Musiques : Yôwa, Omoide et Rakuyô (FMA, OST 1)


Note : On arrive à l'un de mes chapitres favoris ! ~ Pourquoi ? Parce qu'il propose deux choix que j'ai adoré écrire. J'espère que vous apprécierez vous aussi ! :3


Chapitre 21 : Pécher d'envie


« Bon ! » fit Envy en s'étirant longuement, une fois rentré à la maison avec Pride. « Même si je me doute que tu es triste de ne pas avoir pu batifoler davantage dans le jardin, j'ai une bonne nouvelle ! Comme tu le sais, Lust a appelé tout à l'heure et visiblement, Père ne nous a confié aucune tâche de plus ~ En gros, on va passer la soirée pei-nards. »

Le blondinet le dévisagea, apparemment tout sauf convaincu par le discours optimiste de son frère.

« Oui, bon, d'accord. À cela près qu'il faudra continuer de te creuser les méninges pour essayer de retrouver ton alchimie perdue. Mais "comme toujours", j'ai envie de te dire », soupira l'éphèbe en ponctuant ce constat d'un haussement d'épaules nonchalant. Il se rappela alors des paroles avisées de Lust et poursuivit : « Cela dit, ça ne va pas nous empêcher de passer une agréable soirée. Et je propose de commencer par… se déguiser ! ~ »

Son protégé lui retourna une expression perplexe. Le brun n'en tint pas compte.

« On va monter à l'étage. Tu vas voir, ça va être marrant ! » lança-t-il avant d'agripper le poignet de son cadet pour l'emmener jusque dans la chambre d'Edward.

Pride suivit son aîné docilement, bien qu'intrigué par cet engouement soudain. « Se déguiser » ? Qu'est-ce qu'Envy entendait par là ? Se costumer en soldats, à nouveau ? Et pour quoi faire ? Il croyait que l'androgyne n'aimait pas les pantalons…

Tout à ses réflexions, l'Orgueilleux regarda son frère tirer avec prudence les rideaux qui encadraient la seule fenêtre du lieu. Puis, le brun alluma la lampe de chevet qui se trouvait sur la table de nuit. Une lumière tamisée dissipa les ténèbres voluptueuses qui régnaient dans la pièce. Elles furent repoussées dans les coins les plus exigus de l'endroit, créant ainsi un cocon agréable et réconfortant. Pride sourit ; il était rare qu'Envy acceptât d'allumer – il craignait constamment qu'ils ne fussent observés, bien que ce fût plutôt lui qui avait tendance à épier les gens qui circulaient dehors –, mais lui, il aimait bien cette atmosphère douce et chaleureuse. Elle le rassérénait.

« Alors… Tiens, installe-toi là, le temps que je sorte ce qu'il faut », indiqua son mentor.

Envy fit asseoir sur le lit son élève, qui se mit en tailleur. Pride, sage comme une image, assista avec curiosité au ballet de son chaperon tandis qu'il posait tour à tour sur les draps une veste, un débardeur et un pantalon en cuir noirs ainsi qu'un caleçon rouge.

Le jeune homonculus tendit le cou dans l'espoir de distinguer ce que contenaient l'armoire et la commode devant lesquelles son camarade s'activait. D'ordinaire, il avait l'interdiction formelle de les approcher. À cause de cette règle stupide, il n'avait jamais pu voir ce qui s'y trouvait. Il ne comprenait pas trop le pourquoi de cette restriction, mais comme il ne pouvait faire autrement que d'obéir à son guide, il s'était jusqu'ici tenu à une distance raisonnable de ces meubles, ce qui avait cultivé le mystère. Par conséquent, il était pour le moins déçu de constater qu'ils ne contenaient que des habits. Pourquoi un tel cinéma pour de simples bouts de tissu ?

« Voilà ! Et une tenue complète, une ! Tu vas m'enfiler tout ça ! » s'exclama Envy, toujours aussi gai.

Il prit soin de refermer tiroirs et portes avant de revenir vers Pride. Mieux valait éviter de donner à cette petite fouine l'envie d'aller fourrer son nez là où il n'aurait pas dû plus tard. Qui savait s'il ne se trouverait pas dans ces étagères quelque objet ayant appartenu à Alphonse…

Heureusement pour lui, le blond n'y pensait déjà plus. Il s'était entretemps emparé du caleçon en premier, quelque peu… perdu. C'était ça, qu'il allait devoir porter ?

Mais « ça »… C'était quoi ?

