J'avais dit que je posterais un autre chapitre ce vendredi. Pas de bol, je suis en retard de 4 minutes. Donc je vous souhaite une bonne lecture ET une bonne nuit !


Le mois de mai passa sans incident, mais les examens arrivèrent avec le mois de juin. Plus que jamais, Ron ressentit l'absence de Hermione. Malefoy lui manquait aussi – Ron voulait un autre adversaire que Harry pour jouer aux échecs et pour plaisanter – mais la période des examens lui faisait davantage penser à Hermione. L'année dernière, ses réflexions lui avaient cassé les pieds, mais après plusieurs mois sans elle, Ron regrettait vraiment ses exposés spontanées et ses questions impromptues.

Lui et Harry s'étaient mis d'accord sur le fait de ne pas dire à Hermione que c'était le moment des examens – ne voulant pas prendre le risque qu'elle puisse les entendre malgré la pétrification – mais Ron passait une heure chaque jour à lui lire les notes qu'il avait prises pendant les cours. Si elle pouvait l'entendre, il pensait qu'elle apprécierait et si elle ne pouvait pas … Et bien, c'était l'intention qui comptait et c'était aussi un bon moyen pour Ron de réviser. Il pensait que Hermione serait fière de lui.

Il passait aussi beaucoup de temps à faire la lecture à Percy. En général, c'était juste l'article principal de la Gazette, parce que Percy lisait le journal tous les jours – il l'avait toujours fait – et était toujours intéressé par ce qui se passait au Ministère. Même si les choses s'étaient calmées maintenant – Croupton Junior et Pettigrow avaient disparus sans laisser de traces et Croupton Senior était à Azkaban – le scandale Croupton était exactement le genre de choses qui aurait intéressé Percy. Ron espérait juste que Percy était capable de l'entendre, sinon il aurait beaucoup de choses à digérer à son réveil.

Un réveil qui, avec un peu de chance, approchait. Les Mandragores étaient arrivées à maturité à la fin du mois de mai et Rogue travaillait actuellement sur l'antidote. Mme Pomfresh avait dit à Ron, lors de sa dernière visite, que tout le monde devrait être réveillé à la fin de la semaine. Ils avaient manqué les examens et Ron pensait que ce n'était pas plus mal. Hermione et Percy seraient en crise s'ils se réveillaient et découvraient qu'ils étaient en retard sur leur planning de révisions … Ce serait d'ailleurs sûrement le cas quand ils découvriraient qu'ils avaient bel et bien manqué les examens. Malefoy serait plus heureux, cependant.

Même s'il est plus intelligent que moi, pensa Ron. Cela ne l'aurait pas dérangé d'emprunter le cerveau de Malefoy pour leur examen de Potions ou pour celui d'Histoire de la magie. L'examen de Potions ne s'était pas si mal passé. Il s'était débrouillé pour ne pas trop foirer l'examen pratique – et avait pensé qu'il n'était pas trop loin de la potion rouge attendue avec sa mixture orangée – et la théorie s'était plutôt bien passée également. Au moins, Ron avait trouvé les douze utilisations possibles du sang de dragon, contrairement à Harry qui n'en avait trouvé que neuf et Neville qui pensait n'en avoir que sept.

« C'était Glumble le Sinistre, non ? » demanda Ron, tandis que lui et Harry allaient manger après l'Histoire de la magie.

« Glumble le Terrible ? » suggéra Harry en réajustant son sac.

« Non, c'est Glyfrid le Terrible, dit Ron. Celui-là, j'en suis sûr- »

Harry jura discrètement et Ron sourit un peu.

« Bill nous racontait l'histoire avant de dormir. Je crois que sans le vouloir, j'en ai plus appris quand j'étais enfant qu'en deux ans avec Binns. »

« Je pense que j'en ai plus appris la nuit dernière qu'en deux ans avec Binns, dit Harry en soulevant ses lunettes pour se frotter les yeux. Et maintenant que c'est fini, je peux tout oublier de nouveau. »

« J'ai déjà oublié, dit Ron en souriant largement. Avec un peu de chance, j'en ai assez écrit pour que ça passe- »

« Quand a-t-on autant de chance ? » demanda Harry.

