rappel silencieux de cette réalité qui les liait désormais.
House se redressa légèrement et, sans un mot, se positionna derrière elle en cuillère, l'enveloppant dans la chaleur de son corps. Cameron se colla instinctivement contre lui, son dos épousant son torse, et sentit la fermeté de son désir pressé contre ses fesses. Un frisson parcourut sa peau, une anticipation délicieuse suspendue entre eux.
Puis, dans un souffle, il murmura contre son oreille :
— Ça ne te dérange pas ?
Sa voix, d'habitude pleine d'assurance et d'ironie, était plus hésitante cette fois. Son regard s'attarda un instant sur la rondeur de son ventre, et Cameron comprit aussitôt.
Elle fronça légèrement les sourcils avant de tourner la tête sur le côté vers lui.
— House… Je suis enceinte, pas en sucre. Si tu ne me fais pas l'amour tout de suite, je te tue.
Un sourire en coin effleura ses lèvres, mais il ne bougea pas tout de suite. Son regard accrocha le sien, et l'espace d'un instant, il resta figé entre l'envie irrépressible de lui céder et cette réticence qu'il ne s'expliquait pas. Était ce à cause de la grossesse ? ou parce que cette fois, ce n'était pas juste du sexe. Ce ne serait plus jamais "juste du sexe".
Se tournant légèrement, elle posa doucement une main sur sa joue, le forçant à plonger dans ses yeux clairs.
— Arrête de réfléchir, murmura-t-elle contre ses lèvres.
Il aurait voulu protester, prétendre qu'il ne réfléchissait pas, mais ce serait mentir. House réfléchissait toujours trop. Il analysait, il déconstruisait, surtout quand ça le concernait. Mais Cameron… Cameron lui donnait envie d'oublier, de lâcher prise.
Alors, pour une fois, il l'écouta.
Il la pénétra lentement, laissant un gémissement lui échapper lorsqu'il sentit la chaleur moite de son corps l'accueillir. Cameron se tendit un instant, s'ajustant à lui, et il attendit, sa main caressant distraitement son ventre, comme un ancrage inconscient.
Puis, quand elle bougea légèrement contre lui, il entama un mouvement lent, profond. Il captura sa peau entre ses lèvres, la mordillant doucement au creux de son cou, la sentant se cambrer contre lui en réponse.
— Hmmm… souffla-t-elle, sa respiration déjà saccadée.
Encouragé, il descendit sa main gauche jusqu'à sa cuisse et l'attrapa, relevant légèrement sa jambe pour s'enfoncer encore plus profondément en elle. Cameron laissa échapper un gémissement rauque, enfouissant son visage dans l'oreiller pour étouffer le flot de sensations qui la submergeait.
House accéléra doucement, trouvant un rythme fluide auquel elle répondit aussitôt, poussant ses hanches contre les siennes, amplifiant l'onde de plaisir qui les traversait. Il la sentait perdre pied sous lui, tout comme lui-même luttait pour ne pas se laisser emporter trop vite.
Elle finit par rompre le baiser, haletante, et dans un dernier mouvement plus profond, elle se tendit violemment contre lui, un cri étouffé lui échappant alors que l'orgasme la foudroyait. Son corps se contracta autour de lui, et ce fut sa perte. Il suivit aussitôt, se libérant dans un râle rauque, son front venant se poser contre sa nuque alors que le plaisir l'anéantissait.
Un silence chargé de battements de cœurs affolés et de respirations saccadées s'installa entre eux. House serra instinctivement son bras autour d'elle, comme pour la garder contre lui un peu plus longtemps.
Et dans la douceur de cette nuit, il laissa enfin tomber ses dernières défenses.
ça y est ! Enfin! ;) j'espère que vous avez apprécié ce chapitre!