« Hm… », lâcha Envy, plus que dubitatif en voyant Pride passer sa main dans l'un des trous du sous-vêtement pour lui faire faire des moulinets sur son poignet avec un amusement certain. « Effectivement, on va commencer par là. Mais… Pas comme ça.

— … ?

— C'est vrai que t'en portes pas… », observa le brun. Il s'attrapa le menton, un brin amusé lui aussi, mais plus par l'ignorance de son puîné qu'autre chose. « Mais justement ! C'est l'occasion rêvée d'essayer ! » s'exclama-t-il dans un sourire pour encourager Pride, qui avait l'air peu emballé par le « jeu » qu'il lui proposait, y décelant sans doute quelque volonté de se divertir à ses dépens.

En fait, si Envy avait choisi de présenter cela sous une forme ludique, c'était surtout pour que son protégé se tînt tranquille et vît un minimum d'intérêt à l'activité. Sans cela, il aurait été bien plus difficile de le convaincre de se focaliser là-dessus plutôt que sur ses fichues bestioles.

« Allez ! Viens là », ordonna Envy en désignant l'espace face à lui.

Pride s'exécuta. Il descendit du lit et se planta face à son aîné. Ce dernier le félicita d'un sourire, puis s'approcha pour commencer à le déshabiller, non sans arrière-pensées. En même temps, il fallait reconnaître que la vision du garçon nu, dont la peau dorée était baignée de la douce lueur de la lampe – qui en soulignait toute la musculature et les courbes –, avait de quoi corrompre les cœurs les plus purs. Alors, celui d'Envy, qui ne demandait que ça ! Parallèlement, une part de l'Envieux restait lucide… et fort amusée par la taille des attributs masculins de son compagnon. Il était plutôt cocasse de voir l'Orgueil se retrouver appareillé aussi modestement.

« … ? »

Pride, une fois débarrassé du col trop moulant de son haut, remarqua enfin le regard insistant qu'Envy posait plus bas. Il inclina légèrement la tête en signe d'incompréhension. Pourquoi le fixait-il avec cet air goguenard ? Si ça continuait, il allait finir par se vexer…

L'androgyne, alerté par le mouvement, leva finalement les yeux et croisa ceux de son élève. Il ne put dissimuler un sourire en coin en susurrant :

« Rien, rien… Je me disais juste que "l'orgueil" de Père avait choisi un drôle d'hôte, vu… Bah ! Laisse tomber. T'y peux pas grand-chose, après tout ~ C'est contre l'ancien propriétaire de ce corps qu'il faudrait faire une réclamation. »

Le jeune homonculus afficha un air inquiet, préoccupé par la santé mentale de son frère, dont il ne comprenait pas vraiment la remarque. Devait-il s'offusquer de ce qui paraissait être une pique ? Dans le doute, il préféra ne pas relever et fit un petit signe de tête en direction du caleçon afin d'en rappeler l'existence au brun. Ce dernier saisit l'injonction silencieuse et tendit sa main jusqu'au vêtement… mais la maintint finalement immobile au-dessus de celui-ci.

« … »

Après un instant de flottement, Envy referma lentement ses doigts sur le vide, puis se tourna de nouveau vers Pride. Sans un mot, l'androgyne se saisit de la main de son cadet. Il la pressa doucement, puis intensément. Dans les yeux de son maître à penser, faiblement éclairés, le blond vit ses pupilles se rétracter jusqu'à ne plus être que deux fils au milieu d'un océan d'améthyste.

Le silence gagna tant de place dans la chambre que leurs respirations parurent bientôt inexistantes, assourdies par le calme ambiant. Pourtant, aucun des deux homonculi ne s'en rendit compte. Ce qui se jouait entre eux deux à cet instant était bien plus important.

Pride inspira longuement, fasciné par Envy.

L'éphèbe avait les yeux rivés sur lui.

Comme lors de leur premier soir, dans cette même pièce.

Il se fut à peine remémoré ce moment qu'il sentit Envy tirer sur sa main, comme pour l'inviter à réduire l'écart entre eux.


Choix 1 : (insister pour qu'Envy prenne le caleçon)

Choix 2 : (se rapprocher)



Rendez-vous au choix correspondant ! ~

(Et au cas où vous auriez un doute, sachez que le rating M de toute cette fic découle, à la base, de ce chapitre en particulier, alors réfléchissez bien et faites votre choix en votre âme et conscience x))

White Assassin