Il ne souriait pas et avait même l'air un peu gris.

« Vrai. » concéda Ron en déroulant les manches de son pull.

Il faisait froid et il se sentait un peu malade.

« Mais peut-être qu'on a mérité un peu de chance justement. »

« Ou peut-être qu'on va échouer et qu'on devra recommencer. » dit Harry.

« Peut-être que Hermione et Malefoy recommenceront avec nous. » suggéra Ron.

Il glissa ses mains dans ses poches, glacé désormais.

« Ou- Quoi ? » demanda Harry en tournant vivement la tête vers Lavande et Parvati.

« Je n'ai rien dit. » dit Parvati en fronçant les sourcils.

Harry regarda les autres filles, dont certaines le fixaient à présent. Ron n'avait pas l'impression qu'elles lui avaient parlé pourtant, pas de la façon dont Harry semblait le penser.

« Harry ? » demanda Ron.

Celui-ci se tourna vers lui, les yeux hagards et … effrayés. Cela attrista Ron, lui serrant le ventre.

« Ron- » fut tout ce que put dire Harry, alarmé, avant de s'effondrer.

Ron le rattrapa juste avant qu'il ne s'écrase la tête au sol. Derrière Ron, Lavande éclata en sanglots, Seamus poussa un cri et Neville s'effondra contre Dean, toujours conscient, mais très pâle, tenant difficilement sur ses pieds.

Si l'agitation dans les escaliers derrière eux était une preuve, Harry, Lavande et Neville n'étaient pas les seuls à être affectés. Ron lui-même se sentait un peu … éteint. Malade peut-être. Peut-être que Fred et George avaient glissé quelque chose dans le jus de citrouille de Ron au petit-déjeuner. Seamus s'avança pour aider Ron avec Harry. Ils le redressèrent et se tournèrent vers les escaliers. Parvati entraîna Lavande vers les toilettes les plus proches, probablement pour discuter, et un troisième année de Poufsouffle, un garçon plutôt maigre, s'assit contre le mur, le visage dans les mains, tandis que ses camarades s'interrogeaient les uns les autres, anxieux.

Harry était un poids mort et de manière désagréable, cela rappela à Ron la dernière fois qu'il avait du porter quelqu'un comme ça. C'était Ginny, après les événements dans la Chambre. Cette fois, l'infirmerie semblait encore plus loin et pendant un moment, Ron ne trouva plus la force de monter les escaliers, de porter Harry ou de faire quoi que ce soit d'autre. Sa prise sur Harry s'affaiblit.

« Ron, je ne peux pas le porter tout seul. » gronda Seamus en donnant un coup de pied dans la jambe de Ron.

Ron se secoua un peu et chassa cette soudaine faiblesse. Bizarre, pensa-t-il avant de réajuster Harry sur son bras pour que Seamus ne soit pas seul à supporter son poids.

« Vous vous sentez bien ? » demanda-t-il.

« J'ai froid. » répondit Dean, derrière eux.

Il avançait difficilement avec Neville, dont les yeux étaient ouverts, mais pas vraiment fixés sur quoi que ce soit. Il pleurait en silence. Ron pinça le bras qui lui entourait l'épaule pour voir si Harry se réveillait, mais sa tête resta penchée sur le côté.

« Pas terrible, dit Seamus. Mais je pense que c'est juste le stress des examens, non ? »

« Peut-être. » murmura Ron, pas vraiment convaincu.

