Chapitre 3 Et puis quoi encore ?!
Je posais ma main froide sur le front du jeune homme, espérant lui apporter un peu de fraicheur. Le général Iroh ne tarda pas à revenir et je pu nettoyer la plaie, appliquer un cicatrisant et panser le tout.
-Je trouve sa température élevée. Les fils du feu ont-ils une température corporelle naturellement plus chaude ? Demandai-je au vieil homme.
Mon cœur palpitait de pouvoir élargir mes connaissances mais je faisais en sorte de ne rien laisser paraitre.
-Oui légèrement, surtout pour les maitre du feu, mais elle est particulièrement chaude dans son cas. (Mes yeux pétillaient de curiosité.) Je peux te servir de point de comparaison, proposa-t-il en se mettant à ma hauteur.
-Effectivement, constatai-je d'un air sérieux. La plaie a dû s'infecter dans la nuit. Je vais lui préparer une décoction avant que ça ne s'aggrave !
Ça ne me prie que cinq à dix minutes à préparer avant de lui faire boire.
-Sa respiration s'apaise enfin, il a dû s'endormir. Je préfère rester avec lui pour vérifier que sa température reste stable mais il s'en remettra.
-Je te remercie sincèrement. Tes capacités sont avérées, je te laisse l'esprit tranquille. (Il humidifia un nouveau linge et le posa sur le front de son neveu.) Je vais devoir aller gérer différentes affaires. Je serais sur le pont si tu me cherches.
Apres un sourire en ma direction, il disparut.
Me retournant vers Zuko, j'attrapai son poignet pour vérifier son pouls. Le calme de la pièce et la chaleur qu'il dégage sous mes doigts m'apaisent.
Mes paupières se ferment toutes seules. Je lutte pour finir de vérifier les battements de son cœur. Ils sont normaux et régulier. Rassurée, je m'endormis, son poignet toujours dans ma main.
Je me réveille, sentant qu'on me pousse violement en arrière. Boom ! J'ai à peine ouvert les yeux qu'un poids m'écrase au sol et une flamme surgi devant mon visage. La peur me coupa le souffle. Je suis tétanisée par cette flamme qui danse bien trop près de moi. Un feu pouvant tout ravager sur son passage !
Zuko est à califourchon sur moi, m'empêchant de fuir. Son visage est fermé, son regard sombre et menaçant :
-Qui es-tu ? Et surtout que fais-tu là ?!
-J.. Je t'ai sauvé… de la noyade, bafouai-je.
Son visage reste de marbre, il ne doit pas se souvenir de moi. De mon côté, j'étais sonnée par ma rencontre avec le plancher et effrayée par ce feu si près de moi… Non, ça ne se passera comme ça ! D'une main, j'écartais sa main enflammée, de l'autre j'appuyai contre le bandage, au niveau de la plaie. Il se crispa de douleur. Sans attendre j'attrapai son bras valide et dans l'élan du mouvement, le fit basculer et inverser nos deux positions.
-Tu es encore blessé Zuko ! Tu dois retourner t'allonger ! (Son regard lançait des éclairs). Nous somme dans ta cabine. Je m'appelle Likana. Je pense mériter un peu de reconnaissance, c'est moi qui t'ai soigné !
Mes yeux descendirent de sa tête à son torse. La chaleur de son corps sous moi et le souvenir de ses pectoraux me fit me relever d'un coup. Gênée, j'essayai de montrer un visage assuré même s'il m'était difficile de ne pas rougir. Pour me donner bonne conscience, je tendis une main pour l'aider à se relever. Il l'ignora totalement et d'un moulinait acrobatique de jambe se redressa à son tour.
-Mais quel idiot ! Arrête de faire des mouvements brusques ou tu ne guériras jamais ! Ta plaie est encore loin d'être refermée ! (J'étais presque sûr qu'il ne m'écoutait pas.)
-Je me rappelle de toi. Tu étais avec l'avatar ! Il eut un rire hautain. Tu dois regretter de m'avoir sauvé, s'exclama-il d'un ton de mépris.
Je ne sais pas vraiment pourquoi mais sa remarque me fit de la peine. Je n'eus pas le temps de répondre, des pas lourds s'arrêtaient devant la porte et Iroh jaillit dans la pièce.
-Mon neveu, tu as enfin repris connaissance ?!
C'est avec un sourire bienveillant qu'il s'approcha de Zuko et le prit dans ses bras. Je m'éloignai pour leur laisser de l'espace.
Remarquant qu'ils s'étaient assis sur le lit, je fis de même sur le siège derrière moi. Une fois l'émotion passée, Iroh s'adressa, cette fois, à nous deux.
-Suite à l'attaque d'hier, le bateau a subi de nombreux dégâts. On va avoir besoin de temps pour le remettre en état. Ma cabine fait partie des zone sinistrées. Je vais pour ma part dormir avec l'équipage.
Il se tourna vers le jeune homme.
-Il faudra que tu accueilles la demoiselle dans ta cabine. Je vais faire venir un futon pour elle.
Zuko grogna son mécontentement. Des flammes jaillissent de ses mains en direction du sol. En un instant l'ambiance était devenue, encore plus électrique qu'elle ne l'était auparavant.
-Ne devrait-elle pas être derrière les barreaux? demanda-il visiblement plus qu'agacé par ma présence.
-Je ne pense pas que Likana soit une menace, Zuko. De plus elle a pu montrer son utilité, aujourd'hui même ! Elle sera chargée de ton rétablissement. Je n'ai jamais été un spécialiste pour les bandages…
-Sur ce point, nous sommes d'accord ! (il prit un instant de réflexion avant de céder) Soit, on installera un futon supplémentaire. Tu n'as pas intérêt à m'apporter d'ennui ! Lança-t-il dans ma direction, le regard foudroyant.
-Je me ferais discrète… lui répondis-je ne voulant pas retourner dans les geôles humide et froide.
Une cloche retentie. Le vieil homme s'exclame tout sourire.
-Il est l'heure de manger ! J'ai hâte de savoir ce que le chef nous à préparer ce soir.
Je pris conscience que je n'avais rien mangé depuis mon réveil ce matin. J'allais le suivre quand Zuko me barra la route pour me souffler un mot, de sorte que je sois la seule à l'entendre.
-Essaie de ne pas te faire remarquer plus que nécessaire ! Et commence, par retirer ce ruban bleu de tes cheveux !
Il ne me laissa pas le temps de répondre et l'enleva de mes cheveux lui-même, avant de le jeter dans un tiroir de la commode de la chambre.
J'allais lui cracher mon mécontentement mais mon ventre cria.
-Aller, ne trainons pas ! Nous encourage Iroh sans même se retourner.