Il avait repris le contrôle de ses pensées au moment où ils atteignirent l'infirmerie. Mme Pomfresh ne sembla pas surprise de les voir. Les victimes du Basilic étaient dissimulées derrière les rideaux comme d'habitude, mais la plupart des autres lits étaient déjà occupés et une rangée de chaises avait été installé contre le mur du fond pour les gens qui étaient affectés, mais conscients.

« Bien sûr, soupira Pomfresh quand elle vit Harry, agitant la main vers un des lits encore libres, avant de diriger Dean et Neville vers les chaises. Deauclaire, Finch- euh, Finches ? »

« Oui, Mme Pomfresh ! »

Deux Préfets de Serdaigle et une Préfète de Serpentard se dirigèrent rapidement vers le bureau de Pomfresh, tandis que celle-ci accueillait le garçon maigrichon de Poufsouffle (et une bonne partie des Poufsouffles qui l'accompagnaient) ainsi que Zabini, escorté par Bulstrode et Davis.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Ron à la Préfète de Serpentard lorsqu'elle revint avec un petit paquet mince, le donnant à Seamus.

« Donne-lui ça quand il se réveille, lui dit-elle avant de se tourner vers Ron. C'est la faute du Ministère, tout ça. »

Elle pinça les lèvres et agita la main en direction de la fenêtre.


Quelle idiote, lui dit Tom avec le même ton vicieux qu'il avait commencé à utiliser après qu'elle ait découvert sa réelle identité. Tu penses vraiment que Harry Potter pouvait me vaincre ? Moi ? J'ai juste disparu quelques temps, pour me faire oublier … Mais je suis de retour maintenant, ma douce Ginny, et tu es à moi-

« Dégage, dégage, dégage. » marmonna Ginny en plaquant les mains sur ses oreilles, même si elle savait que ça ne servirait à rien.

Elle vit de ses propres yeux le gel grignoter l'herbe jusqu'à ses pieds. Son souffle devint blanc devant elle. Elle réalisa qu'il se passait quelque chose. Tom avait débarqué dans sa tête à la fin de son examen pratique de Botanique et avait commencé à délirer en menaçant ses camarades. L'ambiance dans le parc était devenue glaciale tout à coup, alors qu'il avait fait plutôt chaud toute la matinée.

Vraiment ? lui demanda Tom. Ou peut-être que c'est moi qui t'a fait croire cela ? Comment sais-tu si ce que tu vois est réel, Ginny ? Comment sais-tu que tu ne vis pas dans cette petite boîte dans un coin de ta tête, pendant que je contrôle tout dans le monde réel ?

Tu as disparu, lui dit Ginny, même si ce n'était visiblement pas le cas. Avec le temps, il parlait de moins en moins – du moins jusqu'à ce matin. Oh, il était toujours présent dans sa tête, elle rêvait toujours de lui ou d'être lui, mais elle- elle s'habituait, ou quelque chose comme ça. Elle apprenait à gérer, elle apprenait à ne pas lui laisser autant de place. Mais maintenant, il était de retour et rien de tout ça n'avait servi à rien.

Tu crois ? Elle pouvait entendre le sourire dans sa voix et le voir dans sa tête. Elle pouvait voir ses dents blanches et droites, son sourire orgueilleux et l'éclat cruel dans ses yeux sombres. Je pense que tu vas voir que je suis bel et bien là. Ce qui était le plus étrange, c'est qu'elle ne pouvait pas le sentir. Elle avait fouillé dans sa tête, encore et encore, et s'était préparée à le chasser, à l'empêcher de prendre le contrôle à nouveau. Mais elle n'avait pas été capable de le trouver et elle n'avait pas réussi à le faire taire. Ginny agita ses orteils dans ses chaussures, puis ses doigts. Elle ouvrit ensuite la bouche et la referma plusieurs fois, juste pour s'assurer qu'elle pouvait encore le faire.

Ce n'est pas vrai, répondit-elle.

Pourquoi n'irions-nous pas nous balader ? suggéra Tom. On devrait s'éloigner de cette forêt et rentrer au château.

C'est ce que tu voudrais, n'est-ce pas ? dit-elle.

Beaucoup, oui, répondit Tom. Avant, tu aimais me faire plaisir, Ginny-

Ginny répondit avec un juron qu'elle avait entendu une fois dans la bouche de Charlie, mais Tom se contenta de rire. Non ? Et bien, je pense que nous devrions retourner au château. Alors il prit le contrôle comme il l'avait fait, voilà plusieurs mois. Ses côtes l'étouffaient, sa langue était raide et elle sentit le désespoir la saisir. Tu es à moi, Ginny. C'était exactement comme dans ses souvenirs.

Ginny laissa échapper un sanglot furieux et se figea en l'entendant résonner à la lisière de la forêt. Elle ouvrit la bouche, agita ses orteils. Elle était plus ou moins consciente que Tom continuait de parler, mais elle l'ignora et leva une main tremblante, hochant la tête.

Comment … ? se demanda-t-elle, apeurée, mais soulagée.

Alors une ombre passa sur elle et elle leva les yeux vers Hagrid, qui avait l'air nerveux, mais bienveillant. L'écorce rugueuse de l'arbre derrière elle lui tira un peu les cheveux lorsqu'elle leva un peu plus la tête. Hagrid regarda derrière ses deux épaules et se tordit un peu les mains – l'une d'elles tenait un parapluie abîmé – avant de prendre la parole.

« Je t'ai vu d'ma cabane, dit-il. Difficile de ne pas t'voir avec tes cheveux. Qu'est-ce que tu fabriques ici ? »

« Hagrid. » dit Ginny, surprise d'avoir encore le contrôle de sa voix.

Tom bafouillait dans sa tête à propos de balourds et d'hybrides, mais elle n'écoutait pas vraiment.

« Je- j'étais- »

Comment était-elle censée s'expliquer sans passer pour une folle ? Je suis venue dans la forêt après l'examen de Botanique parce que Tom est de retour et que je ne veux pas qu'il attaque quelqu'un ?

« La forêt m'apaise moi aussi, dit Hagrid en la regardant, elle, puis les arbres sombres. Mais il ne vaut mieux pas rester dehors en ce moment. Tu peux marcher, tu crois ? »

Il lui tendit une main énorme et elle l'accepta. Il l'aida à se lever.

« Mieux vaut te ramener à l'école. »

« Je ne pense pas que- »

« Les Détraqueurs ne pourront pas t'atteindre là-bas. » lui assura Hagrid.

Il regarda de nouveau par-dessus ses épaules, l'air toujours mal à l'aise, mais il garda sa main dans la sienne.

« Les Détraqueurs ? » demanda Ginny.

Hagrid inclina sa grosse tête.

« Fudge les a ramené ce matin, dit Hagrid. Pour protéger l'école de Croupton et Pettigrow. »

Elle se sentait toujours étourdie, glacée, malade et effrayée, mais d'une certaine façon, elle se sentait mieux. Les Détraqueurs expliquaient la présence de Tom, expliquaient pourquoi elle avait l'impression que Tom avait reprit le contrôle alors qu'elle était incapable de le trouver dans sa tête. Il était dans sa tête, oui, mais ce n'était qu'un souvenir, que son imagination. Il n'était pas vraiment .

« Je parie que tu n'es pas la seule à les sentir. » dit Hagrid en remarquant sa démarche chancelante.

Il serra doucement sa main.

« Ce matin, le Professeur McGonagall a partagé le fond de sa pensée avec Fudge. »

Hagrid se mit à rire et Ginny se força à sourire. Hagrid retrouva rapidement son sérieux.

« C'est une idée affreuse si tu veux mon avis. Ils sont déjà horribles en prison, alors à Poudlard … Les enfants n'ont pas besoin de ça. »

Il jeta un nouveau coup d'œil derrière son épaule et Ginny se rappela qu'il avait été envoyé à Azkaban durant le fiasco de la Chambre. Malgré sa peur bien visible des Détraqueurs, il avait quitté la sécurité de sa cabane pour venir la chercher. La gratitude réchauffa le cœur de Ginny.

Ils contournèrent le château et manquèrent presque de rentrer dans Fudge, le Ministre, qui était accompagné de trois grands Détraqueurs. Ils se tournèrent vers Ginny et Hagrid, qui se figèrent. Ginny parce que Tom avait recommencé à la harceler dans sa tête et qu'elle n'avait plus la force d'avancer, et Hagrid parce qu'il avait visiblement senti son malaise. Il la stabilisa en posant la main sur son dos – tout son dos au vue de la taille de ses mains.

« M. le Ministre, dit Hagrid d'une voix bourrue. Je n'avais pas réalisé- »

Il désigna les compagnons de Fudge d'un signe de tête.

« -qu'ils étaient autorisés si près de l'école. »

« Ce n'est pas le cas. » s'exclama une voix grave et furieuse.

Dumbledore s'approchait depuis les portes de l'école avec sa baguette dans la main et McGonagall sur les talons. Ses yeux se posèrent sur Ginny et Hagrid et son expression s'assombrit. Mais elle ne pensait pas qu'il était en colère contre elle. En revanche, Fudge sembla se recroqueviller sous le regard dur de Dumbledore.

« Cornelius, dit-il avec politesse. Je crois que Minerva vous a demandé de m'attendre près des grilles. »

« Oui, en effet, mais cela aurait du être vous, Dumbledore- »

« Si vous m'aviez prévenu de votre venue, je me serais arrangé pour être présent, répondit Dumbledore, toujours avec politesse, mais il y avait maintenant quelque chose de tranchant dans son ton. J'aurais également aimé prévenir mes élèves des nouvelles- »

Ginny n'avait pas imaginé que le visage de Dumbledore puisse exprimer une telle hargne, mais c'était pourtant le cas.

« -mesures de sécurités. De cette façon et en si peu de temps, je n'ai pu faire ni l'un, ni l'autre. »

« J'ai parlé à Minerva il y a presque deux heures, dit Fudge. Il ne vous a pas fallu si longtemps pour entendre que j'étais arrivé, n'est-ce pas ? J'aurais du être votre priorité- »

« Ma priorité était et restera toujours mes élèves, répliqua sèchement Dumbledore. Un grand nombre d'entre eux ont été admis à l'infirmerie après s'être évanouis ou s'être soudainement sentis mal, étourdis ou glacés. »

« Oui, bon, dit Fudge d'un air coupable. Les Détraqueurs sont difficiles à supporter, mais c'est mieux ainsi … Ils les protégeront de- »

« Pettigrow et Croupton, oui, termina Dumbledore. Pour le moment, aucun d'eux n'a causé autant de dommages à mes élèves que vos tentatives pour les protéger, Cornelius. »

Dumbledore se tourna pour s'adresser aux Détraqueurs.

« Vous patrouillerez le long des bordures extérieures à l'école et vous ne vous approcherez pas du tout des élèves. Vous ne ciblerez jamais les élèves. Ceux qui pourraient vous intéresser ont assez souffert. »

Ginny aurait juré que Dumbledore l'avait de nouveau regardé.

« Si je trouve des Détraqueurs dans le parc, moi ou mes professeurs les renverront dans leur périmètre. »

Fudge gonfla la poitrine, mais Dumbledore continua à parler.

« Si les incidents venaient à se répéter, ils seront alors purement et simplement bannis de l'école et de ses alentours. »

« Mais- »

McGonagall s'approcha alors de Ginny et posa une main chaude sur son épaule. Ginny hocha la tête pour lui faire savoir qu'elle allait bien – à peu près – et se laissa guider jusqu'à l'intérieur de l'école après avoir murmuré un remerciement en direction de Hagrid.